lundi 23 mars 2026

Festival de cinéma L'Europe autour de l'Europe du 30 mars au 13 avril 2026


Cette année, la 21e édition du festival de cinéma L'Europe autour de l'Europe se tiendra du 30 mars au 13 avril 2026.
L'édition 2026 propose une programmation riche, avec plus de 90 films issus de toute l'Europe, répartis en plusieurs compétitions et sections thématiques, ainsi que des hommages. Durant le festival auront aussi lieu des moments de rencontres privilégiés : de nombreux réalisateurs, réalisatrices et professionnels du cinéma seront présents pour échanger avec le public à l'issue des projections, entre autres.

Dans le cadre de cette édition, le festival propose une programmation de films hongrois.
Dans la section Prix du meilleur long-métrage de fiction :
La chasse aux hérissons / Sünvadászat / A Hunt for Hedgehogs
de Mihály Schwechtje
(Fiction, Hongrie, 2024, 96’, C, VOSTF/A)
Vendredi 10 avril - 18h30 - Pathé les Fauvettes (58 avenue des Gobelins, Paris, 75013)
Dans la section Prix du meilleur court-métrage :
Mon Dieu, mon pays / Istenem, országom / My God, my country
de Kristóf Sólyom
(Fiction, Hongrie, 2025, 12’, VOSTF/A)
Samedi 4 avril - 10h30 - Le Studio des Ursulines (10 rue des Ursulines, Paris, 75005)

Benjamin Netanyahou soutient Viktor Orbán à l’approche des élections en Hongrie

 "À l’approche des élections en Hongrie, Benjamin Netanyahou affiche un soutien appuyé à Viktor Orbán, saluant un dirigeant garant de la sécurité et de la stabilité face aux menaces actuelles.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affiché son soutien au dirigeant hongrois Viktor Orbán à l’approche des élections prévues le mois prochain, saluant un leader « solide » et garant de la stabilité. Dans un message vidéo adressé à la Conservative Political Action Conference (CPAC) à Budapest, il a souligné les qualités de son homologue, estimant qu’il incarnait « la sécurité, la stabilité et la fermeté » face aux défis actuels.

« Vous avez besoin de dirigeants capables de protéger leurs pays contre la montée du terrorisme islamiste et d’assurer la sécurité de leurs citoyens », a déclaré Netanyahou, affirmant que Viktor Orbán possédait ces qualités « en abondance ». Cette prise de position s’apparente à un soutien explicite dans le contexte électoral hongrois." La suite sur i24news.tv

Regard sur la Hongrie - Par Jean-Sylvestre Mongrenier

"Lors du Conseil européen du 19 mars 2026, la Hongrie a de nouveau fait obstacle au prêt de l’Union européenne (90 milliards d’euros) à l’Ukraine. Au terme d’une matinée où chacun a fait appel à la responsabilité, Viktor Orbán est resté inflexible, obligeant ses pairs à renvoyer le sujet à un prochain rendez-vous. « La position de la Hongrie est très simple : nous aiderons l’Ukraine quand nous aurons notre pétrole » (pétrole russe faut-il préciser), avait-il déclaré avant même le début du sommet. Les électeurs hongrois placeront-ils leur confiance en d’autres forces politiques ?

Cette position exprime l’orientation eurasienne de la diplomatie de Viktor Orbán, avec le soutien de Républicains américains, au nom des références chrétiennes du premier ministre hongrois. On en vient à s’interroger sur l’identité européenne d’un pays qui cultive ses relations avec la Russie, la Chine populaire et la Turquie. Un bref retour sur l’histoire de la Hongrie contemporaine s’impose.

Pays de plaines traversé par le Danube, la Hongrie (10,5 millions d’habitants sur 93 000 km²) est un État d’Europe centrale, né de la dislocation de l’Empire d’Autriche-Hongrie après la Première Guerre mondiale. Fixées par le traité de Trianon (4 juin 1920), les frontières officielles du nouvel État entérinent le démembrement de l’ancien royaume de Hongrie (fondé en 1001) ; la Hongrie perd plus des deux-tiers de son territoire et trois millions de Hongrois se retrouvent en Russie bolchévique, en Roumanie, en Yougoslavie, en Tchécoslovaquie et en Autriche. La Hongrie, disait-on, est le seul pays voisin de lui-même. Aussi sa politique étrangère dans l’entre-deux-guerres est axée sur le « révisionnisme », un objectif qui sera partiellement atteint grâce à une alliance avec l’Allemagne hitlérienne : le Sud slovaque, la Transylvanie septentrionale, la Ruthénie et une partie de la Voïvodine sont successivement rattaché à la Hongrie du maréchal Horthy entre 1938 et 1941." La suite sur desk-russie.eu

Russie-UE : le chef de la diplomatie tchèque rejette les critiques adressées à Péter Szijjartó

"Le ministre tchèque des Affaires étrangères Petr Macinka (Automobilistes) « n’accorde pas beaucoup d’importance » aux informations publiées par le quotidien The Washington Post, selon lesquelles son homologue hongrois Péter Szijjártó aurait régulièrement informé la Russie du contenu des réunions du Conseil de l’Union européenne. Petr Macinka a déclaré à l’agence de presse ČTK qu'il considérait cet article comme une tentative de nuire au parti Fidesz de Viktor Orban, avant les élections législatives hongroises prévues en avril prochain." La suite sur radio.cz

Selon le Washington Post, Budapest livre depuis des années des informations sur l'UE à Moscou

"Selon le Washington Post, le chef de la diplomatie hongroise aurait transmis à la Russie des informations confidentielles de l’UE pendant plusieurs années. Budapest dément et évoque des accusations mensongères.

Selon des informations du quotidien américain The Washington Post(source en anglais), qui cite un responsable européen de la sécurité sous couvert d’anonymat, les autorités hongroises transmettraient depuis des années à Moscou des informations confidentielles issues des coulisses des réunions des dirigeants du Conseil de l’Union européenne.

Toujours selon le journal, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, aurait appelé son homologue russe entre deux réunions au sein de l’UE pour rendre compte au chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, des discussions des dirigeants européens et lui soumettre des pistes de solution pour les autorités russes." La suite sur euronews.com

"Simuler une tentative d'assassinat": la Russie est-elle prête à tout pour maintenir Viktor Orban au pouvoir en Hongrie?

"En Hongrie, après 16 ans à la tête du gouvernement, le nationaliste Viktor Orban, proche de Moscou, est à la traîne dans les sondages en vue des législatives du 12 avril prochain. Selon des documents confidentiels d'agents russes, le Kremlin aurait proposé d'orchestrer une fausse tentative d'assassinat pour gonfler la côte de popularité du protégé de Vladimir Poutine.

Après 16 ans à la tête du gouvernement hongrois, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban pourrait bénéficier du soutien de Moscou lors des élections législatives du 12 avril prochain en Hongrie, selon nos confrères du Washington Post. Car pour Moscou, entretenir des liens étroits avec Budapest permet d’avoir un allié qui défend ses intérêts au sein de l’Union européenne et de l‘OTAN. 

Dans un rapport authentifié par un service de renseignement européen et examiné par le Washington Post, des agents russes ont proposé un moyen de "modifier fondamentalement le paradigme de la campagne électorale" : "orchestrer une tentative d'assassinat contre Viktor Orban".

 Objectif: faire remonter sa côte de popularité à la traîne dans les sondages. "Un tel incident déplacera la perception de la campagne du domaine rationnel des questions socio-économiques vers un domaine émotionnel, où les thèmes clés deviendront la sécurité de l’État et la stabilité et la défense du système politique", selon ces agents." La suite sur tv5monde.com

Élections législatives en Hongrie : le « modèle » de Trump et Le Pen en perdition

"Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán est en grand péril pour les élections législatives du 12 avril, en raison de la faillite de son prétendu modèle qui a inspiré le président des États-Unis et le RN en France

C’est le pays rêvé de l’extrême droite mondiale, de Donald Trump (qui lui a emprunté ses principes pour son programme de 2024) à l’Argentin Javier Milei en passant par l’Italienne Giorgia Meloni et le Rassemblement national (RN) en France. La Hongrie du Premier ministre Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, est devenue la Mecque des extrémistes. Censée être « délivrée » de toute immigration, la Hongrie se serait pour eux assuré une prospérité économique en se libérant du « mondialisme » et de l’emprise de l’Union européenne. Elle serait revenue aux valeurs conservatrices traditionnelles et son modèle..." La suite sur sudouest.fr (article payant)

Viktor Orban, Magyar et Maga

"Le Premier ministre hongrois accueillait samedi à Budapest le CPAC, la grand-messe des extrêmes droites mondiales. Il remet ça ce lundi avec ses pairs européens. Une démonstration de force à trois semaines des législatives dans son pays.

