vendredi 1 mai 2026

Magyar nomme un proche conseiller à la tête de son cabinet

"L'un des axes principaux du mandat de Ruff consiste à faire face à l'héritage des années Orbán.

Péter Magyar a choisi Bálint Ruff, l’un de ses conseillers politiques, pour diriger son futur cabinet du Premier ministre, un poste clé chargé de faire adopter, de superviser et de défendre ses réformes.

Jusqu’à sa nomination, Ruff était un analyste et animateur de premier plan sur Partizán, la chaîne YouTube indépendante d’opposition où Magyar a lancé sa carrière politique en 2024.

C’est un vétéran de la politique d’opposition hongroise. À partir de 2006, il a conseillé des figures clés du parti libéral SZDSZ, puis a dirigé la campagne électorale de 2017 du politicien socialiste László Botka pour le poste de Premier ministre – qui s’est soldée par un échec. En 2021, Ruff a travaillé aux côtés de Péter Tóth – le récent directeur de campagne de Magyar – sur la tentative infructueuse de l’opposition unie de détrôner Viktor Orbán en 2022." La suite sur euractiv.fr

« L’Union européenne doit soutenir la restauration de l’Etat de droit en Hongrie ».

"Dans une tribune au « Monde », la professeure de science politique Laure Neumayer interroge les moyens dont disposent les institutions européennes pour accompagner le processus de redémocratisation du pays annoncé par l’arrivée du nouveau premier ministre, Péter Magyar, après avoir été « incapables de stopper l’autocratisation » des années Orban.

Les chantiers qui s’ouvrent devant Péter Magyar sont immenses. Ce conservateur pro-européen a été élu sur une double promesse : restaurer l’Etat de droit et relancer une économie gangrenée par la corruption et l’inflation. L’apaisement des relations avec les institutions européennes étant étroitement lié à ce double objectif, celles-ci doivent agir avec détermination pour soutenir les nouvelles autorités hongroises.

Le démantèlement de la démocratie libérale a été plus rapide et plus profond en Hongrie que dans tout autre Etat membre de l’Union européenne (UE). Depuis 2010, une habile instrumentalisation du droit a permis au parti de Viktor Orban de neutraliser les contre-pouvoirs et de restreindre les droits et libertés individuels. Le Fidesz a mis en place des verrous institutionnels et politiques lui garantissant des positions de force dans différents secteurs de l’Etat, même en cas de défaite électorale.

Au nom de la lutte contre les ingérences étrangères et de la défense des valeurs conservatrices, les espaces sociaux, où étaient susceptibles de naître des oppositions, tels que les associations, les universités ou les médias, ont été muselés par une réglementation liberticide. Sous couvert de conception « illibérale » de la démocratie, une véritable autocratie électorale a vu le jour, marquée par des pratiques de pouvoir restreignant le pluralisme sans l’éliminer, associées à un cadre institutionnel formellement démocratique mais dans lequel la compétition politique était structurellement faussée et les scrutins n’étaient plus équitables.

Ces violations systématiques des principes démocratiques sont intervenues dans un dialogue ininterrompu avec l’UE, qui a joué un rôle ambigu dans cette dérive autoritaire. L’appartenance de la Hongrie à cette organisation a empêché la constitution d’un régime autoritaire fermé excluant toute possibilité d’alternance dans les urnes. De surcroît, les institutions européennes ont mobilisé plusieurs outils de sauvegarde de l’Etat de droit. Depuis 2018, le Parlement européen a incité sans relâche la Commission européenne et le Conseil de l’UE à sanctionner la Hongrie au titre de l’article 7 du traité sur l’Union européenne, qui peut conduire à la suspension des droits de vote d’un Etat membre. En 2022, la Commission a suspendu le versement de 13 milliards d’euros de financements du plan de relance post-Covid destiné à ce pays, en vertu d’un nouveau mécanisme de conditionnalité financière permettant de sanctionner les gouvernements qui enfreignent les..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Magyar réclame ses fonds européens gelés, mais Bruxelles ne compte pas lui faciliter la tâche

"Si le départ d'Orbán modifie le paysage politique, il ne change en rien le fonctionnement des institutions européennes.

Viktor Orbán a quitté ses fonctions et son successeur, Péter Magyar, se rend à Bruxelles avec une demande pressante : débloquer les milliards de fonds européens gelés pendant la période marquée par les violations de l’État de droit.

Le nouveau Premier ministre hongrois a souligné l’urgence de la situation. Avant de rencontrer mercredi Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, pour des « discussions informelles sur le déblocage des fonds européens », il a déclaré: « Nous n’avons pas de temps à perdre. »

L’accès rapide à environ 17 milliards d’euros, soit près de 10 % du PIB annuel de la Hongrie, était l’une des promesses de campagne de Péter Magyar et est essentiel pour stabiliser l’économie fragile du pays." La suite sur euractiv.fr

La Promenade raconte mémoire survie et dignité après Auschwitz


"Maria Foldes, La Promenade, Traduit du hongrois (Transylvanie) par Catherine Fay. Préface d’Agnes Foldes Lev. Éditions des Syrtes, 06/03/2026, 168 pages, 17€.

Mai 1960, Cluj. Une femme franchit la grande porte de fer du service de psychiatrie et reçoit une étrange consigne médicale : marcher, longuement, avant de regagner son logement. Sur quelques rues de Transylvanie communiste s’engouffre alors la moitié d’un siècle européen, l’enfance dorée d’Arad, les religieuses françaises, Auschwitz, Plaszow, l’inflation roumaine d’après-guerre. Cinquante-deux ans après sa parution à Bucarest, le roman de Maria Foldes (1925-1976) arrive en Français dans la traduction de Catherine Fay.

Le dispositif tient à un seul fil. Une promenade thérapeutique, prescrite par « Yeux-Bleus », la psychiatre aux iris pâles à qui la narratrice doit la vie. Tout le reste appartient au flux. Remous de la conscience aux carrefours, surgissement d’un visage entrevu : la voix de la mère revient toujours (« L’enfant ! Mon Dieu ! L’enfant ! ») dès qu’un signe de maternité, de peur ou de mort enfantine traverse la promenade. Agnes Foldes Lev, fille de l’écrivaine, signe une préface où elle situe la justesse du procédé : « la maladie n’est qu’une licence poétique, une occasion d’édifier une forme bien ordonnée des pensées et des sentiments ». Hantée toute sa vie par la question de la mort et de la survie, Maria Foldes trouve ici le cadre exact d’une parole longtemps tenue par la peur. Chaque rue de Cluj ouvre un tiroir ; chaque visage convoque un fantôme de Silésie ou une silhouette d’Arad. Le roman avance par cellules de mémoire, et l’on comprend vite que cette apparente absence de plan tient à une dramaturge confirmée." La suite sur marenostrum.pm

Carnoët. La Vallée des Saints se tourne vers la Hongrie

"Samedi, à 14 h 30, la Vallée des Saints accueillera une cérémonie particulière, ouverte à tous, qui renforcera les liens historiques et spirituels unissant la Bretagne et la Hongrie. La nouvelle statue à l’effigie de Sainte-Élisabeth de Hongrie sera inaugurée et bénie à cette occasion.  Cette œuvre monumentale a été sculptée en avril, à la Vallée des Saints, par l’artiste hongro-ukrainien Peter Matl et son fils Szilárd , raconte Sébastien Minguy, directeur du site.

Il peut paraître surprenant de voir érigée à Carnoët une statue de Sainte-Élisabeth de Hongrie,  mais c’est une sainte très présente en Bretagne, justifie Sébastien Minguy. On en trouve des représentations sur des vitraux. Des statues, des chapelles et même une paroisse à Rennes portent son nom ." La suite sur saint-brieuc.maville.com

Commission d’enquête, nouvelle Autorité de recouvrement... En Hongrie, Péter Magyar lance la traque contre les « oligarques » d’Orban

 DÉCRYPTAGE - Le futur premier ministre, qui prendra ses fonctions le 9 mai, suspecte l’évasion vers l’étranger des « avoirs volés » à l’État par l’entourage de son prédécesseur.

