Affichage des articles dont le libellé est Extrême-droite. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Extrême-droite. Afficher tous les articles

jeudi 8 octobre 2026

Hongrie : 16 ans d’extrême droite, premiers bilans

"Depuis mai dernier, la Hongrie d’Orban a laissé la place à celle de Magyar, désormais premier ministre. Entre continuité d’une politique peu portée sur la défense des droits et des libertés publiques, et tentative de rupture avec les pratiques de corruption massive dont Orban et ses réseaux ont largement profité, Budapest tente de se frayer un chemin. Lors d’un séjour dans la capitale hongroise cet été, Vivian Petit a rencontré le représentant d’Amnesty International et une dirigeante de la gauche radicale hongroise ; il livre ici un reportage fleuve qui examine la situation politique et les possibilités ouvertes dans la Hongrie post-Orbán. 

Au bord des routes qui séparent l’aéroport Ferenc Liszt du centre de Budapest, les derniers morceaux d’affiches électorales qui n’ont pas été arrachés rappellent la tension qui a accompagné la dernière campagne législative, à l’issue de laquelle l’extrême droite de Viktor Orbán a perdu sa majorité au Parlement. Sur l’un des visuels de soutien au Premier ministre sortant, un montage fait figurer Péter Magyar, le futur vainqueur, aux côtés de Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien était considéré par Orbán et ses partisans comme une figure repoussoir, le symbole de la guerre dans laquelle la Hongrie risquait d’être embarquée si son mouvement, le Fidesz, s’inclinait. En bas des affiches, il est précisé qu’elles ont été éditées par le gouvernement, signe de la confusion entre les moyens de l’État et ceux du clan Orbán qui a caractérisé son exercice du pouvoir." La suite sur hors-serie.net

dimanche 4 octobre 2026

Jets privés, salons VIP des aéroports, frais hôteliers… - Viktor Orbán pas déçu des voyages

"En épluchant les comptes de l'ère Orbán, Péter Magyar et son équipe ont découvert le train de vie princier de l'ancien régime hongrois. Sur ses deux dernières années de « règne », l’extrême droitier Premier ministre aurait dépensé 5,5 millions d'euros pour ses seuls déplacements officiels à l’étranger.

Quatre mois après son installation dans les ministères et les administrations, la nouvelle équipe du Premier ministre hongrois, Péter Magyar, continue d’ouvrir les placards de l’« orbánisme ». Les ministres étudient les dossiers et scrutent les contrats bidon, les appels d’offres truqués et les comptes de leurs prédécesseurs. Et leurs découvertes sur la corruption et le fastueux train de vie de l’ancien régime donnent le vertige. Les chiffres publiés au fil des jours par la presse ou annoncés directement par Magyar correspondent à des milliards de forints (la monnaie hongroise) et à des millions d’euros.

Ainsi, selon l’hebdomadaire « HVG », au cours des deux années ayant précédé sa chute, Orbán aurait dépensé 2 milliards de forints (5,5 millions d’euros) sur les fonds publics pour ses déplacements officiels à l’étranger en jet privé – il en a effectué près de 100 ! –, où il était souvent accompagné d’une grosse délégation qui n’hésitait pas à dépenser des dizaines de millions de forints dans les salons VIP des aéroports. En 2024, lors d’un déplacement à Bakou, en Azerbaïdjan, où ils n’ont passé qu’une nuit, Orbán et sa délégation de 18 personnes ont coûté près de 300 000 euros à l’Etat hongrois, dont 17 000 euros par personne rien qu’en frais hôteliers. En novembre 2025, la visite officielle du Premier ministre extrême-droitier aux Etats-Unis pour rencontrer son ami Trump a coûté plus de 600 000 euros." La suite sur lecanardenchaine.fr (article payant)

lundi 28 septembre 2026

Hongrie : Maja dénonce ses conditions de détention et réaffirme son engagement antifasciste

"Devant la Cour d’appel, Maja, détenu·e en Hongrie, a dénoncé des violences et des traitements humiliants en prison, affirmant notamment avoir été brutalisé·e lors d’une fouille et sanctionné·e disciplinairement sur la base de témoignages qu’iel conteste. Maja a également évoqué les pressions exercées durant la procédure pénale, les conditions de détention et ce qu’iel considère comme des ingérences politiques et des atteintes à l’État de droit.

