samedi 11 avril 2026

«Si Viktor Orbán gagne, nous irons dans la rue!»: à Budapest, des milliers de jeunes se mobilisent lors d’un gigantesque concert antirégime

"L’emblématique Place des Héros de la capitale hongroise était noire de monde vendredi. Sur scène, une quarantaine d’artistes se sont succédé pour appeler à mettre fin au régime en place.

«Alors, est-ce que j’ai beaucoup d’amies punaises (poloskak) par ici?». Sur scène, l’artiste Chandler B. saisit son micro d’un geste énergique et harangue la foule. Une allusion à la phrase «les punaises ont survécu à l’hiver» prononcée par le premier ministre Viktor Orbán pour qualifier ses adversaires politiques et certains journalistes. Vendredi en fin de journée, des dizaines de milliers de jeunes et moins jeunes se sont réunis sur la monumentale Place des Héros de Budapest, pour un concert «antirégime» et contestataire de sept heures, réunissant une quarantaine de chanteurs et groupes, du rock au rap, en passant par la pop punk.

Ils sont tous là pour soutenir Péter Magyar et son parti Tisza, celui qui pourrait détrôner Viktor Orbán dimanche soir. Et surtout pour dire leur ras-le-bol du Fidesz au pouvoir, des scandales de corruption à répétition et des mesures liberticides. Sur cette vaste esplanade classée au Patrimoine mondial de l’Unesco qui célèbre l’arrivée des Magyars et l’histoire glorieuse de la Hongrie, un absent est à déplorer, et pas des moindres: l’archange Gabriel, qui ne trône plus au sommet de l’obélisque, pour cause de réfection." La suite sur letemps.ch (article payant)

Hongrie : quelle désinformation ?

"En Hongrie, Viktor Orbán joue sa cinquième réélection, mais la partie est loin d‘être gagnée après un cycle de 16 années de démocratie illibérale qui a transformé le paysage médiatique en Hongrie. Cette campagne menée par le Premier ministre sortant est ainsi dominée par une prolifération d’articles, d’affiches, de tracts et de contenus de désinformation sur les réseaux sociaux, de TikTok à Facebook en passant par Instagram. Que signifie concrètement, au quotidien, ce type de régime, notamment pour l'accès à l'information ? Que se passe-t-il à la télévision, la radio ou sur internet en Hongrie, peut-on y entendre des propos critiques sur Orban ? Que savent les Hongrois des accusations d’espionnage, d’interférence et de collusion avec Moscou ? Entretien avec Pavol Szalai, directeur du bureau régional de Reporters sans frontières (RSF) pour l’Europe centrale." Vidéo sur Arte (14:52)


« L'élection la plus importante de l'année en Europe » : en Hongrie, Viktor Orban menacé pour la première fois en seize ans

Sur ses affiches électorales collées à Budapest, le parti de Viktor Orban, Fidesz, dépeint le chef de l'opposition Péter Magyar comme une marionnette de Bruxelles et de l'Ukraine. (Photo Denes Erdos/Ap/Sipa)

"Pour la première fois depuis son retour au pouvoir en 2010, le Premier ministre hongrois Viktor Orban risque d'être évincé à l'issue des élections législatives, ce dimanche. Mais rien n'est joué, tant le système électoral est biaisé en sa faveur.

Seize ans au pouvoir, sans interruption. Au sein de l'Union européenne, seuls les chanceliers allemands Helmut Kohl (1982-1998) et Angela Merkel (2005-2021) ont atteint la même longévité que Viktor Orban. Le Premier ministre hongrois, 62 ans, brigue ce dimanche un 5e mandat d'affilée, un 6e même, car il a aussi été chef du gouvernement de 1998 à 2002.

Pour la première fois, le leader ultraconservateur, europhobe et pro-russe, risque d'être battu par Péter Magyar, 45 ans, leader du parti de droite Tisza, fondé il y a deux ans à peine. « C'est l'élection la plus importante de l'année au sein de l'Union européenne, estime Zselyke Csaky, chercheur au Centre for European Reform. Si Orban est évincé, cela ouvrira la voie à une Hongrie démocratique et une Union européenne plus forte ». S'il gagne, il sera susceptible de « bloquer complètement » le fonctionnement de l'UE, et non plus de simplement « le miner » comme il l'a fait jusqu'à présent." La suite sur lesechos.fr

LES LUNDIS HONGROIS - Hanussen, un film d'István Szabó le 4 mai 2026 à 19 h 45 au cinéma le Champo

 

Cinéma : Le Champo 51 Rue des Écoles, 75005 Paris

Séance animée par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d'Europe de l'Est 

Synopsis

À la fin de la Première Guerre mondiale, le caporal-chef Klaus Schneider est blessé à la tête. À l'hôpital militaire, le docteur Bettelheim remarque les capacités particulières d'hypnotiseur de son patient et aimerait les utiliser pour les soins aux malades. Mais le capitaine Nowotny lui propose le monde clinquant des spectacles de variétés. Ils se produisent d'abord à Vienne où l'ancien caporal-chef apparaît sous le nom Hanussen, puis à Berlin. C'est là qu'il connaît le succès non seulement avec ses spectacles d'hypnose, mais aussi de voyance (on ne sait pas exactement quelle est la part de la chance et celle de l'escroquerie). Alors qu'il est clair que le parti nazi se renforce, il « prédit » l'arrivée au pouvoir d'Hitler. Le nouveau pouvoir le remarque, lui fait la cour, l'invite à des réceptions. Pendant un temps, il arrive apparemment à garder son destin en main et à trouver des échappatoires, mais il est en même temps dans une incertitude constante, car il ressent le danger. Le chef de la propagande nazie se sert d'Hanussen et lui fait « prédire » l'incendie du Reichstag. Après cela, il n'y a plus d'issue possible : Hanussen devient dangereux, il doit disparaître. Il est emmené, et dans la forêt d'automne, tout simplement fusillé.
Source : Wikipedia 

A Budapest, sept heures de concert pour précipiter « la fin du régime » de Viktor Orban

"Robert Puzser, un intellectuel engagé contre le Fidesz, parti politique du premier ministre hongrois, organise cet événement gratuit, vendredi 10 avril, pour appeler les citoyens à se rendre aux urnes lors des législatives de dimanche. 

Tête pensante de ce qui devrait être le plus grand concert jamais organisé en Hongrie, Robert Puzser enchaîne les interviews, mardi 7 avril, dans son café de Budapest qui sert aussi de centre culturel et de studio d’enregistrement de podcasts. Cet ancien critique de presse et figure intellectuelle hongroise s’apprête à organiser, vendredi 10 avril, ce qu’il a appelé « un grand concert pour le démantèlement du régime », deux jours seulement avant les élections législatives du dimanche 12 avril. 

« Jamais on aura vu quelque chose comme ça à Budapest », promet ce grand brun barbu, qui table sur la venue « de plusieurs centaines de milliers de personnes » pour cet événement qui doit « pousser à participer aux élections » afin de battre le premier ministre nationaliste, Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010. Prévu pour durer sept heures avec cinquante des plus grandes stars de la musique hongroise qui vont se relayer sur scène pour chanter chacune un de leur titre, le concert s’annonce déjà comme un événement historique sur la scène musicale du pays.

