mercredi 15 avril 2026

"La Hongrie a choisi l'Europe" : que peut changer la victoire de Péter Magyar face à Viktor Orban pour l'UE et pour l'Ukraine ?

"Le futur chef du gouvernement hongrois a promis de réparer la relation de Budapest avec Bruxelles. Son prédécesseur, proche de la Russie, bloquait notamment un prêt de 90 milliards d'euros que l'Union européenne voulait accorder à Kiev.

Rarement une élection dans un pays de seulement 9,5 millions d'habitants aura été autant scrutée par la communauté internationale. La victoire de Péter Magyar aux élections législatives hongroises, dimanche 12 avril, a provoqué un soupir de soulagement dans les capitales européennes. Le conservateur de 45 ans a mis fin au règne du populiste Viktor Orban, un proche de Moscou et un modèle pour les extrêmes droites européennes, resté au pouvoir pendant seize ans.

Lundi, le futur Premier ministre hongrois, qui avait quitté le parti de Viktor Orban en 2024 pour devenir son principal opposant, a promis "un changement de régime complet", lors d'une conférence de presse à Budapest, la capitale. Durant sa campagne, il avait promis de lutter contre la corruption, de revenir sur les reculs en matière d'Etat de droit et de réparer la relation de la Hongrie avec l'Union européenne et ses autres Etats membres, dont la dégradation s'est encore accentuée depuis le début de la guerre en Ukraine. Franceinfo vous résume ce que pourrait changer l'arrivée au pouvoir de Péter Magyar pour le reste de l'Europe, et en particulier pour Kiev." La suite sur franceinfo.fr

Ce que les élections hongroises nous apprennent de l’Union européenne

"Les élections tenues en Hongrie le 12 avril 2026, qui ont conduit à la défaite de Viktor Orbán après plus de seize années au pouvoir, ont fait couler beaucoup d’encre en Europe comme dans le reste du monde. Un tel intérêt peut surprendre. Comment le scrutin d’un petit pays de moins de dix millions d’habitants a-t-il pu à ce point capter l’attention non seulement des capitales européennes, mais aussi de Moscou, de Washington et sans doute de Pékin ?

La réponse à cette question ne se trouve pas à Budapest, mais à Bruxelles. Elle éclaire sur les effets indirects, mais très concrets, que le fonctionnement de l’Union européenne (l’UE) exerce bien au-delà du Vieux continent.

L’attention portée aux élections hongroises était en réalité parfaitement justifiée. La chute de Viktor Orbán est susceptible d’avoir des répercussions importantes à plusieurs niveaux : sur le fonctionnement de l’UE, sur les équilibres politiques internes des États membres, sur les États-Unis et leurs relations avec les Européens, sur la guerre en Ukraine et, plus largement, sur les capacités d’influence russe et chinoise en Europe. Rien que cela.

Orbán et l’Union européenne

Pour l’Union européenne, Viktor Orbán constituait à la fois un obstacle politique et un défi normatif. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Hongrie s’était régulièrement opposée aux initiatives européennes en faveur de Kiev, contribuant à freiner, retarder ou affaiblir certaines décisions communes. Sa proximité avec la Russie de Vladimir Poutine avait fait de Budapest un facteur d’affaiblissement et d’inconsistance pour l’Union. Une première conséquence de sa défaite pourrait donc être le déblocage des 90 milliards d’euros que l’UE a prévu de prêter à l’Ukraine pour qu’elle puisse continuer à survivre financièrement et à se battre militairement." La suite sur iris-france.org

Soirée des Mardis hongrois de Paris du 14 avril 2026 - Les images












"Peter Magyar marche un peu sur des œufs": le départ de Viktor Orban en Hongrie va-t-il vraiment changer la donne pour l'Ukraine?

"Tombeur de Viktor Orban, le conservateur Peter Magyar a promis des relations plus apaisées avec l'Union européenne. Il ne sera pas pour autant un ardent défenseur de l'Ukraine, prévient le spécialiste de l'Europe de l'Est Ulrich Bounat.

Un nouveau visage à la tête de la Hongrie. Le conservateur pro-européen Peter Magyar a mis fin à 16 ans de règne du Premier ministre Viktor Orban dans le pays en remportant les élections législatives ce dimanche 12 avril.

Le départ annoncé du dirigeant national-populiste a suscité l'espoir en Ukraine alors que le patron du parti Fidesz cultivait des liens proches avec le Kremlin et freinait les initiatives de l'Union européenne pour aider Kiev à résister à l'invasion russe.

Peter Magyar, ancien membre du Fidesz reconverti opposant, sera-t-il pour autant un allié de l'Ukraine? Ulrich Bounat, spécialiste de l'Europe centrale et de l'Est et chercheur associé Euro Creativ, décrypte pour BFM les conséquences du scrutin.

Après la victoire de Peter Magyar, les Ukrainiens peuvent-il espérer un gouvernement plus favorable à Kiev? Faut-il notamment s'attendre à un déblocage du prêt européen de 90 milliards d'euros sur lequel Viktor Orban avait mis son veto?
Peter Magyar a dit qu'il allait faire de la Hongrie un interlocuteur un peu plus constructif à Bruxelles, notamment sur le dossier ukrainien. Il est donc très probable qu'il donne son feu vert pour ce prêt est essentiel pour les Ukrainiens. En revanche, il ne faut pas non plus croire que son élection va complètement révolutionner la posture hongroise vis-à-vis de l'Ukraine. Peter Magyar a déjà indiqué qu'il n'y aura pas d'aide militaire directe de la Hongrie à l'Ukraine et que s'il ne s'opposerait pas complètement à l'intégration européenne de Kiev, il ne la faciliterait pas non plus." La suite sur bfmtv.com

Victoire de Péter Magyar en Hongrie : le vainqueur d’Orbán promet «un changement complet de régime»

"Après 16 ans au pouvoir, Viktor Orbán, chantre de l’illibéralisme, a reconnu dimanche «une défaite douloureuse mais sans ambiguïté». 

En résumé

  • Le conservateur pro-européen Péter Magyar a largement remporté les élections législatives en Hongrie dimanche face au nationaliste Viktor Orbán, dont la défaite constitue aussi un camouflet pour le président américain Donald Trump qui lui avait apporté son soutien.
  • Au pouvoir depuis 16 ans, le Premier ministre battu, chantre de l’illibéralisme, a reconnu des résultats «douloureux mais sans ambiguïté».
  • Emmanuel Macron «salue une victoire de la participation démocratique, de l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne et pour la Hongrie en Europe».