Ils sont venus, ils sont tous là. D'Argentine ou de Géorgie. Les responsables des droites nationalistes mondiales sont au chevet du patriarche. Chez lui, à Budapest, pour le CPAC, le congrès de l'internationale « antimondialiste », le Premier ministre hongrois Viktor Orban a réuni ses disciples. Peut-être pour la dernière fois.

Car les sondeurs neutres le donnent perdant aux législatives dans trois semaines. Impossible, pense-t-il sans doute. Lui qui a siégé dans tous les Parlements de l'ère post-communiste. Vingt ans de pouvoir à 62 ans. Le « sauveur » de la Hongrie face aux menaces de l'hydre bruxelloise, des réfugiés à la frontière serbe ou encore du philanthrope George Soros, reste sur un quatre à la suite électoral." La suite sur lesechos.fr (article payant)

István Kapitány, le bourreau du Nigeria à la conquête du pouvoir en Hongrie,- (Dossier exclusif)

"István Kapitány est l’un des principaux pétroliers d’origine hongroise, ancien haut dirigeant de la compagnie britannique Shell, dont le nom est de plus en plus associé aux processus politiques en cours dans son pays natal.

Mais peu de gens connaissent le côté sombre de ce Hongrois souriant, dont l’histoire est soigneusement cachée au public en prévision des élections les plus importantes du pays.
Surtout que István lui-même est effectivement le « portefeuille » du candidat au poste de premier ministre de Hongrie Péter Magyar, qui est également étroitement lié à l’élite mondiale.

Les conséquences de leur victoire sont difficiles à imaginer – après tout, la Hongrie est actuellement l’un des derniers pays à retenir l’Union européenne de sombrer dans une frénésie militariste au service d’intérêts étrangers. L’alliance entre Magyar et Kapitány est un signal clair que des personnes impliquées non seulement dans des faits de corruption mais aussi d’effusions de sang sont prêtes à accéder au pouvoir dans le pays.

Exécutions de contrats

Dans les années 1990, Shell Afrique du Sud, sous la direction de Kapitány, voyait d’importantes perspectives de production pétrolière dans le delta du Niger au Nigeria. Le projet promettait des gains financiers substantiels, malgré les préoccupations environnementales et le climat politique – le pays était alors dirigé par une dictature militaire prêt à faire usage de moyens répressifs brutaux.
Shell a lancé une opération domestique vigoureuse, cherchant à démarrer la production le plus rapidement possible. Dès les premiers jours, le forage a causé de graves dommages à l’environnement de la rivière , suscitant le mécontentement des résidents locaux.

Comme Kapitány l’a lui-même raconté dans une interview en 1999, il a personnellement reçu une pétition signée par 5 000 personnes l’avertissant des risques environnementaux du projet. Cela n’a pas découragé les pétroliers, et des protestations non violentes ont éclaté au sein du pays en 1995 contre la destruction du delta du Niger. Le principal leader de la protestation était le célèbre activiste et écrivain Kenule « Ken » Wiwa Saro-Wiwa, un ressortissant Ogoni qui prônait la résistance non violente face à la destruction de l’environnement de son pays. Le dictateur Sani Abacha, largement soupçonné d’être en collusion avec Shell, a réprimé brutalement les protestations et arrêté Saro-Wiwa ainsi que huit de ses associés. Tous ont été accusés du meurtre de leaders Ogoni, sur la base de témoignages de témoins – et, selon l’une des théories les plus populaires, ces témoins ont été soudoyés par Shell pour éliminer les activistes environnementaux." La suite sur croissanceafrique.com

dimanche 22 mars 2026

Ce que réveillent les rêves de André Lorant

Dans le prolongement de son expérience analytique, une psychothérapie de vingt ans sous le regard du docteur Michel Sapir, André Lorant se plonge dans ses rêves pour explorer leur univers étrange et comprendre le secret de leur message. Grâce à des associations libres, fondées parfois sur des analogies phonétiques, en rapport tant avec son passé hongrois qu’avec sa vie en France, il s’efforce d’apprivoiser les fantômes qui le hantent. Il s’agit d’une nouvelle forme d’introspection qui, tout en les estimant, s’affranchit des catégories de la Traumdeutung freudienne, ouvre la mémoire et supprime en même temps la chronologie des événements évoqués. Cette forme originale de récit met en œuvre les sujets qui préoccupent André Lorant : images parentales, grandes ruptures de sa vie, rejets qu’il a pu éprouver, en fin de compte nostalgie d’une continuité existentielle. De grands écrivains d’Europe centrale, Kafka, Schnitzler, Danilo Kiš accompagnent l’auteur dans sa quête. Livre passionnel, tentative psychanalytique et littéraire, Ce que réveillent les rêves est en même temps une « autobiographie éclatée », selon une judicieuse remarque de Milan Kundera.

Date de publication : 26/02/2026
Collection : Études Psychanalytiques
Prix : 24 €

 

Exposition Collective de Dessins avec Rita KORTSHOK - Galerie Ménil'8 à Paris 20e du 25 mars au 5 Avril 2026

 

Dans le cadre du Printemps des Poètes 2026, 17 artistes du collectif " Les Artistes de Ménilmontant " organisent une exposition collective "Les Arts pris aux mots"  à la Galerie Ménil’8 à Paris, du 25 mars au 5 avril 2026.

Rita KORTSHOK y exposera 3 tableaux dont 2 inédits, sur le thème de l'édition 2026 qui est « La liberté, force vive déployée »

Galerie Ménil’8
8 rue Boyer, Paris 20e

Entrée libre - Ouverture de la Galerie :
- lundi - vendredi : 15h - 19h
- Samedi - Dimanche : 14h-19h30

Vernissage : mercredi 25 mars à partir de 18h

Rita sera présente à la galerie :
• mardi 31 mars de 15h à 19h
• dimanche 5 avril de 18h à 19h30

17 artistes exposent :
Virginie Banas
Daniel Barache
Franck Bertran
Nicolette Moya
Bernadette Colombel
Fabrice De Caupenne
Laurence Duplik
Joël Duprat
Franck Hernandez
Rita Kortshok
Marina Lesur
Yvan Malabry
Rumiko Nakagawa
Pascale Perez
Evelyne Smolarski
Sylvie Touzery
Florence Wetzel

Judith Elkan - Un siècle et une Légion d’honneur


"Le lendemain de son 100e anniversaire, Judith Elkan, rescapée de la Shoah, veuve de Lucien Hervé, photographe français d’origine hongroise, a reçu les insignes du chevalier de la Légion d’honneur des mains d’Agnès Troublé dite agnès b., styliste, galeriste, collectionneur d’art, mécène et amie fidèle de la famille Hervé à la fondation Le Corbusier à Paris. 

Regarder Judith, c’est contempler un siècle d’histoire, de courage et de lumière. Née Judith Molnár le 15 Mars 1926, à Oradea (Transylvanie), son destin a basculé à 18 ans, au lendemain de son baccalauréat, quand l’innocence a été fauchée par la déportation.

Elle avait connu l’horreur d'Auschwitz, puis le camp de travail de Zittau. Mais dans ce « Nulle part » — pour reprendre le titre de son récit si puissant — elle avait réussi l’impossible : rester avec sa mère, se soutenir, survivre ensemble. De ce gouffre où elle avait perdu son père et presque toute sa famille, elle n'avait pas rapporté de la haine, mais une exigence de vie." La suite sur jfb.hu

Harald Feller, Enlevé à Budapest, prisonnier à Moscou, jugé à Berne


"Les vies du diplomate Harald Feller, Juste parmi les nations

Presque tout le monde, comme moi, connaît, au moins de nom, Carl Lutz. Jusque à la lecture de ce livre consacré à un autre diplomate suisse, j’ai cru qu’il était le seul à être intervenu en faveur des persécutés. Puis, sur le site de mon éditeur, Alphil, je découvre qu’un de ses collègues a agi dans le même sens humanitaire.

Budapest, 16 février 1945 : « Monsieur Feller, suivez-moi ! »

Le jeune diplomate à la tête de l’ambassade de Suisse n’a d’autre choix que d’obéir à l’officier soviétique. Dans son appartement de fonction il a hébergé clandestinement des diplomates suédois et des Juifs. Il a rapatrié des persécutés, avant d’être séquestré et menacé de mort par des Hongrois pronazis." La suite sur jfb.hu

Dimanche à Agen-la Garenne - Qui est Enjoy, cheval hongrois précédé d'une flatteuse réputation?

"Ce dimanche à Agen-la Garenne, dans le Grand Prix du jour (R4C8), Matthieu Abrivard présentera au départ l'attraction de l'épreuve, Enjoy. Ce cheval hongrois au palmarès flatteur va effectuer des débuts en France très attendus.