Agé de 51 ans, Robert Puzser est un intellectuel engagé de longue date contre le Fidesz de Viktor Orban, il s’est notamment présenté – sans succès – comme candidat indépendant à la mairie de Budapest en 2019. « Attirer des gens avec de la musique totalement gratuite est une bonne manière de les politiser », a théorisé cet adepte « d’une contre-attaque de la culture contre la politique » visant à renverser un dirigeant qui est réputé avoir mis la main sur la plupart des institutions de son pays d’Europe centrale, y compris dans la culture." La suite sur lemonde.fr (article payant)

vendredi 10 avril 2026

Hongrie: L'extrême droite en position d'arbitre aux législatives

"Le parti d'extrême droite hongrois Mi Hazank (Notre Patrie) pourrait s'ériger en faiseur de roi ​aux élections législatives du 12 avril, dans le duel annoncé entre le Premier ministre sortant Viktor Orban (Fidesz) et le centriste Peter Magyar (Tisza).

Deux sondages publiés par les instituts indépendants ​21 Research Centre et Zavecz Research montrent que Mi Hazank est le seul parti, outre Tisza et Fidesz, à ​avoir une chance d'obtenir les 5% des voix ⁠nécessaires pour entrer au Parlement.

Le 21 Research Centre estime le soutien à ‌Notre Patrie à 5% parmi les électeurs sûrs de leurs choix, tandis que Zavecz l'évalue à 4%.

Notre Patrie, qui a obtenu 6,7% des ​voix lors des élections européennes ‌de 2024, fait partie, au sein du Parlement européen, du ⁠groupe d'extrême droite "Europe des nations souveraines", qui comprend notamment l'AfD (Alternative pour l'Allemagne)." La suite sur boursorama.com

Elections en Hongrie : Viktor Orban va-t-il faire les frais de la déprime de l'économie ?

"Croissance, inflation, déficit… L'économie hongroise traverse une mauvaise passe, un handicap inédit pour le Premier ministre Viktor Orban lors des élections législatives ce dimanche. Son opposant Peter Magyar tente d'en profiter.

Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir il y a seize ans, Viktor Orban affronte des élections législatives dans un contexte économique délicat. L'économie hongroise a longtemps été portée par une forte croissance, des investissements étrangers massifs, des fonds européens qui irriguaient le pays. Le tout sur fond d'une inflation faible, permettant une progression régulière du pouvoir d'achat des Hongrois.

Cette page est tournée, ce qui met le Premier ministre dans une posture défensive face à son opposant Peter Magyar lors du scrutin, dimanche. Son programme économique consiste surtout à prolonger la politique actuelle. « L'économie hongroise n'est pas en forme, résume Mateusz Urban, expert du pays chez Oxford Economics. L'inflation est restée élevée plus longtemps qu'ailleurs après le choc énergétique de 2022. La croissance est nettement plus faible que dans les autres pays d'Europe centrale. » La suite sur lesechos.fr

PROFIL : Orbán, le conservateur radical et clivant qui a refaçonné la politique européenne

"Qu'il soit admiré comme le défenseur de la civilisation chrétienne ou condamné comme un perturbateur illibéral, Viktor Orbán est l'un des hommes politiques européens les plus influents de son époque.

Le dirigeant hongrois, qui fait l’objet de nombreuses controverses, n’a pas seulement redéfini le cours de l’histoire de son propre pays, mais il a également bouleversé la scène politique européenne, s’imposant comme le précurseur d’un mouvement nationaliste, souvent populaire, et conservateur qui s’oppose à l’ordre libéral de l’après-guerre.

Les élections de ce week-end en Hongrie seront bien plus qu’un verdict sur Orbán en tant qu’individu, même si ses défauts personnels pèsent lourdement. Ce sera avant tout un événement historique dont la portée dépasse largement les frontières de ce petit pays d’Europe centrale, s’étendant de la Maison Blanche au Kremlin.

À quelques jours du scrutin, son avenir est en suspens dans une campagne dominée par des allégations de coups bas, d’ingérence étrangère présumée – de Bruxelles à Moscou, en passant par Kiev et Washington – ainsi que de corruption.

Le soutien sans réserve de Donald Trump à sa réélection témoigne de son importance. Le président américain, soutenu par Orbán avant même son premier mandat, a présenté ce dernier et les « partis européens patriotes » comme un rempart civilisationnel pour l’Europe." La suite sur euractiv.fr

Législatives en Hongrie: dans les villages, le parti de Viktor Orban reste favori

"En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban, à la traîne dans les sondages pour l'élection du 12 avril, subit sans doute l'usure inévitable du pouvoir après 16 ans de gouvernement. Mais il reste tout de même très populaire. Son électorat est estimé aujourd'hui à environ 2,5 millions de personnes. Viktor Orban a surtout la cote dans les petites villes de province. Choyés par le dirigeant nationaliste, ces communes et villages sont depuis longtemps un bastion de son parti, le Fidesz. C'est là que se joueront les élections législatives, soulignent les analystes. Dans ces villages, les routes et les conduites d'eau ont été refaites, les bâtiments publics isolés, les bains thermaux rénovés. Le chef du Fidesz a su donner aux Hongrois un sentiment de stabilité et de sécurité. Reportage de notre correspondante à Martonvasar, dans l'une de ces petites communes, à mi-chemin entre Budapest et le lac Balaton." Source et à écouter (2:28) sur rfi.fr

Hongrie : Viktor Orbán en campagne

"Rudy Reichstadt et Tristan Mendès France décryptent et analysent, dans ce nouveau numéro de Complorama comment le Premier ministre hongrois Viktor Orbán utilise le complotisme comme stratégie électorale.

Le 107è numéro de Complorama examine cette semaine la campagne électorale en Hongrie. Le vote a lieu le 12 avril. Viktor Orbán est au pouvoir depuis seize ans. Pour la première fois, les sondages ne lui sont pas favorables.

Un glissement rhétorique

Les cibles traditionnelles, durant la campagne, comme George Soros ou l'Union européenne, ont été remplacées par des accusations d'ingérence ukrainienne orchestrées par Volodymyr Zelensky. Pour Tristan Mendès-France, maître de conférences associé à l'université Paris-Cité, spécialiste des cultures numériques : "Le sujet de l'Ukraine est évidemment central dans la communication politique d'Orban depuis au moins le début du conflit avec la Russie" ajoutant qu'Orban a une "proximité idéologique avec Poutine".

Durant cette campagne, le paradoxe de l'ingérence est atteint avec la venue du vice-président américain. J.D. Vance dénonce d'un côté "l'ingérence ukrainienne dans les élections, à la fois aux États-Unis et en Hongrie" mais pour Tristan Mendès-France le plus extraordinaire reste l'explication du 7 avril à Budapest Ouverture dans un nouvel onglet, lorsque Vance dit "explicitement avoir été envoyé par Trump pour dénoncer une supposée ingérence de Bruxelles tout en appelant explicitement à la réélection d'Orban"." La suite et à écouter (22mn) sur radiofrance.fr

Elections hongroises: l'ambassadeur américain auprès de l'UE conteste toute ingérence de Trump et de Vance

"L'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne a contesté jeudi toute ingérence de Donald Trump et de son vice-président JD Vance dans les élections en Hongrie, en dépit de leur soutien appuyé au Premier ministre nationaliste sortant Viktor Orban.

S'exprimant deux jours après le déplacement de JD Vance à Budapest aux côtés d'Orban, le diplomate américain Andrew Puzder a reconnu que l'administration Trump avait "très clairement" affiché son soutien au chef du gouvernement hongrois.

Pour autant, l'ambassadeur ne "pense pas que les actions du vice-président ou du président aient constitué une ingérence dans les élections hongroises".