Après la débâcle électorale du 12 avril pour le Fidesz de Viktor Orban, sauve qui peut avant la passation des pouvoirs en Hongrie ? « Des préparatifs sont en cours en coulisses pour quitter le pays et évacuer les avoirs volés. Les oligarques d’Orban transfèrent des dizaines de milliards de forints vers les Émirats arabes unis, l’Uruguay, les États-Unis et d’autres pays lointains », a alerté Péter Magyar. Le futur premier ministre, qui prendra ses fonctions le 9 mai, a intimé aux administrations fiscales et douanières d’intervenir et appelé le procureur général, le chef de la police nationale et le président de la Cour des comptes à arrêter « les criminels qui ont causé des dommages au peuple hongrois ».

Des informations éparses indiquent en effet que de grosses fortunes accumulées par les cercles du pouvoir sont en train d’être mises à l’abri, dans des pays où il n’existe pas d’accords d’extradition avec la Hongrie. Le quotidien britannique The Guardian rapporte des vols suspects…" La suite sur lefigaro.fr (article payant)

Magyar à Bruxelles pour tourner la page Orban

"Pas de temps à perdre": Le prochain dirigeant hongrois Peter Magyar a échangé mercredi à Bruxelles avec les chefs des institutions européennes, avec l'ambition claire de réchauffer des relations mises à mal sous Orban.

De ces rendez-vous, le futur Premier ministre espère tirer des avancées concrètes. A commencer par un plan précis pour récupérer des milliards d'euros de fonds destinés à Budapest et gelés par l'UE.

"C'est une mission très, très exigeante", a assuré le quadragénaire sur Facebook à son arrivée à Bruxelles. Dans cette vidéo, où on le voit sillonner en voiture les rues de la capitale belge, il s'est toutefois dit "très optimiste et plein d'espoir".

Peter Magyar est accueilli à Bruxelles avec les bras grands ouverts." La suite sur boursorama.com

jeudi 30 avril 2026

L'homme allumette - György Kurtág 02 juin 2026 de 19h à 21h30 LaScam, Auditorium Charles Brabant


La Scam, Auditorium Charles Brabant 5, rue Vélasquez 75008 Paris

L'Association des Amis de la Culture Hongroise vous convie à la projection d'un documentaire de Judit Kele sur György Kurtàg à l'occasion de l'année de son 100e anniversaire. Un vin d'honneur clôturera la soirée.

Réservations

Nuit Blanche 2026 - 6 juin 2026 à 18 h 30 Mairie du 15e arrondissement de Paris

 Mairie du 15e arrondissement de Paris 31 Rue Péclet, 75015 Paris

Crushing Destiny d'Andi Kacziba

CRUSHING DESTINY
performance à 20h

Dans le cadre du festival Nuit Blanche, l’artiste et performeuse hongroise Andi Kacziba présentera l’une de ses performances les plus intenses et significatives, Crushing Destiny, en invitant le public à une expérience émotionnelle centrée sur le thème de la « non-maternité » et sur le rôle marginalisé que la société attribue à une femme vivant cette condition, au-delà de toute rhétorique de compréhension apparente.

Durant la performance, l’artiste dispose 500 coquilles d’œufs vidées puis remplies d’or sur une toile de peinture blanche, en prenant ce nombre comme référence symbolique aux quelque 500 ovulations que le corps féminin peut connaître au cours de sa vie fertile. À travers une action rythmée par le tempo hypnotique d’un métronome, les coquilles sont progressivement écrasées, ouvrant ainsi une réflexion sur le temps biologique, la vulnérabilité et la temporalité liée à la condition corporelle.

Crushing Destiny a été présentée dans des contextes internationaux tels que la Fabbrica del Vapore à Milan, le Ludwig Museum à Budapest et l’Institut Liszt à Stuttgart, consolidant sa reconnaissance comme projet performatif itinérant à l’échelle européenne.

 Andi Kacziba

FRAGILITÉ RADICALE
exposition à partir de 18h30

Dans le même espace sera également présentée l’exposition Fragilité Radicale, sous le commissariat de Renata Bianconi. Ce projet représente un unicum dans la carrière artistique et expositionnelle d’Andi Kacziba : une rétrospective rassemblant une sélection rigoureuse d’œuvres performatives et photographiques réalisées au fil des années. La performance Crushing Destiny s’inscrit dans le parcours de l’exposition comme partie intégrante du projet. L’exposition sera accessible le jour de l’événement, avant et après l’action performative, de 18h30 à 21h30.

Le projet Fragilité Radicale bénéficie du soutien et de l’accompagnement du Liszt Institut Paris, qui a contribué à sa présentation dans le cadre du festival Nuit Blanche.

Andi Kacziba (Dunaújváros, Hongrie, 1974) est artiste et performeuse. Sa pratique artistique associe des éléments autobiographiques à une critique sociale, explorant la question de l’identité féminine en relation avec les dynamiques de la société contemporaine. Sa recherche analyse les mécanismes invisibles de pression sociale ainsi que les formes — psychologiques et structurelles — de conditionnement qui influencent la perception du corps et du rôle féminin.

Commissaire de l'exposition : Renata Bianconi

Nuit Blanche 2026

Nuit Blanche à Paris offre une occasion de découvrir la ville lumière autrement, à la faveur de la nuit, sous les éclats de la lune, des néons et des luminaires. 
Le 6 juin 2026, les artistes investissent les quatre coins de la ville pour proposer des installations, des expositions, des concerts, des représentations, des parcours, des scénographies et des créations qui explorent toutes les facettes de l'art contemporain et offrent un nouveau regard sur la ville. Toute la nuit, les transports en commun restent ouverts pour permettre aux spectateurs de créer leurs propres parcours parmi les dizaines de projets mis en place par des artistes internationaux, qui touchent tous à l'avant-garde.

Mis en place en 2002, la Nuit Blanche, à l'instar de la Fête de la musique, tend à se répandre dans le monde entier, gagnant d'autres villes françaises et d'autres capitales européennes, preuve de son succès et de sa pertinence.

La direction artistique de l'édition 2026 de Nuit Blanche est confiée à Barbara Butch. 

En Hongrie, le camp Orbán nage dans la crise

"Après l’échec du 12 avril, le parti du Premier ministre battu voit son « système » bâti depuis 2010 menacé par l’arrivée de Péter Magyar. Mais pour « Viktor », le renouveau passe… par lui-même.

Pour la première fois depuis 1990, Viktor Orbán ne sera pas député. « Ce n’est pas au Parlement qu’on a besoin de moi, mais pour réorganiser le camp national », justifiait samedi le dirigeant déchu de la Hongrie, sèchement battu par Péter Magyar lors des élections du 12 avril. Malgré la défaite cinglante, Orbán écarte toute retraite. Il rêve d’un retour en 2030 et se tient prêt à garder la tête du parti Fidesz après le congrès du 13 juin, bien qu’il ait proposé sa démission (refusée) au Conseil national du 28 avril." La suite sur le soir.be (article payant)

Les Mardis hongrois de Paris invitent André Lorant pour son livre "Ce que réveillent les rêves" le 9 juin 2026 à 20 h 30 à la brasserie Zimmer

Brasserie Zimmer, 1, place du Châtelet 75001 Paris

La soirée sera animée par Florence Schreiber qui mènera l'entretien avec l'auteur, André Lorant
Discussion et signature
Vente du livre sur place

Résumé
" On n'a pas le droit d'être totalement malheureux quand on a la chance d'habiter à Budapest "
Dans le prolongement de son expérience analytique, une psychothérapie de vingt ans sous le regard du docteur Michel Sapir, André Lorant se plonge dans ses rêves pour explorer leur univers étrange et comprendre le secret de leur message. Grâce à des associations libres, fondées parfois sur des analogies phonétiques, en rapport tant avec son passé hongrois qu’avec sa vie en France, il s’efforce d’apprivoiser les fantômes qui le hantent. Il s’agit d’une nouvelle forme d’introspection qui, tout en les estimant, s’affranchit des catégories de la Traumdeutung freudienne, ouvre la mémoire et supprime en même temps la chronologie des événements évoqués. Cette forme originale de récit met en œuvre les sujets qui préoccupent André Lorant : images parentales, grandes ruptures de sa vie, rejets qu’il a pu éprouver, en fin de compte nostalgie d’une continuité existentielle. De grands écrivains d’Europe centrale, Kafka, Schnitzler, Danilo Kiš accompagnent l’auteur dans sa quête. Livre passionnel, tentative psychanalytique et littéraire, Ce que réveillent les rêves est en même temps une « autobiographie éclatée », selon une judicieuse remarque de Milan Kundera.
Introduction par le Dr Juli Faloux
Date de sortie chez l'Harmattan le 26/02/26
222 pages
24 €
Editeur L'Harmattan

Hongrie : que fera Viktor Orbán désormais ?

