vendredi 31 décembre 2010

Viktor Orbán, roi du bâillon

Le Premier ministre hongrois a glissé vers un populisme autoritaire et a muselé les médias.

La nuit du 21 décembre, lors du vote de la loi sur les médias, des députés de l’opposition se sont collé du scotch orange sur la bouche. Orange, comme le fruit choisi pour symbole il y a vingt ans par les benjamins politiques de l’époque, Viktor Orbán et ses jeunes démocrates (Fidesz). Aujourd’hui, Orbán est Premier ministre à la tête d’un gouvernement de droite populiste. La Hongrie, qui avait été l’un des premiers pays de l’Est à rompre avec le communisme et à autoriser la presse libre, vient d’adopter une loi sur les médias si répressive qu’elle replonge le pays trente ans en arrière. Et ce n’est pas la seule mesure qui inquiète.

Viktor Orbán est un étrange mutant politique. L’ancien étudiant rebelle est le seul, en Europe centrale, à avoir transformé un petit mouvement progressiste issu de la dissidence en un grand parti conservateur. Avec le temps, Orbán s’est mué en un politicien protéiforme : conservateur centriste, nationaliste à ses heures, populiste paternaliste." La suite sur libération.fr

Orbán plonge les Vingt-Six dans l’embarras

"Viktor Orbán a attendu le début de la trêve des confiseurs pour mettre fin à la liberté de la presse en Hongrie. Bien vu, si l’on en juge par le silence assourdissant qui a accueilli le vote d’une loi muselant les médias, le 21 décembre. Il faut dire que, mis à part quelques permanenciers engourdis, les institutions communautaires ont été massivement désertées par les diplomates et fonctionnaires européens depuis le week-end du 18 décembre.

Mais ce silence ne pourra pas se prolonger, puisqu’Orbán a ouvertement violé les droits et libertés garantis par les traités européens, alors même que Budapest va exercer à partir du 1er janvier la présidence semestrielle tournante de l’Union aux côtés d’Herman Van Rompuy, le président permanent du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement. Autant dire que sa vocation à représenter l’Union aux yeux du monde est clairement mise en cause." La suite dans le quotidien Libération du 31 décembre 2010 version payante.

Les rives glauques du Danube

"Le 1er janvier 2011, sera une journée étrange. À travers le monde, les réveillonneurs soigneront leur gueule de bois, certes, mais le réveil sera un peu plus difficile encore pour les citoyens européens, comme le souligne la presse autrichienne - Ombre sur la Hongrie, titre le Kurier. Ce 1er janvier 2011, la Hongrie prendra la présidence tournante, pour six mois, de l’Europe. La Hongrie est pourtant a priori un bien joli pays : le beau Danube bleu la traverse, on y cultive sur ses pentes douces un savoureux nectar, le Tokay de Hongrie, et d’après des amis voyageurs ou même adoptifs de ce pays, on y mange des gâteaux à la crème plus gros qu’en Autriche… Seulement depuis plusieurs mois, des méchants bruits de bottes retentissent sur les pavés de Budapest et d’ailleurs, depuis que le Jobbik, parti ultra nationaliste, qui sans être directement au pouvoir, y fait pourtant la pluie et le beau temps (surtout la pluie) politiques. Avec seulement 1/8ème des sièges au Parlement, ces néofascistes, fidèles du nazi Horthy, ouvertement antisémites et anti Roms, se font entendre, avec quasi tendresse, jusque dans le bureau du Premier ministre : le conservateur Viktor Orban ne fait pas que les caresser dans le sens du poil, il anticipe leurs désirs." La suite sur blogs.tv5.org

Quand l'école hongroise sort les enfants roms du ghetto

"En Hongrie comme dans d'autres pays d'Europe centrale, les enfants roms ont souvent été orientés vers des écoles pour handicapés.
C'est une petite ville du sud-est de la Hongrie, qui a décidé d'innover pour vaincre l'exclusion et l'échec scolaire des Roms. Hodmezövasarhely, 48 000 habitants, dont environ 10 % de Roms, est aujourd'hui citée en exemple par l'UE, la Fondation Soros et nombre d'ONG. Dans un pays qui a connu soixante-huit attaques à caractère raciste - dont onze mortelles - entre janvier 2008 et juin 2009, son «modèle» représente une piste pour l'intégration de cette minorité. «Nous allons le démontrer pendant la présidence de l'Union !», annonce Janos Lazar, le maire d'Hodmezövasarhely." La suite sur lefigaro.fr

Loi/médias : l'OSCE invitée à Budapest

"Le gouvernement hongrois a invité à Budapest l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour discuter de sa loi controversée sur les médias, à la veille de la prise en charge par la Hongrie de la présidence semestrielle de l'Union européenne.

"Nous invitons la responsable des médias de l'OSCE à Budapest pour des discussions sur ce sujet", a déclaré Gergely Pröhle, secrétaire d'Etat adjoint hongrois aux Affaires européennes dans une déclaration à la radio allemande Deutschlandfunk qui a été intégralement reproduite vendredi par le plus important quotidien hongrois, Nepszabadsag." La suite sur lefigaro.fr

La France refuse de faire la leçon à la Hongrie

"Le ministre délégué aux affaires européennes, Laurent Wauquiez, estime que la France n’a pas à intervenir sur la question de la réforme des médias en Hongrie, rapporte Jean Quatremer, sur son blog d’actualité européenne.
« [Paris] refuse d’aller dans le mur en donnant des leçons à la Hongrie », a déclaré le jeune ministre, expliquant cette position par le fait qu’elle serait contre-productive et risquerait de « braquer les gens »." la suite sur hu-lala.org

La France refuse de condamner la loi hongroise sur les médias par peur d’attiser le populisme

"Le président hongrois, Pal Schmitt, a promulgué aujourd’hui la loi qui tire de facto un trait sur la liberté de la presse dans un pays qui va présider l’Union pour six mois à compter du 1er janvier. Ce texte, qui donne à une émanation du pouvoir politique le pouvoir de sanctionner lourdement les médias qui publieraient des contenus manquant « d’objectivité politique », entrera en vigueur samedi matin. Déjà, en Hongrie, des journalistes de télévision et de radio ont été relevés de leurs fonctions pour avoir critiqué cette loi avant même qu’elle n’entre en vigueur." La suite sur le blog de Jean Quatremer

Le président hongrois promulgue une loi controversée sur la presse

"Le président hongrois Pal Schmitt a promulgué jeudi, en dépit du tollé suscité à l'étranger, une loi très controversée sur les médias, quelques jours avant que la Hongrie n'assume la présidence semestrielle de l'Union européenne.

Cette loi donne à une nouvelle autorité des médias, présidée par des membres du parti Fidesz auquel appartient le premier ministre Viktor Orban, le droit de contrôler le contenu de tous les médias, radiotélévision, presse écrite ou sites internet." La suite sur 7sur7.be

Une Hongrie en pleine dérive autoritaire prend la tête de l'Europe

"Avant même d'assurer la présidence tournante des Vingt-Sept pour six mois, à partir du 1er janvier, Budapest fait l'objet de critiques de plus en plus vives après l'adoption d'une loi controversée qui pourrait entamer la liberté de la presse.

Le Parlement hongrois a adopté, le 21 décembre, une série de mesures destinées à encadrer les médias. Les publications produisant des contenus qui ne seraient pas "équilibrés politiquement" ou "entravant la dignité humaine" – la loi ne précise pas ces notions – sont promises à de lourdes amendes : jusqu'à 200 millions de forints (720 000 euros) pour les télévisions et 25 millions (90 000 euros) pour les journaux ou les sites Internet.

L'organe chargé d'infliger ces amendes n'a rien de pluraliste : les cinq membres de ce Conseil des médias sont issus du Fidesz, le parti du premier ministre conservateur Viktor Orban. Cette autorité pourra également inspecter tous les instruments et documents de l'organe de presse incriminé, avant même d'identifier un délit. Et les journalistes pourraient être obligés de divulguer leurs sources sur des questions liées à la sécurité nationale." La suite sur lemonde.fr

Critiquée, la Hongrie prend la présidence de l'UE

"BUDAPEST/BRUXELLES, 30 décembre (Reuters) - La Hongrie, épinglée par ses partenaires européens pour une série d'initiatives controversées, prend la présidence tournante de l'Union européenne le 1er janvier avec un agenda chargé, en pleine crise de la dette.

Les Vingt-Sept ont pris cette année une série de mesures pour endiguer la hausse du coût des emprunts d'Etat des pays de la zone euro dits "périphériques" et se réuniront à nouveau en janvier pour juger de l'impact de leurs décisions sur les marchés." La suite sur euroinvestor.fr

jeudi 30 décembre 2010

Présidence du Conseil : pourquoi la Hongrie joue-t-elle gros ?

