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lundi 11 août 2025

Kneecap banni du Sziget : résistance à l'antisémitisme ou restriction de la liberté artistique ?

Tous droits réservés AP Photo

"Le trio rap nord-irlandais Kneecap devait se produire au célèbre festival Sziget lundi, mais le gouvernement hongrois a interdit l'entrée du pays au groupe, souvent au centre du scandale à cause de ses positions pro-palestiniennes. Les organisateurs du Sziget ont manifesté leur désaccord.

"Cela dérange beaucoup de gens que nous ayons interdit l'entrée en Hongrie à un groupe de rock antisémite et glorifiant le terrorisme. Il est important de préciser que la Hongrie est un îlot de liberté et de paix dans un monde en plein bouleversement. Chez nous, personne ne peut être agressé, même verbalement, en raison de son origine ou de sa religion. Les organisateurs auraient pu avoir la décence de ne pas les inviter et de ne pas mettre la Hongrie dans une telle situation." 

Viktor Orbán - Premier ministre de Hongrie 

C'est par ces mots que le (pas moins controversé, diraient certains)) Premier ministre hongrois Viktor Orbán a commenté, fin juillet à Tusványos, l'interdiction de séjour que le trio rap irlandais Kneecap s'est vu opposer par le gouvernement hongrois.

La sanction officielle est devenue la dernière étape d'une longue querelle qui a duré des semaines, plusieurs personnalités hongroises s'étant prononcées contre le concert prévu par le groupe sur l'île d'Óbuda, au cœur de Budapest avant que le couperet ne tombe finalement." La suite sur euronews.com

jeudi 17 août 2023

En Hongrie, les livres jeunesse LGBTQ + sous blister

"La loi contre la « promotion de l’homosexualité » auprès des mineurs, dénoncée par la Commission européenne, s’impose désormais aux libraires sous forme de lourdes amendes.

« La première fois que j’ai vu mon livre sous ­plastique, j’ai eu l’impression de vivre en dystopie, témoigne Tibor Rácz-Stefán, auteur hongrois de Je te veux pour Noël (non traduit), un ouvrage sorti cet hiver ­racontant le coming out du jeune Bence. C’est un peu comme s’il y avait dans mon roman quelque chose de honteux à cacher, alors qu’il est évalué très positivement par les lecteurs et se vendait très bien. » L’écrivain homosexuel de 35 ans observe que de moins en moins de librairies proposent son roman et redoute la censure.

Depuis deux ans, la Hongrie du nationaliste Viktor Orbán interdit aussi bien « l’affichage » que « la promotion de l’homosexualité » et du « changement de genre » auprès des moins de 18 ans. En vigueur depuis le 1er juillet 2021, cette loi sur la « protection des enfants » n’avait guère été appliquée au monde du livre. Sauf qu’en mai, l’autorité de protection des consommateurs a lancé deux procédures contre les deux plus grosses chaînes de librairies du pays, Libri et Lira, pour des livres vendus au rayon jeunesse non conformes aux exigences de la loi. Libri a dû s’acquitter d’une amende de 1 million de forints (2 600 euros) et Lira de 12 millions de forints (31 400 euros).

Conséquence : les librairies ont plastifié les livres jugés « sensibles » ou les ont déplacés dans la section adulte, quand elles n’ont pas décidé de s’abstenir de les vendre. La législation jugée discriminante avait suscité un tollé lors de sa promulgation. La Commission européenne a saisi la Cour de justice de l’Union européenne à l’encontre de la Hongrie : des procédures qui risquent de prendre de longs mois avant d’aboutir.