La suite sur liberation.fr 

Défaite électorale de Viktor Orban face à Peter Magyar : « Celui que la situation va le plus ennuyer, c’est Vladimir Poutine »

"Au pouvoir en Hongrie depuis 2010, Viktor Orban ne sera pas reconduit Premier ministre une cinquième fois consécutive. Son concurrent conservateur Peter Magyar l’a sèchement battu lors des élections législatives organisées dans le pays, dimanche 12 avril. Moins hostile à Bruxelles, celui-ci promet « une nouvelle ère » en Hongrie. Quels enseignements tirer de ce scrutin stratégique pour l’Europe ? Entretien avec Matthieu Boisdron, docteur en histoire contemporaine et spécialiste de l’Europe centrale.

La fin d’un règne de près de 16 ans à Budapest. Au pouvoir depuis mai 2010 en Hongrie, Viktor Orban n’a pas réussi son pari de remporter une cinquième fois consécutive les élections législatives. Lors du scrutin organisé ce dimanche 12 avril, le chef de file du Fidesz a été balayé par son concurrent Peter Magyar. D’après le décompte de près de 99% des bureaux de vote, ce dernier, à la tête du parti Tisza, a emporté 138 sièges sur les 199 que composent la Diète, l’Assemblée nationale hongroise. Avec une telle majorité, ce conservateur pro-européen dispose d’une certaine marge de manœuvre parlementaire pour mettre en place ce qu’il espère être « une nouvelle ère » dans le pays. « Le peuple hongrois n’a pas voté pour un simple changement de gouvernement, mais pour un changement de régime complet », a-t-il justifié ce lundi lors d’une conférence de presse.

Cette alternance à la tête de la Hongrie intervient au terme d’une campagne marquée par une ambiance délétère entre les deux principaux candidats. Plusieurs enquêtes journalistiques ont notamment révélé comment la Russie, alliée de longue date de Viktor Orban, a validé une campagne de communication pour participer à la réélection de ce dernier. Sans succès. Tandis que Budapest s’affichait ces dernières années comme un frein au soutien de l’UE fourni à Kiev dans sa guerre contre Moscou, la plupart des capitales européennes saluaient dimanche la victoire de Peter Magyar. « Ce soir, le cœur de l’Europe bat plus fort en Hongrie », a notamment écrit, sur X, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen." La suite sur publicsenat.fr

mardi 14 avril 2026

En Hongrie, la déroute bienvenue de l’illibéralisme

"La défaite retentissante, dimanche, du premier ministre sortant, Viktor Orban, après seize années au pouvoir, dépasse largement les frontières de son pays.

Un vote massif a renversé un symbole à Budapest dimanche 12 avril. Seize années consacrées au verrouillage de la politique hongroise pour le seul bénéfice du premier ministre sortant, Viktor Orban, et de son clan, ont été clairement rejetées par les électeurs. Et cet échec retentissant, dans ce qui a été historiquement le laboratoire européen de l’illibéralisme, déborde largement les frontières de la Hongrie.

Viktor Orban, dont la liste des alliés va de la responsable du Rassemblement national français, Marine Le Pen, au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, n’est pas isolé dans la déroute. Son revers cinglant déteint également sur la Russie de Vladimir Poutine, à l’égard duquel le gouvernement sortant hongrois n’a jamais été en retard d’une servilité.

Elle touche encore plus directement l’administration de Donald Trump, qui n’a pas ménagé ses efforts pour tenter de sauver un premier ministre en perdition, dont la campagne se réduisait à faire de l’Ukraine la source de tous les maux du pays. Récidiviste de l’ingérence électorale, quelques jours seulement avant le vote, le vice-président J. D. Vance a fait le voyage à Budapest pour rien. Les électeurs hongrois sont restés pareillement sourds aux promesses mirobolantes de soutien économique du locataire de la Maison Blanche, le 11 avril, qui traduisaient surtout sa crainte de voir Viktor Orban, un soutien de la première heure, mordre la poussière." La suite sur lemonde.fr

Budapest euphorique après l'élection de Péter Magyar à la tête de la Hongrie

"Le nouveau Premier ministre hongrois, porté par une forte participation, promet de réformer un pays marqué par seize ans de pouvoir de Viktor Orban. Dans la capitale hongroise, ses électeurs y voient un renouveau démocratique et un rapprochement avec l'Europe.

Dans le métro, les rames arrivent pleines et repartent plus chargées encore. A la sortie, un flot compact remonte vers Batthyany tér, sur la rive droite du Danube, face au Parlement illuminé. Dimanche soir, à Budapest, des milliers de personnes convergent vers la place pour fêter la victoire de l'opposant Péter Magyar et de son parti, Tisza.

Des drapeaux hongrois flottent au-dessus de la foule, des bières circulent de main en main, des groupes de jeunes chantent, d'autres s'étreignent. Après seize ans de règne du Fidesz et de son président, Viktor Orban, la scène a quelque chose d'irréel.

Un résultat sans ambiguïté

Selon les résultats publiés par le Bureau national des élections, Tisza a recueilli 53,07 % des voix sur liste, contre 38,43 % pour le Fidesz-KDNP, et obtenu 138 sièges sur 199, soit une majorité des deux tiers. « Il va y avoir beaucoup de travail pour défaire seize ans de Fidesz et d'Orban, mais le plus dur est fait. Ce soir, on peut célébrer », estime Peter, un habitant de Budapest venu trinquer avec des amis. Autour de lui, la liesse s'étire jusque tard dans la nuit. Certains parlent d'un « retour en Europe », d'autres d'un simple soulagement." La suite sur lesechos.fr

Hongrie : "triomphe pour la démocratie", "immense soulagement pour l'UE"… la presse européenne réagit à la sévère défaite de Viktor Orbán aux élections législatives

"Après 16 ans au pouvoir, le Premier ministre sortant a été balayé par un vote massif en faveur de Péter Magyar, dimanche 12 avril. L'opposition remporte plus des deux tiers des sièges au Parlement hongrois. Une nouvelle page s'ouvre dans les relations entre Bruxelles et Budapest.

"La démocratie a triomphé" en Hongrie, résume l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Dimanche 12 avril, "le conservateur pro-européen Péter Magyar [a détrôné] le nationaliste Viktor Orbán" lors d'élections législatives particulièrement scrutées en Europe [Le Figaro].

La présidente de la , Ursula von der Leyen, "n'a attendu que 17 minutes pour se réjouir de la lourde défaite d'Orbán", relève Politico. "La Hongrie a choisi l'Europe. L'Europe a toujours choisi la Hongrie. L'Union s'en trouve renforcée", a réagi l'Allemande.

