lundi 20 avril 2026

Gábor Zoltán vient présenter son roman "L’Ivresse de la violence" le 30 mai 2026 de 16h20 à 17h20 - Centre Culturel Irlandais

Gabor Zoltan - Photo © DR/Belfond


Centre Culturel Irlandais, 5 Rue des Irlandais, 75005 Paris, France 

Invité par l’Institut Liszt – Centre Culturel Hongrois dans le cadre de La Nuit de la Littérature 2026, Gábor Zoltán vient présenter son roman "L’Ivresse de la violence" (Belfond, 2026) traduit par Thomas Sulmon

À propos de l’événement

Gábor Zoltán discutera de son roman L’ivresse de la violence (Belfond, 2026), sur la scène principale pendant 20 minutes. Il fera ensuite une lecture dans la bibliothèque patrimoniale, puis sera présente à la librairie pour dédicacer ses livres.

Biographie

Gábor Zoltán est né à Budapest en 1960. Il a travaillé comme metteur en scène au théâtre et à la radio, et a également été rédacteur d’émissions radiophoniques. Il a reçu le prix du meilleur auteur débutant de l’année pour son premier recueil de nouvelles. Après cinq ans de recherches, il a écrit son roman, Orgia. Gábor Zoltán a également reçu le Prix Déry pour son oeuvre, l’une des récompenses littéraires les plus importantes et les plus prestigieuses de Hongrie.

À propos de L’Ivresse de la violence

S'appuyant sur des faits historiques réels, porté par le rythme haletant d'une écriture expiatoire, un premier roman stupéfiant, qui dévoile le passé fasciste de la Hongrie et éclaire les montées de l'extrême droite en Europe.

Jusqu'ici, Renner était un petit patron d'usine à Budapest. Profitant de son statut de notable, il avait réussi à se soustraire à ses obligations militaires.

Mais nous sommes en 1944. Les nazis ont laissé la ville aux mains des miliciens des Croix-Fléchées. Ces derniers, ivres de violence et assoiffés de pouvoir, jurent de rendre la Hongrie aux Hongrois. Or Renner est marié à une Juive. Et il a caché de nombreux Juifs de son personnel. La torture et la mort l'attendent.

Sauf que Renner possède un bien précieux dont les miliciens ont grand besoin : son camion.

Commence alors pour Renner, étroitement surveillé par son geôlier Robi, un atroce périple au cœur de la capitale exsangue, un chemin de croix morbide sur les traces des corps martyrisés des victimes des Croix-Fléchées.

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dimanche 19 avril 2026

Ciném'à la Maison – « Hab (Cream) » 19 mai 2026 à 19:30 Lieu: Online


Nous reprenons nos projections de films en ligne !

Le cinéma hongrois a plein de pépites, et on vous les fait découvrir dans notre série "Ciném'à la Maison". Tous les troisièmes mardis du mois à 19h30, on vous propose un film hongrois grâce à l’Institut National Cinématographique de Hongrie (NFI).

Pour voir les films, rejoignez notre groupe Facebook en cliquant ici : Ciném'à la Maison.

Le 19 mai, on vous invite à regarder Hab (Cream), un film de Nóra Lakos.

Hongrie, 2020, 90 min
Réalisatrice : Nóra Lakos
Scénario : Fruzsina Fekete
Directeur de la photographie : Dániel Bálint 

Avec Vica Kerekes, László Mátray, Erik Gyarmati, Emőke Zsigmond, Miklós Bányai

Synopsis

Il existe un test qui, soi-disant, permet de déterminer avec une précision de 99 % si l'on vit réellement avec l'âme sœur. Mais pour Dóra (Vica Kerekes), cela n'a pas suffi : l'homme dont elle est amoureuse à 99 % s'apprête justement à épouser quelqu'un d'autre. La vie peut bien sûr rester douce malgré tout : Dóra est en effet pâtissière, elle adore tout ce qui touche à son métier, elle passe ses journées entre pâtes, mousses et cerises confites – et propose tout cela aux gourmands dans une adorable petite boutique. Mais le paradis des pâtisseries est confronté à un avenir amer : si sa propriétaire ne se procure pas rapidement beaucoup d’argent, elle devra baisser le rideau. Même les meilleurs livres de cuisine n’offrent aucune solution à ce genre de situation, alors Dóra élabore un plan astucieux : elle s’inscrit à un concours destiné aux entreprises familiales et engage un célibataire à l’esprit d’entreprise (László Mátray), qui se fait passer pour son fiancé pendant la campagne pour récolter les millions manquants. Seulement, ce type est un coureur de jupons invétéré. Et pour couronner le tout, il est en plus très beau…
 


Projection gratuite - en hongrois, sous-titrée en anglais

Rejoignez le groupe Facebook "Ciném'à la Maison" pour accéder aux liens des films.
Cliquez ici pour vous inscrire : Ciném'à la Maison

Hongrie: le nouveau Premier ministre Péter Magyar prépare une refonte du paysage médiatique

"Une semaine après la victoire de Péter Magyar en Hongrie, il faut s'attendre à des changements à venir dans le monde des médias et de l'information de cette nouvelle ère post-Orban.

Il fallait entendre, sur la première chaîne de télévision publique mercredi 15 avril 2026, le nouveau Premier ministre hongrois après sa victoire écrasante aux législatives du dimanche 12 avril. Devant une présentatrice qui plongeait le nez dans ses notes, il a comparé la télévision publique de Hongrie à une machine de propagande digne de Goebbels ou de Kim Jong-un. Cela faisait un an et demi qu'il n'avait pas été invité sur cette chaîne, quand bien même il était le chef de l'opposition. Alors, même s'il a écouté les excuses de la présentatrice et assuré qu'il n'avait aucune rancune personnelle, on a bien compris qu'il avait des comptes à régler. Péter Magyar a accusé l'émission qui l'invitait d'avoir colporté de fausses rumeurs à son égard, comme le fait que ses enfants mineurs ne lui parleraient plus, alors qu'ils vivent avec lui.

En réalité, le système de contrôle des médias de Viktor Orban a aussi été une machine à diffamer et à dénigrer. Pour Péter Magyar, c'est un point d'autant plus sensible qu'il est séparé de la mère de ses enfants, qui a été ministre de la Justice d'Orban. Il avait été accusé par cette dernière de violences conjugales après avoir effectué un enregistrement clandestin de son ex-épouse dans une affaire de corruption." La suite sur rfi.fr

Guerre en Ukraine : à quoi vont servir les 90 milliards d’euros de l’UE pour Kiev, bloqués jusque-là par la Hongrie ?

"Le nouveau Premier ministre hongrois, Péter Magyar, a annoncé, mercredi 15 avril, être en faveur du déblocage d’une aide financière de 90 milliards d’euros à l’Ukraine. Le montant de l’aide européenne était bloqué jusque-là par le veto de Viktor Orbán, ancien leader de la Hongrie, qui était ouvertement opposé aux aides en faveur de l’Ukraine.

Ces 90 milliards provenant de l’Union européenne auront mis du temps à arriver, mais Kiev devrait finalement en bénéficier. Avant sa défaite aux élections législatives le 12 avril dernier, l’ex-Premier ministre hongrois Viktor Orbán avait bloqué cette aide européenne, en apposant son veto lors du Conseil européen qui avait réuni les 27 chefs d’État des pays membres en mars dernier.