Car le vice-président Vance a "pris soin de ne pas être coercitif, de ne pas proférer de menaces économiques ni d'adopter des comportements susceptibles d'être perçus comme coercitifs", a affirmé Andrew Puzder lors d'un entretien accordé à l'AFP à Bruxelles." La suite sur tv5monde.com

"Ça n'est pas notre guerre" : en Hongrie, Viktor Orban fait de l'Ukraine un bouc émissaire à l'approche des élections législatives

"A la traîne dans les sondages, le Premier ministre sortant attaque sans cesse l'Ukraine de Volodymyr Zelensky, mais aussi l'Union européenne, dans ses prises de parole. Une stratégie qui crée un climat anxiogène, à l'approche d'un scrutin crucial.

En Hongrie, impossible de lui échapper. Le visage de Volodymyr Zelensky est placardé partout dans le pays, des rues les plus passantes aux routes les plus reculées. On pourrait presque croire que le président ukrainien, dont le pays est en guerre avec la Russie depuis plus de quatre ans, est candidat aux élections législatives prévues dimanche 12 avril. Sur certaines affiches, son portrait est accolé à celui de l'eurodéputé Péter Magyar, leader du parti d'opposition conservateur Tisza, qui affronte le Premier ministre populiste sortant Viktor Orban. Sur les panneaux, le montage est accompagné du message "Ils sont dangereux" et d'un appel à voter pour Fidesz, le parti d'extrême droite au pouvoir.

La manœuvre peut paraître grossière, mais elle symbolise la stratégie adoptée par le chef du gouvernement, à la traîne dans les sondages. Alors que Péter Magyar recueille près de 50% des intentions de vote, Viktor Orban plafonne à 39%, selon l'agrégateur de sondages de Politico(Nouvelle fenêtre). Le dirigeant eurosceptique, qui s'est rapproché de Moscou ces dernières années, n'a de cesse d'attaquer le gouvernement ukrainien. La tension entre les deux voisins s'est accentuée depuis l'arrêt des livraisons de pétrole russe via l'oléoduc Droujba, qui transite par l'Ukraine. Kiev affirme que l'ouvrage a été endommagé fin janvier par des frappes russes. Budapest l'accuse de retarder délibérément les réparations. En représailles, Viktor Orban est allé jusqu'à bloquer, en mars, un prêt de 90 milliards d'euros, capital pour Kiev, au grand dam des autres Etats membres de l'Union européenne." La suite sur franceinfo.fr

"Changer le cours de la guerre en Ukraine": qui est Peter Magyar, le rival de Viktor Orban aux législatives en Hongrie?

"En vue des législatives en Hongrie de ce dimanche 12 avril, le candidat conservateur Peter Magyar veut démanteler "brique par brique" la politique de son ancien allié, le Premier ministre Viktor Orban. "S’il est élu, il pourrait permettre à l'Ukraine de toucher l’aide européenne bloquée par le Premier ministre hongrois", explique Catherine Horel, historienne spécialiste de la Hongrie, à TV5MONDE.

Un slogan rythme la campagne de Peter Magyar: “La Hongrie aux Hongrois”. En deux ans, il s’est imposé comme un opposant coriace et crédible au Premier ministre nationaliste Viktor Orban, aux prochaines élections législatives prévues le 12 avril.

Il est membre du parti d'opposition, Tisza, depuis son départ en 2024 du Fidesz, le parti de Viktor Orban, indéboulonnable depuis 16 ans. "Il a senti le vent tourner lors des dernières élections municipales, il y a deux ans", explique Catherine Horel, historienne spécialiste de la Hongrie. Le Fidesz a perdu de nombreuses grandes villes lors de ce scrutin." La suite sur tv5monde.com

jeudi 9 avril 2026

Lauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine 2023 : « Je suis tout simplement passionnée par la recherche »

La scientifique Katalin Karikó est colauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine 2023. Photo : vilcek.org.

"Le succès du Dr Katalin Karikó, colauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine 2023, est le fruit d'efforts inlassables et d'un engagement sans faille envers la voie qu'elle a choisie.

La scientifique Katalin Karikó est reconnue pour ses recherches sur l'ARNm, fondement de la technologie vaccinale moderne. Malgré de nombreux obstacles rencontrés au cours de sa carrière, sa persévérance lui a permis de démontrer le potentiel de l'ARNm en médecine. Les travaux de Karikó ont contribué de manière significative au développement du vaccin contre la COVID-19, ayant un impact considérable sur la santé mondiale et confirmant l'importance d'une recherche scientifique continue.

Le succès, c'est la joie de résoudre des problèmes en laboratoire.

Dans une interview accordée au prix Nobel, Karikó a déclaré : « Je veux simplement faire de la recherche, pas recevoir de prix. » Cette affirmation reflète parfaitement son état d'esprit : un dévouement à la recherche scientifique, en particulier à l'étude de l'ARNm, plutôt qu'à la gloire ou aux récompenses. Pendant des décennies, elle a travaillé discrètement, essuyant d'innombrables refus et coupes budgétaires, mais elle a persévéré dans sa passion pour la science.

Tout au long de sa carrière, Karikó a défini le succès par la joie de résoudre des problèmes en laboratoire, et non par la recherche de reconnaissance. Malgré un licenciement (en 1995) et des financements limités pour ses recherches sur l'ARNm pendant des décennies, sa passion pour la découverte scientifique l'a toujours motivée." La suite sur vietnam.vn

Dans la Hongrie d'Orban, farouchement anti-immigration mais dépendante des travailleurs étrangers

"Hostile à l’immigration, la Hongrie de Viktor Orban fait pourtant de plus en plus appel à des travailleurs étrangers pour faire tourner son économie. Une présence de plus en plus visible et un équilibre politique délicat qui ont relégué le sujet au second plan dans la campagne des élections législatives du 12 avril 2026.

Sac isotherme fluo aux couleurs de Wolt ou Foodora sur le dos, les livreurs à vélo ont envahi les rues de Budapest. À l'image des autres grandes villes, beaucoup sont étrangers, comme ce jeune Bangladais, qui travaille deux ou trois jours par semaine à côté de ses études d’économie. « Franchement, je suis très content », assure-t-il, montrant la batterie de son vélo pour nuancer l'image d'un boulot pénible. « Je me sens en sécurité », ajoute-t-il, en évoquant son expérience en Italie, avant de filer le long du Danube. 

Si cette présence surprend davantage ici qu'ailleurs, c’est qu’elle contraste avec l’image d’un pays qui a fait de sa ligne anti-immigration l’un des piliers du pouvoir de Viktor Orban. 

Depuis la crise migratoire de 2015, le gouvernement hongrois a construit une politique parmi les plus restrictives d’Europe : barrière à la frontière sud, refus des quotas européens et droit d’asile quasiment réduit à néant, ce qui lui vaut une condamnation par la justice européenne depuis juin 2024 à payer une somme forfaitaire de 200 millions d’euros et à une astreinte d'un million d’euros par jour de retard pour non application de la politique commune de l’Union en matière de protection internationale. Entre-temps, la Commission européenne a activé une procédure permettant de déduire directement l’amende des fonds européens destinés à la Hongrie, faute de paiement." La suite sur rfi.fr

Elections en Hongrie : le pari russe de Viktor Orban peut-il payer ?

"La Hongrie de Viktor Orban n'a fait qu'augmenter ses importations de pétrole russe depuis l'invasion de l'Ukraine, à contre-courant du reste de l'Union européenne. Une stratégie de plus en plus risquée.

