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dimanche 7 mars 2021

Récit : Le destin tragique de Géraldine d’Albanie, la reine contrainte à l’exil éternel

 Géraldine et Zog, le jour de leur mariage.

"Elle était considérée comme l’une des plus belles femmes de la première moitié du XXe siècle. Esprit libre, Géraldine est tombée follement amoureuse du roi autoproclamé d’Albanie, Zog Ier. Mais leur règne à deux sera de courte durée, puisqu’ils seront chassés par les troupes de Mussolini.

Le soleil se couche sur Tirana, ce 31 décembre 1937. Géraldine Apponyi de Nagy-Apponyi, arrivée quelques heures plus tôt dans la capitale albanaise après un long voyage, va être présentée, dans la soirée, au roi Zog Ier, qu’elle doit épouser. Le monarque l’a installée dans une somptueuse villa aux portes de la ville. Il y a fait porter des dizaines et des dizaines de roses rouges pour l'accueillir. Mais Géraldine n’a pas le cœur à la fête. Elle hésite à s’unir à cet homme dont elle ne sait rien. Sa famille lui a promis qu’elle pourrait revenir à Budapest, si jamais elle n’était pas séduite. Mais elle se sent tout de même prisonnière d’un destin, dont elle était jusqu’alors seule maîtresse. À quelques heures de la réception, elle manifeste d’ailleurs une mauvaise humeur qui étonne ses nouvelles dames de compagnie. Elle choisit même de ne pas porter sa plus belle robe – qu’elle avait pourtant réservée pour l’occasion – mais une simple tenue de soirée marron, peu flatteuse. Mais même dans la pire des tenues, Géraldine est sublime." La suite sur vanityfair.fr

vendredi 25 décembre 2020

Le prince Georg de Habsbourg-Lorraine est nommé ambassadeur de Hongrie à Paris

"Un archiduc d’Autriche, prince royal de Hongrie, devient ambassadeur de Hongrie à Paris. Même sous l’Ancien Régime, la capitale française n’avait rêvé d’une si impériale et royale affectation.

Pour les lecteurs de Point de Vue, il est Georg, archiduc d’Autriche et prince de Hongrie, de Bohême, de Dalmatie, et de toute cette kyrielle d’États sur lesquels ont régné ses grands-parents Charles et Zita, les derniers souverains austro-hongrois, jusqu’en 1918. Mais en Hongrie, où il vit depuis 1992 avec son épouse l’archiduchesse Eilika, née duchesse d’Oldenburg, et leurs trois enfants Zsofia, Ildikó et Károly-Konstantin, il est plus simplement György Habsburg." La suite sur pointdevue.fr

samedi 19 septembre 2020

Comrade Barron - Un portrait de l’aristocratie hongroise en Transylvanie


"Une communauté historique dépecée

Neuf siècles durant, la Transylvanie, cette région située à l’ouest des Carpates a fait partie du Royaume de Hongrie ; en son sein vivaient hongrois et sicules, roumains et souabes, ukrainiens et serbes, gitans et juifs. A la chute de la Double-Monarchie, le Royaume de Hongrie s’est vu dépecé par le Traité de Trianon en 1920, qui attribua la Transylvanie à la Roumanie, dont elle fait depuis partie. De nos jours, si la Transylvanie abrite encore avec plus d’un million de Hongrois, la plus importante minorité d’Europe, ce caractère chamarré s’est estompé pour toujours : juifs et gitans ont été exterminés, les souabes de langue allemande ont été vendus par Ceausescu à la République Fédérale contre des devises fortes tandis que bon nombre de Magyars ont gagné la Hongrie.

Pourtant, dès 1568, l’Édit de Turda, l’un des premiers de son genre en Europe, assurait la paix confessionnelle entre catholiques, luthériens et réformés calvinistes. A ces trois confessions-là il y a lieu d’y ajouter toute une gamme, les orthodoxes, les uniates, les arméniens et bien sûr les juifs. Ce monde coloré où l’on parle hongrois, allemand, roumain et yiddish est cependant dominé par l’aristocratie magyare qui possède les grands domaines fonciers. C’est ce monde-là qui fournit le sujet du joli livre de Jaap Scholten." La suite sur blogs.letemps.ch