Les relations entre la Hongrie et l’Ukraine s’étaient particulièrement envenimées, avec des tensions régulières entre Volodymyr Zelensky et Viktor Orbán. Ouvertement pro-Kremlin, Orbán s’opposait à une aide européenne envers l’Ukraine, qu’il accusait de ne pas réparer un oléoduc pourtant frappé par la Russie. Il soupçonnait également Kiev de participer à des blanchiments d’argent et de financer, aux côtés de Bruxelles, le parti d’opposition Tisza." La suite sur ladepeche.fr 

Un des narcotrafiquants les plus recherchés d'Europe arrêté au Mexique

"Le Hongrois de 48 ans, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt dans son pays pour trafic de stupéfiants, dirigeait en Hongrie un groupe criminel organisé, spécialisé dans le trafic de cocaïne et d’ecstasy.

Un Hongrois recherché dans son pays pour trafic de drogue a été arrêté au Mexique, a annoncé le 18 avril le ministère mexicain de la Sécurité, précisant que le suspect figurait sur la liste des dix personnes les plus recherchées en Europe.

«János Balla, alias “Dániel Takács”, considéré comme l'un des dix hommes les plus recherchés d'Europe, a été arrêté», a déclaré sur X Omar García Harfuch, le ministre de la Sécurité publique." La suite sur lefigaro.fr 

Retournement de veste - Après la victoire de Péter Magyar en Hongrie, les médias publics font volte-face

"Après avoir encensé durant des années la politique de Viktor Orbán, les médias d’Etat hongrois ont brusquement changé de ton depuis le scrutin du dimanche 12 avril, tandis que le nouveau Premier ministre promet une refonte totale des chaînes publiques.

Trois jours avant le scrutin du dimanche 12 avril, le journal télévisé de la première chaîne d’Etat hongroise avait décliné, comme à son habitude, les thèmes favoris du gouvernement Orbán. Un long reportage détaillant la menace d’une nouvelle vague migratoire de l’Iran vers l’Europe, puis vingt bonnes minutes à évoquer Péter Magyar qui, assurait la chaîne, risquait de plonger la Hongrie dans la guerre, l’opposant étant une «marionnette de l’Union européenne» qui projetterait d’envoyer les citoyens européens se battre sur le front ukrainien.

Le journal avait alors diffusé un enregistrement audio quasi inaudible du candidat de l’opposition, censé dire : «Il y aura la guerre.» Suit une pluie de commentaires : «L’Europe se prépare à la guerre!» prévenait..." La suite sur liberation.fr (article payant)

samedi 18 avril 2026

La défaite d’Orbán doit plus à l’argent qu’à la conscience, et voici pourquoi c’est important

Teodor Gaspar
Quebécois et Hongrois, l’auteur est diplômé en science politique de l’Université McGill. Ils suit de près la politique hongroise et européenne depuis plus d’une décennie.

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"Ce qui a tout changé s’est construit autour des tables de négociation à Bruxelles et à Strasbourg.

Dans de nombreuses capitales occidentales cette semaine, libéraux, progressistes et démocrates célèbrent la fin de l’emprise de seize ans de Viktor Orbán sur la Hongrie. Les coupes de champagne se lèvent, et il y a toutes les raisons de se réjouir. La leçon qu’on en tire, de façon générale, c’est qu’un chef de l’opposition charismatique, un travail d’organisation acharné et une population enfin à bout de patience face à l’autocratie peuvent venir à bout même des régimes illibéraux les mieux enracinés. Et pas seulement en Hongrie.

Cette lecture n’est pas fausse, à proprement parler. Mais elle est dangereusement incomplète et risque de mener à de mauvaises conclusions.

Viktor Orbán n’a pas perdu parce que les Hongrois se sont lassés de son mode de gouvernement autoritaire. Il n’a pas perdu en raison de son alliance avec Donald Trump — en fait, Péter Magyar, le chef de l’opposition qui l’a renversé, a pris soin d’éviter toute critique significative à l’égard de Trump tout au long de la campagne. Dans un pays où Orbán a passé des années à cultiver une culture politique hostile à l’Occident démocratique, entretenir des liens avec le populiste autoritaire de Washington et jouer dans la cour des grands de la politique internationale n’avait rien d’un boulet électoral." La suite sur ledevoir.com

Péter Magyar a-t-il vraiment « libéré » la Hongrie?

"Ancien du Fidesz, le parti de Viktor Orban, le nouveau premier ministre hongrois n’incarne pas la rupture tant attendue avec son prédécesseur. Élu sur une promesse de lutte contre la corruption et une ligne pro-européenne, il se situe dans le sillage de son ancien mentor sur les plans social, économique et géopolitique.

Viktor Orban a-t-il vraiment perdu les élections ? Sur le papier, l’affaire ne semble pas faire un pli. En poste depuis seize ans, soit quatre mandats successifs, le premier ministre sortant a été défait aux législatives du 12 avril. Le dirigeant, qui paraissait indéboulonnable il y a deux ans à peine, a recueilli 37,86 % des voix contre 53,56 % pour son opposant Péter Magyar. Ce dernier a immédiatement proclamé : « Nous avons libéré la Hongrie ! » Il convient d’interroger la nature même de cette libération alors que Péter Magyar n’est pas tout à fait l’anti-Orban qu’il prétend être.

Ancien cadre du Fidesz, le parti de Viktor Orban, le « phénomène » a rompu avec ce dernier après le scandale de pédocriminalité qui a poussé la présidente Katalin Novák et l’ancienne ministre de la Justice, Judit Varga, l’ex-épouse de Péter Magyar, à la démission en 2024. Créateur du parti Tisza, le libéral et conservateur a pris des allures de « messie » depuis qu’il dénonce la corruption du..." La suite sur humanite.fr (article payant)

Viktor Orban boude son dernier sommet européen après sa défaite électorale

"Viktor Orbán, défait aux élections et sur le point de quitter le pouvoir, ne participera pas au sommet des dirigeants de l'Union européenne prévu la semaine prochaine à Chypre.

Pas de grands adieux à l'UE: le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui entretient des relations très tendues avec Bruxelles, boudera un sommet de dirigeants européens prévu à Chypre la semaine prochaine, et qui aurait pu être son dernier.

Le dirigeant nationaliste a été défait aux élections législatives dimanche, mettant fin à ses 16 ans de règne à la tête de la Hongrie.

Il doit quitter le pouvoir en mai. Et avait donc été invité à une réunion informelle des 27 dirigeants de l'UE, prévue le 23 et 24 avril, à Chypre." La suite sur lalibre.be

Hongrie - Des journalistes du service public réclament une liberté éditoriale après la victoire de Magyar

"Près d'une centaine de journalistes de l'agence de presse nationale hongroise MTI ont exigé le rétablissement immédiat d'une couverture médiatique impartiale en Hongrie après la victoire de Peter Magyar aux élections législatives, montre une lettre obtenue par Reuters.

"Notre objectif est que l'autonomie éditoriale de l'agence de presse nationale soit rétablie", écrivent les journalistes dans une lettre datée du 15 avril et adressée à Anita Altorjai, directrice générale de Duna Médiaszolgáltató Zrt, la holding regroupant les médias publics, et à Daniel Papp, directeur général de MTVA, responsable de la production de contenus.

"C'est à nous qu'il doit revenir de décider quels événements nous couvrons et de déterminer la structure de nos reportages, conformément à nos propres principes professionnels."