"Le Premier ministre hongrois sortant, Viktor Orbán, battu dans les urnes, a renoncé à siéger au Parlement. Il a déclaré vouloir se concentrer sur la "réorganisation du camp national" tout en continuant à présider le Fidesz. Son successeur, Péter Magyar, a quant à lui mis en garde contre la "mafia" de l'entourage d'Orbán, qui tenterait de transférer des milliards à l'étranger et de quitter le pays.

HVG/HU 28 avril 2026 

Il ne veut pas devenir une cible

Hvg explique le calcul d'Orbán :

«Si on connaît ses positions, on peut affirmer, cette fois-ci aussi, qu'il n'a aucunement renoncé à sa volonté de pouvoir. Il doit plutôt avoir soupesé les différentes réalités qui s'offrent à lui : en tant que membre du mini-groupe du Fidesz, composé de seulement 52 sièges, son influence sur le travail législatif est minime. … Et il n'apprécierait guère de s'exposer constamment au risque, au Parlement, que les orateurs du parti au pouvoir le critiquent. C'est une situation qu'il a déjà vécue. Il sait comment les députés de l'opposition peuvent devenir une cible privilégiée.» La suite sur eurotopics.net 

mercredi 29 avril 2026

Hongrie: malgré sa défaite aux législatives, Viktor Orban reste le chef du Fidesz

"En Hongrie, en dépit de sa défaite cuisante aux législatives du 12 avril, le Premier ministre Viktor Orban n’a pas l’intention de jeter l’éponge. Le dirigeant souverainiste, qui aura bientôt 63 ans, veut rester dans l’arène. Il continuera à tenir les rênes de son parti, le Fidesz. C’est ce qu’il a réaffirmé ce mardi 28 avril lors de la réunion du conseil de direction du parti. 

Bien que Viktor Orban fasse partie des 52 députés de droite élus le 12 avril, il ne siègera pas dans le nouveau Parlement et rend son mandat. Pour la première fois depuis 1990, Orban n’est plus député. Il faut dire qu’après avoir été chef de gouvernement pendant 16 ans, siéger en tant que simple élu, dans une Assemblée dominée par le parti de son rival Péter Magyar, serait humiliant.

Mais Viktor Orban entend bien rester dans la danse. Il a offert de démissionner de la présidence de son parti, mais sa démission a été rejetée. Pour l’heure, son charisme et son autorité semblent irremplaçables." La suite sur rfi.fr

"Arrêtez ces criminels !": les proches d'Orban fuient la Hongrie à bord de jets privés remplis de milliards

"Péter Magyar, le nouveau Premier ministre hongrois, affirme que des oligarques liés à Orbán transfèrent des dizaines de milliards de forints vers les Émirats arabes unis, les États-Unis, l’Uruguay et d’autres pays lointains. Il appelle les autorités judiciaires et policières à "arrêter ces criminels et les empêcher de fuir".

Après seize années de pouvoir marqué par l'illibéralisme et la corruption, la fin brutale de l'ère Viktor Orbán provoque une vague massive de départs au sein de son cercle restreint. Selon des sources citées par le Guardian, des jets privés chargés de biens décollent régulièrement vers Vienne, tandis que d'importants volumes d'actifs financiers sont déplacés vers le Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite, à Oman et aux Émirats arabes unis. D'autres personnalités influentes du Fidesz étudieraient des options d'exil vers l'Australie, Singapour ou les États-Unis.

Péter Magyar, Premier ministre élu dont le parti Tisza a remporté une victoire écrasante, ne dit pas le contraire. Sur son compte X (ex-Twitter), il dénonce publiquement une tentative délibérée de soustraire ces fortunes à la justice. "Des oligarques liés à Orbán transfèrent des dizaines de milliards de forints vers les Émirats arabes unis, les États-Unis, l'Uruguay et d'autres pays lointains", affirme-t-il. Il a appelé les autorités judiciaires et policières à intervenir pour "arrêter ces criminels et les empêcher de fuir"." La suite sur ladepeche.fr

Le futur Premier ministre hongrois Peter Magyar propose une rencontre à Volodymyr Zelensky

"Peter Magyar, qui sera prochainement investi Premier ministre de la Hongrie grâce à sa récente victoire électorale face à Viktor Orban, a déclaré mardi qu'il avait proposé au président ukrainien Volodymyr Zelensky de le rencontrer en juin. L'objectif : une réconciliation des deux pays voisins, divisés par une décennie de tensions. 

Le futur Premier ministre hongrois Péter Magyar a annoncé, mardi 28 avril, qu'il avait proposé au président ukrainien Volodymyr Zelensky de le rencontrer début juin, afin "d'ouvrir un nouveau chapitre dans les relations bilatérales" et de régler un différend portant sur les droits de la minorité hongroise vivant dans l'ouest de l'Ukraine.

Les relations entre les deux pays voisins avaient atteint leur point le plus bas peu avant l'élection du 12 avril en Hongrie, qui a vu la victoire du conservateur pro-UE Péter Magyar sur le nationaliste Viktor Orban, qui était au pouvoir depuis 16 ans.

Pendant des mois, la Hongrie de Viktor Orban a ainsi bloqué le versement d'un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, ou l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie. Péter Magyar a levé ces veto." La suite sur france24.com

Orbán pourrait fuir chez Trump: voici ses projets

"Victor Orbán a renoncé à son siège au nouveau Parlement pour se consacrer à la refondation de son parti et à un voyage aux Etats-Unis.

En Hongrie, les événements s’enchaînent désormais à grande vitesse: deux semaines après sa défaite, Victor Orbán a annoncé ce week-end qu’il renonçait également à son mandat parlementaire. «Nous ne serons pas utiles au Parlement, mais dans la réorganisation du camp national», a annoncé le premier ministre sortant dans un message vidéo, recourant visiblement au pluriel de majesté. C’est la première fois depuis 1990 qu’Orbán ne siège plus à l’Assemblée nationale.

Au cours de près de quatre décennies, le parti Fidesz, qu’il a fondé, a connu succès et revers. Une chose n’a toutefois pas changé, selon Orbán:

«Ce camp a toujours été la communauté politique la plus apte et la plus soudée de Hongrie»

S’agit-il d’un vœu pieux ou d’un déni de réalité? La cohésion interne du parti s’est depuis longtemps fissurée. Ces fractures ne sont pas apparues le soir de l’élection, mais se sont creusées au fil des années. L’exemple le plus marquant est celui de Peter Magyar, vainqueur du scrutin et futur chef du gouvernement. Ancien membre du système Orbán, il a rompu publiquement avec le parti il y a deux ans. Ce fut le début de la fin pour Orbán." La suite sur watson.ch

Hongrie : premier acte du gouvernement Magyar

"Depuis sa victoire aux élections législatives le 12 avril, qui a mis fin aux seize années de Viktor Orbán au pouvoir, le nouveau Premier ministre hongrois Péter Magyar a multiplié les mains tendues vers la gauche. Son parti, Tisza, a annoncé souhaiter mettre fin aux politiques fiscales « orbánistes » anti-redistribution, en introduisant une – légère – progressivité dans l’impôt sur le revenu et en implémentant une taxe sur les grandes fortunes. Comparable au projet de taxe Zucman en France, elle s’appliquerait à tous les foyers dotés d’un patrimoine supérieur à 1 milliard de forints (2,7 millions d’euros) et pourrait rapporter près de 500 millions d’euros par an." La suite sur politis.fr

Remise des diplômes du Prix Hungarica 2025/26 le vendredi 29 mai 2026 à 12h - Inalco

Dans l’amphithéâtre Dumézil de la Maison de la recherche de l’Inalco, 2 rue de Lille Paris 75007

L’Inalco, le Réseau Thématique du CNRS Connaissance de l’Europe médiane et

L’Association des Amis de la Culture Hongroise

sont heureux de vous inviter à la remise des diplômes attribués par le jury comme suit :

Le Prix Hungarica à : Gábor OLÁH pour sa thèse de doctorat « Espaces urbains protégés : l’histoire
conceptuelle du quartier historique de Pest (1928-1987), en cotutelle de Paris 1 Panthéon
Sorbonne EHESS et ELTE,

L’accessit ex aequo à : Ambre BRUNETEAU pour son Master 2 intitulé « Budapest veut vivre, pas seulement survivre : l’institution municipale à l’épreuve d’un régime illibéral », soutenu à Paris 1
Panthéon-Sorbonne, et Alioshka DURAND pour son Master 2 intitulé « L’intrusion esthétique des bruits du quotidien dans Sátántango de Béla Tarr » soutenu à Paris 8 Vincennes Saint Denis.