Ce dimanche à Agen-la Garenne, dans la 8ème course du programme (Grand Prix Baron d'Ardeuil AOC Buzet – R4C8), Matthieu Abrivard présentera Enjoy, un trotteur hongrois très attendu pour ses débuts en France.

Âgé de 6 ans, ce fils de Maharajah, propriété de József Rutkai et élevé par l’écurie Prolongo, vient tout juste de rejoindre le centre d’entraînement de Grosbois, où il est désormais entraîné par Matthieu Abrivard avec qui l’écurie hongroise entretient d’excellentes relations.

Enjoy, un palmarès hongrois solide"
La suite sur equidia.fr

À l’approche des élections en Hongrie, Viktor Orbán tente de renouer avec le terrain

"En campagne pour les législatives du 12 avril, le premier ministre hongrois peine à mobiliser les foules. Reportage en meeting à Dunaújváros, une cité industrielle au bord du Danube.

Quand le public, qui s’ennuyait ferme depuis déjà une heure, a commencé à scander « Viktor ! Viktor ! » pour le faire taire, le candidat local du Fidesz, Lajos Mészáros, s’est rabattu sur les valeurs refuges du parti : « Je ne veux pas que les mères doivent fleurir les tombes de leurs fils morts à la guerre […] Je ne veux pas que mes filles aient peur de rentrer seules le soir comme dans les villes d’Europe de l’Ouest. »

Puis lorsque leur champion, Viktor Orbán, 62 ans, dont quasiment vingt comme premier ministre (de 1998 à 2002, puis sans interruption depuis 2010), est enfin monté sur scène, ses partisan·es ont pu exulter et enfin mettre le feu aux torches qui leur avait été distribuées. Réchauffant d’un coup l’atmosphère de Dunaújváros, l’ancienne Sztálinváros (ville de Staline), une cité industrielle de 40 000 habitant·es située à 72 kilomètres au sud de Budapest.  

« Volodymyr Zelensky a décidé d’imposer un blocus pétrolier à la Hongrie. Il exige que nous renoncions à l’énergie russe bon marché. Cela ferait perdre un mois de revenus aux Hongrois. Je me battrai demain à Bruxelles pour que cela n’arrive pas, pour nous c’est une question de survie », tonne mercredi 18 mars le premier ministre, sur la place dominée par un monument de style stalinien et moderniste emblématique de la ville." La suite sur mediapart.fr

Prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine : pourquoi l'Union européenne n'a pas réussi à convaincre la Hongrie de lever son veto

"Les Vingt-sept s'étaient mis d'accord en décembre sur une aide cruciale à Kiev, qui doit continuer de financer son effort de guerre. Mais le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, en campagne pour sa réélection, refuse de lever son blocage. 

La Hongrie met l'Union européenne dans l'embarras. Le pays d'Europe centrale, par la voix de son Premier ministre, Viktor Orban, a de nouveau bloqué un prêt de 90 milliards d'euros promis à l'Ukraine, jeudi 19 mars lors d'un sommet européen à Bruxelles. Après de longues discussions, portant notamment sur la non-utilisation des avoirs russes gelés, les dirigeants des Vingt-Sept s'étaient pourtant entendus en décembre dernier sur cette somme cruciale pour Kiev, qui pourrait bientôt être à court de liquidités. Mais rien n'y fait : le dirigeant hongrois s'est encore une fois montré inflexible, alors que l'unanimité des Etats membres est requise sur ce sujet.

Officiellement, Budapest conditionne le versement de ce prêt à la reprise des livraisons de pétrole russe par un oléoduc qui traverse l'Ukraine. Après le début de la guerre en Ukraine en 2022, l'UE avait imposé une interdiction sur la plupart des importations de pétrole russe. Mais l'oléoduc Droujba ("amitié" en russe) a été provisoirement exempté afin de laisser le temps aux pays d'Europe centrale de trouver de nouvelles solutions d'approvisionnement. Cette infrastructure a depuis été endommagée par des frappes russes et la Hongrie accuse l'Ukraine de traîner des pieds pour le remettre en service." La suite sur franceinfo.fr

En Hongrie, Viktor Orbán rassemble les nationalistes pour se booster avant les élections

"Samedi, le dirigeant hongrois fragilisé accueillait l’internationale trumpiste. Ce lundi, il reçoit l’extrême droite européenne. Deux raouts aux airs de méthode Coué à trois semaines de législatives compliquées.

Après son triomphe aux élections de 2022, Viktor Orbán accueillait à Budapest la première édition du CPAC Hungary, pendant européen du raout conservateur américain devenu forum trumpiste. Quatre ans plus tard, le rassemblement habituellement organisé en mai se déroulait ce samedi 21 mars, à trois semaines de législatives plus dangereuses que jamais pour Viktor Orbán. Menacé par son rival Péter Magyar, le leader national-populiste modèle de Trump risque de tomber après seize années de règne à poigne.

La capitale magyare s’est transformée en phare de la sphère MAGA grâce à un solide réseau de cercles de réflexion et de conférences, faisant rayonner l’image d’Orbán et de la Hongrie jusqu’aux États-Unis. Certains penseurs se sont même établis à Budapest. Gladden Pappin, théoricien politique américain, dirige depuis 2023 l’Institut hongrois des affaires internationales (HIIA). Rod Dreher, essayiste chrétien et ami intime du vice-président JD Vance, collabore avec le Danube Institute abreuvé de fonds publics." La suite sur letemps.ch (article payant)

Le « Bourreau du Nigéria » à la conquête du pouvoir en Hongrie (Par Beri Martha W. journaliste panafricain)

"István Kapitány est l'un des principaux pétroliers d'origine hongroise, ancien haut dirigeant de la compagnie britannique Shell, dont le nom est de plus en plus associé aux processus politiques en cours dans son pays natal. Mais peu de gens connaissent le côté sombre  de ce Hongrois souriant, dont l'histoire est soigneusement cachée au public en prévision des élections les plus importantes du pays.

Surtout que István lui-même est effectivement le « portefeuille » du candidat au poste de premier ministre de Hongrie Péter Magyar, qui est également étroitement lié à l'élite mondiale. Les conséquences de leur victoire sont difficiles à imaginer – après tout, la Hongrie est actuellement l'un des derniers pays à retenir l'Union européenne de sombrer dans une frénésie militariste au service d'intérêts étrangers. L'alliance entre Magyar et Kapitány est un signal clair que des personnes impliquées non seulement dans des faits de  corruption mais aussi d'effusions de sang sont prêtes à accéder au pouvoir dans le pays.

Exécutions de contrats

Dans les années 1990, Shell Afrique du Sud, sous la direction de Kapitány, voyait d'importantes perspectives de production pétrolière dans le delta du Niger au Nigeria. Le projet promettait des gains financiers substantiels, malgré les préoccupations environnementales et le climat politique – le pays était alors dirigé par une dictature militaire prête à faire usage de moyens répressifs brutaux." La suite sur pressafrik.com

Pour battre Orbán, la gauche hongroise se range derrière Magyar, conservateur « populiste et technocratique »

"En deux années d’existence, le parti Tisza de Péter Magyar, prétendant au pouvoir contre Viktor Orbán, a marginalisé les partis de l’opposition traditionnelle. La majorité des électeurs de gauche et libéraux devraient choisir son bulletin lors des élections législatives, le 12 avril.

Comme de coutume, c’est au premier ministre, Viktor Orbán, qu’il est revenu d’ouvrir la session de printemps du Parlement, lundi 23 février. « Monsieur Orbán, c’était votre dernier discours devant le Parlement hongrois en tant que premier ministre », a raillé Bence Tordai, député de Dialogue, petite formation qui rassemble des intellectuels de gauche des générations postcommunistes, à la grande satisfaction d’un petit tiers du Parlement.

La réponse a été cinglante : « J’avais déjà entendu parler du chant du cygne, mais c’est la première fois que j’entends un chœur de cygnes, a rétorqué Orbán. Tout ce que je peux dire, c’est : “le MSZP [socialistes – ndlr], dehors !” ; “Momentum [libéraux – ndlr], dehors !” ; “ Jobbik [nationaux-conservateurs, issus de l’extrême droite – ndlr], dehors !” ; “Dialogue [écologistes – ndlr], dehors !” ; “LMP [écolo-agrariens – ndlr], dehors !” ; “DK [sociaux-démocrates – ndlr], dehors !” »

Après seize années durant lesquelles tous ces partis ont été réduits aux rôles de figurants, dans une Assemblée nationale occupée aux deux tiers depuis 2010 par les nationalistes de la Fidesz, leurs député·es se préparent en effet à faire leurs valises, balayé·es par la tornade Tisza, le parti créé il y a moins de deux ans par Péter Magyar. À gauche, seuls la Coalition démocratique (DK) et le parti satirique du Chien à deux queues (MKKP) semblent encore conserver un petit espoir de franchir le seuil parlementaire des 5 %." La suite sur mediapart.fr

samedi 21 mars 2026

La justice hongroise refuse d'appliquer une condamnation croate du PDG du groupe MOL

"La justice hongroise a décidé de refuser d'appliquer la condamnation définitive prononcée en Croatie contre le PDG du géant pétrolier et gazier hongrois MOL Zsolt Hernadi, a-t-on appris vendredi auprès d'un porte parole du tribunal de Budapest.