Peter Magyar, dont le parti de centre-droit Tisza a remporté une victoire écrasante lors des élections du 12 avril, s'est engagé à suspendre la diffusion des informations par les médias publics jusqu'à ce qu'une couverture médiatique impartiale puisse être garantie." La suite sur boursorama.com

Budapest, le "bastion d’opposition à Orbán" enfin en fête : le témoignage de l’autrice Nina Yargekov

"À l’occasion de la parution de son guide "Budapest" (L’arbre qui marche), l’autrice franco-hongroise Nina Yargekov racontait dans Entrez sans Frapper la joie qui a envahi les rues de la capitale hongroise le soir de l’élection de Péter Magyar en tant que Premier ministre, après des années de résistances des Budapestois au régime de Viktor Orbán.

Le 12 avril 2026, Nina Yargekov voit la capitale hongroise exploser de joie, "après de longues semaines d’attente suspendue, mêlée d’espoirs et d’inquiétudes". Une immense fête, pleine de klaxons, de sourires et de joie, pour célébrer l’élection de Péter Magyar, et surtout la défaite de son adversaire, Viktor Orbán.

Dans la foule, elle distingue des drapeaux troués, un symbole de résistance au pouvoir brandi au même endroit pour la première fois en 1956, lors de l’insurrection du peuple de Budapest contre le régime pro-soviétique, réprimée dans le sang par les chars de Moscou. "En 1956, les gens découpaient le blason soviétique du drapeau hongrois, laissant un trou. Depuis, le drapeau troué est un symbole de libération en Hongrie, de défiance du pouvoir, et de rapprochement avec l’ouest de l’Europe", explique l’autrice franco-hongroise." La suite sur rtbf.be

Après la défaite de Viktor Orbán en Hongrie, « l’histoire est de nouveau ouverte »

"Péter Magyar a brisé le silence autoritaire et a uni une opposition divisée autour d’une promesse crédible de changement politique. La question est maintenant de savoir si une autre voie qu’un retour à l’ordre libéral est possible, pose le sociologue Kristóf Szombati.

Kristóf Szombati est anthropologue et sociologue. Il a participé à la construction du parti écologiste LMP à la fin des années 2000, au moment où la gauche s’effondrait et laissait le terrain aux nationalistes. Il est actuellement chercheur postdoctorant à l’Université Humboldt de Berlin et est auteur de The Revolt of the Provinces: Anti-Gypsyism and Right-Wing Politics in Hungary, une analyse ethnographique et politique de la montée de la droite radicale en zones rurales en Hongrie.

Il y a peu de moments comme celui-ci dans une vie.

Rares sont ceux qui ont la chance d’assister à la défaite d’un autocrate. Plus rares encore sont ceux qui ont la chance de danser dans les rues avec des inconnus pour célébrer la fin d’une époque. J’ai passé seize années à observer un système se prétendant démocratique ronger les institutions. Pas en simple observateur, mais comme quelqu’un qui a tenté de lui résister, d’abord au sein d’un parti politique, puis dans la société civile et au niveau local. Cette élection n’avait rien d’équitable, et pourtant, un concours de circonstances exceptionnel a brisé l’emprise du pouvoir, et Péter Magyar a su saisir sa chance." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

Trésors et misères de Budapest avec Nina Yargekov

Nina Yargekov - HELENE BAMBERGER/OPALE.PHOTO

"À l'occasion de la publication de son guide de Budapest, publié aux éditions de l'Arbre qui marche, Nicolas Herbeaux reçoit la romancière franco-hongroise Nina Yargekov." A écouter (20 min) sur radiofrance.fr


Hongrie : après la défaite d’Orban, un retour à l’Europe ?

"Le nouveau gouvernement de Péter Magyar hérite d’institutions verrouillées par le pouvoir sortant et d’une conjoncture économique compliquée. Il va se rapprocher nettement de l’UE, sans pour autant totalement trancher avec certaines positions de Viktor Orban, notamment sur le dossier de la relation avec l’Ukraine.

Après seize années au pouvoir, Viktor Orban, 62 ans, chef du parti Fidesz (classé dans le camp de la droite radicale et siégeant au Parlement européen au sein du groupe « Patriotes pour l’Europe » aux côtés du RN français, du FPÖ autrichien ou encore des Espagnols de Vox) vient, à l’issue des législatives du 12 avril dernier, de concéder sa défaite face au parti Tisza, formation de droite (elle siège au Parlement européen avec le Parti populaire européen) menée par Péter Magyar, 45 ans. Selon ce dernier, la Hongrie ne vient pas de connaître une simple alternance politique, mais un « changement complet de régime ».

La large victoire de Tisza (52 % des suffrages, contre 39 % pour le Fidesz et un peu moins de 6 % pour le parti d’extrême droite « Notre patrie ») lui offre une majorité des deux tiers des sièges au Parlement (137 sièges sur 199), la plus large jamais obtenue depuis la transition démocratique post-communiste. Le nouveau gouvernement dispose d’un mandat exceptionnel pour conduire la transition qu’il a promise vers l’après- « démocratie illibérale ». Mais les attentes citoyennes sont à la hauteur de cette victoire écrasante." La suite sur theconversation.com

Transition en Hongrie : Bruxelles déjà en contact avec les équipes de Péter Magyar

"A Budapest, des représentants de la Commission travaillent dès ce vendredi avec les équipes du futur Premier ministre pour faire avancer des dossiers urgents. Parmi eux, le prêt de 90 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine.

Tout va très vite à Budapest, en cette semaine qui suit la victoire de Péter Magyar sur le Premier ministre hongrois sortant, l'« illibéral » Viktor Orban, lors des législatives du dimanche 12 avril. Des responsables de l'Union européenne participeront dès ce vendredi à une première réunion avec les équipes du futur Premier ministre conservateur, bien que son investiture ne soit pas prévue avant la mi-mai.

« Le temps presse pour un certain nombre de dossiers », a dit jeudi la porte-parole de l'exécutif européen pour justifier la hâte avec laquelle s'organisent ces premiers contacts. « Il est clairement dans l'intérêt de la Hongrie, et dans celui de l'UE, que nous progressions le plus rapidement possible », a-t-elle ajouté.

« L'intérêt de la Hongrie » est d'obtenir le plus vite possible le déblocage des quelque 18 milliards d'euros de fonds européens suspendus dans le cadre de diverses procédures qui ont sanctionné, au cours des dernières années, les dérives du gouvernement de Viktor Orban, qu'il s'agisse d'atteinte aux droits des minorités ou de conflits d'intérêts." La suite sur lesechos.fr

vendredi 17 avril 2026

Opinion - En Hongrie, l’internationale d’extrême droite est battue, pas vaincue

"La sévère défaite de Victor Orbán n’est pas que celle d’un dirigeant populiste d’un petit pays de la Mitteleuropa, mais bien celle de toutes les extrêmes droites occidentales, tant l’ex-Premier ministre comptait d’amis et d’alliés en Europe même, mais aussi en Amérique et en Israël. Benyamin Netanyahou, Donald Trump et JD Vance, en particulier, sont même intervenus publiquement dans le débat électoral hongrois.

Et pour cause : Orbán et son parti, le Fidesz, étaient un modèle, voire un prototype des projets non seulement de prise de pouvoir, mais aussi d’exercice de ce pouvoir par les extrêmes droites des pays démocratiques.

C’est à partir de l’expérience hongroise que s’est répandu le concept de « démocratie illibérale » : un régime politique dans lequel les dirigeants sont bien élus, mais qui prive les électeurs de tout ou partie de leurs droits démocratiques." La suite sur alternatives-economiques.fr 

« On est pleins d’espoir, mais aussi très prudents » : en Hongrie, la communauté LGBTQI+ panse ses plaies

"Hella Zsirka est activiste trans au sein de la Háttér Society, ONG de lutte pour les droits LGBTQI+ en Hongrie. Elle raconte une communauté qui tente de se relever après la défaite de Viktor Orbán et la fin de seize années de destruction progressive de leurs droits.