Il le présente comme l'un des piliers de son système. Va-t-il disparaître avec lui ? L'importation d'hydrocarbures russes par la Hongrie, défendue par son Premier ministre Viktor Orban, est sous le feu des sanctions américaines et des politiques d'embargo européennes. A quelques jours d'élections cruciales où le camp gouvernemental pourrait perdre le pouvoir, cette stratégie assumée a un avenir incertain.

A contre-courant des tendances européennes, la dépendance de la Hongrie aux hydrocarbures russes s'est accentuée après 2022. Les livraisons de pétrole se font désormais à 90 % par l'oléoduc Droujba. Endommagé sur le territoire ukrainien par une frappe russe, il ne fonctionne plus depuis janvier et Budapest évoque un risque de pénurie." La suite sur lesechos.fr

Découvrir "Budapest" avec Nina Yargekov


"L'écrivaine franco-hongroise publie un guide subjectif, affectif et politique de la capitale hongroise en forme de livre dont vous êtes le héros. Un livre tendre et amer, dont la forme, à la fois libre et contraignante, agit dans le fond comme la ville qu'il décrit. 

Ce matin, une promenade à Budapest. Dit comme ça, ça paraît sympathique et anodin : l’écrivaine Nina Yargekov nous propose un jeu de piste dans la capitale hongroise, intitulé sobrement Budapest et publié aux éditions L’Arbre qui marche. Sauf que la promenade n’est pas seulement de santé : voici un récit original et performatif qui plonge le lecteur dans une ville en tension, une ville aimée et honnie à la fois, une ville où le pouvoir déplace des statues et tente d’interdire des manifestations. Bref une ville où le patrimoine ne dort pas, alors que cette semaine, Viktor Orbán joue son avenir politique, à la veille de législatives que son parti national-conservateur pourrait bien perdre, et alors que le vice-président JD Vance en personne a fait le déplacement exprès pour soutenir le principal allié européen de l’administration Trump.

Nina Yargekov vit à Budapest, elle est franco-hongroise, et l’autrice de plusieurs romans, dont Double Nationalité qui avait connu un certain succès il y a dix ans. Elle chronique volontiers et avec virulence la vie politique de la Hongrie sous Viktor Orbán, et la difficulté qu’il existe désormais d’aimer son pays, et d’aimer sa ville. Cette difficulté, elle est au cœur du livre, qui se présente à la fois comme un guide, et un livre dont vous êtes le héros. Au seuil de Budapest, vous êtes en Suisse - oui. Une vieille Hongroise, qui a quitté son pays pendant la révolution de 1956, et chez qui vous passez des vacances solitaires et paisibles nous confie une mission : se rendre à Budapest pour rencontrer et tenter de consoler son petit neveu, Rolli, en proie à la déprime, cette fameuse mélancolie qui brouille l’esprit de tous ceux qui aiment la Hongrie tout en la détestant. Pour cela vous serez muni d’un bocal en verre qui contient - votre hôte vous l’assure -de l’air de 1956. Mais surtout, vous aurez pour vous la découverte d’une ville formidable, et votre enthousiasme nécessairement guérira le petit neveu de sa dépression. Vous doutez, mais vous partez, trouvez un airbnb en plein centre, rencontrez Anna, une bonne amie de Rolli, explorez avec elle la ville, avant de - enfin - vous atteler au cœur de votre mission." La suite et à écouter (3min) sur radiofrance.fr

« Le centre névralgique de l'internationale d'extrême droite » : pourquoi J. D. Vance est en Hongrie pour soutenir Viktor Orban

"Le vice-président américain est venu soutenir le Premier ministre ultraconservateur hongrois à quelques jours d'élections législatives au résultat incertain, mettant en lumière le rôle central de la Hongrie dans l'internationale Maga.

C'est une visite qui montre à quel point la Hongrie compte pour Donald Trump. Malgré la taille modeste du pays - moins de 10 millions d'habitants -, le chef de l'Etat américain a envoyé à Budapest son vice-président, J. D. Vance, pour soutenir le Premier ministre Viktor Orban à quelques jours d'un scrutin crucial pour la Hongrie et pour l'Europe.

Pour la première fois depuis seize ans, le chef du gouvernement hongrois, qui se qualifie lui-même « d'illibéral », est en sérieuse difficulté : la plupart des sondages indépendants le donnent perdant lors des législatives de dimanche, face à son opposant Peter Magyar.

Arrivé en Hongrie ce mardi, J. D. Vance a donné une conférence de presse aux côtés de Viktor Orban, au cours de laquelle aucune question gênante n'a été posée. Le vice-président américain a dit vouloir envoyer « un signal aux bureaucrates de Bruxelles ». Il a dénoncé « l'interférence », « vraiment honteuse », de l'Union européenne dans la campagne électorale hongroise." La suite sur lesechos.fr

Législatives en Hongrie : un système taillé sur mesure pour avantager le camp Orban

"Malgré une confortable avance dans les sondages, le parti Tisza de Peter Magyar est loin d’être assuré de décrocher une majorité parlementaire aux élections législatives de dimanche en Hongrie. En cause, un système électoral très favorable au Fidesz de Viktor Orban et des institutions qui roulent pour le camp du Premier ministre sortant.

Vu de l'extérieur, on pourrait croire que la partie est jouée : largement devancé dans les sondages par l'eurodéputé et leader du parti Tisza, Peter Magyar, le Premier ministre sortant, Viktor Orban, semble devoir s'incliner, dimanche 12 avril, lors des élections législatives hongroises. Mais si le dirigeant populiste et nationaliste, indéboulonnable depuis 16 ans, est clairement en mauvaise posture, il dispose aussi d'un certain nombre d'atouts qui rendent les résultats des urnes plus incertains qu'il n'y paraît.

À commencer par un système électoral mixte taillé sur mesure pour avantager le Fidesz. Dès 2011, fort d'une majorité des deux tiers, Viktor Orban a fait adopter une loi contestée réduisant le nombre de députés siégeant au Parlement, ainsi qu'un redécoupage des circonscriptions destiné à maximiser les chances du camp conservateur." La suite sur france24.com

mercredi 8 avril 2026

L’estimation des mandats de Medián annonce une victoire à deux tiers pour Tisza

"Le dynamisme des dernières semaines de campagne a probablement favorisé Magyar Péter et ses proches. Selon l’estimation des mandats établie par Medián, le parti Tisza pourrait en effet disposer de 138 à 143 députés à l’Assemblée nationale, soit une nette majorité des deux tiers.
Medián a réalisé ce calcul des mandats à partir de ses cinq dernières enquêtes représentatives. Selon cette estimation, Tisza peut compter sur 138 à 143 sièges, ce qui projette une nette majorité des deux tiers, tandis que le Fidesz n’obtiendrait que 49 à 55 sièges de députés. D’après Medián, le parti Mi Hazánk entrerait probablement au parlement, avec 5 ou 6 mandats possibles." Source : median.hu

Prochaine rencontre des Mardis hongrois de Paris le 14 avril 2026 à partir de 20 h au Café Le Zimmer

 Prochaine rencontre

le mardi 14 avril 2026
à partir de 20 h
au café Le Zimmer
1, place du Châtelet 75001 Paris
Métro : Châtelet
 

A legközelebbi összejövetel
2026 április 14.-én este 8-kor kezdődik
a Le Zimmer kávéházban
1, place du Châtelet 75001 Paris
Métro : Châtelet
Facebook esemény





 

« Je suis à votre service » : l'édifiant coup de fil de Viktor Orban à Vladimir Poutine

"L'agence Bloomberg a publié ce mardi la retranscription d'une conversation téléphonique entre le président russe et le Premier ministre hongrois. Un échange bref venant confirmer la forte complicité qui existe entre les deux dirigeants - mais aussi avec Donald Trump.

