Le blog de Thomas Szende, professeur à l'INALCO Paris
"Les Hongrois sont appelés aux urnes le 12 avril 2026 pour renouveler
leur Parlement. L’homme fort de Budapest, Viktor Orbán brigue un
cinquième mandat consécutif. Mais cette fois, le porte-bannière du
patriotisme en Europe, est à la traîne dans les sondages indépendants et
fait face à une opposition bien réelle.
« La Hongrie est un asile de fous d'où les médecins
se sont enfuis et où les fous jouent au médecin ou au malade. Dans leur
folie collective, ils font tout pour que les choses empirent encore
davantage. »
László Krasznahorkai, prix Nobel de la littérature, 2025.
Les
Hongrois sont appelés aux urnes le 12 avril 2026 pour renouveler leur
Parlement. L’homme fort de Budapest, Viktor Orbán brigue un cinquième
mandat consécutif. Mais cette fois, le porte-bannière du patriotisme en
Europe et inspiration pour plusieurs leaders autoritaires, est à la
traîne dans les sondages indépendants et fait face à une opposition bien
réelle. Avocat et député européen de 45 ans, Péter Magyar, ex-membre du
sérail, conquiert des pans entiers de l’électorat. Mettra-t-il fin au
règne de Viktor Orbán qui semble n’avoir jamais été aussi fragilisé au
seuil d’une élection ; les espoirs sont immenses dans le camp de
l'opposition. Ce qui se joue à présent à Budapest, semble aller bien
au-delà de la Hongrie, et peut avoir une dimension symbolique.
* * * *
En 2010, après huit années d’opposition, Viktor Orbán met en place un pacte appelé « Système de Coopération Nationale » (Nemzeti Együttműködés Rendszere, en abrégé : NER) : « Le
travail, le foyer, la famille, la santé et l'ordre constituent les
piliers solides du Système de coopération Nationale. Au cours des années
à venir, le Gouvernement des Affaires Nationales […] établira la
primauté du bien commun sur les intérêts privés, la primauté de l'ordre,
sur l'illégalité et l'anarchie. »." La suite sur mediapart.fr