jeudi 2 avril 2026

Paks II : béton, alliances et fractures — un chantier au cœur des équilibres énergétiques européens

"Le projet d’extension de la centrale nucléaire de Paks est entré dans une phase décisive. À la suite de consultations avec des partenaires internationaux, le gouvernement hongrois a affirmé sa volonté d’accélérer le chantier, dans un contexte marqué par des évolutions industrielles et géopolitiques majeures. Ce projet, au cœur de la stratégie énergétique nationale, cristallise aujourd’hui à la fois des ambitions de souveraineté et des vulnérabilités structurelles.

Un chantier stratégique pour la sécurité énergétique


L’extension de Paks — souvent désignée sous le nom de Paks II — prévoit la construction de deux nouveaux réacteurs destinés à compléter les unités existantes. L’objectif affiché est clair : garantir à long terme la sécurité d’approvisionnement électrique de la Hongrie, maintenir une capacité de production bas carbone pilotable et réduire l’exposition aux fluctuations des marchés énergétiques.

Le calendrier gouvernemental évoque une mise en service commerciale des unités 5 et 6 au début de la prochaine décennie. Toutefois, l’expérience des projets nucléaires comparables en Europe montre que les délais de construction peuvent s’allonger significativement. Même dans un scénario optimiste, certains experts estiment que l’entrée en exploitation pourrait n’intervenir qu’au milieu de la prochaine décennie." La suite sur teamfrance-export.fr

Vérification des faits : La Hongrie dispose-t-elle d'alternatives à l'oléoduc Droujba ?

"Budapest insiste sur le fait qu'elle est dépendante du pétrole brut russe, mais les analystes suggèrent que cela pourrait être le résultat de décisions économiques et politiques, ainsi que de contraintes techniques.

Les dommages subis par l'oléoduc Droujba, le plus long conduit pétrolier du monde et jusqu'à présent exempté des sanctions de l'UE, ont interrompu les livraisons de pétrole de la Russie à la Hongrie et menacé de torpiller un prêt d'un milliard de dollars à l'Ukraine.

Les autorités ukrainiennes affirment que les dommages ont été causés par une attaque russe et que les réparations sont difficiles, d'autant plus que les ingénieurs ukrainiens ne peuvent travailler que le jour en raison des raids aériens nocturnes.

La Hongrie, quant à elle, a accusé Kyiv de sabotage et de traîner les pieds pour réparer les dégâts. Dans ce contexte, la Commission européenne a officiellement proposé une mission d'inspection et d'enquête sur l'incident." La suite sur euronews.com

Air Algérie relance sa liaison Alger-Budapest via Vienne

"Air Algérie relance sa ligne Alger-Budapest via Vienne après 6 ans d’interruption.

La ligne aérienne de la compagnie nationale Air Algérie reliant Alger et la capitale hongroise, Budapest, via Vienne (Autriche), interrompue depuis la survenue de la pandémie du Covid-19 en 2020, est relancée mercredi à travers un vol inaugural au départ de l’aéroport international Houari Boumediene.

Renforcement des relations bilatérales...

La suite sur horizons.dz 

Hongrie : minée par l’inflation et la faiblesse des investissements, l’économie est au point mort

"Candidat à sa réélection, Viktor Orbán se présente devant les électeurs avec un très mauvais bilan économique. Son pays est devenu, en quelques années, l’enfant malade de l’Europe.

Défense de parler politique à table, dit l’adage hongrois. Le prix des courses fait en revanche l’objet d’âpres discussions. Ici, on aborde très facilement le problème de l’argent et des prix, remarque Gaële Le Hannier, une Française expatriée en Hongrie depuis vingt-cinq ans. Les Hongrois ne vont pas hésiter à demander combien on gagne. Mais dire pour qui ils votent… Du panier de courses à l’immobilier, en passant par le coût des loisirs et des vacances au lac Balaton, au sud-ouest de Budapest, les prix élevés empoisonnent le quotidien des Hongrois. Pourtant, ni Viktor Orbán ni son principal adversaire, Péter Magyar, n’en ont fait un véritable enjeu de campagne, à l’occasion des élections législatives du 12 avril..." La suite sur lanouvellerepublique.fr (article payant)

Hongrie : le président tchèque estime que Prague doit réévaluer ses relations avec Budapest

"Selon le président Petr Pavel, la Tchéquie devrait réévaluer ses relations avec la Hongrie, y compris la nature des informations que Prague partage avec Budapest. Il l’a déclaré à la télévision publique tchèque (ČT), en réaction à la publication par plusieurs médias du contenu d’échanges entre les ministres des Affaires étrangères hongrois et russe.

Le ministre tchèque des Affaires étrangères Petr Macinka (Motoristé) a réagi auprès de l’agence ČTK en affirmant que la politique étrangère de la République tchèque est définie par le gouvernement, et non par le président, et que ses opinions ne sont donc pas pertinentes." La suite sur radio.cz

À court de souffle, Viktor Orban n'utilise plus qu'un seul argument de campagne et s'est même emporté de façon très inhabituelle

"Le Premier ministre hongrois, candidat à un 5e mandat d'affilée, peine à faire vibrer les foules comme autrefois. Son seul argument de campagne pour les élections du 12 avril : une théorie du complot pour installer un gouvernement "pro-Ukraine" en Hongrie.

Sur les images publiées sur les réseaux sociaux, la foule semble nombreuse, compacte et enthousiaste. Il s'agit de se montrer plus fort que l'adversaire, à savoir Tisza, le parti de Péter Magyar qui entend faire chuter le Premier ministre Viktor Orban de son trône.

La réalité est moins réjouissante. Trois ou quatre cents personnes à peine s'étaient rassemblées ce mardi soir à Ócsa, une petite ville de dix mille habitants à une trentaine de kilomètres au sud de Budapest. Le temps froid et venteux a sans doute dissuadé des partisans du Fidesz de venir encourager le doyen de la politique hongroise et européenne. Peut-être également les sondages en berne." La suite sur lalibre.be (article payant)

Les pays de l'UE, à l'exception de la Hongrie, s'engagent à "rendre des comptes" pour les crimes de guerre commis en Ukraine.

"Les pays de l'Union européenne, à l'exception de la Hongrie, se sont engagés mardi à garantir une "pleine responsabilité" pour les crimes de guerre que la Russie est accusée d'avoir commis lors de son invasion massive de l'Ukraine.

L'exclusion de la Hongrie intervient dans le cadre d'un différend amer entre Budapest et l'Ukraine au sujet de l'oléoduc Droujba, qui a paralysé un prêt crucial de 90 milliards d'euros à Kyiv. Avant cette dispute, Budapest avait fait part de son profond désaccord sur la politique générale de l'Union européenne.

"La responsabilité est un élément indispensable à une paix globale, juste et durable, ainsi qu'au respect du droit international", ont déclaré les 26 États membres dans une déclaration commune cosignée par l'Ukraine et la haute représentante Kaja Kallas." La suite sur euronews.com

Viktor Orban "s'oppose à toute l'Europe juste pour plaire à Moscou" selon Volodymyr Zelensky: le président ukrainien déplore que la Hongrie bloque encore un prêt européen de 90 milliards d'euros crucial pour l'Ukraine

"Le président ukrainien a affirmé mardi que le prêt européen de 90 milliards euros destiné à l'Ukraine était toujours bloqué par la Hongrie "pour plaire à Moscou".