L'agence Bloomberg a publié ce mardi la retranscription d'une conversation téléphonique datant du 17 octobre 2025 entre Vladimir Poutine et le Premier ministre hongrois, Viktor Orban. Ce dernier offre ses services au président russe pour l'organisation d'un sommet à Budapest destiné à régler la guerre en Ukraine - une rencontre qui n'a finalement pas eu lieu.

Cette brève conversation vient surtout confirmer, s'il en était besoin, la complicité qui existe entre les deux dirigeants - mais aussi avec Donald Trump, qui apparaît comme fortement impliqué dans l'organisation du sommet. Elle montre également que le soutien de la Hongrie au Kremlin est une politique qui vient du plus haut niveau du gouvernement hongrois.

Les liens entre les deux pays font l'objet d'une attention particulière, alors que les Hongrois s'apprêtent à voter ce dimanche. Les sondages indiquent que Viktor Orban, le plus proche allié de Vladimir Poutine au sein de l'Union européenne, pourrait perdre le scrutin après seize ans au pouvoir. La Hongrie s'est opposée à l'aide à l'Ukraine, tandis que la campagne électorale du Premier ministre dépeint le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, comme un ennemi de l'Etat.

Nous publions ci-dessous l'intégralité de la conversation." La suite sur lesechos.fr

« Le centre névralgique de l'internationale d'extrême droite » : pourquoi J. D. Vance est en Hongrie pour soutenir Viktor Orban

"Le vice-président américain est venu soutenir le Premier ministre ultraconservateur hongrois à quelques jours d'élections législatives au résultat incertain, mettant en lumière le rôle central de la Hongrie dans l'internationale Maga.

C'est une visite qui montre à quel point la Hongrie compte pour Donald Trump. Malgré la taille modeste du pays - moins de 10 millions d'habitants -, le chef de l'Etat américain a envoyé à Budapest son vice-président, J. D. Vance, pour soutenir le Premier ministre Viktor Orban à quelques jours d'un scrutin crucial pour la Hongrie et pour l'Europe.

Pour la première fois depuis seize ans, le chef du gouvernement hongrois, qui se qualifie lui-même « d'illibéral », est en sérieuse difficulté : la plupart des sondages indépendants le donnent perdant lors des législatives de dimanche, face à son opposant Peter Magyar.

Arrivé en Hongrie ce mardi, J. D. Vance a donné une conférence de presse aux côtés de Viktor Orban, au cours de laquelle aucune question gênante n'a été posée. Le vice-président américain a dit vouloir envoyer « un signal aux bureaucrates de Bruxelles ». Il a dénoncé « l'interférence », « vraiment honteuse », de l'Union européenne dans la campagne électorale hongroise." La suite sur lesechos.fr

En Hongrie, J. D. Vance vante les mérites de Viktor Orban à l’approche des législatives

"Le vice-président américain s’est rendu à Budapest mardi, à quelques jours d’élections législatives pour lesquelles le premier ministre nationaliste hongrois est en mauvaise posture. Il a dénoncé les « interférences » de Bruxelles, qui essaie de « détruire l’économie » de ce pays d’Europe centrale.

Le vice-président américain, J. D. Vance, a vanté, mardi 7 avril, les mérites du premier ministre hongrois, Viktor Orban, face à ce qu’il a dénoncé comme des « interférences » de Bruxelles, à quelques jours d’élections législatives pour lesquelles le dirigeant nationaliste est en mauvaise posture.

« Je voulais vraiment envoyer un signal à tout le monde, en particulier aux bureaucrates de Bruxelles, qui ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour maintenir le peuple hongrois sous pression parce qu’ils n’aiment pas le dirigeant qui, lui, s’est réellement levé pour défendre le peuple de Hongrie », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe à Budapest avec Viktor Orban, qu’il a présenté comme son « bon ami » lundi soir, avant de prendre l’avion.

Selon M. Vance, la campagne électorale en Hongrie constitue « l’un des pires exemples d’interférence jamais vu », et les « bureaucrates de Bruxelles » ont essayé de « détruire l’économie » de ce pays « parce qu’ils détestent ce gars »." La suite sur lemonde.fr

Ákos Dudich, militant et candidat Tisza : « J’ai cessé de croire en Viktor Orbán »

"Électeur déçu du Fidesz, Ákos Dudich était devenu « apolitique et apathique ». Au moment où Péter Magyar est sorti de l’ombre, au début de l’année 2024, « j’ai été comme électrisé », raconte cet éditeur et traducteur de livres, candidat sur la liste nationale Tisza aux élections législatives du 12 avril 2026. Témoignage.

Je suis né en 1975 dans une famille catholique et profondément anticommuniste, donc le changement de régime de 1989 m’a frappé avec l’ardeur révolutionnaire caractéristique de ma génération. Nous admirions alors le jeune Viktor Orbán, qui, sur la place des Héros, exigeait le retrait des troupes russes stationnées en Hongrie, criant : « Ruszkik haza ! » (« Russes, rentrez chez vous ! »).

Avec le temps, nous avons réalisé que le Forum des démocrates hongrois (MDF), le Parti socialiste hongrois (MSZP) et l’Alliance des démocrates libres (SZDSZ) n’avaient mené qu’une transition partielle. Les comptes n’avaient pas été soldés, il n’y avait pas eu de véritable catharsis et notre pays est devenu, à l’image du Far West, un « Far East » chaotique. Seul le Fidesz inspirait confiance, ce parti étant le plus proche des jeunes qui désiraient un changement réel." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

mardi 7 avril 2026

La jeune fille folle de son âme - La parole errante - Jeudi 30 avril 2026 à 20h30


La Parole Errante 9 Rue Francois Debergue 93100 Montreuil

Prochaine date de notre performance théâtrale!
La jeune fille folle de son âme confronte la passion amoureuse vécue par deux jeunes amants, Carine et Frédéric, à un monde érotique et matériel. Notre création questionne cette dualité apparente en proposant un parcours initiatique entre lumières et ténèbres, éternité et chaos.
D’après Fernand Crommelynck
Avec Julien Bertaud, Deáky Szandra, Marine Lefèvre , Baptiste Rivier et Nathalie Vidaillac
Composition musicale: Fred Marty
Mise en scène : Gabrielle Fabre
©photo : @Fabienne Carreirra

Tarification libre en liquide sur place ou sur le lien HelloAsso

Guerre en Ukraine : Viktor Orban a proposé à Vladimir Poutine d’être la «souris» du «lion» russe pour résoudre le conflit

"Selon la transcription de l’échange consultée par Bloomberg, qui a duré une quinzaine de minutes, «aider la Russie est une politique décidée au plus haut niveau du gouvernement» hongrois.

La morale du Lion et la souris écrite par le fabuliste grec Ésope (VII-VIe siècles avant J-C) veut que l’on a toujours besoin d’un plus petit que soi. Selon le média en ligne américain Bloomberg, le premier ministre hongrois Viktor Orban a proposé au président russe Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique le 17 octobre dernier, d’être sa «souris» dans le règlement de la guerre en Ukraine.