Le Prix Hungarica bénéficie du généreux soutien de Forvis Mazars.

Hongrie : l'œuvre du portraitiste d'Hollywood Márton Szipál mise à l'honneur à Pécs


Pendant 40 ans, Márton Szipál a immortalisé les plus grandes stars hollywoodiennes et a également longtemps collaboré avec le magazine de mode California Girls. LIRE L’ARTICLE 

La société hongroise MOL indique que les négociations concernant l'acquisition de NIS « se poursuivent »

"Le groupe pétrolier hongrois MOL a déclaré lundi que les négociations concernant l'achat d'une participation russe dans le groupe pétrolier serbe NIS se poursuivaient, conformément à un accord-cadre signé précédemment.

MOL a signé le 19 janvier un accord visant à racheter la participation combinée de 56 % détenue par Gazprom Neft et Gazprom dans NIS, qui fait l'objet de sanctions américaines. Le Bureau américain du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) a donné aux entreprises jusqu'au 22 mai pour finaliser la vente." La suite sur boursorama.com 

Soirée des Mardis hongrois de Paris du 28 avril 2026 - Les images !

 












En Hongrie, l’alternance de droite s’accompagne de signes d’ouverture vers la gauche

"Les rangs du pouvoir se sont féminisés et accueillent des profils d’experts plutôt que d’affidés. Pour tenir leur promesse de défaire l’« orbánisme », Péter Magyar et son parti Tisza comptent sur une très forte majorité parlementaire.

« À quand remonte la dernière fois que la moitié du pays était devant les téléphones à attendre la nomination à 14 heures du nouveau ministre de l’éducation ? On commence à avoir l’impression de vivre dans un pays normal », s’amuse l’ex-députée de gauche écologiste Tímea Szabó." La suite sur mediapart.fr (article payant) 

Entretien David Karas : « Le rejet du système Orbán a été déclenché par la crise de son modèle économique »

"Après seize ans à la tête de la Hongrie, Viktor Orbán et son puissant parti, le Fidesz, ont été défaits par les urnes, le 12 avril. Péter Magyar, un ancien haut fonctionnaire du Fidesz qui s’est lancé en politique en 2024 en dénonçant la corruption du régime, a rassemblé les voix de tous les opposants à Orbán et a obtenu plus de deux tiers des sièges au Parlement.

David Karas, économiste au CEU-Democracy Institute à Budapest, analyse ce bouleversement politique qui traverse la Hongrie. Et décrypte ses causes, dont certaines sont économiques.

Est-ce que la défaite de Victor Orbán et la nette victoire du parti de Tisza (de droite conservatrice), qui a remporté les deux tiers des sièges au Parlement, vous ont surpris ?

David Karas : Les instituts de sondage avaient annoncé des estimations très proches des résultats, donc ils n’étaient pas tellement surprenants. En revanche…" La suite sur alternatives-economiques.fr (article payant)

Les proches d’Orbán transfèrent leurs avoirs hors de Hongrie après sa défaite électorale

"Les proches du Premier ministre hongrois Viktor Orbán évacuent leurs actifs de Hongrie, affirme le Guardian. D’autres informations parues dans les médias hongrois et anglo-saxons évoquent également une panique palpable parmi les oligarques amis du chef du gouvernement qui remettra les clés du pouvoir en mai du fait de sa cuisante défaite électorale.

En Hongrie, une rumeur circulait à la veille des élections législatives du 12 avril dernier. En cas de défaite, le Premier ministre Viktor Orbán et ses proches, régulièrement accusés de corruption, s’enfuiraient rapidement du pays en avion. La défaite a eu lieu, pas la fuite. Ou du moins, pas a priori.

Selon des sources consultées par le Guardian, depuis deux semaines, des jets privés quittent régulièrement Vienne avec possiblement à leur bord des biens appartenant à l’entourage du chef du gouvernement déchu. Des actifs appartenant à trois membres du cercle restreint de Viktor Orbán seraient également transférés en catimini vers d’autres pays comme l’Arabie saoudite, Oman et les Émirats arabes unis. D’autres envisageraient de partir vers l’Australie et Singapour, notent des sources internes du Fidesz, le parti ultra-conservateur dont Orbán est président." La suite sur 7sur7.be

mardi 28 avril 2026

Hongrie : Peter Magyar rencontrera Ursula von der Leyen cette semaine pour débloquer les fonds européens

"Le futur Premier ministre hongrois, Peter Magyar, a annoncé dimanche qu'il se rendrait à Bruxelles mercredi pour des entretiens informels avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. L'objectif est d'obtenir le déblocage des fonds gelés par l'Union en raison des contentieux avec son prédécesseur.

'Il n'y a pas de temps à perdre', a déclaré dans un communiqué M. Magyar, dont la victoire écrasante lors des élections du 12 avril a mis fin aux 16 années de pouvoir du nationaliste Viktor Orban.

M. Magyar avait précédemment identifié quatre domaines clés où son cabinet pourrait agir rapidement afin d'éviter la perte de quelque 10 milliards d'euros (11,7 milliards de dollars) issus du fonds de relance post-pandémie de l'UE d'ici l'échéance de fin août. Ces mesures incluent la lutte contre la corruption et le rétablissement des libertés académiques et de la presse." La suite sur zonebourse.com

Sans soutien de l’État, le groupe de réflexion d’Orbán est voué à s’effondrer

 « Ça va se dégonfler comme une montgolfière. » 

« Le groupe de réflexion conservateur Mathias Corvinus Collegium (MCC) va s’effondrer si le futur Premier ministre hongrois, Péter Magyar, met ses menaces à exécution », a affirmé à Euractiv Carsten Q. Schneider, recteur par intérim de l’Université d’Europe centrale (CEU).

Schneider s’est entretenu avec Euractiv depuis son bureau à Vienne. La CEU a été fondée et financée à Budapest par George Soros, un homme d’affaires et philanthrope américano-hongrois né à Budapest et opposant de longue date à Orbán.

En 2017, elle a transféré l’essentiel de ses activités d’enseignement à Vienne après que le gouvernement Orbán eut mis en œuvre des lois que la CEU estimait avoir été conçues pour lui rendre impossible de rester. Pourtant, après la victoire électorale de Magyar, figure de proue de la droite modérée, l’université prévoit de rester dans la capitale autrichienne." La suite sur euractiv.fr

lundi 27 avril 2026

Marianna Fekete expose ses oeuvres au Studio 53 du 29 mai au 21 juin 2026

Studio 53 au 53, rue Sadi Carnot 92 Vanves 

   

Le site de Marianna Fekete

Marianna Fekete est une artiste peintre contemporaine d’origine hongroise, née à Pécs (ville natale de Victor Vasarely), qui vit et travaille à Paris depuis 1988 (ou 1987 selon les sources). Elle est également active dans le domaine du dessin et, plus récemment, de la sculpture.