Dans sa déclaration, Maja a réaffirmé son attachement aux valeurs antifascistes, ainsi qu’à l’écriture, qu’iel présente comme un moyen de résister et de préserver son rapport aux autres. Maja a également exprimé son soutien à Zaid et Gino , deux antifascistes faisant l’objet de procédures d’extradition depuis la France, respectivement vers la Hongrie et l’Allemagne." La suite sur infolibertaire.net

vendredi 25 septembre 2026

Défendre l’antifascisme : pas d’extradition pour Gino - Tribune

"Menacé d’être remis à l’Allemagne après avoir déjà échappé à une extradition vers la Hongrie, l’antifasciste Gino Abazaj risque une très lourde peine de prison pour des échauffourées lors d’un rassemblement de néonazis à Budapest en 2023. Alors que la Cour de cassation doit se prononcer le 30 septembre, les signataires de cette tribune - parmi lesquels l’écrivain Éric Vuillard, la prix Nobel Annie Ernaux, l'actrice Ariane Ascaride ou les cinéastes Robert Guédiguian et Jean-Pierre Dardenne - dénoncent un acharnement judiciaire contre les militants antifascistes et appellent la France à refuser son extradition.

Déclaration commune d’auteur· ices, d’artistes, de scientifiques et de personnalités politiques de France, d’Italie, d’Allemagne, des États-Unis et d’autres pays.

Partout dans le monde, nous assistons à la montée de l’extrême droite. Des partis autoritaires remportent les élections et accèdent au pouvoir. En février 2023, comme depuis plusieurs années, des néonazis de toute l’Europe s’étaient réunis à Budapest pour commémorer la SS.

Les participants défilèrent en uniformes, arborant ouvertement des symboles nazis. Comme chaque année, des antifascistes de plusieurs pays manifestaient contre cet événement.

À la suite d’accrochages et d’agressions en marge de cette commémoration, une vague de mesures répressives transfrontalières à l’encontre des antifascistes a été déclenchée. Ils sont menacés de peines de prison très lourdes, sans aucune commune mesure avec les faits reprochés." La suite sur humanite.fr (article payant)

jeudi 24 septembre 2026

La chute d’Orbán entraîne celle d’un puissant lobby anti-écologie à Bruxelles

"Clap de fin pour le Mathias Corvinus Collegium (MCC) Bruxelles, le laboratoire d’idées réactionnaire et anti-écologique au cœur de l’Union européenne sur lequel Reporterre avait mené l’enquête. Financé par l’ancien directeur politique de Victor Orbán, ce lobby a connu un coup d’arrêt après la défaite de l’ancien premier ministre hongrois lors des élections d’avril 2026.

Depuis 2022, ce groupe de réflexion rassemblait les extrêmes droites d’Europe pour mener la guerre contre les politiques climatiques et imposer un agenda réactionnaire aux institutions européennes. Son directeur Frank Furedi revendiquait ouvertement avoir pour projet de mener une « bataille pour l’hégémonie culturelle », visant à construire une « Europe débarrassée de l’environnementalisme extrême ». Il avait pour cela organisé des conférences avec des figures climatosceptiques." La suite sur reporterre.net

vendredi 18 septembre 2026

« La Hongrie n’est plus le paradis conservateur qu’elle était » : Valentin Behr décrypte les conséquences du démantèlement des think tanks nés sous Viktor Orban

"Directeur adjoint du Centre européen de sociologie et de sciences politique, Valentin Behr décrypte les conséquences du démantèlement des groupes de réflexion et universités nés sous l’ancien premier ministre Viktor Orban. Loin de se limiter à la Hongrie, la décision devrait avoir des répercussions sur toute l’extrême droite mondiale contrainte au redéploiement.

Les think tanks et les établissements d’enseignement montés sous Viktor Orban sont-ils aujourd’hui dépouillés de tous leurs moyens ?

Cette infrastructure de think tank avait été pensée pour servir à la fois de vitrine au gouvernement hongrois, nouer des alliances notamment en direction des États-Unis et rompre l’insularité de la position hongroise dans l’Union européenne mais aussi pour servir de base arrière en cas de défaite électorale. L’écosystème Orban en parlait et le voyait comme une espèce d’« État profond ». Un environnement qui permet de maintenir des financements et des activités de lutte idéologique qui servirait de base arrière pour un retour au pouvoir.