« Nous sommes prudemment optimistes », résume Hella Zsirka, activiste trans au sein de la Háttér Society, ONG historique de défense des droits LGBTQI+ en Hongrie. La cheffe des opérations de cette organisation, fondée en 1995, livre son analyse de l’après-Orbán. Le 12 avril, le premier ministre d’extrême droite au pouvoir depuis 2010 a été largement défait aux élections législatives par le conservateur pro-européen Péter Magyar." La suite sur mediapart.fr (article payant)

Victoire de Péter Magyar: la Commission européenne se rend en Hongrie, une visite trop précipitée?

"Depuis la victoire de Péter Magyar et de son parti Tisza aux élections législatives hongroises, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ne cache pas son impatience de travailler avec le futur Premier ministre hongrois à qui elle a déjà téléphoné, mardi 14 avril. Pour Péter Magyar la priorité absolue est le versement des fonds européens - gelés par la commission - que Viktor Orbán a fait perdre à la Hongrie. Ce sera l'un des sujets d’une importante visite que va mener la Commission européenne ce vendredi 17 avril 2026 à Budapest.

Selon la Commission européenne, il faut désormais aller vite - en particulier au bénéfice de l’Ukraine - mais cette visite est vue d’un œil sceptique au Parlement européen où certains la jugent précipitée puisque les réformes espérées par l’Union européenne ne sont même pas encore votées par le Parlement hongrois. De son côté, Péter Magyar s’est expressément dit favorable au prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine et il n’en fallait pas plus pour satisfaire l’impatience de la Commission européenne de se rendre à Budapest pour tourner la page Viktor Orbán alors qu’il est encore en fonction." La suite sur rfi.fr 

Hongrie : les chantiers de Peter Magyar après sa victoire historique

"Le vainqueur conservateur des élections Peter Magyar a indiqué jeudi qu'il ne gouvernerait pas la Hongrie comme son prédécesseur nationaliste Viktor Orban depuis le monastère des Carmélites, lieu devenu un symbole d'abus de pouvoir pour l'opposition." 
Source : France 24

En Hongrie, Péter Magyar s'attaque aux médias inféodés à Viktor Orban

"Le futur Premier ministre Péter Magyar a promis de rétablir l'indépendance des médias publics. Un défi de taille, tant la mainmise du parti de Viktor Orban sur le secteur est solide.

« Avant de commencer, je voudrais déjà profiter d'être là. » Cela faisait un an et demi que Péter Magyar n'avait pas vu le moindre plateau de la télévision d'Etat hongroise. Invité mercredi, trois jours après son écrasante victoire électorale, le futur Premier ministre qui a fait tomber Viktor Orban a ensuite été interviewé pendant une demi-heure, dans une atmosphère qui a souvent tourné à l'affrontement. « Nous suspendrons les médias publics tant qu'ils ne redeviendront pas indépendants », a asséné Péter Magyar. Une promesse qui cache un chantier compliqué.

Une demi-heure plus tôt, une confrontation similaire a eu lieu sur la radio publique. Dénonçant violemment les fake news à son encontre diffusées par l'audiovisuel public durant la campagne, il a comparé le travail des médias d'Etat « de la propagande que Goebbels ou les dirigeants de Corée du Nord auraient admiré »." La suite sur lesechos.fr

Péter Magyar humilie la télévision d'État en pleine interview

"Lors des élections législatives Hongroises qui se sont tenues le 12 avril dernier, Péter Magyar a succédé à Viktor Orban. Le conservateur pro-européen s'est rendu sur un plateau télévisé pour l'une de ses premières apparitions et celui-ci n'a pas fait dans la dentelle... Péter Magyar : Est-il plus dur qu'Orban sur l'immigration ? Qui est vraiment Péter Magyar ? Part-on vers un changement radical en Hongrie ? "Le Monde en Marche" de William Galibert dans #RTLMatin à 8h35 du lundi au vendredi autour de Thomas Sotto" 

Hongrie: Péter Magyar ne s’oppose pas au prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine

"Quelques jours après sa victoire éclatante en Hongrie, Péter Magyar annonce vouloir un nouveau gouvernement d'ici à la mi-mai. Le leader de Tisza a déjà annoncé plusieurs mesures pour rétablir l'État de droit dans son pays. Il s'est également exprimé sur l'Ukraine, un sujet très attendu. Il n'est pas opposé, dit-il ce mercredi 15 avril, « au prêt européen de 90 milliards d'euros promis à Kiev » et qui est bloqué par son prédécesseur Viktor Orban, même s'il y met des conditions.

Péter Magyar serait donc prêt à débloquer le veto hongrois sur le prêt de 90 milliards d'euros que l'Union européenne doit verser à l'Ukraine. Il pose toutefois deux conditions. D'abord, ne pas y participer, mais cela est déjà acquis. Lorsque les Européens s'étaient accordés sur ce prêt, en décembre dernier, la Hongrie, comme la Slovaquie et la Tchéquie, avait exigé pour donner son feu vert d'être exclue du dispositif.

Deuxième condition : la Hongrie exige toujours la réparation de l'oléoduc de Droujba, qui achemine du pétrole russe sur son territoire en passant par l'Ukraine, oléoduc endommagé par une frappe en janvier dernier. Mardi 14 avril, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis qu'il devrait à nouveau fonctionner à la fin du mois." La suite sur rfi.fr

Renouveau - «On n’a plus envie d’avoir un “homme fort” pour nous guider» : en Hongrie, comment les jeunes ont rendu Viktor Orbán obsolète

"Les moins de 30 ans, qui n’ont connu que le système de l’ex-Premier ministre, ont massivement voté contre son parti au pouvoir depuis seize ans, dimanche 12 avril. Mais ils n’entendent pas pour autant donner carte blanche à son successeur, Péter Magyar.

Quand il est entré en voiture dans le centre de Budapest, tard dans la soirée du 12 avril, Leó Gulyás-Gorka a eu du mal à réaliser ce qu’il voyait. «On se doutait qu’il allait y avoir du monde dans les rues, et on était nous-mêmes complètement euphoriques, mais l’ambiance dépassait tout ce que j’avais imaginé», se rappelle l’étudiant de 20 ans, une étincelle dans le regard. Penché à la vitre de la portière, cravate au vent, son ami Mark tapait dans les mains de la foule qui remplissait les rues, en scandant «c’est fini». Parmi tous ceux qui sont sortis célébrer la victoire électorale du Tisza de Péter Magyar, qui venait de mettre fin à seize ans de règne illibéral de Viktor Orbán sur la Hongrie, les plus nombreux et les plus enthousiastes étaient sans conteste les jeunes comme lui.

Cette nuit-là, une atmosphère de folie douce s’est emparée de la ville. Le bastion de l’opposition hongroise n’en revenait pas de s’être débarrassé d’Orbán et de «son régime». Les groupes de fêtards ont déferlé dans les rues pour se masser sur les quais du Danube où Tisza tenait sa soirée électorale. On chantait..." La suite sur liberation.fr (article payant)

Première réunion vendredi entre l'UE et le futur gouvernement hongrois

"Des responsables de l'Union européenne participeront vendredi à Budapest à une première réunion avec les équipes du futur Premier ministre Peter Magyar qui souhaite récupérer dès que possible des milliards d'euros de fonds gelés.

