"Atteint
de la maladie de Charcot, cet avocat hongrois défend dans son pays – et
au niveau européen – l’euthanasie dans la dignité, relate la
journaliste Viktoria Serdült.
Quand
les journalistes lui ont demandé comment il envisageait l’avenir,
Dániel Karsai, avocat constitutionnel de 46 ans, leur a répondu : «Je n’en ai aucune idée. Ça n’arrive qu’une fois dans une vie.»
Dans son cas, l’avenir en question sera marqué par une paralysie totale
et une perte de la parole, en dépit de facultés mentales intactes,
après quoi il mourra, au bout de quelques années tout au plus.
En
2022, on lui a diagnostiqué une sclérose latérale amyotrophique (SLA)
ou maladie de Charcot, une maladie génétique rare dont souffrait
notamment le physicien Stephen Hawking, mort à 76 ans.
Même si M. Karsai décède avant cette échéance, il a décidé d’utiliser
le temps qu’il lui reste pour défendre son droit de mourir «comme les arbres, c’est-à-dire debout».
La
loi hongroise autorise les patients en phase terminale à refuser les
soins, ce qui ne s’applique pas aux personnes souffrant de SLA : dans ce
cas précis, il n’y a pas de soins à refuser, étant donné qu’il n’en
existe aucun. S’il souhaitait se rendre en Suisse, où l’euthanasie est
légale, les membres de la famille qui l’y conduiraient pourraient être
emprisonnés à leur retour.
De toute manière, il ne souhaite pas mourir dans une pièce avec vue sur les Alpes suisses. «A l’école, on nous enseigne le poème de Vörösmarty Mihály, qui dit notamment : “C’est ici [en Hongrie] que tu dois vivre..." La suite sur liberation.fr (article payant)