lundi 2 mars 2026

Ildikó Enyedi à la Cinémathèque du 25 mars au 1er avril 2026

 

« Mon XXe siècle » d'Ildikó Enyedi 

Alors que sort Silent Friend, son nouveau film, la Cinémathèque française reçoit lldikó Enyedi, l'une des grandes figures du cinéma hongrois contemporain.

Après des études à Budapest et Montpellier, et une série de courts métrages expérimentaux, elle signe des débuts fracassants avec Mon XXe siècle, Caméra d'or 1989, fable poétique sur le cinématographe, la lumière et la magie. L'esthétique sophistiquée du film annonce la suite - Corps et âme, Ours d'or 2017, ou encore ses 37 épisodes pour la version hongroise d'En thérapie - succession d'allégories d'une grande beauté sur les mystères du rêve, des couples et de leur psyché.

En partenariat avec l'Institut Liszt

Temps forts

Avant-première « Silent Friend » d'Ildikó Enyedi, présentée par la réalisatrice
Le mercredi 25 mars 2026 à 20h

Au cœur du jardin botanique d’un campus universitaire se dresse un majestueux ginkgo. Ce témoin silencieux a observé pendant plus d'un siècle les changements dans la relation au végétal : en 1908, la première jeune femme admise à l'université découvre l'univers cachés dans les plantes les plus humbles; en 1972, un étudiant se prend de passion pour la communication avec une fleur ; en 2020 un neuroscientifique hongkongais se lance dans une expérience inattendue avec le vieil arbre. Les tentatives solitaires et originales pour entrer en contact avec la nature silencieuse et insaisissable se soldent à chaque fois par un bouleversement profond et intime.

Véritable expérience sensorielle et réflexion organique sur les liens invisibles qui unissent l’humain et la nature, Silent Friend déploie une grande ampleur narrative et visuelle. Tel son personnage principal, le Ginkgo, c’est un film à la fois grandiose, limpide et complexe. À travers cette fresque qui transcende les époques, Ildikò Enyedi parvient à créer une véritable arborescence du vivant et de la photographie : du 35mm au numérique, sa caméra serpente au gré du temps qui passe et de la lumière, invitant à prendre racine et à rencontrer un ami pour l'éternité.

Un film d'Ildikó Enyedi
Hongrie, Allemagne, 2025, 147'
Avec Léa Seydoux, Luna Wedler, Tony Leung Chiu-Wai

Dialogue
« Mon XXe siècle » (Az én XX. századom)
, Ildikó Enyedi par Ildikó Enyedi, une leçon de cinéma
Le samedi 28 mars à 15h

Façonnée telle une mosaïque, une fable qui marie la grande histoire d'innovations merveilleuses (l'ampoule électrique d'Edison, l'essor de l'aviation, les télécommunications, le cinématographe) au destin de deux orphelines jumelles, nées à Budapest et séparées à l'enfance. La mise en scène onirique et souvent drôle, la sublime photographie en noir et blanc, qui sculpte et enveloppe chaque scène d'une forme d'abstraction rêveuse, tout ici concourt au merveilleux. Coup d'éclat du Festival de Cannes 1989, Caméra d'or, un premier film comme un tour de magie.

Hongrie-Allemagne-Cuba, 1989, 97 min
Avec Oleg Yankovskiy, Dorota Segda, Paulus Manker.

Si vous souhaitez participer à la projection du film « Silent Friend » en tant qu'invité de l'Institut Liszt, veuillez envoyer un e-mail à l'adresse suivante : 
reservations@instituthongrois.fr

Le programme complet : Cycle Ildikó Enyedi

Basket : contrat rempli pour les Bleus contre la Hongrie aux qualifications pour le mondial 2027

"Sur le parquet du Mans, les Bleus ont mené toute la partie et battu les Hongrois (98-79) pour s’assurer de participer au second tour des qualifications pour le mondial, dimanche 1er mars 2026.

Grâce à une grosse première période, les Bleus ont engrangé leur second succès en deux matchs contre la Hongrie (98-79) dimanche au Mans, et poursuivent leur route dans les qualifications au Mondial-2027.

Les vice-champions olympiques en titre se sont assurés - grâce aussi à la défaite de la Belgique en Finlande (78-75) dans leur groupe - de prendre part au second tour (à partir d’août) de ces qualifications.

Les trois premiers d’un groupe de six obtiendront alors leur ticket pour la prochaine Coupe du monde au Qatar.

Avant cela, il faudra bien terminer le premier acte en juillet, dans une ultime fenêtre contre la Belgique et la Finlande. Le sélectionneur Frédéric Fauthoux pourrait bien compter sur un effectif plus dense encore avec le retour des joueurs d’Euroligue et de NBA. Et pourquoi pas Victor Wembanyama." La suite sur lanouvellerepublique.fr

dimanche 1 mars 2026

«Chair» : vivre sa vie


"Au début des années 1990 à Budapest, en Hongrie, István vit seule avec sa mère dans un immeuble de l’époque soviétique. À 15 ans, entre l’école, les séances de masturbation et l’écoute de ses cassettes piratées de Madonna, de Vanilla Ice et de Guns N’ Roses, il se laisse séduire par une voisine mariée qui a l’âge de sa mère, une « vieille mocheté » pour laquelle il n’éprouve aucune attirance. Mais peu à peu obsédé par elle, il va poser un geste fatidique. « Et il est difficile de savoir quelle était son intention. »

Trois ans plus tard, à sa sortie du centre jeunesse où il a été incarcéré, le protagoniste de Chair, le sixième roman de l’écrivain canado-hongrois (et britannique) David Szalay, né à Montréal en 1974, va vivoter un peu avant de s’engager dans l’armée : direction l’Irak. À son retour de mission, cinq ans plus tard, sa médaille de héros est inutile pour lui faire oublier le trouble de stress post-traumatique qui le hante. Puis, on le retrouve devenu bouncer dans un bar de danseuses de Soho, à Londres, avant de devenir chauffeur et garde du corps d’un riche homme qu’il sauve d’une agression un soir dans une ruelle." La suite sur ledevoir.com

Une étude révèle que les rôles des femmes et des hommes, au néolithique, en Europe, étaient distincts mais pas rigides

"Au néolithique des sites funéraires hongrois présentent des squelettes d’hommes et de femmes.
Les marques sur ces squelettes montrent les activités qu’exerçaient les individus de leur vivant. Le genre de l’individu ne corresponde pas forcément aux activités habituellement liées à son sexe.

Des chercheurs ont étudié 125 squelettes d’adultes provenant de deux sites hongrois néolithiques. Ils ont comparé les  traces laissées sur les squelettes selon les activités : travail, les tâches quotidiennes, en prenant en compte également les rites funéraires. Les sites, Polgár-Ferenci-hát (daté d’environ 5 300 à 5 070 BP) et Polgár-Csőszhalom (daté d’environ 4800 à 4650 BP), se situent dans la même région mais présentent des structures sociales différentes. Les résultats ont été publiés le 16 février 2026 dans l’American Journal of Biological Anthropology." La suite sur hominides.com

Immigration, blocage de l’aide européenne à l’Ukraine... Où Orbán a raison, et où il va trop loin

VU D’AILLEURS - Avec son entêtement, Viktor Orbán a bien plus souvent raison que ses détracteurs ne le pensent. Mais en bloquant l’aide destinée à l’Ukraine, le premier ministre hongrois nuit aussi à ses propres intérêts.

Le regard porté sur Viktor Orbán ressemble souvent à celui que suscite Donald Trump. Tous deux sont généralement perçus comme un danger pour l’Europe, pour les États-Unis, pour la démocratie. Toute nuance semble exclue. On oublie pourtant que le premier ministre hongrois et le président américain ont, sur certains points, vu juste – et que, paradoxalement, certaines de leurs positions pourraient même renforcer la démocratie.

Le président américain a ainsi toujours eu raison de critiquer les maigres dépenses européennes en matière de défense. De même lorsqu’il souligne que la mondialisation a engendré de nombreux perdants et que la gauche tend souvent à négliger leurs difficultés. Quant à la politique migratoire de Viktor Orbán, autrefois qualifiée d’inhumaine par le gouvernement fédéral allemand, elle est aujourd’hui largement répandue en Europe et pourrait profiter davantage à la démocratie qu’une application laxiste de l’État de droit face à l’immigration illégale..." La suite sur lefigaro.fr (article payant)

L'UE étudie les possibilités de lever le veto hongrois sur le prêt à l'Ukraine

"Les fonctionnaires de Bruxelles s'efforcent de trouver une solution pour lever le veto hongrois au prêt de 90 milliards d'euros accordé à l'Ukraine. Quelles sont les options sur la table ?