M. Magyar, qui a mis fin dimanche à 16 ans de règne de Viktor Orban, doit prendre ses fonctions en mai.

Mais "le temps presse pour un certain nombre de dossiers", a assuré jeudi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho. "Il est donc clairement dans l'intérêt de la Hongrie, et dans celui de l'UE, que nous progressions le plus rapidement possible", a-t-elle estimé.

Parmi les sujets brûlants : un prêt de 90 milliards d'euros de l'UE à l'Ukraine, que Viktor Orban bloque depuis des mois. Bruxelles espère que Peter Magyar lèvera ce blocage dès que possible." La suite sur tv5monde.com 

En Hongrie, les pièges de la transition après la défaite de Viktor Orban

"S’il a été porté par une puissante vague de rejet contre le pouvoir sortant, le nouveau premier ministre hongrois, Péter Magyar, va devoir ménager les électeurs de gauche et de droite et éclaircir ses positions, notamment sur l’Ukraine.

Jusqu’ici, Péter Magyar a réussi un sans-faute. Depuis sa victoire écrasante face à Viktor Orban aux élections législatives hongroises dimanche 12 avril, le candidat conservateur et pro-européen a tenu un discours de victoire enflammé et une longue conférence de presse, où il a détaillé comment il comptait lutter contre la corruption et rétablir les institutions, dans ce pays d’Europe centrale qui sort de seize années d’extrême droite.

Même si son électorat est avide de régler ses comptes avec l’entourage du premier ministre sortant, qui s’est enrichi de façon outrancière sur le dos du contribuable hongrois et européen, M. Magyar a bien précisé qu’il comptait respecter « l’Etat de droit ». « Ce n’est pas la tâche d’un premier ministre de dire si son prédécesseur doit atterrir en prison, sa tâche est de garantir l’indépendance de la justice », a-t-il précisé, en écartant l’hypothèse d’instaurer une justice expéditive.

A ceux qui s’inquiètent du fait que M. Magyar soit un ancien membre du Fidesz et qu’il arrive au pouvoir avec une majorité écrasante de plus de deux tiers des sièges, il a aussi promis que sa priorité est « de rétablir des contre-pouvoirs », et affirmé que son parti Tisza (Parti Respect et liberté) « ne laissera pas faire » s’il se « mettait à suivre la voie d’Orban ». Comme il est le fondateur de cette formation, créée en 2024, et qu’il la contrôle étroitement, il faudra juger sur pièce, après sa nomination, début mai, s’il respecte ou non cette promesse.

A la différence de la Pologne, où le premier ministre libéral Donald Tusk éprouve des difficultés depuis 2023 à détricoter les mesures prises par ses prédécesseurs ultraconservateurs du parti Droit et justice (PiS), M. Magyar va bénéficier d’une majorité constituée de son seul parti et assez large pour pouvoir modifier la Constitution, ce qui devrait grandement faciliter sa tâche. Par ailleurs, le président Tamas Sulyok, un allié de Viktor Orban, n’a pas les mêmes pouvoirs de blocage que le chef de l’Etat polonais, Karol Nawrocki, et il pourrait être écarté par le Parlement s’il refuse d’écouter les appels à la démission répétés depuis dimanche par M. Magyar." La suite sur lemonde.fr (article payant)

En Hongrie, Péter Magyar déplacera les bureaux du premier ministre, symbole d’abus de pouvoir de son prédécesseur

"Ces bureaux avaient été déplacés en 2019 dans un monastère des Carmélites par le premier ministre Viktor Orban. Au fil du temps, le lieu était devenu, pour l’opposition, le symbole d’un pouvoir barricadé et coupé des Hongrois.

Les bureaux du premier ministre hongrois ne se trouveront plus dans le monastère des Carmélites où Viktor Orban les avaient déplacés : Péter Magyar, vainqueur conservateur des élections législatives, a annoncé, jeudi 16 avril, qu’il gouvernerait la Hongrie d’« un bâtiment ministériel proche du Parlement ».

Le monastère du XVIIIe siècle, surplombant le Danube sur la colline classée à l’Unesco de Buda, est devenu un symbole des abus de pouvoirs du premier ministre hongrois sortant, qui se l’était approprié pour son gouvernement en 2014 avant d’y emménager en 2019. Avant cela, le bâtiment avait longtemps servi de centre culturel." La suite sur lemonde.fr 

jeudi 16 avril 2026

Analyse, Une leçon hongroise pour Donald Trump?

"La victoire de Péter Magyar, qui a mis fin aux 16 ans de règne de Viktor Orbán, pourrait servir d'avertissement de l’autre côté de l’Atlantique.

À quelques jours d'élections historiques, le déplacement en Hongrie du vice-président américain J.D. Vance avait pour but de mettre tout le poids de l’administration Trump derrière Viktor Orbán. À la traîne dans les sondages depuis des mois, son meilleur allié en Europe faisait face à un retard que ce coup de main américain ne lui a pas permis de surmonter.

La semaine dernière, devant des milliers de partisans du parti Fidesz de M. Orbán, M. Vance a voulu appeler son patron, question que Donald Trump leur livre lui-même son message.

La première tentative a été infructueuse : le vice-président est tombé sur la boîte vocale (non configurée) du président. Un appel plus tard, Donald Trump a finalement répondu en rappelant qu’il était avec M. Orbán jusqu’au bout et que le premier ministre sortant faisait un travail fantastique." La suite ou à écouter (6 min) sur radio-canada.ca

Hongrie : En tête-à-tête, Péter Magyar exige la démission du président, « indigne d'incarner l'unité de la nation »

"Péter Magyar, qui sera nommé Premier ministre début mai après l’écrasante victoire de sa formation aux élections législatives dimanche, exige que le président de la République démissionne, sinon il changera la loi Fondamentale hongroise.

e conservateur Péter Magyar a demandé la démission du président de la République hongroise, Tamas Sulyok. Ce dernier est un proche du Premier ministre sortant Viktor Orbán.

« Je lui ai répété que, à mes yeux et aux yeux du peuple hongrois, il est indigne d’incarner l’unité de la nation hongroise, incapable de veiller au respect de la loi », a souligné Magyar devant les médias à la sortie du palais présidentiel. Il a précisé que s’il ne partait pas volontairement, son gouvernement allait modifier la Loi fondamentale pour le démettre « ainsi que toutes les marionnettes nommées par le système Orban à des postes clés »." La suite sur 20minutes.fr

La nouvelle assemblée hongroise sera convoquée début mai, pour élire Magyar Premier ministre

"Budapest (AFP) – Le nouveau Parlement hongrois sera convoqué début mai, une séance au cours de laquelle le conservateur Peter Magyar, qui a remporté une victoire écrasante aux législatives hongroises dimanche, doit être nommé Premier ministre, a-t-il annoncé mercredi. 

Après un tête-à-tête dans la matinée avec le président Tamas Sulyok, le tombeur du nationaliste Viktor Orban a déclaré aux médias avoir été informé que la convocation de l'assemblée aurait lieu "au plus tôt le 4 mai" ou "les 6 ou 7 mai", précisant avoir insisté que le plus tôt serait le mieux.

Lors de cette séance inaugurale, "je proposerai officiellement (Peter Magyar, ndlr) au poste de Premier ministre", a annoncé de son côté M. Sulyok sur Facebook, ajoutant que des consultations allaient démarrer entre les dirigeants des partis élus au parlement à partir de vendredi." La suite sur france24.com

Hongrie : Magyar « va faire du bon travail, c’est un homme bien », estime Trump

"Après avoir apporté un soutien appuyé à son prédécesseur Viktor Orbán, le président américain assure que les États-Unis travailleront « très bien » avec son successeur, Péter Magyar.