Interdit en librairie, accessible sur Netflix

Tibor Rácz-Stefán assure que son livre n’est désormais vendu « que dans une seule boutique » du groupe Libri. Dans la capitale, au moins deux établissements du groupe n’en disposaient effectivement pas à la mi-août. « C’est un livre très demandé, mais nous ne l’avons plus en magasin », explique une employée de l’enseigne dans le centre-ville de Budapest. « J’ai peur qu’à terme, mon œuvre ne parvienne plus aux lecteurs. Ce serait une grande perte pour mon éditeur et moi-même, mais aussi pour la jeunesse LGBTQ + hongroise. C’est d’autant plus problématique que les Hongrois achètent peu de livres en ligne et qu’Amazon ne distribue pas chez nous », s’alarme Tibor Rácz-Stefán." La suite sur lemonde.fr (article payant)

mercredi 19 juillet 2023

La répression hongroise contre la représentation LGBT a stimulé la marche des fiertés, selon les organisateurs

"La répression hongroise contre les droits des LGBT a donné un coup de pouce à la fierté de Budapest ce week-end, avec des dizaines de milliers de personnes dans les rues malgré la chaleur de 35 degrés, ont déclaré les organisateurs.

Selon le calcul des organisateurs, 35 000 personnes ont bravé la canicule et se sont rassemblées au parc Városliget, un site pittoresque et historique, le 15 juillet. Parmi eux se trouvaient des diplomates du monde entier, des entreprises internationales et des touristes.

La marche a eu lieu une semaine après que des reportages ont commencé à paraître selon lesquels les librairies à travers le pays étaient obligées de couvrir des livres pour enfants et adolescents contenant des personnages LGBTQ en plastique.

Des photos de Libri, une chaîne de librairies populaire, montrent des livres enveloppés dans du plastique serré et épais. L’emballage de ces livres, y compris certaines bandes dessinées et romans de fiction Marvel, est censé protéger les enfants de ce que le gouvernement considère comme de la propagande LGBTQ." La suite sur observatoiredeleurope.com

mercredi 21 juin 2023

Viktor Orban met la main sur le premier éditeur de Hongrie

"La Fondation hongroise, Mathias Corvinus Collegium (MCC), est à présent l'actionnaire majoritaire de la première maison d'édition de Hongrie, Libri. En récupérant 67,48 % des parts du groupe Libri-Bookline, elle en devient propriétaire à hauteur de 98,41 %. Problème : la fondation Mathias Corvinus a été créée par le parti de Viktor Orban, le Fidesz...

Le groupe, ce sont les maisons édition Jelenkor, Helikon, Kolibri, Park, et surtout le plus grand éditeur hongrois, Libri. Cette dernière publie des romans, des documents et des livres pour enfants, entre autres d’auteurs hongrois reconnus comme Péter Nádas, Andrea Tompa ou Tibor Bödőcs. Libri-Bookline, ce sont aussi 57 librairies à travers le pays de Sandor Marai.

Former les élites conservatrices de demain

Il y a trois ans, en avril 2021, MCC se rendait propriétaire des parts minoritaires détenues par l’entrepreneur Zoltán Spéder, avant ce rachat des 67,48 % des actions de l’ancien actionnaire majoritaire, SQ Invest Kft, nous apprend l’agence de presse hongroise MTI." La suite sur actualitte.com

mardi 16 mai 2023

Hongrie: polémique autour de la censure et de la réécriture dans des manuels scolaires

"Sous le communisme, la censure ou la réécriture de l’histoire dans les manuels scolaires était chose courante. Le phénomène réapparaît aujourd’hui en Hongrie. Une affaire récente suscite un tollé : dans un manuel scolaire, un poème a été modifié ; l’éditeur a remplacé le mot « homosexuel » par l’adjectif « hongrois ». 