Alors que Budapest s'oppose à Kiev sur le sort de l'oléoduc Druzhba, Bruxelles cherche un moyen de sortir de la crise, le plus tôt possible.

"Il faut que quelque chose change", a déclaré un fonctionnaire de l'UE.

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a bloqué un prêt crucial de 90 milliards d'euros à l'Ukraine en raison de ce qu'il considère comme un effort délibéré et politique visant à perturber le transit du pétrole russe bon marché par le président Volodymyr Zelensky." La suite sur euronews.com 

samedi 28 février 2026

Avec «En beaux caractères», Dóra Kiss fait le choix du roman pour combler les silences d’une famille arrivée de Hongrie en Suisse en 1956


"Face à la mémoire sélective d’un père sur sa jeunesse hongroise, sa fille le convainc de retourner avec elle sur les lieux de son enfance. Une épopée spatiotemporelle racontée avec le charme du conte qui interroge les différentes façons de résister à l’oppression. Rencontre à Genève.

Un père et sa fille adulte s’élancent, depuis Genève, dans un voyage mémoriel en Hongrie. C’est Sára qui est à l’initiative du projet. Depuis longtemps, elle et ses sœurs demandent à leur père Abram, la septantaine, de raconter ses jeunes années hongroises, avant l’exil en Suisse en 1956. Il essaye et puis s’embrouille. Il estime, de plus, «que les problèmes de l’actualité internationale sont beaucoup plus importants». Sára insiste, lui pose des questions par mail. Le père répond depuis Marseille où il vit à présent. «Il écrit parfois des bribes, des récits fragmentés. On dirait les chutes disparates d’un atelier de couture», constate la fille, devant son écran. Germe ainsi chez elle l’idée de se rendre sur place, avec lui. Contre toute attente, Abram finit par dire: «Entendu, nous irons.»

Ainsi débute En beaux caractères. Une vie hongroise, de Dóra Kiss qui déploie d’emblée le charme et la mise à distance du conte. Le «il était une fois» n’est pas formulé mais il est comme susurré en permanence, à la façon d’un bourdon musical. Et c’est tout le livre en fait qui se déploie comme une partition, avec des motifs récurrents, des mouvements lents et puis des cavalcades à bride abattue." LA suite sur letemps.ch (article payant)

Basket - Hongrie – France : la victoire en tremblant

"A Szombathely, l’Équipe de France, plombée par ses pertes de balle, a été sauvée d'une prolongation par un tir à deux secondes du buzzer de Sylvain Francisco (74-71). Un succès étriqué mais capital dans la course à la Coupe du Monde 2027.

Mis à part quelques résidus de neige sur les routes de la campagne hongroise, c’est un grand ciel bleu et un doux soleil qui ont accompagné les Tricolores durant leur court séjour magyar. Une douceur qui a peut-être anesthésié les hommes de Frédéric Fauthoux, à côté de leur basket au premier quart-temps. Ils voulaient imposer leur physique et leur dureté à une Hongrie clairement en déficit dans ce domaine. Ils ont, au contraire, laissé se développer un basket fait de fixation et de shoots, tout en tendant eux-mêmes le bâton pour se faire battre. Sept ballons expédiés directement dans les mains adverses offraient trop d’occasions de creuser un premier écart (6-13). Les Bleus étaient cependant sauvés par l’autre domaine dans lequel on leur prêtait un avantage certain : la qualité des rotations." La suite sur teamfrancebasket.com 

Orban contre Ukraine : désescalade en vue ?

"La Commission européenne comme l’entourage d’António Costa saluent vendredi le « signal positif » lancé par le Premier ministre hongrois. « Il a compris qu’il était allé trop loin » en mettant son veto au méga-prêt à l’Ukraine… qu’il avait approuvé en décembre.

Désescalade à l’horizon ? La Commission européenne a qualifié, vendredi, de « pas dans la bonne direction » l’ouverture dont semble avoir fait montre Viktor Orban, dans la crise suscitée par le soudain blocage du méga-prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine – orchestré par Budapest. Kiev a absolument besoin de ce ballon d’oxygène financier d’ici au début du mois d’avril. La Hongrie a également mis son veto à l’adoption d’un nouveau paquet de sanctions contre le Kremlin, le 20e depuis l’invasion du 24 février 2022.

Les Européens marchent toutefois sur des œufs, pressentant que toute parole risque d’être exploitée par un Premier ministre en campagne. Et si le ton de la lettre adressé à Costa se veut constructif, Orban ne baisse pas les armes vis-à-vis de Zelensky. Le président ukrainien est accusé de connivence avec l’opposition hongroise « pour installer un gouvernement pro-ukrainien en Hongrie. »" La suite sur lesoir.be

Comment la Hongrie a détourné Bruxelles et Kyiv avec un double veto laissant l'Ukraine dans l'incertitude

"Le ministre hongrois des Affaires étrangères a accusé l'Ukraine de mentir et a réprimandé Kaja Kallas lors d'une réunion tendue au cours de laquelle Budapest a utilisé son droit de veto à deux reprises, à la fureur des États membres soutenant l'Ukraine.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, s'est rendu à Bruxelles sur la défensive, demandant aux journalistes d'être sérieux alors que son pays menaçait d'opposer un double veto à un prêt d'urgence pour l'Ukraine et à un nouveau train de sanctions contre la Russie, en raison de ce qu'il dénonçait comme un sabotage coordonné de Kyiv, de Bruxelles et de l'opposition hongroise.

A l'intérieur de la salle, il a redoublé d'efforts.

Selon des diplomates ayant eu connaissance d'une réunion controversée des ministres des affaires étrangères tenue le 23 février, à la veille du quatrième anniversaire de la guerre de la Russie contre l'Ukraine, Szijjártó a insisté sur le fait que l'Ukraine jouait un jeu en perturbant, pour des raisons politiques, le transit du pétrole russe bon marché par un important oléoduc reliant la Russie à la Hongrie." La suite sur euronews.com

Vérification des faits : l'UE a-t-elle ignoré le veto hongrois sur le prêt de 90 Md € à l'Ukraine ?

"Le 24 février, le Parlement européen a annoncé avoir approuvé un prêt de 90 Md € pour soutenir l'Ukraine. Sur les réseaux sociaux, certains ont affirmé que cela signifiait que Bruxelles avait contourné l'opposition de la Hongrie. Il s'agit toutefois seulement d'une étape du processus législatif.

Un message publié sur X par la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a déclenché une vague de désinformation autour du prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'UE à l'Ukraine. Ce soutien est destiné à aider Kyiv à couvrir son budget général et ses besoins en matière de défense face à l'invasion russe en cours.

La Hongrie a annoncé en début de semaine qu'elle bloquerait à la fois ce prêt – approuvé par les dirigeants de l'UE en décembre – et un nouveau train de sanctions contre Moscou, en raison d'un différend sur l'approvisionnement en pétrole." La suite sur euronews.com

vendredi 27 février 2026

Ne jamais renoncer Katalyn Karikó

Ne jamais renoncer
Katalyn Karikó
Quanto, 2024, 276 pages, 24,50 €

"Beaucoup de livres qui relatent de grandes découvertes scientifiques peuvent donner l’impression que leur trame narrative, quand il y en a une, est un simple emballage, une figure de style obligatoire et étirée en longueur. L’autobiographie de Katalin Karikó, biochimiste, prix Nobel de médecine 2023 pour sa contribution aux vaccins utilisant l’ARN messager contre la Covid-19, est au contraire fascinante parce que l’histoire de sa vie personnelle est « une démonstration sans égale de la valeur de la science et de ce qu’elle peut apporter, non seulement à l’humanité dans son ensemble, mais aussi, individuellement, à ceux et celles qui croient en elle ! »

Le titre de la traduction française du livre Ne jamais renoncer est très bien choisi 1. K. Karikó raconte ainsi comment au cours de sa carrière elle a subi nombre de revers et d’avanies et n’a pas vraiment démarré avec les meilleures chances sur la ligne de départ. Elle revient sur sa jeunesse dans une maison sans eau courante et sans chauffage central en Hongrie communiste. On se dit que c’est presque un miracle qu’elle ait persévéré jusqu’au bout. Son secret : « croire profondément en la valeur de ce qu’elle faisait », sans avoir besoin d’être motivée par la reconnaissance officielle et les récompenses (et de fait elle n’en a reçu à peu près aucune avant la toute fin de sa carrière)." La suite sur afis.org

INTERVIEW : La Hongrie prend en otage le 20e train de sanctions, selon le conseiller principal de Zelensky

"La proposition de Bruxelles d'interdire les services maritimes pourrait priver le Kremlin de 17 milliards d'euros de recettes d'ici fin 2026, explique Vladyslav Vlasiuk à Euractiv.