«Notre amitié a atteint un tel niveau que je peux aider de n’importe quelle manière, a déclaré Viktor Orban, selon une transcription hongroise de l’appel examinée par Bloomberg. En toute matière où je peux être utile, je suis à votre service.» Lors de l’entretien, le premier ministre hongrois aurait, pour illustrer son propos, cité la fable d’Ésope au maître du Kremlin. «La remarque a fait rire Poutine, montre la transcription. Les porte-parole d’Orban et de Poutine n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaire envoyées par courriel», rapporte Bloomberg." La suite sur lefigaro.fr 

A Hunt For Hedgehogs - Sünvadászat - Un film de Mihály Schwechtje Vendredi 10 avril 2026 à 18h30 Cinéma Pathé les Fauvettes

« A Hunt For Hedgehogs » de Mihály Schwechtje

Cinéma Pathé les Fauvettes 58 avenue des Gobelins, Paris, 75013)

Bogi, jeune étudiante en chant lyrique de l’Université de musique Franz-Liszt de Budapest, gagne sa vie en gardant les enfants de son cousin Tamás, dont le mariage bat de l’aile. Le jour de son examen final, sous pression et complètement dépassée, tiraillée entre ses études et ses obligations familiales, elle commet une erreur qui peut s’avérer fatale.

Fiction, Hongrie, 2024, 96’, C, VOSTF/A
Scénario: Mihály Schwechtje, Panni Szurdi
Avec Beatrix Trill, Csaba Polgár, Dorottya Mari, Andrea Fullajtár et Juli Jakab

Mihály Schwechtje est un réalisateur et dramaturge hongrois. Il réalise son premier long métrage en 2018, Hope You’ll Die Next Time (Remélem legközelebb sikerül meghalnod :-). Il remporte le prix du Meilleur film jeunesse à Tallinn. A Hunt For Hedgehogs (Sünvadászat) est son deuxième long métrage de fiction. Parallèlement à sa carrière de réalisateur, Schwechtje enseigne à l’Université des arts du théâtre et du cinéma de Budapest et occupe dès 2023 le poste de directeur d’études à la Metropolitan Film University de Budapest. Titulaire d’un doctorat en arts, il est maître de conférences au département cinéma de l’université ELTE et membre de la Freeszfe Society. En 2025, il présente sa toute dernière pièce, Pier, à la Jurányi House. 

Législatives en Hongrie : JD Vance en visite à Budapest pour soutenir «son bon ami» Orban

"Le vice-président américain s’est envolé lundi soir pour la Hongrie afin d’y apporter le soutien de Donald Trump à son allié le premier ministre nationaliste Viktor Orban, juste avant des législatives qui s’annoncent très serrées dimanche.

«On y discutera d'un certain nombre de choses ayant trait aux relations entre les États-Unis et la Hongrie. Évidemment, je suis sûr que l'Europe et l'Ukraine et tout le reste sera discuté», a-t-il dit à la presse avant de prendre le départ de la base aérienne Andrews, près de Washington, se disant heureux de rejoindre «son bon ami» Viktor Orban." La suite sur lefigaro.fr 

Hongrie : cinq choses à savoir sur Peter Magyar, l'opposant conservateur qui fait vaciller Viktor Orban

"Longtemps inconnu du grand public, Peter Magyar a connu une ascension fulgurante en entrant dans la vie politique hongroise en 2024.

Ancien membre du Fidesz, le parti de Viktor Orban, il en est désormais le premier adversaire, à quelques jours des élections législatives. 

En à peine deux ans, Peter Magyar est devenu un opposant coriace et crédible à Viktor Orban, indéboulonnable depuis 16 ans. Communicant habile, ce conservateur de 45 ans a promis un changement total, jurant de démanteler "brique par brique" le système politique mis en place par l'actuel Premier ministre nationaliste hongrois, auquel il a pourtant été étroitement lié jusqu'à récemment. Voici cinq choses à savoir sur le chef du parti Tisza, favori des sondages pour les élections législatives ce dimanche 12 avril." La suite sur tf1info.fr

En Hongrie, vent d’inquiétude dans le capitalisme de connivence de Viktor Orban

"Les entreprises qui prospèrent sur les marchés publics depuis l’arrivée au pouvoir du Fidesz, en 2010, voient leurs cours boursiers chuter à l’approche des élections législatives du 12 avril, alors que les sondages indiquent que l’opposant Péter Magyar a une chance de l’emporter.

En plus du pessimisme des instituts de sondage, Viktor Orban doit désormais aussi faire face à celui de la Bourse. Signe que les marchés semblent de plus en plus parier sur une défaite du premier ministre nationaliste hongrois aux élections législatives du dimanche 12 avril, plusieurs entreprises appartenant à des proches du dirigeant subissent de lourdes chutes à la Bourse de Budapest. Et ce, alors qu’à l’approche du scrutin les sondages montrant l’opposant pro-européen et conservateur Péter Magyar largement devant M. Orban se multiplient.

Détenue majoritairement par le fonds d’investissement d’Istvan Tiborcz, le gendre du premier ministre, la Granit Bank a, par exemple, perdu plus de 20 % de sa valeur depuis le début de janvier. Le transporteur routier Waberer’s, également contrôlé indirectement par M. Tiborcz, a chuté de plus de 10 %. Très proche du pouvoir, l’entreprise de télécommunications et de défense 4iG a plongé de plus de 38 %, tandis que la MBH Bank, connue pour avoir fourni le prêt qui a permis à la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, de financer sa campagne pour l’élection présidentielle de 2022, affiche − 12 %." La suite sur lemonde.fr (article payant)

BUDAPEST : Tamás Kádár : « Une expérience 24h/24 pour les fans de musique électronique »

"Le festival Sziget complète sa programmation électro pour le Delta District avec l’annonce de plus de 60 nouveaux artistes de renom.

Le Sziget Festival, l’un des plus grands rendez-vous musicaux d’Europe, a finalisé ce jeudi la programmation de son espace dédié aux musiques électroniques, le Delta District. Avec plus de 60 nouveaux noms, l’affiche nocturne du festival est désormais complète et promet de transformer l’île d’Óbuda en une plaque tournante de la culture électro mondiale du 11 au 15 août 2026.

Le Delta District, cœur de la vie nocturne

Inauguré avec succès l’année dernière, le Delta District s’est rapidement imposé comme un pilier de l’expérience Sziget. Structuré autour d’un triangle de trois scènes – le Yettel Colosseum, la BOLT Night Stage et The Club –, cet espace propose une immersion continue dans un large spectre de sons électroniques, des sets monumentaux des têtes d’affiche aux ambiances plus intimistes des clubs underground. Au total, une centaine d’artistes s’y relaieront." La suite sur presseagence.fr 

Législatives hongroises : des proches de Viktor Orbán accusent Meta d'ingérence

"Un porte-parole de Meta indique de son côté qu’il n’y a aucune restriction sur les comptes du Premier ministre hongrois et qu’aucune publication n’a été supprimée.

Une campagne sur les réseaux sociaux, alléguant que Meta s'ingère dans les élections législatives hongroises du 12 avril, a fait surface ces dernières semaines.

Le scrutin oppose Péter Magyar, chef du parti d'opposition et pro-européen Tisza, au Premier ministre Viktor Orbán, critique de longue date de l'UE.

Dans un post sur X, le commentateur politique libano-australien Mario Nawfal a affirmé que Facebook avait restreint les publications d’Orbán, après qu’une membre du parti Tisza et ancienne employée de Meta eut exhorté ses partisans à "signaler en masse" son contenu." La suite sur euronews.com

Vrai ou faux. Est-il vrai que les politiques natalistes de la Hongrie et de l'Italie ne "marchent pas" ?