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé mardi la Hongrie de bloquer un prêt européen crucial de 90 milliards d'euros "juste pour plaire à Moscou", retardant des travaux nécessaires pour réparer les infrastructures endommagées par les frappes russes. "Parce que le paquet de soutien de 90 milliards (d'euros) est toujours bloqué, nous ne pouvons pas utiliser les 5 milliards prévus pour la protection et la reconstruction pour nous préparer", a déclaré Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse au côté de la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.

Des travaux qui devaient débuter au mois de mars ont déjà été repoussés, "tout ça parce qu'une personne en Europe s'oppose à toute l'Europe juste pour plaire à Moscou", a ajouté Volodymyr Zelensky." La suite sur bfmtv.com 

La Hongrie se moque de l'UE et contourne sans complexe le gendarme antifraude européen

"Le gouvernement de Viktor Orbán n'a restitué qu'une part marginale des fonds signalés par l'organisme européen de lutte contre la fraude. L'opposition, elle, réitère ses accusations de corruption à l'encontre du régime au pouvoir.

Selon les données de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF), la Hongrie a récupéré et reversé moins d'un cinquième des fonds identifiés par Bruxelles comme potentiellement frauduleux. À l'approche d'une élection qui s'annonce difficile pour le Premier ministre Viktor Orbán, l'opposition relance ses accusations de corruption systémique.

La question a déjà coûté cher à la Hongrie: en 2022, l'Union européenne (UE) a gelé 27 milliards d'euros de fonds destinés à Budapest, après avoir pointé des connexions politiques jugées «déterminantes» dans l'attribution des marchés publics. Selon la Commission européenne, environ 18 milliards restent encore bloqués. Dans ce contexte, les efforts de restitution apparaissent dérisoires: la Hongrie n'a reversé qu'environ 250 millions d'euros sur près de 1,4 milliard identifiés comme suspects par l'OLAF –soit à peine 18%." La suite sur slate.fr

« Sur les dix artistes les plus prisés des jeunes, neuf sont frontalement anti-gouvernement » : quand la jeunesse hongroise défie Viktor Orbán en chanson

"Depuis quelques années, la scène rap hongroise se montre de plus en plus critique à l'égard d'un gouvernement autoritaire qu'elle veut voir chuter aux législatives du 12 avril. En concert à Budapest, avec des artistes aussi informés qu'engagés.

Vendredi 20 mars, peu après la tombée de la nuit, au bord du Danube. De jeunes Budapestois convergent vers un grand bateau industriel reconverti en lieu culturel, amarré au pied du pont Petöfi, baptisé en l'honneur du grand poète national, une des figures de la guerre d'indépendance de 1848.

Ils viennent assister au concert de Dé : Nash, un des artistes les plus singuliers de la scène musicale hongroise, un rappeur expert du second degré, qui mélange les genres, joue la comédie autant qu'il chante, transforme ses tours de chant en performances." La suite sur lesechos.fr (article payant)

La Hongrie au carrefour des ingérences

"Les législatives en Hongrie méritent plus qu’un regard lointain. Leur résultat aura un impact sur l’avenir proche de l’Union européenne et elles sont déjà le carrefour de nombreuses ingérences et pressions mondiales.

Tant la Russie de Vladimir Poutine que les États-Unis de Donald Trump ont intérêt à ce que Viktor Orbán se maintienne au pouvoir. Le dirigeant hongrois a toujours ouvertement entretenu des liens avec Moscou malgré la guerre en Ukraine et les sanctions internationales. Après des révélations du Washington Post, un consortium de médias est-européens a même démontré l’existence d’une ligne directe entre le ministre des Affaires étrangères hongrois, Peter Szijjarto, et son homologue russe, Sergueï Lavrov. Avec, à la clé, la révélation d’informations stratégiques et cruciales au sein de l’UE." La suite sur lanouvellerepublique.fr

Fuite des échanges Lavrov-Szijjarto : la Hongrie dénonce une "ingérence"

"Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a dénoncé mardi une "ingérence" étrangère dans la campagne pour les législatives en Hongrie, après la publication par des médias de conversations téléphoniques démontrant le soutien qu'il apporte à son homologue russe Sergueï Lavrov quand il siège à Bruxelles.

Évoquant un "très grand scandale", il a fustigé sur Facebook "l'interception de ses appels par des services secrets étrangers, qui les ont rendus publics", "dans l'intérêt de l'Ukraine", une semaine et demie avant les élections.

Mardi, un consortium de médias est-européens, composé de The Insider, VSquare et Delfi, a affirmé que M. Szijjarto, un proche du Premier ministre nationaliste prorusse Viktor Orban, avait fourni en "ligne directe" à Moscou "des informations stratégiques sur des questions cruciales".

"L'amitié de Szijjarto avec Lavrov n'a jamais été documentée auparavant avec des appels téléphoniques fuités démontrant toute l'étendue de leur complicité", selon le consortium.

Il cite un ancien ministre européen parlant d'une "taupe enthousiaste" dans l'Union européenne (UE), au sujet de son homologue hongrois.

"Je suis à votre service", aurait déclaré M. Szijjarto à Sergueï Lavrov." La suite suite sur tv5monde.com

mercredi 1 avril 2026

Législatives hongroises : pourquoi l'Europe rêve de se débarrasser d'Orban

"A deux semaines du scrutin, le Premier ministre hongrois Viktor Orban est en difficulté face à son rival Peter Magyar. Se présentant comme le garant de la paix, il a misé sur une rhétorique hostile à Kiev et Bruxelles, suscitant l'exaspération des Européens qui espèrent sa défaite.

A deux semaines du scrutin, le Premier ministre hongrois Viktor Orban est en difficulté face à son rival Peter Magyar. Se présentant comme le garant de la paix, il a misé sur une rhétorique hostile à Kiev et Bruxelles, suscitant l'exaspération des Européens qui espèrent sa défaite.

C'est une image qui, quoi qu'il arrive, restera dans les annales. Tous les dirigeants assis autour de la table du Conseil européen, écoutant en visio le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Tous sauf un : Viktor Orban, debout et en retrait, ostensiblement hostile et plus que jamais décidé à faire dérailler le sommet et ce prêt promis à Kiev de 90 milliards d'euros - prêt bloqué par son veto.

Cette photo et ce sommet, c'était il y a dix jours à Bruxelles. A la sortie les autres dirigeants européens fulminent, dénonçant "chantage" et "déloyauté". Mais cette fois Viktor Orban n'a pas cédé. Lui qui d'habitude sort du rang pour mieux monnayer ensuite son ralliement a fait du conflit avec Kiev son assurance-vie politique. Impossible de reculer d'ici le 12 avril." La suite sur radiofrance.fr

Soirée des Mardis hongrois de Paris du 31 mars 2026 - Présentation du livre "Budapest" en présence de son autrice Nina Yargekov - Les images

 




















Collusion entre la Russie et la Hongrie : un enregistrement accablant pour la diplomatie hongroise

"Le média d’investigation « The Insider » a publié, mardi, l’enregistrement d’une conversation téléphonique dans laquelle le ministre hongrois des affaires étrangères promet notamment à son homologue russe de retirer de la liste des sanctions européennes la sœur de l’oligarque Alicher Ousmanov. 

Si la Hongrie est suspectée depuis longtemps d’agir comme un cheval de Troie de la Russie dans l’Union européenne (UE), c’est la première fois qu’un enregistrement aussi accablant est rendu public. Dans une conversation téléphonique publiée mardi 31 mars par le média d’investigation The Insider, le ministre hongrois des affaires étrangères, Péter Szijjarto, affiche sa déférence envers son homologue russe, Sergueï Lavrov, en discutant des sanctions prises au niveau européen en représailles de l’invasion de l’Ukraine.