La Hongrie prend en otage le 20e paquet de sanctions de l’UE contre la Russie, a déclaré un conseiller principal de Volodymyr Zelenskyy à Euractiv, alors que Budapest continue de s’opposer à la dernière série de mesures restrictives prises par Bruxelles à l’encontre de Moscou.

Vladyslav Vlasiuk, envoyé spécial du président ukrainien pour les sanctions, a déclaré que le refus du Premier ministre Viktor Orbán d’approuver le paquet empêche l’UE de suspendre des services « vitaux » pour l’économie de guerre de Moscou, tels que l’assurance des navires transportant du pétrole brut russe.

M. Orbán souhaite que Kiev répare le pipeline Druzhba, qui achemine le pétrole russe vers la Hongrie via l’Ukraine, avant de donner son feu vert aux mesures. Les sanctions doivent être approuvées à l’unanimité par les 27 pays de l’UE.

« Tout d’abord, pourquoi quelqu’un mélangerait-il le paquet de sanctions avec l’oléoduc ? », a déclaré M. Vlasiuk. « Et deuxièmement, ce n’est pas nous qui avons détruit l’oléoduc. Nous faisons de notre mieux pour le restaurer, mais ce n’est pas si facile, comme tout le monde peut l’imaginer. »

Le refus de M. Orbán « ressemble beaucoup à une prise en otage du paquet de sanctions », a-t-il ajouté." La suite sur euractiv.fr

La Hongrie a enfreint le droit européen en retirant des ondes une radio, selon la justice européenne

Le président de la radio hongroise indépendante Klubradio, Andras Arato, au siège de la station à Budapest, après avoir perdu son autorisation d'émettre, le 9 février 2021 © ATTILA KISBENEDEK / AFP/Archives

"Budapest (AFP) – La Cour de justice de l'Union européenne a jugé jeudi que la Hongrie a enfreint le droit communautaire en refusant de renouveler l'autorisation d'émettre d'une importante radio indépendante, souvent critique à l'égard du Premier ministre Viktor Orban.

Le dirigeant nationaliste, qui fait face au défi le plus difficile de ses 16 années au pouvoir avec des élections législatives prévues en avril, a restreint les droits civils, notamment en entravant le fonctionnement des médias indépendants.

Klubradio n'a plus le droit de diffuser que sur internet depuis 2021, après avoir perdu son recours en justice pour conserver son autorisation de diffusion. La Commission européenne a engagé une procédure contre la Hongrie à ce sujet.

"Dans son arrêt, la Cour accueille la plupart des griefs de la Commission et constate que la Hongrie a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu du droit de l'Union", a déclaré la Cour de justice de l'Union européenne dans un communiqué." La suite sur france24.com

Orbán propose une "mission d'enquête" sur l'oléoduc endommagé Droujba

"Dans une nouvelle lettre adressée à António Costa, Viktor Orbán reconnaît les "difficultés politiques" causées par son veto au prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a proposé qu'une "mission d'enquête" soit déployée sur le tronçon ukrainien de l'oléoduc Droujba afin d'évaluer les dégâts causés le mois dernier par une attaque russe, qui a précipité l'arrêt des livraisons de pétrole.

"Il est dans l'intérêt de la Hongrie de rétablir le transfert dès que possible. La Hongrie est prête à s'engager de manière constructive dans tous les efforts qui contribuent à cet objectif", déclare Viktor Orbán dans une nouvelle lettre envoyée ce jeudi à António Costa, le président du Conseil européen, et vue par Euronews."Dans ce contexte, la Hongrie soutient l'idée d'une mission d'enquête avec la participation d'experts délégués par la Hongrie et la Slovaquie pour vérifier le statut de l'oléoduc de Droujba. La Hongrie acceptera les conclusions d'une telle mission", ajoute-t-il." La suite sur euronews.com

"Sátántangó" : de Béla Tarr à László Krasznahorkai

"Le tango de satan" de Béla Tarr, 1994 - Béla Tarr/CARLOTTA FILMS

L’écrivain et prix Nobel László Krasznahorkai et le cinéaste Béla Tarr, tout récemment disparu, ont nourri une collaboration au long cours. On évoque les liens entre les livres de l’un et les films de l’autre, en compagnie du chercheur Damien Marguet et de la traductrice Joëlle Dufeuilly.

Avec
  • Damien Marguet, maître de conférences en études cinématographiques et co-directeur du département Cinéma de l’Université Paris 8

De la littérature et du cinéma dans votre Book Club aujourd’hui ! Le cinéaste hongrois Béla Tarr est mort le 6 janvier 2026, laissant derrière lui une œuvre magistrale. Quelques semaines plus tôt, son compatriote László Krasznahorkai recevait le prix Nobel de littérature qui offrait à ses livres une renommée mondiale. L’un et l’autre ont construit, au fil des années, une collaboration singulière et multiforme. Nous nous saisissons de ces deux actualités pour mettre en lumière la façon dont leurs œuvres se font écho, en particulier à travers Le tango de satan, film et livre qui furent le premier territoire de leur rencontre. Le chercheur en cinéma Damien Marguet, spécialiste de l’œuvre du cinéaste, et Joëlle Dufeuilly, qui a traduit l’ensemble des textes de l’auteur disponibles en français, sont nos invités.

Informations complémentaires

Le Coffret Sátántangó Blu-ray ou DVD (master restauré 4K, version originale sous-titrée français) avec en bonus 3 préfaces de Damien Marguet et Entrez dans la danse ! (Damien Marguet revient sur la genèse de ce film hors norme conçu sur une période de 9 ans et livre différentes grilles de lecture pour aborder cette œuvre clé dans la carrière de Béla Tarr sont disponibles chez Carlotta Films

Béla Tarr, Le tango de satan a paru aux éditions Gallimard

A écouter (59min) sur radiofrance.fr

jeudi 26 février 2026

Tranoï mars 2026 : la scène hongroise s’invite pour la première fois au Palais Brongniart

mars 2026 Credits: Tranoï

"Du jeudi 5 au dimanche 8 mars 2026, dans le cadre de la Fashion Week Paris, le salon Tranoï (GL events) se tiendra au Palais de la Bourse. Invités spéciaux : la scène mode hongroise fait son entrée aux côtés du programme CANEX.

L’offre prêt-à-porter, accessoires et lifestyle sera constituée de 180 marques dont 45 % nouvelles. Le parcours sélectif est divisé en quatre segments : Italian Savoir-Faire, Designer Lab, Elevated Minimalism et Accessories & Lifestyle.

Canex, initiative portée par Afreximbank (Banque africaine d'import-export) qui vise à mettre en avant la créativité africaine, participe pour la huitième saison consécutive au salon.

Les créateurs seront regroupés au rez-de-chaussée, parmi lesquels Late For Work, (lauréat du Fashion Trust Arabia 2025), Boyede (semi-finaliste du Prix LVMH 2025), mais aussi Adele Dejak, Chuks Collins, Connade, Diana Seboke, Dye Lab, Gugubygugu, Jiamini, Judy Sanderson, Kentle Gentlemenoshobor, Sarah Maj, Studio Namnyak, The Cloth, Wuman, Xita et Yasss Handmade.

Mars 2026, les scènes africaine et hongroise mises à l’honneur

Inédit : Creative Hungary, une institution publique consacrée au développement des industries créatives (mode, design, beauté et gaming), présente Budapest Select se déploie à Tranoï Paris sous la forme d’un pavillon dédié à la scène hongroise." La suite sur fashionunited.com

Ukraine : le prêt européen résiste au veto hongrois

"Malgré le veto hongrois, le prêt de 90 milliards d’euros promis à l’Ukraine par l’Union européenne reste, selon Ursula von der Leyen, un engagement intangible. Depuis Kiev, la présidente de la Commission assure que ce prêt sera versé « d’une façon ou d’une autre », faisant de ce dossier un test stratégique pour l’Europe en guerre.