Tout s’est écroulé comme un château de cartes avec l’arrivée de Péter Magyar car les financements étaient certes très généreux..." La suite sur humanite.fr

jeudi 17 septembre 2026

Militants antifascistes menacés d’extradition : « En Hongrie, je ne peux pas m’attendre à un procès devant un tribunal indépendant »

"La justice française étudie mercredi 16 septembre le cas du Syrien Zaid A., réfugié en France et accusé de violences en marge d’un défilé néonazi à Budapest en février 2023. Il est menacé d’extradition vers la Hongrie où il risque, comme d’autres militants et militantes antifascistes avant lui, un procès inéquitable.

C’est un des plus grands rassemblements néonazis d’Europe. Le « Jour de l’honneur », défilé annuel à Budapest en Hongrie, accueille des nostalgiques du IIIe Reich débarqué·es de tout le continent, pour certains armés et vêtus d’uniformes de la Waffen-SS. Il vise à rendre hommage aux soldats allemands et hongrois qui s’opposèrent à l’Armée rouge en 1945." La suite sur mediapart.fr (article payant)

jeudi 20 août 2026

La justice française ordonne la remise à l'Allemagne de "Gino", militant antifasciste albanais

"Rebondissement dans un feuilleton fleuve: la justice française a ordonné mercredi la remise à l'Allemagne du militant antifasciste albanais surnommé "Gino", que la France avait refusé précédemment de remettre à la Hongrie par crainte pour ses droits fondamentaux.

Rexhino Abazaj, alias "Gino", "se pourvoit en cassation", a annoncé à la sortie de l'audience Me Youri Krassoulia, son avocat. Ce conseil dénonce une décision "scandaleuse" de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, compétente en matière de mandat d'arrêt européen.

Le trentenaire est accusé par la Hongrie de violences contre des néonazis qui défilaient à Budapest en février 2023, attaqués à coups de matraques et de marteaux. Il encourt une peine allant jusqu'à 24 ans de prison dans ce pays et jusqu'à 10 ans en Allemagne, des victimes présumées étant de nationalité allemande." La suite sur france24.com

vendredi 31 juillet 2026

L’extrême droite de l’UE crie au scandale, mais la Commission reste insensible au « Purgatoire » magyar

"Les alliés d’Orbán à travers l’Europe ont fait part de leurs inquiétudes quant à la démocratie hongroise après la fin du mandat du président et la perquisition du siège du Fidesz dans le cadre d’une enquête pour corruption, mais la Commission européenne semble globalement favorable au démantèlement de l’opération politique d’Orbán.

Les dirigeants d’extrême droite du groupe Patriotes pour l’Europe expriment de plus en plus leurs inquiétudes quant aux derniers développements politiques en Hongrie, mettant en garde contre un déclin de la démocratie sous le Premier ministre Péter Magyar – mais la Commission européenne reste favorable au gouvernement magyar, qu’elle considère comme pro-européen.

Magyar, qui a évincé son prédécesseur Viktor Orbán lors des élections législatives d’avril, a lancé une campagne politique baptisée « Purgatorium » pour démanteler le système politique d’Orbán et destituer les fonctionnaires nommés par son prédécesseur." La suite sur observatoiredeleurope.com

dimanche 26 juillet 2026

Hongrie - Bal tragique à Budapest : un mort

"Tous les ans, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán réunissait dans le pays les pourfendeurs du « complot bruxellois ». Mais la fête est finie : aux dernières élections, cette maudite Europe a fini par avoir la peau du nationaliste. 

Chaque printemps depuis 2021, la fine fleur de l’extrême droite mondiale accourait à Budapest pour la Conférence d’action politique conservatrice (Conservative Political Action Conference, CPAC). Epicentre de la lutte contre la mondialisation, le wokisme ou la théorie du genre et sanctuaire des valeurs familiales, de la culture chrétienne et de l’identité nationale, la CPAC affirmait mener la ­croisade contre le « grand complot mondial ».