Cet échange, qui remonte au 30 août 2024, confirme les révélations du Washington Post, qui a affirmé, le 21 mars, que la Hongrie, depuis des mois, rapportait à Moscou toutes les discussions autour de la table du Conseil, à Bruxelles. Dans cet échange téléphonique, on entend d’abord le ministre hongrois, qui s’est rendu 16 fois à Moscou depuis 2022, s’inquiéter du fait de savoir « s[’il a] dit quelque chose de mal » dans les médias russes après une nouvelle visite sur place, avant de discuter avec Sergueï Lavrov de la liste des..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Face au cas Orban, jugé trop proche du Kremlin, les Européens restent démunis

"Alors que le premier ministre hongrois, proche du Kremlin, met son veto à une nouvelle aide à l’Ukraine, les Européens font le pari que leurs relations avec Budapest rentreront dans l’ordre après les élections législatives du 12 avril.

La scène a été photographiée dans la salle du Conseil européen, à Bruxelles, le 19 mars. Au premier plan, Viktor Orban se tient debout, les bras écartés, posés sur un bureau. Il toise ses vingt-six homologues, assis, un peu plus loin, autour d’une grande table ovale, en train de suivre sur un écran l’intervention de Volodymyr Zelensky. Certes, le premier ministre hongrois se lève régulièrement pendant les réunions pour s’étirer, car il souffre du dos.

Mais, cette fois, confie-t-on au Conseil, il est resté « hors champ » pendant tout l’échange avec Kiev, afin que les caméras ne puissent renvoyer son image au président ukrainien. Le message était clair : pas question que Budapest apporte son soutien au prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, alors que les Vingt-Sept, y compris la Hongrie, s’y étaient unanimement engagés, le 19 décembre 2025.

En revenant sur sa parole, Viktor Orban a franchi « une ligne rouge », et c’est « inacceptable », a, depuis, martelé le président du Conseil européen, Antonio Costa. Ce revirement − un « acte flagrant de déloyauté », a jugé le chancelier allemand, Friedrich Merz ; une « trahison », a tranché le premier ministre finlandais, Petteri Orpo − a exaspéré à Bruxelles, comme dans la plupart des capitales européennes. Les révélations qui ont suivi, selon lesquelles le ministre des affaires étrangères hongrois, Péter Szijjarto, informe son homologue russe, Sergueï Lavrov, de tout ce qui se passe dans les arcanes bruxellois et tente parfois d’y défendre les intérêts de..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

mardi 31 mars 2026

Hongrie, le laboratoire de l'extrême droite européenne


"Inspirant l’extrême droite en Europe, Viktor Orban, le premier ministre hongrois, a aussi accompagné sa poussée. De sa conquête du pouvoir à la multiplication de ses émules, Feurat Alani ("Le parfum d’Irak") explore cet inquiétant phénomène, à la veille des législatives dans son pays.

À l’origine, le Fidesz, son petit mouvement étudiant créé en 1988, ne jure que par la liberté et la démocratie. Mais alors que Viktor Orban, élu député deux ans plus tard, ne dissimule plus ses ambitions démesurées, son parti amorce une dérive conservatrice. Idéologie, organisation et ressources financières… : le jeune leader veut tout contrôler. Premier ministre à seulement 35 ans, en 1998, battu face à la gauche quatre ans plus tard, il s’emploie à construire un réseau de médias à sa solde pour reconquérir le pouvoir. La récession en Hongrie, consécutive à la crise financière de 2008, va l’y aider. Viktor Orban s’allie alors avec l’extrême droite (la mouvance néonazie du Jobbik) et met en place un régime autocratique en s’appuyant sur une nouvelle Constitution. Avec son ami d’enfance, le businessman Lorinc Meszaros, qui règne sur un vaste empire économique, il multiplie les prises illégales d’intérêt, étouffe la presse indépendante et place des proches à la tête de toutes les autorités du pays. Si l’Union européenne l’accuse d’irrégularités systémiques et lui reproche sa passivité face à la corruption, l’indéboulonnable premier ministre poursuit sa mainmise sur l’économie. Se posant en défenseur de l’Europe face à Angela Merkel sur la question migratoire, le chantre de l’illibéralisme développe depuis une idéologie identitaire et se forge une notoriété auprès d'une extrême droite internationale qui ne cesse d’étendre sa toile.

Le modèle Orban
Retraçant le parcours de cet autocrate, qui s’est maintenu au pouvoir quatre fois d’affilée, Feurat Alani montre comment la Hongrie est devenue le laboratoire de l’extrême droite européenne, les leaders nationalistes et populistes s’inspirant de son modèle. Dans son sillage, Giorgia Meloni, présidente du Conseil en Italie depuis 2022, a ainsi mené une offensive contre la presse pour imposer ses réseaux sociaux et réformé la Constitution et la justice. En Autriche, Viktor Orban s’immisce directement dans le système, en finançant notamment la webtélé AUF1, à l’heure où le FPÖ radicalisé de Herbert Kickl s’impose comme le premier parti, même si, faute d’alliances avec les conservateurs, il ne dirige pas encore le pays. En Espagne, Vox s’affirme comme une force politique majeure, quand en France, le Rassemblement national est aux portes du pouvoir – Marine Le Pen a d’ailleurs obtenu un prêt de 10,6 millions d’euros auprès du premier ministre hongrois pour financer sa campagne de 2022. L’exploration d’un phénomène aussi redoutable que contagieux derrière lequel se cache la main du tout-puissant Orban, dont l’avenir dépend toutefois du résultat des législatives du 12 avril 2026 en Hongrie."

Réalisation : Feurat Alani
Pays France
Année 2025
53 min
Disponible jusqu'au 03/10/2026
À la télévision le mercredi 8 avril à 00:05

A regarder sur arte.tv

Législatives du 12 avril : quel destin pour la Hongrie ?

"Deux semaines avant les législatives en Hongrie, la campagne se durcit. Le Premier ministre sortant, Viktor Orbán, au pouvoir depuis près de 16 ans et distancé dans les sondages, accuse le Tisza de servir les intérêts de l'UE et de l'Ukraine. Ses adversaires, quant à eux, reprochent à l'exécutif d'occulter les problèmes du pays. De son côté, Bruxelles examine les allégations selon lesquelles le ministre hongrois des Affaires étrangères aurait relayé des informations européennes confidentielles à Moscou.

Népszava (HU) /28 mars 2026

Un Premier ministre acculé

Orbán semble avoir perdu l'usage de la parole, estime Népszava :

«Manifestement, le Premier ministre ne croit ni les sondages ni les grandes tendances annoncés : il n'a pas dit un mot sur les prévisions de l'institut de sondage le plus fiable [Medián], qui annonce un Parlement bipartite. … Cette constellation ne reflète pas, idéologiquement, l'ensemble de la société hongroise, mais cela, les chiffres de Medián ne le montrent pas. Ce qu'ils montrent, c'est surtout qu'en deux ans, un nouveau parti politique a su rassembler derrière lui la majorité des électeurs, avec pour simple message la nécessité pour Orbán de s'en aller – un message auquel Orbán a du mal à répondre de manière judicieuse.» La suite sur eurotopics.net

Critique «Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge», pièce d’identités

"Dans une mise en scène riche et maîtrisée, Margaux Eskenazi questionne sa judéité en dialogue avec l’œuvre de l’écrivain hongrois Imre Kertész et souligne une identité en mouvement.

