mardi 31 mars 2026

Hongrie, le laboratoire de l'extrême droite européenne


"Inspirant l’extrême droite en Europe, Viktor Orban, le premier ministre hongrois, a aussi accompagné sa poussée. De sa conquête du pouvoir à la multiplication de ses émules, Feurat Alani ("Le parfum d’Irak") explore cet inquiétant phénomène, à la veille des législatives dans son pays.

À l’origine, le Fidesz, son petit mouvement étudiant créé en 1988, ne jure que par la liberté et la démocratie. Mais alors que Viktor Orban, élu député deux ans plus tard, ne dissimule plus ses ambitions démesurées, son parti amorce une dérive conservatrice. Idéologie, organisation et ressources financières… : le jeune leader veut tout contrôler. Premier ministre à seulement 35 ans, en 1998, battu face à la gauche quatre ans plus tard, il s’emploie à construire un réseau de médias à sa solde pour reconquérir le pouvoir. La récession en Hongrie, consécutive à la crise financière de 2008, va l’y aider. Viktor Orban s’allie alors avec l’extrême droite (la mouvance néonazie du Jobbik) et met en place un régime autocratique en s’appuyant sur une nouvelle Constitution. Avec son ami d’enfance, le businessman Lorinc Meszaros, qui règne sur un vaste empire économique, il multiplie les prises illégales d’intérêt, étouffe la presse indépendante et place des proches à la tête de toutes les autorités du pays. Si l’Union européenne l’accuse d’irrégularités systémiques et lui reproche sa passivité face à la corruption, l’indéboulonnable premier ministre poursuit sa mainmise sur l’économie. Se posant en défenseur de l’Europe face à Angela Merkel sur la question migratoire, le chantre de l’illibéralisme développe depuis une idéologie identitaire et se forge une notoriété auprès d'une extrême droite internationale qui ne cesse d’étendre sa toile.

Le modèle Orban
Retraçant le parcours de cet autocrate, qui s’est maintenu au pouvoir quatre fois d’affilée, Feurat Alani montre comment la Hongrie est devenue le laboratoire de l’extrême droite européenne, les leaders nationalistes et populistes s’inspirant de son modèle. Dans son sillage, Giorgia Meloni, présidente du Conseil en Italie depuis 2022, a ainsi mené une offensive contre la presse pour imposer ses réseaux sociaux et réformé la Constitution et la justice. En Autriche, Viktor Orban s’immisce directement dans le système, en finançant notamment la webtélé AUF1, à l’heure où le FPÖ radicalisé de Herbert Kickl s’impose comme le premier parti, même si, faute d’alliances avec les conservateurs, il ne dirige pas encore le pays. En Espagne, Vox s’affirme comme une force politique majeure, quand en France, le Rassemblement national est aux portes du pouvoir – Marine Le Pen a d’ailleurs obtenu un prêt de 10,6 millions d’euros auprès du premier ministre hongrois pour financer sa campagne de 2022. L’exploration d’un phénomène aussi redoutable que contagieux derrière lequel se cache la main du tout-puissant Orban, dont l’avenir dépend toutefois du résultat des législatives du 12 avril 2026 en Hongrie."

Réalisation : Feurat Alani
Pays France
Année 2025
53 min
Disponible jusqu'au 03/10/2026
À la télévision le mercredi 8 avril à 00:05

A regarder sur arte.tv

Législatives du 12 avril : quel destin pour la Hongrie ?

"Deux semaines avant les législatives en Hongrie, la campagne se durcit. Le Premier ministre sortant, Viktor Orbán, au pouvoir depuis près de 16 ans et distancé dans les sondages, accuse le Tisza de servir les intérêts de l'UE et de l'Ukraine. Ses adversaires, quant à eux, reprochent à l'exécutif d'occulter les problèmes du pays. De son côté, Bruxelles examine les allégations selon lesquelles le ministre hongrois des Affaires étrangères aurait relayé des informations européennes confidentielles à Moscou.

Népszava (HU) /28 mars 2026

Un Premier ministre acculé

Orbán semble avoir perdu l'usage de la parole, estime Népszava :

«Manifestement, le Premier ministre ne croit ni les sondages ni les grandes tendances annoncés : il n'a pas dit un mot sur les prévisions de l'institut de sondage le plus fiable [Medián], qui annonce un Parlement bipartite. … Cette constellation ne reflète pas, idéologiquement, l'ensemble de la société hongroise, mais cela, les chiffres de Medián ne le montrent pas. Ce qu'ils montrent, c'est surtout qu'en deux ans, un nouveau parti politique a su rassembler derrière lui la majorité des électeurs, avec pour simple message la nécessité pour Orbán de s'en aller – un message auquel Orbán a du mal à répondre de manière judicieuse.» La suite sur eurotopics.net

Critique «Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge», pièce d’identités

"Dans une mise en scène riche et maîtrisée, Margaux Eskenazi questionne sa judéité en dialogue avec l’œuvre de l’écrivain hongrois Imre Kertész et souligne une identité en mouvement.

Que signifie être juif ? Alors que les extrêmes droites européennes réécrivent le passé, jouant sans vergogne la partition révisionniste, face au retour d’un antisémitisme décomplexé et aux instrumentalisations de celui-ci, cette interrogation existentielle avait tout d’un terrain miné. Pas de quoi effrayer pour autant Margaux Eskenazi qui ne cesse de confronter son théâtre au long cours aux enjeux politiques les plus épineux de l’époque. Après son triptyque consacré aux amnésies coloniales, la metteuse en scène ouvre un nouveau chantier de recherche pour questionner sa judéité en dialogue avec l’œuvre d’Imre Kertész.

Couches narratives enchâssées jusqu’au vertige

Dans Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge, ce dialogue n’est pas seulement métaphorique. Convoqué sous la forme d’un dibbouk (âme errante) attaché au personnage de Rosa – double de l’autrice –, l’écrivain hongrois débarque en chair et en os. La polysémie de cette figure offre une image en miniature de la richesse du travail de Margaux Eskenazi. A elle seule, celle-ci a le pouvoir de nous plonger immédiatement dans la culture populaire ashkénaze, d’incarner, sans avoir à la souligner didactiquement, l’actualité des romans de Kertész, lui qui, revenant sans cesse à l’expérience concentrationnaire pensait «plutôt à l’avenir qu’au passé».

Elle officie aussi comme une porte dérobée qui permet aux six comédiens de glisser, en toute fluidité, d’un rôle à l’autre, d’une couche narrative à la suivante. Enchâssées jusqu’au vertige, ces dernières sont au..." La suite sur liberation.fr (article payant)

Cinq pays de l’UE accusés de démantèlement de l’État de droit: la Belgique qualifiée de “pays en déclin”

"L’État de droit fait l’objet d’attaques “systématiques” dans cinq pays européens, constate un rapport qui pointe également plusieurs États “en déclin”, dont la Belgique.

La Hongrie, l’Italie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Croatie érodent “systématiquement et intentionnellement” l’État de droit, affirme l’Union pour les libertés civiles en Europe (“Liberties”) dans un rapport s’appuyant sur les constatations de 40 ONG.

À l’inverse, seul un pays, la Lettonie, est classé parmi ceux travaillant “ardemment” pour défendre l’État de droit. Tous les autres se retrouvent dans des catégories intermédiaires, à savoir parmi les pays “stagnants” ou “en déclin”.

L’extrême droite et le populisme pointés du doigt

Dans son rapport, “Liberties” constate que l’arrivée au pouvoir du gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni en Italie et du populiste et pro-russe Robert Fico en Slovaquie a marqué des tournants dans leurs pays respectifs. Depuis, l’État de droit a été sapé, à l’instar de ce qui se faisait déjà en Hongrie avec Viktor Orbán." La suite sur 7sur7.be

Élections législatives en Hongrie : large soutien à Péter Magyar au sein du parlement européen

"Une grande majorité des législateurs européens se disent favorables au leader de l'opposition malgré les récentes frictions sur des questions telles que l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur.

À deux semaines des élections en Hongrie, la campagne s'intensifie également à Bruxelles.

Alors que la Commission européenne fait profil bas pour éviter toute controverse, les législateurs européens s'expriment.