Pour ­l’occasion, Orbán déroulait le tapis rouge à tous les fachos de la planète, venus sur les rives du Danube prêcher la bonne parole auprès de 3 000 participants triés sur le volet. Les médias (hors ceux de propagande) y étaient ­interdits dans la salle, ­décrétée zone « non woke ». Chut, l’ennemi nous écoute ?" La suite sur lecanardenchaine.fr (article payant)

dimanche 19 juillet 2026

En Hongrie, les cercles de réflexion financés par Viktor Orban en voie de démantèlement

"Le gouvernement pro-européen du nouveau premier ministre hongrois, Péter Magyar, a ordonné la fermeture du Mathias Corvinus Collegium et du réseau de think tanks qui a permis à l’ex-chef du gouvernement nationaliste Viktor Orban de diffuser ses idées en Hongrie et à l’étranger.

Dans le hall du Mathias Corvinus Collegium (MCC) de Budapest, un petit autel a été improvisé au milieu des sofas design pour appeler à signer une pétition de soutien. « Contrairement à ce que croit le grand public, le débat n’a jamais été bridé dans cette institution », assure l’une des petites notes colorées rédigées en hongrois. Pendant des années, le MCC fut le navire amiral du réseau de fondations financées par le gouvernement de Viktor Orban, l’ex-premier ministre nationaliste, afin de propager ses idées d’extrême droite en Hongrie et dans tout le monde occidental.

En ce mardi 14 juillet, ce cercle de réflexion, qui sert aussi d’internat d’excellence pour des milliers de jeunes Hongrois, s’attend à fermer ses portes d’un jour à l’autre, sur décision du gouvernement pro-européen de Péter Magyar, largement élu (avec plus de 53 % des voix) le 12 avril.

Les rares personnes qui acceptent de parler ont le moral dans les baskets. « Bien sûr que le MCC était associé étroitement avec le Fidesz [le parti de Viktor Orban] et qu’il y avait un alignement politique très clair, mais j’ai pu aussi y mener des recherches qui n’avaient rien de politique », défend Marco Crivellaro, un philologue italien. S’il avoue n’avoir « aucune information » sur le sort de son contrat expirant en décembre, il assure qu’il « aimerait bien » rester à Budapest." La suite sur lemonde.fr (article payant)

jeudi 16 juillet 2026

Réforme des médias - La télé hongroise zappe les années Orbán

"Péter Magyar, le Premier ministre de Hongrie, continue de démanteler le système de corruption dans les médias longtemps à la solde de l'extrême droitier Viktor Orbán. Il dit vouloir rétablir un service public audiovisuel indépendant et crédible. Orbán, lui, en appelle à une manifestation pour « défendre les valeurs démocratiques ». Interdiction de rire.

Deux mois après son installation dans le fauteuil de Premier ministre de la Hongrie, Péter Magyar continue de démanteler le système de corruption et de propagande mis en place et entretenu durant seize ans par son prédécesseur d’extrême droite, Viktor Orbán. Mardi 7 juillet, après le vote au Parlement d’une nouvelle loi sur les médias privés et publics, l’équipe intérimaire nommée pour diriger le service public audiovisuel a pris une décision radicale.

A 16 heures, le nouveau pédégé a décidé d’interrompre la diffusion de la chaîne d’information M1 en affichant à l’écran un panneau noir où il était écrit : « Les médias publics ne peuvent pas mentir. Nous nous excusons de l’avoir fait pendant de nombreuses années. Les médias publics se transforment actuellement pour devenir indépendants et crédibles. Le service d’information est temporairement suspendu. Restez connectés. » La suite sur lecanardenchaine.fr (article payant)

jeudi 2 juillet 2026

Un ancien mécène du polémiste Erik Tegnér se trouve dans le viseur du gendarme des ingérences étrangères

"Le patron du média identitaire « Frontières », partenaire de CNews, a été rémunéré en 2020 et 2021 par un think tank hongrois proche de Viktor Orbán. Cette structure a récemment été identifiée par les autorités françaises comme partie prenante d’un réseau d’influence étrangère, d’après les informations de « Mediapart ».

Le think tank hongrois qui a rémunéré pendant plusieurs mois en 2020 et 2021 l’actuel directeur du média d’extrême droite Frontières, Erik Tegnér, a récemment été identifié par les autorités françaises comme partie prenante d’un réseau d’influence étrangère, selon un rapport confidentiel dont Mediapart a pris connaissance." La suite sur mediapart.fr (article payant) 

mercredi 1 juillet 2026

« Il agit très clairement pour le compte d’intérêts étrangers » - Le contrat qui prouve qu’Erik Tegnér agissait comme un agent d'influence du pouvoir hongrois

"StreetPress a obtenu le contrat d’Erik Tegnér, directeur du média d’extrême droite Frontières, avec le Danube Institute. Pour 4.200 euros par mois, il devait aider à promouvoir les discours d’Orbán en France, en parallèle du lancement de son média.

