vendredi 20 mars 2026

Colloque international à Budapest et Szeged – Réception, impacts et mémoire de la révolution de 1956 dans le monde francophone

"À l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la révolution hongroise de 1956, le Centre universitaire francophone de l’Université de Szeged et l’Institut français de Hongrie organisent conjointement à Budapest et à Szeged un colloque scientifique de deux jours consacrés au retentissement de cet événement majeur de l’histoire contemporaine dans le monde francophone.

Soulèvement populaire d’une rare intensité, 1956 demeure une rupture fondamentale dans l’histoire de la seconde moitié du XX siècle. Il est admis que l’écho de la révolution dépasse très largement les frontières de la Hongrie : cette révolution constitue l’une des crises majeures traversées par le bloc de l’Est, tout en marquant un tournant dans le
rapport au communisme et à l’Union soviétique en Occident. Pourtant, malgré une bibliographie déjà riche, de nombreux aspects restent encore insuffisamment explorés, tandis que la recherche en langue française sur le sujet demeure fragmentaire. Ainsi, de nombreux pans de la réception de la révolution dans le monde francophone restent à découvrir, notamment dans le sillage de l’ouverture de nombreux documents d’archives jusqu’ici inaccessibles pour les chercheurs.

Conçu comme un espace de réflexion et de dialogue ouvert, ce colloque s’adresse également à un public non spécialiste. Les participants sont invités à prendre en considération cette orientation dans l’élaboration de leurs interventions. Dans cette dynamique d’ouverture, les propositions émanant d’acteurs extérieurs au champ
académique sont pleinement encouragées, dès lors qu’elles contribuent à l’enrichissement des échanges autour des thématiques du colloque." La suite sur auf.org

 

Budapest et ses bains centenaires, un havre de paix et un musée vivant

"La capitale hongroise Budapest attire les visiteurs venus du monde entier, qui se pressent dans ses célèbres bains centenaires. Un patrimoine exceptionnel et une tradition encore bien vivante.

Son allure de palais romantique, ses nuages de vapeur qui enveloppent les corps et réchauffent les cœurs, tout à Budapest (Hongrie) transpire le calme et la volupté. Depuis 112 ans, les célèbres bains hongrois de Széchenyi ne cessent d'attirer les visiteurs, dont de nombreux Français. "Ça détend, c'est beau, c'est magnifique, c'est convivial", confie Catherine Bouche, habitante du Gers. "Il fait -5, je crois. Je n'ai pas froid, c'est génial !", s'étonne Daniel Bouche. Pour ne pas trop frissonner, il suffit de se laisser glisser dans l'une des trois piscines extérieures, dont l'eau thermale offre une température tropicale.

"Ressenti -5, l'eau à 38. On aime bien aller se faire des petites balades et puis rentrer dans l'eau après. Ça nous fait du bien, on sent comme des légers petits pics sur la peau. Je me pensais très frileux", explique Tom Villa, venu de Cannes. Un touriste espagnol abonde : "Tu peux rentrer et sortir comme tu veux. Ça donne une énergie que je ne connaissais pas !" La suite et vidéo (4min) sur franceinfo.fr

L’amitié entre Viktor Orban et Vladimir Poutine pèsera-t-elle lors des prochaines élections en Hongrie ?

"Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois, a encore empêché jeudi 19 mars le déblocage de nouvelles aides à l'Ukraine, lors d'un sommet européen. Lui, qui dirige le pays depuis 16 ans, est le meilleur allié de Vladimir Poutine. Mais restera-t-il au pouvoir ? Il joue sa survie politique dans trois semaines dans des élections où pour la première fois, il n'est plus favori.

Ce jour de juillet 2024, Viktor Orbán brise un tabou. Il est le tout premier dirigeant européen à rendre visite au paria, Vladimir Poutine, depuis l'offensive russe en Ukraine. Une visite pour favoriser la diplomatie(Nouvelle fenêtre), justifie-t-il. "Parce que la paix ne vient pas d'elle-même, elle doit être obtenue. Il faut y travailler. J'ai discuté des moyens d'y parvenir avec le président", avait-il déclaré. Le geste provoque la fureur des Européens, mais il témoigne d'une profonde entente entre les deux hommes.

Officiellement, ils se sont rencontrés 14 fois et aiment afficher leur proximité. Viktor Orbán et la Russie, c'était pourtant mal parti. Au moment de l'effondrement du Bloc de l'Est, Viktor Orbán se fait connaître avec un discours en 1989 s'opposant à l'impérialisme russe et à la présence de soldats soviétiques en Hongrie, il n'a que 26 ans. "Nous pouvons élire un gouvernement qui ouvre des négociations pour le retrait immédiat des troupes russes de notre pays", affirmait-il à l'époque.

"Tu peux faire de bonnes affaires avec moi"
La suite et vidéo (4min) sur franceinfo.fr 

En Hongrie, une loi autorise les maires à sélectionner leurs habitants

"En Hongrie, les maires ont le droit de sélectionner les habitants de leur ville. Le Premier ministre Viktor Orbán a fait passer une loi qui permet aux élus de faire le tri dans leur population et d'expulser de leur maison les minorités non grata, comme les Tziganes.

Pilis est une petite ville de la campagne hongroise où Károly Losó voulait s'installer. "Je reviendrais vivre ici, si je pouvais, parce qu'on y a vécu il y a une dizaine d'années", confie-t-il. À l'automne dernier, avec son épouse, ils ont même acheté à bon prix une petite maison à restaurer au milieu d'un grand terrain. Mais aujourd'hui, il ne peut que la regarder de loin. Quelques semaines après s'y être installés, ils se disputent avec une voisine. Le maire leur ordonne de quitter les lieux. "Il est arrivé, il nous a dit que l'on avait deux semaines pour partir d'ici. Ce qu'on deviendrait, où on irait, ça ne l'intéressait pas. On avait deux semaines, sinon il nous expulsait manu militari", se souvient Károly Losó.

L'argent versé pour leur maison leur a été remboursé par la mairie, désormais propriétaire. Mais pour Károly Losó, qui fait partie de la minorité rom de Hongrie, la pilule est dure à avaler. "C'est du racisme. Ce maire, de je ne sais pas quel parti, c'est un raciste. Il s'en prend aux Tziganes. Dès qu'il en voit un, il ne le laisse pas rentrer", assure-t-il." La suite et vidéo (4min) sur franceinfo.fr

Conseil européen : Viktor Orbán maintient son veto sur le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine

"Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens n'ont pas réussi à convaincre le Premier ministre hongrois de débloquer l'aide promise à Kiev. À la peine dans les sondages pour les prochaines élections législatives, ce dernier conditionne toujours son feu vert à la reprise des livraisons de pétrole russe via l'oléoduc Droujba.

Avant même l'ouverture du sommet, Viktor Orbán avait posé ses conditions : "Nous aiderons l'Ukraine quand nous aurons notre pétrole". Le Premier ministre hongrois exige la reprise des livraisons de pétrole russe via l'oléoduc Droujba, qui traverse l'Ukraine et a été endommagé lors de frappes imputées à Moscou. Il accuse par là même Kiev de retarder volontairement sa remise en service. Les premières discussions entre les chefs d'État et de gouvernement, ce jeudi, n'ont donc pas fait plier le dirigeant hongrois. 

Viktor Orbán avait pourtant accepté en décembre 2025 le principe de ce prêt, tout en obtenant, avec la Slovaquie et la République tchèque, de ne pas y contribuer directement. Or ces fonds sont jugés essentiels par Kiev pour financer son effort de guerre contre la Russie en 2026 et 2027." La suite sur touteleurope.eu

 

jeudi 19 mars 2026

Orbán invite l'UE à renouer avec son « ancienne harmonie » avec la Russie

"Ces propos interviennent alors que Bruxelles peine à convaincre Budapest d'approuver un plan d'aide de 90 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine.

L’Europe devrait s’efforcer d’intégrer la Russie dans ses accords commerciaux, sécuritaires et énergétiques une fois la guerre en Ukraine terminée, a clamé Viktor Orbán mercredi lors d’une interview accordée à la chaîne d’information conservatrice britannique GB News.

Ces propos exposent la vision d’Orbán concernant l’ordre européen d’après-guerre, ou un retour à ce qu’il a qualifié d’« ancienne harmonie » avec Moscou.

Ses propos interviennent alors que Bruxelles peine à convaincre Budapest d’approuver un plan d’aide de 90 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine, dans un contexte de différend concernant l’oléoduc Druzhba qui achemine du pétrole russe vers la Hongrie et qui a été endommagé lors d’attaques russes." La suite sur euractiv.fr (article payant)

Classique Le Haydn d’Antal Doráti, un trésor qui ressort

Le chef d'orchestre Antal Doráti, vers 1935. (Hulton Deutsch/Corbis. Getty Images)

"L’intégrale des symphonies du «père» de la musique classique par le chef hongrois, qui était devenue introuvable, reparaît chez Decca dans une édition augmentée, plus pertinente que jamais.