Parcours et influences
Elle a d’abord étudié la littérature et la philosophie allemandes ainsi que l’histoire de l’art, avant de se former pendant près de six ans auprès du peintre hongrois Ferenc Lantos. Celui-ci l’a initiée à une exigence rigoureuse du travail et lui a fait découvrir une mouvance artistique riche, ainsi que la musique de compositeurs hongrois comme Bartók, Ligeti et Kurtág. Elle est également influencée par la philosophie de John Cage et par la musique répétitive, qu’elle associe étroitement à son processus créatif. Son approche établit un parallèle profond entre musique et peinture : rythmes, vibrations, tonalités, formes et matières trouvent des correspondances dans la structuration de l’espace pictural. Elle cite souvent l’idée que la peinture peut transcrire des « mélodies silencieuses » (en référence à Keats : « Heard melodies are sweet, but those unheard are sweeter »).

Style et thématiques
Son œuvre est généralement abstraite (ou semi-abstraite), sobre et presque minimaliste, avec un grand soin du détail et de la juxtaposition. Elle privilégie :

  •     Les variations sur un même motif (séries, diptyques ou triptyques).
  •     Les textures aériennes, les frémissements, glissements, ombres et lumières colorées.
  •     Des formes suspendues, des mouvements ascensionnels, des harmonies vaporeuses.
  •     Des sensations fugaces issues de la nature (vent, pluie, herbes, champs de coquelicots, reflets, respiration entre terre et ciel).

Elle cherche à capturer des états de conscience, des perceptions intenses mêlant surprise, émerveillement et étrangeté, plutôt que de représenter figurativement ou de poursuivre des recherches purement formelles ou conceptuelles. Son travail vise à développer le « sens de la visualisation » et à rendre compte de la profondeur et de la beauté du monde, en restant libre et en éveil. Elle utilise principalement la peinture à l’huile ou acrylique, parfois avec des éléments de collage. Récemment, elle crée aussi des sculptures avec des blocs de bois brut (fendillés), peints avec la même palette que ses toiles et assemblés comme un jeu de construction, évoquant à la fois solidité et légèreté. 
Ses dessins (réalisés entre 1996 et 2020 environ) complètent cet univers, souvent plus intimes et exploratoires.

Expositions et reconnaissance
Elle expose régulièrement depuis les années 1980-1990 en France (Paris, Saint-Denis, Cambrai…), en Hongrie (Budapest), en Allemagne et à Bruxelles. Parmi ses expositions notables : Galerie Robert Art Room, Galerie LdeO&Co, Galerie Dufay/Bonnet, Lili K Galerie, etc.
On peut la suivre sur son site officiel (marianna-fekete.com), Instagram (@mariannafekete75), où elle propose des œuvres à la vente.

En résumé, l’œuvre de Marianna Fekete se caractérise par une abstraction lyrique et sensible, où la peinture devient une forme de visualisation intérieure, en dialogue constant avec la musique et la nature. C’est un art discret, poétique et rigoureux, qui invite à une écoute attentive des « chants silencieux » du visible.

Hongrie: peine de prison pour une sexagénaire qui gardait plus de cent chats dans des conditions sordides

107 chats et un chien périssaient dans un appartement de 73 mètres carrés à Kőbánya (Hongrie) / ©AdobeStock (photo d'illustration)

"Le Tribunal de l'arrondissement central de Pest (Hongrie) a condamné une sexagénaire à dix mois de prison pour avoir détenu plus d'une centaine d'animaux malades et dénutris au sein de son appartement. Plus de 100 chats et un chien vivaient dans la saleté et avaient été retirés en 2019 par les autorités de Kőbánya, près de Budapest.

Une sexagénaire hongroise qui gardait plus de cent chats et un chien sous-alimentés dans des conditions sordides à l'intérieur de son appartement a été condamnée à dix mois de prison pour cruauté envers les animaux, a annoncé mardi 18 mars 2025 un tribunal de Budapest. L'affaire, qui a suscité un tollé général, figure parmi les cas de maltraitance animale les plus graves de ces dernières années en Hongrie, selon les médias locaux. Cette femme a été reconnue coupable d'avoir causé "des souffrances prolongées à un grand nombre d'animaux" en les négligeant, a expliqué le tribunal dans un communiqué." La suite sur 30millionsdamis.fr

Coffret de collection à la hongroise chez Decca Eloquence


"Franz Liszt (1811-1886), Béla Bartók (1881-1945), Zoltán Kodály (1882-1967), Ernő Dohnányi (1877-1960), Joseph Haydn (1732-1809) :
Œuvres orchestrales, concertantes et chorales. Gábor Gabos, Dino Ciani, David Wilde, Valentin Belchenko, Sviatoslav Richter, Kornél Zempléni, Tibor Wehner (piano) ; Pál Lukács (alto) ; Chœur et Orchestre Philharmonique de Budapest, Orchestre symphonique de la Radio hongroise ; János Ferencsik, György Lehel, Zoltán Kodály (direction). Livret en anglais. 17 CD Decca Eloquence 4844395. 2025.

Decca Eloquence nous propose une anthologie magistrale « à la hongroise », exhumant des bandes précieuses issues des catalogues Deutsche Grammophon, Westminster et Koch. Le fil conducteur de ce coffret est la célébration du patrimoine symphonique, choral et concertant de la Hongrie, servi quasi exclusivement par ses propres ambassadeurs. Le menu est plantureux : 17 Cds qui constituent une véritable somme musicologique et artistique.

Les deux figures de proue de cette édition sont les chefs d’orchestre János Ferencsik (1907-1984) et György Lehel (1926-1989). Si l’école de direction hongroise du XXe siècle a brillé à l’échelle mondiale grâce aux exilés de génie tels que George Szell, Eugene Ormandy, Fritz Reiner, Georg Solti ou Ferenc Fricsay, la notoriété de Ferencsik et Lehel est restée plus confidentielle, principalement pour des raisons politiques. Tous deux firent le choix de rester en Hongrie après l’écrasement de l’insurrection de 1956, portant à bout de bras la vie musicale nationale — l’un à l’Opéra et à la Philharmonie, l’autre à la Radio — dans un contexte où tout était à reconstruire. Revenons brièvement sur ces deux figures." La suite sur crescendo-magazine.be

Israël - La police confisque un drapeau hongrois lors d’une manifestation


"Craignant des troubles à l’ordre public en raison de sa ressemblance avec le drapeau 'palestinien', la police a rendu l’emblème à son propriétaire une fois le rassemblement anti-gouvernement terminé.

La semaine dernière, la police israélienne a confisqué un drapeau hongrois à un manifestant anti-gouvernement, affirmant qu’il ressemblait trop au drapeau « palestinien » et risquait de provoquer des « tensions », a rapporté samedi le journal Haaretz.

Les drapeaux hongrois et « palestinien » comportent tous deux du vert, du blanc et du rouge, bien que leur disposition soit différente et que le drapeau hongrois ne comporte pas de noir. Afficher un drapeau « palestinien » n’est pas illégal en Israël, mais la police confisque régulièrement des drapeaux lors de manifestations, affirmant qu’ils troublent l’ordre public.

Selon l’article, des policiers se sont approchés de l’homme qui brandissait le drapeau hongrois lors d’une manifestation samedi dernier au carrefour de Karkur, dans le nord d’Israël, et lui ont demandé de leur remettre le drapeau." La suite sur timesofisrael.com

Le nouveau Premier ministre hongrois forme un gouvernement inclusif, rompant avec le passé

"Principaux renseignements
  • Le nouveau Premier ministre hongrois, Peter Magyar, forme un gouvernement axé sur l’inclusion.
  • Magyar nomme Vilmos Katai-Nemeth, un défenseur des droits des personnes aveugles, au poste de ministre des Affaires sociales et familiales afin de promouvoir l’égalité d’accès pour tous.
  • Ce gouvernement s’écarte de la politique socialement conservatrice d’Orbán en favorisant la diversité et l’égalité des chances pour les femmes.

Le nouveau Premier ministre hongrois, Peter Magyar, est en train de former un gouvernement qui marque une rupture avec l’administration précédente. Magyar vise à créer une équipe plus inclusive, reflétant sa volonté de tourner la page sur le passé politique récent de la Hongrie.

