"Un bruit sourd, capable de faire trembler les vitres à plusieurs kilomètres à la ronde, et des boulets de pierre plus lourds qu’un cheval de trait propulsés contre des fortifications vieilles de mille ans. En ce début d’automne, alors que l’actualité scientifique et historique continue de réévaluer les grandes batailles technologiques du passé, il n’est pas inutile de revenir sur l’un des épisodes les plus spectaculaires de l’histoire militaire : la fonte et l’utilisation d’un canon géant lors du siège de Constantinople. Car derrière cette prouesse d’ingénierie médiévale se cache une histoire tragique, celle d’un homme dont le talent a changé le cours de l’Histoire avant de se retourner contre lui.
- L’ingénieur Orban, refusé par Byzance faute de moyens, conçut pour Mehmed II la Basilica, un canon de 8,2 mètres tirant des boulets de 540 kg
- Durant sept semaines de siège, l’artillerie ottomane martela les murailles théodosiennes à raison de sept tirs par jour jusqu’à leur effondrement le 29 mai 1453
- Orban aurait trouvé la mort lorsqu’une de ses propres bombardes explosa sous la pression des tirs répétés, victime de sa création
- Un ingénieur hongrois, une arme jamais vue et un pari fou pour Mehmed II
- Sept semaines de fracas : comment la bombarde d’Orban a réduit les murailles théodosiennes en poussière
- Le vrai ennemi n’était pas byzantin : quand le canon géant se retourne contre ses propres artilleurs
- Gloire éphémère et fin brutale : ce que le destin d’Orban révèle sur les limites de l’artillerie du XVe siècle
L’histoire commence par un refus. En 1452, un ingénieur hongrois nommé Orban se présente à la cour de l’empereur byzantin Constantin XI, convaincu de pouvoir fabriquer des bombardes capables de pulvériser n’importe quelle muraille. Mais Byzance, exsangue financièrement après des siècles de déclin, ne peut tout simplement pas payer un tel projet. Orban essuie donc un refus, et il n’en fallait pas davantage pour qu’il tourne les talons et propose ses services à celui qui allait justement assiéger la cité : le sultan ottoman Mehmed II." La suite sur sciencepost.fr
