C’est un jalon majeur de l’histoire du disque, épuisé depuis 2009, qui reparaît : l’intégrale des symphonies de Haydn réalisée pour Decca, entre 1969 et 1972, par Antal Doráti et le Philharmonia Hungarica. Cet orchestre composé de 80 musiciens des orchestres de la ville, de la radio, et de l’opéra de Budapest, ayant fui leur pays à l’arrivée des chars soviétiques, avait été créé en 1956 à Baden, près de Vienne, grâce au soutien de Nicolas Nabokov. Cousin du fameux auteur de Lolita, ce dernier était alors secrétaire général du Congrès pour la liberté de la culture : un organisme, domicilié à Berlin-Ouest et financé par la CIA, qui luttait contre le communisme. Egalement originaire de Budapest, Antal Doráti s’était distingué, dès 1945, en tenant successivement les rênes des orchestres de Dallas, de Minneapolis et de la BBC londonienne. Nommé président d’honneur du Philharmonia Hungarica, il l’imposa dans les prestigieux Musikverein de Vienne et Carnegie Hall de New York, en invitant des solistes éminents comme Yehudi Menuhin, Joseph Szigeti et Wolfgang Schneiderhan. Reste que leurs disques, parus à la fin des années 50 chez Mercury, dont un enregistrement couplant les symphonies..." La suite sur liberation.fr (article payant)

Élections en Hongrie : l'extrême droite européenne s'unit autour d'Orbán, la visite de Trump en suspens

"L'événement baptisé "première grande assemblée patriotique" comprendra des discours des dirigeants d'extrême droite Marine Le Pen et Matteo Salvini, ainsi que du Premier ministre tchèque Andrej Babiš et de l'homme politique néerlandais Geert Wilders.

Les leaders d'extrême droite Marine Le Pen et Matteo Salvini se joindront à Viktor Orbán lors d'un rassemblement de campagne à Budapest lundi prochain, trois semaines avant une élection parlementaire qui pourrait constituer le défi le plus sérieux pour le dirigeant hongrois, qui se maintient au pouvoir depuis 16 ans.

Cet événement, baptisé "première grande assemblée patriotique", intervient alors que le parti Fidesz d'Orbán est distancé par Tisza - le parti de son rival Péter Magyar - dans la plupart des sondages d'opinion avant le scrutin du 12 avril.

Outre les discours de Marine Le Pen, leader du Rassemblement national français, et de Matteo Salvini, vice-premier ministre italien et chef du parti d'extrême droite La Ligue, l'événement accueillera le Premier ministre tchèque Andrej Babiš et l'homme politique néerlandais Geert Wilders." La suite sur euronews.com

Hongrie : la surveillance numérique, nouveau défi pour l’État de droit européen ?

"Depuis plus d’une décennie, la Hongrie est devenue l’un des principaux points de tension démocratique au sein de l’Union européenne. Si les débats se sont longtemps concentrés sur l’indépendance judiciaire et la liberté des médias, l’extension progressive des dispositifs de surveillance soulève aujourd’hui une question centrale. Comment protéger l’État de droit lorsque les technologies de contrôle se banalisent ? La situation hongroise révèle surtout une transformation plus inquiétante mais réelle des équilibres démocratiques au sein de l’Union européenne.

Une démocratie électorale sous tension : le signal d’alerte « Pegasus »

La Hongrie demeure une démocratie électorale avec des élections qui s’y tiennent régulièrement. L’opposition y est représentée au Parlement et les institutions constitutionnelles existent. Toutefois, depuis le retour au pouvoir de Viktor Orbán en 2010, les institutions ont été profondément reconfigurées au profit du pouvoir.

Les réformes constitutionnelles successives, la redéfinition du fonctionnement judiciaire et la concentration progressive du paysage médiatique ont alimenté de nombreuses critiques européennes. Mais un aspect plus pernicieux s’est glissé dans cette volonté de contrôle. Celui du développement des outils de surveillance et leur usage potentiel dans un contexte de concentration du pouvoir exécutif. La démocratie n’est pas seulement affaire d’élections. Elle dépend aussi des conditions pratiques dans lesquelles les citoyens, journalistes et opposants peuvent exercer leurs droits sans être réprimés." La suite sur treffpunkteuropa.de

Blocage de l'aide pour l'Ukraine : Friedrich Merz plaide pour une ligne ferme face à Budapest

"Réunis à Bruxelles en fin de semaine, les dirigeants de l’UE devront tenter de lever le veto de Viktor Orbán sur une aide cruciale à l’Ukraine, tout en affichant leur refus de s’engager militairement au Proche-Orient.

À la fin de la semaine, les chefs d'État et de gouvernement européens se réuniront à Bruxelles pour le Conseil européen, avec à l’ordre du jour plusieurs dossiers : le crédit bloqué pour l’Ukraine, la guerre au Proche-Orient, les attentes de Donald Trump vis-à-vis de l’OTAN, ainsi que la compétitivité fragilisée de l’UE, aggravée par le blocage du détroit d’Ormouz.

En amont de la rencontre, des sources gouvernementales ont déclaré à Euronews que l'Allemagne ne voulait pas "céder au chantage" de Viktor Orbán." La suite sur euronews.com

Législatives - Elections en Hongrie : en difficulté, Viktor Orbán déroule sa partition anti-européenne

"Le Premier ministre, à la peine dans les sondages pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, a recours à une campagne d’une outrance inédite ciblant l’UE et l’Ukraine. Il bloque toujours un important prêt destiné à Kyiv, qui devrait être discuté lors du Conseil européen ce jeudi 19 mars.

A écouter Viktor Orbán, la Hongrie s’est faite au cours de ses seize longues années de pouvoir toujours plus d’ennemis. Il y a bien sûr l’Union européenne, ou plutôt « Bruxelles » comme préfère l’appeler le Premier ministre, coupable d’avoir modestement sanctionné ses multiples dérives autoritaires. Depuis 2022, il y a aussi..." La suite sur liberation.fr (article payant) 

Législatives en Hongrie - Viktor Orbán appelle au secours l’extrême droite mondiale

"De Jordan Bardella, patron du RN, à Alice Weidel, dirigeante de l'AfD, en passant par le trumpiste Steve Bannon, Budapest va accueillir le grand rassemblement annuel des ultraréacs. A moins d'un mois de législatives risquées, le peut-être pas si indéboulonnable Premier ministre hongrois compte sur leur soutien pour impressionner les électeurs hongrois.

Distancé de 20 points par son rival Péter Magyar dans les sondages indépendants réalisés pour les élections législatives du 12 avril en Hongrie, le Premier ministre nationaliste, Viktor Orbán, compte bien se refaire la cerise, cette semaine, avec la tenue de la CPAC (Conservative Political Action Conference) à Budapest les 21 et 22 mars, qui a comme mot d’ordre : « En avant la victoire ! » C’est mal parti !

Ce raout annuel de l’extrême droite mondiale créé par les ultraréactionnaires américains dans les années 1970, et aujourd’hui organisé dans différents pays, se ­présente benoîtement comme « un forum » soutenant la culture chrétienne, l’identité nationale et les valeurs ­familiales. En réalité, il s’agit d’un laboratoire politique de joyeux drilles contre le « complot mondial », où de nombreux dirigeants des partis néofascistes et néonazis viennent renforcer leurs alliances et égrener leurs thèmes favoris contre l’immigration, la politique de genre et le wokisme." La suite sur lecanardenchaine.fr (article payant) 

mercredi 18 mars 2026

Diplomatie - L’UE tente, non sans mal, de faire avancer l’Ukraine vers son adhésion

"La majorité des pays membres cherche à contourner le veto de la Hongrie, qui bloque le processus.

L’Union européenne s’efforce, en dépit du veto de la Hongrie, de trouver le bon équilibre pour faire avancer l’Ukraine sur la voie de son adhésion à l’UE, entre respect des règles et volonté de l’intégrer au plus vite.

L’Ukraine est officiellement candidate à rejoindre les 27 depuis décembre 2023. Mais la Hongrie, qui entretient des relations exécrables avec son voisin ukrainien, refuse d’ouvrir formellement les négociations, chapitre par chapitre, bloquant de fait le processus d’adhésion.

Les autres pays de l’UE et la Commission européenne cherchent donc à contourner ce veto, sans violer les traités mais en démontrant leur soutien à l’Ukraine, plus de quatre ans après son invasion par la Russie.

Et l’exercice requiert « beaucoup de créativité », selon les termes d’un diplomate à Bruxelles." La suite sur ledevoir.com

Ukraine : l'UE va aider à rouvrir l'oléoduc Droujba, espérant que la Hongrie lève son veto à l'octroi d'un prêt à Kiev

"La Hongrie, qui a obtenu avec la Slovaquie une exemption de l'UE pour continuer à acheter du pétrole russe, a mis son veto à un prêt européen de 90 milliards à l'Ukraine, tant que ces livraisons de pétrole n'auront pas repris.