"Depuis quelques mois, la pression monte à Budapest. A compter du 1er janvier 2011, la Hongrie va prendre la Présidence de l’Union européenne pour la première fois depuis son adhésion en 2004. Mais y est-elle prête ?
Après l’anonymat relatif de la Présidence slovène et le fiasco de la Présidence tchèque, l’enjeu est de taille pour ce pays d’Europe centrale, peuplé d’environ 10 millions d’habitants. Car nombreux sont ceux qui fondent peu d’espoirs sur cette Présidence, arguant que « les petits pays » n’ont pas la capacité administrative d’organiser et de mener à bien une Présidence de l’Union." La suite sur eurosduvillage.eu

Ungarn legt Medien an die Leine

"FDP-Außenpolitiker Werner Hoyer spricht im FR-Interview über Budapests umstrittenes Mediengesetz und die Verantwortung, die mit dem EU-Vorsitz einhergeht. Am Samstag übernimmt Ungarn für sechs Monate die Ratspräsidentschaft." La suite sur le Frankfurter Rundschau

Pour l'Allemagne, la Hongrie doit revoir sa loi sur le contrôle des médias

"L'Allemagne attend de la Hongrie qu'elle clarifie sa nouvelle loi renforçant le contrôle de la presse, dit le ministre allemand délégué aux Affaires étrangères. Dans un entretien paru jeudi dans le Frankfurter Rundschau, Werner Hoyer affirme que la loi votée la semaine dernière remet en cause la liberté de la presse, ce qui n'est pas acceptable selon lui pour un pays membre de l'Union européenne.

La loi doit entrer en vigueur le 1er janvier 2011. Budapest prendra au même moment la présidence tournante de l'Union européenne." La suite sur 20minutes.fr

A noter
Silence étrange de la France
Discrétion de la presse française

Nettoyage des boues rouges en Hongrie : beaucoup reste à faire

"Près de trois mois après la rupture d'une digue et le déversement de plusieurs tonnes de déchets toxiques en Hongrie, le gouvernement a décidé de prolonger l'état d'urgence. Une enquête de l'association Robin des Bois témoigne des dégâts occasionnés.

Alors que la Hongrie s'apprête à prendre la tête de l'Union européenne le 1er janvier prochain, le nettoyage des 5.000 ha sur lesquels se sont déversées quelque 700.000 tonnes de déchets toxiques (boues rouges) en octobre dernier se poursuit. L'état d'urgence a été prolongé jusqu'au 31 mars 2011 vu l'ampleur des dégâts.

Selon le ministre de l'Intérieur Sandor Pintér, cette prolongation de trois mois est nécessaire surtout à cause des conditions météorologiques. "L'hiver très humide a ralenti les travaux de nettoyage, de reconstruction, ainsi que les travaux de protection en cours pour protéger les lieux d'autres catastrophes éventuelles", a-t-il déclaré selon l'AFP." La suite sur actu-environnement.com

mercredi 29 décembre 2010

Le Zoo de Dieu, de Pablo Urbanyi

"Le narrateur du dernier roman de Pablo Urbanyi, né en Hongrie et exilé en Argentine tout comme l'auteur, déroule ses souvenirs d'une enfance vécue dans l'Europe de l'Est pendant la Seconde guerre mondiale. L'horreur des scènes se mêle à l'ingénuité restituée de celui qui n'était alors qu'un jeune garçon.
Il y a ce silence d’avant la catastrophe, que les personnages apprennent à reconnaître parce que c’est un «autre silence», une absence de bruit qui s’épaissit : les bombardements auraient donc l’absurde politesse de s’annoncer ? À Ipolysag, village de Hongrie ravagé par la Seconde Guerre mondiale, le petit Fénix observe les adultes, gouvernés par l’obsession de «ce qui va se passer». Exilé en Argentine avec ses parents, il tente, quatre décennies plus tard, de se remémorer ces années d’enfance abîmée." La suite sur magazine-litteraire.com
Voir aussi le Blog des Mardis hongrois

La présidence hongroise de l'Union européenne suscite l'inquiétude de Bruxelles

"La Hongrie va occuper la présidence tournante à un moment critique pour la monnaie commune, alors qu'elle ne fait pas partie de la zone euro. A Bruxelles, le soir de la Saint-Sylvestre, les bouchons de champagne ne vont pas sauter pour fêter l'arrivée de la Hongrie à la tête de l'Union européenne..." A lire sur Le Monde du 29 décembre 2010 version payante

Presse muselée en Hongrie: le cri d'alarme d'un journaliste

"Le 20 décembre, la Hongrie – qui prend samedi la présidence de l’Europe - a adopté une loi liberticide sur la presse. Elle permettra à un "Conseil des médias" pro-gouvernemental de sanctionner les journalistes dépourvus "d’objectivité politique"! Interview d'un journaliste hongrois contraint de garder l'anonymat, à la fois pour lui-même et son journal.

Quels sont les points les plus inquiétants de cette loi que l’OSCE a condamnée ?

Lors du débat autour de cette loi, un élément essentiel a quasiment été passé sous silence. Le "Conseil des médias" chargé de la surveillance des organes de presse peut désormais sanctionner les journalistes, sans autre forme de jugement, en fonction de critères aussi vagues que la diffusion d'informations "non équilibrées" ou dépourvues "d’objectivité politique"!

Ses membres seront élus par le Parlement, d'autres seront choisis par le Premier Ministre Viktor Orban et par le Président du Conseil. Ce dernier est également désigné par Orban. Sans le dire, c'est donc le chef du gouvernement qui a toutes les cartes en main. Les membres de ce "Conseil des médias" resteront en poste 9 ans." La suite sur fr.myeurop.info

Viktor Orban, un conservateur populiste hongrois, à la tête de l'UE

"Le conservateur aux forts accents populistes Viktor Orban, qui prend la présidence tournante de l'Union européenne début janvier, gouverne la Hongrie d'une main de fer, ignorant les avis tant de l'opposition que du Fonds monétaire international (FMI).
Fort de son triomphe électoral en avril, après huit années de purgatoire dans l'opposition, il proclame dans son serment le début d'une nouvelle ère en Hongrie.

Sa majorité des deux-tiers au parlement, du jamais vu dans le pays depuis la chute du communisme, lui donne toute latitude pour agir à sa guise car il peut aussi modifier la constitution.

Et, depuis qu'il dirige le gouvernement avec son parti Fidesz, les réformes, souvent controversées, se sont succédées à vive allure. A son arrivée au pouvoir, le pays est en pleine cure d'assainissement, après avoir évité la faillite grâce à un prêt de 20 milliards d'euros accordés par le Fonds monétaire international (FMI), l'Union européenne et la Banque mondiale. " La suite sur levif.rnews.be

La Hongrie de Viktor Orban pour six mois aux commandes de l'UE

"La Hongrie du controversé Premier ministre conservateur Viktor Orban prend pour six mois le 1er janvier la présidence de l'Union européenne (UE), avec comme principal défi la crise de la zone euro dont elle ne fait pas partie.

La présidence hongroise, drapée du slogan "une Europe forte", sera aussi marquée par le lancement de délicates négociations sur le budget pluri-annuel de l'UE et l'intégration des Roms. Le passage de témoin avec la Belgique, le 1er janvier, intervient à un moment délicat. Le pays fait l'objet de vives critiques pour sa réforme des médias, qualifiée par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de "menace pour la liberté de la presse"." La suite sur lequotidien.lu

Proclamation for a media law complying with constitutional and human rights

Kiáltvány az alkotmányos és emberi jogokat biztosító médiatörvényért

Appel pour une loi sur les médias respectant la constitution et les droits de l'homme


To the President of the Republic of Hungary, the Parliament, Government and all our fellow citizens


We, Hungarian media consumers and workers reject the views codified in the Media Law that was passed by Parliament on 21st of December, 2010. Defending our human rights, guaranteed by the Constitution, we demand

  1. freedom of expression,
  2. a media law and media control negotiated with professional media organizations,
  3. a politically independent media authority the head of which is appointed for a term not longer than four years,
  4. a media supervision board constituted by delegates of the media organizations and professionals ,
  5. a fair and reasonable table of fines,
  6. freedom of the press (printed and electronic) and of the online media, and media regulation that allows for a differential treatment of the print, broadcast and online media
  7. independent public media editors. (The national news agency as the sole producer of news for all public media jeopardizes the diversity of media supply by seriously restricting editorial freedom)
We call on the Hungarian Parliament to suspend the Media Law and the associated 2010. évi CLXIII. tv. 2. § VIII/B law, passed on December 21 , and call on the government to propose a new law that takes account of all the above listed demands.
Our requests should be acceded before the law is officially proclaimed. Inasmuch as our claims are not taken into account, further actions expressing our views will follow. 
27. 12. 2010.