Que signifie être juif ? Alors que les extrêmes droites européennes réécrivent le passé, jouant sans vergogne la partition révisionniste, face au retour d’un antisémitisme décomplexé et aux instrumentalisations de celui-ci, cette interrogation existentielle avait tout d’un terrain miné. Pas de quoi effrayer pour autant Margaux Eskenazi qui ne cesse de confronter son théâtre au long cours aux enjeux politiques les plus épineux de l’époque. Après son triptyque consacré aux amnésies coloniales, la metteuse en scène ouvre un nouveau chantier de recherche pour questionner sa judéité en dialogue avec l’œuvre d’Imre Kertész.

Couches narratives enchâssées jusqu’au vertige

Dans Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge, ce dialogue n’est pas seulement métaphorique. Convoqué sous la forme d’un dibbouk (âme errante) attaché au personnage de Rosa – double de l’autrice –, l’écrivain hongrois débarque en chair et en os. La polysémie de cette figure offre une image en miniature de la richesse du travail de Margaux Eskenazi. A elle seule, celle-ci a le pouvoir de nous plonger immédiatement dans la culture populaire ashkénaze, d’incarner, sans avoir à la souligner didactiquement, l’actualité des romans de Kertész, lui qui, revenant sans cesse à l’expérience concentrationnaire pensait «plutôt à l’avenir qu’au passé».

Elle officie aussi comme une porte dérobée qui permet aux six comédiens de glisser, en toute fluidité, d’un rôle à l’autre, d’une couche narrative à la suivante. Enchâssées jusqu’au vertige, ces dernières sont au..." La suite sur liberation.fr (article payant)

Cinq pays de l’UE accusés de démantèlement de l’État de droit: la Belgique qualifiée de “pays en déclin”

"L’État de droit fait l’objet d’attaques “systématiques” dans cinq pays européens, constate un rapport qui pointe également plusieurs États “en déclin”, dont la Belgique.

La Hongrie, l’Italie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Croatie érodent “systématiquement et intentionnellement” l’État de droit, affirme l’Union pour les libertés civiles en Europe (“Liberties”) dans un rapport s’appuyant sur les constatations de 40 ONG.

À l’inverse, seul un pays, la Lettonie, est classé parmi ceux travaillant “ardemment” pour défendre l’État de droit. Tous les autres se retrouvent dans des catégories intermédiaires, à savoir parmi les pays “stagnants” ou “en déclin”.

L’extrême droite et le populisme pointés du doigt

Dans son rapport, “Liberties” constate que l’arrivée au pouvoir du gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni en Italie et du populiste et pro-russe Robert Fico en Slovaquie a marqué des tournants dans leurs pays respectifs. Depuis, l’État de droit a été sapé, à l’instar de ce qui se faisait déjà en Hongrie avec Viktor Orbán." La suite sur 7sur7.be

Élections législatives en Hongrie : large soutien à Péter Magyar au sein du parlement européen

"Une grande majorité des législateurs européens se disent favorables au leader de l'opposition malgré les récentes frictions sur des questions telles que l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur.

À deux semaines des élections en Hongrie, la campagne s'intensifie également à Bruxelles.

Alors que la Commission européenne fait profil bas pour éviter toute controverse, les législateurs européens s'expriment.

Au sein du Parlement européen, de nombreux députés sont opposés au Premier ministre Viktor Orbán et, dans une certaine mesure, favorables au leader de l'opposition Péter Magyar, malgré les récentes frictions sur des questions telles que l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur." La suite sur euronews.com

« A. Babiš moins tenté de sortir du mainstream européen en cas de défaite de V. Orbán aux élections »

"Les élections législatives en Hongrie, prévues le 12 avril, sont suivies de près en Tchéquie, tant leurs répercussions pourraient dépasser les frontières du pays. Prague observe notamment avec attention l’évolution en cours à Budapest, dans un contexte régional marqué par des équilibres politiques mouvants.

Au cœur de ces enjeux : le groupe de Visegrád, qui rassemble quatre pays d’Europe centrale - la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la Tchéquie -, mais dont la cohésion est régulièrement mise à l’épreuve par des divergences politiques, surtout depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022.

À Prague, la question est d’autant plus sensible que le gouvernement tchèque est aujourd’hui une coalition réunissant le mouvement ANO d’Andrej Babiš, le parti nationaliste SPD de Tomio Okamura et les Automobilistes - trois formations qui, à des degrés divers, affichent une certaine proximité avec la ligne politique de Viktor Orbán." La suite sur radio.cz

Élections en Hongrie: malgré les sondages, pourquoi la partie est loin d’être gagnée pour l’opposition

"Si l’opposition hongroise dispose d’une confortable avance dans les sondages au niveau national, elle est loin d’être assurée de décrocher une majorité parlementaire aux élections législatives du 12 avril 2026. Car le système électoral est très favorable au Fidesz du Premier ministre Viktor Orban.

Malgré le temps maussade, ils sont peut-être un millier à se masser devant la mairie de Gyál pour assister au meeting de Peter Magyar ​​​​​​, à une trentaine de minutes d'autoroute de Budapest.

Des familles se prennent en selfie, un homme aux cheveux blancs promène un drapeau européen monté sur la bannière hongroise. Si ce n'est la ferveur, l’émotion de voir celui qui pourrait incarner le changement après seize ans de règne de Viktor Orban, se lit sur certains visages. 

Avant cette campagne, ni Gabor, 70 printemps, ni Kristina, la quarantaine, ne s'étaient jamais préoccupés de politique. Mais aujourd'hui, ils font partie des bénévoles de Tisza, le jeune parti apparu il y a deux ans derrière son leader, ancien du Fidesz, et qui menace plus que jamais le pouvoir du Premier ministre. « J’ai trois enfants, alors il le faut bien ! », sourit Kristina en s'affairant sur le petit stand, où elle distribue quelques goodies avant l’arrivée du candidat de la droite libérale pro-européenne qui porte désormais les espoirs de l'opposition hongroise.

Loin de Budapest, là où se jouent les élections

Gyál, banlieue pavillonnaire aux portes de Budapest, est gouvernée par un maire Fidesz et, depuis 2010, le parti nationaliste conservateur de Viktor Orban est toujours arrivé en tête dans la circonscription. Mais Peter Magyar sait que c'est dans ce genre de circonscriptions, périurbaines et surtout dans les régions rurales, bastions du Fidesz, que se joueront les élections." La suite sur rfi.fr

Hongrie : comment Orbán a consolidé son pouvoir et pourquoi il pourrait le perdre

"Par Corentin Léotard ET Ugo Palheta

Des élections législatives sont prévues en Hongrie le 12 avril prochain. Au pouvoir depuis 2010 et modèle d'une partie des extrêmes droites mondiales, Viktor Orbán pourrait cette fois être battu par un ancien membre de son parti, Péter Magyar, soutenu par une coalition hétéroclite. Pour revenir sur les politiques mises en œuvre par Orbán, comprendre son emprise sur la société hongroise, ce qu'est la vie en Hongrie après ces seize années de domination d'une force à la fois pro-capital, réactionnaire et xénophobe, mais aussi les facteurs qui rendent malgré tout incertaines les élections à venir, Ugo Palheta reçoit le journaliste Corentin Léotard. Vivant à Budapest depuis plus d’une quinzaine d’années, il est le rédacteur en chef du Courrier d'Europe centrale et a notamment publié des articles pour le Monde Diplomatique, Mediapart ou encore La Croix. Enregistrement et mixage : Aurélien Thome." Podcast à écouter (78min) sur spectremedia.org 

lundi 30 mars 2026

Concert du Duo Korossy Osztrosits Salle des fêtes Mairie du 6ème samedi 11 avril 2026 à 15h00