Un pas vers Budapest. L'Union européenne va aider à rouvrir l'oléoduc Droujba acheminant du pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie mais endommagé en Ukraine , une condition fixée par Budapest pour lever son veto à l'octroi d'un prêt européen de 90 milliards à Kiev, a annoncé ce mardi 17 mars la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"L'UE a proposé à l'Ukraine un soutien technique et des financements. Les Ukrainiens ont accueilli favorablement et accepté cette offre. Des experts européens sont immédiatement disponibles", a-t-elle fait savoir dans un communiqué signé également par le président du Conseil européen Antonio Costa et accompagné d'une lettre du président ukrainien Volodymyr Zelensky, exprimant son accord. "Nous espérons que l'aide de l'UE pourra ouvrir la voie à la résolution du blocage actuel et garantir la réparation rapide de l’oléoduc", ont souligné ces deux dirigeants européens, dans une lettre adressée au président Zelensky." La suite sur boursorama.com

mardi 17 mars 2026

Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge au Théâtre Jean Vilar d'Ivry-sur-Seine

D'après l'œuvre d'Imre Kertész / Cie Nova / Margaux Eskenazi

Après le triptyque « Écrire en pays dominé » – dont Et le cœur fume encore et 1983 ont été accueillis au TJV – Margaux Eskenazi nous invite à plonger dans la littérature d’Imre Kertész. À travers une écriture de plateau où se croisent récits, témoignages et réflexions littéraires, elle explore les enjeux politiques et poétiques de son œuvre marquée par son expérience de la Shoah et saluée par un prix Nobel en 2002.

Avec beaucoup de finesse et un sens de l’humour certain, la pièce interroge la mémoire, le judaïsme et le pouvoir de la fiction, en particulier la manière dont Kertész s’emparait de son histoire personnelle pour en faire un geste littéraire unique et puissant. La musique live, profondément liée à l’univers de Kertész, enrichit cette traversée sensible à travers les méandres de la mémoire et de l’identité. Un spectacle essentiel, puissant et nécessaire pour penser notre avenir commun.

conception, adaptation et mise en scène Margaux Eskenazi d’après l’œuvre d’Imre Kertész et les improvisations des interprètes basé sur des extraits des œuvres de Imre Kertész Être sans destin, Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas, Le Refus, Dossier K, Le Chercheur de traces, Un autre, Journal de galère, L’Holocauste comme culture traduction Charles Zaremba et Natalia Zaremba-Huzsvai.

Un spectacle en coproduction avec le Théâtre des Quartiers d’Ivry

Prix De 7 à 18 €

Dates et heures jeudi 2 avril 2026 · 19h
vendredi 3 avril 2026 · 19h

Durée durée estimée : 3h30 avec entracte

Source  : Théâtre Jean Vilar
L’entrée du théâtre est située au 1 place Jean Vilar, 94400 Vitry-sur-Seine

Billetterie

En campagne, Orbán et Magyar s'accusent mutuellement de servir des intérêts étrangers

"Les deux candidats aux élections hongroises d'avril ont attiré les foules le 15 mars. Viktor Orbán, a déclaré que son adversaire était au service de Bruxelles et de Kyiv. Péter Magyar a qualifié Orbán de traître, qui a fait de la Hongrie le pays le plus pauvre de l'Union européenne.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a déclaré que les prochaines élections législatives en Hongrie représentaient un choix entre la paix et la guerre, présentant son gouvernement comme le garant de la stabilité.

Viktor Orbán a fait ces remarques lors d'un rassemblement dans le centre de Budapest, devant le Parlement, à l'occasion de la fête nationale hongroise, qui commémore la révolution de 1848 contre la domination des Habsbourg.

La Hongrie se rendra aux urnes le 12 avril dans un scrutin largement considéré comme le plus sérieux défi à la mainmise d'Orbán sur le pouvoir depuis qu'il a pris ses fonctions en 2010.

Péter Magyar, chef du parti d'opposition Tisza, devance actuellement le Fidesz d'Orbán dans les sondages d'opinion. Il a également organisé un grand rassemblement le jour de la fête nationale." La suite sur euronews.com

Réception, impacts et mémoire de la révolution de 1956 dans le monde francophone (Budapest et Szeged)

"Colloque international

Réception, impacts et mémoire de la révolution de 1956 dans le monde francophone

Budapest et Szeged, les 29 et 30 octobre 2026.

Organisé par le Centre universitaire francophone de l’Université de Szeged, le Centre régional de l’Académie hongroise des sciences de Szeged et l’Institut français de Hongrie.

À l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la révolution hongroise de 1956, le Centre universitaire francophone de l’Université de Szeged et l’Institut français de Hongrie organisent conjointement à Budapest et à Szeged un colloque scientifique de deux jours consacrés au retentissement de cet événement majeur de l’histoire contemporaine dans le monde francophone. Soulèvement populaire d’une rare intensité, 1956 demeure une rupture fondamentale dans l’histoire de la seconde moitié du XX siècle. Il est admis que l’écho de la révolution dépasse très largement les frontières de la Hongrie : cette révolution constitue l’une des crises majeures traversées par le bloc de l’Est, tout en marquant un tournant dans le rapport au communisme et à l’Union soviétique en Occident." La suite sur fabula.org

La Hongrie soutient que Kiev refuse les négociations alors que le différend sur Druzhba s’enlise

"Budapest continue d'exiger la reprise des livraisons de pétrole brut russe alors que les ministres de l'Énergie se réunissent à Bruxelles.

La Hongrie réitère avec force sa demande visant à ce que l’Ukraine rétablisse l’acheminement du pétrole brut russe via l’oléoduc Druzhba, datant de l’ère soviétique, alors que Bruxelles s’efforce de régler le différend entre Budapest et Kiev.

Lundi, une réunion envisagée entre la Hongrie, la Slovaquie et l’Ukraine à Bruxelles pour discuter de l’oléoduc n’a pas eu lieu, Budapest en attribuant la responsabilité à Kiev.

« Les Ukrainiens ont annulé il y a quelques minutes à peine », a déclaré lundi à Bruxelles le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, alors que s’ouvrait le sommet du Conseil de l’UE sur l’énergie." La suite sur euractiv.fr

lundi 16 mars 2026

15 mars en Hongrie : Magyar fait planer un parfum de « changement de régime » dans les rues de Budapest

"Péter Magyar, le président de Tisza, avait promis « le plus grand rassemblement de tous les temps en Hongrie ». Dimanche après-midi, à l’occasion de la fête nationale qui commémore la révolution de 1848 contre les Habsbourg, mais surtout à quatre semaines des élections législatives, plusieurs centaines de milliers de personnes ont répondu à son appel et une marée humaine a déferlé le long de l’avenue Andrássy, bondée. Sur la place des Héros, Péter Magyar s’est montré confiant dans l’avènement d’un « changement de régime » le 12 avril.

« Ruszkik Haza! » Les Russes dehors. Ce slogan d’habitude réservé aux commémorations de l’insurrection antisoviétique de 1956 lors de la fête nationale du 23 octobre. C’est pourtant ce qu’on scandé les dizaines si ce n’est centaines de milliers de partisans . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

Elections en Hongrie: les partisans d'Orban et Magyar défilent dans un contexte électoral tendu

"Budapest (AFP) – Des dizaines de milliers de personnes ont participé dimanche à Budapest à deux marches rivales, l'une en faveur du Premier ministre hongrois Viktor Orban et l'autre soutenant le chef de l'opposition Peter Magyar, à quatre semaines des élections législatives dans un contexte tendu.

Les deux hommes n'ont cessé de dénoncer des ingérences étrangères dans le scrutin du 12 avril, M. Orban accusant l'Ukraine et l'Union européenne (UE) et M. Magyar la Russie.

Dimanche, s'adressant à la foule devant le parlement, Viktor Orban a promis que son gouvernement "préserverait la Hongrie comme une île de sécurité et de calme (...) dans un monde si chaotique", et a appelé l'Ukraine, envahie par la Russie, à cesser "d’attaquer" son pays. Le leader nationaliste, qui brigue un cinquième mandat consécutif, accuse Kiev de bloquer la remise en service de l'oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe à travers l’Ukraine vers la Hongrie.

"Nous ne serons pas une colonie ukrainienne", pouvait-on lire sur l'une des banderoles brandies en tête du cortège pro-Orban." La suite sur france24.com

"Orbán a trahi la liberté hongroise en faisant venir des agents russes", estime Péter Magyar

"La Hongrie fait partie de l’Union européenne et de l’OTAN", a martelé Péter Magyar, leader du principal parti d’opposition, lors d'un discours à Budapest à l'occasion de la fête nationale du pays et à l'approche des élections législatives prévues en avril prochain.

Alors que les Hongrois sont appelés aux urnes le 12 avril, Péter Magyar a tenu un discours à Budapest à l'occasion de la fête nationale du pays. Le chef de l'opposition hongroise a qualifié le Premier ministre sortant Viktor Orbán de traître et l'a accusé d'avoir fait appel à des agents russes pour interférer dans les prochaines élections législatives.

"Orbán a invité dans notre pays les agents russes les plus aguerris pour s’ingérer dans les élections et nous dérober une nouvelle fois notre bien le plus sacré, la liberté hongroise, pour laquelle nos ancêtres ont donné leur vie", a-t-il déclaré, faisant référence à des informations de presse selon lesquelles la Russie aurait dépêché une équipe d’agents de son ambassade à Budapest pour influencer la campagne électorale en faveur d’Orbán et alors que Moscou a démenti ces accusations.