Les résultats sont sans appel. "Le parti de Péter Magyar, Tisza, a remporté plus de 53 % des voix, loin devant le Fidesz du Premier ministre, qui en décroche à peine 38 %. Tisza devrait obtenir 138 des 199 sièges du Parlement [contre 55 pour le Fidesz, ndlr], ce qui lui assure une supermajorité constitutionnelle", écrit Le Monde ce lundi matin. Et de souligner : "ce résultat est d'autant plus spectaculaire qu'il intervient après une participation record de près de 80 % des électeurs, du jamais-vu depuis la chute du communisme"." La suite sur touteleurope.eu

Élu face à Viktor Orban, Peter Magyar "a quatre ans pour rendre une certaine fierté aux Hongrois", selon Pascale Joannin

"Pascale Joannin, directrice générale de la Fondation Robert Schuman, livre son analyse sur l'issue des élections législatives en Hongrie. Viktor Orban a été détrôné, dimanche, par un ancien de son parti, le conservateur pro-européen Peter Magyar.

"Quelque part la défaite d'Orban, c'est la défaite de Trump", affirme Pascale Joannin, directrice générale de la Fondation Robert Schuman, sur France Inter, lundi 13 avril, au lendemain de la victoire du conservateur pro-européen Peter Magyar aux élections législatives en Hongrie. "Le vice-président américain était quand même, il y a cinq jours encore, sur les terres hongroises pour soutenir son ami Orban, je veux dire par là, les Hongrois leur ont fait un bras d'honneur immense" en sortant le "très pro-Poutine, très pro-Trump" Viktor Orban qui était Premier ministre depuis 2010, souligne Pascale Joannin.

Selon la directrice de la Fondation Robert Schuman, cette élection s'est jouée autour du fait que "l'économie hongroise va mal", avec une inflation qui "pèse beaucoup dans le système". "Il y avait également la corruption qui était de plus en plus difficilement cachable" du côté des proches de Viktor Orban, comme "le père, le gendre, voire le meilleur ami, ancien chauffagiste, qui était parti de rien et qui se retrouvait à la tête de la plus grosse fortune hongroise", ajoute-t-elle. En Hongrie, un quart de la richesse nationale est détenu par des amis du désormais ex-Premier ministre." La suite et à écouter (7min) sur radiofrance.fr

Qui est Peter Magyar, l'ancien homme du système Orban qui a remporté les législatives en Hongrie ?

"Dans l'ombre du pouvoir, il est devenu en deux ans le principal fossoyeur du dirigeant nationaliste Viktor Orban, jusqu'à lui prendre sa place.

Il a longtemps été l'un des rouages du pouvoir qu'il promet aujourd'hui de transformer. Avocat de 45 ans, ancien cadre du Fidesz – le parti de Viktor Orban – et eurodéputé depuis 2024, Peter Magyar a bâti en deux ans une ascension politique fulgurante, portée par une campagne de terrain et un discours anticorruption, jusqu'à sa victoire aux législatives, dimanche 12 avril, en Hongrie. Il a devancé l'ancien Premier ministre avec 53,6% des voix, contre 37,9% pour le chef du gouvernement sortant.

Un ancien du sérail devenu opposant

Né le 16 mars 1981 à Budapest, en Hongrie, Peter Magyar est d'abord un homme du système. Juriste de formation, il intègre l'appareil d'Etat après la victoire de Viktor Orban en 2010. Issu d'une famille profondément liée aux institutions, il grandit dans un environnement où le droit et la politique se côtoient : son grand-père, Pal Eross, juge connu du grand public pour ses émissions télévisées, et son grand-oncle et parrain, Ferenc Madl, chef de l'Etat entre 2000 et 2005, incarnent cette filiation. Il passe alors, naturellement, par le ministère des Affaires étrangères, travaille à la représentation hongroise auprès de l'Union européenne à Bruxelles, en Belgique, puis occupe plusieurs fonctions dans des structures publiques stratégiques, dont la Banque hongroise de développement. Pendant plus d'une décennie, il évolue au cœur du pouvoir, au plus près de ses mécanismes." La suite sur franceinfo.fr

lundi 13 avril 2026

Hongrie : quel est le plan de Péter Magyar pour démanteler le système Orban ?

"Le futur Premier ministre hongrois semble avoir les cartes en main pour réformer en profondeur l'Etat le plus illibéral de l'Union européenne.

Plus de deux tiers des sièges au Parlement. C'est la victoire écrasante que le parti d'opposition Tisza a remportée lors des élections législatives de dimanche en Hongrie. Ce raz-de-marée sans précédent dans l'histoire de la Hongrie donne au futur gouvernement la majorité constitutionnelle. L'ampleur du succès électoral offre donc une opportunité unique au futur Premier ministre Péter Magyar de démanteler le système illibéral bâti par son prédécesseur Viktor Orban, l'une des promesses au coeur de sa campagne.

Difficile de dire à quel point Péter Magyar, relatif novice en politique, s'attendait à disposer d'un tel avantage. Les contours de son plan d'action sont parfois durs à tracer après une campagne où il a cherché à ratisser large. Parmi les réformes constitutionnelles promises, on trouve l'instauration d'une limite de deux mandats pour le poste de Premier ministre.

Bagarre sur le judiciaire

« Sa priorité sera de débloquer des fonds européens gelés à Bruxelles et cela nécessite de remplir les conditions de la Commission européenne, notamment sur la justice et la corruption », anticipe Zsuzsanna Végh, chercheuse associée au German Marshall Fund." La suite sur lesechos.fr

Dossier Ildikó Enyedi Silent Friend coordonné par Fabien Baumann. À lire dans le numéro d'avril de la revue Positif

 


« C’est fini, camarade ! » : en Hongrie, Tisza inflige une défaite historique à Viktor Orbán

"Le parti de Péter Magyar va pouvoir gouverner avec une très forte majorité au Parlement. Dimanche 12 avril, il a remporté une victoire historique dans les urnes, célébrée par des foules en liesse à Budapest. De nombreux dirigeants européens sont soulagés.

Des dizaines de milliers de personnes qui font la fête sur les quais du Danube, des foules qui débordent sur les boulevards de la ville, des klaxons et des accolades, une rave party sous les fenêtres du Parlement… On pourrait croire que la Hongrie vient de remporter la Coupe du monde de football. Elle vient en réalité de se libérer de Viktor Orbán." La suite sur mediapart.fr (article payant)

 

La Hongrie célèbre son « retour en Europe » après la sévère défaite électorale de Viktor Orban

"Le parti de son rival Péter Magyar, Tisza, a remporté plus de 53 % des voix aux législatives, loin devant le Fidesz du premier ministre, qui en décroche à peine 38 %. Tisza devrait obtenir 138 des 199 sièges du Parlement, ce qui lui assure une supermajorité constitutionnelle.

