samedi 2 mai 2026

Hongrie: la défaite de l’extrême droite qui éclipse la disparition de la gauche

"En Hongrie, la défaite de Viktor Orbán en avril, après près de seize années consécutives au pouvoir, a suscité un soulagement un peu partout en Europe, où l’extrême droite ne cesse de progresser. Pourtant, derrière cette défaite spectaculaire s’impose une réalité plus discrète, celle de l’effacement des partis traditionnels, sociaux-démocrates en particulier, ce qui n’annonce rien de bon pour la démocratie dans les années à venir.

Ce qu’on a d’abord vu en Hongrie le 12 avril dernier, c’est la défaite de Viktor Orbán, champion de l’illibéralisme, au pouvoir à Budapest depuis 2010, de même qu’entre 1998 et 2002. C’est aussi la victoire du candidat conservateur, mais pro-européen, Peter Magyar.

Ce qu’on voit moins, sans doute aveuglé par les lumières de la défaite de Viktor Orbán, figure de proue de l’extrême droite en Europe, c’est que la victoire du nouveau premier ministre Peter Magyar s’est faite en partie par l’écrasement de tous les autres partis d’opposition traditionnels. Dans ce nouveau paysage, l’opposition s’est en grande partie recomposée autour d’une seule force conservatrice pro-européenne, laissant peu de place aux autres courants politiques.

Lors de ces élections hongroises de 2026, le Parti socialiste hongrois, longtemps pilier de la gauche, de même que Dialogue – Le Parti des Verts, n’ont pas présenté de candidatures aux postes de députés. Dans le cas du Parti socialiste hongrois, il s’agit d’un parti historique issu de la transition postcommuniste de 1989 qui a été au pouvoir dans les années 1990 et, dans le cadre de coalitions, dans les années 2000." La suite sur acadienouvelle.com

Budapest : où dormir près du Parlement de Budapest


"Le Parlement de Budapest se visite depuis la rive Pest, mais se contemple depuis la rive Buda. Ce détail change tout au moment de choisir où dormir dans la capitale de Hongrie. Loger à 300 m du bâtiment ne vous garantit pas de le voir depuis votre chambre. À l’inverse, séjourner côté Buda vous offre une vue frontale sur la façade illuminée, mais vous éloigne légèrement de l’entrée. Ce guide classe les quartiers par pertinence et les hébergements par budget pour vous aider à savoir où dormir près du Parlement de Budapest.

Ce qu’il faut savoir avant de choisir son hôtel près du Parlement

Le Parlement se situe sur la rive Pest, dans le 5e arr. (Lipótváros), à 200 m de l’arrêt de métro Kossuth Lajos tér (ligne M2). La quasi-totalité des hôtels du centre-ville en sont à moins de 25 min à pied ou en transport. Ce n’est donc pas tant la distance au bâtiment qui doit guider votre choix, mais ce que vous voulez en faire.

Préférez-vous le visiter de près, le voir illuminé depuis votre fenêtre, ou simplement l’avoir dans votre périmètre de balade ? Le tram 2, qui longe les quais côté Pest, relie facilement Belváros à Lipótváros en quelques arrêts. Pour préparer au mieux votre séjour à Budapest, consultez notre guide complet recensant les incontournables à faire et voir." La suite sur generationvoyage.fr

vendredi 1 mai 2026

Croissance: rebond en Hongrie, reprise modérée en Autriche au 1er trimestre

"La situation au Moyen-Orient a freiné la forte économie autrichienne au premier trimestre, tandis que les données dévoilées jeudi en Hongrie voisine apportent une surprise positive.

Le PIB de l'Autriche a augmenté de 0,6% en glissement annuel, porté par l'industrie et le commerce, selon les premières estimations de l'institut de référence Wifo.

Mais la forte hausse des prix de l'énergie a provoqué une baisse nette en mars dans ce pays de 9,2 millions d'habitants, d'après l'analyse de Bank Austria.

Le secteur de la construction n'assure pas son rôle de moteur, tout comme celui des services orientés vers la consommation, les prix restants prohibitifs en comparaison européenne.

En Hongrie par contre, le PIB affiche 1,7% de croissance par rapport au même trimestre l'année dernière, selon l'Office central de la statistique (KSH), un dynamisme qui n'avait plus été observé depuis 2023." La suite sur tradingview.com

Saab livre deux "Gripen" à la Hongrie

"Le groupe suédois poursuit l'exécution de son contrat avec Budapest, dans le cadre du renforcement des capacités aériennes du pays.

Saab annonce la livraison de deux nouveaux avions de chasse Gripen C aux forces de défense hongroises, exploités par la 101e escadre aérienne basée à Kecskemét. Cette livraison constitue la première tranche d'un contrat signé en février 2024 avec l'administration suédoise des matériels de défense (FMV), portant sur un total de 4 appareils." La suite sur tradingsat.com

Magyar nomme un proche conseiller à la tête de son cabinet

"L'un des axes principaux du mandat de Ruff consiste à faire face à l'héritage des années Orbán.