"Mensonges, manipulations et intimidations, voilà ce qu’ils nous réservent. Viktor Orbán a trahi la liberté hongroise pour trente deniers, pour lui-même et pour sa dynastie. Honte à lui, honte, honte", a poursuivi Péter Magyar." La suite sur euronews.com

La stratégie contre-populiste de Péter Magyar sur les réseaux socionumériques pour la conquête du pouvoir en Hongrie

Renata Varga
"Cette contribution porte sur la stratégie de communication contre-populiste de Péter Magyar, président du parti Tisza, dans sa quête du pouvoir en Hongrie. Légitimé par les résultats des élections européennes de 2024, ce nouveau venu sur la scène politique hongroise est devenu le principal rival du Premier ministre Viktor Orbán. Magyar déploie un contre-discours face à la rhétorique populiste gouvernementale, tout en adoptant lui-même certains codes populistes. Les réseaux sociaux sont au cœur de sa stratégie, car ils facilitent à la fois l’accès direct au public cible et la personnalisation de la politique. Sa production de contenus, mêlant sphères privée et politique, utilise l’humour et le divertissement pour encourager l’interactivité et la viralité, soudant ainsi sa communauté autour d’une sociabilité comique. Par un leadership centralisé et une mise en scène de soi magnifiée, Magyar construit une figure charismatique d’influenceur, projetant l’image de marque d’un leader populiste." La suite sur openedition.org

dimanche 15 mars 2026

Laszlo Nemes, réalisateur d’« Orphelin » : « Il y a un traumatisme intergénérationnel dont je suis l’héritier »

"Le cinéaste hongrois s’est inspiré de l’histoire de son propre père, élevé avec l’idée d’un père juif mort en déportation, et qui a découvert, à 12 ans, l’identité réelle de son géniteur. 

Né en 1977 à Budapest, passé par l’institut d’études politiques de Paris et par la Tisch School of the Arts de l’université de New York, le Hongrois Laszlo Nemes signe son troisième long-métrage, Orphelin. L’histoire d’un jeune adolescent qui vit dans la mémoire d’un père mort en déportation, mais auquel sa mère apprend tardivement que son vrai père n’est pas juif. A l’instar de ses deux films précédents, Le Fils de Saul (2015) et Sunset (2018) – et en attendant le prochain, consacré à la figure de Jean Moulin –, son nouvel opus sonde des histoires de filiations tragiques et de survies miraculeuses dans un univers travaillé par la mort. Dans l’esprit du cinéaste Béla Tarr (1955-2026), poète enténébré de l’apocalypse hongroise, Laszlo Nemes ne cesse d’exposer notre monde au rayonnement funèbre de l’extermination des juifs d’Europe.

Il semblerait que l’histoire à peine croyable que raconte ce film soit d’inspiration autobiographique. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Quand j’étais enfant, assez tôt, ma grand-mère m’a révélé que mon père avait dû changer de nom quand il a eu 12 ans. Il croyait jusqu’alors que son père était mort dans la Shoah, et il a découvert que son vrai père était l’homme qui avait caché sa mère pendant la guerre. Évidemment, cela a été un énorme choc pour moi. C’est quelque chose qui a façonné toute ma famille depuis la guerre. Mon père disait ainsi qu’il devait sa vie à Auschwitz ! Phrase difficile à digérer, quand on y pense. Mon père porte en lui les contradictions les plus extrêmes du XXe siècle. Donc, comme héritage, c’est pas..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Prêt à l'Ukraine : le veto de la Hongrie sera-t-il levé avant les législatives du 12 avril ?

"Des fonctionnaires et des diplomates à Bruxelles envisagent sérieusement un scénario dans lequel le veto de Viktor Orbán sur le prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine se prolonge jusqu'après les élections hongroises du 12 avril.

La Hongire lèvera-t-elle son veto sur le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine avant ou après les élections législatives du 12 avril ?

Telle est la question brûlante dont débattent en privé les fonctionnaires et les diplomates à Bruxelles, alors que le différend sur l'oléoduc Droujba occupe le devant de la scène dans la campagne électorale, où le chef de l'opposition, Péter Magyar, s'est imposé comme le plus sérieux adversaire de Viktor Orbán, qui exerce le pouvoir sans interruption depuis près de 16 ans.

"Orbán comprend qu'il teste en permanence les limites de ce que les autres États membres sont prêts à supporter", a déclaré un diplomate de haut rang sous le couvert de l'anonymat. "Tous les regards sont tournés vers les élections et ce qu'elles apporteront." La suite sur euronews.com

"C'est devenu énorme mais nous ne savons pas ce qui se passe à l'intérieur": un possible scandale sanitaire lié à une usine de batteries électriques du géant Samsung plombe la campagne électorale de Viktor Orban en Hongrie

"Une usine de batteries pour voitures électriques du groupe sud-coréen Samsung en Hongrie est accusée par des médias d'avoir exposé ses employés à des risques sanitaires, à quelques semaines des élections législatives hongroises.

En périphérie de la ville de Göd, aux portes de la capitale hongroise Budapest, une fumée blanche s'élève d'une usine de batteries pour véhicules électriques du géant sud-coréen Samsung, accusé d'avoir exposé ses employés à des risques sanitaires avec la complicité du gouvernement. Les dernières révélations publiées par le site d'information hongrois Telex surviennent à un moment délicat pour le Premier ministre Viktor Orban, à la peine dans les sondages pour les élections du 12 avril, après 16 ans au pouvoir.

Le dirigeant nationaliste, qui a misé gros sur l'industrie des batteries, est accusé d'avoir sciemment fermé les yeux sur les problèmes récurrents posés par cette usine, située à proximité de zones résidentielles. Selon l'enquête de Telex, rendue publique en février, le gouvernement a décidé de ne pas ordonner la fermeture du site en 2023, malgré des informations alarmantes en sa possession. Viktor Orban a dénoncé "des mensonges" tandis que le chef de l'opposition Peter Magyar y voit la preuve de la corruption qu'il promet de combattre." La suite sur bfmtv.com 

«L’ivresse de la violence»: la mémoire vive des Hongrois


"Depuis 2005, à Budapest, sur les bords du Danube, on peut buter sur une série de chaussures en bronze. Un mémorial qui rappelle les milliers de victimes — surtout juives — assassinées par les miliciens des Croix-Fléchées pendant leur court règne de terreur à l’hiver 1944-1945.

Pris en étau entre les nazis et l’Armée rouge, le gouvernement hongrois en déroute avait cédé le pouvoir à ce parti politique « hungariste », fasciste, proallemand et férocement antisémite.

L’ivresse de la violence, troisième roman, troublant, de Gábor Zoltán, écrivain hongrois né en 1960, immerge les lecteurs dans la violence commise par les gens « normaux » qui ont participé à ces exactions." La suite sur ledevoir.com

Législatives : Viktor Orbán-Péter Magyar, duel de marches hongroises à Budapest

"Devancé dans les sondages à l’aube du scrutin du 12 avril, le Premier ministre de la Hongrie depuis 2010, Viktor Orbán, n’a jamais été aussi près de chuter. Lui et son rival Péter Magyar se livrent un ultime duel ce dimanche à Budapest. Qui des deux candidats lèvera le plus les foules ?

D’un côté, une « marche de la paix » où Viktor Orbán, Premier ministre de la Hongrie depuis 2010, veut fédérer la « patrie ». De l’autre, la « marche nationale » de Péter Magyar, l’avocat porteur du « changement de régime » après 16 années d’orbánisme. Comme le 23 octobre 2025, lors des commémorations de l’insurrection de 1956, les rivaux rassemblent leurs partisans à Budapest ce dimanche 15 mars, jour de fête nationale célébrant le soulèvement de 1848 contre les Habsbourg. Un dernier grand duel de troupes et d’images à moins d’un mois des élections législatives du 12 avril.

Devancé dans les sondages, Orbán diabolise l’Ukraine pour éclipser l’économie en berne qui l’affaiblit. Dans tout le pays, des affiches officielles ciblent Volodymyr Zelensky, dépeint comme un bandit voulant faire les poches des Hongrois pour financer l’effort de guerre, voire une crapule à qui il « ne faut pas laisser le dernier mot ». Radios, télévisions, sites d’actualité et journaux à la botte du pouvoir martèlent les messages hostiles." La suite sur leparisien.fr (article payant)

L'ombre du Kremlin plane sur une campagne électorale hongroise en surchauffe

"Des grands rassemblements sont prévus dimanche à Budapest à l'occasion de la fête nationale et à quatre semaines des élections, alors que l'opposition redoute une interférence de la Russie, en faveur du Premier ministre sortant Viktor Orban.

Péter Magyar, le grand rival du Premier ministre sortant Viktor Orbán  pour les élections législatives hongroises du 12 avril, avait rassemblé près de 200 000 personnes lors de l'autre fête nationale du 23 octobre. Il en attend encore plus ce dimanche, à quatre semaines des élections, et espère même réaliser le plus grand rassemblement de tous les temps en Hongrie, pour contrer la propagande qui s'abat sur le pays. Car à mesure que le scrutin approche, l'ombre de la Russie grandit au-dessus de la Hongrie et de ses huit millions d'électeurs." La suite sur lalibre.be (article payant)

samedi 14 mars 2026

"C'est le devoir de chaque nation de tenir les promesses qui sont faites": malgré le veto de la Hongrie, Emmanuel Macron confirme le prêt européen de 90 milliards d'euros à l'Ukraine

"La Hongrie a bloqué les premiers décaissements destinés à l'Ukraine alors que Budapest souhaite que Kiev rouvre l'acheminement du pétrole russe vers son sol via l'oléoduc Droujba.