Fidèle à sa réputation de ville libérale et fêtarde, Budapest a dansé et exulté jusqu’au bout de la nuit. « C’est fini ! C’est fini ! C’est fini ! », « Les Russes à la maison ! », ont crié des dizaines de milliers de Hongrois, souvent jeunes et ivres de bonheur. Ils ont spontanément envahi les rues de la capitale hongroise pour célébrer, dimanche 12 avril, la lourde défaite de Viktor Orban aux élections législatives. Après seize ans d’extrême droite au pouvoir et autant d’années de recul démocratique, Budapest n’était plus que bruits de klaxons, embrassades et beats de musique électronique.

Cette élection, qui s’était transformée en un vaste référendum pour M. Orban et sa diplomatie prorusse, s’est terminée par une victoire historique de son adversaire conservateur et pro-européen, Péter Magyar. « Tous les Hongrois sentent dans leur cœur que cette victoire est le signal que la Hongrie est de retour en Europe. Et la Hongrie va être un allié solide de l’Union européenne », a-t-il promis dans un discours enflammé, prononcé sur les quais de la rive droite du Danube, en face du magnifique Parlement de Budapest où son parti va faire son entrée avec une majorité écrasante." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Hongrie : l'alternance vue à Bruxelles comme un « signal fort pour l'Europe »

"Les milieux européens se félicitent d'un résultat clair, incontesté, qui donne à Peter Magyar les moyens de rétablir l'état de droit malmené sous Viktor Orban. Ils se réjouissent aussi que la progression des populismes ne soit pas inéluctable.

Peu après 20 heures, dimanche, les boucles des milieux européens se sont mises à frémir à la nouvelle de premiers dépouillements très encourageants pour Tisza. L'opposant au Premier ministre « illibéral » sortant, Viktor Orban, semblait déjà en mesure de réussir l'alternance. Mais il n'était pas certain qu'il dégage la supermajorité des deux tiers des sièges du Parlement nécessaire pour modifier la Constitution.

Vers 21h20, Peter Magyar indiquait sur X que le Premier ministre sortant l'avait appelé pour le féliciter de sa victoire. A mesure que le dépouillement progressait, la supermajorité semblait acquise.

« Choix sans équivoque »

Les leaders des groupes politiques au Parlement européen ont très vite salué le résultat des urnes, alors qu'on s'inquiétait, jusqu'à dimanche, de possibles interférences ou irrégularités. On craignait, aussi, à Bruxelles, un résultat très serré que le perdant contesterait." La suite sur lesechos.fr

« Nous avons libéré la Hongrie ! » : Peter Magyar, victorieux, met fin à seize ans de règne de Viktor Orban

"Le Premier ministre sortant est balayé par un vote massif en faveur de Peter Magyar. L'opposition remporte plus des deux tiers des sièges au Parlement hongrois, assez pour pouvoir modifier une Constitution qui a été largement réformée pour favoriser le parti de Viktor Orban.

Le résultat est sans appel : c'est la fin d'un règne de seize ans. Dimanche soir, à l'issue des élections législatives, Viktor Orban a reconnu sa défaite face à son opposant Peter Magyar, qu'il a appelé pour le féliciter. Annoncée par les sondages, la victoire de Peter Magyar, un conservateur de 45 ans apparu sur la scène politique hongroise il y a deux ans à peine, s'est très nettement confirmée dans les urnes.

« Les résultats des élections […] sont douloureux mais sans ambiguïté. Nous n'avons pas reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner », a déclaré le Premier ministre sortant lors d'un bref discours à son QG de campagne. « Nous avons libéré la Hongrie !, a clamé de son côté Peter Magyar. Ensemble, nous avons fait tomber le régime Orban »." La suite sur lesechos.fr

Fin de règne pour Viktor Orbán en Hongrie : ce que la victoire de Péter Magyar va changer... ou pas

"Oui à l'Europe mais pas à l'Ukraine

En Hongrie, la coalition de Viktor Orbán a perdu les élections législatives ce dimanche 12 avril. Si le vainqueur du scrutin, Péter Magyar, est pro-européen, ce conservateur partage plusieurs positions avec celui qui a tenu le pays pendant seize ans. 

À lire les premiers résultats des élections législatives en Hongrie, ce dimanche 12 avril, les courbes d’intentions de vote dans les sondages ne se seraient pas inversées. La coalition Fidesz‑KDNP de Viktor Orbán, Premier ministre de la Hongrie depuis 2010, serait devancée par le Tisza, le parti conservateur pro-européen de Péter Magyar. Ce dernier a lui-même annoncé la nouvelle : un peu plus de deux heures après la fermeture des bureaux de vote, il a déclaré avoir reçu un appel de Viktor Orbán le félicitant pour sa victoire. « Le Premier ministre Viktor Orbán vient de nous appeler pour nous féliciter de notre victoire », a écrit l'opposant sur sa page Facebook. " La suite sur marianne.net 

Élections en Hongrie : les partisans du parti de Peter Magyar fêtent à Budapest

dimanche 12 avril 2026

Législatives en Hongrie: Emmanuel Macron a déclaré s'être entretenu avec Peter Magyar "pour le féliciter de sa victoire"


"Législatives en Hongrie: Emmanuel Macron a déclaré s'être entretenu avec Peter Magyar "pour le féliciter de sa victoire", lors des législatives qui l'opposaient au Premier ministre sortant Viktor Orban.
"La France salue une victoire de la participation démocratique, de l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne et pour la Hongrie en Europe", a déclaré Emmanuel Macron sur X.
"Ensemble, faisons avancer une Europe plus souveraine, pour la sécurité de notre continent, notre compétitivité et notre démocratie", a ajouté le président français.
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a également salué la victoire de M. Magyar, "une leçon magistrale adressée par le peuple hongrois à tous ceux qui ont cherché à écrire son histoire à sa place"." Source : AFP - Facebook

Législatives en Hongrie : Viktor Orban, au pouvoir depuis 16 ans, reconnaît sa défaite

Attila KISBENEDEK / AFP

"Le Premier ministre hongrois sortant, Viktor Orban, a reconnu sa défaite aux législatives de dimanche, lors d'un bref discours dans son QG de campagne.
"Les résultats des élections, bien que non encore définitifs, sont clairs; pour nous, ils sont douloureux mais sans ambiguïté. Nous n'avons pas reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner", a dit le dirigeant nationaliste, ajoutant avoir "félicité le parti vainqueur".
Plus tôt, son opposant, le conservateur pro-européen Peter Magyar, avait annoncé avoir reçu un appel de Viktor Orban pour le féliciter de sa victoire aux législatives, dans un post sur Facebook, où il a aussi écrit "Merci la Hongrie".
Selon les données du Bureau électoral, après dépouillement de 66,69% des bulletins de vote, le parti Tisza de Peter Magyar peut se prévaloir de 137 des 199 sièges de l'assemblée hongroise, soit une super-majorité des deux tiers lui laissant les mains libres pour des réformes constitutionnelles."
Source AFP - Facebook 

Législatives en Hongrie en direct : Viktor Orban concède sa défaite et félicite Peter Magyar

"Le chef de l'opposition hongroise, Peter Magyar, a annoncé avoir reçu un appel de Viktor Orban pour le féliciter de sa victoire aux législatives de dimanche. Le vote a été marqué par une participation record avec une jeunesse fortement mobilisée. Suivez les résultats de ce scrutin décisif en direct.