Salle des fêtes - Mairie du 6ème, 78 Rue Bonaparte, 75006 Paris

En collaboration avec l’Institut Liszt - Centre Culturel Hongrois Paris, la Mairie du 6ᵉ arrondissement accueillera prochainement deux jeunes talents hongrois du violon, Csongor Korossy-Khayll et Éva Osztrosits.
 Ces musiciens, déjà distingués par de nombreux prix en Hongrie et à l’international, poursuivent chacun des carrières prometteuses, tant en soliste qu’en musique de chambre.
Programme :
Béla Bartók : 44 Duos pour deux violons, Sz. 98 – sélection (nos 44, 19, 16, 28, 43, 36, 21, 42)
Jean-Marie Leclair : Sonate pour deux violons, op. 3 n°5
György Kurtág : Signes, jeux et messages pour violon – sélection (Perpetuum mobile/a, Panaszos nóta, Kromatikus feleselős, Népdalféle, In memoriam László Mensáros)
Johann Sebastian Bach : Adagio et Fugue en sol mineur
Sergueï Prokofiev : Sonate pour deux violons, op. 56
Georg Philipp Telemann : Fantaisie en ré majeur pour violon seul, n°10, TWV 40:23
Béla Bartók : 44 Duos pour deux violons, Sz. 98 – seconde sélection (nos 17, 38, 37, 10, 35, 39)
Entrée libre
Dans la limite des places disponibles 

Les Mardis hongrois de Paris invitent Nina Yargekov le 31 mars 2026 à 20h15 pour la présentation de "Budapest" au café Le Zimmer

 

La soirée sera animée par Florence Schreiber qui mènera l'entretien en compagnie de l'autrice, Nina Yargekov

- Discussion et signature
- Vente du livre sur place

Résumé
" On n'a pas le droit d'être totalement malheureux quand on a la chance d'habiter à Budapest "
Vous pensiez passer des vacances tranquilles en Suisse ? Et bien c'est raté, car une exilée hongroise aux airs de comtesse vous confie une mission : filer à Budapest pour tirer son petit-neveu de la déprime grâce à un bocal d'air révolutionnaire de 1956. Vous voilà à découvrir bains néobaroques, paprika magique, subtilités politiques et humour noir magyar. Attachez vos ceintures, car ce Budapest va vous secouer, vous éblouir et vous montrer comment une ville peut être un rempart flamboyant au populisme.
Date de sortie en librairie le 19/03/26
Editeur L'arbre Qui Marche
Collection Premier Voyage
Nombre de pages 160

Évènement Facebook

Café Le Zimmer 1, place du Châtelet 75001 Paris

La coopération sino-hongroise stimule le développement de la technologie automobile (MAE hongrois)

"Le ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, Peter Szijjarto, a déclaré vendredi que la coopération avec la Chine avait aidé la Hongrie à devenir un leader dans la révolution technologique mondiale de l'automobile.

S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture de l'usine de phase II de la société chinoise Huashuo à Miskolc, dans le nord-est de la Hongrie, Szijjarto a déclaré que la Hongrie offre « les meilleures conditions en Europe pour la coopération entre les entreprises de l'Est et de l'Ouest ». Il a ajouté que la Hongrie est devenue la première destination des investissements chinois en Europe, attirant plus de 30 % de ces investissements l'année dernière.

L'investissement de Huashuo, d'un montant de 80 milliards de forints (240 millions de dollars américains), devrait créer environ 1 000 nouveaux emplois à Miskolc. L'usine produira environ 2 millions de composants automobiles par an en utilisant exclusivement de l'aluminium recyclé. « Cet investissement renforcera sans aucun doute la position de Miskolc dans la nouvelle ère de l'industrie automobile électrique », a déclaré Szijjarto." La suite sur chinedirect.net

Le bastion rural hongrois face à l’incertitude électorale

"À quelques semaines du scrutin législatif, les campagnes, traditionnellement acquises au pouvoir, traversent une période de doute. Les promesses de stabilité se heurtent aux préoccupations économiques et à l’émergence d’une nouvelle offre politique.

Les poteaux électriques du village de Pusztavacs, au cœur de la Hongrie, sont recouverts d’affiches. Cette profusion de messages politiques s’adresse à une population longtemps considérée comme un socle inébranlable du parti au pouvoir. Les localités rurales, où réside près de la moitié de la population, ont en effet constitué pendant seize ans un rempart électoral pour le Fidesz. Les observateurs estiment que le résultat du prochain vote se décidera précisément dans ces territoires." La suite sur lesinguliersete.fr

Adieu Viktator - En « Orbánistan », tout est pouvoir, corruption et mensonges

"Budapest, envoyé spécial

Détournements, stade géant et zèbres privés : autour du tout-puissant Premier ministre hongrois, une oligarchie s’est enrichie en accaparant une partie du pays. 

dimanche 29 mars 2026

Cocotte - Un film de György Pálfi dans les salles à partir du 13 mai 2026


Film
de György Pálfi · 1 h 36 min · 13 mai 2026 (France)

Genres : Aventure, Drame

Pays d'origine : Allemagne, Grèce, Hongrie

Fiche technique

À grand pouvoir, grandes responsabilités - mais si l’héroïne était une poule ? Échappée d’un élevage industriel, elle trouve refuge dans la cour d’un restaurant en ruine. Là, elle découvre l’amour, défie la loi du bec et se bat pour protéger ses œufs. Sa quête, tendre et ironique, résonne avec les combats silencieux et petits arrangements de la vie humaine...

Source : senscritique.com

L'Ascension Culinaire de Budapest : Des Racines Simples aux Étoiles Michelin

"La scène gastronomique de la capitale hongroise émerge

L'Ascension Culinaire de Budapest : Des Racines Simples aux Étoiles Michelin

Budapest, longtemps célébrée pour son architecture époustouflante, ses sources thermales thérapeutiques et son riche héritage communiste, se forge désormais une nouvelle identité sur la scène mondiale : un centre florissant pour la haute gastronomie. Ces dernières années, la scène culinaire de la capitale hongroise a attiré une attention internationale considérable, allant au-delà de ses offres culinaires traditionnelles pour embrasser l'innovation et le prestige. Cette transformation remarquable signale un changement dynamique dans le paysage culturel et économique de la ville.

Le rythme de cette évolution culinaire est particulièrement frappant. Il y a seulement neuf ans, la Hongrie obtenait sa première étoile Michelin, une étape qui a depuis été considérablement dépassée. Aujourd'hui, Budapest abrite six établissements étoilés Michelin, dont deux nouvelles distinctions décernées au cours des 12 derniers mois seulement. Cette ascension rapide souligne une profonde révolution culinaire qui déferle sur la 'Perle du Danube', largement propulsée par un nombre record de touristes et une économie nationale robuste.