Emmanuel Macron a assuré ce vendredi que le prêt de 90 milliards d'euros promis par les dirigeants de l'Union européenne à l'Ukraine serait "tenu", alors que ses premiers décaissements sont bloqués par la Hongrie. "Nous avons (...) décidé, en décembre dernier, d'un prêt de 90 milliards d'euros. Cet engagement sera tenu et je le dis ici avec force et clarté", a affirmé le président français lors d'une conférence de presse à l'Élysée avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Si des désaccords s'expriment, c'est le devoir de chaque nation de tenir les promesses qui sont faites et les engagements politiques qui ont été pris par tous en décembre", a-t-il ajouté.

Une allusion au blocage des décaissements par Budapest, qui réclame que l'Ukraine rouvre rapidement l'acheminement vers le sol hongrois de pétrole russe par l'oléoduc Droujba, endommagé selon les autorités ukrainiennes par une frappe de Moscou." La suite sur bfmtv.com

Qui est Bendeguz Kovacs, le géant hongrois qui intrigue la Juventus ?

"Tous les secrets du jeune attaquant hongrois suivi de près par les recruteurs de la Juventus

La Juventus continue de scruter le paysage européen à la recherche des meilleurs espoirs pour l'avenir. Parmi les noms qui ont attiré l'attention de la direction bianconera figure celui de Bendegúz Kovács, un attaquant hongrois né en 2007 qui se distingue actuellement au sein du centre de formation de l'AZ Alkmaar.

Le club turinois suivrait de près ce jeune avant-centre, considéré comme l'un des talents offensifs les plus prometteurs de la nouvelle génération." La suite sur goal.com

Une fausse vidéo d'un politicien ukrainien menaçant Viktor Orbán circule sur des sites web russes

"Dans cette vidéo, des menaces visant Viktor Orbán et sa famille sont superposées à des images de forêt. Selon des agences de sécurité européennes, il s'agit d'une campagne de désinformation russe pour favoriser sa réélection lors des législatives hongroises.

Le Premier ministre Viktor Orbán a publié une vidéo sur Facebook (source en hongrois) mercredi, dans laquelle il appelle trois de ses cinq enfants, Rosa, Flora et Sara, et leur dit que les Ukrainiens les ont menacés.

Orbán a déclaré que cette menace ne devait pas être prise à la légère, mais au contraire au sérieux. Cette vidéo fait suite à la publication par un journal pro-gouvernemental (Index) d'une vidéo de Hrihoriy Omelchenko.

Ce dernier, est un ancien homme politique et ancien officier du service de sécurité ukrainien, bien avant l'arrivée au pouvoir de Volodymyr Zelensky." La suite sur euronews.com

Union européenne : Viktor Orban dispose "d’un organe de propagande orienté vers l’extrême droite" à Bruxelles

"La Hongrie de Viktor Orban est plus que jamais l’aiguillon de l’Union européenne. Soutien à l’Ukraine, politique climatique, règlement européen sur les services numériques, droits des minorités : chaque fois qu’il le peut, le premier ministre d’extrême droite hongrois fragilise les politiques européennes. Pour parvenir à ses fins, il use et abuse de son droit de véto, multiplie les campagnes de désinformation et depuis quelques années, il s'appuie sur un organe de propagande implanté au cœur de la capitale européenne.

Le premier ministre hongrois Viktor Orban a l'art de se faire remarquer. Alors que l’Ukraine entrait dans sa cinquième année de guerre face à la Russie le 24 février dernier, il a bloqué deux initiatives européennes majeures : un vingtième paquet de sanctions contre le régime de Vladimir Poutine et une aide de 90 milliards d’euros que les Européens se sont engagés à prêter à l’Ukraine pour se financer son effort de guerre et le bon fonctionnement de son Etat. 

Officiellement, Budapest proteste contre la fermeture de l’oléoduc qui lui permet d’importer encore du pétrole russe à Budapest. Mais ce véto n’est pas seulement énergétique, il est politique. En empêchant toute nouvelle aide à Kiev, Viktor Orban alimente un récit : le soutien à l’Ukraine nuit aux intérêts européens. Et ce récit ne circule plus seulement à Budapest. La désinformation du régime de Viktor Orban circule bien au-delà des frontières de la Hongrie.

C’est ce que montre l’enquête menée par les journalistes du réseau Euranet +." La suite sur rtbf.be

Élections législatives en Hongrie : de quels soutiens étrangers profitent le Fidesz et la Tisza ?

"À quelques semaines des élections législatives en Hongrie, Viktor Orbán accuse le parti Tisza de servir les intérêts étrangers. De son côté, le Premier ministre peut compter sur le soutien de Moscou et de Washington.

À un mois des élections législatives en Hongrie, la campagne entre le Fidesz, parti dirigé par le Premier ministre Viktor Orbán, et le parti Tisza, dirigé par Péter Magyar, se déroule avec une intensité sans précédent.

Alors que Tisza construit sa campagne principalement autour de questions intérieures (inflation, corruption...), le Premier ministre Viktor Orbán affirme, de son côté, que son rival sert des "intérêts étrangers".

Mais qu'en est-il vraiment ? Les soutiens étrangers de la Tisza comprennent généralement les institutions européennes, les gouvernements allemand et ukrainien et, plus récemment, deux multinationales : la banque Erste et la compagnie pétrolière Shell, dont les dirigeants, d'origine hongroise, ont rejoint le parti Tisza." La suite sur euronews.com

RSF en Hongrie un mois avant une élection qui “déterminera l'avenir de la liberté de la presse en Europe et au-delà”

"Sans emprisonner ni tuer un seul journaliste, Viktor Orban, prédateur de la liberté de la presse, a presque anéanti le journalisme indépendant hongrois. Les 16 et 17 mars, un mois avant les élections législatives au cours desquelles son pouvoir sera contesté par le chef de l'opposition Peter Magyar, Reporters sans frontières (RSF) se rendra en Hongrie pour discuter des mesures visant à garantir la survie de la liberté des médias, quelle que soit l'issue du scrutin.

“Le vote des citoyens hongrois déterminera l'avenir de la liberté de la presse dans leur pays, en Europe et au-delà. Les méthodes prédatrices du Premier ministre Viktor Orban ont mis la liberté de la presse en danger dans son pays et servent désormais de modèle à certains dirigeants politiques en Europe et en Amérique. Si nous saluons la résilience des médias indépendants hongrois, ceux-ci ne peuvent pas se battre éternellement. Nous serons en Hongrie les 16 et 17 mars pour leur exprimer notre soutien, discuter des mesures à prendre pour assurer leur survie quel que soit le résultat des élections et attirer l'attention internationale sur ce moment décisif pour la démocratie en Europe.
Thibaut Bruttin
Directeur général de RSF"
La suite sur rsf.org

Vient de paraître : « Ce que réveillent les rêves », troisième livre d'André Lorant chez L'Harmattan


« Ce que réveillent les rêves », troisième livre d'André Lorant chez L'Harmattan paru le 26 février, à la suite de « Vers l'innommable. L'antisémitisme institutionnel en Hongrie » (2020) et de « Balzac en kaléidoscope » (2024).
🔸 Introduction : Dr Juli Faloux
Dans le prolongement de son expérience analytique, une psychothérapie de vingt ans sous le regard du docteur Michel Sapir, André Lorant se plonge dans ses rêves pour explorer leur univers étrange et comprendre le secret de leur message. Grâce à des associations libres, fondées parfois sur des analogies phonétiques, en rapport tant avec son passé hongrois qu’avec sa vie en France, il s’efforce d’apprivoiser les fantômes qui le hantent. Il s’agit d’une nouvelle forme d’introspection qui, tout en les estimant, s’affranchit des catégories de la Traumdeutung freudienne, ouvre la mémoire et supprime en même temps la chronologie des événements évoqués. Cette forme originale de récit met en œuvre les sujets qui préoccupent André Lorant : images parentales, grandes ruptures de sa vie, rejets qu’il a pu éprouver, en fin de compte nostalgie d’une continuité existentielle. De grands écrivains d’Europe centrale, Kafka, Schnitzler, Danilo Kiš accompagnent l’auteur dans sa quête. Livre passionnel, tentative psychanalytique et littéraire, « Ce que réveillent les rêves » est en même temps une "autobiographie éclatée", selon une judicieuse remarque de Milan Kundera.
André Lorant, né en Hongrie, quitte son pays natal à la suite du soulèvement de 1956 et s'établit définitivement à Paris. Professeur honoraire des universités, il a enseigné la littérature comparée pendant une quarantaine d'années. Ses principales publications concernent Balzac, Shakespeare et l'histoire d'Europe centrale.
editions-harmattan.fr

Une campagne de désinformation russe devrait aider Orbán à remporter les élections hongroises

"Principaux renseignements

  • La Russie a lancé une campagne de désinformation afin d’influencer les élections hongroises.
  • La campagne doit présenter Viktor Orbán comme un leader fort et discréditer son adversaire, Péter Magyar.
  • Les autorités exhortent les partis politiques, les médias et le public à examiner d’un œil critique les contenus suspects publiés en ligne.

Le Kremlin a lancé une campagne secrète de désinformation pour aider le Premier ministre hongrois Viktor Orbán à se faire réélire. C’est ce qui ressort d’un rapport du Financial Times. La campagne a été conçue par la Social Design Agency, un cabinet de conseil russe soumis à des sanctions étrangères. Elle visait à renforcer le parti Fidesz d’Orbán à l’approche des élections du 12 avril.