Au sein du Parlement européen, de nombreux députés sont opposés au Premier ministre Viktor Orbán et, dans une certaine mesure, favorables au leader de l'opposition Péter Magyar, malgré les récentes frictions sur des questions telles que l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur." La suite sur euronews.com

« A. Babiš moins tenté de sortir du mainstream européen en cas de défaite de V. Orbán aux élections »

"Les élections législatives en Hongrie, prévues le 12 avril, sont suivies de près en Tchéquie, tant leurs répercussions pourraient dépasser les frontières du pays. Prague observe notamment avec attention l’évolution en cours à Budapest, dans un contexte régional marqué par des équilibres politiques mouvants.

Au cœur de ces enjeux : le groupe de Visegrád, qui rassemble quatre pays d’Europe centrale - la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la Tchéquie -, mais dont la cohésion est régulièrement mise à l’épreuve par des divergences politiques, surtout depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022.

À Prague, la question est d’autant plus sensible que le gouvernement tchèque est aujourd’hui une coalition réunissant le mouvement ANO d’Andrej Babiš, le parti nationaliste SPD de Tomio Okamura et les Automobilistes - trois formations qui, à des degrés divers, affichent une certaine proximité avec la ligne politique de Viktor Orbán." La suite sur radio.cz

Élections en Hongrie: malgré les sondages, pourquoi la partie est loin d’être gagnée pour l’opposition

"Si l’opposition hongroise dispose d’une confortable avance dans les sondages au niveau national, elle est loin d’être assurée de décrocher une majorité parlementaire aux élections législatives du 12 avril 2026. Car le système électoral est très favorable au Fidesz du Premier ministre Viktor Orban.

Malgré le temps maussade, ils sont peut-être un millier à se masser devant la mairie de Gyál pour assister au meeting de Peter Magyar ​​​​​​, à une trentaine de minutes d'autoroute de Budapest.

Des familles se prennent en selfie, un homme aux cheveux blancs promène un drapeau européen monté sur la bannière hongroise. Si ce n'est la ferveur, l’émotion de voir celui qui pourrait incarner le changement après seize ans de règne de Viktor Orban, se lit sur certains visages. 

Avant cette campagne, ni Gabor, 70 printemps, ni Kristina, la quarantaine, ne s'étaient jamais préoccupés de politique. Mais aujourd'hui, ils font partie des bénévoles de Tisza, le jeune parti apparu il y a deux ans derrière son leader, ancien du Fidesz, et qui menace plus que jamais le pouvoir du Premier ministre. « J’ai trois enfants, alors il le faut bien ! », sourit Kristina en s'affairant sur le petit stand, où elle distribue quelques goodies avant l’arrivée du candidat de la droite libérale pro-européenne qui porte désormais les espoirs de l'opposition hongroise.

Loin de Budapest, là où se jouent les élections

Gyál, banlieue pavillonnaire aux portes de Budapest, est gouvernée par un maire Fidesz et, depuis 2010, le parti nationaliste conservateur de Viktor Orban est toujours arrivé en tête dans la circonscription. Mais Peter Magyar sait que c'est dans ce genre de circonscriptions, périurbaines et surtout dans les régions rurales, bastions du Fidesz, que se joueront les élections." La suite sur rfi.fr

Hongrie : comment Orbán a consolidé son pouvoir et pourquoi il pourrait le perdre

"Par Corentin Léotard ET Ugo Palheta

Des élections législatives sont prévues en Hongrie le 12 avril prochain. Au pouvoir depuis 2010 et modèle d'une partie des extrêmes droites mondiales, Viktor Orbán pourrait cette fois être battu par un ancien membre de son parti, Péter Magyar, soutenu par une coalition hétéroclite. Pour revenir sur les politiques mises en œuvre par Orbán, comprendre son emprise sur la société hongroise, ce qu'est la vie en Hongrie après ces seize années de domination d'une force à la fois pro-capital, réactionnaire et xénophobe, mais aussi les facteurs qui rendent malgré tout incertaines les élections à venir, Ugo Palheta reçoit le journaliste Corentin Léotard. Vivant à Budapest depuis plus d’une quinzaine d’années, il est le rédacteur en chef du Courrier d'Europe centrale et a notamment publié des articles pour le Monde Diplomatique, Mediapart ou encore La Croix. Enregistrement et mixage : Aurélien Thome." Podcast à écouter (78min) sur spectremedia.org 

lundi 30 mars 2026

Concert du Duo Korossy Osztrosits Salle des fêtes Mairie du 6ème samedi 11 avril 2026 à 15h00


Salle des fêtes - Mairie du 6ème, 78 Rue Bonaparte, 75006 Paris

En collaboration avec l’Institut Liszt - Centre Culturel Hongrois Paris, la Mairie du 6ᵉ arrondissement accueillera prochainement deux jeunes talents hongrois du violon, Csongor Korossy-Khayll et Éva Osztrosits.
 Ces musiciens, déjà distingués par de nombreux prix en Hongrie et à l’international, poursuivent chacun des carrières prometteuses, tant en soliste qu’en musique de chambre.
Programme :
Béla Bartók : 44 Duos pour deux violons, Sz. 98 – sélection (nos 44, 19, 16, 28, 43, 36, 21, 42)
Jean-Marie Leclair : Sonate pour deux violons, op. 3 n°5
György Kurtág : Signes, jeux et messages pour violon – sélection (Perpetuum mobile/a, Panaszos nóta, Kromatikus feleselős, Népdalféle, In memoriam László Mensáros)
Johann Sebastian Bach : Adagio et Fugue en sol mineur
Sergueï Prokofiev : Sonate pour deux violons, op. 56
Georg Philipp Telemann : Fantaisie en ré majeur pour violon seul, n°10, TWV 40:23
Béla Bartók : 44 Duos pour deux violons, Sz. 98 – seconde sélection (nos 17, 38, 37, 10, 35, 39)
Entrée libre
Dans la limite des places disponibles 

Les Mardis hongrois de Paris invitent Nina Yargekov le 31 mars 2026 à 20h15 pour la présentation de "Budapest" au café Le Zimmer

 

La soirée sera animée par Florence Schreiber qui mènera l'entretien en compagnie de l'autrice, Nina Yargekov

- Discussion et signature
- Vente du livre sur place

Résumé
" On n'a pas le droit d'être totalement malheureux quand on a la chance d'habiter à Budapest "
Vous pensiez passer des vacances tranquilles en Suisse ? Et bien c'est raté, car une exilée hongroise aux airs de comtesse vous confie une mission : filer à Budapest pour tirer son petit-neveu de la déprime grâce à un bocal d'air révolutionnaire de 1956. Vous voilà à découvrir bains néobaroques, paprika magique, subtilités politiques et humour noir magyar. Attachez vos ceintures, car ce Budapest va vous secouer, vous éblouir et vous montrer comment une ville peut être un rempart flamboyant au populisme.
Date de sortie en librairie le 19/03/26
Editeur L'arbre Qui Marche
Collection Premier Voyage
Nombre de pages 160

Évènement Facebook

Café Le Zimmer 1, place du Châtelet 75001 Paris

La coopération sino-hongroise stimule le développement de la technologie automobile (MAE hongrois)

"Le ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, Peter Szijjarto, a déclaré vendredi que la coopération avec la Chine avait aidé la Hongrie à devenir un leader dans la révolution technologique mondiale de l'automobile.

S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture de l'usine de phase II de la société chinoise Huashuo à Miskolc, dans le nord-est de la Hongrie, Szijjarto a déclaré que la Hongrie offre « les meilleures conditions en Europe pour la coopération entre les entreprises de l'Est et de l'Ouest ». Il a ajouté que la Hongrie est devenue la première destination des investissements chinois en Europe, attirant plus de 30 % de ces investissements l'année dernière.

L'investissement de Huashuo, d'un montant de 80 milliards de forints (240 millions de dollars américains), devrait créer environ 1 000 nouveaux emplois à Miskolc. L'usine produira environ 2 millions de composants automobiles par an en utilisant exclusivement de l'aluminium recyclé. « Cet investissement renforcera sans aucun doute la position de Miskolc dans la nouvelle ère de l'industrie automobile électrique », a déclaré Szijjarto." La suite sur chinedirect.net

Le bastion rural hongrois face à l’incertitude électorale

"À quelques semaines du scrutin législatif, les campagnes, traditionnellement acquises au pouvoir, traversent une période de doute. Les promesses de stabilité se heurtent aux préoccupations économiques et à l’émergence d’une nouvelle offre politique.