Le critique gastronomique hongrois Andras Jokuti fournit un contexte historique crucial, expliquant les origines pragmatiques de la cuisine du pays. « La Hongrie a toujours été un pays assez pauvre », note Jokuti. « L'objectif principal de la cuisine hongroise était donc de survivre. Il était très important d'avoir beaucoup de protéines et de glucides – elle était basée sur la pomme de terre et la viande. » Surmonter cette perception profondément enracinée de la nourriture comme simple subsistance a été un processus prolongé, mais la tendance s'oriente désormais clairement vers la sophistication culinaire." La suite sur ekhbary.com

BUDAPEST : Sziget Festival 2026 – Skepta, Jorja Smith et Peggy Gou rejoignent l’affiche

"Le festival Sziget a dévoilé plus de 50 nouveaux noms pour son édition 2026, confirmant la présence de Skepta, Jorja Smith et Peggy Gou.

Le Sziget Festival, l’un des plus grands rendez-vous musicaux et culturels d’Europe, a enrichi sa programmation pour l’édition 2026 avec l’annonce de plus de cinquante nouveaux artistes. Se déroulant du 11 au 15 août sur l’île d’Óbuda à Budapest, surnommée pour l’occasion « l’Île de la Liberté », l’événement continue de promettre une expérience immersive et éclectique. Ces nouveaux noms rejoignent une liste déjà prestigieuse comprenant des têtes d’affiche comme Zara Larsson, Bring Me The Horizon et SOMBR, consolidant l’attrait international du festival.

Une programmation éclectique qui prend forme 

Parmi les confirmations les plus attendues, le rappeur nigérian-britannique Skepta apporterá son énergie singulière sur la scène principale. Il sera accompagné de la chanteuse britannique Jorja Smith, reconnue pour son mélange subtil de soul, de R&B, de jazz et de pop. La scène électronique n’est pas en reste avec l’arrivée de la DJ et productrice sud-coréenne Peggy Gou, devenue une figure incontournable du circuit mondial. Cette nouvelle vague d’artistes inclut également des noms qui marqueront l’été, comme la chanteuse britannique Natasha Bedingfield, portée par le succès renouvelé de son titre culte « Unwritten ». Les pionniers belges de l’électro-rock Soulwax et le producteur allemand BUNT., tous deux célèbres pour leurs performances live électrisantes, sont également annoncés, tout comme le duo new-yorkais Fcukers. Sigrid, HAAi, Ana Frango Elétrico, Rossi. et Black Country, New Road complètent une affiche résolument variée." La suite sur presseagence.fr

Hongrie: organisation d’une collecte de fonds pour un lanceur d’alerte dans une affaire d’espionnage

"Plus de 20.000 personnes avaient participé samedi à une collecte de fonds en faveur de Bence Szabo, un ex-policier hongrois ayant dénoncé une opération secrète visant, selon lui, l’opposition du Premier ministre Viktor Orban, à deux semaines des législatives du 12 avril." La suite sur mediapart.fr (article payant)

Élections en Hongrie : Le « moment Ceaușescu » de Viktor Orbán ?

"Une atmosphère de fin de règne plane sur la Hongrie à l’approche des élections législatives du 12 avril.

Le satrape a craqué. Vendredi soir lors de son meeting à Győr, s’adressant aux contre-manifestants TISZA qui scandaient des « Mocskos Fidesz! », Viktor Orbán a perdu ses nerfs : « Vous êtes du côté des Ukrainiens, vous voulez un gouvernement pro-Ukraine, qu’on prenne l’argent des Hongrois pour l’envoyer en Ukraine ! »

Absolument rien de nouveau dans la brutalité de cette rhétorique du bouc-émissaire. Si ce n’est le ton inhabituel avec lequel la diatribe a été proférée : on y décèle l’emportement et la colère, très loin de la « force tranquille », du « calme stratégique » et du « choix sûr », les slogans du Fidesz. Mais on y décèle aussi l’incompréhension et l’impuissance de celui qui a perdu son aura, qui n’arrive plus à hypnotiser les foules et sent la fin proche. Telle une Elena Ceaușescu qui s’en prend aux soldats s’apprêtant à la fusiller.

Bien sûr, la comparaison historique est abusive et fera bondir – à raison – quiconque s’occupe de sciences politiques. Il reste que c’est le sentiment très partagé qui prévaut à l’heure actuelle dans une Hongrie qui se sait à un tournant historique, au bord de la crise de nerfs, tiraillée entre la peur du saut dans le vide ressentie par les partisans du Fidesz, et l’espoir mêlé d’inquiétude par ceux de Tisza." La suite sur courrierdeuropcentrale.fr

samedi 28 mars 2026

Hongrie : les enjeux des élections législatives du 12 avril 2026

"Le Premier ministre Viktor Orbán fait face à une opposition grandissante avant le vote du dimanche 12 avril qui renouvèlera pour quatre ans les 199 membres de l'Assemblée nationale. Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paul Gradvohl revient sur les enjeux de ce scrutin décisif.

Premier ministre de 1998 à 2002, puis depuis 2010, Viktor Orbán est en mauvaise posture politique. Son adversaire, Péter Magyar, député européen de centre droit, le devance dans les sondages et il dénonce une corruption généralisée autour du cofondateur national-conservateur et de droite populiste du mouvement Fidesz-Union civique hongroise (Fidesz-MPSZ).

"Kleptocratie" : 28 milliards d'euros de marchés publics ont été empochés par des proches de Viktor Orbán, révèle une enquête du Financial Times. "Près de la frontière entre la Hongrie, la Croatie et la Serbie, un pont de 747 millions d'euros, qui enjambe le Danube, y est construit par une société appartenant à László Szíjj, partenaire commercial du plus vieil ami du Premier ministre Viktor Orbán", explique le Financial Times. "Szíjj, dont les yachts de luxe ont accueilli de hauts responsables gouvernementaux, possède des sociétés qui ont remporté une multitude de contrats" d'une valeur qui frôle les 8 milliards d'euros depuis l'élection d'Orbán en 2010, soit bien plus, ajoute le Financial Times, que les "247 millions d'euros d'appels d'offres remportés au cours des cinq années précédant l'élection d'Orbán. [László Szíjj] fait partie des 13 hommes proches du Premier ministre hongrois dont les entreprises ont commencé à remporter une part importante des marchés publics hongrois après l'élection d'Orbán. [...] Au total, ils ont empoché plus de 28 milliards d'euros de marchés publics entre 2010 et fin 2025, seuls ou au sein de consortiums, soit une moyenne de 1,8 milliard d'euros par an. Durant les cinq années précédant l'arrivée au pouvoir d'Orbán, ils n'ont remporté qu'un tiers de cette moyenne annuelle : 608 millions d'euros", détaille le Financial Times qui a enquêté sur près de 350 000 contrats. "Le système d'Orbán est une kleptocratie. L'élite détourne les fonds publics, profitant de l'absence d'État de droit", résume, dans les pages du Financial Times, l'économiste István János Tóth, à la tête du Centre de recherche sur la corruption de Budapest, qui a étudié ce système pour la Commission européenne. C'est aussi ce que dénonce Péter Magyar, ex-du Fidesz, rappelle le Washington Post. À 44 ans, celui qui dirige désormais le parti d'opposition Tisza a une grande capacité de mobilisation pendant cette campagne, relève le journal en ligne EU Observer : "Magyar est généralement accueilli par des foules enthousiastes, et même dans les petites villes autrefois dominées par le Fidesz, des centaines de personnes se rassemblent pour ses événements. Il a également été accueilli par des foules importantes dans les grandes villes où le Fidesz bénéficiait auparavant de fortes majorités." La suite et à écouter (5min) sur radiofrance.fr

Législatives en Hongrie : «La question n’est plus la gauche ou la droite, mais pour ou contre Orbán»

"À l'approche des élections législatives hongroises qui se tiendront le 12 avril, la fin du régime de Viktor Orbán n'a jamais semblé si proche. Le Premier ministre hongrois d’extrême droite, en fonction depuis 2010, et sa formation, le Fidesz, sont donnés perdants dans les sondages face à Péter Magyar, représentant du Parti Respect et liberté, Tisza (centre droit). Pour mieux comprendre les enjeux de ces élections, NVO.fr a demandé à Corentin Léotard, journaliste basé en Hongrie, rédacteur en chef du

Pour comprendre l'enjeu de ce vote, tout d'abord, peut-on dire que Viktor Orbán est vraiment menacé par ces élections législatives ?