C’est un document qui détaille les missions pour un pays étranger confiées au patron d’un média d’extrême droite français. StreetPress s’est procuré le contrat signé le 12 juillet 2021 entre Erik Tegnér et le Danube Institute (DI), un think tank hongrois proche de l’ancien Premier ministre Viktor Orbán, déchu aux dernières élections législatives. Selon ce document, dont l’existence a été révélée l’année dernière par le média Télérama, le fondateur et directeur du média d’extrême droite « Frontières » a été chargé de promouvoir les discours de l’institut en France. Il devait développer ses relais dans les milieux intellectuels et politiques français et favoriser la diffusion de contenus liés à la Hongrie, notamment via des articles dans les médias hexagonaux soigneusement ciblés, comme Le Figaro, Marianne, Le Point ou Valeurs actuelles. Montant de la prestation affiché : 4.200 euros hors taxes par mois." La suite sur streetpress.com 

mardi 30 juin 2026

A Bruxelles, l’avenir en suspens du think tank réactionnaire de Viktor Orban

"Le groupe de réflexion ultraconservateur, qui entend porter le projet de l’« Europe des nations », voit ses financements restreints et ses accès aux institutions suspendus. 

Lors de son lancement en grande pompe, en novembre 2022, son objectif était clair : il devait construire un autre récit que celui qui domine dans la sphère européenne, souvent très fédéraliste, en redonnant le pouvoir aux capitales. Le groupe de réflexion MCC Bruxelles, filiale du très richement doté institut Mathias Corvinus Collegium de Budapest, présidé par Balazs Orban, le directeur politique du leader illibéral hongrois Viktor Orban, s’était installé dans la capitale européenne afin d’« occuper Bruxelles » et d’y défendre la vision populiste développée en Hongrie.

Depuis le 12 avril, son avenir est en question. Après l’élection triomphale de Péter Magyar, Viktor Orban a dû céder son poste de premier ministre. Et son successeur n’a pas fait mystère de son objectif de priver l’institut Mathias Corvinus Collegium des parts d’entreprises nationales – 10 % du géant pétrolier national MOL, par exemple – que le gouvernement Orban lui avait octroyées, notamment pour financer la formation des cadres du parti Fidesz. Une loi, adoptée mardi 23 juin par le Parlement hongrois, ordonne la dissolution des fondations de gestion d’actifs d’intérêt public, dont relève l’institut, et oblige à la rétrocession de ses actifs à l’Etat. MCC Bruxelles, qui touchait ses subsides de MCC Budapest, devrait ainsi voir ses financements asséchés." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Politiques anti-genre : fabriquer l'ennemi, défaire les droits

"Cet événement, programmé dans le cadre de la 31ᵉ Budapest Pride, a analysé la manière dont les régimes illibéraux instrumentalisent les droits.

Intervenants : Valentin Behr, chargé de recherches CNRS (CESSP) ; Andrea Pető, professeure au département d'études de genre de l'Université d'Europe centrale (CEU) ; Viktória Radványi, modératrice (présidente de la Budapest Pride).

Andrea Pető : régime illibéral hongrois et stratégie anti-genre du “retour à avant” 

La politique du genre est extrêmement importante à analyser pour comprendre la “crise des politiques illibérales” selon Andrea Pető. En effet, celle-là représenterait en elle-même tout un “système d’alerte” : la réduction des libertés civiles, et plus précisément des droits des minorités sexuelles et des femmes, serait un symbole d’un affaiblissement démocratique.

Dans son livre, Viktor Orbán's affairs with women, elle montre que cette stratégie hongroise des acteurs illibéraux s'institutionnalise en se fondant sur une pratique discursive de retour aux structures d’ordre “garantissant l’existence de la société”. Les discours se concentrent par exemple sur le rôle reproducteur de la femme comme pilier de la famille hétérosexuelle, et donc sur une stigmatisation d’une vie alternative qui “menacerait l’existence même de la société”. Ce discours se matérialise dans les universités, qui font face à des attaques répétées sur le champ d’étude relié au genre." La suite sur jfb.hu

Peut-on sortir du populisme d'extrême droite? Le cas d'école de la Hongrie

"Alors que la plupart des pays européens voient l’extrême droite s’approcher du pouvoir, la Hongrie a un cycle d’avance. Après seize ans de règne du pro-russe illibéral Viktor Orbán, le nouveau Premier ministre conservateur Péter Magyar a mis en route un «changement de régime». Mais la révolution politique a ses limites.

