"Arrivé au pouvoir en avril, le premier ministre Péter Magyar, qui avait promis une rupture avec son prédécesseur, Viktor Orban, communique sur la démocratisation progressive du pays. Certaines méthodes inquiètent à gauche quant au rétablissement réel de l’État de droit, la poursuite d’un régime de sécurité permanent pour les migrants et de discrimination pour les Roms.
Il y a une forme d’impatience en Hongrie. La gauche, qui espérait plus que tout le départ de Viktor Orban, après seize années au pouvoir sans discontinuer, aurait dû se réjouir de voir le peuple tourner la page. Sur tout le continent, les libéraux ont tôt fait de gloser sur le retour de la Hongrie en Europe et le rétablissement des normes démocratiques à la faveur de la victoire de Péter Magyar aux législatives d’avril.
« Nous avons libéré la Hongrie ! » se targuait le nouveau premier ministre. Parmi les progressistes, qui ne peuvent s’empêcher de noter que le Parlement est entièrement à droite, l’enthousiasme est plus modéré. « L’essentiel de son rôle a été de mettre Orban dehors », juge la militante pacifiste Vera Zalka, que nous avons pu joindre ainsi que plusieurs autres activistes. Cinq mois après, même réduite à peau de chagrin, la gauche mesure déjà que le chemin sera long. « C’est le même one-man-show que sous Orban », lance un brin dépité l’économiste et militant écologiste György Droppa. « La Hongrie s’est toujours cherché un grand leader », poursuit-il.
La parole a ceci de fascinant qu’elle semble performative. L’ancien eurodéputé et fondateur du parti Oui solidarité pour un mouvement hongrois, Tibor Szanyi, qui..." La suite sur humanite.fr (article payant)