Oui, clairement, il vit sa campagne électorale la plus difficile. La majorité des sondages donne une avance confortable au parti concurrent, Tisza. On voit aussi qu’il y a une vraie dynamique du côté de l’opposition, notamment avec des rassemblements massifs. Les dernières grosses manifestations étaient toujours à l’avantage du parti Tisza qui arrivait à rassembler plus de monde que le Fidesz, le parti politique d'Orbán. De plus on constate aussi des signaux faibles, par exemple les grands entrepreneurs proches du parti d’Orbán commencent à sortir les capitaux du pays. Même au sein du parti Fidesz on commence à dire, ce qui n’était pas du tout dans le discours habituel, que même si on perd les élections, le soleil se lèvera le lendemain. On sent clairement une fébrilité." La suite sur nvo.fr 

« C’est fini camarade ! » : en Hongrie, l’opposant Péter Magyar dénonce « le système de criminalité » au pouvoir

"DÉCRYPTAGE - À deux semaines du scrutin législatif, les révélations d’un capitaine de police, dont les services espionnaient le parti d’opposition, attisent la campagne de Péter Magyar contre le gouvernement de Viktor Orbán.

Les bains de foule de Péter Magyar lors de ses quatre meetings par jour dans les petites localités du pays donnent des sueurs froides à ses partisans et à son petit service de sécurité. Mais l’opposant en tête dans les sondages, qui promet un « changement de régime » aux législatives du 12 avril et de traduire en justice les corrompus de ce qu’il nomme le « système de criminalité national », ne veut pas de protection policière et encore moins du gilet pare-balles que veut lui faire porter son entourage. La volonté de dramatiser est manifeste, mais elle traduit aussi la forte tension qui enveloppe les derniers jours de campagne, alors qu’intrigues et manipulations s’accumulent.

Un enquêteur spécial du département cybercriminalité de l’Agence nationale d’investigation (NNI) a livré un témoignage au médiaDirekt36 qui a fait l’effet d’une bombe. Une agence des services secrets a, selon lui, mené une opération destinée à faire main basse sur le système informatique du parti Tisza de Péter Magyar…" La suite sur lefigaro.fr (article payant)

La Hongrie perd 1 milliard de dollars suite à l’arrêt des livraisons de gaz à l’Ukraine

"Principaux renseignements
  • Un éventuel arrêt des livraisons de gaz hongrois à l’Ukraine coûterait plus d’un milliard de dollars (870 millions d’euros) à Budapest.
  • Selon les autorités ukrainiennes, le pays est prêt à faire face à d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement.

La Hongrie pourrait subir une perte de plus d’un milliard de dollars si elle décidait de cesser de fournir du gaz à l’Ukraine. C’est ce qu’a déclaré mercredi le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères. Pour l’instant, les importations en provenance de Hongrie restent inchangées malgré les tensions persistantes.

Diversification

Selon les autorités ukrainiennes, le pays est prêt à faire face à d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement. Elles mettent en avant la diversification de leurs sources d’énergie et leur capacité à trouver d’autres fournisseurs. Cette stratégie de diversification a été mise en place en réponse à l’invasion russe, afin de garantir l’indépendance énergétique de l’Ukraine." La suite sur businessam.be

L'UE espère que les élections hongroises mettront fin aux blocages d'Orban

"Peu de dirigeants européens regretteront le départ du Premier ministre hongrois Viktor Orban si jamais il perdait les élections du 12 avril, au vu de ses capacités d'obstruction répétées - notamment dans tout ce qui touche l'aide à l'Ukraine - et sa proximité avec Moscou et l'administration Trump.

Ceci étant dit, ils ne s'attendent pas non plus à ce que le rival de Viktor Orban, s'il est élu, change du tout au tout la position de Budapest vis-à-vis de l'Union européenne et rende les choses faciles.

La plupart des sondages d'opinion suggèrent que le parti nationaliste Fidesz de Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010, pourrait être battu par le parti Tisza (centre-droit) dirigé par Peter Magyar." La suite sur boursorama.com

Un scandale d’écoute téléphonique secoue la campagne hongroise, le gouvernement dépose une plainte pour espionnage

"Les enregistrements clandestins sont désormais le signe distinctif de la campagne électorale en cours en Hongrie.

La campagne électorale houleuse en Hongrie a pris un nouveau tournant inattendu après qu’un enregistrement divulgué, qui relierait un éminent journaliste d’investigation à des services de renseignement étrangers, a poussé le gouvernement à déposer une plainte pour espionnage contre ce dernier.

Le ministère hongrois de la Justice a déposé une plainte pénale contre le journaliste d’investigation Szabolcs Panyi pour suspicion d’espionnage, a déclaré jeudi Gergely Gulyás, chef du cabinet du Premier ministre. Le Premier ministre Viktor Orbán a également ordonné une enquête immédiate sur les écoutes téléphoniques présumées du ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó, à la suite d’un enregistrement impliquant Panyi dans des contacts avec un acteur étatique étranger.

Panyi a rejeté ces accusations, les qualifiant de « totalement sans précédent » dans un État membre de l’UE, les comparant aux pratiques en vigueur dans « la Russie de Poutine, en Biélorussie et dans des régimes similaires »." La suite sur euractiv.fr

Le gouvernement hongrois porte plainte contre un journaliste qu’il accuse d’espionnage au profit de l’Ukraine

"Une enquête du journaliste d’investigation Szabolcs Panyi révèle que le ministre des Affaires étrangères hongrois aurait transmis des informations à Moscou au sujet de l’Ukraine.

Ses révélations sur les liens entre Budapest et Moscou lui ont valu une plainte pour espionnage. Le journaliste d’investigation de VSquare, Szabolcs Panyi, a mis en colère le gouvernement de Viktor Orbán en enquêtant sur des accusations visant le ministre des Affaires étrangères hongrois Péter Szijjártó. Ce dernier est pointé pour avoir partagé des informations confidentielles de réunions européennes avec son homologue russe Sergei Lavrov.

Le ministre hongrois a d’abord nié, avant de reconnaître des échanges qualifiés de « diplomatiques ». Mais selon l’opposant à Viktor Orbán, Péter Magyar, les allégations pourraient constituer une trahison si elles étaient confirmées." La suite sur leparisien.fr 

vendredi 27 mars 2026

José Manuel Barroso estime que Bruxelles peut exclure la Hongrie des discussions importantes de l'UE

"L'ancien président de la Commission européenne estime que l'Union européenne est en mesure de lancer une procédure d'infraction contre Budapest.

Le président du Conseil européen, António Costa devrait exclure la Hongrie des discussions les plus importantes si Budapest ne parvient pas à clarifier ses communications avec Moscou, affirme José Manuel Barroso à Euronews.