Campagne de désinformation

La campagne a présenté Orbán comme un défenseur de la souveraineté hongroise, capable de négocier d’égal à égal avec les dirigeants mondiaux. Elle l’a opposé à son principal adversaire, Péter Magyar, décrit comme une « marionnette de Bruxelles » sans soutien indépendant." La suite sur businessam.be

vendredi 13 mars 2026

La Hongrie et la Slovaquie s'opposent au renouvellement des sanctions contre la Russie

"La Hongrie et la Slovaquie s'opposent au renouvellement des sanctions que l'Union européenne a imposées à plus de 2 700 personnes et entités en réponse à l'invasion massive de l'Ukraine par la Russie, quelques jours seulement avant la date limite du 15 mars.

La Hongrie et la Slovaquie ont bloqué le renouvellement des sanctions européennes contre plus de 2 700 personnes et entités liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, à quelques jours de la date limite du 15 mars.

Selon les règles de l'UE, les sanctions doivent être prolongées tous les six mois à l'unanimité.

Une première tentative de prorogation, menée mercredi après-midi lors d’une réunion des ambassadeurs à Bruxelles, a échoué." La suite sur euronews.com

Hongrie: la campagne secrète de la Russie pour aider Viktor Orbán à rester au pouvoir

"Une agence liée au Kremlin préparerait une vaste opération d'influence visant à saturer les réseaux sociaux avant les élections hongroises. L'objectif: renforcer l'image du Premier ministre tout en discréditant son rival Péter Magyar.

L'administration russe aurait validé une opération d'influence clandestine en Hongrie, si l'on en croit une enquête du Financial Times. Le plan viserait à saturer les réseaux sociaux pour garantir la victoire du Fidesz-Union civique hongroise (Fidesz-MPSZ) aux prochaines élections législative qui se tiendront en avril. Dans cette guerre de l'information dont raffole le Kremlin, les posts visant à glorifier le Premier ministre Viktor Orbán se multiplient et inondent les réseaux.

L'homme d'extrême droite au pouvoir depuis près de seize ans y est présenté comme le seul garant de la souveraineté nationale. Son rival, Péter Magyar, est systématiquement dénigré et assimilé à un pantin de Bruxelles. La tactique n'est pas subtile mais ce n'est pas le but: Moscou répète et assène son message, persuadé de pouvoir ainsi façonner l'opinion." La suite sur slate.fr

De Budapest à Hanoï en dialogue symphonique

"Une soirée de musique et d’opérette hongroises promet un moment culturel exceptionnel à Hanoï le 17 mars, avec un concert unique réunissant des artistes hongrois et vietnamiens.

Intitulé "Hongrie - Vietnam : Un dialogue symphonique", le concert mettra en vedette le pianiste László Váradi, la soprano Dalma Süle et le ténor hongrois d’origine vietnamienne Ninh Duc Hoàng Long. Ils interpréteront des œuvres de compositeurs hongrois de renommée internationale tels que Franz Liszt et Béla Bartók.

Si Franz Liszt est célébré comme un maître du piano, reconnu pour la richesse de son langage musical et sa technique virtuose, Béla Bartók est considéré comme un pionnier du mélange de musique classique et d’éléments folkloriques d’Europe centrale, créant ainsi un style original et moderne." La suite sur lecourrier.vn

Oléoduc Droujba : la Hongrie envoie une mission d'enquête et ravive les tensions avec Kyiv

"La mission est dirigée par vice-ministre de l’Énergie Gábor Czepek. L'oléoduc Droujba est à l'arrêt depuis la fin du mois de janvier à cause d'une attaque présumée de drones russes. Budapest accuse Kyiv de bloquer les livraisons pour des raisons politiques, ce que le gouvernement ukrainien nie.

Une mission d'enquête hongroise menée par le secrétaire d'État au ministère de l’Énergie Gábor Czepek a été envoyée en Ukraine pour vérifier l'état de l'oléoduc Droujba. Celui-ci est accompagné d'un expert de l'industrie pétrolière, un cadre d'État ayant une spécialiste des relations internationales et un analyste du marché de l'énergie.

Dans une vidéo postée sur son compte Facebook, Gábor Czepek a indiqué être arrivé au poste frontière de Záhony ce mercredi 11 mars matin et précisé que la délégation avait pour mission de vérifier l'état de l'oléoduc Droujba et de créer les conditions nécessaires à la reprise des livraisons de pétrole dans les plus brefs délais." La suite sur euronews.com

Le vice-Premier ministre et ministre d'État aux Affaires de la défense reçoit un appel téléphonique du ministre hongrois de la Défense

"Doha, le 12 mars /QNA/ Son Excellence Cheikh Saoud bin Abdulrahman bin Hassan Al Thani, vice-Premier ministre et ministre d'État aux Affaires de la défense, a reçu ce jeudi un appel téléphonique de Son Excellence M. Kristóf Szalay-Bobrovniczky, ministre hongrois de la Défense.

L'entretien a porté sur les dernières évolutions et les nouveaux développements sécuritaires dans la région, ainsi que sur les domaines de coopération et de coordination conjointe à la lumière des circonstances actuelles." Source : qna.org.qa

László Nemes, réalisateur d’“Orphelin” : “L’histoire de la Hongrie me colle à la peau”

"Le réalisateur hongrois présente son nouveau film, en salles, dans lequel il raconte un épisode vécu par son père dans la Hongrie soviétique. L’occasion d’évoquer son enfance, sa vision du cinéma, mais aussi la judéité et l’antisémitisme.
Il y a onze ans, Le Fils de Saul repartait de Cannes avec un Grand Prix avant de recevoir l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Le succès de ce long métrage sur la Shoah ne semble pas avoir changé son réalisateur László Nemes, resté fidèle à son thème de prédilection, celui d’une Hongrie rongée par la violence et l’antisémitisme. Avec Orphelin (en salles depuis le 11 mars), il plonge dans le Budapest des années 1950, sous le joug d’un socialisme totalitaire, à travers le regard d’un enfant juif découvrant que son père n’est pas un héros des camps de concentration, mais un homme froid et tyrannique. Rencontre avec un cinéaste exigeant.

Orphelin est votre troisième film sur l’histoire..." La suite sur telerama.fr (article payant)

Les tensions entre Kiev et Budapest déstabilisent l’économie ukrainienne

"Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, bloque un prêt européen de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine, au prétexte que Kiev ne répare pas un oléoduc transportant du pétrole russe vers l’Europe centrale. Or, l’octroi de ce prêt est jugé essentiel pour l’Etat ukrainien. 

L’annonce a provoqué une vive irritation à Kiev. Mercredi 11 mars, la Hongrie a fait savoir, par la voix de son ministre de l’énergie, Gabor Czepek, qu’elle envoyait une délégation en Ukraine pour « établir le dialogue » au sujet de la remise en service de l’oléoduc Droujba, qui transporte du pétrole russe vers l’Europe centrale. La réaction de Kiev ne s’est pas fait attendre : « C’est un voyage privé. Nous ne les avons pas invités », a déclaré le chef adjoint de l’administration présidentielle ukrainienne, Sergiy Kyslytsya, devant la presse.

Derrière ce nouvel épisode de tension entre Kiev et Budapest se joue un bras de fer plus large, alors que le premier ministre hongrois, Viktor Orban, bloque un prêt européen de 90 milliards d’euros destiné à soutenir l’Ukraine. Budapest conditionne son feu vert à la reprise des livraisons de pétrole via l’oléoduc Droujba, à l’arrêt depuis janvier après des dégâts que Kiev attribue à une frappe russe.

En Ukraine, cette pression a été mal accueillie. Depuis l’invasion lancée par la Russie en février 2022, le premier ministre hongrois, proche de Moscou, n’a cessé de s’opposer aux initiatives européennes en faveur de l’Ukraine, utilisant son veto à plusieurs reprises afin de peser sur les négociations au sein de l’Union européenne (UE). Ses positions lui valent une forte hostilité au sein de l’opinion publique ukrainienne, et inquiètent particulièrement..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Menottés 28h, injection forcée de médicament… les dessous de l’arrestation des sept Ukrainiens qui transportaient des lingots d’or en Hongrie

"L’Ukraine s’est indignée du traitement réservé aux sept employés de banque arrêtés par les autorités hongroises jeudi dernier. Ils faisaient partie d’un convoi transportant de l’argent liquide et 9 kilogrammes d’or depuis l’Autriche.

Une arrestation qui a fait couler beaucoup d’encre. Jeudi 5 mars, les autorités hongroises ont mis la main sur un convoi ukrainien circulant sur son territoire et transportant près de 40 millions de dollars et 35 millions de dollars en espèces, ainsi que 9 kilos d’or d’un montant estimé à 1,5 million de dollars. 

Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois, a ordonné la mise sous séquestre de ce petit trésor pendant 60 jours, tandis que les autorités ont ouvert une enquête pour « blanchiment de fonds ».