Les poteaux électriques du village de Pusztavacs, au cœur de la Hongrie, sont recouverts d’affiches. Cette profusion de messages politiques s’adresse à une population longtemps considérée comme un socle inébranlable du parti au pouvoir. Les localités rurales, où réside près de la moitié de la population, ont en effet constitué pendant seize ans un rempart électoral pour le Fidesz. Les observateurs estiment que le résultat du prochain vote se décidera précisément dans ces territoires." La suite sur lesinguliersete.fr

Adieu Viktator - En « Orbánistan », tout est pouvoir, corruption et mensonges

"Budapest, envoyé spécial

Détournements, stade géant et zèbres privés : autour du tout-puissant Premier ministre hongrois, une oligarchie s’est enrichie en accaparant une partie du pays. 

dimanche 29 mars 2026

Cocotte - Un film de György Pálfi dans les salles à partir du 13 mai 2026


Film
de György Pálfi · 1 h 36 min · 13 mai 2026 (France)

Genres : Aventure, Drame

Pays d'origine : Allemagne, Grèce, Hongrie

Fiche technique

À grand pouvoir, grandes responsabilités - mais si l’héroïne était une poule ? Échappée d’un élevage industriel, elle trouve refuge dans la cour d’un restaurant en ruine. Là, elle découvre l’amour, défie la loi du bec et se bat pour protéger ses œufs. Sa quête, tendre et ironique, résonne avec les combats silencieux et petits arrangements de la vie humaine...

Source : senscritique.com

L'Ascension Culinaire de Budapest : Des Racines Simples aux Étoiles Michelin

"La scène gastronomique de la capitale hongroise émerge

L'Ascension Culinaire de Budapest : Des Racines Simples aux Étoiles Michelin

Budapest, longtemps célébrée pour son architecture époustouflante, ses sources thermales thérapeutiques et son riche héritage communiste, se forge désormais une nouvelle identité sur la scène mondiale : un centre florissant pour la haute gastronomie. Ces dernières années, la scène culinaire de la capitale hongroise a attiré une attention internationale considérable, allant au-delà de ses offres culinaires traditionnelles pour embrasser l'innovation et le prestige. Cette transformation remarquable signale un changement dynamique dans le paysage culturel et économique de la ville.

Le rythme de cette évolution culinaire est particulièrement frappant. Il y a seulement neuf ans, la Hongrie obtenait sa première étoile Michelin, une étape qui a depuis été considérablement dépassée. Aujourd'hui, Budapest abrite six établissements étoilés Michelin, dont deux nouvelles distinctions décernées au cours des 12 derniers mois seulement. Cette ascension rapide souligne une profonde révolution culinaire qui déferle sur la 'Perle du Danube', largement propulsée par un nombre record de touristes et une économie nationale robuste.

Le critique gastronomique hongrois Andras Jokuti fournit un contexte historique crucial, expliquant les origines pragmatiques de la cuisine du pays. « La Hongrie a toujours été un pays assez pauvre », note Jokuti. « L'objectif principal de la cuisine hongroise était donc de survivre. Il était très important d'avoir beaucoup de protéines et de glucides – elle était basée sur la pomme de terre et la viande. » Surmonter cette perception profondément enracinée de la nourriture comme simple subsistance a été un processus prolongé, mais la tendance s'oriente désormais clairement vers la sophistication culinaire." La suite sur ekhbary.com

BUDAPEST : Sziget Festival 2026 – Skepta, Jorja Smith et Peggy Gou rejoignent l’affiche

"Le festival Sziget a dévoilé plus de 50 nouveaux noms pour son édition 2026, confirmant la présence de Skepta, Jorja Smith et Peggy Gou.

Le Sziget Festival, l’un des plus grands rendez-vous musicaux et culturels d’Europe, a enrichi sa programmation pour l’édition 2026 avec l’annonce de plus de cinquante nouveaux artistes. Se déroulant du 11 au 15 août sur l’île d’Óbuda à Budapest, surnommée pour l’occasion « l’Île de la Liberté », l’événement continue de promettre une expérience immersive et éclectique. Ces nouveaux noms rejoignent une liste déjà prestigieuse comprenant des têtes d’affiche comme Zara Larsson, Bring Me The Horizon et SOMBR, consolidant l’attrait international du festival.

Une programmation éclectique qui prend forme 

Parmi les confirmations les plus attendues, le rappeur nigérian-britannique Skepta apporterá son énergie singulière sur la scène principale. Il sera accompagné de la chanteuse britannique Jorja Smith, reconnue pour son mélange subtil de soul, de R&B, de jazz et de pop. La scène électronique n’est pas en reste avec l’arrivée de la DJ et productrice sud-coréenne Peggy Gou, devenue une figure incontournable du circuit mondial. Cette nouvelle vague d’artistes inclut également des noms qui marqueront l’été, comme la chanteuse britannique Natasha Bedingfield, portée par le succès renouvelé de son titre culte « Unwritten ». Les pionniers belges de l’électro-rock Soulwax et le producteur allemand BUNT., tous deux célèbres pour leurs performances live électrisantes, sont également annoncés, tout comme le duo new-yorkais Fcukers. Sigrid, HAAi, Ana Frango Elétrico, Rossi. et Black Country, New Road complètent une affiche résolument variée." La suite sur presseagence.fr

Hongrie: organisation d’une collecte de fonds pour un lanceur d’alerte dans une affaire d’espionnage

"Plus de 20.000 personnes avaient participé samedi à une collecte de fonds en faveur de Bence Szabo, un ex-policier hongrois ayant dénoncé une opération secrète visant, selon lui, l’opposition du Premier ministre Viktor Orban, à deux semaines des législatives du 12 avril." La suite sur mediapart.fr (article payant)

Élections en Hongrie : Le « moment Ceaușescu » de Viktor Orbán ?

"Une atmosphère de fin de règne plane sur la Hongrie à l’approche des élections législatives du 12 avril.

Le satrape a craqué. Vendredi soir lors de son meeting à Győr, s’adressant aux contre-manifestants TISZA qui scandaient des « Mocskos Fidesz! », Viktor Orbán a perdu ses nerfs : « Vous êtes du côté des Ukrainiens, vous voulez un gouvernement pro-Ukraine, qu’on prenne l’argent des Hongrois pour l’envoyer en Ukraine ! »

Absolument rien de nouveau dans la brutalité de cette rhétorique du bouc-émissaire. Si ce n’est le ton inhabituel avec lequel la diatribe a été proférée : on y décèle l’emportement et la colère, très loin de la « force tranquille », du « calme stratégique » et du « choix sûr », les slogans du Fidesz. Mais on y décèle aussi l’incompréhension et l’impuissance de celui qui a perdu son aura, qui n’arrive plus à hypnotiser les foules et sent la fin proche. Telle une Elena Ceaușescu qui s’en prend aux soldats s’apprêtant à la fusiller.

Bien sûr, la comparaison historique est abusive et fera bondir – à raison – quiconque s’occupe de sciences politiques. Il reste que c’est le sentiment très partagé qui prévaut à l’heure actuelle dans une Hongrie qui se sait à un tournant historique, au bord de la crise de nerfs, tiraillée entre la peur du saut dans le vide ressentie par les partisans du Fidesz, et l’espoir mêlé d’inquiétude par ceux de Tisza." La suite sur courrierdeuropcentrale.fr

samedi 28 mars 2026

Hongrie : les enjeux des élections législatives du 12 avril 2026

"Le Premier ministre Viktor Orbán fait face à une opposition grandissante avant le vote du dimanche 12 avril qui renouvèlera pour quatre ans les 199 membres de l'Assemblée nationale. Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paul Gradvohl revient sur les enjeux de ce scrutin décisif.

Premier ministre de 1998 à 2002, puis depuis 2010, Viktor Orbán est en mauvaise posture politique. Son adversaire, Péter Magyar, député européen de centre droit, le devance dans les sondages et il dénonce une corruption généralisée autour du cofondateur national-conservateur et de droite populiste du mouvement Fidesz-Union civique hongroise (Fidesz-MPSZ).