Le Ministre hongrois des Affaires étrangères a reconnu avoir eu des échanges avec son homologue russe en marge de sommets européens." La suite sur euronews.com

En Hongrie, la campagne électorale polluée par les accusations d’espionnage et d’interférence

"Le gouvernement de Viktor Orban a porté plainte pour « espionnage » contre un célèbre journaliste qui enquêtait sur les liens troubles entre le premier ministre nationaliste et la Russie. 

Bien que déjà habitués aux accusations du pouvoir sur les supposées opérations d’ingérence ukrainienne dans leur vie politique, les Hongrois ont vu la campagne électorale pour les élections législatives du 12 avril basculer dans une ambiance délétère, jeudi 26 mars. Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole du gouvernement nationaliste de Viktor Orban, Gergely Gulyas, a en effet annoncé que les autorités avaient décidé de porter plainte pour « espionnage » contre le plus célèbre des journalistes d’investigation de ce pays d’Europe centrale, Szabolcs Panyi.

Spécialisé dans les questions de sécurité et de renseignement, ce reporter qui a été visé dans le passé par le logiciel de surveillance israélien Pegasus et a collaboré à plusieurs enquêtes sur la Hongrie avec Le Monde, a multiplié ces dernières semaines les révélations sur des opérations d’influence russes visant à soutenir la réélection de M. Orban, qui est notoirement proche de Vladimir Poutine. En réponse à ces accusations, le pouvoir a allumé les contre-feux en attaquant durement M. Panyi, à dix-sept jours d’élections qui s’annoncent extrêmement difficiles pour le premier ministre..." La suite sur lemonde.fr (article payant) 

Arrêtés et injectés avec de la substance inconnue : le personnel d'une banque ukrainienne détaille la saisie en Hongrie

"Plus de 70 millions d'euros en espèces et en or appartenant à la banque ukrainienne Oschadbank restent saisis en Hongrie, alors que les détails émergent pour la première fois sur la manière dont l'équipe ukrainienne a été détenue et interrogée par les autorités hongroises.

Les autorités douanières hongroises disposaient de tous les documents nécessaires et avaient approuvé à l'avance le transit d'espèces et d'or de la banque ukrainienne Oschadbank, avant que le convoi ne soit arrêté et détenu par la police antiterroriste hongroise, ont déclaré des employés et des fonctionnaires de la banque.

Pour la première fois depuis l'incident du 5 mars, un membre de l'équipe chargée du transport de fonds a donné plus de détails sur ce qui s'est passé ce jour-là sur le périphérique de Budapest.

S'exprimant mardi à Kyiv aux côtés de Iouri Katsion, président du conseil d'administration de l'Oschadbank, Hennadiy Kuznetsov a déclaré que le voyage avait été préparé et exécuté de manière "routinière"." La suite sur euronews.com

Renaissance ou exil: en Hongrie, l'avenir des médias indépendants suspendu aux élections

"Budapest (AFP) – A moins de trois semaines des législatives en Hongrie, l'hebdomadaire Magyar Hang ne réfléchit pas seulement à la couverture des résultats du scrutin. Il prépare également des scénarios d'exil, en cas de cinquième victoire d'affilée du Premier ministre nationaliste Viktor Orban. 

Si le chef de l'opposition Peter Magyar l'emporte, "nous avons élaboré une stratégie de retour à des conditions de marché normales", explique à l'AFP le directeur général Csaba Lukacs dans les locaux du journal à Budapest.

Mais si les sondages se trompent et que Viktor Orban gagne, la rédaction de ce titre conservateur a un "plan B": "transférer une partie des activités à l'étranger".

De tels projets ne sont pas isolés dans le pays d'Europe centrale membre de l'Union européenne qui a vu de nombreux médias indépendants fermer, et de nombreux autres passer aux mains d'hommes d'affaires proches de Viktor Orban depuis son retour au pouvoir en 2010." La suite sur france24.com

En Hongrie, Péter Magyar martèle son dégagisme anti-Orbán

"Le favori des élections du 12 avril enchaîne les meetings jusqu’au scrutin. Mardi, celui qui promet de renverser le «gouvernement mafieux» étrennait sa faconde populiste dans le sud du pays. Reportage

Sándorfalva, 8200 âmes. Une bourgade ordinaire avec ses «Kádár-kockák» (maisons typiques de la province hongroise) et ses commerces, à deux heures au sud de Budapest. Mais ce 24 mars, sur la place de la Liberté, entre une église coquette et un buste du poète national Sándor Petőfi, des centaines de quidams guettent l’arrivée de Péter Magyar, ancien serviteur du régime, que nombre de ses admirateurs considèrent comme un messie capable de délivrer la Hongrie après seize ans de règne de Viktor Orbán, l’actuel premier ministre.

«Nous voulons le changement et Magyar le porte. Il faut en finir avec les inégalités, la corruption et l’appauvrissement», clame Zsuzsa, retraitée débarquée avec son mari de Kistelek à quinze minutes de voiture. «Magyar peut maintenir les jeunes en Hongrie voire en faire revenir. Il est rafraîchissant et susceptible de nous libérer du pouvoir Fidesz qui monte les Hongrois les uns contre les autres. Tous mes amis le soutiennent», commente Géza, chercheur en ingénierie mécatronique et enfant de Sándorfalva." La suite sur letemps.ch

La Hongrie laissée pour compte, la Commission maintient le gel des fonds destinés à la défense

"La Hongrie est le seul pays de l'UE à attendre que la Commission approuve une demande de fonds pour la défense. La Hongrie aurait exhorté Bruxelles à prendre une décision dans une lettre, mais le plan de prêt n'a pas été approuvé, même après le feu vert à Paris et Prague, qui sont à la traîne.

La Hongrie est restée dans l'attente de l'approbation d'un vaste plan de dépenses de défense financé par l'UE, ce qui fait d'elle le seul État membre à ne pas bénéficier de prêts bon marché pour se réarmer.

La Commission européenne a déclaré mercredi qu'elle avait approuvé les demandes de la France et de la République tchèque, les deux derniers plans en attente sur les 19 États membres qui ont demandé à bénéficier du programme de financement bon marché connu sous le nom de SAFE. La Hongrie reste l'exception." La suite sur euronews.com

"La guerre ou la paix" : Orban brandit l’Ukraine comme épouvantail avant des élections cruciales

"À l'approche des législatives hongroises du 12 avril, Viktor Orban durcit son discours contre l'Ukraine. Fragilisé dans les sondages, le Premier ministre hongrois accuse Kiev et ses alliés européens de vouloir entraîner son pays dans le conflit, transformant le scrutin comme un choix entre la guerre ou la paix.

La guerre érigée en argument électoral. À quelques semaines d'un scrutin décisif, Viktor Orban intensifie ses attaques contre l'Ukraine, au point de faire de Kiev l'ennemi central de sa campagne. Accusations de complot, chantage énergétique et scénarios alarmistes : le dirigeant hongrois joue la carte de la peur pour tenter de conserver le pouvoir.

Dernier épisode en date : Viktor Orban a annoncé mercredi 25 mars vouloir interrompre progressivement" ses livraisons de gaz à l'Ukraine tant que le pétrole russe ne sera pas acheminé vers la Hongrie. Le Premier ministre nationaliste accuse Kiev d'entraver l'approvisionnement via l'oléoduc Droujba, tandis que les autorités ukrainiennes évoquent des réparations toujours en cours après des frappes russes sur l'infrastructure fin janvier." La suite sur france24.com