We, individuals and legal persons, agree with the manifesto:

Pour signer la pétition : antifa-hungary.blogspot.com

***********************

A Magyar Köztársaság Elnökéhez, Országgyűléséhez, Kormányához és valamennyi honfitársunkhoz
Mi, alulírottak, a magyarországi médiatartalmak előállítói és befogadói, nem értünk egyet a 2010. december 21-én elfogadott médiatörvény szellemiségével. Alkotmányos és emberi jogaink biztosítása érdekében követeljük

1. a véleménynyilvánítás szabadságának biztosítását,
2. a szakmai szervezetek bevonását a médiaszabályozás folyamatába,
3. politikailag független médiatanács megválasztását és a médiahatóság elnökének legfeljebb négy évre történő kinevezését,
4. a szakma által delegált ellenőrző hatóság (Felügyelő Bizottság) és szakmai képviselet biztosítását,
5. a kilátásba helyezett bírságok ésszerűsítését, a médiatanács által hozott döntések felülvizsgálati és fellebbezési lehetőségét a bíróságon, valamint döntést megelőző végrehajthatóság eltörlését,
6. az írott és elektronikus sajtó kivonását a törvény hatálya alól; a lineáris elektronikus média függetlenségét; az online, az írott és az audiovizuális sajtó, valamint a földi és online terjesztésű műsorsugárzás megkülönböztetését,
7. a különböző közszolgálati hírszerkesztőségek függetlenségét. (A nemzeti hírügynökség mint kizárólagos hírgyár léte veszélyezteti a különböző közszolgálati médiatípusok közötti különbségeket, a szerkesztői szabadságot és vele az objektív tájékozódáshoz való jogot.)

Ennek alapján kérjük, hogy az Országgyűlés vonja vissza a 2010. december 21-én elfogadott médiatörvényt, valamint helyezze hatályon kívül a hozzá kapcsolódó 2010. évi CLXIII. tv. 2. § VIII/B Fejezetét, és a kormány kezdeményezze egy új törvény létrejöttét a fenti szempontok mindegyikének figyelembevételével.
Követeléseinket a törvények kihirdetését megelőzően kérjük teljesíteni. Amennyiben követeléseink nem teljesülnek, véleményünknek további akciók által kívánunk hangot adni.
2010. 12. 27.

A kiáltvánnyal egyetértő magán- és jogi személyek : antifa-hungary.blogspot.com

L'étrangère, de Sándor Márai

"Tardivement reconnu en Europe, Sándor Márai (1900-1989) est aujourd’hui considéré comme l’un des grands romanciers de la Mitteleuropa, à l’égal de Joseph Roth, Schnitzler ou Zweig. Grâce à la traductrice Ibolya Virág, spécialiste des littératures d’Europe centrale, son succès en France a permis sa redécouverte dans le monde entier, en lui rouvrant notamment les portes des pays anglophones. Des Révoltés (1930) à Mémoires de Hongrie (1972) en passant par Paix à Ithaque ! (1952), une douzaine de traductions françaises sont aujourd’hui disponibles, permettant de goûter aux différentes phases de son oeuvre, de la jeunesse hongroise dans l’entre-deux-guerres à l’arrivée du communisme soviétique, puis aux quatre décennies d’exil en Amérique, où il écrira ses chefs-d’oeuvre sans jamais les voir publiés dans son pays natal, impitoyablement tenu par la censure." La suite sur magazine-litteraire.com

Voir aussi le Blog des Mardis hongrois

mardi 28 décembre 2010

La presse hongroise menacée par la création d’une organisation de contrôle très proche du pouvoir

"Gros plan sur la Hongrie où le Parlement vient d’approuver une nouvelle législation sur les médias, qui de fait, place l’ensemble de la presse sous le contrôle du premier ministre Viktor Orban. Reportage, Florence Labruyère." A écouter sur rfi.fr

„Ha az állam kontrollálja a sajtót, az már nem demokrácia” - exkluzív interjú a luxemburgi külügyminiszterrel

"Si l'État contrôle la presse, alors il n'y a plus de démocratie" une interview exclusive du Ministre des Affaires étrangères du Luxembourg (en hongrois).

"A brüsszeli bizottság megkezdte a vizsgálódást a magyar médiatörvény ügyében – közölte a hvg.hu tudósítójának adott telefoninterjúban Jean Asselborn. Tudomása szerint egyelőre nincs napirenden a Magyarország elleni szankciók bevezetése." La suite de l'interview du ministre des Affaires étrangères du Luxembourg sur hvg.hu

Jeopardizing democracy in Hungary

"Last week, I wrote about the result of "elections" in Belarus: Having failed to achieve a majority, President Alexander Lukashenko beat up the other candidates, arrested journalists and falsified poll results to take power. Belarus's transition from communism to democracy has not merely failed: It has never taken place at all.

This week, I'm writing about the result of elections in Hungary, a country different from Belarus in almost every way. Hungary is a fully paid member of NATO and the European Union, a country with functioning political parties and a 20-year history of free elections. Hungary's transition from communism to democracy has been an unmitigated success.

Yet in the past few months, Hungary has provided Europe with another example of how fragile democracy can be - even in a place where it works. If Belarus is cursed with a leader who is not popular enough to stay in power without violence, Hungary is now cursed with a leader who is too popular - or has too large a majority - and who can change his country's laws and constitution to keep himself in power without any violence." La suite sur washingtonpost.com

Voir aussi le compte-rendu de cet article sur hvg.hu en langue hongroise

Sept pays candidats pour rejoindre le club

"Derrière l'Estonie, sept États membres de l'Union européenne sont inscrits dans la file d'attente pour rejoindre la zone euro : la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Bulgarie, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne.
Tous ces candidats sont issus du côté soviétique du rideau de fer, et, pour leurs dirigeants, l'adoption de l'euro, malgré la crise actuelle, sera la consécration d'une intégration européenne accomplie en deux décennies doublée d'une stabilité économique présumée meilleure. L'enthousiasme des élites est en général contrebalancé dans l'opinion par la crainte d'une envolée des prix." La suite sur lefigaro.fr

En Hongrie, la culture sous la pression du nationalisme

"On joue Mein Kampf, cette saison, au Théâtre national de Budapest. Ce n'est pourtant pas la farce écrite par George Tabori (1914-2007), un émigré d'origine hongroise, retraçant la genèse de la carrière d'Adolf Hitler, qui a fait de cette institution le lieu d'un psychodrame sur l'art et les valeurs patriotiques. Mais la décision du directeur, Robert Alföldi, d'accueillir un concert organisé par l'ambassade de Roumanie, le 30 novembre, à la veille de la fête nationale roumaine, où l'on devait jouer des oeuvres du Roumain George Enesco et du Hongrois Bela Bartok.

M. Alföldi espérait "rapprocher par la culture et l'art" deux nations européennes longtemps séparées par "un passé tumultueux". Il avait sous-estimé les réactions, car, pour des millions de Hongrois, le 1er décembre marque un deuil : la perte de la Transylvanie (Erdély, en magyar), rattachée à la Roumanie en 1918, après l'effondrement de l'Empire des Habsbourg. Pendant des décennies, les dirigeants hongrois de tous bords se sont acharnés à la récupérer. Le sujet allume encore les passions, comme la guerre d'Algérie en France." La suite sur lemonde.fr

lundi 27 décembre 2010

The Putinization of Hungary

"NEXT MONTH many European Union members may be regretting their system of a rotating presidency. That's because the gavel will be handed to Hungary, whose populist and power-hungry government has just adopted a media law more suited to an authoritarian regime than to a Western democracy.

The right-wing Fidesz party of Prime Minister Viktor Orban won 53 percent of the popular vote in an election this year but gained 66 percent of the seats in parliament - enough to change the constitution. It proceeded to take over or attack the authority of every institution it did not control, including the presidency, the Supreme Court and the state audit office; the central bank is now under its assault." La suite sur washingtonpost.com

Les Amis d'Endre Rozsda vous souhaitent de Bonnes Fêtes - Boldog Új évet


L’accordéoniste hongrois

"Chaque jour de cette fin d’année, le portrait d’une personne vivant ou travaillant dans le froid. Premier zoom avec un musicien de rue sur le pavé lausannois

Lausanne, un matin, un air d’accordéon. La neige s’est diluée entre les pavés, la température atteint 3 degrés au soleil. Il occupe un angle, devant la vitrine d’une boutique, l’accordéoniste. Il n’a qu’un gant, à la main droite, sans doute pour des raisons techniques, et joue sans virtuosité un air sans ambition. Il a de la technique pourtant, et de la désinvolture.