Accent mis sur inclusion

L’une des nominations notables est celle de Vilmos Katai-Nemeth, qui occupera le poste de ministre des Affaires sociales et familiales. Katai-Nemeth est devenu aveugle à l’âge de 16 ans. À ce titre, il s’attachera à garantir l’égalité d’accès aux soins de santé et à l’éducation pour tous les citoyens. Il vise ainsi à inclure toutes les personnes, quels que soient leurs origines ou leur situation. La défenseure des droits de l’homme Vera Mero a exprimé l’espoir que cette nomination sensibilise la société hongroise au handicap. Elle espère également qu’elle favorisera une meilleure compréhension de cette question." La suite sur businessam.be

dimanche 26 avril 2026

Après la défaite d’Orbán, un modèle en question pour Netanyahu

"La chute électorale du dirigeant hongrois, que Netanyahu qualifiait de "véritable ami", intervient à quelques mois d’un scrutin décisif en Israël.

Depuis des années, critiques comme partisans de Benjamin Netanyahu ont vu en Viktor Orbán, le dirigeant hongrois, le modèle politique du Premier ministre israélien.

Netanyahu a longtemps qualifié Orbán de « véritable ami », saluant en lui un soutien indéfectible d’Israël face aux détracteurs européens. Ses partisans estimaient que les politiques du dirigeant hongrois protégeaient les Juifs du pays face à une menace croissante. Ses opposants, en revanche, l’accusaient de s’inscrire dans le sillage d’Orbán sur une trajectoire de recul démocratique.

Aujourd’hui, à la suite de la défaite spectaculaire d’Orban lors du scrutin hongrois au début du mois, cette comparaison prend une tournure nouvelle." La suite sur timesofisrael.com

Viktor Orbán annonce qu’il ne siégera pas au Parlement

"Le premier ministre hongrois sortant a subi une écrasante défaite électorale le 12 avril, après 16 années au pouvoir.

Le premier ministre nationaliste sortant, Viktor Orbán, a déclaré samedi qu’il se retirait du Parlement hongrois, après l’écrasante défaite électorale de sa coalition qui a mis fin à ses seize années au pouvoir.

Orbán a perdu le 12 avril face à un nouveau venu sur la scène politique, le conservateur pro-UE Peter Magyar, dont le parti a remporté une majorité des deux tiers au Parlement lors d’un scrutin marqué par une participation record dans ce pays d’Europe centrale.

À 62 ans, le dirigeant nationaliste, qui siège sans discontinuer au Parlement hongrois depuis la démocratisation en 1990, a appelé la semaine dernière à un « renouvellement complet » de son parti.

« Puisque le siège que j’ai remporté comme tête de liste de Fidesz-KDNP est en réalité un siège parlementaire pour Fidesz, j’ai décidé de le rendre. Pour l’instant, on n’a pas besoin de moi au Parlement, mais pour la réorganisation du camp national », a déclaré Orbán dans une vidéo publiée sur Facebook après une réunion du comité exécutif du parti Fidesz." La suite sur ledevoir.com

Aziz Huq, professeur de droit américain : « Péter Magyar doit éviter de commettre les mêmes erreurs que Joe Biden »

"Dans une tribune au « Monde », le chercheur estime que le prochain premier ministre hongrois ne pourra redémocratiser le pays qu’en évitant d’être, comme l’a été Joe Biden envers Donald Trump, réticent à sanctionner les libertés prises par son prédécesseur, Viktor Orban, avec la loi et la Constitution.

L’opposition hongroise, menée par Péter Magyar, a triomphé de Viktor Orban, remportant non seulement une majorité simple, mais aussi la majorité qualifiée, nécessaire pour modifier la Constitution. Il s’agit d’un revirement spectaculaire, d’autant plus qu’Orban avait obtenu des majorités qualifiées en 2014, 2018 et 2022, ce qui lui avait permis d’ancrer son parti, le Fidesz, dans les institutions de l’Etat et la sphère publique.

Péter Magyar doit désormais tenir ses promesses sur les questions qui ont occupé une place prépondérante dans sa campagne, alors même que l’Europe est en proie à une crise énergétique et tout en rétablissant les normes démocratiques. S’il ne relève pas ces défis, les irréductibles du Fidesz au sein du gouvernement, des tribunaux et des médias feront tout ce qui est en leur pouvoir pour saper le renouveau démocratique du pays.

Les problèmes posés par l’héritage des « années Fidesz » sont considérables. Le gouvernement de Péter Magyar sera confronté à un système judiciaire rempli de personnes nommées par le Fidesz. Le président de la Cour suprême [Andras Zs. Varga] a été parachuté à son poste en 2021 pour un mandat de neuf ans, malgré les plaintes du rapporteur spécial des Nations unies sur l’indépendance judiciaire. Trop peu de juges quitteront leurs fonctions pour que l’orientation pro-Fidesz ne s’estompe au cours du mandat de Péter Magyar. Diverses agences et administrations publiques sont également passées sous la coupe du parti d’extrême droite. Le procureur général, par exemple, a démontré une capacité infaillible à fermer les yeux sur la corruption des responsables du Fidesz. Et grâce aux alliés du Fidesz dans les médias et les universités, le parti maintiendra une emprise « tentaculaire » sur la société civile.

Rétablir la responsabilité

Face à ces défis, certains exemples étrangers peuvent être instructifs. La présidence de Joe Biden, par exemple, offre des leçons claires. D’abord, Péter Magyar doit prendre des mesures rapides et décisives pour montrer qu’il y a un prix à payer lorsqu’on s’écarte des normes juridiques et constitutionnelles. L’équipe de Joe Biden, en choisissant de ne pas faire de la sanction des actes criminels observés sous le premier mandat de Donald Trump une priorité..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

samedi 25 avril 2026

Musée de peinture de Saint-Frajou : Première exposition temporaire avec l’artiste Piroska Fekete


"La nouvelle saison culturelle du Musée de peinture de Saint-Frajou se poursuit avec la première exposition temporaire des œuvres de Piroska Fekete.

L’exposition est visible du samedi 25 avril au lundi 11 mai 2026.

Le vernissage de l’exposition se déroulera samedi 25 avril à 18h.

site de Piroska Fekete

Source : petiterepublique.com

« Pas de kompromat » : l'homme qui a renversé Orbán dévoile son secret

"Les poignées de main et les contacts humains sont plus efficaces que les coups bas, a affirmé Péter Tóth.

L’opposition hongroise disposait de clés USB, d’enregistrements audio et de captures d’écran contenant des preuves compromettantes sur la vie privée et les infidélités de hauts responsables politiques du gouvernement de Viktor Orbán, mais a choisi de ne pas utiliser ces éléments.

La révélation de l’existence de ce kompromat – terme russe désignant des informations compromettantes utilisées pour salir ou discréditer des adversaires – a été faite lors d’une rare interview de Péter Tóth, directeur de campagne et éminence grise du parti Tisza, qui a remporté une victoire écrasante aux élections il y a 12 jours.

Tóth a confié à Partizán – la même chaîne YouTube indépendante où Péter Magyar, le prochain Premier ministre hongrois, a lancé sa carrière politique en 2024 – les secrets de sa campagne." La suite sur euractiv.fr

Chypre: «Pas de Russes dans la salle»: ambiance de fête au sommet de l'UE

"Les dirigeants des pays européens sont réunis à Chypre, pour une réunion informelle, la première depuis la défaite du Hongrois Viktor Orban, proche de la Russie.

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a salué vendredi, à sa manière, l’absence de Viktor Orban à la table du sommet de l’Union européenne à Chypre, la Hongrie ayant été accusée de divulguer des informations confidentielles à Moscou. «Pour la première fois depuis des années, il n’y avait pas de Russes dans la salle, si vous voyez ce que je veux dire», a-t-il déclaré à son arrivée, vendredi matin, au sommet informel des chefs d’État et de gouvernement de l’UE, à Nicosie." La suite sur 20min.ch 

Peter Magyar, nouveau Premier ministre hongrois et cible de la désinformation prorusse

"Principal adversaire du Premier ministre hongrois Viktor Orban et vainqueur des élections législatives de 2026, le conservateur Peter Magyar a été la cible de plusieurs campagnes de désinformation pendant et après le scrutin. Des internautes ont notamment diffusé une vidéo contenant de graves accusations contre le candidat, émanant prétendument d'une autobiographie de l'ancienne ministre de la Justice et ex-femme de Peter Magyar, Judit Varga. Mais il s'agissait d'une supercherie : l'ancienne ministre n'a jamais publié ce livre, et le site web à l'origine de l'infox a été créé pour l'occasion, suivant une méthode bien identifiée associée à des acteurs prorusses.