Il s’agit d’un manuel de littérature publié par un éditeur catholique, pour les élèves de dixième – l’équivalent de la classe de seconde en France. On y trouve un poème écrit par une romancière et poétesse actuelle, Judit Agnes Kiss. Ce texte appelle les Hongrois à rester dans leur pays pour « protéger ceux qui n’ont nulle part où aller, qu’ils soient pauvres, sans-abri, juifs, homosexuels ou Roms. »

Dans le livre, le mot homosexuel a été remplacé par le mot hongrois, sans le consentement de la poétesse, qui a bien sûr réagi : « Je trouve ridicule que quelqu’un change un mot, simplement pour que le poème lui plaise ! » La suite sur rfi.fr

jeudi 11 mai 2023

Censure. En Hongrie, le mot “homosexuel” remplacé par “hongrois” dans un poème enseigné aux lycéens

"Cette modification est apparue dans un manuel de littérature de l’enseignement catholique pour les lycéens. Une censure “conforme à la propagande antigenre et anti-LGBTQI du gouvernement” conservateur de Viktor Orban, dénonce le quotidien social-démocrate “Nepszava”.

Dans un manuel de littérature de l’enseignement catholique destiné aux élèves de dixième (équivalent en France de la seconde), l’éditeur Katolikus Pedagogiai Intezet s’est permis de remplacer dans un poème le mot meleg (“homosexuel”) par magyar (“hongrois”), “sans en informer l’autrice ni obtenir son aval”, rapporte le quotidien social-démocrate Nepszava.

Intitulé Szo (“Mot”), ce poème de Judit Agnes Kiss, “souvent utilisé dans l’enseignement de la littérature magyare”, est vu comme “une réécriture du XXIe siècle du Szozat”, le second hymne national de la Hongrie, précise Nepszava. Les vers “évoquent l’émigration et ses dilemmes avec un langage et un ton parlant aux jeunes”, ajoute le journal, qui s’étonne d’une modification “incompréhensible” et “perceptible comme une censure” d’un poème “connu”." La suite sur courrierinternational.com

dimanche 12 mars 2023

Art Dans la Hongrie d’Orbán, la culture entre bâillon et autocensure

 "Le domaine de la direction de l’esprit – notamment le monde de la musique – n’échappe pas à l’art du premier ministre hongrois d’étouffer la démocratie, tout comme la contestation de son régime. Viktor Orbán sait gratifier et réprimer, en même temps.

C’est une maison de verre au toit en forme de nuage. Située dans un grand parc de Budapest, la Cité hongroise de la musique fête son premier anniversaire. Fleuron du grand projet du gouvernement de Viktor Orbán – créer un quartier culturel, à l’instar du Quartier des musées de Vienne –, ce lieu d’exposition et de concert, dans lequel l’État a investi 50 millions d’euros, est plébiscité par les Hongrois : 850 000 visiteurs et 700 concerts en un an..." La suite sur mediapart.fr (article payant)

jeudi 20 octobre 2022

Une association bruxelloise publie un livre pour enfants censuré en Russie et Hongrie


"L’association bruxelloise Forbidden Colours vient de publier en français-néerlandais "Juste une famille", un livre pour enfants censuré en Hongrie et en Russie. Ce livre rassemble deux histoires qui ont comme personnages principaux des enfants issus de familles homoparentales.

Ces histoires ont été écrites en Espagne en 2018 par l’auteur Lawrence Schimel et l’illustratrice Elina Braslina. Elles racontent le quotidien somme toute banal d’un jeune garçon qui se réveille avant ses deux mamans et qui partage son petit-déjeuner avec son chat. Dans l’autre, il s’agit d’un petit chien espiègle qui empêche une petite fille et ses deux papas de s’endormir.

Quelques années plus tard, l’association hongroise pour les familles arc-en-ciel décide de publier une édition rassemblant les deux histoires sous le titre "Quelle famille !". L’idée était de pouvoir offrir des exemples de familles homoparentales dans la littérature jeunesse dans un pays où les droits des personnes LGBTQIA+ sont régulièrement bafoués. Au bout de quelques semaines, la librairie responsable de la vente du livre a été condamnée à une amende. "Le libraire aurait enfreint les règles en omettant d’avertir correctement ses clients sur le fait que le livre présentait du contenu qui s’écarte de la norme." explique Vincent Reillon, chargé de communication de l’association Forbidden Colours. "Les librairies qui vendaient le livre ont ensuite été tenues d’apposer une étiquette sur le livre indiquant qu’il présente des modèles de comportement qui diffèrent des rôles de genre traditionnels." La suite sur rtbf.be