Une grande femme noire garnie d’un vrai sac Vuitton s’arrête, pose une pièce, échange une amabilité contre une autre, et s’en va sur la promesse tacite que demain à la même heure se rejouera la même scène. L’homme pourrait être transparent, avec sa moustache grise, son anorak assorti, et ce bonnet de couleur non identifiée. Dans un anglais venu de l’Est, il s’excuse, parce qu’il n’est pas d’ici, et qu’il n’a, dit-il, qu’une vie banale à raconter.

«J’ai été professeur de musique toute ma vie, en Hongrie. Mais là-bas, les pensions des retraités sont misérables. Ma femme et moi, nous touchons chacun l’équivalent de 300 francs par mois. Alors pour gagner un peu d’argent, je viens en Suisse pour jouer dans la rue." La suite sur letemps.ch

Je suis là dans une heure! le dimanche 9 janvier 2011 à 20h au Café de Paris


La compagnie franco-italienne-hongroise UNI-VERS-ELLES présente:

Je suis là dans une heure!
comédie burlesque à partir de 12 ans

le dimanche 9 janvier 2011 à 20h
au Café de Paris
158 rue Oberkampf
75011 Paris
Métro Ménilmontant

Entrée: 4 euros

Consommation obligatoire

Plus d'information (et pour les prochaines dates) sur facebook: uni vers elles cie
ou
sur le site internet: www.uni-vers-elles.fr

Inspiré par un exercice d’une école de théâtre, c’est une pièce constituée d’une succession de saynètes.
Le nerf de la pièce est la réplique éponyme: «Je suis là dans une heure!». Une réplique des plus anodines que l’on peut très bien entendre tous les jours, à la poste, au bureau, à la maison, chez le médecin, au restaurant… Tellement anodine qu’on ne se doute plus de l’immensité des possibilités d’utilisation de cette phrase. C’est précisément ce qui a motivé l’écriture de la pièce. Nous avons exploité l’aspect humoristique de cette réplique. En inventant des situations très réalistes ou pour certaines irréelles et farfelues, nous en sommes arrivées à une unité de ton complètement burlesque. Quand même les scènes évoquant les difficultés et les douleurs de la vie ont provoqué des rires allant jusqu’aux larmes, nous avons compris que notre spectacle avait aussi la force de transformer les larmes de douleur en larmes bien plus joyeuses.
Sans aucune prétention de changer le monde, nous voulons juste ajouter notre petite pierre à la belle idée que même si la vie peut être dure, le rire est une arme redoutable contre la douleur.
Notre envie est de faire passer aux spectateurs une heure agréable, en leur faisant oublier leurs tracas quotidiens justement en leur en parlant !

dimanche 26 décembre 2010

Hungary Waves Off Criticism Over Media Law


"Hungary Prime Minister Viktor Orban, poised to take over presidency of the European Union, is fighting back against criticism from Germany and other countries over a new Hungarian law that some fear could be used to curb press freedom.

The law, which was passed last week by the Parliament in Budapest and comes into force on Jan. 1, empowers the newly created National Media and Communications Authority to impose heavy fines for coverage that it considers unbalanced or offensive to human dignity or common morals." La suite sur The New-York Times

Europe : présidence hongroise du Conseil de l’Union européenne

"EUROPE.
Le premier janvier 2011, la Hongrie prendra la présidence de l’Europe. Son ministre des Affaires étrangères, Janos Martonyi, a déclaré à Bruxelles que son pays avait pour ambition d’entrer dans l’arène européenne «dans le rôle du torero et non du taureau». Sans ruer dans les brancards, force est de constater que le monsieur pensait vraiment ce qu’il disait.

Le gouvernement conservateur hongrois vient de voter en début de semaine une loi sur les médias qui ferait rougir de plaisir Basri dans sa tombe. La nouvelle autorité de surveillance des médias (NMHH) disposera de tous les pouvoirs pour les contrôler et prendre les sanctions qu’elle juge nécessaires contre les chaînes de radio et de télévision, la presse écrite et les portails en ligne." La suite sur espacefeminin.org

samedi 25 décembre 2010

Anna Stein : Peintre - Sculpteur

Flora - Sculpture

FLAMBOYANT peinture à l’huile 92 x 73 cm

Exposée VERGE ARTFAIR NEW YORK 2010


HISTOIRE DE FAMILLE peinture à l’huile 2002 100 X 81 cm

Exposée à la BIENNALE DE BEIJING 2010


Comme toute œuvre, la peinture d’Anna Stein comporte des racines du passé et la redécouverte des régions et des temps lointains. Ces bribes du subconscient sont en lutte avec l’à peine conscient… Chaque toile est un corps à corps, en même temps qu’un plongeon dans l’inconnu. Mais aussi chaque toile s’ouvre sur un jamais vu, jamais pressenti, jamais ressenti.

Lucien Hervé

1978


Les peintures d'Anna Stein ne peuvent êtres incluses dans aucune tendance ou catégorie- ni dans le contexte hongrois, ni français. Elle se rattache à personne, et elle reste extérieure aux mouvements se succédant à Paris et aux vagues de modes du moment. L’exclusion qu’elle avait créée, elle y fait face.

Krisztina Passuth

1986


L’œuvre d’Anna Stein est ouverte sur l’histoire et la poésie, sur le mythe, le récit et l’émotion, sur la mémoire et l’instinct. Aussi reconnaît-elle que l’histoire de la peinture se confond avec sa propre histoire, de laquelle ne pouvait s’éclore, qu’une oeuvre unique, marquée des fortes empreintes du passé.

Le mouvement caractérise la peinture d’Anna Stein. À travers lui elle cherche à retrouver les forces de la vie et part à la recherche de ses variations infinies… Pour elle il s’agit toujours d’une urgence qui ne peut s’exprimer qu’à travers la matière, celle des pigments colorés tout comme celle de la cire, du plâtre qui lui ont fait aborder, dans les années 90 la sculpture.

Lydia Harambourg

1998

Anna Stein sculpte et peint l’air, l’eau, le feu, les forêts, les anges les dieux, les héros, les sibylles, les footballeurs, les philosophes, les rois déchus des royaumes perdus, des allégories… Ses œuvres constituent des récits fragmentés esquissés : des mythes grecs, la Bible, certains instants de sa vie, certains évènements de l’Histoire. Peintures et sculptures racontent : elles forment l’aventure une de l’artiste.

Gilbert Lascault

2001


Les œuvres d’Anna Stein sont des ombres de rêves étranges. Des rêves lesquels se révèlent des archétypes vécus ou non vécus du passé, des racines familiales, de désirs inaccomplis, aux souvenirs bouleversants, émergeants de l’inconscient nous faisant face.

De sorte de voyages psychanalytiques.

Fekete Vali

2010

Anna STEIN

Peintre - Sculpteur
23 passage de Choiseul
75002 PARIS

Tél : (33) 06 03 69 71 17
E-mail : stein.anna@wanadoo.fr

Site web : Anna Stein

Télévision hongroise libre - New-York-Budapest



Hol lehet látni a Szabad Magyar Televízió musorát? 2010. december 24. péntek 3:57

New York – A Szabad Magyar Televízió egy internetes tévé, amelynek egyes musorait internetes videólejátszóról lehet megtekinteni. A Szabad Magyar Televíziót az Amerikai Népszava hivatalos budapesti tudósítói készítik, a televízió vezetoje Salamon András filmrendezo. Az egyes musorok az Amerikai Népszava website-ján érhetok el.
Olvasóink közül sokan kerestek meg bennünket, hogy hol láthatják a Szabad Magyar Televízió musorát. A válasz: erre a linkre kattintva (http://nepszava.com/videos) Önök az Amerikai Népszava website videógalériájához jutnak el. Látnak maguk elott egy videólejátszót (képernyot), és mellette egy ablakot, ahol az egyes videók láthatók. Efölött két csatorna (két kis fül) található: az egyikre az van írva, hogy Amerikai Népszava (ezen találhatók az Amerikai Népszava New York-i forgatócsoportjának felvételei), a másik fülre az van írva, hogy Szabad Magyar Televízió. Erre kell Önöknek kattintaniuk, és akkor akis függöleges ablakban láthatók a Szabad Magyar Televízió adásainak egyes felvételei. Jelenleg az elso adás négy részét láthatják. Ha ráklikkelnek a kis képekre, akkor a lejátszóban elindul a tévémusor.
Néhány szót a Szabad Magyar Telvízióról. A Szabad Magyar Televízió, mint az Amerikai Népszava budapesti forgatócsoportja, olyan felvételek, musorokat készít, amelyeket a magyarországi televíziókban már nem lehet látni. Beszámol olyan eseményekrol, amelyekrol a hazai televíziók nem adnak tudósítást, bemutat olyasmit, amit az új magyar médiatörvény a magyarországi televízióknak nem tesz lehetové. Megszólaltat olyan közszereploket, akik ma már Magyarországon nem kapnak televíziós nyilvánosságot. Kibeszélnek olyan összefüggéseket, amelyek máshol nem hallhatók.
Kéréseikkel, kérdéseikkel, téma javaslataikkal fordulhatnak közvetlenül az Amerikai Népszavához a nepszava@nepszava.com email címen, vagy a stáb vezetojéhez, Salamon Andráshoz a salamonandras@gmail.com emailen. Ha Önnek tudomása van olyasmirol, ami a nyilvánosságra tartozna, de ott nem jelenik meg, keresse a Szabad Magyar Televíziót bizalommal.