"Sa femme dénonce le monstre qu'est Peter Magyar que Ursula Von der leyen [sic] et sa clique de corrompus veulent placer à la tête de la Hongrie !!", prétend une internaute dans une publication en français comptant un millier de partages sur X.

Celle-ci est accompagnée d'une vidéo issue d'un compte X relayant régulièrement de fausses informations à ses centaines de milliers d'abonnés, souvent alignées sur la ligne de la propagande russe. Elle formule plusieurs accusations à l'encontre de Peter Magyar, alors candidat aux élections législatives hongroises, dont elle reprend l'une des plus sensationnelles : "Il a mis le chiot de la famille vivant au micro onde... [sic]" La suite sur factuel.afp.com

vendredi 24 avril 2026

Une gauche en voie de disparition dans toute l’Europe centrale, malgré la défaite d’Orban en Hongrie

"Les sociaux-démocrates n’ont plus de députés en Hongrie, en Bulgarie, en République tchèque, sont renvoyés dans l’opposition en Slovénie et plafonnent à moins de 10 % en Pologne. Souvent issus des anciens partis communistes, ils ont d’abord perdu les ouvriers au profit de formations plus nationalistes, puis les classes moyennes dans les années 2010.

Les élections législatives hongroises du 12 avril, qui se sont terminées par la sévère défaite du premier ministre nationaliste Viktor Orban, ont aussi confirmé une autre tendance politique lourde en Europe centrale : l’effacement complet de la gauche. Se revendiquant comme un conservateur mais pro-européen, le tombeur de M. Orban, Peter Magyar, l’a emporté après avoir écrasé tous les autres partis d’opposition traditionnels.

Après avoir participé à quatre gouvernements depuis 1989, le Parti socialiste hongrois ne siégera pas dans le Parlement qui entrera en fonctions le 9 mai. Pour la première fois depuis la chute du communisme, il a en effet renoncé à se présenter pour maximiser les chances de battre M. Orban. Née d’une scission du Parti socialiste, menée par l’ancien premier ministre Ferenc Gyurcsany, la Coalition démocratique, qui, elle, avait décidé de se maintenir, va connaître le même sort après avoir obtenu le score humiliant de 1,10 % des voix.

« En Hongrie, les partis progressistes en général, mais aussi les libéraux et les Verts, sont techniquement en train de disparaître », constate l’ex-eurodéputé écologiste Benedek Javor. L’ancien élu maintient pour autant que la décision de ne pas se présenter aux élections prises par la plupart des partis d’opposition « était une bonne stratégie » au vu de la large défaite de M. Orban. « C’était la seule façon de le battre dans un système électoral à tendance majoritaire », explique ce proche du maire de Budapest, Gergely..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Défense européenne : en Hongrie, Péter Magyar commence déjà à détricoter l’héritage Orban

"Europe. Bruxelles a accepté de revoir la candidature de la Hongrie au programme européen de soutien à la défense SAFE, à la demande du futur Premier ministre Péter Magyar.

C'est l'un des nombreux chantiers auxquels s'attaque l'équipe de Péter Magyar, le futur Premier ministre de la Hongrie, dont l'investiture est prévue début mai. Le chef du parti Tisza, qui l'a largement emporté face à l'eurosceptique Viktor Orban, le 12 avril, entend bien détendre les relations entre Budapest et Bruxelles. Face aux soupçons de corruption qui planaient sur son prédécesseur, le camp Magyar a ainsi pris la décision de réexaminer le plan de défense SAFE, présenté par le gouvernement de Viktor Orbán, pour un montant de 16 milliards d'euros, selon Euronews.

Pour rappel, Bruxelles a lancé l'année dernière un programme de crédits à faibles taux d'intérêt pour booster l'industrie européenne de la défense, en lien avec la menace russe. Composée de 150 milliards d'euros, l'enveloppe doit être distribuée entre 19 Etats membres. Le montant exigé par la Hongrie - 16,2 milliards d'euros - figurait parmi les trois demandes les plus importantes, derrière la Pologne et la Roumanie." La suite sur lexpress.fr

Hongrie : Andrea Rost, chanteuse lyrique de renommée internationale, pressentie au ministère de la culture

"Selon plusieurs médias locaux et autrichiens, la célèbre soprano hongroise Andrea Rost, qui a fait campagne pour le nouveau premier ministre Péter Magyar, est favorite pour devenir la nouvelle ministre de la Culture de son pays natal.

Péter Magyar, qui va succéder à Viktor Orbán au poste de premier ministre de Hongrie après la victoire de son parti aux élections législatives le 12 avril, a promis de constituer son premier gouvernement d’ici le mois de mai. Selon la presse locale et autrichienne, l’ex-chanteuse lyrique réputée Andrea Rost part favorite pour être nommée ministre de la culture.

Engagée en politique depuis 2024, au sein du parti Tisza du nouveau chef du gouvernement hongrois, la soprano de 63 ans, native de Budapest, s’est surtout fait connaître dans les plus grandes salles d’Opera du monde. La cantatrice, qui dit avoir été inspirée dans son enfance par Maria Callas, a été révélée au public en 1989. S’en est suivie une longue carrière dans les plus grands rôles du répertoire qu’elle a interprétés avec virtuosité notamment à Salzbourg, à Vienne, à la Scala de Milan, au Met Opera de New York ou encore à l’Opéra de Paris dans les années 90." La suite sur radioclassique.fr 

TRIBUNE – Péter Magyar, le clone poli de Viktor Orbán

"Fêtes et réjouissances chez les élites européennes et la presse mainstream : l’affreux Viktor Orbán est enfin tombé. Champagne et petits-fours, c’est Péter Magyar qui le remplace, et youpi, c’est un progressiste docile !

Vraiment ? Regardons cela. 

Peter Magyar, c’est le chef de l’opposition hongroise et du parti Tisza qui, en plus des élections hongroises, devrait même remporter la majorité constitutionnelle qui lui permettrait, au besoin, de modifier la constitution.

L’Ouest jubile puisque celui qui est largement présenté comme pro-européen va – c’est certain ! – ramener la Hongrie dans le giron de l’Union européenne. Mais quand on examine de plus près qui est Magyar et quelles sont ses positions, une conclusion s’impose : il s’agit en fait du programme de Viktor Orbán, sans la corruption qui s’est installée ces dernières années et avec une relation moins forte avec la Russie.

Ce constat ne vient pas de nulle part." La suite sur lediplomate.media

Hongrie : aux origines économiques de la défaite d’Orbán

"Dépendance à l’industrie allemande en crise depuis des années, formation d’une bourgeoisie de clientèle de plus en plus contestée, campagne électorale peu crédible autour du thème de la paix, bras de fer avec l'Union européenne, l’économiste Joachim Becker décortique dans cet article l’économie politique de la défaite de Victor Orban.

Les années sous Orbán ont néanmoins produit des effets durables, en particulier le glissement vers la droite nationaliste de tout le spectre politique du pays, ce que le nouveau parlement reflète parfaitement. Si le vainqueur Péter Magyar se démarque d’Orbán par une posture pro-Union européenne (UE), sa ligne ne sortira pas le pays de la dépendance économique.

***

Le gouvernement du Fidesz [le parti d’Orbán], au pouvoir depuis 16 ans, représente un modèle pour beaucoup de partis de droite nationaliste en Europe et au-delà. Les élections parlementaires du 12 avril y ont mis un terme. Avec 38,7 % des voix, la droite nationaliste dure du Fidesz se trouve nettement derrière la droite nationaliste un peu plus modérée de Tisza et son candidat Péter Magyar qui en réunit 52,9 %. De plus, forte de son score de 5, 8 %, l’extrême droite de Mi Hazank réussit à franchir le seuil des 5 %.