Le résumé
Participation non définitive à 18h30 : 77,80%
Peter Magyar annonce avoir reçu un appel de Viktor Orban le félicitant pour sa victoire
Viktor Orban concède sa défaite

Il y a une minute

Concours de traduction littéraire hongroise, 2026


"Date limite d'inscription: 13 septembre 2026 00:00

Pour la douzième fois, l’Institut Liszt lance un concours de traduction littéraire ouvert à tous. Les participants sont invités à traduire du hongrois au français une nouvelle de Antal Szerb, intitulé Nyaralás a könyvtárban.

Les traductions doivent être envoyées par e-mail (concours@instituthongrois.fr) jusqu’au 13 septembre 2026. Nous vous prions de choisir un pseudonyme qui figurera dans le fichier informatique (Word, PDF) afin de préserver votre anonymat devant le jury. N’oubliez pas de nous communiquer votre identité et vos coordonnées, adresse e-mail incluse (un accusé de réception vous sera envoyé dès la réception de votre lettre ou votre e-mail).

Les lauréats seront sélectionnés par un jury composé de Natalia Zaremba et Charles Zaremba, éminents traducteurs, entre autres, des œuvres de Benedek Totth, Imre Kertész, Antal Szerb, Attila Bartis, Ádám Bodor ou Gyula Krúdy.

La meilleure traduction sera publiée sur le site www.litteraturehongroise.fr

Vous pouvez télécharger la nouvelle à traduire : ICI

« Nous devons mettre fin au néoféodalisme » : en Hongrie, la ville de Viktor Orban est devenue le symbole de la corruption

"Felcsút est une petite ville hongroise parfaitement banale, à un détail près. Elle a vu grandir Viktor Orbán.

Ce stade aurait facilement sa place en Ligue 2. Peut-être même dans un petit club de Ligue 1. La Pancho Arena, 4.500 places, détonne, quand sa silhouette étrange et moderne apparaît au bout d'un village quelconque du centre de la Hongrie.

Le député d'opposition Akos Hadhazy, à la tête d'un groupe d'une bonne centaine de curieux, pointe une petite habitation coquette qui jouxte l'imposante enceinte : « C'est la maison d'enfance du Premier ministre Viktor Orban ». Alors tout s'éclaire. Bienvenue à Felcsút, 2.014 habitants, village du dirigeant hongrois, au pouvoir depuis seize ans, et symbole de la corruption en Hongrie.

Ce n'est pas la première fois qu'Akos Hadhazy organise des visites de Felcsút et de la localité voisine de Hatvanpuszta, situées à une quarantaine de kilomètres de Budapest. Le premier est la cité du club de football Puskas Academy, gavé d'argent public et passé en quelques années d'équipe amateur à l'un des plus grands clubs du pays." La suite sur lesechos.fr

Elections en Hongrie : le soutien ambigu de Marine Le Pen à Viktor Orban

"La cheffe de file du Rassemblement national s'est rendue à Budapest pour soutenir le chef d'Etat hongrois ultraconservateur en campagne électorale, avant les élections de dimanche. En contradiction manifeste avec sa volonté de normaliser le parti.

Peut-on à la fois vouloir prendre ses distances à l'égard de Vladimir Poutine et de Donald Trump, et soutenir ouvertement Viktor Orban, qui ne masque pas ses affinités ni avec l'un ni avec l'autre ? Pour le Rassemblement national, la réponse est clairement oui. Alors que le parti à la flamme veut se normaliser, Marine Le Pen a encore affiché tout récemment son soutien au chef d'Etat ultraconservateur, qui se qualifie lui-même d'« illibéral ».

La leader du RN s'est même rendue à Budapest, le 23 mars, à une grande assemblée du groupe des eurodéputés Patriotes pour l'Europe (dont elle n'est pas membre), pour soutenir celui qu'elle qualifie de « dirigeant d'exception », en pleine campagne dans le cadre des élections prévues ce dimanche en Hongrie - qui s'annoncent serrées.

« Un ami »

A la tribune, elle a côtoyé plusieurs dirigeants d'extrême droite européens : l'Italien Matteo Salvini (La Ligue), le Néerlandais Geert Wilders (Parti pour la liberté) ou encore l'Espagnol Santiago Abascal (Vox). Son déplacement s'est inscrit entre celui du président argentin, Javier Milei, et celui du vice-président américain, J. D. Vance, pour ne citer que les soutiens nationalistes les plus emblématiques du dirigeant hongrois." La suite sur lesechos.fr

Hongrie : De rouage du système à visage de la révolte, la métamorphose de Peter Magyar, l'homme qui pourrait détrôner Viktor Orban

"Peter Magyar, figure montante de l'opposition hongroise, pourrait mettre fin à seize ans de règne de Viktor Orban. Sa campagne, axée sur la lutte contre la corruption et le redressement économique, séduit un électorat lassé par le statu quo.

Le rituel est rodé. La chemise blanche descend de la Skoda bleue, brandit le drapeau tricolore et fend la foule vers la scène. Ses lèvres suivent les paroles d'un célèbre opéra rock sur le premier roi de Hongrie, Saint Etienne, que les enceintes diffusent. Elles parlent de la lutte entre l'Est et l'Ouest, entre le paganisme et la chrétienté aux prémices de la nation. « Demain, quelqu'un doit vaincre les ténèbres. Dis-moi, qui choisiras-tu ? », chante Peter Magyar.

Les élections de dimanche seront un choix civilisationnel pour la Hongrie, laisse donc entendre le leader de l'opposition hongroise. Il aura quoi qu'il arrive réussi à se présenter comme une alternative crédible aux seize années de règne de l'ultraconservateur Viktor Orban.