"Kleptocratie" : 28 milliards d'euros de marchés publics ont été empochés par des proches de Viktor Orbán, révèle une enquête du Financial Times. "Près de la frontière entre la Hongrie, la Croatie et la Serbie, un pont de 747 millions d'euros, qui enjambe le Danube, y est construit par une société appartenant à László Szíjj, partenaire commercial du plus vieil ami du Premier ministre Viktor Orbán", explique le Financial Times. "Szíjj, dont les yachts de luxe ont accueilli de hauts responsables gouvernementaux, possède des sociétés qui ont remporté une multitude de contrats" d'une valeur qui frôle les 8 milliards d'euros depuis l'élection d'Orbán en 2010, soit bien plus, ajoute le Financial Times, que les "247 millions d'euros d'appels d'offres remportés au cours des cinq années précédant l'élection d'Orbán. [László Szíjj] fait partie des 13 hommes proches du Premier ministre hongrois dont les entreprises ont commencé à remporter une part importante des marchés publics hongrois après l'élection d'Orbán. [...] Au total, ils ont empoché plus de 28 milliards d'euros de marchés publics entre 2010 et fin 2025, seuls ou au sein de consortiums, soit une moyenne de 1,8 milliard d'euros par an. Durant les cinq années précédant l'arrivée au pouvoir d'Orbán, ils n'ont remporté qu'un tiers de cette moyenne annuelle : 608 millions d'euros", détaille le Financial Times qui a enquêté sur près de 350 000 contrats. "Le système d'Orbán est une kleptocratie. L'élite détourne les fonds publics, profitant de l'absence d'État de droit", résume, dans les pages du Financial Times, l'économiste István János Tóth, à la tête du Centre de recherche sur la corruption de Budapest, qui a étudié ce système pour la Commission européenne. C'est aussi ce que dénonce Péter Magyar, ex-du Fidesz, rappelle le Washington Post. À 44 ans, celui qui dirige désormais le parti d'opposition Tisza a une grande capacité de mobilisation pendant cette campagne, relève le journal en ligne EU Observer : "Magyar est généralement accueilli par des foules enthousiastes, et même dans les petites villes autrefois dominées par le Fidesz, des centaines de personnes se rassemblent pour ses événements. Il a également été accueilli par des foules importantes dans les grandes villes où le Fidesz bénéficiait auparavant de fortes majorités." La suite et à écouter (5min) sur radiofrance.fr

Législatives en Hongrie : «La question n’est plus la gauche ou la droite, mais pour ou contre Orbán»

"À l'approche des élections législatives hongroises qui se tiendront le 12 avril, la fin du régime de Viktor Orbán n'a jamais semblé si proche. Le Premier ministre hongrois d’extrême droite, en fonction depuis 2010, et sa formation, le Fidesz, sont donnés perdants dans les sondages face à Péter Magyar, représentant du Parti Respect et liberté, Tisza (centre droit). Pour mieux comprendre les enjeux de ces élections, NVO.fr a demandé à Corentin Léotard, journaliste basé en Hongrie, rédacteur en chef du

Pour comprendre l'enjeu de ce vote, tout d'abord, peut-on dire que Viktor Orbán est vraiment menacé par ces élections législatives ?

Oui, clairement, il vit sa campagne électorale la plus difficile. La majorité des sondages donne une avance confortable au parti concurrent, Tisza. On voit aussi qu’il y a une vraie dynamique du côté de l’opposition, notamment avec des rassemblements massifs. Les dernières grosses manifestations étaient toujours à l’avantage du parti Tisza qui arrivait à rassembler plus de monde que le Fidesz, le parti politique d'Orbán. De plus on constate aussi des signaux faibles, par exemple les grands entrepreneurs proches du parti d’Orbán commencent à sortir les capitaux du pays. Même au sein du parti Fidesz on commence à dire, ce qui n’était pas du tout dans le discours habituel, que même si on perd les élections, le soleil se lèvera le lendemain. On sent clairement une fébrilité." La suite sur nvo.fr 

« C’est fini camarade ! » : en Hongrie, l’opposant Péter Magyar dénonce « le système de criminalité » au pouvoir

"DÉCRYPTAGE - À deux semaines du scrutin législatif, les révélations d’un capitaine de police, dont les services espionnaient le parti d’opposition, attisent la campagne de Péter Magyar contre le gouvernement de Viktor Orbán.

Les bains de foule de Péter Magyar lors de ses quatre meetings par jour dans les petites localités du pays donnent des sueurs froides à ses partisans et à son petit service de sécurité. Mais l’opposant en tête dans les sondages, qui promet un « changement de régime » aux législatives du 12 avril et de traduire en justice les corrompus de ce qu’il nomme le « système de criminalité national », ne veut pas de protection policière et encore moins du gilet pare-balles que veut lui faire porter son entourage. La volonté de dramatiser est manifeste, mais elle traduit aussi la forte tension qui enveloppe les derniers jours de campagne, alors qu’intrigues et manipulations s’accumulent.

Un enquêteur spécial du département cybercriminalité de l’Agence nationale d’investigation (NNI) a livré un témoignage au médiaDirekt36 qui a fait l’effet d’une bombe. Une agence des services secrets a, selon lui, mené une opération destinée à faire main basse sur le système informatique du parti Tisza de Péter Magyar…" La suite sur lefigaro.fr (article payant)

La Hongrie perd 1 milliard de dollars suite à l’arrêt des livraisons de gaz à l’Ukraine

"Principaux renseignements
  • Un éventuel arrêt des livraisons de gaz hongrois à l’Ukraine coûterait plus d’un milliard de dollars (870 millions d’euros) à Budapest.
  • Selon les autorités ukrainiennes, le pays est prêt à faire face à d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement.

La Hongrie pourrait subir une perte de plus d’un milliard de dollars si elle décidait de cesser de fournir du gaz à l’Ukraine. C’est ce qu’a déclaré mercredi le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères. Pour l’instant, les importations en provenance de Hongrie restent inchangées malgré les tensions persistantes.

Diversification

Selon les autorités ukrainiennes, le pays est prêt à faire face à d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement. Elles mettent en avant la diversification de leurs sources d’énergie et leur capacité à trouver d’autres fournisseurs. Cette stratégie de diversification a été mise en place en réponse à l’invasion russe, afin de garantir l’indépendance énergétique de l’Ukraine." La suite sur businessam.be

L'UE espère que les élections hongroises mettront fin aux blocages d'Orban

"Peu de dirigeants européens regretteront le départ du Premier ministre hongrois Viktor Orban si jamais il perdait les élections du 12 avril, au vu de ses capacités d'obstruction répétées - notamment dans tout ce qui touche l'aide à l'Ukraine - et sa proximité avec Moscou et l'administration Trump.

Ceci étant dit, ils ne s'attendent pas non plus à ce que le rival de Viktor Orban, s'il est élu, change du tout au tout la position de Budapest vis-à-vis de l'Union européenne et rende les choses faciles.

La plupart des sondages d'opinion suggèrent que le parti nationaliste Fidesz de Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010, pourrait être battu par le parti Tisza (centre-droit) dirigé par Peter Magyar." La suite sur boursorama.com

Un scandale d’écoute téléphonique secoue la campagne hongroise, le gouvernement dépose une plainte pour espionnage

"Les enregistrements clandestins sont désormais le signe distinctif de la campagne électorale en cours en Hongrie.

La campagne électorale houleuse en Hongrie a pris un nouveau tournant inattendu après qu’un enregistrement divulgué, qui relierait un éminent journaliste d’investigation à des services de renseignement étrangers, a poussé le gouvernement à déposer une plainte pour espionnage contre ce dernier.

Le ministère hongrois de la Justice a déposé une plainte pénale contre le journaliste d’investigation Szabolcs Panyi pour suspicion d’espionnage, a déclaré jeudi Gergely Gulyás, chef du cabinet du Premier ministre. Le Premier ministre Viktor Orbán a également ordonné une enquête immédiate sur les écoutes téléphoniques présumées du ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó, à la suite d’un enregistrement impliquant Panyi dans des contacts avec un acteur étatique étranger.

Panyi a rejeté ces accusations, les qualifiant de « totalement sans précédent » dans un État membre de l’UE, les comparant aux pratiques en vigueur dans « la Russie de Poutine, en Biélorussie et dans des régimes similaires »." La suite sur euractiv.fr

Le gouvernement hongrois porte plainte contre un journaliste qu’il accuse d’espionnage au profit de l’Ukraine

"Une enquête du journaliste d’investigation Szabolcs Panyi révèle que le ministre des Affaires étrangères hongrois aurait transmis des informations à Moscou au sujet de l’Ukraine.

Ses révélations sur les liens entre Budapest et Moscou lui ont valu une plainte pour espionnage. Le journaliste d’investigation de VSquare, Szabolcs Panyi, a mis en colère le gouvernement de Viktor Orbán en enquêtant sur des accusations visant le ministre des Affaires étrangères hongrois Péter Szijjártó. Ce dernier est pointé pour avoir partagé des informations confidentielles de réunions européennes avec son homologue russe Sergei Lavrov.