Le 24 février 2026, à Kiev, au quatrième anniversaire de l’invasion russe, Ursula von der Leyen a réaffirmé que le prêt de 90 milliards d’euros accordé par l’Union européenne à l’Ukraine serait débloqué malgré le blocage de Budapest.

Un prêt massif pour l’Ukraine validé par l’Union européenne

Ce prêt de 90 milliards d’euros n’est pas une promesse abstraite, mais une décision formelle des chefs d’État et de gouvernement. En effet, selon Euronews, le prêt « a été approuvé par les 27 chefs d’État et de gouvernement au Conseil européen » en décembre 2025. Ainsi, ce prêt engage juridiquement et politiquement l’ensemble de l’Union européenne, et doit couvrir la période 2026-2027, ce qui en fait l’un des plus importants instruments financiers mobilisés depuis le début de la guerre en Ukraine. Par conséquent, remettre en cause ce prêt reviendrait à fragiliser l’architecture de soutien construite depuis quatre ans.

Sur le terrain politique, Ursula von der Leyen a martelé sa détermination. « Nous tiendrons notre engagement concernant ce prêt, d’une manière ou d’une autre. Nous avons plusieurs options. Et nous les utiliserons », a-t-elle déclaré, avant d’insister : « Cette parole ne peut être rompue ». Toutefois, sa mise en œuvre se heurte à l’exigence d’unanimité pour certaines adaptations budgétaires." La suite sur armees.com

Pétrole: l'UE assure que la Hongrie et la Slovaquie ne risquent pas la pénurie

"Il n'y a pas actuellement de risque de pénurie de pétrole en Hongrie ou en Slovaquie, en dépit de l'interruption des livraisons de brut russe via l'oléoduc Droujba, d'autres solutions permettant de maintenir l'approvisionnement de ces deux pays, a assuré mercredi 25 février la Commission européenne. 

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche de Vladimir Poutine, a mis son veto à l’octroi d’un prêt de 90 milliards d’euros de l’Union européenne à l’Ukraine, et à de nouvelles sanctions contre Moscou, si Kiev ne rétablissait pas les livraisons de pétrole russe via Droujba.

Budapest accuse Kiev de traîner les pieds pour rouvrir cet oléoduc, endommagé par des frappes russes en janvier. La Hongrie et la Slovaquie affirment qu’il a été réparé, mais le président ukrainien Volodymyr Zelensky, interrogé mardi 24 février sur ce point, a laissé entendre que ces travaux n’étaient pas encore terminés. Il a aussi invité Budapest à aborder le sujet avec Moscou, qui a bombardé selon lui cet oléoduc « à plusieurs reprises » dans le cadre de ses frappes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes." La suite sur rfi.fr

Cette île au coeur de Budapest se transforme en haut lieu de la fête cet été !

Crédit image: Sziget Festival

"Le festival Sziget sera de retour du mardi 11 au samedi 15 août 2026 pour transformer l’île d’Óbuda, en Hongrie, en capitale européenne de la fête. Au programme : des dizaines de scènes, des artistes du monde entier et une expérience immersive unique au cœur de Budapest.

Chaque été, l’île d’Óbuda devient le terrain de jeu de centaines de milliers de festivaliers venus célébrer la musique et la culture sous toutes leurs formes. En 2026, le Sziget promet une nouvelle édition XXL, fidèle à sa réputation de festival le plus éclectique d’Europe." La suite sur voltage.fr

La Hongrie, pays européen anti-Europe

"La Hongrie est membre de l'UE depuis 2004, perçoit des milliards de fonds européens et bloque ses décisions. Orbán a fait de l'anti-européisme un modèle politique.

Membre fondateur de l’élargissement à l’Est, bénéficiaire massif des fonds structurels, président en exercice du Conseil de l’UE au second semestre 2024 : la Hongrie coche toutes les cases de l’État membre modèle. Et pourtant, Budapest bloque les aides à l’Ukraine, défie la Commission sur l’État de droit et pratique depuis quinze ans une confrontation systématique avec les institutions européennes. Ce paradoxe n’est pas une contradiction — c’est une stratégie.

La Hongrie, un pays ancré dans l’Europe

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis son adhésion le 1er mai 2004, la Hongrie a intégré l’espace Schengen en 2007, siège avec 21 eurodéputés au Parlement européen et a exercé pour la deuxième fois la présidence tournante du Conseil de l’UE au second semestre 2024, après un premier mandat en 2011. Sur le plan commercial, les pays de l’Union absorbent plus de 79 % des exportations hongroises de biens, l’Allemagne en tête. Une sortie du marché unique serait économiquement catastrophique, sans alternative crédible à court terme." La suite sur lessentieldeleco.fr

D’un "Woyzeck" l’autre, la puissance contagieuse de Büchner

"La française Tünde Deák met en scène "Woyzeck" de Büchner dont, naguère, la mise en scène du Hongrois Arpád Schilling l’avait marquée au point de favoriser sa vocation. Force et filiation font la paire.

Dans Tünde, l’autrice et metteuse en scène Tünde Deák, née à Nanterre, composait il y a quelques années (lire ici) un spectacle où elle dépliait son prénom hongrois (qui tord les boyaux à n’importe quel français voulant le prononcer comme il se doit), et elle glissait vers l’histoire de son père hongrois ayant dû fuir son pays après le massacre de la Révolution hongroise en 1956 par les forces du Pacte de Varsovie sous la direction de la Russie impérialiste qui n’aura été communiste qu’une poignée de mois gavés d’utopies en octobre 17.

Voici donc la jeune Tünde à la fac de Nanterre et ailleurs cherchant sa voie du côté du théâtre. Et , badaboum, lui arrive de Hongrie (où, entre temps son père est retourné vivre), un spectacle programmé à la MC93 dans le cadre du festival Standard Idéal imaginé par Patrick Sommier. Nous sommes au carrefour de la fin des années 90 et du début des années 2000, déferlent de l’est des noms inconnus : les Russes Lev Dodine et Anatoli Vassiliev, le Polonais Krystian Lupa. Les avaient précédé, venus de Hongrie, une poignée de maîtres invités par Giorgio Strehler la première année du Théâtre de l’Europe, trois spectacles inoubliables." La suite sur blogs.mediapart.fr

Orbán agite à nouveau l'épouvantail ukrainien et déploie des soldats pour protéger les installations énergétiques

"Orbán et son gouvernement parlent depuis plusieurs jours du prétendu « chantage politique » exercé par Kyiv sur la Hongrie, c'est-à-dire le fait de ne pas réparer l'oléoduc Droujba.

Viktor Orbán, très en difficulté avant les élections générales hongroises d'avril avec les sondages qui donnent un net avantage au parti d'opposition Tisza, agite à nouveau l'épouvantail ukrainien.

Après avoir accusé Kyiv de compromettre la sécurité énergétique de l'Hongrie en refusant de réparer l'oléoduc Droujba, endommagé par une frappe russe, Orbán met en garde contre une prétendue « menace ukrainienne » pour le réseau énergétique hongrois et ordonne le déploiement de militaires pour protéger les infrastructures énergétiques.

« Nous ne céderons pas au chantage, j'ai ordonné le renforcement de la protection des infrastructures énergétiques critiques » : c'est ainsi que débute une publication d'Orbán sur Facebook." La suite sur euronews.com

Viktor Orbán sur la défensive en Hongrie : campagne acharnée contre son adversaire Péter Magyar

"Principaux renseignements

  • Viktor Orbán utilise une stratégie de division pour discréditer son adversaire Péter Magyar.
  • Péter Magyar se concentre sur des questions nationales telles que les difficultés économiques pour contrer le discours d’Orbán et séduire les électeurs.
  • Bien qu’il ne soit pas un fervent partisan de l’Union européenne ou de l’Ukraine, la victoire de Péter Magyar pourrait offrir une approche plus coopérative que l’obstructionnisme de Viktor Orbán.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán est confronté à une campagne électorale difficile, loin derrière son adversaire Péter Magyar, rapporte Politico. Pour tenter de renverser la tendance, Orbán a recours à une stratégie conflictuelle contre l’Union européenne et le président ukrainien Volodymyr Zelensky." La suite sur businessam.be

mercredi 25 février 2026

L'ivresse de la violence - « Rares sont les œuvres littéraires qui m’ont bouleversé à ce point. » Entretien avec Thomas Sulmon


"L’Ivresse de la violence, traduction française du roman Orgia de Zoltán Gábor, est le tout premier travail de traduction littéraire de Thomas Sulmon. Ce texte radical, qui affronte de front la violence historique et morale, a suscité de vives réactions dans la presse francophone. À partir de cette réception critique, mais aussi de son parcours personnel, nous revenons sur le travail de traduction, sur les choix — linguistiques, éthiques et symboliques — qu’impose un texte de cette nature, et sur la manière dont une œuvre change de visage en passant du hongrois au français.