Pourtant, il y a encore quatre ans personne n'aurait pu prévoir qu'il ose même quitter le camp du pouvoir. Juriste, filleul d'un ancien président de la république et mari de Judit Varga, ministre de la Justice et étoile montante du Fidesz d'Orban, il était un gagnant du système. Militant de longue date du parti, il avait même occupé divers postes officiels, notamment à Bruxelles." La suite sur lesechos.fr

A la veille des élections hongroises, portrait de Lorinc Meszaros, l'ami d'enfance de Viktor Orban devenu milliardaire

"Lorinc Meszaros est l'un des visages du capitalisme hongrois depuis l'arrivée au pouvoir du Fidesz, en 2010, et de son ami d'enfance, Viktor Orban. Quelle est l’histoire de cet ancien plombier-chauffagiste devenu milliardaire ?

Ami d'enfance du Premier ministre Viktor Orban et première fortune du pays, cet ancien plombier-chauffagiste devenu officiellement en 2018 "l’homme le plus riche du pays", fait partie des puissants qui s'inquiètent à l’approche des élections législatives du 12 avril.

En effet, les entreprises qui prospèrent sur les marchés publics depuis l’arrivée au pouvoir du Fidesz, en 2010 voient leurs cours boursiers chuter depuis quelques jours, et les sondages indiquent que l’opposant d'Orban, Péter Magyar, a une chance de l’emporter.

On en parle ce matin avec Florence Labruyère, correspondante de France Inter en Hongrie." A écouter (3min) sur radiofrance.fr

Viktor Orbán ou Péter Magyar? En Hongrie, la campagne électorale de tous les excès s’achève en coups d’éclat

"La campagne pour les législatives est entachée de nombreuses polémiques, entre soupçons d’ingérence russe, chantages et coups de pression. Péter Magyar est en avance dans les sondages, mais les carottes sont loin d’être cuites. Viktor Orbán accuse ses adversaires de «comploter» et de provoquer le chaos.

Chantages, espionnage, piratage informatique, menaces de divulgation d’une sextape (dont on se demande si elle a vraiment existé), ingérences américaines et liaisons dangereuses avec la Russie: qui dit mieux? La campagne électorale pour les législatives hongroises qui s’achève ce dimanche s’est déroulée dans un contexte particulièrement toxique. Viktor Orbán, tout-puissant premier ministre souverainiste hongrois depuis seize ans, a son siège qui tremble sérieusement, son rival Péter Magyar étant pour l’heure donné gagnant. Mais le suspense va durer jusqu’au bout." La suite sur letemps.ch (article payant)

Législatives en Hongrie: Viktor Orbán accuse l'opposition de complot, son adversaire Peter Magyar réagit

"En pleine campagne législative, le Premier ministre nationaliste Viktor Orbán a tenté une nouvelle fois d'intimider ses adversaires, les accusant de fomenter un complot à son encontre pour semer le "chaos".

Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orbán a accusé, ce vendredi 10 avril, ses "adversaires", à deux jours des législatives dimanche, de se livrer à une "tentative organisée d'utiliser le chaos" pour remettre en cause leur résultat, des accusations que le chef de l'opposition lui a retournées.

Ils "complotent avec des services de renseignement étrangers, ne reculant devant rien" pour "s'emparer du pouvoir", a-t-il ajouté sur Facebook, dénonçant des "menaces de violences" sur ses partisans, des "accusations de fraude électorale fabriquées de toutes pièces" et de "manifestations pré-organisées" avant même le dépouillement.

Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, brigue un cinquième mandat. Or son rival conservateur et pro-européen Peter Magyar est largement en tête des sondages indépendants.

"Fraudes", "actes criminels", "désinformation"

Ce dernier a répliqué vendredi en demandant aux Hongrois "de ne céder à aucun type de provocation et de conserver (leur) sérénité", invitant Viktor Orbán à "accepter le jugement du peuple hongrois avec le calme et la dignité qui s'imposent"." La suite sur bfmtv.com

En Hongrie, l'ascension éclair de Péter Magyar, le "traître" devenu le cauchemar de Viktor Orbán

"En à peine deux ans, Péter Magyar est passé du statut d’inconnu – "le mari de la ministre de la Justice de Viktor Orban" – à celui de favori des sondages pour les législatives, face au Premier ministre Viktor Orban.

Viktor Orbán était serein. Il se voyait déjà réélu Premier ministre pour la sixième fois consécutive, en remportant les législatives de dimanche 12 avril en Hongrie. L’opposition était en miettes : sans chef, divisée entre sociaux-démocrates, écologistes, petits partis de centre droit et sociaux-libéraux. Le dirigeant hongrois pouvait dormir tranquille et se concentrer sur son rêve de devenir le leader des illibéraux européens. Le caillou dans sa chaussure s’appelle Péter Magyar.

Au début, Orbán souriait devant ce "jeune mégalo". Rapidement, l’agacement a laissé place à l’inquiétude, puis à la colère. Car Magyar n’est pas seulement un opposant : c’est un "traître". Ancien membre du Fidesz, il était surtout l’époux de Judit Varga, ministre de la Justice et figure emblématique de l’orbanisme.

Né en 1981 à Budapest dans une famille de la grande bourgeoisie catholique, Péter Magyar est un quadragénaire brillant, avocat de formation. Longtemps, il s’est peu intéressé à la politique intérieure hongroise. Membre du Fidesz par tradition familiale, il apparaissait davantage comme un sympathisant de droite que comme un militant.

Sa vraie passion, c’est l’Europe. Toute sa formation juridique est marquée par le programme Erasmus. Avocat, haut fonctionnaire, cadre dans des institutions européennes : son parcours professionnel a toujours tourné autour de Bruxelles et des banques européennes. Or, au fil des années, Viktor Orbán s’est éloigné de plus en plus de l’Union européenne. Ce virage eurosceptique a profondément agacé Magyar." La suite sur franceinfo.fr

samedi 11 avril 2026

«Si Viktor Orbán gagne, nous irons dans la rue!»: à Budapest, des milliers de jeunes se mobilisent lors d’un gigantesque concert antirégime

"L’emblématique Place des Héros de la capitale hongroise était noire de monde vendredi. Sur scène, une quarantaine d’artistes se sont succédé pour appeler à mettre fin au régime en place.

«Alors, est-ce que j’ai beaucoup d’amies punaises (poloskak) par ici?». Sur scène, l’artiste Chandler B. saisit son micro d’un geste énergique et harangue la foule. Une allusion à la phrase «les punaises ont survécu à l’hiver» prononcée par le premier ministre Viktor Orbán pour qualifier ses adversaires politiques et certains journalistes. Vendredi en fin de journée, des dizaines de milliers de jeunes et moins jeunes se sont réunis sur la monumentale Place des Héros de Budapest, pour un concert «antirégime» et contestataire de sept heures, réunissant une quarantaine de chanteurs et groupes, du rock au rap, en passant par la pop punk.