Péter Magyar a choisi Bálint Ruff, l’un de ses conseillers politiques, pour diriger son futur cabinet du Premier ministre, un poste clé chargé de faire adopter, de superviser et de défendre ses réformes.

Jusqu’à sa nomination, Ruff était un analyste et animateur de premier plan sur Partizán, la chaîne YouTube indépendante d’opposition où Magyar a lancé sa carrière politique en 2024.

C’est un vétéran de la politique d’opposition hongroise. À partir de 2006, il a conseillé des figures clés du parti libéral SZDSZ, puis a dirigé la campagne électorale de 2017 du politicien socialiste László Botka pour le poste de Premier ministre – qui s’est soldée par un échec. En 2021, Ruff a travaillé aux côtés de Péter Tóth – le récent directeur de campagne de Magyar – sur la tentative infructueuse de l’opposition unie de détrôner Viktor Orbán en 2022." La suite sur euractiv.fr

« L’Union européenne doit soutenir la restauration de l’Etat de droit en Hongrie ».

"Dans une tribune au « Monde », la professeure de science politique Laure Neumayer interroge les moyens dont disposent les institutions européennes pour accompagner le processus de redémocratisation du pays annoncé par l’arrivée du nouveau premier ministre, Péter Magyar, après avoir été « incapables de stopper l’autocratisation » des années Orban.

Les chantiers qui s’ouvrent devant Péter Magyar sont immenses. Ce conservateur pro-européen a été élu sur une double promesse : restaurer l’Etat de droit et relancer une économie gangrenée par la corruption et l’inflation. L’apaisement des relations avec les institutions européennes étant étroitement lié à ce double objectif, celles-ci doivent agir avec détermination pour soutenir les nouvelles autorités hongroises.

Le démantèlement de la démocratie libérale a été plus rapide et plus profond en Hongrie que dans tout autre Etat membre de l’Union européenne (UE). Depuis 2010, une habile instrumentalisation du droit a permis au parti de Viktor Orban de neutraliser les contre-pouvoirs et de restreindre les droits et libertés individuels. Le Fidesz a mis en place des verrous institutionnels et politiques lui garantissant des positions de force dans différents secteurs de l’Etat, même en cas de défaite électorale.

Au nom de la lutte contre les ingérences étrangères et de la défense des valeurs conservatrices, les espaces sociaux, où étaient susceptibles de naître des oppositions, tels que les associations, les universités ou les médias, ont été muselés par une réglementation liberticide. Sous couvert de conception « illibérale » de la démocratie, une véritable autocratie électorale a vu le jour, marquée par des pratiques de pouvoir restreignant le pluralisme sans l’éliminer, associées à un cadre institutionnel formellement démocratique mais dans lequel la compétition politique était structurellement faussée et les scrutins n’étaient plus équitables.

Ces violations systématiques des principes démocratiques sont intervenues dans un dialogue ininterrompu avec l’UE, qui a joué un rôle ambigu dans cette dérive autoritaire. L’appartenance de la Hongrie à cette organisation a empêché la constitution d’un régime autoritaire fermé excluant toute possibilité d’alternance dans les urnes. De surcroît, les institutions européennes ont mobilisé plusieurs outils de sauvegarde de l’Etat de droit. Depuis 2018, le Parlement européen a incité sans relâche la Commission européenne et le Conseil de l’UE à sanctionner la Hongrie au titre de l’article 7 du traité sur l’Union européenne, qui peut conduire à la suspension des droits de vote d’un Etat membre. En 2022, la Commission a suspendu le versement de 13 milliards d’euros de financements du plan de relance post-Covid destiné à ce pays, en vertu d’un nouveau mécanisme de conditionnalité financière permettant de sanctionner les gouvernements qui enfreignent les..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Magyar réclame ses fonds européens gelés, mais Bruxelles ne compte pas lui faciliter la tâche

"Si le départ d'Orbán modifie le paysage politique, il ne change en rien le fonctionnement des institutions européennes.

Viktor Orbán a quitté ses fonctions et son successeur, Péter Magyar, se rend à Bruxelles avec une demande pressante : débloquer les milliards de fonds européens gelés pendant la période marquée par les violations de l’État de droit.

Le nouveau Premier ministre hongrois a souligné l’urgence de la situation. Avant de rencontrer mercredi Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, pour des « discussions informelles sur le déblocage des fonds européens », il a déclaré: « Nous n’avons pas de temps à perdre. »

L’accès rapide à environ 17 milliards d’euros, soit près de 10 % du PIB annuel de la Hongrie, était l’une des promesses de campagne de Péter Magyar et est essentiel pour stabiliser l’économie fragile du pays." La suite sur euractiv.fr

La Promenade raconte mémoire survie et dignité après Auschwitz


"Maria Foldes, La Promenade, Traduit du hongrois (Transylvanie) par Catherine Fay. Préface d’Agnes Foldes Lev. Éditions des Syrtes, 06/03/2026, 168 pages, 17€.

