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samedi 10 octobre 2026

Souveraineté : le paprika européen menacé par la sécheresse, les ravageurs et la Chine


"Sécheresse record, chenilles ravageuses et poudres importées à bas prix : en Hongrie, les surfaces de paprika ont fondu de près de 90 % depuis 1979. Plusieurs études éclairent ces menaces.

EN BREF

  • En 1979, la Hongrie cultivait 13 029 hectares de paprika, réduits à 1 410 hectares en 2024, avec des sécheresses et canicules aggravant la situation.
  • Le piment Capsicum annuum souffre de la chaleur, avec seulement 18,2 % des fleurs fructifiant à 40 °C, et la noctuelle de la tomate attaque les cultures.
  • Face à la concurrence asiatique, des solutions comme des variétés résistantes et des contrôles d'origine sont explorées pour protéger le paprika hongrois.

À la foire de Kalocsa, dans le sud de la Hongrie, les tresses de piments rouges masquent un recul spectaculaire. En 1979, le pays cultivait 13 029 hectares de paprika, selon les statistiques officielles. En 2024, il n'en restait que 1 410. L'été 2026 fut le plus sec depuis 1901 et le deuxième plus chaud, selon le service météorologique HungaroMet. Sécheresses, canicules, nouveaux ravageurs et poudres bon marché venues de Chine fragilisent la filière. Plusieurs études éclairent ces menaces, sans chiffrer la part de chacune dans ce déclin." La suite sur science-et-vie.com

dimanche 4 octobre 2026

Le paprika, l'or rouge hongrois, fragilisé par le déclin de sa culture et la sécheresse

La cultivatrice Rozsa Benyi pose avec deux sachets de paprika devant son domicile à Homokmegy, dans le sud de la Hongrie, le 19 septembre 2026 © Attila KISBENEDEK / AFP/Archives 

"Kalocsa (Hongrie) (AFP) – Nikoletta Pajsan-Nagy et Laszlo Pajsan ont travaillé d'arrache-pied tout au long de l'été caniculaire qui a frappé l'Europe pour sauver leur plantation de paprika, cet or rouge qui pimente la cuisine hongroise depuis des siècles et s'exporte dans le monde entier. Et, miracle, la récolte a été belle.

"J'étais persuadée que nous allions devoir prendre des petits boulots parce qu'ils allaient brûler", raconte, soulagée, la cultivatrice de 44 ans derrière son étal de piments rouges séchés et d'épices à la foire annuelle de Kalocsa, en septembre. Avec Szeged, cette ville du sud du pays est l'une des deux régions historiques de production bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée (AOP).

Dans l'impossibilité d'irriguer une grande partie de leurs deux hectares et demi de terres en raison de la présence de lignes électriques, le couple a affronté l'été le plus sec jamais enregistré en Hongrie en ameublissant sans relâche la terre autour des plants, raconte-t-elle, se remémorant les journées de 20 heures passées dans les champs." La suite sur france24.com

lundi 17 février 2025

Gastronomie. Le paprika, un trésor hongrois en péril

"La multiplication des phénomènes climatiques extrêmes et la concurrence étrangère menacent l’épice magyare emblématique. Le site hongrois “Telex” raconte la situation dans la région de Szeged, dans le sud du pays, haut lieu de la culture nationale du paprika.

“Les 40 degrés de juillet ont gravement endommagé les cultures de paprika dans la région de Szeged. La quantité et la qualité sont moyennes”, lâche Anita Molnar, gérante de l’exploitation PaprikaMolnar. Les piments à paprika sont récoltés jusqu’à la fin d’octobre si possible. Ils sont ensuite séchés et le résultat se dévoile après la réduction en grains. La firme familiale PaprikaMolnar exerce à Roszke, village à dix kilomètres de Szeged et proche de la frontière avec la Serbie.

La récolte de 2024 était la plus faible de ces dernières années à cause de la chaleur et de la sécheresse, explique la gérante. Le paprika ne peut désormais être cultivé qu’avec l’aide de systèmes d’irrigation, qui augmentent les coûts mais sont nécessaires. La société d’Anita Molnar cultive les piments à paprika sur plus de 1 hectare. En complément, l’entreprise rachète des piments à paprika récoltés à l’automne à une vingtaine d’agriculteurs et à des acheteurs. L’exploitation fabrique les épices dans son petit atelier de séchage et de concassage.