Donald Trump a estimé que le futur Premier ministre hongrois Péter Magyar fera « du bon travail », dans..." La suite sur sudouest.fr (article payant)

Hongrie. Le nouveau gouvernement a une occasion historique d’inverser la tendance de recul en matière de droits humains

"Réagissant à l’annonce de la victoire écrasante du parti d’opposition de Péter Magyar aux élections législatives, Dávid Vig, directeur d’Amnesty International Hongrie, a déclaré :

« C’est un jour historique pour la Hongrie. Après 16 ans d’un gouvernement déterminé à ignorer les droits humains et à démanteler l’état de droit, la majorité de la population hongroise a voté en faveur du changement. Cela représente une occasion historique pour la Hongrie d’inverser la tendance de recul en matière de droits humains qui a marqué le pays et de revenir sur une voie où les droits humains sont au cœur de toutes les politiques gouvernementales. »" La suite sur amnesty.org

Le MCC de Budapest menacé

« Je pense que l’État n’aurait jamais dû les financer, c’était un crime », a déclaré Péter Magyar 

"Un établissement d’enseignement professionnel et un groupe de réflexion controversés, étroitement liés au cercle restreint au pouvoir de Viktor Orbán, se sont empressés de rassurer les étudiants et le personnel après que Péter Magyar eut remis en question leur avenir dans son premier discours politique.

Le Mathias Corvinus Collegium (MCC), qui compte 7 000 étudiants et quelque 300 employés, s’est inquiété lorsque Péter Magyar, le nouveau Premier ministre élu, s’est engagé à réduire le financement public de l’établissement en raison de projets de nouveaux bâtiments et de recrutement de personnel enseignant.

Lundi – au lendemain de sa victoire électorale – Magyar a annoncé que son gouvernement mettrait fin aux liens de l’État tant avec le MCC qu’avec le CPAC – une conférence politique conservatrice annuelle hautement politisée qui se tient en Hongrie.

« Je pense que l’État n’aurait jamais dû les financer, c’était un crime », a déclaré Magyar, ajoutant que cette affaire ferait l’objet d’une enquête par les futures autorités." La suite sur euractiv.fr

Hongrie, la traque des anti fascistes | ARTE Regards

Disponible jusqu'au 09/04/2027

"Chaque année, le 11 février, à Budapest, des nostalgiques du IIIe Reich défilent en uniformes nazis pour célébrer le "Jour de l’honneur". Ils commémorent la tentative avortée des troupes nazies et de leurs collaborateurs hongrois de briser le siège soviétique de Budapest en février 1945. Cette journée est souvent marquée par des échauffourées entre néonazis et antifascistes. Les autorités hongroises considèrent le "Jour de l’honneur" comme une simple reconstitution historique. L'événement bénéficie d'une couverture médiatique favorable dans les médias contrôlés par le premier ministre, Viktor Orbán, ainsi que de subventions publiques. Mais le gouvernement hongrois ne s’arrête pas là. Pour traquer les militants antifascistes étrangers ayant participé à ces manifestations, il détourne un outil judiciaire de l’Union européenne : le Mandat d’arrêt européen (MAE), conçu à l’origine pour lutter contre le terrorisme et le grand banditisme. Depuis 2023, la justice hongroise a délivré 14 MAE. Un climat de peur s’est installé chez les militants de gauche hongrois, accentué par la publication, le 26 septembre 2025, d’un "décret antifa". Ce texte classe le mouvement antifasciste comme organisation terroriste, rendant ses membres passibles de 24 années de prison."
Reportage (France, 2026, 30mn) Source : youtube.com

Le nouveau Premier ministre hongrois a-t-il exprimé son refus sur les 90 milliards d’euros accordés à l’Ukraine ?

"FAKE OFFPlusieurs internautes affirment que le vainqueur des élections Péter Magyar, aurait exprimé son refus sur l’aide de 90 milliards d’euros accordée à l’Ukraine. Pas tout à fait.

L'essentiel
  • Au lendemain de sa victoire aux élections législatives, Péter Magyar, a abordé, dans une conférence de presse, les nombreux dossiers qu’il aura à traiter en tant que Premier Ministre.
  • Un discours lors duquel, selon plusieurs internautes, le futur Premier ministre hongrois aurait exprimé son refus sur le « prêt de 90 milliards € à l’Ukraine ».
  • En réalité, Péter Magyar a assuré vouloir s’en tenir à l’accord initialement trouvé, où la Hongrie ne participe pas au remboursement du prêt.

La suite sur 20minutes.fr 

Le nouveau Premier ministre hongrois veut suspendre l'information des médias publics

"Le vainqueur des élections en Hongrie Peter Magyar a déclaré mercredi qu'il comptait suspendre l'information sur les médias publics après la formation de son gouvernement. Ces derniers sont accusés d'avoir été mis au service de son prédécesseur Viktor Orban.

"La fabrique du mensonge prendra fin après la formation du gouvernement: nous suspendrons le service d'information" jusqu'à restauration de la liberté de la presse, a déclaré le conservateur sur le plateau de la chaîne télévisée publique M1.

Trois jours après sa victoire, le futur Premier ministre a été reçu par la radio et à la télévision publiques mercredi matin et les entretiens ont été tendus. Il a évoqué ces invitations comme étant les premières sur ces "médias de propagande" en un an et demi.

Après le retour au pouvoir en 2010 du nationaliste Viktor Orban, le paysage médiatique hongrois avait été profondément remanié et l'audiovisuel public était devenu, selon les observateurs internationaux de l'OSCE, les relais de sa communication." La suite sur rts.ch

Elections en Hongrie : « Une fois le champagne sabré, les dirigeants européens devront réévaluer leurs attentes vis-à-vis du nouveau gouvernement »

"Si elle met un coup d’arrêt à l’illibéralisme dans le pays, la victoire de Péter Magyar doit tout de même être appréhendée avec prudence, estiment deux membres du Conseil européen pour les relations internationales, Piotr Buras et Pawel Zerka, dans une tribune au « Monde ».

Les Européens peuvent se réjouir de la victoire de Péter Magyar en Hongrie. Cette élection a des implications concrètes évidentes pour l’Europe et devrait permettre aux 27 Etats membres de s’entendre plus facilement sur des questions-clés de politique étrangère, allant du soutien financier à Kiev à la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne (UE), en passant par les sanctions contre la Russie. Autant de points sur lesquels Viktor Orban s’était distingué par un obstructionnisme notoire.

Le résultat du scrutin du 12 avril est un symbole fort : la droite populiste eurosceptique peut être stoppée, et des années d’illibéralisme ne peuvent pas anéantir la démocratie dans un Etat membre de l’UE. Cette élection marque un tournant dans la guerre culturelle menée par Donald Trump en Europe et prive le président américain de son principal bastion politique au sein de l’Union.

Mais, une fois le champagne sabré, les dirigeants de Bruxelles, Paris, Berlin, Varsovie et d’autres capitales européennes devront réévaluer avec prudence leurs attentes vis-à-vis du nouveau gouvernement hongrois. Le caractère véritablement européen de ces élections n’est même pas évident du point de vue des électeurs hongrois. Le sondage réalisé par le Conseil européen pour les relations internationales (ECFR) a révélé que seuls 10 % des électeurs de Tisza [formation de Péter Magyar, « respect et liberté »] considéraient les « relations avec l’UE » comme le problème le plus important auquel leur pays était confronté. Si Orban et son parti, le Fidesz, ont perdu les élections, c’est surtout à cause du bilan désastreux de leurs politiques économiques, ainsi que de la mainmise généralisée de l’Etat et de la corruption qui ont caractérisé leurs seize années au pouvoir. 