Rien n’aurait pu arrêter la première Marche des fiertés post-Orbán à Budapest. Pas même les 38°C à l’ombre. Samedi 27 juin 2026, des dizaines de milliers de manifestants ont pu défiler librement, petits drapeaux ou grandes banderoles arc-en-ciel à la main. Un an plus tôt, 200'000 personnes avaient bravé l’interdiction imposée par l’ancien Premier ministre, dont le gouvernement a mené une politique répressive contre les personnes LGBT+.

Après seize ans de règne du populiste illibéral Viktor Orbán, cette Pride est le signal qu’une nouvelle ère vient de s’ouvrir dans ce petit pays très catholique avec l’élection en avril de Péter Magyar. «Je n’ai pas été élu pour simplement changer de gouvernement, mais pour changer de régime», a déclaré au Monde le nouveau dirigeant conservateur." La suite sur heidi.news

jeudi 18 juin 2026

TRIBUNE. Le rétablissement de l’État de droit en Hongrie passe par la fin de la chasse à l’homme contre les antifascistes

"Alors que la justice française doit se prononcer sur leur extradition vers la Hongrie et l’Allemagne, les députés Thomas Portes, Elsa Faucillon, Sandrine Rousseau et Pouria Amirshahi appellent à mettre fin aux poursuites engagées contre deux militants antifascistes du « groupe de Budapest ».

Dans les prochaines semaines, la cour d’appel de Paris choisira ou non de livrer deux militants antifascistes à l’ Allemagne et à la Hongrie : Gino, dont le procès se tiendra ce mercredi 17 juin et Zaid, qui sera fixé sur son sort le 8 juillet prochain.

Gino et Zaid font tous deux partie d’un groupe de dix-huit militants antifascistes qui ont participé à une contre-manifestation à Budapest en février 2023, pour protester contre le défilé annuel du Jour de l’Honneur qui accueille chaque année des nostalgiques du IIIe Reich venus par milliers de toute l’Europe. Viktor Orbàn les a pourchassés 3 ans durant, demandant des extraditions depuis l’Allemagne, l’Italie et la France en disant traquer “la violence d’extrême gauche”." La suite sur regards.fr

Le militant antifasciste Gino réclamé par l’Allemagne sur la base d’une enquête de la police hongroise

"Nouveau rebond dans la tentaculaire affaire dite de Budapest. Ce mercredi 17 juin 2026, la cour d’appel de Paris examine les demandes de la défense de Rexhino Abazaj, dit Gino. Ce militant antifasciste albanais est accusé, avec une quinzaine d’autres personnes, d’avoir agressé des néonazis lors d’un rassemblement d’extrême droite organisé à Budapest en février 2023. Cette vaste procédure policière et judiciaire menée par les autorités hongroises a déclenché une véritable traque des militants antifascistes à travers toute l’Europe.

Fin 2023, la Hongrie avait émis un mandat d’arrêt européen visant Gino, alors réfugié en France. La justice française avait refusé de l’extrader en avril 2025, estimant qu’il risquait de ne pas bénéficier d’un procès équitable et de subir des traitements inhumains en détention. Ce sont désormais les autorités allemandes qui réclament sa remise, au motif que plusieurs des victimes présumées sont de nationalité allemande." La suite sur blast-info.fr

mardi 16 juin 2026

Un think tank pro-Orbán suspendu du registre de transparence européen

“Cette décision constitue une tentative de nous exclure par des moyens bureaucratiques”, a dénoncé le MCC Bruxelles. 

Un think tank de droite lié à l’ancien Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a été suspendu de la base de données de l’UE répertoriant les lobbyistes et les groupes de pression, après avoir été accusé de ne pas avoir publié certaines informations financières, notamment ses sources de financement.

Le secrétariat du registre de transparence de l’UE confirme que MCC Bruxelles a été radié dans un courriel adressé à l’organisme et vu par POLITICO.

Cette décision “pourrait vous priver de la possibilité de […] participer à certaines réunions au sein des institutions de l’UE”." La suite sur politico.eu