Le ministre hongrois a d’abord nié, avant de reconnaître des échanges qualifiés de « diplomatiques ». Mais selon l’opposant à Viktor Orbán, Péter Magyar, les allégations pourraient constituer une trahison si elles étaient confirmées." La suite sur leparisien.fr 

vendredi 27 mars 2026

José Manuel Barroso estime que Bruxelles peut exclure la Hongrie des discussions importantes de l'UE

"L'ancien président de la Commission européenne estime que l'Union européenne est en mesure de lancer une procédure d'infraction contre Budapest.

Le président du Conseil européen, António Costa devrait exclure la Hongrie des discussions les plus importantes si Budapest ne parvient pas à clarifier ses communications avec Moscou, affirme José Manuel Barroso à Euronews.

Le Ministre hongrois des Affaires étrangères a reconnu avoir eu des échanges avec son homologue russe en marge de sommets européens." La suite sur euronews.com

En Hongrie, la campagne électorale polluée par les accusations d’espionnage et d’interférence

"Le gouvernement de Viktor Orban a porté plainte pour « espionnage » contre un célèbre journaliste qui enquêtait sur les liens troubles entre le premier ministre nationaliste et la Russie. 

Bien que déjà habitués aux accusations du pouvoir sur les supposées opérations d’ingérence ukrainienne dans leur vie politique, les Hongrois ont vu la campagne électorale pour les élections législatives du 12 avril basculer dans une ambiance délétère, jeudi 26 mars. Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole du gouvernement nationaliste de Viktor Orban, Gergely Gulyas, a en effet annoncé que les autorités avaient décidé de porter plainte pour « espionnage » contre le plus célèbre des journalistes d’investigation de ce pays d’Europe centrale, Szabolcs Panyi.

Spécialisé dans les questions de sécurité et de renseignement, ce reporter qui a été visé dans le passé par le logiciel de surveillance israélien Pegasus et a collaboré à plusieurs enquêtes sur la Hongrie avec Le Monde, a multiplié ces dernières semaines les révélations sur des opérations d’influence russes visant à soutenir la réélection de M. Orban, qui est notoirement proche de Vladimir Poutine. En réponse à ces accusations, le pouvoir a allumé les contre-feux en attaquant durement M. Panyi, à dix-sept jours d’élections qui s’annoncent extrêmement difficiles pour le premier ministre..." La suite sur lemonde.fr (article payant) 

Arrêtés et injectés avec de la substance inconnue : le personnel d'une banque ukrainienne détaille la saisie en Hongrie

"Plus de 70 millions d'euros en espèces et en or appartenant à la banque ukrainienne Oschadbank restent saisis en Hongrie, alors que les détails émergent pour la première fois sur la manière dont l'équipe ukrainienne a été détenue et interrogée par les autorités hongroises.

Les autorités douanières hongroises disposaient de tous les documents nécessaires et avaient approuvé à l'avance le transit d'espèces et d'or de la banque ukrainienne Oschadbank, avant que le convoi ne soit arrêté et détenu par la police antiterroriste hongroise, ont déclaré des employés et des fonctionnaires de la banque.

Pour la première fois depuis l'incident du 5 mars, un membre de l'équipe chargée du transport de fonds a donné plus de détails sur ce qui s'est passé ce jour-là sur le périphérique de Budapest.

S'exprimant mardi à Kyiv aux côtés de Iouri Katsion, président du conseil d'administration de l'Oschadbank, Hennadiy Kuznetsov a déclaré que le voyage avait été préparé et exécuté de manière "routinière"." La suite sur euronews.com

Renaissance ou exil: en Hongrie, l'avenir des médias indépendants suspendu aux élections

"Budapest (AFP) – A moins de trois semaines des législatives en Hongrie, l'hebdomadaire Magyar Hang ne réfléchit pas seulement à la couverture des résultats du scrutin. Il prépare également des scénarios d'exil, en cas de cinquième victoire d'affilée du Premier ministre nationaliste Viktor Orban. 

Si le chef de l'opposition Peter Magyar l'emporte, "nous avons élaboré une stratégie de retour à des conditions de marché normales", explique à l'AFP le directeur général Csaba Lukacs dans les locaux du journal à Budapest.

Mais si les sondages se trompent et que Viktor Orban gagne, la rédaction de ce titre conservateur a un "plan B": "transférer une partie des activités à l'étranger".

De tels projets ne sont pas isolés dans le pays d'Europe centrale membre de l'Union européenne qui a vu de nombreux médias indépendants fermer, et de nombreux autres passer aux mains d'hommes d'affaires proches de Viktor Orban depuis son retour au pouvoir en 2010." La suite sur france24.com

En Hongrie, Péter Magyar martèle son dégagisme anti-Orbán

"Le favori des élections du 12 avril enchaîne les meetings jusqu’au scrutin. Mardi, celui qui promet de renverser le «gouvernement mafieux» étrennait sa faconde populiste dans le sud du pays. Reportage

Sándorfalva, 8200 âmes. Une bourgade ordinaire avec ses «Kádár-kockák» (maisons typiques de la province hongroise) et ses commerces, à deux heures au sud de Budapest. Mais ce 24 mars, sur la place de la Liberté, entre une église coquette et un buste du poète national Sándor Petőfi, des centaines de quidams guettent l’arrivée de Péter Magyar, ancien serviteur du régime, que nombre de ses admirateurs considèrent comme un messie capable de délivrer la Hongrie après seize ans de règne de Viktor Orbán, l’actuel premier ministre.

«Nous voulons le changement et Magyar le porte. Il faut en finir avec les inégalités, la corruption et l’appauvrissement», clame Zsuzsa, retraitée débarquée avec son mari de Kistelek à quinze minutes de voiture. «Magyar peut maintenir les jeunes en Hongrie voire en faire revenir. Il est rafraîchissant et susceptible de nous libérer du pouvoir Fidesz qui monte les Hongrois les uns contre les autres. Tous mes amis le soutiennent», commente Géza, chercheur en ingénierie mécatronique et enfant de Sándorfalva." La suite sur letemps.ch

La Hongrie laissée pour compte, la Commission maintient le gel des fonds destinés à la défense

"La Hongrie est le seul pays de l'UE à attendre que la Commission approuve une demande de fonds pour la défense. La Hongrie aurait exhorté Bruxelles à prendre une décision dans une lettre, mais le plan de prêt n'a pas été approuvé, même après le feu vert à Paris et Prague, qui sont à la traîne.

La Hongrie est restée dans l'attente de l'approbation d'un vaste plan de dépenses de défense financé par l'UE, ce qui fait d'elle le seul État membre à ne pas bénéficier de prêts bon marché pour se réarmer.

La Commission européenne a déclaré mercredi qu'elle avait approuvé les demandes de la France et de la République tchèque, les deux derniers plans en attente sur les 19 États membres qui ont demandé à bénéficier du programme de financement bon marché connu sous le nom de SAFE. La Hongrie reste l'exception." La suite sur euronews.com

"La guerre ou la paix" : Orban brandit l’Ukraine comme épouvantail avant des élections cruciales

"À l'approche des législatives hongroises du 12 avril, Viktor Orban durcit son discours contre l'Ukraine. Fragilisé dans les sondages, le Premier ministre hongrois accuse Kiev et ses alliés européens de vouloir entraîner son pays dans le conflit, transformant le scrutin comme un choix entre la guerre ou la paix.

La guerre érigée en argument électoral. À quelques semaines d'un scrutin décisif, Viktor Orban intensifie ses attaques contre l'Ukraine, au point de faire de Kiev l'ennemi central de sa campagne. Accusations de complot, chantage énergétique et scénarios alarmistes : le dirigeant hongrois joue la carte de la peur pour tenter de conserver le pouvoir.

Dernier épisode en date : Viktor Orban a annoncé mercredi 25 mars vouloir interrompre progressivement" ses livraisons de gaz à l'Ukraine tant que le pétrole russe ne sera pas acheminé vers la Hongrie. Le Premier ministre nationaliste accuse Kiev d'entraver l'approvisionnement via l'oléoduc Droujba, tandis que les autorités ukrainiennes évoquent des réparations toujours en cours après des frappes russes sur l'infrastructure fin janvier." La suite sur france24.com

L'opposant Peter Magyar pousse le Premier ministre hongrois Viktor Orban vers la sortie : "C'est fini, camarade !"