vendredi 24 décembre 2010

Hongrie: Amnesty International et l'EANA critiquent la loi sur les médias

"La nouvelle loi hongroise sur les médias du gouvernement conservateur de Viktor Orban constitue "une menace pour la liberté d'expression", estime l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International (AI) dans un communiqué.
Amnesty International relève notamment que la nouvelle loi, "sans précédent dans l'Union européenne" (UE), prévoit des amendes pouvant aller jusqu'à 730.000 euros pour des chaînes de radio ou de télévision en cas "d'atteinte à l'intérêt public, l'ordre public et la morale", ou encore des "informations partiales", sans que pour autant ces concepts soient "clairement définis"." La suite sur lesechos.fr

Réactions d’hostilité face à la loi controversée sur les médias en Hongrie

"Les réactions se multiplient en Europe pour dénoncer la loi sur les médias adoptée mardi en Hongrie. Cette loi doit entrer en vigueur le 1er janvier, le jour-même où Budapest prendra la présidence tournante de l’Union européenne." La suite sur euronews.net

La Hongrie adopte le budget 2011, Fitch abaisse sa note

"L'agence Fitch a abaissé d'un cran jeudi la note à long terme de la Hongrie en raison d'un risque de détérioration de la situation budgétaire du pays, le jour où les parlementaires hongrois ont adopté un budget 2011 censé ramener le déficit public sous les 3% du PIB pour la première fois depuis 2004.

Ce budget, s'il devrait faire de la Hongrie un des meilleurs élèves de l'Union européenne, s'appuie sur des mesures non conventionnelles, notamment des hausses d'impôts temporaires, plutôt que de tailler dans les dépenses, ce qui accroît le risque après 2012, soulignent les analystes.

L'abaissement de la note souveraine de la Hongrie par Fitch, de "BBB" à "BBB-", est assorti d'une perspective négative. L'agence de notation a expliqué qu'il reflétait une détérioration de la situation budgétaire sous-jacente à moyen terme." La suite sur nouvelobs.com

Viktor Orbán plus rapide que "Poutluscozy"

"Comment devenir Poutine en son pays quand aucun pétrole ne coule en Hongrie ?
Comment régner tel un Berlusconi radieux sur l'ensemble des médias nationaux, Internet compris ?
Légiférer dix fois plus vite que l'hyperprésident français ?
Lancer la plus grande chasse aux sorcières depuis la chute du Mur et caser ses lieutenants à tous les étages du système ?

Après son élection raz de marée en avril dernier, Viktor Orbán va si vite qu'il a laissé tout le monde sur le carreau : opposition, opinion publique, presse, chancelleries, Bruxelles... En huit petits mois seulement, le nouveau Premier ministre est en passe de devenir un autocrate exerçant un pouvoir absolu sur la Hongrie — en toute légalité." La suite sur mediapart.fr


Les membres de l’IFEX protestent contre de nouvelles lois sur les médias

"Le parlement hongrois a approuvé le 21 décembre une nouvelle loi litigieuse sur les médias, qui confère au gouvernement une forte influence sur les principaux médias, et qui ramène donc l’ancien satellite soviétique aux « jours sombres de la répression des médias libres », dit l’Institut international de la presse (IIP). L’IIP et son groupe affilié, l’Organisation des médias du Sud Est de l’Europe (South and East Europe Media Organisation, SEEMO), reviennent tout juste d’une mission de deux jours d’évaluation de la liberté de la presse en Hongrie.

Parmi les mesures les plus controversées, la loi accorde au Conseil des médias, créé récemment, le pouvoir de décerner de lourdes amendes aux médias pour, entre autres raisons, le fait de ne pas « fournir une couverture équilibrée » ou de ne pas « respecter l’institution du mariage et de la famille », selon ce que rapporte la Fédération européenne des journalistes (FEJ), la section européenne de la Fédération internationale des journalistes (FIJ)." La suite sur ifex.org

L'Europe inquiète des dérives de la Hongrie

"La Hongrie, qui doit prendre la présidence tournante de l'Union européenne le 1er janvier, accumule les erreurs politiques et les handicaps économiques.
C'est une Hongrie affaiblie qui s'apprête à prendre, le 1er janvier, la présidence tournante de l'Union européenne pour six mois. Erreurs politiques et mauvaises nouvelles s'accumulent, au point d'obérer la capacité du pays à exercer son leadership pendant son mandat. Une loi, adoptée mardi, accroît le pouvoir de l'État en matière de surveillance et de sanctions vis-à-vis des médias privés. Le gouvernement de centre-droit s'est ainsi donné le droit de sévir, s'il estime que la couverture de certains événements n'est pas « équilibrée »... " La suite sur latribune.fr

Bienvenue à la République soviétique de Hongrie !

"Le 1er janvier, la Hongrie va occuper, pour la première fois de son histoire, la présidence semestrielle tournante de l’Union européenne dont elle est membre depuis 2004. L’ennui, c’est qu’un nouveau « coup de Budapest », moins sanglant, mais tout aussi liberticide, vient d’y avoir lieu, un coup mené non par les communistes, mais par les populistes conservateurs du Fidesz. En clair, les Vingt-sept vont être présidés par un pays qui n’est plus une démocratie parlementaire classique, mais, à tout le moins une démocratie autoritaire si ce n’est déjà une dictature molle." La suite sur bruxelles.blogs.liberation.fr

Hongrie: vers un régime autoritaire ?

Les critiques se multiplient en Europe contre la politique du gouvernement hongrois du conservateur Viktor Orban

Et ce alors que la Hongrie s'apprête à prendre la présidence tournante de l'Union européenne pour six mois.

Le parti au pouvoir, le Fidesz, qui gouverne le pays depuis avril 2010 avec une majorité des deux tiers au Parlement, s'est emparé de "presque toutes les institutions indépendantes", observe l'hebdomadaire britannique The Economist.

Dans le même temps, il mène une politique étrangère ultra-nationaliste.

La presse encadrée
L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a dénoncé la récente adoption d'une loi sur la presse qui "encadre strictement la liberté de la presse", note Le Monde. Le nouveau texte, qui entre en vigueur le 1er janvier, organise le fonctionnement de tout le paysage médiatique, internet compris. L'ensemble est placé sous l'autorité d'un Autorité nationale des médias et des communications (NMHH), dont les cinq membres appartiennent au parti majoritaire, le Fidesz. Une institution sans exemple dans d'autres démocraties, souligne l'OSCE.

La NMHH pourra décider unilatéralement d'infliger des amendes sévères aux organes de presse dont les productions "ne sont pas équilibrées politiquement" ou "entravent la dignité humaine", selon la loi. "La loi vise l'incitation à la haine contre les individus, des communautés ou des minorités ethniques, mais aussi contre des 'majorités'", note Le Monde. Contre les majorités ? "C'est-à-dire les 'Hongrois de souche' agressés par des minorités, comme ces Roms auquel un tribunal de Miskolc a récemment distribué plus de quarante ans de prison pour haine anti-magyare", précise le quotidien français.

"Les journalistes seront en outre sommés de dévoiler leurs sources et de soumettre leurs articles avant publication lorsque la NMHH l'exigera", précise par ailleurs Le Figaro." La suite sur france2.fr

jeudi 23 décembre 2010

Le blog des Mardis hongrois En solidarité des médias hongrois

Un journal polonais exprime sa solidarité envers les médias hongrois en langue hongroise


"A Gazeta Wyborcza magyar nyelven fejezte ki szolidaritását. A lengyel napilap főszerkesztője szerint az új törvény Lukasenko Fehéroroszországának ösvényére tereli Magyarországot. A szájkosár-törvények mindig és mindenütt a jogállamot sértik, a demokráciát rombolják, jogfosztottá teszik a társadalmat. Egy másik kommentárban az olvasható, hogy Orbán XIX. századi "pannon messionizmussal és nacionalizmussal kevert polpulista politikájával" veszélyesebb lehet, mint a nemrég elhunyt osztrák szélsőjobbos Jörg Haider.
" Extrait d'un article en hongrois dans Népszava