L’entreprise emploie six salariés permanents. Deux stagiaires viennent une à deux fois par semaine. L’automne, quand il y a le plus d’activité, cinq à six saisonniers travaillent aussi sur place. En octobre 2022, la situation était difficile, car l’entreprise payait son gaz treize fois plus cher qu’auparavant. Le tarif est resté à ce niveau pendant un an. Le séchoir étant chauffé au gaz, l’entreprise a dû réduire la voilure à cause de l’explosion des prix, et même stopper la machine.

Beaucoup de travail, peu de bénéfices

Par ailleurs, cette année-là, le nombre d’exploitants et les domaines cultivés ont chuté en Hongrie. Le déclenchement de la guerre en Ukraine a accentué l’incertitude des producteurs, qui ne savaient pas s’il y aurait du gaz pour le séchage. “Un agriculteur âgé, qui vendait son paprika à mon père dans les années 1990, m’a dit qu’il arrêtait les frais”, raconte Molnar. Anita constate que la culture du paprika occupe surtout des individus âgés dans la région de Szeged. Et, vu que leur nombre s’amenuise, son entreprise a dû chercher..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

samedi 1 avril 2023

Le paprika, l'or rouge hongrois


"En Hongrie, de la capitale Budapest à la région de la Puszta, c’est le royaume du paprika. Le pays aux 10 millions d’habitants tire sa réputation culinaire de la production de cette épice à la couleur rouge flamboyante.

Le paprika, bien connu des cuisiniers, agrémente idéalement une viande ou un plat en sauce. En Hongrie, dans la goulash, ragoût traditionnel, ou la soupe de poisson, le halasz leves, l’épice titille bon nombre de papilles.

La fermeture des voies commerciales par les Turcs au XVIe siècle met cette épice sur le devant de la scène. Le paprika devient un élément symbolique de la cuisine hongroise. La région agricole de la Puszta, au sud-est de la capitale hongroise, voit alors pousser sur ses terres le poivron rouge issu d’Amérique du Sud. Sur ce territoire, se niche une terre propice à la culture de cette plante nécessitant un climat sec et aride l’été." La suite sur horizons-journal.fr

mercredi 22 mars 2023

Paprika, l’or rouge de Hongrie | ARTE Regards

"Peter Szabo, 50 ans, est producteur de poivrons en Hongrie. Un sacerdoce, un savoir-faire ancestral et une passion hérités de ses parents et grands-parents qui, avant lui, produisaient l’or rouge du pays. Mais à l’heure du changement climatique, de la concurrence chinoise et de la pénurie de main-d’oeuvre, les petits producteurs hongrois souffrent. Pour résister, Peter n’a qu’une seule arme : la qualité. Car tous les poivrons ne se valent pas. Reportage (Allemagne, 2022, 33mn)." A voir sur youtube.com

vendredi 10 mars 2023

PAPRIKA, CAFÉ, TOKAY & LES TURCS

 

Sous les verrières du Grand Marché de Budapest, les étals forment d’opulentes cornes d’abondance. Poivrons, courgettes, aubergines, concombres, choux, tomates,... nombre de denrées que tâtent les matrones portent des noms turcs…

Central Market Hall Budapest
Özcan Türk

A tout le moins, les Hongrois doivent à l’envahisseur turc ce condiment qui colonise leur cuisine : le paprika !

Et les cafés ? Grâce à Soliman, Budapest les a connus plus d’un siècle avant sa grande soeur Vienne !

Le fameux vin Tokay qui fait briller la Hongrie dans le monde serait entré via la Sublime Porte : l’invasion turque ayant retardé les vendanges, les vignerons se résignèrent aux raisins gâtés par la pourriture noble. Ainsi serait né ce nectar, si populaire." La suite sur turquie-news.com

vendredi 24 mai 2019

Paprika, framboises, lait: l'agriculture hongroise manque de bras

"Dans les serres chauffées par des sources chaudes naturelles près de Szeged, au sud de la Hongrie, le légume le plus produit et le plus consommé du pays, le poivron, utilisé pour produire l'épice paprika, manque de bras pour le cultiver et le récolter.
"En 2013, le taux de chômage en Hongrie était de 14%, aujourd'hui il est de 3,5%. Les autres secteurs ont absorbé la main d'oeuvre. Qui veut venir récolter des légumes? C'est très difficile pour nous", dit Ferenc Ledo, président de l'association Fruitveb réunissant tous les producteurs de fruits et légumes du pays lors d'une visite de journalistes français de l'association de la presse agricole AFJA, à laquelle l'AFP participait.
En Hongrie, le poivron fait partie de la vie: Frais ou en saumure, blanc ou vert, il est sur toutes les tables à chaque repas. Sec et écrasé sous forme de poudre, ou en tube de crème de paprika, "l'or rouge" épice presque chaque plat de la cuisine magyar." La suite sur capital.fr