"À Hódmezővásárhely et partout où il passe, Péter Magyar promet un "changement de régime" après les élections législatives du 12 avril.

Hódmezővásárhely, son nom imprononçable pour les non-Hongrois, son splendide hôtel de ville aux allures de château, sa grande rue commerçante,  noire de monde ce mardi soir à la nuit tombée. La foule scande des "Árad a TISZA !" en attendant Péter Magyar, en retard pour son quatrième et dernier meeting d'une journée ordinaire de campagne pour lui. "La Tisza déborde !", comme l'affluent du Danube qui coule non loin de la ville, mais surtout comme le nom de son jeune parti, créé il y a moins de deux ans et dont la vague menace d'emporter le Premier ministre nationaliste-conservateur Viktor Orban aux élections le 12 avril." La suite sur lalibre.be (article payant)

jeudi 26 mars 2026

Marine Le Pen à Budapest pour Viktor Orbán : quand les alliances partisanes européennes privilégient la stratégie électorale aux intérêts de l’Union

"Marine Le Pen a rejoint Viktor Orbán à Budapest pour lui apporter son soutien, illustrant la montée des alliances nationalistes européennes et les tensions entre intérêts partisans et obligations de l’Union.

Pendant que les partis français analysent les résultats des municipales, Marine Le Pen s’est rendue à Budapest le lundi 23 mars pour apporter son soutien au Premier ministre hongrois Viktor Orbán, en pleine campagne électorale.

Sur scène, elle a multiplié les formules d’admiration — « un ami », « un visionnaire », « un pionnier » — et a qualifié Orbán de « dirigeant d’exception ». Budapest est décrite par nombre d’observateurs comme un point de ralliement pour les formations nationalistes et d’extrême droite européennes.

Un rassemblement de l’internationale nationaliste

Le meeting a réuni, selon les comptes rendus, plusieurs figures de la droite radicale européenne : des représentants du Rassemblement national (RN), Matteo Salvini pour la Ligue italienne, Geert Wilders aux Pays-Bas et Santiago Abascal, dirigeant du parti espagnol Vox." La suite sur parlons-politique.fr

Législatives en Hongrie : l'opposant Péter Magyar, en tête des sondages, dénonce la corruption du clan Orbán

"À trois semaines des législatives du 12 avril, la campagne se polarise en Hongrie : le chef de l'opposition Péter Magyar dénonce la corruption généralisée autour du Premier ministre actuel Viktor Orbán et parvient à convaincre les électeurs. Viktor Orbán joue sur la peur de la guerre en Ukraine.

Les services publics hongrois s'effondrent à cause de la corruption généralisée autour du Premier ministre Viktor Orbán : le message du chef de l'opposition hongroise Péter Magyar séduit les électeurs. À moins de trois semaines des élections législatives en Hongrie, l'ultraconservateur Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, est en mauvaise posture dans les sondages, notent la chaîne télévisée hongroise ATV Magyarország et le site d'information 444.hu . Le chef de l'opposition Péter Magyar et son parti Tisza le devancent dans les sondages, dénonçant une corruption généralisée et tout un système à la botte du Premier ministre ultranationaliste Viktor Orbán, couvrant même des cyberattaques contre le parti d'opposition Tisza, rapportent le média d'investigation hongrois Direkt36 ainsi que le journal Magyar Hírlap. Alors que les services publics sont négligés en Hongrie, du système de santé aux transports, souligne la Deutsche Welle , la population aspire au changement et cet argument de campagne, contre la corruption, pour le bien public, convainc les électeurs, analysent la chaîne ATV Magyarország mais aussi le Financial Times, dans une série d'enquêtes sur l'enrichissement du clan Orbán.

"Kleptocratie" : 28 milliards d'euros de marchés publics ont été empochés par des proches de Viktor Orbán, révèle une enquête du Financial Times . "Près de la frontière entre la Hongrie, la Croatie et la Serbie, un pont de 747 millions d'euros, qui enjambe le Danube, y est construit par une société appartenant à László Szíjj, partenaire commercial du plus vieil ami du Premier ministre Viktor Orbán", explique le Financial Times . "Szíjj, dont les yachts de luxe ont accueilli de hauts responsables gouvernementaux, possède des sociétés qui ont remporté une multitude de contrats" d'une valeur qui frôle les 8 milliards d'euros depuis l'élection d'Orbán en 2010, soit bien plus, ajoute le Financial Times , que les "247 millions d'euros d'appels d'offres remportés au cours des cinq années précédant l'élection d'Orbán. [László Szíjj] fait partie des 13 hommes proches du Premier ministre hongrois dont les entreprises ont commencé à remporter une part importante des marchés publics hongrois après l'élection d'Orbán. [...] : Au total, ils ont empoché plus de 28 milliards d'euros de marchés publics entre 2010 et fin 2025, seuls ou au sein de consortiums, soit une moyenne de 1,8 milliard d'euros par an." La suite sur radiofrance.fr

Pourquoi Viktor Orbán annonce que la Hongrie va arrêter « progressivement les livraisons de gaz » à l’Ukraine

"Dans une vidéo publiée sur Facebook, le Premier ministre hongrois indique ce mercredi qu’il veut notamment « garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique » de son pays. Il bloque aussi un prêt européen de 90 milliards à l’Ukraine.

Le chantage de Viktor Orbán continue. Le Premier ministre hongrois a annoncé mercredi qu’il comptait « réduire progressivement les livraisons de gaz » à l’Ukraine, tant qu’elle n’aura pas établi l’approvisionnement du pays en pétrole russe via l’oléoduc Droujba.

« Pour briser le blocus pétrolier et garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique de la Hongrie, de nouvelles mesures sont désormais nécessaires », a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur son compte Facebook. « Tant que l’Ukraine ne fournira pas de pétrole, elle ne recevra pas de gaz de la part de la Hongrie », a-t-il ajouté." La suite sur leparisien.fr 

La Hongrie ne veut pas entendre parler de cette interdiction: l'UE reporte sa proposition de couper totalement le robinet du pétrole russe

"L'interdiction des importations de pétrole russe dans l'Union européenne, qui devait être présentée par la Commission le 15 avril, ne figure plus à l'agenda législatif. Un responsable du bloc européen a indiqué à Reuters que cette proposition serait bien publiée, mais pas avant la mi-avril, en raison "des développements géopolitiques actuels". La pression de la Hongrie, qui refuse une aide de 90 milliards d'euros à l'Ukraine tant que le pétrole russe n'est pas rétabli, pourrait peser.

La Commission européenne ne prévoit plus de présenter le 15 avril, comme prévu initialement, sa proposition visant à interdire définitivement les importations de pétrole russe en raison de la guerre en Ukraine, selon un agenda législatif actualisé de l'UE publié mardi.

Un responsable du bloc a toutefois déclaré à Reuters que la proposition n'avait pas été annulée et qu'elle serait bien publiée, mais pas avant la mi-avril, en raison des "développements géopolitiques actuels"." La suite sur bfmtv.com

La menace hongroise monte d'un cran: Viktor Orban annonce qu'il suspend "progressivement" les livraisons de gaz à l'Ukraine tant qu'on ne lui livrera pas le pétrole russe

"Engagé dans une campagne anti-Ukraine à l'approche des élections législatives hongroises, Viktor Orban a annoncé ce mercredi que son pays allait arrêter de livrer du gaz aux Ukrainiens.

Viktor Orban acte encore un peu plus la fracture de la Hongrie avec la ligne européenne. Ce mercredi, le président hongrois a annoncé "arrêter progressivement les livraisons de gaz" à l'Ukraine, tant qu'elle n'aura pas établi l'approvisionnement du pays en pétrole russe via l'oléoduc Droujba.

"Pour briser le blocus pétrolier et garantir la sécurité de l'approvisionnement énergétique de la Hongrie, de nouvelles mesures sont désormais nécessaires", a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur Facebook." La suite sur bfmtv.com 

Une campagne d’influence sur TikTok utilise des vidéos générées par IA pour renforcer le soutien à Viktor Orbán, Premier ministre de Hongrie, à l’approche d’élections décisives

"Alors que des experts mettent en garde contre le risque d’ingérence russe dans les élections législatives d’avril en Hongrie, NewsGuard a identifié 34 comptes TikTok inauthentiques publiant du contenu généré par IA attaquant le rival de Viktor Orbán, Péter Magyar.