En termes de sièges, la défaite du Fidesz est amplifiée. 106 des 199 sièges de l’Assemblée hongroise sont réservés aux gagnants des 106 circonscriptions du pays. Tisza en remporte 93. Avec un total de 138 sièges, le parti dispose d’une majorité des deux tiers." La suite sur contretemps.eu

La chute de la maison Orbán

"Il y a quatre ans, l’autorité de Viktor Orbán était à son apogée. Après douze années durant lesquelles le Premier ministre avait systématiquement démantelé la démocratie hongroise pour la remplacer par un système autocratique concentrant le pouvoir politique et la richesse entre les mains des membres de sa famille et de ses affidés, le Fidesz avait remporté sa quatrième majorité qualifiée lors des élections de 2022. L’opposition était fragmentée et peu crédible ; les électeurs mécontents sombraient dans l’apathie.

En à peine deux ans, tout a changé. Malgré son contrôle sur l’État, les médias et de vastes secteurs de l’économie, le régime n’a pas réussi à freiner la montée d’une nouvelle force politique, Tisza, qui depuis 2024 a régulièrement devancé le Fidesz dans les sondages indépendants. Son ascension, puis sa victoire aux élections du 12 avril, ont été rendues possible par l’érosion progressive des piliers du régime et par la complaisance d’un dirigeant de plus en plus isolé de toute concurrence politique significative. Des années de pouvoir centralisé, des flux financiers soutenus en provenance de l’UE et une opposition faible et corrompue ont créé un faux sentiment de stabilité au sein du régime. Pourtant, sous la surface, le mécontentement s’était accumulé, et il manquait un leader charismatique pour lui donner forme. En s’adressant à la fois aux électeurs déçus de l’opposition et à certains segments de la base du Fidesz, Magyar s’est imposé comme cette figure.

Ce qui a favorisé la chute d’Orban est précisément ce qui avait fait son succès : le caractère mafieux du régime. Après que le Fidesz eut remporté une majorité qualifiée en 2010, Orban a minutieusement créé un État mafieux[1], combinant pouvoir absolu et corruption systémique. L’année suivante, il a réécrit la Constitution et a placé des fidèles à la tête d’institutions clés telles que la Cour constitutionnelle, établissant ainsi un contrôle sans limite sur l’État. Il a également mis en place un vaste réseau de dépendance, récompensant les fonctionnaires dociles par des postes prestigieux, enrichissant les oligarques fidèles grâce à des contrats publics et, au niveau le plus bas, garantissant aux dirigeants locaux et aux fonctionnaires des moyens de subsistance liés au régime. Il a refusé ces opportunités aux opposants du Fidesz et a menacé de punir la déloyauté des initiés en les dépouillant de leur statut privilégié. Cet État mafieux a réussi à rassembler un soutien populaire considérable en orchestrant des victoires électorales grâce à l’extension de son réseau clientéliste, à la mise en place d’une machine de propagande financée par l’État et à la refonte des lois électorales." La suite sur telos-eu.com

La chute de Viktor Orbán riche en leçons pour la lutte contre l’autoritarisme

"La chute du dirigeant hongrois Viktor Orbán, qui était présenté comme un modèle à suivre par l’administration du président américain Donald Trump, est riche en enseignements pour ceux qui luttent contre l’autoritarisme, selon des spécialistes du pays interrogés par La Presse.

Ce qu’il faut savoir
  • La chute récente du dirigeant hongrois Viktor Orbán après 16 ans au pouvoir est riche d’enseignements pour les militants en lutte contre l’autoritarisme dans d’autres pays.
  • Le style de campagne de l’opposant Péter Magyar, qui a multiplié les rencontres sur le terrain pendant deux ans sans écarter aucun segment de la population, est notamment évoqué par les analystes.
  • La volonté des membres de l’opposition de mettre de côté pour un temps leurs divergences idéologiques afin de prioriser le retour à la démocratie est aussi citée comme un exemple à suivre.

Le politicien ultraconservateur, longtemps considéré comme indélogeable, a été dûment défait lors d’élections tenues à la mi-avril, le camp de son principal opposant, Péter Magyar, ayant remporté une supermajorité à l’Assemblée nationale.

Marc Loustau, un journaliste basé à Budapest, note que de nombreux observateurs redoutaient que le premier ministre sortant s’accroche au pouvoir et tente même, avec l’appui de son allié russe, de simuler un accrochage frontalier avec l’Ukraine voisine pour justifier un coup de force.

En fin de compte, le dirigeant hongrois a conclu, dit-il, que tout recours à la violence serait très mal accueilli par la population et risquerait d’entraîner une mise au ban durable et dommageable du pays par l’Union européenne." La suite sur lapresse.ca

Droujba, un oléoduc stratégique pour la Slovaquie et la Hongrie

"L'oléoduc Droujba, par lequel du pétrole russe a recommencé à être livré jeudi vers la Hongrie et la Slovaquie après plusieurs mois d'interruption, est une infrastructure stratégique pour les deux pays, qui attendaient avec impatience sa réouverture.

Cet oléoduc, dont le nom signifie "Amitié" en russe, est le plus grand du monde et s'étire sur près de 5.500 kilomètres.

Il était hors service depuis qu'un tronçon situé dans l'ouest de l'Ukraine avait été endommagé par une frappe russe en janvier.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban (battu aux législatives du 12 avril) accusait Kiev de traîner les pieds pour le réparer et bloquait en représailles un prêt de l'Union européenne de 90 milliards d'euros vers l'Ukraine.

La Slovaquie menaçait quant à elle d'empêcher l'adoption par Bruxelles du prochain train de sanctions prises contre la Russie.

Autrefois important, l'oléoduc Droujba a de perdu de sa superbe depuis le début de la guerre en Ukraine: les livraisons de pétrole russe via ce pipeline vers les Etats membres sont passées d'environ 750.000 à 200.000 barils par jour avec l'embargo de l'UE sur l'or noir de Moscou, la Hongrie et la Slovaquie étant les seuls pays à bénéficier d'une exemption." La suite sur connaissancedesenergies.org

La Hongrie post-Orbán en voie de « normalisation » sur la scène européenne

"Grâce à la victoire de l’opposition le 12 avril, le rapport de force entre la Hongrie et l’Ukraine est arrivé à son épilogue, avec l’approbation du prêt européen de 90 milliards d’euros à Kyiv. Les nouvelles autorités de Budapest posent les jalons d’une diplomatie tournée vers l’Ouest.

Après le bras de fer entre la Hongrie et l’Ukraine, l’heure est à la détente. Ce n’est plus qu’une question d’heures avant que le pétrole Oural, plus dense et plus lourd que le Brent de la mer du Nord, n’atteigne la Hongrie et sa raffinerie de Százhalombatta, au bord du Danube." La suite sur mediapart.fr (article payant)

Le conservateur Péter Magyar, futur premier ministre hongrois, envisage une politique fiscale de gauche

"Le vainqueur de Viktor Orban entend introduire de la progressivité dans l’impôt sur le revenu, dont le taux est aujourd’hui unique, et créer une taxe sur les patrimoines les plus élevés. 

Depuis sa victoire écrasante aux élections législatives hongroises du 12 avril face à Viktor Orban, Péter Magyar est souvent décrit comme un candidat conservateur, en raison notamment de ses positions anti-immigration, très comparables à celles du premier ministre nationaliste sortant. Mais sur la politique fiscale, le futur chef de gouvernement hongrois prévoit de mener des réformes de gauche, en introduisant un barème progressif pour l’impôt sur le revenu financé par une taxe sur la fortune encore plus ambitieuse que le projet avorté de « taxe Zucman » discuté en France à l’automne 2025.

Mercredi 22 avril, Istvan Kapitany, ancien vice-président de Shell, qui est pressenti pour devenir ministre de l’économie dans le futur gouvernement et devrait entrer en fonction samedi 9 mai, a confirmé qu’une des priorités du parti Tisza de M. Magyar sera « de rendre le système fiscal plus juste ». Une nouvelle tranche – minorée – d’impôt sur le revenu sera créée pour les Hongrois payés au salaire minimum, soit 885 euros brut. Alors que, jusqu’ici, tous les Hongrois sont taxés au taux unique de 15 %, ce nouveau taux de 9 % doit permettre un gain de 20 000 forints par mois (environ 55 euros)." La suite sur lemonde.fr (article payant)