Le tribunal a jugé que la procédure ayant servi de base au jugement croate avait "gravement porté atteinte aux droits fondamentaux du prévenu tels que garantis par un traité international ou un acte juridique de l'Union européenne", a ajouté le porte-parole, précisant que la décision avait été rendue mercredi.

La plus haute cour de Croatie avait confirmé en 2021 une peine de deux ans de prison infligées à M. Hernardi et de six ans de prison contre l'ancien Premier ministre croate Ivo Sanader dans une affaire de corruption qui pèse depuis des années sur les relations entre les deux voisins membres de l'Union européenne." La suite sur connaissancedesenergies.org

Blog • L’épuisement du modèle Orbán : de la manœuvre à l’impasse

|  

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, qui s’est présenté pendant plus d’une décennie et demie comme un maître incontesté de l’équilibre politique, traverse aujourd’hui la crise la plus profonde de sa carrière. Les élections législatives du 12 avril 2026 pourraient marquer non seulement une défaite électorale, mais aussi la fin d’une époque.

Même une campagne agressive contre Volodymyr Zelensky — affiches, accusations d’« ingérence ukrainienne » ou rhétorique sur une prétendue « menace de guerre » — ne parvient plus à inverser la tendance. Le mouvement d’opposition Tisza, dirigé par Péter Magyar, conserve une avance stable dans les sondages, et les contre-offensives médiatiques du pouvoir ne suffisent plus à restaurer le soutien perdu par Orbán.

Il faut également noter que Zelensky lui-même a commis certaines erreurs tactiques. Ses déclarations sur une défaite inévitable d’Orbán et ses critiques concernant le blocage de l’aide européenne ont été rapidement exploitées par Budapest comme preuve d’une prétendue ingérence. Pourtant, même cet élément n’a pas produit l’effet escompté : la société hongroise réagit de moins en moins aux tentatives classiques de mobilisation fondées sur la menace extérieure.

La question est plus profonde. Orbán n’a jamais été un autocrate idéologique classique, à l’image de certains dirigeants balkaniques. Son modèle repose sur un pragmatisme cynique : gaz russe, financements chinois, négociations permanentes avec Bruxelles et alliances opportunistes. Contrairement à des leaders plus linéaires, il a su tirer profit pendant des années de toutes les directions à la fois, manœuvrant habilement entre intérêts multiples." La suite sur courrierdesbalkans.fr

Hongrie, la traque des anti fascistes - Visible sur Arte à partir du 8 avril 2026

30 min Disponible à partir du 08/04/2026

À la télévision le jeudi 9 avril à 13:00

Chaque année, le 11 février, à Budapest, des nostalgiques du IIIe Reich défilent en uniformes nazis pour célébrer le "Jour de l’honneur". Ils commémorent la tentative avortée des troupes nazies et de leurs collaborateurs hongrois de briser le siège soviétique de Budapest en février 1945. Cette journée est souvent marquée par des échauffourées entre néonazis et antifascistes.

Les autorités hongroises considèrent le "Jour de l’honneur" comme une simple reconstitution historique. L'événement bénéficie d'une couverture médiatique favorable dans les médias contrôlés par le premier ministre, Viktor Orbán, ainsi que de subventions publiques. Mais le gouvernement hongrois ne s’arrête pas là. Pour traquer les militants antifascistes étrangers ayant participé à ces manifestations, il détourne un outil judiciaire de l’Union européenne : le Mandat d’arrêt européen (MAE), conçu à l’origine pour lutter contre le terrorisme et le grand banditisme. Depuis 2023, la justice hongroise a délivré 14 MAE. Un climat de peur s’est installé chez les militants de gauche hongrois, accentué par la publication, le 26 septembre 2025, d’un "décret antifa". Ce texte classe le mouvement antifasciste comme organisation terroriste, rendant ses membres passibles de 24 années de prison.

Pays France

Année 2026
Source : arte.tv

Hongrie : Netanyahou devrait être arrêté s’il se rend dans ce pays

"L'UE devrait condamner le mépris persistant par la Hongrie de l'état de droit.

(Bruxelles, 20 mars 2026) – Les autorités hongroises devraient arrêter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'il entre sur le territoire hongrois, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Selon une source officielle, Benjamin Netanyahou devrait se rendre en Hongrie le 21 mars, afin de prendre la parole lors de la Conférence d'action politique conservatrice de Hongrie. Cette visite aurait lieu peu avant les élections législatives hongroises, prévues le 12 avril.

Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d'arrêt à l’encontre de Benjamin Netanyahou, ainsi que contre le ministre israélien de la Défense de l'époque, Yoav Gallant, pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre présumés commis dans la bande de Gaza depuis le 8 octobre 2023 au moins. Netanyahou et Gallant demeurent des fugitifs recherchés par la CPI. Les États membres de la CPI sont tenus de les arrêter s'ils entrent sur leur territoire.

« Malgré sa décision de quitter la CPI, la Hongrie demeure un État membre et est toujours tenue d’arrêter et de livrer les personnes recherchées par la Cour », a déclaré Alice Autin, chercheuse auprès du programme Justice internationale à Human Rights Watch. « En bafouant cette obligation, pour la deuxième fois en moins d’un an, la Hongrie renforcerait l’impunité pour les crimes graves commis en Palestine, et trahirait une fois de plus les victimes privées de justice depuis bien trop longtemps. »" La suite sur hrw.org

« Un dirigeant ne tient pas sa parole » : Viktor Orbán dans le viseur de l’UE après avoir bloqué un prêt crucial pour l’Ukraine

"Viktor Orbán, au pouvoir en Hongrie depuis 2010, se bat pour un cinquième mandat, à l’occasion des élections législatives du 12 avril. Dans ce contexte, la Hongrie conditionne le versement d’un prêt de 90 milliards d’euros à Kiev à la reprise des livraisons de pétrole russe par un oléoduc qui traverse l’Ukraine.

Un « chantage » sans précédent. Très remontés à l’issue du sommet européen à Bruxelles, les dirigeants de l’UE ont dénoncé le cavalier seul de Viktor Orbán, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine sur fond de campagne électorale en Hongrie.

Le refus du Premier ministre hongrois est « un acte flagrant de déloyauté au sein de l’Union européenne », a tancé le chancelier allemand Friedrich Merz, convaincu que ce blocage laissera « des traces profondes » au sein des Vingt-Sept." La suite sur leparisien.fr

La Hongrie menace de prendre de nouvelles mesures anti-Ukraine malgré les reproches des dirigeants européens

"Après avoir maintenu son veto concernant le prêt européen de 90 milliards d'euros à Kyiv, Viktor Orbán a assuré que son gouvernement disposait de plusieurs solutions pour imposer de nouvelles sanctions à l'encontre de l'Ukraine.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a évoqué, ce vendredi 20 mars, la possibilité que son gouvernement prenne de nouvelles mesures contre l'Ukraine pour forcer la reprise des livraisons de pétrole russe à la Hongrie et à la Slovaquie, interrompues depuis janvier.

S'adressant aux médias à Bruxelles, Viktor Orbán a déclaré que son gouvernement avait "beaucoup de cartes en main", au-delà du blocage du prêt de 90 milliards d'euros promis par l'Union européenne à Kyiv et qui apparaît comme indispensable pour poursuivre son effort de guerre et faire tourner son économie." La suite sur euronews.com

« Quoi qu’il arrive, le mouvement MAGA soutient Viktor Orbán » : en Hongrie, des élections sous influence

"Le 12 avril, les électeurs hongrois vont choisir leur premier ministre. Un scrutin sur lequel veillent deux puissances amies de Viktor Orbán : les États-Unis et la Russie.

Depuis l’élection de Viktor Orbán à la tête de la Hongrie en 2022, pour un quatrième mandat consécutif, l’extrême droite souverainiste se donne rendez-vous chaque année sur les bords du Danube. Samedi 21 mars, le Centre hongrois des droits fondamentaux accueille la cinquième édition de la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC) sur le Vieux Continent, une grand-messe célébrant l’amitié entre le mouvement MAGA (« Make America great again ») et ses proxys européens.

