"La dispersion de la collection d’André et Françoise Kostolany, le 24 janvier par la maison de vente de Baecque, offre l’occasion de découvrir le travail de plusieurs peintres hongrois de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.
Né en Hongrie en 1906, André Kostolany
se destinait à l’étude de la philosophie et de l’histoire de l’art.
Mais en 1924, son père l’envoie à Paris occuper la fonction d’agent de
change… Il choisit alors de devenir un financier, mais n’oublie pas sa
première vocation en devenant collectionneur. Une passion partagée par
son épouse Françoise, elle même amatrice de beaux objets. Après le décès
d’André, elle veille sur leur collection, décidant qu’après sa
disparition (en 2025), le produit de la vente de tous leurs trésors
irait à l’Institut Pasteur de Paris. De cette ensemble, la maison de Baecque & Associés a tiré en vente en six chapitres, de l’écrin de Madame à la riche bibliothèque.
József Rippl-Ronai, le Nabis hongroisLe chapitre consacré à la peinture hongroise est à la fois l’héritage
d’André Kostonaly et de son oncle Gyula Kosztolany Kann. « C’était un peintre, et nous avons d’ailleurs quelques toiles de lui, dont un autoportrait estimé 2 000 à 3 000 euros
», décrit l’experte Elise Vignault. Elle ajoute que les œuvres
hongroises de la collection ont majoritairement été réalisées en
Hongrie, par des peintres de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle. «
József Rippl-Ronai par exemple est arrivé à Paris en 1887, mais il
repart en 1900 et fait ensuite plusieurs aller et retours. Nous avons
une douzaine de tableaux signés de sa main, il a parfois été surnommé le
« Nabis hongrois » du fait de sa proximité avec ce mouvement », détaille l’experte. József Rippl-Ronai
(1861-1927) est l’auteur d’un portrait au pastel sur carton de Paul
Gauguin vers 1890 (20 000 à 30 000 euros) et d’une vue du Boulevard
Montparnasse datée 1910 (30 000 à 50 000 euros)." La suite sur magazine.interencheres.com