Un grand pas en arrière

"La loi que le Parlement hongrois a adoptée dans la nuit de lundi à mardi nous force tristement à penser à l'époque où un impénétrable rideau de fer séparait les deux Europe.
Désormais, il s'avère que la lutte contre la mainmise des dictateurs communistes sur l'information n'a pas été le dernier combat d'une presse hongroise en quête de liberté. À l'issue d'une bonne vingtaine d'années seulement, nos confrères se voient à nouveau muselés par le pouvoir politique en place. La nouvelle loi sur les médias, gentiment poussée par la majorité conservatrice de l'Országház, prévoit que journaux, radios et chaînes de télévision seront chaperonnés (pour ne pas dire contrôlés) par un nouveau Conseil des médias. Évidemment, cet organe sera composé par des membres du Fidesz, le parti au pouvoir. Ce seront donc eux qui décideront, dès le 1er janvier, si le contenu d'un journal est assez «équilibré politiquement» ou s'il «entrave la dignité humaine». La menace : jusqu'à 700 000 euros d'amende." La suite sur lequotidien.lu

Budapest dérape

"Le 21 décembre, le Premier ministre Viktor Orbán a fait voter une loi qui restreint la liberté de la presse. Alors que la Hongrie se prépare à occuper la présidence de l’UE, pourquoi personne n’en parle en Europe ?
Durant l’hiver 2000, l’Union Européenne avait infligé des sanctions sans précédent à l’Autriche, qui s’était retrouvée isolée quand le parti xénophobe de Jörg Haider avait été invité à entrer dans un gouvernement de coalition. Correspondant à Bruxelles à l’époque, je me souviens parfaitement des lamentations qui avaient alors retenti dans toute l’Europe. Je revois encore les Autrichiens humiliés et Haider se rendre en personne à Bruxelles pour prouver qu’il n’était pas un mini-Hitler en tenue folklorique de Carinthie." La suite sur presseurop.eu

UE: la présidence tournante est une opportunité pour la Hongrie (Van Rompuy)

"Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, a annoncé mardi que la présidence tournante représentait un défi et également une opportunité pour un Etat membre de démontrer qu'il était capable de gérer les dossiers relatifs au fonctionnement des affaires européennes.

Lors d'une conférence de presse conjointe tenue avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban, Van Rompuy a déclaré qu'il pourrait retourner à Bruxelles livrer son impression positive quant au niveau de préparation de la Hongrie à son mandat de présidente tournante de l'Union européenne (UE), et qu'il travaillerait en étroite collaboration avec ce pays durant les six mois durant lesquels elle aurait à exercer ces lourdes responsabilités." La suite sur le Quotidien du Peuple

La Hongrie va prendre la direction de l'UE dans un contexte tendu

"La décision de la banque centrale de relever une nouvelle fois ses taux directeurs à 5,75 % a été qualifiée de « hâtive, difficile à justifier » par le gouvernement.
Faites vos jeux sur la Hongrie, rien ne va plus. En cause: le cycle de resserrement monétaire, le conflit ouvert entre gouvernement et banque centrale, la note souveraine du pays aux portes de la catégorie spéculative et la réforme controversée des fonds de pension. Pas très rassurant à un mois de la prise en main par le pays de la présidence de l’Union européenne (UE)." La suite sur agefi.fr

Les critiques se multiplient contre la réforme des médias en Hongrie

"Les critiques se sont multipliées mercredi en Europe contre la réforme des médias du gouvernement hongrois de Viktor Orban, soupçonné de vouloir museler sa presse alors que le pays s'apprête à prendre la présidence tournante de l'Union européenne.

"Je crains que le parlement hongrois ait adopté une législation des médias qui, si elle est mal utilisée, pourra réduire au silence les médias critiques et le débat public dans le pays", a estimé la représentante de l'OSCE pour la liberté des médias, Dunja Mijatovic." La suite sur france24.com

mercredi 22 décembre 2010

Soyons un million pour la liberté de la presse hongroise

"Soyons un million pour la liberté de la presse hongroise - c'est avec ce titre qu'a été créée une page Facebook, dont le but est de publier dans la presse "les écrits, évènements et faits intéressants censurés", en les partageant avec un million de personnes."

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"Egymillióan a magyar sajtószabadságért - ezzel a címmel csináltak egy Facebook-oldalt, melynek célja, hogy közölje a sajtóban "letiltott írásokat, érdekes eseményeket és történéseket", megosztva azokat egymillió emberrel." La suite en hongrois sur hvg.hu

En Hongrie, le populisme au pouvoir

"Le Premier ministre, Viktor Orbán, puise dans tous les registres.
Dans son bistrot familial de la place Klauzal, au cœur du quartier juif de Budapest, M. Orbán (aucun lien de parenté avec le Premier ministre, Viktor Orbán) sert une savoureuse cuisine de ménage : chou farci au paprika et à la crème aigre, ou casserole de haricots rouges au lard. Le restaurant s'appelle "Chez Kádár", du nom de l'ancien propriétaire (aucun lien de parenté avec János Kádár, le leader communiste qui dirigea la Hongrie pendant trente-deux ans)." La suite sur liberation.fr du 13 décembre

Merkel met en garde la Hongrie sur les principes de l'état de droit

Le gouvernement allemand suit avec une grande attention l'évolution des lois concernant les médias en Hongrie. Angela Merkel, la chancelière allemande a mis la Hongrie en garde qu'elle ne porte pas atteinte à l'état de droit concernant la presse.

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"Merkel a jogállamiság elveire figyelmezteti Magyarországot

A német kormány nagy figyelemmel követi a médiára vonatkozó törvények alakulását Magyarországon. Angela Merkel német kancellár szerdán óvta Magyarországot attól, hogy a sajtóval kapcsolatban megsértse a jogállamiság elveit." La suite en hongrois sur hvg.hu

Peine minime pour Nastase après ses propos discriminatoires

"Le Conseil roumain antidiscrimination (CNCD) a infligé à l'ex-champion de tennis Ilie Nastase une amende de 140 euros pour ses propos "offensants" envers les minorités rom et hongroise, a indiqué son porte-parole Istvan Haller. Début octobre, M. Nastase avait affirmé dans une déclaration au quotidien ProSport que s'il avait été le président de la Roumanie il aurait "envoyé les Tsiganes dans le Harghita", département du centre du pays peuplé majoritairement de Hongrois de souche." Source leparisien.fr

Malev/aides publiques : l'UE enquête

"La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie sur les aides publiques accordées par la Hongrie à sa compagnie aérienne nationale Malev, qu'elle soupçonne d'être contraires aux règles de la concurrence en vigueur dans l'UE.

Bruxelles veut se pencher sur "une série de mesures, notamment des augmentations de capital et prêts d'actionnaire, prises par les autorités hongroises pour soutenir la compagnie aérienne nationale dans le contexte de sa privatisation, puis de sa renationalisation", selon un communiqué." La suite sur lefigaro.fr

Soirée des Mardis hongrois du 21 décembre 2011 - Les images
















La Hongrie lance l’ « année de la présidence tenue par l’Europe Centrale »

"Avec la Hongrie qui tiendra la présidence de l'UE au cours du premier semestre de 2011 suivie par la Pologne au second semestre, l'Union vivra une « année de la présidence tenue par l'Europe centrale », a déclaré le ministre hongrois des affaires étrangères, János Martonyi.

La Hongrie et la Pologne formeront un « duo spécial », a déclaré M. Martonyi en présentant les priorités de la présidence dans une salle de presse comble à Bruxelles le 20 décembre.

Il a, à plusieurs occasions, utilisé des expressions accrocheuses pour décrire le futur rôle de son pays comme leader de l'UE." La suite sur euractiv.com

En Hongrie, Orban resserre le contrôle des médias

"De lourdes sanctions financières pourront être imposées au nom de «l'objectivité politique».
À dix jours de l'inauguration de la présidence hongroise de l'Union européenne, Budapest a adopté une loi extrêmement controversée renforçant le contrôle institutionnel des médias. Le Parlement, acquis aux deux tiers au gouvernement de centre droit de Viktor Orban, a voté le troisième volet de cette nouvelle législation par 256 voix contre 87, après l'adoption des deux premiers piliers en juillet et en octobre derniers." La suite sur lefigaro.fr

mardi 21 décembre 2010

Pollution en Hongrie : l'état d'urgence prolongé jusqu'au 31 mars 2011

"Le parlement hongrois a donné son feu vert à la prolongation jusqu'au 31 mars 2011 de l'état d'urgence dans trois départements de l'ouest de la Hongrie touchés par l'accident chimique d'octobre qui a fait dix morts.