Adhésion à la zone euro

Pourtant, le nouveau gouvernement aura pour mission de recentrer la politique étrangère du pays sur l’Europe. D’après notre sondage, la plupart des Hongrois ne considèrent pas l’UE comme un ennemi, contrairement à ce qu’Orban a passé une grande partie de son mandat de premier ministre à défendre. Début 2026, les trois quarts des Hongrois faisaient confiance à l’UE, par-delà les clivages politiques : 95 % des électeurs de Tisza et les deux tiers des partisans du Fidesz expriment au moins une certaine confiance envers l’UE. Fait révélateur, les Hongrois font davantage confiance à l’UE qu’à n’importe quel dirigeant politique hongrois, ainsi qu’aux médias et au système judiciaire de leur pays." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Le souffle des démocraties : ce que la défaite de Viktor Orbán nous dit de l’Europe

"Billet de blog - Edouard Gaudot (Enseignant, Ecologiste, Européen)

La défaite de Viktor Orbán marque un tournant symbolique pour l’Europe : soulagement démocratique, leçon stratégique et avertissement politique. Derrière l’alternance hongroise se dessinent les fragilités persistantes du continent face aux dynamiques de l'extrême-droite.

De toute évidence, ce dimanche 12 avril 2026, lorsque Viktor Orban a reconnu sa défaite dans les urnes, ce fut d’abord un immense soulagement – pour les Hongrois, bien sûr, mais aussi pour tous les démocrates : contrairement aux craintes, aux spéculations, ou aux exemples de ses parrains de Washington à Moscou, l’homme fort de Budapest a accepté l’alternance et n’a pas cherché à contester les résultats ni à remettre en cause la sincérité du scrutin. Ce geste, dans l’Europe d’aujourd’hui, n’a rien d’anodin car s’il est une chose qui caractérise les régimes autoritaires, c’est leur réticence à rendre les clés de la maison. Quitte à fomenter une révolte ou à modifier à leur guise les lois constitutionnelles. Mais pas cette fois.

Au-delà de Budapest, c’est l’Europe entière qui respire enfin. Depuis des années, Viktor Orbán avait fait de l’opposition à Bruxelles, dénoncée comme une nouvelle Moscou, l’un des ciments de son discours nationaliste, présentant sa résistance à l’idéologie woke des institutions européennes comme un Kulturkampf pour le cœur même de la civilisation européenne. Petit à petit, cette dissidence au sein de l’UE et son alignement idéologique avec la Russie poutinienne avaient transformé la Hongrie en cheval de Troie d’influence des puissances étrangères en concurrence, voire en guerre, avec l’Union européenne. Avec lui, et son ministre des affaires étrangères factotum de Moscou, c’étaient Xi, Poutine, et même Trump, qui avaient leur siège au Conseil européen. Voir cette emprise reculer, même d’un pas, c’est déjà reconquérir un peu de souveraineté européenne." La suite sur mediapart.fr

En Hongrie, la défaite de Viktor Orban ouvre une nouvelle ère

 "Lors d’une conférence de presse de trois heures, le vainqueur des élections, Péter Magyar, conservateur et pro-européen, a maintenu une certaine ambiguïté au sujet de l’Ukraine, mais a dessiné les contours d’un retour à l’Etat de droit. 

En Hongrie, le changement d’ère après seize années de pouvoir de Viktor Orban s’est fait sentir dès le lundi 13 avril sur M1, la première chaîne de la télévision publique hongroise. Alors que Budapest était encore en train de récupérer de la longue nuit de liesse qui a marqué la large défaite du premier ministre nationaliste aux élections législatives de dimanche, le journal du matin de cette chaîne de propagande du pouvoir sortant a pris tout d’un coup un ton plus neutre pour décrire les résultats.

« Tisza a obtenu deux tiers des sièges », a reconnu poliment le présentateur, au sujet de la victoire du parti conservateur et pro-européen de Péter Magyar. « “La Hongrie a choisi l’Europe”, a salué Ursula von der Leyen », a ajouté le journaliste, au sujet d’une présidente de la Commission encore présentée la veille comme une des pires ennemies de la Hongrie. Un peu plus tard dans la journée, M. Magyar a même révélé qu’il avait reçu pour la première fois une invitation à s’exprimer en plateau, en se demandant « si c’était une blague ».

Pendant toute la campagne, l’opposant avait été décrit dans les nombreux médias contrôlés par le pouvoir sortant comme une sorte de psychopathe ou « une marionnette de Kiev et de Bruxelles », selon les jours. Ce basculement subit vers une couverture plus neutre de l’actualité a des raisons évidentes. Vainqueur du scrutin avec plus de 53 % des suffrages, M. Magyar a confirmé, lundi, qu’il comptait « suspendre les programmes d’information » de l’audiovisuel public dès qu’il accédera officiellement au poste de..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Immigration, Europe, Ukraine : pourquoi Péter Magyar n’est pas un «Emmanuel Macron hongrois»

"Le parcours politique éclair du vainqueur des législatives hongroises peut faire penser aux débuts du président français. Mais la comparaison s’arrête là car leur positionnement idéologique est aux antipodes.

L’analogie a de quoi séduire. Inconnu du grand public il y a encore deux ans, outsider anti-système qui promet de faire table rase du passé... Péter Magyar serait-il une forme de «Emmanuel Macron hongrois» ? En France, un ancien banquier d’affaires, nommé secrétaire général adjoint de l’Élysée puis ministre de l’Économie lance sa carrière dans l’ombre du président François Hollande à qui il doit tout, avant de le trahir et d’entamer contre lui sa marche inexorable vers l’Élysée en mai 2017. En Hongrie, un avocat de formation qui fait ses premiers pas politiques dans l’ombre au sein du Fidesz où il grimpe les échelons du parti, jusqu’à intégrer en 2015 le cabinet de Viktor Orbán avec lequel il rompt brutalement en 2024.

On pourrait pousser la comparaison en notant que Péter Magyar a fait campagne en se plaçant au-dessus des clivages traditionnels. A la nuance près que le nouveau clivage théorisé par Emmanuel Macron distinguait les « progressistes » des « nationalistes » quand Péter Magyar..." La suite sur lefigaro.fr (article payant)

mercredi 15 avril 2026

"La Hongrie a choisi l'Europe" : que peut changer la victoire de Péter Magyar face à Viktor Orban pour l'UE et pour l'Ukraine ?

"Le futur chef du gouvernement hongrois a promis de réparer la relation de Budapest avec Bruxelles. Son prédécesseur, proche de la Russie, bloquait notamment un prêt de 90 milliards d'euros que l'Union européenne voulait accorder à Kiev.

Rarement une élection dans un pays de seulement 9,5 millions d'habitants aura été autant scrutée par la communauté internationale. La victoire de Péter Magyar aux élections législatives hongroises, dimanche 12 avril, a provoqué un soupir de soulagement dans les capitales européennes. Le conservateur de 45 ans a mis fin au règne du populiste Viktor Orban, un proche de Moscou et un modèle pour les extrêmes droites européennes, resté au pouvoir pendant seize ans.