vendredi 3 décembre 2021

Hongrie : l'universitaire Andrea Pető dénonce une censure validée par l'Europe

"Andrea Pető a annoncé sa démission du Comité hongrois d'accréditation de l'enseignement supérieur, chargé d'évaluer et de valider les programmes et établissements du pays. Elle dénonce de la sorte un acte de censure à l'égard d'un de ses propres articles. La présidente du Comité, Valéria Csépe, lui aurait demandé d'amender un article portant sur la liberté académique, justement...

Étonnament, les terres de Viktor Orbán ne seraient plus favorables à une liberté académique pleine et entière, affirme Andrea Pető. Professeure d'études de genre et docteure ès sciences, un temps à l'Université d'Europe centrale de Budapest et désormais professeure à Vienne, Pető a fait part de sa démission du Comité hongrois d'accréditation de l'enseignement supérieur, la semaine dernière.

Sa décision fait suite à un litige avec Valéria Csépe, présidente de ce Comité : celle-ci lui aurait demandé de modifier un article consacré à la liberté académique, ou plutôt à l'illibéralisme en matière de recherche et d'études supérieures. Dans ce texte, disponible en accès ouvert sur le site de l'éditeur Wiley, Pető s'interroge sur la manière dont les autorités hongroises « s'assurent le contrôle et commercialisent l'éducation supérieure ».

Elle détaille cette prise de contrôle, qui consisterait notamment en la fermeture de certains départements de recherche, précédée d'un assèchement des crédits, mais aussi en une privatisation des institutions ou encore s'appuierait sur les nominations de directeurs d'université proches du pouvoir politique." La suite sur actualitte.com

jeudi 2 décembre 2021

« Comment fonctionne la dictature » : un universitaire hongrois démissionne suite à la censure | Hongrie

"Un universitaire de premier plan a démissionné d’un organisme hongrois d’enseignement supérieur, alléguant la censure et accusant la plus haute organisation européenne de normalisation de fermer les yeux sur le déclin de la liberté académique en Europe centrale.

Andrea Pető, professeur à l’Université d’Europe centrale de Vienne, a déclaré qu’elle avait démissionné du sous-comité des sciences humaines du Comité hongrois d’accréditation la semaine dernière après avoir été invitée à modifier une partie d’un article qu’elle avait écrit et qui devait être publié dans une revue universitaire.

La liberté académique en Hongrie est sous pression depuis le retour au pouvoir de Viktor Orbán en 2010. Sous la « démocratie illibérale » autoproclamée du Premier ministre, le parti au pouvoir Fidesz a cherché à prendre le contrôle des tribunaux et des institutions publiques, tout en réduisant l’espace pour l’indépendance médias et ONG. L’Université d’Europe centrale a été forcée de quitter Budapest pour Vienne en 2018, et des observateurs se sont déclarés préoccupés par une taxe sur les institutions aidant les étudiants et chercheurs réfugiés." La suite sur lesactualites.news

mardi 7 septembre 2021

Loi anti-LGBTQ+ en Hongrie : comment le monde du livre résiste

"Le 5 septembre, une loi anti-LGBT est rentrée en application en Hongrie. Face à ces attaques répétées et condamnées par l'Union Européenne, le chaîne du livre s'organise et trouve des biais pour publier envers et contre tout. 