Propos recueillis par Ákos Cseke

C’est ta première traduction littéraire publiée. Comment es-tu arrivé à ce texte de Zoltán Gábor, qualifié de « roman difficilement soutenable », « premier roman horrifiant »  dans le compte rendu paru dans Le Soir et dans Télérama ? Qu’est-ce qui t’a donné envie — ou le courage — de t’y confronter pour un premier livre ?

J’ai entendu parler du livre presque par hasard, lors d’un événement organisé à l’Institut français de Budapest en janvier 2024. Au cours d’une discussion, un ami écrivain et agent littéraire, Zoltán Jeney, a évoqué plusieurs œuvres d’auteurs contemporains dignes d’intérêt, parmi lesquelles figurait Orgia. Intrigué, je me suis empressé de mettre la main sur le roman quelques jours plus tard, et cette lecture m’a tout simplement sidéré : après cinq ans à Budapest, je n’avais presque jamais entendu parler de ce chapitre de l’histoire hongroise. Bien sûr, j’avais déjà visité la Maison de la terreur et connaissais le monument des chaussures devant le Parlement, mais c’était à peu près tout. À ce jour, rares sont les œuvres littéraires qui m’ont bouleversé à ce point.

Le livre a continué de me hanter bien après que je l’ai refermé. Je suis d’abord allé dans le quartier de Városmajor pour visiter certains lieux marquants mentionnés dans le roman, comme l’hôpital de la rue Maros. Peu à peu, j’ai fait des recherches sur le sujet ; c’est alors que j’ai pris conscience du silence qui entoure ces blessures, encore loin d’être cicatrisées.

De fil en aiguille, l’idée d’une traduction s’est imposée : il me semblait important que les lecteurs francophones puissent eux aussi plonger dans cette période – sans doute l’une des plus sombres de la Seconde Guerre mondiale – et en tirer leurs propres enseignements." La suite sur litteraturehongroise.fr

En Hongrie, la campagne offensive de Viktor Orban

"Les prochaines élections législatives hongroises auront lieu au mois d'avril. Viktor Orban est prêt à tout pour garder son poste de Premier ministre, y compris à mélanger intelligence artificielle et scénario ultra-mélodramatique, dans ce clip de 30 secondes.

« Dis, maman, quand est-ce que papa rentre à la maison ? », demande cette petite fille aux cheveux blonds, le nez collé à la fenêtre. Il pleut, l’image est sombre (et je ne vous parle pas du piano…). Dans la cuisine, une femme au teint gris laisse couler ses larmes. Puis, on découvre son mari sur le champ de bataille, à genoux, les yeux bandés. Dans un instant, il sera exécuté par un officier dont l’uniforme n'est pas sans rappeler ceux des Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. J'insiste... tous les personnages et situations ont été créés par la machine (même si à aucun moment il n’est clairement précisé le recours à l’IA).

Le message ? que « la guerre détruit tout »

Et qu’il ne faut pas « laisser les autres décider du sort de votre famille ».  C’est ce que dit la voix off dans ce mini film plutôt malaisant. Entre les lignes, le parti pris est évident : « les autres », c’est l’Union européenne et son aide à l’Ukraine, dénoncée par Viktor Orban. Lui qui se bat pour « l’indépendance, la souveraineté » de la Hongrie et dénonce la « machine oppressive de Bruxelles »." La suite sur radiofrance.fr

Pour la Pologne, le veto hongrois sur l'Ukraine est une "escalade" qui "favorise Poutine"

"S'adressant à Europe Today, le plus haut diplomate polonais a accusé Budapest d'intensifier son blocage d'un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine et d'un ensemble de sanctions contre la Russie, avertissant que l'Europe devait agir de manière décisive.

Le ministre polonais des Affaires étrangères Radosław Sikorski a accusé la Hongrie de renforcer son obstruction au soutien de l'UE à l'Ukraine, décrivant la dernière initiative de Budapest pour bloquer un prêt de 90 milliards d'euros et de nouvelles sanctions comme une "escalade" qui favorise le Kremlin.

S'exprimant lors de l'émission matinale d'Euronews Europe Today, il a déclaré que la Hongrie avait à plusieurs reprises choisi des accords énergétiques qui profitaient indirectement à Moscou.

"La Hongrie a eu de nombreuses occasions au fil des ans de faire ce que le reste de l'Europe a déjà fait", a-t-il déclaré, faisant référence aux contrats pétroliers et gaziers à long terme avec des fournisseurs non russes.

Au lieu de cela, Budapest continue d'acheter directement à la Russie, "alimentant ainsi la machine de guerre de Poutine"." La suite sur euronews.com

Une sextape embrase la campagne électorale hongroise

"Alors que Viktor Orbán fait face à son épreuve électorale la plus difficile depuis plus d'une décennie, une sex tape fantôme, une propagande alimentée par l'IA et des tactiques de dénigrement de plus en plus virulentes ont plongé la campagne hongroise dans une confrontation surréaliste où les insinuations peuvent avoir plus d'importance que les preuves. 

Une vidéo sexuelle fantôme et une série de clips de campagne de plus en plus agressifs, influencés par l’intelligence artificielle, agitent les élections hongroises à un moment où Viktor Orbán est plus proche de perdre le pouvoir qu’il ne l’a jamais été depuis son retour au pouvoir en 2010.

À moins de deux mois des élections générales du 12 avril, la course a pris une tournure étrange : une cassette compromettante promise qui ne s’est pas encore matérialisée, des insinuations sur la drogue et la décadence morale, et des vidéos stylisées sur les réseaux sociaux – certaines améliorées par l’intelligence artificielle, d’autres empruntant à une imagerie autoritaire austère – qui, selon les critiques, visent autant à intimider qu’à persuader.

Au centre de la tempête se trouve le leader de l’opposition Péter Magyar, dont le parti Tisza est en tête dans la plupart des sondages indépendants, ce qui représente la première menace électorale durable et crédible pour le Fidesz d’Orbán depuis plus d’une décennie. Dans ce contexte, ce que Magyar décrit comme une opération de « kompromat à la russe » a fait basculer une campagne déjà acharnée dans la boue." La suite sur euractiv.fr

La campagne électorale hongroise mêle diffamation par IA et « fight club » sur Facebook

"Les deepfakes liés à Orbán inondent les réseaux sociaux malgré les tentatives de l'UE pour renforcer la transparence de l'interdiction des publicités sur Facebook.

La Hongrie se prépare à un scrutin décisif le 12 avril pour élire son prochain Premier ministre, mais la campagne menée par le Premier ministre sortant Viktor Orbán a été dominée par les deepfakes générés par l’IA et les efforts visant à contourner les nouvelles règles de transparence de l’UE en matière de publicité politique.

Orbán, Premier ministre du pays depuis 15 ans, a lancé une campagne de dénigrement générée par l’IA contre le candidat de l’opposition Péter Magyar, dans le but de le discréditer dans la course à la présidence.

Le parti d’Orbán, le Fidesz, s’est également doté d’un réseau de partisans sur Facebook, accessible uniquement sur invitation, qui utilise la portée de la plateforme de médias sociaux, en particulier auprès des électeurs plus âgés, pour amplifier la désinformation anti-UE et anti-ukrainienne dans le but de façonner un discours électoral gagnant." La suite sur euractiv.fr

mardi 24 février 2026

Sexe, fortune et solitude au cœur du nouveau roman de David Szalay


"Chair, le sixième roman de l’écrivain anglo-hongrois David Szalay, raconte l’ascension sociale d’un immigré hongrois en Grande-Bretagne. Mais derrière son physique avenant et son sex-appeal certain, Istvàn cache une fragilité, une « inquiétante étrangeté » qui entraîneront sa chute. Ce récit à la fois perspicace et poignant a valu à l’auteur le prestigieux Booker Prize. 

Il y a quelque chose d’épique dans le nouveau roman de l’Anglo-Hongrois David Szalay, paru en traduction française en début d’année. Couronné en novembre dernier par le prestigieux Booker Prize, équivalent britannique du Goncourt, Chair met en scène une odyssée qui débute dans l’Europe de l’Est post-soviétique, se poursuit dans la capitale anglaise et s’achève avec le retour du protagoniste dans sa Hongrie natale où il n’y reste désormais que sa mère vieillissante, une version maternelle de Pénélope homérienne, pour l’accueillir.