Une opération d’influence cible l’élection législative d’avril 2026 en Hongrie avec des centaines de vidéos TikTok générées par IA, visant à booster la popularité de Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois pro-Russie, et à discréditer son adversaire, Péter Magyar.

Le réseau de 34 comptes anonymes identifiés par NewsGuard utilise l’IA pour produire des vidéos allant de l’humoristique — mettant des commentaires anti-Péter Magyar dans la bouche d’animaux — au sérieux, avec des reportages vidéo fabriqués de toutes pièces diffusant des récits dénigrant Péter Magyar et son parti. Ces vidéos ont accumulé 10 millions de vues environ. TikTok a confirmé à NewsGuard le 18 mars 2026 que les comptes identifiés par NewsGuard faisaient “partie d’une opération d’influence secrète”." La suite sur newsguardtech.com

Le chef de l’opposition hongroise accuse les services secrets de sabotage électoral

"Principaux renseignements 

  • Le chef de l’opposition, Péter Magyar, accuse les services secrets hongrois d’avoir tenté de saboter son parti à l’approche des élections.
  • Magyar s’engage à demander des comptes aux responsables de ce sabotage présumé si son parti remporte les élections.

Le chef de l’opposition hongroise, Péter Magyar, accuse les services secrets du pays de vouloir saboter son parti, le Tisza. À l’approche des élections législatives du 12 avril. Magyar s’appuie sur des rapports d’enquête qui révèlent que des autorités publiques ont interrogé deux spécialistes en informatique liés à son parti et ont tenté d’accéder illicitement à leurs systèmes. Ces accusations interviennent à un moment où les sondages suggèrent que le parti de Magyar pourrait remporter les élections. Cela mettrait fin aux 16 ans de règne du Premier ministre Viktor Orbán et de son parti, le Fidesz." La suite sur businessam.be

En Hongrie, la communauté LGBT+ espère un changement de gouvernement mais sans grande illusion

"Pécs (Hongrie) (AFP) – Même si le militant Geza Buzas-Habel souhaite la défaite du Premier ministre nationaliste Viktor Orban lors des législatives du 12 avril, il doute qu'un changement à la tête du pays améliorera vraiment le sort de la communauté LGBT+ en Hongrie. 

Depuis 2020, le gouvernement hongrois s'attaque aux droits des minorités sexuelles et de genre, au nom de la défense des valeurs traditionnelles, sous le regard jusqu'à présent impuissant de Bruxelles.

Ces atteintes sans équivalent au sein de l'Union européenne, sont symbolisées par l'interdiction des marches des fiertés, un pas que seul Viktor Orban a osé franchir.

Son adversaire, le conservateur Péter Magyar, dont le parti Tisza est en tête des intentions de vote, tout en répétant qu'il est pour l'égalité, s'abstient toutefois de prendre une position claire sur les droits LGBT+.

"Revenir aux lois qui étaient en vigueur avant les modifications apportées par Orban serait déjà un progrès", déclare M. Buzas-Habel à l'AFP dans un café de la ville de Pecs (sud), qui compte une forte population étudiante.

"L'opposition ne se positionne pas sur nos droits, il faut qu'on maintienne la pression", déplore ce militant rom et gay de 32 ans, poursuivi pour avoir organisé une marche des fiertés à Pecs en octobre.

Le sujet n'occupe pas une place centrale dans la campagne électorale, axée davantage sur le guerre en Ukraine et les liens avec l'UE ou la Russie." La suite sur france24.com

L'opposition hongroise cible d'une opération "plus grave que le Watergate"

"Les services secrets hongrois ont essayé de pirater les systèmes informatiques du parti Tisza et ordonné des perquisitions chez deux informaticiens sur le point de révéler l’affaire, selon “Direkt36”. Ce scandale défraie la chronique dans le pays, à moins de trois semaines des élections législatives." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

mercredi 25 mars 2026

"Fake Euronews" : le réseau de désinformation pro-Kremlin vise les élections en Hongrie


"Un réseau lié à des acteurs pro-Kremlin se fait passer pour de grands médias afin de diffuser de fausses informations sur le chef de l'opposition hongroise, Péter Magyar, à l'approche des élections législatives.

Un faux article et un site web de style Euronews, affirmant que le chef de l'opposition hongroise Péter Magyar a insulté Donald Trump, circulent en ligne dans le cadre d'une campagne plus vaste que les chercheurs ont liée à Storm-1516, une opération de désinformation russe.

L'article, qui utilise un vrai titre et est apparu sur un faux site web d'Euronews qui a depuis été supprimé, prétend que Magyar a fait une critique cinglante de Trump lors d'un rassemblement de campagne." La suite sur euronews.com

La Lituanie a demandé l'exclusion de la Hongrie d'une réunion de l'OTAN en 2019, selon Donald Tusk

"Le Premier ministre polonais affirme que la Lituanie craignait déjà que Budapest ne transmette des informations confidentielles à Moscou. Alors que le ministre hongrois des Affaires étrangères a confirmé avoir transmis des informations à son homologue russe, Sergueï Lavrov.

"Le ministre des Affaires étrangères d'Orbán a confirmé qu'il informait systématiquement Moscou de ce que les dirigeants de l'UE disaient à huis clos. Quelle honte !", a écrit le Premier ministre polonais Donald Tusk sur X, réagissant aux informations selon lesquelles la Hongrie transmettait des informations confidentielles à la Russie.

"Nous avons de tels soupçons depuis longtemps"

Donald Tusk a toutefois indiqué que cette affaire ne l'avait pas surpris. Il avait déjà prévenu, le 22 mars, avant même que les fuites ne soient confirmées, que Budapest pouvait informer Moscou des détails des réunions du Conseil de l'Union européenne.

"L'information selon laquelle les collaborateurs d'Orbán informent Moscou des détails des réunions du Conseil de l'UE ne devrait surprendre personne. Nous avons ce soupçon depuis longtemps. C'est l'une des raisons pour lesquelles je ne parle que lorsque c'est absolument nécessaire"." La suite sur euronews.com

Adieu Viktator - Entre Hongrie claire et Hongrie foncée

"Nouvelle série. Le Premier ministre Viktor Orbán inspire l’extrême droite mondiale, de Donald Trump à Marine Le Pen. Les législatives d’avril pourraient le faire chuter.

Au 60 de l’avenue Andrássy, les Champs-Élysées de Budapest, trône un fragment du mur de Berlin installé devant l’ancien siège de la police politique communiste, où le gouvernement de Viktor Orbán a installé la Maison de la terreur, un musée dédié aux exactions des pouvoirs fascistes et communistes qui ont dirigé la Hongrie pendant une grande partie du XXe siècle. On y lit cette inscription en hongrois et en anglais qui évoque la fin du rideau de fer qui isolait alors le pays : « Il a séparé l’Est de l’Ouest, l’Europe et le monde. Il nous a enlevé notre liberté, nous a tenus captifs dans la peur. Et finalement, nous l’avons abattu. » C’est en effet la Hongrie qui a déchiré le rideau de fer à la frontière autrichienne au printemps 1989, rendant inexorable sa chute définitive à Berlin quelques mois plus tard. Trente-sept années après, le si singulier peuple magyar1 a de nouveau rendez-vous avec l’histoire lors des élections législatives du 12 avril. Le contexte est moins dramatique, mais l’impact politique et psychologique du printemps hongrois de 2026 pourrait être aussi global qu’en 1989. Comme le Mur, l’internationale réactionnaire, dont le Premier ministre hongrois fait figure de prophète, peut-elle se briser à Budapest ?

Car, pour la première fois, les opposants de Viktor Orbán, Premier ministre au pouvoir depuis seize ans, ont beaucoup de raisons d’espérer sa chute. Ils la jugent même inexorable, au vu des foules énormes qui, partout dans le pays, accueillent..." La suite sur lesjours.fr (article payant)

Élections en Hongrie: la campagne marquée par des soupçons d’ingérences étrangères en faveur d'Orban

"À l’approche des élections législatives du 12 avril en Hongrie, la campagne se déroule dans un climat marqué par des soupçons d’ingérences étrangères. Selon plusieurs médias internationaux, la Russie aurait tenté d’influencer le scrutin pour soutenir le Premier ministre sortant Viktor Orban. Dans le même temps, d’autres puissances politiques, notamment proches de l’administration Trump, multiplient les marques de soutien à Budapest. 