La décision a été adoptée dans la nuit de lundi à mardi avec une majorité écrasante avec 301 voix pour et seulement 2 contre et 37 abstentions." La suite sur sciencesetavenir.fr

Budapest : un mikado de béton pour la station de métro Fővám tér

"Pour répondre aux contraintes urbaines et fluviales de la ville de Budapest, Sporaarchitects, les architectes de deux des nouvelles stations de la ligne 4 du métro de Budapest, ont du faire preuve d'imagination et de prouesses techniques." La suite sur lemoniteur.fr

Hongrie : manifestation à Budapest contre la loi controversée sur les médias

"A Budapest, plus de mille manifestants ont bravé lundi 20 décembre 2010 un froid polaire pour protester contre le dernier chapitre d’une loi sur les médias, voté lundi soir par le Parlement. Une législation critiquée par de nombreuses organisations internationales : l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, l’Institut international pour la presse, Freedom House – ont dénoncé une attaque sur la liberté de la presse. Aucun pays membre de l’Union européenne n’a mis en place un tel contrôle des médias par le pouvoir. La loi entrera en vigueur le 1er janvier 2011, date à laquelle la Hongrie prend la présidence de l’Union européenne." La suite sur rfi.fr

L'Europe orientale est prête pour l'euro

"Il y a deux ans, cinq des dix membres orientaux de l’Union Européenne – les trois Etats Baltes, la Hongrie et la Roumanie – semblaient dévastés par la crise financière internationale. Conflits sociaux, dévaluations massives et manifestations populaires menaçaient. Et puis rien.
Aujourd’hui, tous ces pays récupèrent une santé financière et connaissent une croissance économique sans trop de perturbations. Aucun de ces Etats n’a même modifié son régime de taux de change. La Vieille Europe devait tirer les leçons du succès discret de la "Nouvelle" Europe." La suite sur lesechos.fr

Hongrie: manifestation pour les médias

"Près de 1.500 personnes se sont réunies ce soir près du parlement hongrois à Budapest, pour protester contre l'adoption de la loi controversée sur les médias.

La manifestation était organisée de manière spontanée sur le réseau social Facebook. Les orateurs ont l'un après l'autre mis leur main devant la bouche de celui qui parlait avant de s'exprimer à leur tour, pour illustrer les effets de la loi qui devait être définitivement adoptée tard dans la nuit." La suite sur lefigaro.fr

József Attila : Tél - Attila József : Hiver


Valami nagy-nagy tüzet kéne rakni,
Hogy melegednének az emberek.

Ráhányni mindent, ami antik, ócska,
Csorbát, töröttet s ami új, meg ép,
Gyermekjátékot, - ó, boldog fogócska! -
S rászórni szórva mindent, ami szép.

Dalolna forró láng az égig róla
S kezén fogná mindenki földiét.

Valami nagy-nagy tüzet kéne rakni,
Hisz zúzmarás a város, a berek...
Fagyos kamrák kilincsét fölszaggatni
És rakni, adjon sok-sok meleget.

Azt a tüzet, ó jaj, meg kéne rakni,
Hogy fölengednének az emberek!

1922. november 12.

HIVER

Il faudrait faire un feu... bien grand, bien haut,
Pour que tous les humains se chauffent à sa flamme.

Nous jetterions dedans tel bibelot vieillot,
Tels objets ébréchés, cassés, tel jeu de dames,
Les jouets des enfants, tel autre jeu,
M'entends-tu, chat perché ? Et dans ce feu,
Nous éparpillerions, je le proclame,
Tout ce qui semble beau. L'on entendrait soudain
L'incandescente flamme offrir au ciel serein
Les ardeurs de son chant. Les gens d'une même âme,
Ou d'un même pays, se donneraient la main.

Il faudrait faire un feu d'une folle envergure,
Car le givre a couvert les villes et les prés ;
Faire sauter la si froide serrure
De nos garde-manger. Et que les jets pourprés
Reçoivent de nos mains leur riche nourriture
Pour donner en retour la chaleur douce et pure.

Il faudrait, oui, faire ce noble feu
Afin que les humains se dégèlent un peu.

(texte français de Jean-Paul Faucher extrait de "Aimez-moi - L'oeuvre poétique" éditions Phébus Paris 2005)

lundi 20 décembre 2010

József Attila : Karácsony - Attila József : Noël

József Attila : Karácsony
Legalább húsz fok hideg van,
szelek és emberek énekelnek,
a lombok meghaltak, de született egy ember,
meleg magvető hitünkről
komolyan gondolkodnak a földek,
az utcák biztos szerelemmel
siető szíveket vezetnek,
csak a szomorú szeretet latolgatja,
hogy jó most, ahol nem vágtak ablakot,
fa nélkül is befűl az emberektől:
de hová teszik majd a muskátlikat?
Fölöttünk csengőn, tisztán énekel az ég
s az újszülött rügyező ágakkal
lángot rak a fázó homlokok mögé.
************

Noël

Il fait bien vingt degrés au-dessous de zéro,
Chantent les vents, chantent les gens,
Les feuillages sont morts, un homme vient de naître.
Gravement médite la terre, étonnée
Par la chaude ferveur des hommes jeteurs de semence,
Et les rues dont l'amour est si sûr
Conduisent les coeurs qui se hâtent.
Seul l'amour blessé s'inquiète :
Est-il raisonnable d'ouvrir tant de fenêtres,
Même si, faute de bois, fonctionne la chaleur humaine ?
D'ailleurs, où mettait-on les géraniums ?
Au-dessus d'eux le ciel lance un chant cristal
Et parmi les branches offrant leur promesse de bourgeons
Le nouveau-né sous les fronts refroidis allume une flamme.

Extrait de Aimez-moi L'oeuvre poétique éditions Phébus
Traduction par Georges Kassai et Jean-Pierre Sicre

dimanche 19 décembre 2010

Soirée spéciale "beiglis" des Mardis hongrois de Paris le 21 décembre 2010 à la brasserie Flam's


La prochaine soirée des Mardis hongrois de Paris aura lieu le 21 décembre 2010 à partir de 20 h à la Brasserie Flam's, 62, rue des Lombards 75001 Paris Métro Châtelet.

Soirée spéciale Beiglis aux noix ou au pavot...

samedi 18 décembre 2010

Budapest en Roumanie

"Nicolas Cage perd son sang froid en Roumanie
Selon le journal britannique The Daily Mail, l'acteur s'en serait pris à une femme et à un homme à la sortie d'une boîte de nuit à Budapest, en Roumanie !" Lu sur news-de-star

Voilà qui est nouveau... j'ai toujours cru moi que Budapest était en Ethiopie!!

vendredi 17 décembre 2010

La recette du jour - Beigli, gâteaux de Noël


"Pour terminer notre série sur les plats de Noël, nous présentons les gâteaux favoris des Hongrois, le beigli au pavot et à la noix." A lire sur lepetitjournal.com

Les débuts de la tsarine des médias hongrois dans la pornographie !

"Une fois n'est pas coutume, il faut bien l'admettre, une info de taille nous aurait échappé cet été. Le 11 août dernier, le magazine hongrois - réputé sérieux - 168 óra rapportait que Annamária Szalai, alors fraîchement nommée par le premier ministre Orbán à la tête du très controversé Conseil national des Médias pour 9 ans, avait un CV particulièrement "épicé" dans le domaine de l'édition. Selon le magazine, celle qui deviendrait la nouvelle "tsarine" des médias hongrois a fait ses débuts dans l'édition de magazines érotiques." La suite sur hu-lala.org

Kurtos Kalacs, le délice hongrois au Marché de Noel à Paris


"Un chalet de spécialités culinaires hongroises est ouvert sur les Champs Elysées, une occasion unique de découvrir cette pâtisserie délicieuse.
Pour les amateurs de voyages ayant eu la chance de visiter l'une des plus belles capitales d'Europe, Budapest, ils n'ont pas pu passer à côté de la dégustation de l'une des spécialités locales, le Kurtos Kalacs." La suite sur suite101.fr

Ukraine : des migrants et des demandeurs d'asile sont torturés et maltraités

"L’UE omet d’agir contre ces exactions et de protéger les refugiés et enfants renvoyés vers ce pays
(Kiev, le 16 décembre 2010) - Les migrants et les demandeurs d'asile, notamment les enfants, courent le risque de subir des traitements abusifs et la détention arbitraire aux mains de la police et des gardes-frontières ukrainiens, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Certains migrants ont relaté comment des fonctionnaires les ont torturés, notamment avec des chocs électriques, après qu'ils aient été appréhendés alors qu'ils tentaient de passer en Union européenne ou à la suite de leur expulsion de Slovaquie et de Hongrie." La suite sur Human rights watch

La castration du quatrième pouvoir en Hongrie

"Après avoir refusé de corriger un article paru en fin de semaine dernière, commentant la fonction d'Annamária Szalai, présidente du Conseil national des Médias (CNM), le journal Népszabadság s'est immédiatement attiré les menaces de l'autorité. Si la réforme des médias hongrois était déjà en place, le premier quotidien libéral de Hongrie (comprendre "social -libéral") serait sous le coup d'une amende de plusieurs dizaines de millions de forints et aurait déjà mis la clé sous la porte." La suite sur hu-lala.org

jeudi 16 décembre 2010

L’extradition du nazi Charles Zentai compromise

"La justice australienne s’apprête à rendre sa pleine liberté au Nazi hongrois Charles Zentai, dont la Hongrie réclame l’extradition depuis cinq ans. Le directeur du centre Simon Wiesenthal, Efraim Zuroff, se rendra à Budapest dans la semaine." La suite sur hu-lala.org

Judit Reigl et la spirale de la vie

Le musée des Beaux-Arts de Nantes dévoile l’œuvre onirique de Judit Reigl, artiste hongroise majeure qui a tracé son chemin initiatique à l’écart des modes. Une captivante plongée dans un univers métaphysique, mais ancré dans son siècle.