« Un livre sombre »

C’est dans ce cadre que se déroule la trajectoire d’apprentissage et de dérive du héros, condamné à la solitude au terme d’une vie riche en mouvements et en drames. Chair, comme l’a proclamé le jury du Booker, est « un livre sombre », sur la tragédie de la vie humaine, livre qu’on a du mal à reposer. Sa narration originale et maîtrisée, sa prose dépouillée, devenues les marques de fabrique de son auteur ne sont sans doute pas étrangères au succès que connaît ce roman aussi singulier que bouleversant." La suite sur rfi.fr

L’Europe rappelle à la Hongrie de Viktor Orban son devoir de loyauté

"Le non-respect par le Premier ministre Viktor Orban de son engagement à ne pas bloquer le prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, pris lors du sommet européen de décembre dernier, constituerait une atteinte à la coopération loyale attendue des États membres, a affirmé lundi la Commission européenne.

Ce prêt de soutien de l’UE à l’Ukraine doit couvrir, à partir d’avril, les deux tiers des besoins financiers estimés de l’Ukraine pour 2026 et 2027. La Tchéquie, la Hongrie et la Slovaquie ayant choisi de ne pas le soutenir, l’accord a été conclu à 27 dans le cadre d’une coopération renforcée à 24, de sorte que la garantie de ce prêt n’ait pas d’incidence sur ces trois pays." La suite sur 7sur7.be 

"Pourquoi haïssez-vous l'Ukraine ?" Clash entre le ministre hongrois et les journalistes ukrainiens

"Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a réaffirmé son veto sur l'aide à l'Ukraine à la suite d'un différend énergétique. Les échanges plutôt animés avec les journalistes ukrainiens ont éclaté après que Budapest a accusé Kyiv de chantage au sujet de l'oléoduc Droujba.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, s'est engagé dans un échange houleux avec des journalistes ukrainiens après que son pays a déclaré qu'il bloquerait un prêt d'urgence lors d'une réunion à Bruxelles, et la confrontation a dégénéré en accusations personnelles.

Le gouvernement de Viktor Orbán a perturbé un ensemble de sanctions prévues contre la Russie à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion totale de l'Ukraine, en accusant Kyiv, Bruxelles et l'opposition d'avoir saboté le transit du pétrole par l'oléoduc Droujba.

Budapest accuse l'Ukraine d'entraver délibérément le transit du pétrole après que l'infrastructure autour de l'oléoduc a été endommagée le mois dernier et a qualifié cette initiative de chantage politique. L'Ukraine nie ces accusations et blâme les frappes russes, à l'origine des dommages." La suite sur euronews.com

lundi 23 février 2026

Le Donneur de sang - Un roman de Péter Hajnóczy

 

Traduit par

Qu’il nous fasse le récit d’une obscure errance médicale ou d’une soirée arrosée, Péter Hajnóczy n’a pas son pareil pour débusquer l’absurde dans la vie de ses contemporains. Dans les treize nouvelles et autres fables qui composent ce recueil, toutes inédites en français, le grand écrivain hongrois fait feu de tout bois pour pointer l’ineptie des règles du jeu social et de celles d’un système politique saugrenu. Mais c’est aussi sur les rêves et les aspirations de ses semblables, en quête d’une hypothétique liberté, qu’il se penche avec humanité. Car le trouble qui habite les personnages d’Hajnóczy est aussi le reflet d’inconscients malmenés, qu’il ausculte avec autant d’ironie que de tendresse.

Traduction collective du hongrois sous la direction de András Kanyádi

Parution le 4 mars 2026
152 pages / 115 x 175 mm
11 euros TTC
ISBN 978-2-38669-074-7

La Promenade - Roman de Mária FÖLDES

 

Traduit du hongrois par Catherine Fay

EAN13  9782940789146
ISBN  978-2-940789-14-6
Éditions des Syrtes 
Date de publication : 06/03/2026
Collection LITTERATURE ETRANGERE 
Nombre de pages 168
Dimensions 19,9 x 12 x 1,3 cm
Poids 176 g
Langue français

De nouvelles sanctions de l'UE contre la Russie bloquées par un veto hongrois

"Bruxelles (Belgique) (AFP) – La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas a regretté lundi qu'un veto hongrois empêche l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie, à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par ses troupes. 

"Nous avons entendu des déclarations très fermes de la part de la Hongrie, je ne vois malheureusement pas vraiment comment ils pourraient revenir sur la position qu’ils défendent aujourd'hui", a déclaré Mme Kallas peu avant le début d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE.

"Nous faisons évidemment tout notre possible pour faire avancer ce paquet de sanctions et le faire adopter", a-t-elle ajouté.

La Commission européenne a mis sur la table des ministres un vingtième "paquet" de sanctions contre la Russie depuis son invasion de l'Ukraine le 24 février 2022, en vue d'une adoption avant mardi, date anniversaire de cette invasion." La suite sur france24.com

Prochaine rencontre des Mardis hongrois de Paris le 3 mars 2026 à partir de 20 h au Café Le Zimmer

Prochaine rencontre

le mardi 3 mars 2026
à partir de 20 h
au café Le Zimmer
1, place du Châtelet 75001 Paris
Métro : Châtelet
 

A legközelebbi összejövetel
2026 március 3.-án este 8-kor kezdődik
a Le Zimmer kávéházban
1, place du Châtelet 75001 Paris
Métro : Châtelet
Facebook esemény 
 
 


Des rassemblements à Budapest marquent les quatre ans de l'invasion de l'Ukraine par la Russie

"Des organisations civiles se sont rassemblées à Budapest pour marquer les quatre ans de l'invasion totale de l'Ukraine par la Russie. Environ 200 personnes auraient participé à l'événement.

Des organisations civiles ont organisé une manifestation à Budapest dimanche pour marquer le 4e anniversaire de l'invasion totale de l'Ukraine par la Russie. Elles ont réclamé notamment la fin de l'agression.

Environ 200 personnes auraient participé à cette manifestation.

De nombreux Ukrainiens disent se sentir en sécurité et bien accueillis en Hongrie, même s'il s'agit d'un pays plutôt considéré comme un allié de Poutine." La suite sur euronews.com

dimanche 22 février 2026

L’Algérie et la Hongrie voient grand !

"Reprise du vol direct Alger-Budapest.

Ne cessant de se renforcer davantage, malgré un nouveau monde géo-politique troublant et incertain, les relations entre l’Algérie et la Hongrie, deux pays issus de deux Continents différents, mais proches, Afrique et Europe, Continent noir et Vieux Continent, sont historiques, très amicales et indéfectibles.

La reprise, récemment, des vols directs reliant les deux pays, à travers la ligne aérienne Alger-Budapest, l’Algérie et la Hongrie confirment leurs bonnes intentions diplomatiques, leurs ambitions géostratégiques et leurs engagements économiques pour faire de ces relations, des rapports solides.
En plein changement géopolitique mondiale, les relations entre Alger et Budapest se sont intensifiées durant ces cinq dernières années, notamment dans les secteurs du tourisme, agriculture, commerce, économie et enseignement supérieur, au grand bonheur de la 4ᵉ session de la commission mixte tenue à Alger fin 2025. Les deux pays viennent de lancer le premier vol de la nouvelle ligne aérienne Alger-Budapest, une nouvelle prouesse avant d‘autres réalisations, tout en coopérant sur la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, la formation universitaire et des projets d’investissement, envisageant même d’aller, encore, plus loin. Dans le domaine de la coopération agricole et économique, la Hongrie cherche à dynamiser ses échanges avec l’Algérie, notamment dans l’innovation agricole, l’aquaculture et la foresterie. La 4ᵉ session de la Commission mixte algéro-hongroise, tenue en décembre 2025 à Alger, a été un renforcement économique de taille, elle vise à stimuler les investissements bilatéraux et à activer de nouveaux partenariats.
Dans les domaines de l’Éducation et Recherche, les deux pays ont évalué et renforcé leur coopération dans l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et technique. Alors que dans le domaine de la diplomatie, la Hongrie maintient une présence diplomatique active à travers son ambassade à Alger, favorisant les échanges culturels et économiques avec Alger.
Aussi, les discussions qui ont eu lieu entre les hauts responsables des deux pays, ont porté leurs fruits en réalisant la relance d’une ligne aérienne directe entre Alger et Budapest pour faciliter les échanges. En réalisant cette prouesse, cela démontre que les relations engagées sur des bases solides entre Alger et Budapest sont sur la bonne voie et que le futur attendu entre les deux capitales des deux Continents est très prometteur." La suite sur lnr-dz.com

Pourquoi des Américains viennent s’inspirer de l’illibéralisme d’Orbán : réseaux conservateurs, médias et stratégie juridique menacent les démocraties libérales

"Dans Le Monde, le politiste Valentin Behr alerte sur la diffusion transnationale de l’« illibéralisme » : des réseaux conservateurs mutualisent stratégies et tactiques (médias, droit, mobilisation), rendant le modèle hongrois d’Orbán attractif et menaçant les démocraties libérales.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, le politiste Valentin Behr, chercheur en sciences politiques au CNRS, alerte sur la montée et la circulation transnationale de courants politiques qualifiés d’« illibéraux ». « Aujourd’hui les Américains viennent en Hongrie s’inspirer de l’illibéralisme d’Orban », déclare-t-il, résumé qui met en lumière la diffusion d’expériences et de pratiques entre acteurs politiques de plusieurs pays.