Volodymyr Zelensky a, lui, dénoncé la saisie du fourgon qu’il a assimilé à un acte de « banditisme ». Plus tôt cette semaine, la diplomatie ukrainienne avait dénoncé le mauvais traitement réservé aux sept employés de la banque publique d’État ukrainienne Oschadbank." La suite sur leparisien.fr

Orbán ordonne la mise sous séquestre de millions d’euros d’une banque ukrainienne, Zelensky l’accuse de «banditisme»

"Le ton était déjà vivement monté la semaine passée entre les dirigeants hongrois et ukrainiens, après l’arrestation par la Hongrie de sept convoyeurs de fonds ukrainiens et de la saisie d’environ 70 millions d’euros qu’ils transportaient.

Après de longues journées de tensions, la Hongrie a restitué à l’Ukraine jeudi deux véhicules blindés de transport de fonds précédemment saisis. Mais le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a ordonné la mise sous séquestre pour une durée maximale de 60 jours de la cargaison d’argent liquide et d’or qu’ils transportaient, évaluée à environ 70 millions d’euros. Budapest a justifié cette mesure par l’ouverture d’une enquête pour blanchiment d’argent présumé, une décision que Kiev a dénoncée comme un vol pur et simple.

Les relations entre la Hongrie et l’Ukraine, déjà fragilisées par les liens étroits du premier ministre Viktor Orbán avec la Russie, se sont encore dégradées la semaine dernière. Les autorités hongroises avaient alors interpellé sept ressortissants ukrainiens qui transportaient de l’argent et de l’or depuis l’Autriche vers l’Ukraine pour alimenter les banques ukrainiennes. La cargaison comprenait 33 millions de dollars et 30 millions d’euros en espèces, ainsi que 9 kg d’or d’une valeur d’environ 1,25 million de dollars au cours actuel." La suite sur lefigaro.fr

Romain Rolland : la référence culturelle française dans la Hongrie du xxe siècle ?

"Sur la base de données en ligne Arcanum, qui regroupe un grand nombre de titres de presse hongrois, le nom de Romain Rolland récolte près de 15 000 résultats entre 1900 et 2021. Il enregistre des pics dans les années 1920 et 1950, culminant au moment du centenaire de sa naissance en 1966, avant de connaître une tendance à la baisse que même le centenaire de la Grande Guerre ne ranime pas. Pour le seul xxe siècle, le deuxième auteur français le plus cité est Aragon, mais seulement au tiers du niveau de Rolland. Il n’est pas anodin que ce soit Aragon qui suive Rolland, les deux écrivains étant liés par une « généalogie littéraire de l’humanisme français dans son versant pacifiste » et une poétique réaliste prisées pour des raisons tant littéraires que politiques dans la Hongrie du xxe siècle.

Toujours est-il que le nom de Rolland ne figure nulle part dans l’espace public hongrois – contrairement à celui de Thomas Mann – et qu’aucune statue n’a été érigée en sa mémoire. Quant à l’édition de son œuvre, elle est devancée par celle des auteurs du xixe siècle tel Victor Hugo (qui, lui, a sa rue à Budapest), même si elle reste l’une des œuvres d’écrivains français du xxe siècle les plus traduites – un fait d’autant plus remarquable que le texte qui lui a assuré une renommée mondiale, Au-dessus de la mêlée (A dulakodás fölött), n’a jamais été traduit en hongrois intégralement.

La presse littéraire accorda-t-elle la même primauté à Rolland ? Si l’on considère Nyugat [Occident], la revue la plus importante de la littérature moderne du début du siècle, ou Nagyvilág [Le Vaste Monde], la grande revue de littérature mondiale à l’ère Kádár, on voit que les revues littéraires hongroises ouvertes sur les littératures étrangères s’intéressèrent à plusieurs moments à l’œuvre de Rolland. Mais ces moments ne correspondent pas à l’instrumentalisation politique et publique – fluctuante – de l’écrivain français en Hongrie. Cette étude entreprend de comparer ces deux types de réception dans la presse pour analyser le transfert de l’écrivain et ses causes littéraires et politiques dans la Hongrie du xxe siècle, dans les contextes des conflits européens puis de la guerre froide." La suite sur books.openedition.org

Un jour, une carte : en Hongrie, Viktor Orban agite la peur de la guerre et s’attaque à Volodymyr Zelensky

"Après 16 années au pouvoir, Viktor Orban pourrait être renversé en avril prochain par le conservateur Peter Magyar, grand favori des sondages. Pour tenter de renverser la vapeur, le Premier ministre nationaliste joue une carte qu’il connaît bien : la peur de la guerre. Et il trouve en Volodymyr Zelensky le bouc émissaire idéal.

La vidéo circule sur les réseaux sociaux. On y voit une petite fille, les larmes aux yeux, demander à sa mère, elle aussi en pleurs : "Maman, quand papa rentre-t-il à la maison ?" La scène montre ensuite le père de la fillette… exécuté sur le front en Ukraine. Sauf... que tout est faux.

Ce spot de campagne de Fidesz, le parti de Viktor Orban, a été entièrement généré par l’intelligence artificielle. Il se termine par un message très clair : si vous voulez éviter que la Hongrie soit entraînée dans la guerre, un seul choix s’impose : le Fidesz." La suite sur rtbf.be

En Hongrie, un film à la gloire de l’anti-Orbán Péter Magyar

"Un mois avant les élections, « Tavaszi Szél » (Vent du Printemps) raconte l’ascension de l’opposant favori des sondages. Une heure trente de propagande à visage un poil plus humain que celle du pouvoir.

Il était une fois un prince blond, biberonné par la politique depuis l’enfance et cadre du régime Orbán. Le 10 février 2024, son ex-épouse l’ex-ministre de la Justice et la présidente de la République sautent après un scandale de grâce dans une affaire pédocriminelle. Le lendemain, le golden-boy se rebelle contre son camp dans une interview historique. Deux ans plus tard, à force d’abnégation, Péter Magyar est devenu le rival numéro un de Viktor Orbán qu’il pourrait renverser lors des élections de ce 12 avril." La suite sur lesoir.be (article payant)

   Cet article est rés

jeudi 12 mars 2026

"Silent friend" - Un film de Ildikó Enyedi dans les salles à partir du 1er avril 2026

Avec Tony Leung Chiu-Wai, Léa Seydoux, Luna Wedler

Synopsis

Dans un jardin botanique, un arbre veille et observe, témoin patient des siècles. En 1908, il suit Grete, qui lutte pour exister dans un milieu qui l’ignore. Dans les années 70, il voit Hannes s’éveiller à l’amour et au monde des plantes. Aujourd’hui, le vieil arbre parle avec Tony dans son langage secret. Autour de lui, certains se cherchent, d’autres se rencontrent. Lui demeure, ami silencieux, dans un temps plus vaste que le leur.

LES LUNDIS HONGROIS - Colonel Redl, un film d'István Szabó le 13 avril 2026 à 19 h 45 au cinéma le Champo


Cinéma : Le Champo 51 Rue des Écoles, 75005 Paris

Séance animée par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d'Europe de l'Est 

Synopsis
Alfred Redl (interprété par Klaus Maria Brandauer), fils d'un modeste cheminot de Galicie, se fait remarquer dès l'école primaire par ses qualités intellectuelles et par son patriotisme au profit de l'Autriche-Hongrie. Aussi obtient-il par l'entremise de son instituteur une bourse en vue d'intégrer une école militaire.

Au sein de cette école, il se lie d'amitié avec un de ses condisciples, l'aspirant Kubinyi, baron hongrois fortuné, dont la sœur Katalin ne sera pas par la suite insensible à ses charmes.

On découvre que les plans secrets militaires autrichiens, en particulier les plans des forteresses de Galicie, ont été divulgués à un agent étranger. Il faut un coupable et le colonel Redl est convoqué par l'archiduc François-Ferdinand qui, en privé, lui explique le profil recherché : n'appartenant ni à une minorité remuante (ni serbe, ni croate, etc.), ni à un groupe ethnique dont la mise en cause poserait problème (« Pas de nouvelle affaire Dreyfus ! », s'exclame l'archiduc), ni à l'élite austro-hongroise. En fait, Redl lui-même a le profil idéal, l'archiduc lui dit de trouver son « Doppelgänger », c'est-à-dire son double, en raison de son origine ruthène.

Le colonel Redl est pris dans une nasse : les développements de son enquête l'amènent à une impasse, on exige qu'il fournisse un coupable qui ne peut être que lui-même, et sa loyauté lui interdit de clamer son innocence. Au terme d'une délibération agitée, il choisit le suicide. Au spectateur de se faire lui-même son idée des raisons (éventuellement multiples) de ce choix : sacrifice volontaire, réaction dégoutée à la découverte du cynisme du système et à son absurdité, révolte ultime ou loyauté extrême... ? (Source : Wikipedia)

Notre critique d’Orphelin : Budapest, année zéro

CRITIQUE - Laszlo Nemes évoque avec une préciosité anachronique la capitale hongroise traumatisée par l’insurrection de 1956. Un adolescent en mal de père est au cœur de ce drame.

Orphelin ? Pas vraiment. Andor a une mère. Il l’a retrouvée en 1949, à sa sortie de l’orphelinat. Klara, qui est juive, avait passé la guerre cachée à la campagne, son mari étant parti pour les camps. En 1957, Andor a 12 ans. Budapest se relève à peine de l’insurrection des étudiants qui a été réprimée par les chars russes. Le gamin se demande où est passé son père. Klara ne l’évoque qu’avec embarras. Elle travaille dans une épicerie désormais tenue par une solide stalinienne. Dans une chaufferie souterraine, le jeune héros s’adresse à son papa absent avec un ton de prière. Dehors, la ville semble peuplée de fantômes. Des enfants jouent au football dans des terrains vagues. Une menace plane, permanente. 