Mai 1960, Cluj. Une femme franchit la grande porte de fer du service de psychiatrie et reçoit une étrange consigne médicale : marcher, longuement, avant de regagner son logement. Sur quelques rues de Transylvanie communiste s’engouffre alors la moitié d’un siècle européen, l’enfance dorée d’Arad, les religieuses françaises, Auschwitz, Plaszow, l’inflation roumaine d’après-guerre. Cinquante-deux ans après sa parution à Bucarest, le roman de Maria Foldes (1925-1976) arrive en Français dans la traduction de Catherine Fay.

Le dispositif tient à un seul fil. Une promenade thérapeutique, prescrite par « Yeux-Bleus », la psychiatre aux iris pâles à qui la narratrice doit la vie. Tout le reste appartient au flux. Remous de la conscience aux carrefours, surgissement d’un visage entrevu : la voix de la mère revient toujours (« L’enfant ! Mon Dieu ! L’enfant ! ») dès qu’un signe de maternité, de peur ou de mort enfantine traverse la promenade. Agnes Foldes Lev, fille de l’écrivaine, signe une préface où elle situe la justesse du procédé : « la maladie n’est qu’une licence poétique, une occasion d’édifier une forme bien ordonnée des pensées et des sentiments ». Hantée toute sa vie par la question de la mort et de la survie, Maria Foldes trouve ici le cadre exact d’une parole longtemps tenue par la peur. Chaque rue de Cluj ouvre un tiroir ; chaque visage convoque un fantôme de Silésie ou une silhouette d’Arad. Le roman avance par cellules de mémoire, et l’on comprend vite que cette apparente absence de plan tient à une dramaturge confirmée." La suite sur marenostrum.pm

Carnoët. La Vallée des Saints se tourne vers la Hongrie

"Samedi, à 14 h 30, la Vallée des Saints accueillera une cérémonie particulière, ouverte à tous, qui renforcera les liens historiques et spirituels unissant la Bretagne et la Hongrie. La nouvelle statue à l’effigie de Sainte-Élisabeth de Hongrie sera inaugurée et bénie à cette occasion.  Cette œuvre monumentale a été sculptée en avril, à la Vallée des Saints, par l’artiste hongro-ukrainien Peter Matl et son fils Szilárd , raconte Sébastien Minguy, directeur du site.

Il peut paraître surprenant de voir érigée à Carnoët une statue de Sainte-Élisabeth de Hongrie,  mais c’est une sainte très présente en Bretagne, justifie Sébastien Minguy. On en trouve des représentations sur des vitraux. Des statues, des chapelles et même une paroisse à Rennes portent son nom ." La suite sur saint-brieuc.maville.com

Commission d’enquête, nouvelle Autorité de recouvrement... En Hongrie, Péter Magyar lance la traque contre les « oligarques » d’Orban

 DÉCRYPTAGE - Le futur premier ministre, qui prendra ses fonctions le 9 mai, suspecte l’évasion vers l’étranger des « avoirs volés » à l’État par l’entourage de son prédécesseur.

Après la débâcle électorale du 12 avril pour le Fidesz de Viktor Orban, sauve qui peut avant la passation des pouvoirs en Hongrie ? « Des préparatifs sont en cours en coulisses pour quitter le pays et évacuer les avoirs volés. Les oligarques d’Orban transfèrent des dizaines de milliards de forints vers les Émirats arabes unis, l’Uruguay, les États-Unis et d’autres pays lointains », a alerté Péter Magyar. Le futur premier ministre, qui prendra ses fonctions le 9 mai, a intimé aux administrations fiscales et douanières d’intervenir et appelé le procureur général, le chef de la police nationale et le président de la Cour des comptes à arrêter « les criminels qui ont causé des dommages au peuple hongrois ».

Des informations éparses indiquent en effet que de grosses fortunes accumulées par les cercles du pouvoir sont en train d’être mises à l’abri, dans des pays où il n’existe pas d’accords d’extradition avec la Hongrie. Le quotidien britannique The Guardian rapporte des vols suspects…" La suite sur lefigaro.fr (article payant)

Magyar à Bruxelles pour tourner la page Orban

"Pas de temps à perdre": Le prochain dirigeant hongrois Peter Magyar a échangé mercredi à Bruxelles avec les chefs des institutions européennes, avec l'ambition claire de réchauffer des relations mises à mal sous Orban.

De ces rendez-vous, le futur Premier ministre espère tirer des avancées concrètes. A commencer par un plan précis pour récupérer des milliards d'euros de fonds destinés à Budapest et gelés par l'UE.

"C'est une mission très, très exigeante", a assuré le quadragénaire sur Facebook à son arrivée à Bruxelles. Dans cette vidéo, où on le voit sillonner en voiture les rues de la capitale belge, il s'est toutefois dit "très optimiste et plein d'espoir".

Peter Magyar est accueilli à Bruxelles avec les bras grands ouverts." La suite sur boursorama.com