Des réseaux transnationaux qui mutualisent leurs expériences

Les travaux de Valentin Behr portent sur la reconfiguration idéologique des droites et sur les réseaux conservateurs transnationaux, en Europe et entre l’Europe et les États‑Unis. Selon lui, ces réseaux ne se contentent pas d’échanger des idées ; ils partagent aussi des stratégies, des référentiels et des modes d’action politique. Cette mise en commun permet à des acteurs de différents systèmes institutionnels de tester, d’adapter et de diffuser des pratiques qui ont fait leurs preuves ailleurs." La suite sur parlons-politique.fr

« Aujourd’hui les Américains viennent en Hongrie s’inspirer de l’illibéralisme d’Orban »

"Le politiste Valentin Behr revient, dans un entretien au « Monde », sur la façon dont les réseaux illibéraux transnationaux mutualisent leurs expériences. 

Valentin Behr est chercheur en sciences politiques au CNRS. Ses travaux portent sur la reconfiguration idéologique des droites et les réseaux conservateurs transnationaux, en Europe et entre l’Europe et les Etats-Unis.

Vous étudiez depuis plusieurs années l’émergence de réseaux intellectuels européens qui se présentent comme « conservateurs ». Comment décririez-vous leur cohérence idéologique ?

Des intellectuels issus de traditions politiques différentes se revendiquent aujourd’hui du conservatisme. Le PiS polonais et le Fidesz hongrois appartenaient à la droite libérale conservatrice, avant de se radicaliser. Le Fidesz était d’ailleurs membre du Parti populaire européen jusqu’en 2021. D’autres sont issus d’une tradition que l’on pourrait qualifier de beaucoup plus radicale et de postfasciste. Typiquement, le Rassemblement national (RN) en France, Fratelli d’Italia en Italie, l’alt-right aux Etats-Unis. Alain de Benoist et la nouvelle droite [une mouvance intellectuelle d’extrême droite née en France à la fin des années 1960] sont souvent une..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Le président hongrois en audience chez le Pape

"Tamás Sulyok a été reçu ce samedi matin par Léon XIV au Palais apostolique du Vatican. Lors des entretiens à la Secrétairerie d'État, il a exprimé sa satisfaction pour les relations bilatérales solides et pour la contribution que l'Église catholique apporte à la vie du pays dans divers domaines sociaux, évoquant également des thèmes d'intérêt commun, avec une référence particulière au rôle central de la famille.

Tamás Sulyok, président de la Hongrie, a été reçu en audience ce samedi matin, 21 février, par le Pape Léon XIV au Palais apostolique du Vatican. Après son entretien avec le Souverain pontife, Tamás Sulyok a ensuite rencontré le cardinal Secrétaire d'État Pietro Parolin, accompagné de Mgr Mihăiță Blaj, sous-secrétaire pour les Relations avec les États." La suite sur vaticannews.va 

samedi 21 février 2026

L’œuvre du mois : Rhapsodie hongroise n° 2 de Liszt

© D.R

"Un feu d'artifice pianistique : c'est ce que Liszt offre avec la plus célèbre de ses “Rhapsodies hongroises”. Histoire, interprétation, discographie comparée : Brigitte François-Sappey et Bertrand Boissard font le point.

Fière, cambrée, mélancolique ou frénétique, l’héroïque Rhapsodie n° 2 est, avec ses quelque dix minutes, l’un des morceaux les plus captivants du romantisme. Son auteur y transmet sa fascination pour « ces étranges rhapsodes […], leurs sombres mélopées, leur grâce naïve et exubérante, leurs rythmes incandescents ». Les dix-neuf Rhapsodies hongroises sont ainsi l’obole en forme d’opus magnum que Franz Liszt (1811-1886) offre à sa patrie et au monde. Il faudra attendre cependant 1917 pour que paraisse l’ensemble du corpus en deux recueils.

Epopée patriotique

Né à la frontière hongroise, formé à Vienne puis à Paris, le célébrissime virtuose à la carrière européenne s’autoproclame dès 1846 « le premier Zigeuner du royaume de Hongrie », compose une première rhapsodie puis une deuxième en 1847. En digne barde de sa sauvage et noble patrie, il conjugue une expression hautement personnelle et « l’élément fantastiquement épique ». La révolution de 1848 incite le « roi des pianistes » à mettre fin à sa glorieuse itinérance (Glanzperiode) afin de « passer compositeur » et devenir chef d’orchestre au service des musiques qu’il admire (Beethoven, Schubert, Schumann et autres). Pour cette mue il choisit Weimar, petite cité allemande en Thuringe, dite « l’Athènes du Nord » depuis les fécondes présences de Goethe et Schiller." La suite sur diapasonmag.fr

La Hongrie bloque un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine à cause d'un oléoduc endommagé

"Le ministre hongrois des Affaires étrangères accuse l'Ukraine de sabotage et déclare que son pays bloquera l'aide financière à Kyiv tant que le transit du pétrole russe par l'oléoduc Droujba n'aura pas repris. À l'approche d'élections importantes, Budapest intensifie sa rhétorique anti-Ukraine.

La Hongrie a déclaré qu'elle bloquerait un prêt d'urgence de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine, accusant le pays déchiré par la guerre de "chantage" au sujet d'un oléoduc endommagé utilisé pour le transit du pétrole russe, intensifiant ainsi la confrontation à l'approche des élections générales d'avril.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a déclaré que Kyiv, Bruxelles et les forces d'opposition travaillaient en coordination pour perturber les flux énergétiques pour des raisons politiques à l'approche d'un scrutin clé dans lequel le premier ministre Viktor Orbán accuse un retard à deux chiffres dans les sondages." La suite sur euronews.com

Législatives en Hongrie : le parti de Viktor Orbán choque avec une vidéo d'IA montrant une exécution

"Le Fidesz, le parti au pouvoir, présente les prochaines élections comme un choix entre "la guerre et la paix", ce que conteste formellement le parti d'opposition Tisza.

À moins de deux mois des élections législatives en Hongrie, le Fidesz, le parti au pouvoir, a publié une vidéo générée par intelligence artificielle montrant un Hongrois, vêtu d'un uniforme de la Seconde Guerre mondiale se faire exécuter et mettant en scène sa petite fille, qui attend son retour.

En description de cette vidéo de 33 secondes, publiée sur le compte Facebook de la section de Budapest du parti, il est écrit : "C'est un cauchemar maintenant, mais Bruxelles se prépare à en faire une réalité", en plus du slogan de la campagne, "le Fidesz est le choix sûr"." La suite sur euronews.com

vendredi 20 février 2026

Disparition de Dóra Maurer, figure majeure de l’avant-garde hongroise

Dora Maurer et son autoportrait Seven Twists.
© Wikimedia Commons / Évi Fábián.© Adagp, Paris, 2026.

"Sa première et dernière grande rétrospective avait été organisée en 2020 par la Tate Modern, qui avait offert un beau coup de projecteur à l’une des artistes d’avant-garde les plus influentes d’Europe de l’Est, quoique des plus méconnues du grand public. Née à Budapest en 1937, Dóra Maurer, décédée le 14 février à l’âge de 89 ans, était l’une des cheffes de file de la communauté…" La suite sur lequotidiendelart.com (article payant)

Du surplus des marchés aux assiettes des cantines de Budapest

"À Budapest, la mairie s’est lancée dans un projet d’envergure d’usine de transformation alimentaire, où les denrées premières seraient composées des surplus du marché de gros, pour réaliser les plats des cantines et des centres sociaux de la ville.