Lundi, le futur Premier ministre hongrois, qui avait quitté le parti de Viktor Orban en 2024 pour devenir son principal opposant, a promis "un changement de régime complet", lors d'une conférence de presse à Budapest, la capitale. Durant sa campagne, il avait promis de lutter contre la corruption, de revenir sur les reculs en matière d'Etat de droit et de réparer la relation de la Hongrie avec l'Union européenne et ses autres Etats membres, dont la dégradation s'est encore accentuée depuis le début de la guerre en Ukraine. Franceinfo vous résume ce que pourrait changer l'arrivée au pouvoir de Péter Magyar pour le reste de l'Europe, et en particulier pour Kiev." La suite sur franceinfo.fr

Ce que les élections hongroises nous apprennent de l’Union européenne

"Les élections tenues en Hongrie le 12 avril 2026, qui ont conduit à la défaite de Viktor Orbán après plus de seize années au pouvoir, ont fait couler beaucoup d’encre en Europe comme dans le reste du monde. Un tel intérêt peut surprendre. Comment le scrutin d’un petit pays de moins de dix millions d’habitants a-t-il pu à ce point capter l’attention non seulement des capitales européennes, mais aussi de Moscou, de Washington et sans doute de Pékin ?

La réponse à cette question ne se trouve pas à Budapest, mais à Bruxelles. Elle éclaire sur les effets indirects, mais très concrets, que le fonctionnement de l’Union européenne (l’UE) exerce bien au-delà du Vieux continent.

L’attention portée aux élections hongroises était en réalité parfaitement justifiée. La chute de Viktor Orbán est susceptible d’avoir des répercussions importantes à plusieurs niveaux : sur le fonctionnement de l’UE, sur les équilibres politiques internes des États membres, sur les États-Unis et leurs relations avec les Européens, sur la guerre en Ukraine et, plus largement, sur les capacités d’influence russe et chinoise en Europe. Rien que cela.

Orbán et l’Union européenne

Pour l’Union européenne, Viktor Orbán constituait à la fois un obstacle politique et un défi normatif. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Hongrie s’était régulièrement opposée aux initiatives européennes en faveur de Kiev, contribuant à freiner, retarder ou affaiblir certaines décisions communes. Sa proximité avec la Russie de Vladimir Poutine avait fait de Budapest un facteur d’affaiblissement et d’inconsistance pour l’Union. Une première conséquence de sa défaite pourrait donc être le déblocage des 90 milliards d’euros que l’UE a prévu de prêter à l’Ukraine pour qu’elle puisse continuer à survivre financièrement et à se battre militairement." La suite sur iris-france.org

Soirée des Mardis hongrois de Paris du 14 avril 2026 - Les images












"Peter Magyar marche un peu sur des œufs": le départ de Viktor Orban en Hongrie va-t-il vraiment changer la donne pour l'Ukraine?

"Tombeur de Viktor Orban, le conservateur Peter Magyar a promis des relations plus apaisées avec l'Union européenne. Il ne sera pas pour autant un ardent défenseur de l'Ukraine, prévient le spécialiste de l'Europe de l'Est Ulrich Bounat.

Un nouveau visage à la tête de la Hongrie. Le conservateur pro-européen Peter Magyar a mis fin à 16 ans de règne du Premier ministre Viktor Orban dans le pays en remportant les élections législatives ce dimanche 12 avril.

Le départ annoncé du dirigeant national-populiste a suscité l'espoir en Ukraine alors que le patron du parti Fidesz cultivait des liens proches avec le Kremlin et freinait les initiatives de l'Union européenne pour aider Kiev à résister à l'invasion russe.

Peter Magyar, ancien membre du Fidesz reconverti opposant, sera-t-il pour autant un allié de l'Ukraine? Ulrich Bounat, spécialiste de l'Europe centrale et de l'Est et chercheur associé Euro Creativ, décrypte pour BFM les conséquences du scrutin.

Après la victoire de Peter Magyar, les Ukrainiens peuvent-il espérer un gouvernement plus favorable à Kiev? Faut-il notamment s'attendre à un déblocage du prêt européen de 90 milliards d'euros sur lequel Viktor Orban avait mis son veto?
Peter Magyar a dit qu'il allait faire de la Hongrie un interlocuteur un peu plus constructif à Bruxelles, notamment sur le dossier ukrainien. Il est donc très probable qu'il donne son feu vert pour ce prêt est essentiel pour les Ukrainiens. En revanche, il ne faut pas non plus croire que son élection va complètement révolutionner la posture hongroise vis-à-vis de l'Ukraine. Peter Magyar a déjà indiqué qu'il n'y aura pas d'aide militaire directe de la Hongrie à l'Ukraine et que s'il ne s'opposerait pas complètement à l'intégration européenne de Kiev, il ne la faciliterait pas non plus." La suite sur bfmtv.com

Victoire de Péter Magyar en Hongrie : le vainqueur d’Orbán promet «un changement complet de régime»

"Après 16 ans au pouvoir, Viktor Orbán, chantre de l’illibéralisme, a reconnu dimanche «une défaite douloureuse mais sans ambiguïté». 

En résumé

  • Le conservateur pro-européen Péter Magyar a largement remporté les élections législatives en Hongrie dimanche face au nationaliste Viktor Orbán, dont la défaite constitue aussi un camouflet pour le président américain Donald Trump qui lui avait apporté son soutien.
  • Au pouvoir depuis 16 ans, le Premier ministre battu, chantre de l’illibéralisme, a reconnu des résultats «douloureux mais sans ambiguïté».
  • Emmanuel Macron «salue une victoire de la participation démocratique, de l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne et pour la Hongrie en Europe».

La suite sur liberation.fr 

Défaite électorale de Viktor Orban face à Peter Magyar : « Celui que la situation va le plus ennuyer, c’est Vladimir Poutine »

"Au pouvoir en Hongrie depuis 2010, Viktor Orban ne sera pas reconduit Premier ministre une cinquième fois consécutive. Son concurrent conservateur Peter Magyar l’a sèchement battu lors des élections législatives organisées dans le pays, dimanche 12 avril. Moins hostile à Bruxelles, celui-ci promet « une nouvelle ère » en Hongrie. Quels enseignements tirer de ce scrutin stratégique pour l’Europe ? Entretien avec Matthieu Boisdron, docteur en histoire contemporaine et spécialiste de l’Europe centrale.

La fin d’un règne de près de 16 ans à Budapest. Au pouvoir depuis mai 2010 en Hongrie, Viktor Orban n’a pas réussi son pari de remporter une cinquième fois consécutive les élections législatives. Lors du scrutin organisé ce dimanche 12 avril, le chef de file du Fidesz a été balayé par son concurrent Peter Magyar. D’après le décompte de près de 99% des bureaux de vote, ce dernier, à la tête du parti Tisza, a emporté 138 sièges sur les 199 que composent la Diète, l’Assemblée nationale hongroise. Avec une telle majorité, ce conservateur pro-européen dispose d’une certaine marge de manœuvre parlementaire pour mettre en place ce qu’il espère être « une nouvelle ère » dans le pays. « Le peuple hongrois n’a pas voté pour un simple changement de gouvernement, mais pour un changement de régime complet », a-t-il justifié ce lundi lors d’une conférence de presse.

Cette alternance à la tête de la Hongrie intervient au terme d’une campagne marquée par une ambiance délétère entre les deux principaux candidats. Plusieurs enquêtes journalistiques ont notamment révélé comment la Russie, alliée de longue date de Viktor Orban, a validé une campagne de communication pour participer à la réélection de ce dernier. Sans succès. Tandis que Budapest s’affichait ces dernières années comme un frein au soutien de l’UE fourni à Kiev dans sa guerre contre Moscou, la plupart des capitales européennes saluaient dimanche la victoire de Peter Magyar. « Ce soir, le cœur de l’Europe bat plus fort en Hongrie », a notamment écrit, sur X, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen." La suite sur publicsenat.fr