"Les enchères de vins étrangers affichent une belle croissance. L'analyse d'Angélique de Lencquesaing (Idealwine).
De la Grèce aux contreforts de l’Himalaya,
la viticulture s’étend et justifie un attrait mondial pour des crus
européens, fruits d’une tradition ancestrale, mais aussi pour ce que
l’on appelait auparavant les vins du Nouveau Monde. Ainsi, en 2020, les
enchères de vins étrangers affichent une belle croissance. Sur la plateforme d’iDealwine, leur part a bondi de 1 à 5 % des volumes échangés.
Si des grands noms comme Screaming Eagle ou le super toscan Masseto de la Tenuta dell’Ornellaia sont difficiles à obtenir autrement que par le biais d’un système d’allocation, les tokaji hongrois
affolent salles des ventes et sites spécialisés. Ces nectars de 50 cl
se distinguent désormais du pinot gris alsacien, puisqu’ils ont depuis
2007 le monopole de l’usage de ce nom magique, à la fois cépage et
terroir.
L'eszencia atteint des sommetsSans surprise, l’eszencia atteint des
sommets, à l’image du 1889 (Berry Bros, 1 474 €, + 20 %). Difficile à
dénicher en dehors de sa région natale ou des marchés anglo-saxons, ce
vin dont la fermentation dure plusieurs années est doté d’un potentiel
de garde centenaire. Les vieux millésimes sont sous les feux des
projecteurs, en attestent les adjudications du 1901 du même négociant et
du 1866 de Bekeny à 1 228 € chacun.
Classé sur une échelle de trois à six puttonyos (unité qui exprime la
sucrosité du vin), le tokaji aszú réalisé à partir de baies botrytisées
est aussi très recherché. Citons le tokaji azsú
5 puttonyos 1989 de Disznóko (74 €), l’une des signatures les plus
réputées. Après des années de disette, la Hongrie devient une mine d’or,
ces terroirs historiques étant enfin valorisés après cinquante longues
années de collectivisme. Le château Pajzos, créé en 1991 seulement, et
Zoltán Demeter, réputé pour valoriser les plus grands terroirs viticoles
régionaux, sont à surveiller de très près..." La suite sur larvf.com (article payant)