L’idée a germé dans l’esprit de Gergely Karacsony, maire progressiste et écologiste de Budapest, la capitale de la Hongrie. Serait-il possible d’éviter le gaspillage alimentaire en récupérant les surplus du marché de gros de Budapest, devenus invendables, pour composer les assiettes des cantines locales ?" La suite sur lalettreducadre.fr (article payant)

Le Bach du matin avec György et Márta Kurtág

"Un quatre-main dans la vie et au piano : à l'occasion du centenaire de la naissance du compositeur hongrois, nous entendons György Kurtág et son épouse Márta interpréter ensemble une transcription de la Sonate en trio n°1 en Mi bémol Majeur BWV 525, initialement composée pour orgue par Bach.
Avec György Kurtág, compositeur roumain naturalisé hongrois (1926)

Jean Sebastien Bach (Compositeur)

Sonate en trio n°1 en Mi bémol Maj BWV525
Jean Sebastien Bach (Compositeur), Gyorgy Kurtág (Piano), Marta Kurtag (Piano)
Album Gyorgy Kurtag : Jatekok (Jeux) (1997)
Label ECM (453511-2)

A écouter (5min) sur radiofrance.fr 

Les sondages électoraux hongrois montrent une course serrée entre le Fidesz et le Tisza

"Principaux renseignements :

Les sondages indépendants montrent systématiquement que le parti Tisza de Péter Magyar devance le parti Fidesz de Viktor Orbán.

Les instituts de sondage liés au gouvernement prédisent toutefois une victoire du Fidesz, invoquant des facteurs tels que la stabilité du gouvernement et l’opposition à l’aide à l’Ukraine.

La divergence des résultats des sondages met en évidence d’éventuelles divergences méthodologiques et soulève des questions quant à l’influence du financement public sur les études d’opinion.

La suite sur businessam.be 

Orbán se rend à Washington pour la réunion du conseil de paix de Trump

"Orbán a été le premier homme politique européen à soutenir publiquement Donald Trump dès le début. Sa dernière visite à la Maison-Blanche remonte à novembre dernier.

Lundi, après une rencontre avec Marco Rubio, le Premier ministre hongrois a annoncé la conclusion d'accords énergétiques clés - sur le gaz, le pétrole et l'énergie nucléaire - lors d'une conférence de presse commune.

"Ces accords, ainsi que l'exception accordée à la Hongrie par le président des États-Unis pour permettre l'utilisation du gaz et du pétrole russes en Hongrie, contribueront à la sécurité continue de l'approvisionnement énergétique de la Hongrie et à notre capacité à fournir une énergie très bon marché aux ménages et à l'industrie, également selon les normes internationales." La suite sur euronews.com

80 journalistes en colère, ou le combat hongrois pour la dignité

"En Hongrie, pour les citoyens qui se sentent avilis par le pouvoir, se débarrasser de Viktor Orbán et du Fidesz est avant tout un combat contre la corruption au sens pur, un combat pour la vérité et pour la dignité.

« 80 dühös újságíró ». 80 journalistes en colère. Ce film documentaire du grand reporter András Földes offre une plongée d'1h30 dans la vie des principaux journalistes d'Index, autrement dit une plongée dans l'« orbanisme », à hauteur d'hommes et de femmes.

« Il était une fois, dans la plus grande salle de rédaction de Hongrie » débute le film, qui documente la chute d'Index, à l’été 2020, le média le plus lu et le plus influent du pays, celui qui donne le la, que même les gens du Fidesz consultent, conscients de la médiocrité affligeante de leur propre presse, le média que l'on lit pour démêler le vrai du faux, comme l'énonce une de ses ex-journalistes dans . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

Conseil de la paix: le Hongrois Viktor Orbán met en avant d'être le seul pays européen présent

"Viktor Orbán, le Premier ministre de Hongrie, s'est exprimé lors de la réunion du Conseil de la paix de Donald Trump, à Washington D.C., ce jeudi 19 février." Vidéo (1mn41) sur bfmtv.com

jeudi 19 février 2026

ORPHELIN de László Nemes : la critique du film

Nom : Arva
Père : László Nemes
Date de naissance : 11 mars 2026
Type : sortie en salle
Nationalité : Hongrie
Taille : 2h13 / Poids : NC
Genre : Drame

Livret de Famille : Bojtorján Barabas, Andrea Waskovics, Grégory Gadebois…

Signes particuliers : Exigeant au départ, fascinant ensuite.

Synopsis : Budapest 1957, après l’échec de l’insurrection contre le régime communiste. Andor, un jeune garçon juif, vit seul avec sa mère Klara qui l’élève dans le souvenir de son mari disparu dans les camps. Mais quand un homme rustre tout juste arrivé de la campagne prétend être son vrai père, le monde d’Andor vole soudain en éclats…

L’ODYSSÉE D’UNE QUÊTE IDENTITAIRE
NOTRE AVIS SUR ORPHELIN

László Nemes tourne peu mais bien. Depuis le choc de son Fils de Saul il y a dix ans, le cinéaste hongrois n’a sorti qu’un seul long-métrage, le formidable Sunset en 2018. 2026 sera son année la plus productive puisqu’il proposera deux nouveaux films, l’attendu biopic sur Jean Moulin avec Gilles Lellouche à l’automne, et en attendant cet Orphelin, une fresque dramatique présentée à la dernière Mostra de Venise.

Dans le Budapest de 1957, peu après la tentative d’insurrection de la ville contre la domination soviétique, un jeune adolescent juif découvre qu’il n’est pas le fils d’un disparu des camps de concentration dont il attend et espère le retour depuis toutes ces années. Son véritable géniteur serait ce goy rustre qui déboule un jour avec son side-car. Boucher de métier, il aurait caché sa mère pendant la guerre. Le monde d’Andor vole alors en éclats à mesure que l’intrus tente de s’imposer dans sa vie…" La suite sur mondocine.net

Budapest Parcours : Retour 17 – Tihanyi 140


"Par Emmanuelle Sacchet

Dix-sept ans plus tard, c’est avec un plaisir gigantesque que je retrouve le chemin de la Hongrie et ma plume de Budapest Parcours au JFB. Les choses prennent parfois du temps — la vie aussi. Celle de Lajos Tihanyi, commencée il y a 140 ans, a donné son nom à l’extraordinaire exposition qui s’est tenue durant trois mois à la Galerie nationale hongroise, installée depuis 1975 sur les collines du château de Buda. Arrivée à Budapest le jour de l’inauguration, je me suis gourmandée de ne pas me souvenir de ce peintre né en 1885. Et pour cause : aujourd’hui encensée, son œuvre est pourtant passée presque inaperçue de son vivant et le demeura longtemps après sa mort à Paris en 1938. Devant les 200 œuvres réunies — la plus grande exposition jamais consacrée à l’artiste — une question s’impose : pourquoi ?

Vous connaissiez Mihály Munkácsy, Béla Czóbel, Tivadar Csontváry Kosztka ou József Rippl-Rónai ; vous n’oublierez plus Lajos Tihanyi !

Il serait injuste de résumer une vie tumultueuse en un chapitre ; je vous embarque donc pour quelques minutes… Né Teitelbaum dans une famille bourgeoise juive ayant magyarisé son nom en Tihanyi, son père avait fondé le grand café Balaton pour concurrencer le New York Café. Une méningite contractée à l’âge de onze ans marqua son destin : il perdit l’ouïe, sa voix s’en trouva altérée et il dut apprendre à lire sur les lèvres. Il fréquenta deux écoles d’art sans y trouver sa voie ; son parcours restera largement autodidacte. Cette situation marginale façonna un style pictural et graphique singulier, sans jamais entraver sa sociabilité : il fut toute sa vie entouré d’amis. Il fréquente peintres et écrivains, évolue dans les cercles intellectuels et rejoint un groupe d’artistes qui part peindre l’été à Nagybánya, dans les actuelles régions du Maramureș transylvain. Béla Czóbel, revenu du Salon d’Automne parisien de 1905, est imprégné de fauvisme. Le jeune Tihanyi, séjournant à Badacsony dans la maison familiale, se lance alors dans des paysages aux aplats de couleurs complémentaires : toits violets et jaunes, murs rouges et verts, rues roses dressées vers le ciel, ignorant toute perspective. Les compositions, décalées et resserrées sur l’essentiel, sont renforcées par d’épais contours noirs." La suite sur jfb.hu