Ils sont tous là pour soutenir Péter Magyar et son parti Tisza, celui qui pourrait détrôner Viktor Orbán dimanche soir. Et surtout pour dire leur ras-le-bol du Fidesz au pouvoir, des scandales de corruption à répétition et des mesures liberticides. Sur cette vaste esplanade classée au Patrimoine mondial de l’Unesco qui célèbre l’arrivée des Magyars et l’histoire glorieuse de la Hongrie, un absent est à déplorer, et pas des moindres: l’archange Gabriel, qui ne trône plus au sommet de l’obélisque, pour cause de réfection." La suite sur letemps.ch (article payant)

Hongrie : quelle désinformation ?

"En Hongrie, Viktor Orbán joue sa cinquième réélection, mais la partie est loin d‘être gagnée après un cycle de 16 années de démocratie illibérale qui a transformé le paysage médiatique en Hongrie. Cette campagne menée par le Premier ministre sortant est ainsi dominée par une prolifération d’articles, d’affiches, de tracts et de contenus de désinformation sur les réseaux sociaux, de TikTok à Facebook en passant par Instagram. Que signifie concrètement, au quotidien, ce type de régime, notamment pour l'accès à l'information ? Que se passe-t-il à la télévision, la radio ou sur internet en Hongrie, peut-on y entendre des propos critiques sur Orban ? Que savent les Hongrois des accusations d’espionnage, d’interférence et de collusion avec Moscou ? Entretien avec Pavol Szalai, directeur du bureau régional de Reporters sans frontières (RSF) pour l’Europe centrale." Vidéo sur Arte (14:52)


« L'élection la plus importante de l'année en Europe » : en Hongrie, Viktor Orban menacé pour la première fois en seize ans

Sur ses affiches électorales collées à Budapest, le parti de Viktor Orban, Fidesz, dépeint le chef de l'opposition Péter Magyar comme une marionnette de Bruxelles et de l'Ukraine. (Photo Denes Erdos/Ap/Sipa)

"Pour la première fois depuis son retour au pouvoir en 2010, le Premier ministre hongrois Viktor Orban risque d'être évincé à l'issue des élections législatives, ce dimanche. Mais rien n'est joué, tant le système électoral est biaisé en sa faveur.

Seize ans au pouvoir, sans interruption. Au sein de l'Union européenne, seuls les chanceliers allemands Helmut Kohl (1982-1998) et Angela Merkel (2005-2021) ont atteint la même longévité que Viktor Orban. Le Premier ministre hongrois, 62 ans, brigue ce dimanche un 5e mandat d'affilée, un 6e même, car il a aussi été chef du gouvernement de 1998 à 2002.

Pour la première fois, le leader ultraconservateur, europhobe et pro-russe, risque d'être battu par Péter Magyar, 45 ans, leader du parti de droite Tisza, fondé il y a deux ans à peine. « C'est l'élection la plus importante de l'année au sein de l'Union européenne, estime Zselyke Csaky, chercheur au Centre for European Reform. Si Orban est évincé, cela ouvrira la voie à une Hongrie démocratique et une Union européenne plus forte ». S'il gagne, il sera susceptible de « bloquer complètement » le fonctionnement de l'UE, et non plus de simplement « le miner » comme il l'a fait jusqu'à présent." La suite sur lesechos.fr

LES LUNDIS HONGROIS - Hanussen, un film d'István Szabó le 4 mai 2026 à 19 h 45 au cinéma le Champo

 

Cinéma : Le Champo 51 Rue des Écoles, 75005 Paris

Séance animée par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d'Europe de l'Est 

Synopsis

À la fin de la Première Guerre mondiale, le caporal-chef Klaus Schneider est blessé à la tête. À l'hôpital militaire, le docteur Bettelheim remarque les capacités particulières d'hypnotiseur de son patient et aimerait les utiliser pour les soins aux malades. Mais le capitaine Nowotny lui propose le monde clinquant des spectacles de variétés. Ils se produisent d'abord à Vienne où l'ancien caporal-chef apparaît sous le nom Hanussen, puis à Berlin. C'est là qu'il connaît le succès non seulement avec ses spectacles d'hypnose, mais aussi de voyance (on ne sait pas exactement quelle est la part de la chance et celle de l'escroquerie). Alors qu'il est clair que le parti nazi se renforce, il « prédit » l'arrivée au pouvoir d'Hitler. Le nouveau pouvoir le remarque, lui fait la cour, l'invite à des réceptions. Pendant un temps, il arrive apparemment à garder son destin en main et à trouver des échappatoires, mais il est en même temps dans une incertitude constante, car il ressent le danger. Le chef de la propagande nazie se sert d'Hanussen et lui fait « prédire » l'incendie du Reichstag. Après cela, il n'y a plus d'issue possible : Hanussen devient dangereux, il doit disparaître. Il est emmené, et dans la forêt d'automne, tout simplement fusillé.
Source : Wikipedia 

A Budapest, sept heures de concert pour précipiter « la fin du régime » de Viktor Orban

"Robert Puzser, un intellectuel engagé contre le Fidesz, parti politique du premier ministre hongrois, organise cet événement gratuit, vendredi 10 avril, pour appeler les citoyens à se rendre aux urnes lors des législatives de dimanche. 

Tête pensante de ce qui devrait être le plus grand concert jamais organisé en Hongrie, Robert Puzser enchaîne les interviews, mardi 7 avril, dans son café de Budapest qui sert aussi de centre culturel et de studio d’enregistrement de podcasts. Cet ancien critique de presse et figure intellectuelle hongroise s’apprête à organiser, vendredi 10 avril, ce qu’il a appelé « un grand concert pour le démantèlement du régime », deux jours seulement avant les élections législatives du dimanche 12 avril. 

« Jamais on aura vu quelque chose comme ça à Budapest », promet ce grand brun barbu, qui table sur la venue « de plusieurs centaines de milliers de personnes » pour cet événement qui doit « pousser à participer aux élections » afin de battre le premier ministre nationaliste, Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010. Prévu pour durer sept heures avec cinquante des plus grandes stars de la musique hongroise qui vont se relayer sur scène pour chanter chacune un de leur titre, le concert s’annonce déjà comme un événement historique sur la scène musicale du pays.