Klara se débrouille comme elle peut, accepte les compromissions avec le pouvoir, supporte l’humiliation. Le moyen d’agir autrement ? Avec son fils, les rapports sont tendus. Au fond, ils ne se connaissent pas. Elle a trop de secrets. Le fossé se creuse encore avec cet étranger qui..." La suite sur lefigaro.fr (article payant) 

« Orphelin » : Grégory Gadebois dans le Budapest de l’après-guerre et de l’après-révolution

"En 1957, un jeune garçon juif vit dans le souvenir d’un père déporté et s’en voit présenter un autre, dans une ville hantée par les fantômes. Exercice de mise en scène à la fois brillant et asphyxiant. En salles ce mercredi.

Nous sommes à Budapest, en 1957, un an après l’écrasement de la révolution contre le pouvoir communiste, et la ville, en apnée, semble peuplée de fantômes. Andor, jeune Juif, vit avec sa mère Klara, mais survit surtout avec le souvenir d’un père déporté pendant la Seconde Guerre mondiale et dont il se dit qu’il n’a pas survécu. Ce à quoi le garçon ne peut se résoudre, masquant son déni derrière une rage de chaque instant." La suite sur lavoixdunord.fr

L’aéroport de Budapest entame sa métamorphose

"L'aéroport de Budapest prépare l’avenir avec la construction d'un nouveau terminal. Les travaux viennent de débuter dans la capitale hongroise.

Trois ans à peine avoir obtenu la gestion de l’aéroport de Budapest, VINCI Airports passe à l’action. La pose de la première pierre du nouveau terminal a eu lieu récemment, pavant la voie à un avenir ambitieux pour le hub hongrois.

« La pose de la première pierre est un moment très important pour l’aéroport de Budapest, mais aussi pour l’industrie aéronautique et l’économie hongroises » souligne Nicolas Notebaert, président de VINCI Airports. « L’intérêt accru des visiteurs étrangers pour la Hongrie et Budapest, la tendance à la hausse des voyages des Hongrois et le trafic record enregistré à l’aéroport l’an dernier confirment notre ambition : nous sommes déterminés à offrir à la Hongrie une plateforme aéroportuaire moderne et d’envergure mondiale, capable de répondre aux besoins des voyageurs dans les années à venir » ajoute Nicolas Notebaert." La suite sur voyages-d-affaires.com

La Hongrie envoie une délégation en Ukraine pour « établir le dialogue » sur l'oléoduc Droujba

"Le ministre hongrois de l'Énergie Gabor Czepek, a annoncé mercredi l'envoi d'une délégation en Ukraine pour "établir le dialogue" sur la remise en service de l'oléoduc Droujba, dont son pays attribue le blocage à la mauvaise volonté de Kiev.

« Aucun statut officiel »

"Aujourd'hui (mercredi), notre délégation franchira la frontière et se rendra à Kiev pour (...) engager un dialogue de fond", a déclaré M. Czepek sur Facebook, précisant qu'il y prendrait part, tout comme des représentants de la Slovaquie, pays également concerné par l'interruption des livraisons de pétrole russe au travers de cet oléoduc dont l'Ukraine affirme qu'il a été endommagé fin janvier par une frappe russe.

Cependant, la diplomatie ukrainienne a contesté le "statut officiel" de cette mission." La suite sur connaissancedesenergies.org

Saisie de fonds, veto européen : la Hongrie durcit encore le ton face à l'Ukraine

"Alors que Budapest bloque toujours le prêt européen de 90 milliards d'euros destiné à Kiev, un nouvel incident diplomatique s'ajoute aux tensions. La Hongrie a saisi, le 5 mars, 75 millions d'euros ainsi que de l'or transportés par des employés d'une banque ukrainienne. Un nouvel épisode qui s'ajoute à l'opposition hongroise à l'adhésion de l'Ukraine à l'UE.

"Le 5 mars, la police hongroise contrôlait deux véhicules d’un convoi blindé en transit entre l’Autriche et l’Ukraine, transportant sept Ukrainiens. Elle confisquait les fonds que ceux-ci convoyaient, à savoir : 40 millions de dollars en espèces, 35 millions d’euros en espèces et environ 9 kg d’or", résume l'Indépendant.

Cette nouvelle crise diplomatique entre les deux pays survient peu de temps après le refus du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, de soutenir le prêt européen de 90 milliards d'euros à destination de l'Ukraine, "en raison de différends concernant l'oléoduc Droujba, qui a interrompu les livraisons de pétrole russe en janvier" [Euronews]." La suite sur touteleurope.eu

mercredi 11 mars 2026

L'Ukraine demande la restitution de l'argent et des objets de valeur saisis par la Hongrie, disent les autorités à Euronews

"Kyiv demande l'aide de l'UE pour récupérer l'argent et les objets de valeur saisis par la Hongrie la semaine dernière, tandis que Viktor Orban a ordonné au gouvernement de conserver l'argent et l'or saisis dans une banque ukrainienne pendant une période pouvant aller jusqu'à 60 jours.

L'Ukraine cherche à intenter une action en justice contre la saisie d'argent et d'objets de valeur lors de leur transit sur le territoire hongrois, ont déclaré les autorités de Kyiv à Euronews mardi.

La Banque nationale d'Ukraine (NBU) a déclaré à Euronews qu'elle "lançait un audit international indépendant sur les processus et les relations contractuelles de toutes les personnes impliquées dans le transit des devises étrangères".

"Le gouverneur de la Banque nationale, Andriy Pyshnyi, a envoyé des lettres officielles aux partenaires européens pour s'assurer que cet incident ne reste pas sans réponse", a confirmé la NBU." La suite sur euronews.com

Élections législatives en Hongrie: Viktor Orban mène une campagne anti-Ukraine

"À la peine dans les sondages, Viktor Orban joue la carte anti-Ukraine. À moins de deux mois des élections législatives, prévues le 12 avril 2026, le Premier ministre hongrois intensifie sa campagne en prenant pour cible l'Ukraine alors que son parti, le Fidesz, est en difficulté. Le dirigeant accuse la Commission européenne de vouloir installer au pouvoir le parti d'opposition Tisza, mené par le conservateur Péter Magyar. Et selon Viktor Orban, Tisza serait un agent de Bruxelles et de l'Ukraine. Selon lui, cette coalition Bruxelles-Kiev voudrait augmenter les impôts afin de financer et d'armer Kiev et d'envoyer les Hongrois se battre aux côtés de l'Ukraine." A écouter (2:32) sur rfi.fr

Élections législatives en Hongrie : qu'indiquent les sondages ?

"Pour la première fois depuis son retour au pouvoir en 2010, Viktor Orbán pourrait perdre son poste de Premier ministre à l'issue des élections législatives du 12 avril. À l'approche du scrutin, visualisez les intentions de vote des Hongrois grâce à notre agrégateur de sondages.

Après seize ans au pouvoir, Viktor Orbán aborde les élections législatives avec une incertitude inédite. Le 12 avril prochain, les Hongrois désigneront les 199 membres de leur Assemblée nationale lors d'un scrutin plus ouvert qu'à l'accoutumée.

L'enjeu dépasse largement les frontières hongroises. Un revers de Viktor Orbán marquerait un tournant majeur sur le continent, tant l'actuel chef du gouvernement s'est imposé comme un modèle pour les nationalistes européens." La suite sur touteleurope.eu

mardi 10 mars 2026

Duel Zelensky - Orban : une escalade à la veille d'élections cruciales en Hongrie

"Avec
  • Florent Parmentier, secrétaire général du Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), chercheur associé à l’Institut Jacques Delors

En menaçant Orban de "donner son adresse à ses forces armées", Zelensky a provoqué une rupture jugée "inacceptable" par Bruxelles. Derrière cette phrase, une crise qui couve depuis janvier autour de l'oléoduc Droujba et du prêt européen bloqué par Budapest. Une aubaine pour Orban ?

Jeudi dernier, une phrase de Volodymyr Zelensky a mis le feu aux poudres : en menaçant Viktor Orban de "donner son adresse à ses forces armées", le président ukrainien a provoqué une rupture que même Bruxelles a jugée "inacceptable". Derrière cette sortie, une crise qui couve depuis fin janvier : la portion ukrainienne de l'oléoduc Droujba, endommagée par une frappe, ne livre plus la Hongrie en pétrole russe. Kiev tarde à le réparer ; Budapest en a fait un prétexte pour bloquer le prêt européen de 90 milliards d'euros destiné à aider l'Ukraine. Pour Orban, c'est une aubaine : donné perdant pour la première fois en seize ans à cinq semaines des législatives hongroises, il peut désormais se présenter en cible d'un président étranger. Zelensky a-t-il offert à son pire ennemi sa meilleure arme de campagne ? Réponses avec Florent Parmentier, secrétaire général du Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), chercheur associé à l'Institut Jacques Delors et spécialiste de l'Europe de l'Est et Orientale. Il est l’auteur de Géopolitique de l'Eurovision : la bande-son de la construction européenne, coécrit avec Cyrille Bret aux éditions Bréal." La suite et à écouter (11mn) sur radiofrance.fr