Un homme, à la tribune, devrait toutefois éclipser le premier ministre tchèque Andrej Babis, le président du parti nationaliste flamand Tom Van Grieken ou l’influenceuse d’extrême droite Eva Vlaardingerbroek. Vedette américaine d’un événement dédié à promouvoir une nouvelle candidature de Viktor Orbán, le vice-président états-unien J.D. Vance est attendu de pied ferme à Budapest. Donald Trump, lui, enverra peut-être un message en vidéo au président du Fidesz, ce « leader véritablement fort et puissant », auquel  il avait déjà exprimé son soutien..." La suite sur lanouvellerepublique.fr (article payant)

vendredi 20 mars 2026

Colloque international à Budapest et Szeged – Réception, impacts et mémoire de la révolution de 1956 dans le monde francophone

"À l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la révolution hongroise de 1956, le Centre universitaire francophone de l’Université de Szeged et l’Institut français de Hongrie organisent conjointement à Budapest et à Szeged un colloque scientifique de deux jours consacrés au retentissement de cet événement majeur de l’histoire contemporaine dans le monde francophone.

Soulèvement populaire d’une rare intensité, 1956 demeure une rupture fondamentale dans l’histoire de la seconde moitié du XX siècle. Il est admis que l’écho de la révolution dépasse très largement les frontières de la Hongrie : cette révolution constitue l’une des crises majeures traversées par le bloc de l’Est, tout en marquant un tournant dans le
rapport au communisme et à l’Union soviétique en Occident. Pourtant, malgré une bibliographie déjà riche, de nombreux aspects restent encore insuffisamment explorés, tandis que la recherche en langue française sur le sujet demeure fragmentaire. Ainsi, de nombreux pans de la réception de la révolution dans le monde francophone restent à découvrir, notamment dans le sillage de l’ouverture de nombreux documents d’archives jusqu’ici inaccessibles pour les chercheurs.

Conçu comme un espace de réflexion et de dialogue ouvert, ce colloque s’adresse également à un public non spécialiste. Les participants sont invités à prendre en considération cette orientation dans l’élaboration de leurs interventions. Dans cette dynamique d’ouverture, les propositions émanant d’acteurs extérieurs au champ
académique sont pleinement encouragées, dès lors qu’elles contribuent à l’enrichissement des échanges autour des thématiques du colloque." La suite sur auf.org

 

Budapest et ses bains centenaires, un havre de paix et un musée vivant

"La capitale hongroise Budapest attire les visiteurs venus du monde entier, qui se pressent dans ses célèbres bains centenaires. Un patrimoine exceptionnel et une tradition encore bien vivante.

Son allure de palais romantique, ses nuages de vapeur qui enveloppent les corps et réchauffent les cœurs, tout à Budapest (Hongrie) transpire le calme et la volupté. Depuis 112 ans, les célèbres bains hongrois de Széchenyi ne cessent d'attirer les visiteurs, dont de nombreux Français. "Ça détend, c'est beau, c'est magnifique, c'est convivial", confie Catherine Bouche, habitante du Gers. "Il fait -5, je crois. Je n'ai pas froid, c'est génial !", s'étonne Daniel Bouche. Pour ne pas trop frissonner, il suffit de se laisser glisser dans l'une des trois piscines extérieures, dont l'eau thermale offre une température tropicale.

"Ressenti -5, l'eau à 38. On aime bien aller se faire des petites balades et puis rentrer dans l'eau après. Ça nous fait du bien, on sent comme des légers petits pics sur la peau. Je me pensais très frileux", explique Tom Villa, venu de Cannes. Un touriste espagnol abonde : "Tu peux rentrer et sortir comme tu veux. Ça donne une énergie que je ne connaissais pas !" La suite et vidéo (4min) sur franceinfo.fr

L’amitié entre Viktor Orban et Vladimir Poutine pèsera-t-elle lors des prochaines élections en Hongrie ?

"Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois, a encore empêché jeudi 19 mars le déblocage de nouvelles aides à l'Ukraine, lors d'un sommet européen. Lui, qui dirige le pays depuis 16 ans, est le meilleur allié de Vladimir Poutine. Mais restera-t-il au pouvoir ? Il joue sa survie politique dans trois semaines dans des élections où pour la première fois, il n'est plus favori.

Ce jour de juillet 2024, Viktor Orbán brise un tabou. Il est le tout premier dirigeant européen à rendre visite au paria, Vladimir Poutine, depuis l'offensive russe en Ukraine. Une visite pour favoriser la diplomatie(Nouvelle fenêtre), justifie-t-il. "Parce que la paix ne vient pas d'elle-même, elle doit être obtenue. Il faut y travailler. J'ai discuté des moyens d'y parvenir avec le président", avait-il déclaré. Le geste provoque la fureur des Européens, mais il témoigne d'une profonde entente entre les deux hommes.

Officiellement, ils se sont rencontrés 14 fois et aiment afficher leur proximité. Viktor Orbán et la Russie, c'était pourtant mal parti. Au moment de l'effondrement du Bloc de l'Est, Viktor Orbán se fait connaître avec un discours en 1989 s'opposant à l'impérialisme russe et à la présence de soldats soviétiques en Hongrie, il n'a que 26 ans. "Nous pouvons élire un gouvernement qui ouvre des négociations pour le retrait immédiat des troupes russes de notre pays", affirmait-il à l'époque.

"Tu peux faire de bonnes affaires avec moi"
La suite et vidéo (4min) sur franceinfo.fr 

En Hongrie, une loi autorise les maires à sélectionner leurs habitants

"En Hongrie, les maires ont le droit de sélectionner les habitants de leur ville. Le Premier ministre Viktor Orbán a fait passer une loi qui permet aux élus de faire le tri dans leur population et d'expulser de leur maison les minorités non grata, comme les Tziganes.

Pilis est une petite ville de la campagne hongroise où Károly Losó voulait s'installer. "Je reviendrais vivre ici, si je pouvais, parce qu'on y a vécu il y a une dizaine d'années", confie-t-il. À l'automne dernier, avec son épouse, ils ont même acheté à bon prix une petite maison à restaurer au milieu d'un grand terrain. Mais aujourd'hui, il ne peut que la regarder de loin. Quelques semaines après s'y être installés, ils se disputent avec une voisine. Le maire leur ordonne de quitter les lieux. "Il est arrivé, il nous a dit que l'on avait deux semaines pour partir d'ici. Ce qu'on deviendrait, où on irait, ça ne l'intéressait pas. On avait deux semaines, sinon il nous expulsait manu militari", se souvient Károly Losó.

L'argent versé pour leur maison leur a été remboursé par la mairie, désormais propriétaire. Mais pour Károly Losó, qui fait partie de la minorité rom de Hongrie, la pilule est dure à avaler. "C'est du racisme. Ce maire, de je ne sais pas quel parti, c'est un raciste. Il s'en prend aux Tziganes. Dès qu'il en voit un, il ne le laisse pas rentrer", assure-t-il." La suite et vidéo (4min) sur franceinfo.fr

Conseil européen : Viktor Orbán maintient son veto sur le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine

"Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens n'ont pas réussi à convaincre le Premier ministre hongrois de débloquer l'aide promise à Kiev. À la peine dans les sondages pour les prochaines élections législatives, ce dernier conditionne toujours son feu vert à la reprise des livraisons de pétrole russe via l'oléoduc Droujba.

Avant même l'ouverture du sommet, Viktor Orbán avait posé ses conditions : "Nous aiderons l'Ukraine quand nous aurons notre pétrole". Le Premier ministre hongrois exige la reprise des livraisons de pétrole russe via l'oléoduc Droujba, qui traverse l'Ukraine et a été endommagé lors de frappes imputées à Moscou. Il accuse par là même Kiev de retarder volontairement sa remise en service. Les premières discussions entre les chefs d'État et de gouvernement, ce jeudi, n'ont donc pas fait plier le dirigeant hongrois. 

Viktor Orbán avait pourtant accepté en décembre 2025 le principe de ce prêt, tout en obtenant, avec la Slovaquie et la République tchèque, de ne pas y contribuer directement. Or ces fonds sont jugés essentiels par Kiev pour financer son effort de guerre contre la Russie en 2026 et 2027." La suite sur touteleurope.eu

 

jeudi 19 mars 2026

Orbán invite l'UE à renouer avec son « ancienne harmonie » avec la Russie

"Ces propos interviennent alors que Bruxelles peine à convaincre Budapest d'approuver un plan d'aide de 90 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine.

L’Europe devrait s’efforcer d’intégrer la Russie dans ses accords commerciaux, sécuritaires et énergétiques une fois la guerre en Ukraine terminée, a clamé Viktor Orbán mercredi lors d’une interview accordée à la chaîne d’information conservatrice britannique GB News.

