"Si l’opposition hongroise dispose d’une confortable avance dans les
sondages au niveau national, elle est loin d’être assurée de décrocher
une majorité parlementaire aux élections législatives du 12 avril 2026.
Car le système électoral est très favorable au Fidesz du Premier
ministre Viktor Orban.
Malgré le temps maussade, ils sont peut-être un millier à se masser devant la mairie de Gyál pour assister au meeting de Peter Magyar , à une trentaine de minutes d'autoroute de Budapest.
Des
familles se prennent en selfie, un homme aux cheveux blancs promène un
drapeau européen monté sur la bannière hongroise. Si ce n'est la
ferveur, l’émotion de voir celui qui pourrait incarner le changement
après seize ans de règne de Viktor Orban, se lit sur certains visages.
Avant
cette campagne, ni Gabor, 70 printemps, ni Kristina, la quarantaine, ne
s'étaient jamais préoccupés de politique. Mais aujourd'hui, ils font
partie des bénévoles de Tisza, le jeune parti apparu il y a deux ans
derrière son leader, ancien du Fidesz, et qui menace plus que jamais le
pouvoir du Premier ministre. « J’ai trois enfants, alors il le faut bien ! »,
sourit Kristina en s'affairant sur le petit stand, où elle distribue
quelques goodies avant l’arrivée du candidat de la droite libérale
pro-européenne qui porte désormais les espoirs de l'opposition
hongroise.
Loin de Budapest, là où se jouent les électionsGyál,
banlieue pavillonnaire aux portes de Budapest, est gouvernée par un
maire Fidesz et, depuis 2010, le parti nationaliste conservateur de
Viktor Orban est toujours arrivé en tête dans la circonscription. Mais
Peter Magyar sait que c'est dans ce genre de circonscriptions,
périurbaines et surtout dans les régions rurales, bastions du Fidesz,
que se joueront les élections." La suite sur rfi.fr