"La cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, fait référence dans une vidéo à ces deux pays européens qui ont mis en place des mesures financières visant à stimuler la natalité et où, dit-elle, "on explique aux femmes que ce sera plus compliqué d'avorter", qu'il faut "vraiment faire des enfants".

Quelles sont les politiques publiques qui incitent réellement les femmes seules ou les couples à avoir des enfants ? Dans une vidéo, postée jeudi 2 avril sur les réseaux sociaux, Marine Tondelier, la secrétaire nationale du parti Les Écologistes, a fustigé "les politiques natalistes où on explique aux femmes que ce sera plus compliqué d'avorter, que vraiment il faut faire des enfants, que c'est ça leur rôle dans la vie". Et d'ajouter : "ça ne marche pas". Marine Tondelier, qui a annoncé sa deuxième grossesse lundi 30 mars Ouverture dans un nouvel onglet, répondait ainsi à un chroniqueur des Grandes Gueules de RMC qui lui avait indirectement reproché d'avoir attendu "39 ans pour faire un enfant"." La suite sur radiofrance.fr 

« En Hongrie, les élections du 12 avril ne sont pas seulement une compétition intérieure, mais une partie d’un jeu géopolitique plus vaste »

"L’universitaire hongrois Tibor Dessewffy analyse, dans une tribune au « Monde », les différents scénarios possibles après les élections législatives du 12 avril, un scrutin qui s’annonce serré entre le parti du premier ministre sortant, Viktor Oban, et celui de Péter Magyar, son principal opposant, pro-européen.

Le goulash est le plat emblématique de la Hongrie – mais sa recette est notoirement fluide. Certains jurent par les pommes de terre, d’autres par de petites boulettes, et certains par les deux. Quand la louche plonge dans la marmite, on ne peut jamais savoir ce qui va remonter. Il en va de même pour la politique hongroise.

Les sondages, à l’approche des prochaines élections législatives, oscillent comme si chacun goûtait le même goulash mais en percevait des saveurs totalement différentes. Certains annoncent 20 points d’avance pour le parti d’opposition Tisza de Péter Magyar. D’autres, alliés à Viktor Orban, donnent 10 points d’avance au premier ministre sortant. Cet écart est révélateur en soi. Il reflète un écosystème étrange dans lequel les sondages servent à la fois de stratégie de communication et d’arme politique.

L’incertitude et l’imprévisibilité ne s’arrêtent pas là. Selon [le média d’investigation] VSquare, Vladimir Poutine a chargé une équipe d’agents politiques d’assister la campagne électorale de Viktor Orban. Cette opération serait supervisée par Sergeï Kiriyenko, une figure qui, lors des élections moldaves de 2025, avait été liée à des réseaux d’achat de voix et à des fermes à trolls destinées à en façonner l’issue. Des sources indiquent que l’équipe de Kiriyenko est arrivée en Hongrie avec des passeports diplomatiques et coordonne désormais des activités de manipulation médiatique depuis l’ambassade de Russie.

Si ces informations sont exactes, les élections du 12 avril ne sont pas seulement une compétition intérieure, mais une partie d’un jeu géopolitique plus vaste. Une question essentielle demeure toutefois : que se passerait-il si Viktor Orban perdait ?

La stratégie de Donald Trump

Tout dépendra de la marge. Une victoire étroite de Tisza pourrait déclencher une litanie de tentatives de Fidesz pour entraver ou retarder le transfert de pouvoir. Des accusations de fraude électorale, des recours juridiques et des demandes de recomptage pourraient facilement émerger. Cela semblera sans doute familier. C’était exactement la stratégie utilisée par Donald Trump lorsqu’il tenta d’affirmer à tort que l’élection présidentielle américaine de 2020 lui avait été « volée ». S’ensuivit immédiatement une avalanche de procès visant à renverser les résultats dans des Etats-clés et des tentatives de pression sur des responsables locaux pour modifier les résultats." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Élections en Hongrie: après 16 années sous Orban, une partie de la population aspire au changement

"Dimanche 12 avril, lors des élections législatives en Hongrie, le Premier ministre souverainiste Viktor Orban, du parti Fidesz, briguera un cinquième mandat. Proche de Vladimir Poutine et de Donald Trump, il fait face à une opposition conservatrice incarnée par Péter Magyar, chef du parti Tisza, qui mène la danse dans les sondages. Selon les chiffres, plus de la moitié des Hongrois ne sont pas satisfaits de la situation actuelle. Le vent du changement souffle partout, comme dans le nord-est du pays.

Les élections législatives, très attendues en Hongrie, sont très proches désormais. En fin de semaine, électeurs et électrices se rendront aux urnes. Selon les instituts de sondage, le Tisza de Péter Magyar disposerait d'une avance comprise entre six et seize points sur le Fidesz, le parti de Viktor Orban.

Des projections toutefois à relativiser, dans la mesure où la loi électorale a été conçue au sein du camp du Premier ministre, en poste depuis 2010. Ainsi, même en cas de victoire en nombre de voix, le Tisza pourrait ne pas obtenir la majorité des sièges au Parlement." La suite sur rfi.fr

lundi 6 avril 2026

«Voici comment fonctionne le système Orban»

"Ancien membre du Fidesz, Akos Hadhazy lutte depuis 15 ans en Hongrie contre la corruption systémique sous Viktor Orban. Il redoute que le premier ministre affaibli ne tente par tous les moyens de se maintenir au pouvoir.

Akos Hadhazy est assis dans son bureau du 14ᵉ arrondissement de Budapest, juste en face du parc municipal. Ce quartier, c'est le sien. Dans les rues, on passe devant des affiches à son effigie. Bien qu’il ne fasse pas partie de Tisza, le mouvement d’opposition, il a de bonnes chances de remporter un mandat direct en tant qu’indépendant. Son combat de longue date contre la corruption l’a rendu célèbre dans toute la Hongrie.

Pour la première fois depuis 16 ans, le premier ministre Viktor Orban pourrait perdre les élections. Le «vent du changement» souffle-t-il déjà dans les rues de la capitale?

Akos Hadhazy: Beaucoup sentent qu’un changement se prépare. Mais je ne suis pas aussi optimiste.

«L’opposition a une chance de gagner si le Fidesz renonce à la fraude électorale»
Je crains toutefois que le gouvernement y ait recours ouvertement pendant ou après les élections.

La fraude électorale existe donc bel et bien en Hongrie?
Ce n’est plus une question, c’est un fait. Prenez la machine de propagande: toutes ces affiches dans le pays, qui mettent en scène une «conspiration» entre Ursula von der Leyen, Volodymyr Zelensky et le chef de l’opposition, Peter Magyar. Elles ont été financées avec des millions en argent public. Des campagnes payées par l’Etat au profit d’un parti, c'est déjà une fraude électorale. Par ailleurs, j'ai personnellement été témoin d’achats de voix par le Fidesz." La suite sur watson.ch

Découverte d'explosifs près d'un gazoduc transportant du gaz russe vers la Hongrie

"BUDAPEST/BELGRADE, 5 avril (Reuters) - Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a convoqué dimanche une réunion d'urgence du conseil de défense après la découverte d'explosifs près d'un gazoduc en Serbie qui achemine du gaz russe vers la Hongrie.

Cet incident intervient à un moment politiquement chargé en Hongrie, où, selon les sondages, Viktor Orban pourrait perdre les élections législatives de dimanche prochain (le 12 avril), après 16 années passées au pouvoir.