Ces propos exposent la vision d’Orbán concernant l’ordre européen d’après-guerre, ou un retour à ce qu’il a qualifié d’« ancienne harmonie » avec Moscou.

Ses propos interviennent alors que Bruxelles peine à convaincre Budapest d’approuver un plan d’aide de 90 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine, dans un contexte de différend concernant l’oléoduc Druzhba qui achemine du pétrole russe vers la Hongrie et qui a été endommagé lors d’attaques russes." La suite sur euractiv.fr (article payant)

Classique Le Haydn d’Antal Doráti, un trésor qui ressort

Le chef d'orchestre Antal Doráti, vers 1935. (Hulton Deutsch/Corbis. Getty Images)

"L’intégrale des symphonies du «père» de la musique classique par le chef hongrois, qui était devenue introuvable, reparaît chez Decca dans une édition augmentée, plus pertinente que jamais.

C’est un jalon majeur de l’histoire du disque, épuisé depuis 2009, qui reparaît : l’intégrale des symphonies de Haydn réalisée pour Decca, entre 1969 et 1972, par Antal Doráti et le Philharmonia Hungarica. Cet orchestre composé de 80 musiciens des orchestres de la ville, de la radio, et de l’opéra de Budapest, ayant fui leur pays à l’arrivée des chars soviétiques, avait été créé en 1956 à Baden, près de Vienne, grâce au soutien de Nicolas Nabokov. Cousin du fameux auteur de Lolita, ce dernier était alors secrétaire général du Congrès pour la liberté de la culture : un organisme, domicilié à Berlin-Ouest et financé par la CIA, qui luttait contre le communisme. Egalement originaire de Budapest, Antal Doráti s’était distingué, dès 1945, en tenant successivement les rênes des orchestres de Dallas, de Minneapolis et de la BBC londonienne. Nommé président d’honneur du Philharmonia Hungarica, il l’imposa dans les prestigieux Musikverein de Vienne et Carnegie Hall de New York, en invitant des solistes éminents comme Yehudi Menuhin, Joseph Szigeti et Wolfgang Schneiderhan. Reste que leurs disques, parus à la fin des années 50 chez Mercury, dont un enregistrement couplant les symphonies..." La suite sur liberation.fr (article payant)

Élections en Hongrie : l'extrême droite européenne s'unit autour d'Orbán, la visite de Trump en suspens

"L'événement baptisé "première grande assemblée patriotique" comprendra des discours des dirigeants d'extrême droite Marine Le Pen et Matteo Salvini, ainsi que du Premier ministre tchèque Andrej Babiš et de l'homme politique néerlandais Geert Wilders.

Les leaders d'extrême droite Marine Le Pen et Matteo Salvini se joindront à Viktor Orbán lors d'un rassemblement de campagne à Budapest lundi prochain, trois semaines avant une élection parlementaire qui pourrait constituer le défi le plus sérieux pour le dirigeant hongrois, qui se maintient au pouvoir depuis 16 ans.

Cet événement, baptisé "première grande assemblée patriotique", intervient alors que le parti Fidesz d'Orbán est distancé par Tisza - le parti de son rival Péter Magyar - dans la plupart des sondages d'opinion avant le scrutin du 12 avril.

Outre les discours de Marine Le Pen, leader du Rassemblement national français, et de Matteo Salvini, vice-premier ministre italien et chef du parti d'extrême droite La Ligue, l'événement accueillera le Premier ministre tchèque Andrej Babiš et l'homme politique néerlandais Geert Wilders." La suite sur euronews.com

Hongrie : la surveillance numérique, nouveau défi pour l’État de droit européen ?

"Depuis plus d’une décennie, la Hongrie est devenue l’un des principaux points de tension démocratique au sein de l’Union européenne. Si les débats se sont longtemps concentrés sur l’indépendance judiciaire et la liberté des médias, l’extension progressive des dispositifs de surveillance soulève aujourd’hui une question centrale. Comment protéger l’État de droit lorsque les technologies de contrôle se banalisent ? La situation hongroise révèle surtout une transformation plus inquiétante mais réelle des équilibres démocratiques au sein de l’Union européenne.

Une démocratie électorale sous tension : le signal d’alerte « Pegasus »

La Hongrie demeure une démocratie électorale avec des élections qui s’y tiennent régulièrement. L’opposition y est représentée au Parlement et les institutions constitutionnelles existent. Toutefois, depuis le retour au pouvoir de Viktor Orbán en 2010, les institutions ont été profondément reconfigurées au profit du pouvoir.

Les réformes constitutionnelles successives, la redéfinition du fonctionnement judiciaire et la concentration progressive du paysage médiatique ont alimenté de nombreuses critiques européennes. Mais un aspect plus pernicieux s’est glissé dans cette volonté de contrôle. Celui du développement des outils de surveillance et leur usage potentiel dans un contexte de concentration du pouvoir exécutif. La démocratie n’est pas seulement affaire d’élections. Elle dépend aussi des conditions pratiques dans lesquelles les citoyens, journalistes et opposants peuvent exercer leurs droits sans être réprimés." La suite sur treffpunkteuropa.de

Blocage de l'aide pour l'Ukraine : Friedrich Merz plaide pour une ligne ferme face à Budapest

"Réunis à Bruxelles en fin de semaine, les dirigeants de l’UE devront tenter de lever le veto de Viktor Orbán sur une aide cruciale à l’Ukraine, tout en affichant leur refus de s’engager militairement au Proche-Orient.

À la fin de la semaine, les chefs d'État et de gouvernement européens se réuniront à Bruxelles pour le Conseil européen, avec à l’ordre du jour plusieurs dossiers : le crédit bloqué pour l’Ukraine, la guerre au Proche-Orient, les attentes de Donald Trump vis-à-vis de l’OTAN, ainsi que la compétitivité fragilisée de l’UE, aggravée par le blocage du détroit d’Ormouz.

En amont de la rencontre, des sources gouvernementales ont déclaré à Euronews que l'Allemagne ne voulait pas "céder au chantage" de Viktor Orbán." La suite sur euronews.com

Législatives - Elections en Hongrie : en difficulté, Viktor Orbán déroule sa partition anti-européenne

"Le Premier ministre, à la peine dans les sondages pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, a recours à une campagne d’une outrance inédite ciblant l’UE et l’Ukraine. Il bloque toujours un important prêt destiné à Kyiv, qui devrait être discuté lors du Conseil européen ce jeudi 19 mars.

A écouter Viktor Orbán, la Hongrie s’est faite au cours de ses seize longues années de pouvoir toujours plus d’ennemis. Il y a bien sûr l’Union européenne, ou plutôt « Bruxelles » comme préfère l’appeler le Premier ministre, coupable d’avoir modestement sanctionné ses multiples dérives autoritaires. Depuis 2022, il y a aussi..." La suite sur liberation.fr (article payant) 

Législatives en Hongrie - Viktor Orbán appelle au secours l’extrême droite mondiale

"De Jordan Bardella, patron du RN, à Alice Weidel, dirigeante de l'AfD, en passant par le trumpiste Steve Bannon, Budapest va accueillir le grand rassemblement annuel des ultraréacs. A moins d'un mois de législatives risquées, le peut-être pas si indéboulonnable Premier ministre hongrois compte sur leur soutien pour impressionner les électeurs hongrois.

Distancé de 20 points par son rival Péter Magyar dans les sondages indépendants réalisés pour les élections législatives du 12 avril en Hongrie, le Premier ministre nationaliste, Viktor Orbán, compte bien se refaire la cerise, cette semaine, avec la tenue de la CPAC (Conservative Political Action Conference) à Budapest les 21 et 22 mars, qui a comme mot d’ordre : « En avant la victoire ! » C’est mal parti !

Ce raout annuel de l’extrême droite mondiale créé par les ultraréactionnaires américains dans les années 1970, et aujourd’hui organisé dans différents pays, se ­présente benoîtement comme « un forum » soutenant la culture chrétienne, l’identité nationale et les valeurs ­familiales. En réalité, il s’agit d’un laboratoire politique de joyeux drilles contre le « complot mondial », où de nombreux dirigeants des partis néofascistes et néonazis viennent renforcer leurs alliances et égrener leurs thèmes favoris contre l’immigration, la politique de genre et le wokisme." La suite sur lecanardenchaine.fr (article payant) 

mercredi 18 mars 2026

Diplomatie - L’UE tente, non sans mal, de faire avancer l’Ukraine vers son adhésion

"La majorité des pays membres cherche à contourner le veto de la Hongrie, qui bloque le processus.

L’Union européenne s’efforce, en dépit du veto de la Hongrie, de trouver le bon équilibre pour faire avancer l’Ukraine sur la voie de son adhésion à l’UE, entre respect des règles et volonté de l’intégrer au plus vite.