Selon une enquête du The Washington Post, les services de renseignement russes auraient envisagé une opération destinée à influencer l’opinion publique hongroise. Cette stratégie, qualifiée de « gamechanger », aurait consisté à simuler une tentative d’assassinat contre Viktor Orban, sans passer à l’acte. L’objectif aurait été de provoquer un sursaut de soutien populaire en faveur du Premier ministre, en difficulté dans les sondages face à son opposant, Peter Magyar. L’information aurait été transmise au quotidien américain par une source issue d’un service de renseignement européen.

Les soupçons d’ingérence russe ne se limiteraient pas à cet épisode. Selon le média d’investigation spécialisé dans l’Europe centrale VSquare, Moscou aurait également envoyé une équipe à Budapest pour intervenir directement dans la campagne électorale. Cette opération aurait été supervisée par Sergueï Kirienko, proche collaborateur du président russe Vladimir Poutine. Les méthodes évoquées incluraient notamment la diffusion de fausses vidéos générées par intelligence artificielle sur les réseaux sociaux, destinées à influencer l’opinion publique hongroise." La suite sur rfi.fr

Le hongrois MOL obtient le feu vert des États-Unis pour poursuivre les négociations sur le rachat de NIS

"Le groupe hongrois MOL a annoncé avoir reçu l'autorisation des autorités américaines pour poursuivre les négociations relatives à l'acquisition d'une participation majoritaire dans la raffinerie serbe NIS, le délai des pourparlers ayant été prolongé jusqu'au 22 mai.

En décembre dernier, l'Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor américain avait accordé à NIS jusqu'au 24 mars pour négocier le désengagement des sociétés russes Gazprom et Gazprom Neft, qui détiennent respectivement 44,9 % et 11,3 % du capital." La suite sur zonebourse.com

L’OTAN « pas surprise » par les fuites hongroises vers la Russie

"Budapest se distingue parmi les alliés européens par ses liens étroits avec le Kremlin.

Les informations selon lesquelles la Hongrie aurait communiqué au Kremlin des informations sensibles concernant les discussions menées lors de réunions confidentielles du Conseil de l’UE ont fait craindre que la délégation hongroise auprès de l’OTAN ne constitue un risque pour les plans militaires secrets de l’Alliance.

Cependant, les avertissements selon lesquels les contacts de la Hongrie avec la Russie constituent un risque pour la sécurité ne sont « pas une surprise » pour les responsables du siège de l’OTAN, qui abrite certains des secrets les plus sensibles d’Europe.

« Je ne pense pas que cela ait été une grande surprise », a déclaré une source de l’OTAN à Euractiv." La suite sur euractiv.fr

Le ministre hongrois des Affaires étrangères reconnaît avoir appelé Sergueï Lavrov lors de réunions clés de l'UE

"Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a confirmé qu'il contactait régulièrement le ministre russe des Affaires étrangères,Sergueï Lavrov, lors de réunions privées de l'UE, pendant les pauses des réunions de Bruxelles.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a reconnu qu'il contactait régulièrement son homologue russe, Sergueï Lavrov, lors de réunions privées de l'UE sur les affaires étrangères.

Auparavant, le gouvernement hongrois avait rejeté ces allégations en les qualifiant de "fake news".

Le Washington Post a rapporté ce week-end que Péter Szijjártó était régulièrement en contact avec Sergueï Lavrov lors de réunions à Bruxelles, et qu'il communiquait avec lui pendant les pauses." La suite sur euronews.com

mardi 24 mars 2026

En Hongrie, la ligne directe entre Budapest et Moscou fait grésiller les élections

 Le faux projet d’attentat contre Viktor Orbán et les appels du ministre hongrois des Affaires étrangères à son homologue russe, rapportés par le «Washington Post», montrent l’ampleur de l’entente bilatérale.

Les révélations secouent la campagne à trois semaines des élections en Hongrie. Selon le Washington Post, des agents du renseignement extérieur russe auraient imaginé une tentative d’assassinat pour assurer la victoire de Viktor Orbán, alors que la plupart des sondages prédisent la chute du leader ami du Kremlin après seize ans de règne. De plus, le ministre magyar des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, aurait régulièrement informé son homologue russe Sergueï Lavrov sur les discussions des sommets européens.

Ces coups de fil n’ont rien d’étonnant quand on connaît la proximité entre les ministres Sergueï Lavrov et Péter Szijjártó – habitué des déplacements à Moscou. Début mars, le site d’investigation VSquare rapportait que trois agents du GRU, le renseignement militaire russe, seraient arrivés à Budapest sous couverture diplomatique pour influencer les élections. C’est un fait établi: Moscou ne prend pas à la légère les législatives du 12 avril et se démène pour sauver son meilleur allié européen en grand péril." La suite sur letemps.ch (article payant)

Orban dénonce la mise sur écoute d’un ministre hongrois accusé d’avoir communiqué des informations sur l’UE à la Russie

"Le Premier ministre Viktor Orban a dénoncé lundi « la mise sur écoute d’un membre du gouvernement » après des informations du Washington Post selon lesquelles le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto avait transmis aux Russes des informations sur des négociations de l’Union européenne." La suite sur mediapart.fr (article payant)

Marine Le Pen, Matteo Salvini, Geert Wilders… En difficulté pour les législatives, Viktor Orban tente de se relancer avec « l’Assemblée des Patriotes pour l’Europe » à Budapest

"Le premier ministre hongrois Viktor Orbán accueille, à partir du lundi 23 mars, l’extrême droite européenne à Budapest, à l’occasion de « l’Assemblée des Patriotes pour l’Europe ». Mis en difficulté par son opposant Péter Magyar pour les législatives prévues mi-avril, le chef de gouvernement tente de s’afficher en dirigeant à la stature internationale.

Avec seulement 9,5 millions d’habitants, la Hongrie devient pour un moment l’épicentre de l’extrême droite mondiale. Tandis que les citoyens vont vivre avec une marée de portraits de Viktor Orban déployée grâce à des fonds issus des finances publiques, le premier ministre place ses pions avant les élections législatives du 12 avril prochain.

Le chef de gouvernement d’extrême droite reçoit, à partir du lundi 23 mars, « l’Assemblée des Patriotes pour l’Europe », raout de la fachosphère où sont annoncés la cheffe de file du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen, le vice-premier ministre italien Matteo Salvini et le leader du Parti pour la Liberté (PVV) néerlandais Geert Wilders.

« Hier, nous étions les hérétiques »

Cet événement du principal parti d’extrême droite au Parlement européen intervient alors que la formation de Viktor Orbán, Fidesz, est distancée à l’échelle nationale dans la majorité des sondages d’opinion. Son rival, issu de la même formation, Péter Magyar (parti Tisza) a réussi à imposer ses idées – libérales et proeuropéennes – au sein du terreau de voix habituel du Fidesz : la ruralité. Le nationaliste peine ainsi à convaincre, alors que son pays connaît la pire inflation cumulée d’Europe depuis sept ans : 50 % entre 2019 et 2025 et 82 % sur l’alimentation." La suite sur humanite.fr

lundi 23 mars 2026

Festival de cinéma L'Europe autour de l'Europe du 30 mars au 13 avril 2026


Cette année, la 21e édition du festival de cinéma L'Europe autour de l'Europe se tiendra du 30 mars au 13 avril 2026.
L'édition 2026 propose une programmation riche, avec plus de 90 films issus de toute l'Europe, répartis en plusieurs compétitions et sections thématiques, ainsi que des hommages. Durant le festival auront aussi lieu des moments de rencontres privilégiés : de nombreux réalisateurs, réalisatrices et professionnels du cinéma seront présents pour échanger avec le public à l'issue des projections, entre autres.

Dans le cadre de cette édition, le festival propose une programmation de films hongrois.
Dans la section Prix du meilleur long-métrage de fiction :
La chasse aux hérissons / Sünvadászat / A Hunt for Hedgehogs
de Mihály Schwechtje
(Fiction, Hongrie, 2024, 96’, C, VOSTF/A)
Vendredi 10 avril - 18h30 - Pathé les Fauvettes (58 avenue des Gobelins, Paris, 75013)
Dans la section Prix du meilleur court-métrage :
Mon Dieu, mon pays / Istenem, országom / My God, my country
de Kristóf Sólyom
(Fiction, Hongrie, 2025, 12’, VOSTF/A)
Samedi 4 avril - 10h30 - Le Studio des Ursulines (10 rue des Ursulines, Paris, 75005)