Agé de 51 ans, Robert Puzser est un intellectuel engagé de longue date contre le Fidesz de Viktor Orban, il s’est notamment présenté – sans succès – comme candidat indépendant à la mairie de Budapest en 2019. « Attirer des gens avec de la musique totalement gratuite est une bonne manière de les politiser », a théorisé cet adepte « d’une contre-attaque de la culture contre la politique » visant à renverser un dirigeant qui est réputé avoir mis la main sur la plupart des institutions de son pays d’Europe centrale, y compris dans la culture." La suite sur lemonde.fr (article payant)

vendredi 10 avril 2026

Hongrie: L'extrême droite en position d'arbitre aux législatives

"Le parti d'extrême droite hongrois Mi Hazank (Notre Patrie) pourrait s'ériger en faiseur de roi ​aux élections législatives du 12 avril, dans le duel annoncé entre le Premier ministre sortant Viktor Orban (Fidesz) et le centriste Peter Magyar (Tisza).

Deux sondages publiés par les instituts indépendants ​21 Research Centre et Zavecz Research montrent que Mi Hazank est le seul parti, outre Tisza et Fidesz, à ​avoir une chance d'obtenir les 5% des voix ⁠nécessaires pour entrer au Parlement.

Le 21 Research Centre estime le soutien à ‌Notre Patrie à 5% parmi les électeurs sûrs de leurs choix, tandis que Zavecz l'évalue à 4%.

Notre Patrie, qui a obtenu 6,7% des ​voix lors des élections européennes ‌de 2024, fait partie, au sein du Parlement européen, du ⁠groupe d'extrême droite "Europe des nations souveraines", qui comprend notamment l'AfD (Alternative pour l'Allemagne)." La suite sur boursorama.com

Elections en Hongrie : Viktor Orban va-t-il faire les frais de la déprime de l'économie ?

"Croissance, inflation, déficit… L'économie hongroise traverse une mauvaise passe, un handicap inédit pour le Premier ministre Viktor Orban lors des élections législatives ce dimanche. Son opposant Peter Magyar tente d'en profiter.

Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir il y a seize ans, Viktor Orban affronte des élections législatives dans un contexte économique délicat. L'économie hongroise a longtemps été portée par une forte croissance, des investissements étrangers massifs, des fonds européens qui irriguaient le pays. Le tout sur fond d'une inflation faible, permettant une progression régulière du pouvoir d'achat des Hongrois.

Cette page est tournée, ce qui met le Premier ministre dans une posture défensive face à son opposant Peter Magyar lors du scrutin, dimanche. Son programme économique consiste surtout à prolonger la politique actuelle. « L'économie hongroise n'est pas en forme, résume Mateusz Urban, expert du pays chez Oxford Economics. L'inflation est restée élevée plus longtemps qu'ailleurs après le choc énergétique de 2022. La croissance est nettement plus faible que dans les autres pays d'Europe centrale. » La suite sur lesechos.fr

PROFIL : Orbán, le conservateur radical et clivant qui a refaçonné la politique européenne

"Qu'il soit admiré comme le défenseur de la civilisation chrétienne ou condamné comme un perturbateur illibéral, Viktor Orbán est l'un des hommes politiques européens les plus influents de son époque.

Le dirigeant hongrois, qui fait l’objet de nombreuses controverses, n’a pas seulement redéfini le cours de l’histoire de son propre pays, mais il a également bouleversé la scène politique européenne, s’imposant comme le précurseur d’un mouvement nationaliste, souvent populaire, et conservateur qui s’oppose à l’ordre libéral de l’après-guerre.

Les élections de ce week-end en Hongrie seront bien plus qu’un verdict sur Orbán en tant qu’individu, même si ses défauts personnels pèsent lourdement. Ce sera avant tout un événement historique dont la portée dépasse largement les frontières de ce petit pays d’Europe centrale, s’étendant de la Maison Blanche au Kremlin.

À quelques jours du scrutin, son avenir est en suspens dans une campagne dominée par des allégations de coups bas, d’ingérence étrangère présumée – de Bruxelles à Moscou, en passant par Kiev et Washington – ainsi que de corruption.

Le soutien sans réserve de Donald Trump à sa réélection témoigne de son importance. Le président américain, soutenu par Orbán avant même son premier mandat, a présenté ce dernier et les « partis européens patriotes » comme un rempart civilisationnel pour l’Europe." La suite sur euractiv.fr

Législatives en Hongrie: dans les villages, le parti de Viktor Orban reste favori

"En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban, à la traîne dans les sondages pour l'élection du 12 avril, subit sans doute l'usure inévitable du pouvoir après 16 ans de gouvernement. Mais il reste tout de même très populaire. Son électorat est estimé aujourd'hui à environ 2,5 millions de personnes. Viktor Orban a surtout la cote dans les petites villes de province. Choyés par le dirigeant nationaliste, ces communes et villages sont depuis longtemps un bastion de son parti, le Fidesz. C'est là que se joueront les élections législatives, soulignent les analystes. Dans ces villages, les routes et les conduites d'eau ont été refaites, les bâtiments publics isolés, les bains thermaux rénovés. Le chef du Fidesz a su donner aux Hongrois un sentiment de stabilité et de sécurité. Reportage de notre correspondante à Martonvasar, dans l'une de ces petites communes, à mi-chemin entre Budapest et le lac Balaton." Source et à écouter (2:28) sur rfi.fr

Hongrie : Viktor Orbán en campagne

"Rudy Reichstadt et Tristan Mendès France décryptent et analysent, dans ce nouveau numéro de Complorama comment le Premier ministre hongrois Viktor Orbán utilise le complotisme comme stratégie électorale.

Le 107è numéro de Complorama examine cette semaine la campagne électorale en Hongrie. Le vote a lieu le 12 avril. Viktor Orbán est au pouvoir depuis seize ans. Pour la première fois, les sondages ne lui sont pas favorables.

Un glissement rhétorique

Les cibles traditionnelles, durant la campagne, comme George Soros ou l'Union européenne, ont été remplacées par des accusations d'ingérence ukrainienne orchestrées par Volodymyr Zelensky. Pour Tristan Mendès-France, maître de conférences associé à l'université Paris-Cité, spécialiste des cultures numériques : "Le sujet de l'Ukraine est évidemment central dans la communication politique d'Orban depuis au moins le début du conflit avec la Russie" ajoutant qu'Orban a une "proximité idéologique avec Poutine".

Durant cette campagne, le paradoxe de l'ingérence est atteint avec la venue du vice-président américain. J.D. Vance dénonce d'un côté "l'ingérence ukrainienne dans les élections, à la fois aux États-Unis et en Hongrie" mais pour Tristan Mendès-France le plus extraordinaire reste l'explication du 7 avril à Budapest Ouverture dans un nouvel onglet, lorsque Vance dit "explicitement avoir été envoyé par Trump pour dénoncer une supposée ingérence de Bruxelles tout en appelant explicitement à la réélection d'Orban"." La suite et à écouter (22mn) sur radiofrance.fr