L’Ukraine est officiellement candidate à rejoindre les 27 depuis décembre 2023. Mais la Hongrie, qui entretient des relations exécrables avec son voisin ukrainien, refuse d’ouvrir formellement les négociations, chapitre par chapitre, bloquant de fait le processus d’adhésion.

Les autres pays de l’UE et la Commission européenne cherchent donc à contourner ce veto, sans violer les traités mais en démontrant leur soutien à l’Ukraine, plus de quatre ans après son invasion par la Russie.

Et l’exercice requiert « beaucoup de créativité », selon les termes d’un diplomate à Bruxelles." La suite sur ledevoir.com

Ukraine : l'UE va aider à rouvrir l'oléoduc Droujba, espérant que la Hongrie lève son veto à l'octroi d'un prêt à Kiev

"La Hongrie, qui a obtenu avec la Slovaquie une exemption de l'UE pour continuer à acheter du pétrole russe, a mis son veto à un prêt européen de 90 milliards à l'Ukraine, tant que ces livraisons de pétrole n'auront pas repris.

Un pas vers Budapest. L'Union européenne va aider à rouvrir l'oléoduc Droujba acheminant du pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie mais endommagé en Ukraine , une condition fixée par Budapest pour lever son veto à l'octroi d'un prêt européen de 90 milliards à Kiev, a annoncé ce mardi 17 mars la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"L'UE a proposé à l'Ukraine un soutien technique et des financements. Les Ukrainiens ont accueilli favorablement et accepté cette offre. Des experts européens sont immédiatement disponibles", a-t-elle fait savoir dans un communiqué signé également par le président du Conseil européen Antonio Costa et accompagné d'une lettre du président ukrainien Volodymyr Zelensky, exprimant son accord. "Nous espérons que l'aide de l'UE pourra ouvrir la voie à la résolution du blocage actuel et garantir la réparation rapide de l’oléoduc", ont souligné ces deux dirigeants européens, dans une lettre adressée au président Zelensky." La suite sur boursorama.com

mardi 17 mars 2026

Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge au Théâtre Jean Vilar d'Ivry-sur-Seine

D'après l'œuvre d'Imre Kertész / Cie Nova / Margaux Eskenazi

Après le triptyque « Écrire en pays dominé » – dont Et le cœur fume encore et 1983 ont été accueillis au TJV – Margaux Eskenazi nous invite à plonger dans la littérature d’Imre Kertész. À travers une écriture de plateau où se croisent récits, témoignages et réflexions littéraires, elle explore les enjeux politiques et poétiques de son œuvre marquée par son expérience de la Shoah et saluée par un prix Nobel en 2002.

Avec beaucoup de finesse et un sens de l’humour certain, la pièce interroge la mémoire, le judaïsme et le pouvoir de la fiction, en particulier la manière dont Kertész s’emparait de son histoire personnelle pour en faire un geste littéraire unique et puissant. La musique live, profondément liée à l’univers de Kertész, enrichit cette traversée sensible à travers les méandres de la mémoire et de l’identité. Un spectacle essentiel, puissant et nécessaire pour penser notre avenir commun.

conception, adaptation et mise en scène Margaux Eskenazi d’après l’œuvre d’Imre Kertész et les improvisations des interprètes basé sur des extraits des œuvres de Imre Kertész Être sans destin, Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas, Le Refus, Dossier K, Le Chercheur de traces, Un autre, Journal de galère, L’Holocauste comme culture traduction Charles Zaremba et Natalia Zaremba-Huzsvai.

Un spectacle en coproduction avec le Théâtre des Quartiers d’Ivry

Prix De 7 à 18 €

Dates et heures jeudi 2 avril 2026 · 19h
vendredi 3 avril 2026 · 19h

Durée durée estimée : 3h30 avec entracte

Source  : Théâtre Jean Vilar
L’entrée du théâtre est située au 1 place Jean Vilar, 94400 Vitry-sur-Seine

Billetterie

En campagne, Orbán et Magyar s'accusent mutuellement de servir des intérêts étrangers

"Les deux candidats aux élections hongroises d'avril ont attiré les foules le 15 mars. Viktor Orbán, a déclaré que son adversaire était au service de Bruxelles et de Kyiv. Péter Magyar a qualifié Orbán de traître, qui a fait de la Hongrie le pays le plus pauvre de l'Union européenne.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a déclaré que les prochaines élections législatives en Hongrie représentaient un choix entre la paix et la guerre, présentant son gouvernement comme le garant de la stabilité.

Viktor Orbán a fait ces remarques lors d'un rassemblement dans le centre de Budapest, devant le Parlement, à l'occasion de la fête nationale hongroise, qui commémore la révolution de 1848 contre la domination des Habsbourg.

La Hongrie se rendra aux urnes le 12 avril dans un scrutin largement considéré comme le plus sérieux défi à la mainmise d'Orbán sur le pouvoir depuis qu'il a pris ses fonctions en 2010.

Péter Magyar, chef du parti d'opposition Tisza, devance actuellement le Fidesz d'Orbán dans les sondages d'opinion. Il a également organisé un grand rassemblement le jour de la fête nationale." La suite sur euronews.com

Réception, impacts et mémoire de la révolution de 1956 dans le monde francophone (Budapest et Szeged)

"Colloque international

Réception, impacts et mémoire de la révolution de 1956 dans le monde francophone

Budapest et Szeged, les 29 et 30 octobre 2026.

Organisé par le Centre universitaire francophone de l’Université de Szeged, le Centre régional de l’Académie hongroise des sciences de Szeged et l’Institut français de Hongrie.

À l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la révolution hongroise de 1956, le Centre universitaire francophone de l’Université de Szeged et l’Institut français de Hongrie organisent conjointement à Budapest et à Szeged un colloque scientifique de deux jours consacrés au retentissement de cet événement majeur de l’histoire contemporaine dans le monde francophone. Soulèvement populaire d’une rare intensité, 1956 demeure une rupture fondamentale dans l’histoire de la seconde moitié du XX siècle. Il est admis que l’écho de la révolution dépasse très largement les frontières de la Hongrie : cette révolution constitue l’une des crises majeures traversées par le bloc de l’Est, tout en marquant un tournant dans le rapport au communisme et à l’Union soviétique en Occident." La suite sur fabula.org

La Hongrie soutient que Kiev refuse les négociations alors que le différend sur Druzhba s’enlise

"Budapest continue d'exiger la reprise des livraisons de pétrole brut russe alors que les ministres de l'Énergie se réunissent à Bruxelles.

La Hongrie réitère avec force sa demande visant à ce que l’Ukraine rétablisse l’acheminement du pétrole brut russe via l’oléoduc Druzhba, datant de l’ère soviétique, alors que Bruxelles s’efforce de régler le différend entre Budapest et Kiev.

Lundi, une réunion envisagée entre la Hongrie, la Slovaquie et l’Ukraine à Bruxelles pour discuter de l’oléoduc n’a pas eu lieu, Budapest en attribuant la responsabilité à Kiev.

« Les Ukrainiens ont annulé il y a quelques minutes à peine », a déclaré lundi à Bruxelles le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, alors que s’ouvrait le sommet du Conseil de l’UE sur l’énergie." La suite sur euractiv.fr

lundi 16 mars 2026

15 mars en Hongrie : Magyar fait planer un parfum de « changement de régime » dans les rues de Budapest

"Péter Magyar, le président de Tisza, avait promis « le plus grand rassemblement de tous les temps en Hongrie ». Dimanche après-midi, à l’occasion de la fête nationale qui commémore la révolution de 1848 contre les Habsbourg, mais surtout à quatre semaines des élections législatives, plusieurs centaines de milliers de personnes ont répondu à son appel et une marée humaine a déferlé le long de l’avenue Andrássy, bondée. Sur la place des Héros, Péter Magyar s’est montré confiant dans l’avènement d’un « changement de régime » le 12 avril.

« Ruszkik Haza! » Les Russes dehors. Ce slogan d’habitude réservé aux commémorations de l’insurrection antisoviétique de 1956 lors de la fête nationale du 23 octobre. C’est pourtant ce qu’on scandé les dizaines si ce n’est centaines de milliers de partisans . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

Elections en Hongrie: les partisans d'Orban et Magyar défilent dans un contexte électoral tendu

"Budapest (AFP) – Des dizaines de milliers de personnes ont participé dimanche à Budapest à deux marches rivales, l'une en faveur du Premier ministre hongrois Viktor Orban et l'autre soutenant le chef de l'opposition Peter Magyar, à quatre semaines des élections législatives dans un contexte tendu.