Une rencontre avec Judit Reigl, c’est l’éblouissement de pénétrer une œuvre totalement singulière et universelle, une œuvre humaniste qui échappe à toute classification. «Mon travail n’est que mouvement », souligne l’artiste aujourd’hui âgée de quatre- vingt-sept ans, toujours active, qui à travers son œuvre n’a cessé de passer par cycles de l’abstraction à la figuration.

Au grand dam de certains conservateurs ou critiques, séduits par l’abstraction de ses Écritures en masse, puis hostiles à la série figurative Homme, amorcée en 1966. « Pour moi, cela vient tout naturellement », insiste Judit Reigl, dont les principes d’abstraction et figuration, mort et résurrection, disparition et renaissance, ne sont que les deux côtés du miroir, les deux facettes d’une même réalité.

dans son atelier règne un chaos organisé. Insoupçonnable, à l’abri d’une discrète maison d’un village près de Paris, il est comme un secret laboratoire. Telle l’échelle de Jacob, une modeste échelle de meunier permet de grimper dans l’atelier niché dans le grenier de la petite maison. On marche sur les esquisses, les oeuvres sont partout : corps flottants éthérés, calligraphies mystérieuses d’un paysage intérieur. Les toiles surgissent avec force, avec une présence entêtante, auprès de grands châssis parfois vides, sous les poutres souvent peintes elles aussi. Gravité et énergie émanent de la personnalité de Judit Reigl, parfois un peu abrupte mais animée d’une remarquable générosité.

Le regard est intense et le caractère bien trempé, pudique aussi. À ses pieds se déploient ses derniers Déroulements, une frise débutée en janvier dernier, chemin sans fin de calligraphies, à la fois danse et dessin, chorégraphie et écriture automatique des surréalistes, qu’elle continue d’accomplir dans une sorte de peinture gestuelle, d’Action painting. Née en 1923 dans la petite ville thermale de Kapuvar en Hongrie, Judit Reigl a eu le cran de franchir le Rideau de fer en 1950 après huit tentatives, avec le rêve d’arriver à Paris et de devenir peintre. Rapidement intégrée dans les cercles d’artistes hongrois, elle est accueillie par Simon Hantaï et sa femme, puis par le peintre Antal Biro, qui l’installe à la Ruche.

Pour lire la suite : Magazine Connaissance des Arts décembre 2010

La possibilité d’une île

"Lóránd Hegyi, directeur du musée d’Art moderne de Saint-Étienne, parle ici de son exposition « Îles jamais trouvées », qui réunit des artistes de réputation internationale ayant pour point commun d’explorer de nouveaux territoires.Lóránd Hegyi reste un personnage atypique du monde de l’art, aimant par-dessus tout arpenter le monde et se lancer dans de longs débats sur l’art. De son enfance à Budapest dans une famille aisée composée d’avocats, d’architectes et de musicologues, il garde l’idée que le monde est un vaste territoire où seules comptent les amitiés durables. Il débute sa carrière comme enseignant aux Beaux-Arts de Budapest puis réalise quelques commissariats, avant de se faire remarquer en 1979 par une vaste exposition sur le constructivisme hongrois. Depuis, il enchaîne les coups de maître, dirige la fondation Ludwig (Mumok) à Vienne de 1990 à 2001, s’occupe de la Biennale de Valence avant de prendre la tête du musée d’Art moderne de Saint-Étienne, en 2003. « Îles jamais trouvées » constitue l’une de ses entreprises les plus engagées. Dans son texte d’intention, il cite Hannah Arendt, Foucault, Deleuze, convoque au passage la notion d’utopie, s’interroge sur la nature du réel, la permanence du monde… Ces fameuses îles deviennent sous sa plume le symbole parfait de ces constructions imaginaires dégagées de toute nécessité que sont les univers de quelques artistes." A lire : Magazine Connaissance des Arts décembre 2010

Camarades cosmonautes sur Arte vendredi 17 décembre 2010 à 22 h 55

Réalisation : Marian Kiss
Montage : Katalin Pázmándy

Que sont devenus les dix cosmonautes originaires des États frères envoyés dans l'espace par l'URSS à partir de 1978 ?

Trente ans après leur voyage spatial censé prouver au monde la supériorité du système communiste, dix anciens cosmonautes évoquent leur expérience.

Embarqués dans le programme spatial Intercosmos, destiné à prouver la supériorité du système communiste qui commençait à se déliter, un Tchécoslovaque, un Polonais, un Allemand de l'Est, un Bulgare, un Hongrois, un Vietnamien, un Roumain, un Cubain, un Mongol et un Afghan ont été envoyés dans le cosmos après avoir été entraînés par des experts soviétiques. Trente ans après, la Hongroise Marian Kiss les a retrouvés et brosse leurs portraits, en mêlant leurs témoignages enthousiastes à des instantanés de leur vie d'aujourd'hui.

Lire la critique sur nouvelobs.com

LA BCE au secours de la banque centrale hongroise

"La Banque centrale européenne (BCE) a mis en garde le gouvernement hongrois sur sa volonté de réduire l’indépendance de la Magyar Nemzeti Bank (MNB et de son gouverneur, Andras Simor." La suite sur hu-lala.org

Le lobby du gaz appelle l'UE à agir sur l'impôt hongrois

"De grandes sociétés énergétiques européennes font pression sur l'Union européenne pour qu'elle s'assure que la Hongrie, et dans une moindre mesure la Roumanie et la Slovaquie, cessent d'imposer des taxes inéquitables et de prendre des décisions susceptibles de miner les appels des Etats à l'investissement international et à la sécurité énergétique." La suite sur zonebourse.com

mercredi 15 décembre 2010

Médias : La Hongrie au centre des critiques

"Deux associations internationales de journalistes ont adressé une lettre ouverte au premier ministre hongrois Viktor Orban, dans laquelle ils le pressent d'abandonner le projet de loi sur les médias, qui menace, selon eux, la liberté de la presse en Hongrie.
La European Newspaper Publishers’Association (ENPA) et la World Association of Newspapers and News Publishers (WAN-IFRA) s’inquiètent dans cette lettre que la nouvelle législation exposerait les journalistes et les éditeurs à de lourdes amendes s’ils refusent de donner leurs sources ou si le contenu est jugé inapproprié et déséquilibré par l’instance de contrôle étatique Nemzeti Média és Hírközlési Hatóság (NMHH)." La suite sur hu-lala.org

Le hongrois s'enseigne uniquement à Jacques Decour

"Fortement tourné vers l'enseignement des langues, le lycée Jacques Decour était le seul d'lle-de-France à proposer l'enseignement du néerlandais. Il vient d'ajouter le hongrois à ses propositions d'exception." La suite sur dailyneuvieme.com

CEDH: flou juridique pour les accouchements à domicile, la Hongrie condamnée

"STRASBOURG (Conseil de l'Europe) - La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné mardi la Hongrie pour violation du droit au respect de la vie privée et familiale, estimant que le flou de sa législation ne permet pas en pratique des accouchements à domicile.

La requérante, Anna Ternovszky, était enceinte et souhaitait accoucher chez elle plutôt qu'en milieu médicalisé. Elle se plaignait de ne pas pouvoir le faire, les professionnels de la santé de son pays étant en pratique dissuadés par la loi de l'assister, voire risquaient une condamnation. Au moins un cas de ce type avait donné lieu à des poursuites quelques années plus tôt." La suite sur romandie.com

Hongrie : plus de fonds de pension

"Le parlement hongrois a adopté une loi controversée qui nationalise les caisses de retraites privées et devrait permettre au pays d'améliorer sensiblement l'état de ses finances publiques. L'Assemblée nationale, où le parti du Premier ministre conservateur Viktor Orban dispose de la majorité des deux tiers, a adopté la loi tard dans la soirée de lundi par 250 voix pour, 58 contre et 43 abstentions, supprimant ainsi le système mixte de pensions introduit en 1998. La loi donne jusqu'à fin février aux trois millions de Hongrois cotisant à une caisse de retraite privée pour décider s'ils rejoignent le système public avec le pécule accumulé jusque-là." La suite sur lefigaro.fr