Le 25 septembre 2020, la députée Dóra Dúró, vice présidente du parti d'extrême droite Mi Hazánk, déchire devant le parlement hongrois le conte pour enfants Meseország mindenkié (littéralement "un conte de fées pour tous"). Elle accuse l'ouvrage inclusif de "propager l'homosexualité et d'attaquer la culture magyare"." La suite sur livreshebdo.fr (article payant)

vendredi 23 juillet 2021

Hongrie : les traducteurs tempêtent contre la loi anti-LGBT

"Un double album dont l’histoire aurait dû être accompagnée d’un avertissement signalant un « contenu inhabituel ». Un auteur qui parle de familles avec deux papas et deux mamans. Et voici que les autorités hongroises sévissent : 250.000 forints d’amende infligée à une librairie, soit l’équivalent d’un mois du salaire moyen local. Tout cela parce qu’un ouvrage évoquant l’homosexualité choque encore…

Rangé au milieu de livres normaux, eux, Micsoda család !, traduction réunissant deux ouvrages de Lawrence Schimel et de l’illustratrice Elīna Brasliņa, était édité en partenariat avec la Foundation for Rainbow Families. Pour justifier de cette sanction, les autorités hongroises s’appuyaient sur la législation récemment adoptée. Cette dernière restreint les informations relatives à l’homosexualité, ainsi qu’aux personnes transgenres, quand elles visent un public jeunesse. Un texte « nécessaire pour protéger les enfants et permettre aux parents de contrôler seuls leur éducation sexuelle », revendique le pays." La suite sur actualitte.com

mardi 16 mars 2021

Hongrie : l'autrice Krisztina Tóth accusée de cancel culture par le gouvernement Orbán

"De quoi l'expression cancel culture est-elle le nom ? Selon les contextes, elle est adaptée : quand le gouvernement de Viktor Orbán l'utilise, en Hongrie, c'est pour remettre en question la parole d'une autrice, Krisztina Tóth, vis-à-vis de l'histoire littéraire telle qu'elle a été écrite par la postérité. Le PEN Club français, dans une tribune, défend Tóth, accusée de « censure féministe » et menacée sur les réseaux sociaux. Nous reproduisons ce texte ci-dessous, en intégralité.

L’oppression en Hongrie : Soutien à Krisztina Tóth

Communiqué du PEN Club français

En 2012, lors du Congrès annuel du PEN Club international en Slovénie à Bled, les écrivains hongrois alertaient sur la situation de chasse aux sorcières idéologiques qui s’envenimait en commençant par discréditer les anciens opposants à la mainmise communiste sur le pays, le thème étant que ceux qui s’y étaient opposés s’y étaient intéressés et donc étaient dans un État d’esprit antinational." La suite sur actualitte.com

vendredi 12 mars 2021

La romancière Krisztina Tóth ostracisée en Hongrie pour ses prises de positions libérales

L'écrivaine hongroise Krisztina Tóth, à la foire littéraire de Göteborg en 2015. Crédits : Per A.J. Andersson

"Suite à la tribune parue dans Libération en soutien à l'écrivaine hongroise Krisztina Tóth, ostracisée par le gouvernement de son pays, Guillaume Métayer, chercheur en littérature au CNRS, revient en micro de Marie Sorbier sur l'oeuvre et l'engagement de cette autrice.

Le quotidien Libération a publié ce vendredi 12 mars une tribune de soutien, signée par les écrivaines Gwenaëlle Aubry et Nina Yargekov, à l'écrivaine hongroise Krisztina Tóth. Suite à ses propos concernant un roman de Mór Jókai, elle est la cible de nombreuses attaques provenant notamment de médias proches du gouvernement de Viktor Orbán. Au micro de Marie Sorbier, son traducteur français Guillaume Métayer, chercheur en littérature au CNRS, revient sur l'oeuvre de cette autrice, et sur ses déclarations qui l'ont menée à être ostracisée dans la scène publique hongroise.