Les deux hommes n'ont cessé de dénoncer des ingérences étrangères dans le scrutin du 12 avril, M. Orban accusant l'Ukraine et l'Union européenne (UE) et M. Magyar la Russie.

Dimanche, s'adressant à la foule devant le parlement, Viktor Orban a promis que son gouvernement "préserverait la Hongrie comme une île de sécurité et de calme (...) dans un monde si chaotique", et a appelé l'Ukraine, envahie par la Russie, à cesser "d’attaquer" son pays. Le leader nationaliste, qui brigue un cinquième mandat consécutif, accuse Kiev de bloquer la remise en service de l'oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe à travers l’Ukraine vers la Hongrie.

"Nous ne serons pas une colonie ukrainienne", pouvait-on lire sur l'une des banderoles brandies en tête du cortège pro-Orban." La suite sur france24.com

"Orbán a trahi la liberté hongroise en faisant venir des agents russes", estime Péter Magyar

"La Hongrie fait partie de l’Union européenne et de l’OTAN", a martelé Péter Magyar, leader du principal parti d’opposition, lors d'un discours à Budapest à l'occasion de la fête nationale du pays et à l'approche des élections législatives prévues en avril prochain.

Alors que les Hongrois sont appelés aux urnes le 12 avril, Péter Magyar a tenu un discours à Budapest à l'occasion de la fête nationale du pays. Le chef de l'opposition hongroise a qualifié le Premier ministre sortant Viktor Orbán de traître et l'a accusé d'avoir fait appel à des agents russes pour interférer dans les prochaines élections législatives.

"Orbán a invité dans notre pays les agents russes les plus aguerris pour s’ingérer dans les élections et nous dérober une nouvelle fois notre bien le plus sacré, la liberté hongroise, pour laquelle nos ancêtres ont donné leur vie", a-t-il déclaré, faisant référence à des informations de presse selon lesquelles la Russie aurait dépêché une équipe d’agents de son ambassade à Budapest pour influencer la campagne électorale en faveur d’Orbán et alors que Moscou a démenti ces accusations.

"Mensonges, manipulations et intimidations, voilà ce qu’ils nous réservent. Viktor Orbán a trahi la liberté hongroise pour trente deniers, pour lui-même et pour sa dynastie. Honte à lui, honte, honte", a poursuivi Péter Magyar." La suite sur euronews.com

La stratégie contre-populiste de Péter Magyar sur les réseaux socionumériques pour la conquête du pouvoir en Hongrie

Renata Varga
"Cette contribution porte sur la stratégie de communication contre-populiste de Péter Magyar, président du parti Tisza, dans sa quête du pouvoir en Hongrie. Légitimé par les résultats des élections européennes de 2024, ce nouveau venu sur la scène politique hongroise est devenu le principal rival du Premier ministre Viktor Orbán. Magyar déploie un contre-discours face à la rhétorique populiste gouvernementale, tout en adoptant lui-même certains codes populistes. Les réseaux sociaux sont au cœur de sa stratégie, car ils facilitent à la fois l’accès direct au public cible et la personnalisation de la politique. Sa production de contenus, mêlant sphères privée et politique, utilise l’humour et le divertissement pour encourager l’interactivité et la viralité, soudant ainsi sa communauté autour d’une sociabilité comique. Par un leadership centralisé et une mise en scène de soi magnifiée, Magyar construit une figure charismatique d’influenceur, projetant l’image de marque d’un leader populiste." La suite sur openedition.org

dimanche 15 mars 2026

Laszlo Nemes, réalisateur d’« Orphelin » : « Il y a un traumatisme intergénérationnel dont je suis l’héritier »

"Le cinéaste hongrois s’est inspiré de l’histoire de son propre père, élevé avec l’idée d’un père juif mort en déportation, et qui a découvert, à 12 ans, l’identité réelle de son géniteur. 

Né en 1977 à Budapest, passé par l’institut d’études politiques de Paris et par la Tisch School of the Arts de l’université de New York, le Hongrois Laszlo Nemes signe son troisième long-métrage, Orphelin. L’histoire d’un jeune adolescent qui vit dans la mémoire d’un père mort en déportation, mais auquel sa mère apprend tardivement que son vrai père n’est pas juif. A l’instar de ses deux films précédents, Le Fils de Saul (2015) et Sunset (2018) – et en attendant le prochain, consacré à la figure de Jean Moulin –, son nouvel opus sonde des histoires de filiations tragiques et de survies miraculeuses dans un univers travaillé par la mort. Dans l’esprit du cinéaste Béla Tarr (1955-2026), poète enténébré de l’apocalypse hongroise, Laszlo Nemes ne cesse d’exposer notre monde au rayonnement funèbre de l’extermination des juifs d’Europe.

Il semblerait que l’histoire à peine croyable que raconte ce film soit d’inspiration autobiographique. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Quand j’étais enfant, assez tôt, ma grand-mère m’a révélé que mon père avait dû changer de nom quand il a eu 12 ans. Il croyait jusqu’alors que son père était mort dans la Shoah, et il a découvert que son vrai père était l’homme qui avait caché sa mère pendant la guerre. Évidemment, cela a été un énorme choc pour moi. C’est quelque chose qui a façonné toute ma famille depuis la guerre. Mon père disait ainsi qu’il devait sa vie à Auschwitz ! Phrase difficile à digérer, quand on y pense. Mon père porte en lui les contradictions les plus extrêmes du XXe siècle. Donc, comme héritage, c’est pas..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Prêt à l'Ukraine : le veto de la Hongrie sera-t-il levé avant les législatives du 12 avril ?

"Des fonctionnaires et des diplomates à Bruxelles envisagent sérieusement un scénario dans lequel le veto de Viktor Orbán sur le prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine se prolonge jusqu'après les élections hongroises du 12 avril.

La Hongire lèvera-t-elle son veto sur le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine avant ou après les élections législatives du 12 avril ?

Telle est la question brûlante dont débattent en privé les fonctionnaires et les diplomates à Bruxelles, alors que le différend sur l'oléoduc Droujba occupe le devant de la scène dans la campagne électorale, où le chef de l'opposition, Péter Magyar, s'est imposé comme le plus sérieux adversaire de Viktor Orbán, qui exerce le pouvoir sans interruption depuis près de 16 ans.

"Orbán comprend qu'il teste en permanence les limites de ce que les autres États membres sont prêts à supporter", a déclaré un diplomate de haut rang sous le couvert de l'anonymat. "Tous les regards sont tournés vers les élections et ce qu'elles apporteront." La suite sur euronews.com

"C'est devenu énorme mais nous ne savons pas ce qui se passe à l'intérieur": un possible scandale sanitaire lié à une usine de batteries électriques du géant Samsung plombe la campagne électorale de Viktor Orban en Hongrie

"Une usine de batteries pour voitures électriques du groupe sud-coréen Samsung en Hongrie est accusée par des médias d'avoir exposé ses employés à des risques sanitaires, à quelques semaines des élections législatives hongroises.

En périphérie de la ville de Göd, aux portes de la capitale hongroise Budapest, une fumée blanche s'élève d'une usine de batteries pour véhicules électriques du géant sud-coréen Samsung, accusé d'avoir exposé ses employés à des risques sanitaires avec la complicité du gouvernement. Les dernières révélations publiées par le site d'information hongrois Telex surviennent à un moment délicat pour le Premier ministre Viktor Orban, à la peine dans les sondages pour les élections du 12 avril, après 16 ans au pouvoir.

Le dirigeant nationaliste, qui a misé gros sur l'industrie des batteries, est accusé d'avoir sciemment fermé les yeux sur les problèmes récurrents posés par cette usine, située à proximité de zones résidentielles. Selon l'enquête de Telex, rendue publique en février, le gouvernement a décidé de ne pas ordonner la fermeture du site en 2023, malgré des informations alarmantes en sa possession. Viktor Orban a dénoncé "des mensonges" tandis que le chef de l'opposition Peter Magyar y voit la preuve de la corruption qu'il promet de combattre." La suite sur bfmtv.com 

«L’ivresse de la violence»: la mémoire vive des Hongrois


"Depuis 2005, à Budapest, sur les bords du Danube, on peut buter sur une série de chaussures en bronze. Un mémorial qui rappelle les milliers de victimes — surtout juives — assassinées par les miliciens des Croix-Fléchées pendant leur court règne de terreur à l’hiver 1944-1945.

Pris en étau entre les nazis et l’Armée rouge, le gouvernement hongrois en déroute avait cédé le pouvoir à ce parti politique « hungariste », fasciste, proallemand et férocement antisémite.

L’ivresse de la violence, troisième roman, troublant, de Gábor Zoltán, écrivain hongrois né en 1960, immerge les lecteurs dans la violence commise par les gens « normaux » qui ont participé à ces exactions." La suite sur ledevoir.com