Viktor Orban a précisé que le président serbe Aleksandar Vucic l'avait informé par téléphone de la découverte d'explosifs près de la ville de Kanjiza, à proximité de la frontière entre la Hongrie et la Serbie.

"Nos unités ont trouvé un explosif d'une puissance dévastatrice", a ajouté Aleksandar Vucic dans un message publié sur Instagram. "J'ai dit au Premier ministre Viktor Orban que nous le tiendrions informé de l'enquête."

Un ancien responsable des services de renseignement hongrois a déclaré à Reuters que des discussions avaient eu lieu ces derniers jours dans les cercles de sécurité hongrois au sujet d'un plan précis visant à mener une opération "sous faux pavillon"contre le gazoduc en Serbie, dans le but d'influencer les élections du 12 avril." La suite sur boursier.com

Proche du pouvoir, cette entreprise hongroise à la croissance fulgurante a vu son action chuter de 50% en 5 mois (le signe que Viktor Orban va perdre les élections, selon les investisseurs)

"Selon Bloomberg, le titre de 4iG a perdu 50% depuis son pic de 2025. Les investisseurs estiment que l'entreprise pourrait perdre ses relations privilégiées avec l'État hongrois en cas de défaite de Viktor Orban le 12 avril prochain.

Viktor Orban vers la sortie? À dix jours des élections législatives en Hongrie, c'est l'opposant à l'actuel Premier ministre, Peter Magyar, qui fait la course en tête dans les sondages.

Si les jeux ne sont pas encore faits, la perspective d'une défaite du dirigeant national-conservateur au pouvoir depuis 16 ans n'a jamais semblé aussi crédible. Y compris aux yeux des investisseurs si l'on se fie à l'évolution de l'action de l'entreprise 4iG, rapporte Bloomberg.

Le titre de ce fleuron hongrois des télécommunications a chuté de 50% depuis son pic atteint en novembre 2025. Et la dégringolade n'a fait que s'accélérer à mesure que se sont multipliés les sondages prédisant une défaite de Viktor Orban. Et pour cause, 4iG est connue pour ses liens avec le pouvoir: c'est principalement grâce aux marchés publics, aux accords passés avec le gouvernement et à la bienveillance de l'État en matière de réglementaire que l'entreprise a vu sa valorisation bondir de 20 millions à 2,3 milliards de dollars en huit ans." La suite sur bfmtv.com

Le chef de la diplomatie hongroise accuse l’Ukraine d’une « tentative d’attentat terroriste » contre le gazoduc Turk Stream

"« Ces dernières semaines, des dizaines de drones ont attaqué en Russie le gazoduc Turk Stream, qui alimente la Hongrie. Et dans cette série d’attaques s’inscrit également la tentative d’attentat et de sabotage déjouée par les Serbes », a estimé le ministre des affaires étrangères hongrois, Péter Szijjarto, dans une vidéo sur Facebook enregistrée, dimanche, à la sortie du conseil de défense convoqué par Viktor Orban.

Il a ajouté que, lors du conseil de défense, le premier ministre hongrois avait « ordonné que la section hongroise du gazoduc Turk Stream soit placée sous protection militaire ». La Russie, la Turquie et la Serbie sont d’accord pour « renforcer la protection physique du pipeline », a-t-il annoncé, précisant qu’il avait appelé les ministres de l’énergie des pays concernés.

Il a ainsi dénoncé une « tentative d’attentat terroriste », qui « s’inscrit dans une série d’actions visant à empêcher l’acheminement du pétrole et du gaz russes vers l’Europe » et constitue une « attaque grave » contre la souveraineté de son pays. Dimanche matin, la Serbie avait annoncé la découverte d’explosifs à proximité du gazoduc Balkan Stream, prolongement de Turk Stream qui passe sous la mer Noire, et destiné à transporter le gaz russe vers la Serbie et la Hongrie." Source : lemonde.fr

En Hongrie, la vague citoyenne de Tisza «déferle» à l’approche des élections

"Ils sont plusieurs à croire à une victoire du principal opposant à Viktor Orbán, au pouvoir depuis 16 ans.

À l’approche des législatives du 12 avril en Hongrie, les partisans de Peter Magyar à Jaszfenyszaru, dans le centre du pays, veulent croire à la victoire de leur champion face au premier ministre nationaliste Viktor Orbán omniprésent dans les médias.

Scène inimaginable il y a encore quelques mois dans cette ville de 6000 habitants où le Fidesz, la formation du premier ministre nationaliste règne sans partage depuis 16 ans, des militants du parti de l’opposition Tisza tiennent des stands.

« Tisza déferle », lance un cycliste en passant devant eux, dans un jeu de mots avec la rivière du même nom qui parcourt le pays du nord au sud." La suite sur ledevoir.com

Table-ronde : Élections en Hongrie : Viktor Orbán cible l'Ukraine

"Les tensions entre la Hongrie et l'Ukraine se multiplient, et deviennent un sujet de préoccupation majeur pour les Européens. En Hongrie, l'Ukraine est aussi au cœur de la campagne électorale du 12 avril 2026, où Orbán joue son avenir.

Le premier ministre hongrois Viktor Orbán annonçait le 25 mars 2026 son intention de suspendre les livraisons de gaz à l’Ukraine tant que celle-ci n’aurait pas réparé l’oléoduc qui lui permet de recevoir le pétrole russe. Un contentieux de plus dans les relations déjà exécrables entre la Hongrie et l’Ukraine.

De fait, proche de la Russie de Poutine , Viktor Orbán n’a jamais adhéré à la politique de soutien militaire et financier apporté par l’Union européenne à l’Ukraine. Mais le sujet prend une ampleur nouvelle à mesure qu’approchent les élections législatives du 12 avril 2026. Car Orbán et son parti le Fidesz semblent miser sur l’effet repoussoir du soutien européen à l’Ukraine. Un scrutin dont l’enjeu n’est rien moins que l’avenir politique de Viktor Orbán.

Mélanie Chalandon s'entretient avec David Cadier et Jacques Rupnik.

A écouter (35min) sur radiofrance.fr

dimanche 5 avril 2026

Vu d'Europe : quand la démocratie directe devient un instrument politique en Hongrie

"Depuis 2010, le Premier ministre Viktor Orbán a transformé la démocratie directe en un levier politique, utilisant des "consultations nationales" pour renforcer son parti et contrôler le débat public. L’opposition pourrait reconnaître désormais l'utilité de ces outils opaques qui donnent l'apparence d'un large soutien populaire. Elle pourrait aussi les exploiter à son tour, si elle accède au pouvoir lors des élections législatives du 12 avril prochain.

En juin 2025, les Hongrois ont exprimé un verdict apparemment écrasant. Selon le gouvernement, lors de l’exercice " Vote 2025 ", 95 % des participants étaient opposés à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. Pour le Premier ministre Orbán, ce résultat constituait un véritable atout qu’il s’est empressé de présenter à Bruxelles pour soutenir ses efforts visant à bloquer tout soutien supplémentaire de l’UE à Kiev.

Pourtant, en y regardant de plus près, ce "mandat" reposait sur des bases fragiles – il ne provenait pas d’un vote à proprement parler. Il découlait plutôt d’une "consultation nationale", un questionnaire non contraignant qui, selon les experts, sert moins à mesurer l’opinion publique qu’à mobiliser les partisans. Sous l'impulsion d'Orban, cet outil a contribué à éloigner la Hongrie de nombreux principes de la démocratie libérale." La suite sur rtbf.be