Krisztina Tóth est une des voix les plus importantes de Hongrie actuellement. Elle a commencé très tôt une brillante carrière littéraire, d'abord reconnue comme poétesse.
Guillaume Métayer

Elle entre en littérature avec des récits comme Code-barres, traduit en français par Guillaume Métayer aux éditions Gallimard, qui marque par sa rigueur formelle proche de la poésie et la peinture qu'il fait de la société hongroise d'une diversité de points de vue féminins." La suite et à écouter (7minutes) sur franceculture.fr

Soutien à Krisztina Tóth, écrivaine persécutée par le régime hongrois

Par Gwenaëlle Aubry, écrivaine et Nina Yargekov, écrivaine
"Pour avoir formulé des critiques à l’encontre du gouvernement de Viktor Orbán, la romancière est la cible de violentes attaques et d’une ostracisation sur la scène publique.

Un beau jour de février 2021, dans un pays membre de l’Union européenne, une écrivaine accorde un entretien à un magazine littéraire. Elle s’appelle Krisztina Tóth, elle est hongroise, elle a écrit une trentaine de livres, traduits en seize langues, et a reçu un nombre impressionnant de prix littéraires (1).

Dans cet entretien, Krisztina Tóth répond (comme d’autres avant elle, qui n’ont pas été inquiétés) à onze questions consacrées à la littérature. Parmi les sujets abordés, il y a celui des programmes scolaires : quel livre ajouteriez-vous à la liste des œuvres obligatoires à l’école ? Et quel livre retireriez-vous de cette liste ? Elle se prête à l’exercice et déclare j’ajouterais ceci, je retirerais cela.

Ses réponses, et plus particulièrement ses réserves à l’encontre de l’Homme d’or, roman du célèbre écrivain Mór Jókai (1825-1904), qui, selon elle, ne véhicule pas spécialement l’idée que les femmes pourraient être les égales des hommes, déclenchent une polémique (2). Dans les médias proches du pouvoir, les attaques, violentes, se multiplient, relayées par les réseaux sociaux : on crie à la censure féministe, à l’outrage au patrimoine littéraire national. Le site de Krisztina Tóth explose sous les messages à caractère sexuel, les injures racistes (elle a adopté une petite fille rom) et les menaces explicites. On l’insulte dans la rue, on remplit sa boîte à lettres d’immondices. Elle a dû changer sa fille d’école." La suite sur liberation.fr

(1) En français, on peut notamment citer le Rêve du Minotaure, traduit par Lionel Ray, éditions Caractères, 2001, et Code-barres, traduit par Guillaume Métayer, Gallimard, 2014.

mercredi 3 février 2021

En Hongrie, le gouvernement invite par erreur un groupe punk anti-Orban… puis le censure

"Picsa avait été invité, par erreur, dans un programme gouvernemental de soutien aux musiciens en galère à cause du Covid-19. Sauf que les chansons du groupe punk n’épargnent pas beaucoup le Premier ministre populiste Viktor Orban. Mais la censure veillait…

Mais pourquoi donc HétköznaPI CSAlódások, groupe punk au nom imprononçable que ses nombreux fans en Hongrie appellent Picsa, s’est-il retrouvé à l’affiche d’un programme de soutien gouvernemental à la scène musicale hongroise, sinistrée par le Covid ?

Un peu par hasard, beaucoup par erreur, quand on connaît l’estime que Picsa porte au Premier ministre ultraconservateur Viktor Orban, régulièrement ridiculisé dans les refrains du groupe.

C’est d’autant plus étonnant que l’opération du gouvernement a été mise en œuvre par l’Office de tourisme, placée sous la coupe de Rahel Orban, la fille de Viktor, et produite par une société proche du Fidesz, l’omnipotent parti au pouvoir." La suite sur ouest-france.fr

vendredi 22 janvier 2021

La Hongrie impose un avertissement sur un livre aux thématiques LGBT

"Emboîtant le pas à la Russie, notamment, la Hongrie vient d'imposer à une association la mise en place d'un avertissement sur la couverture d'un livre pour enfants abordant des thèmes LGBT, intitulé Meseország mindenkié (Le pays des merveilles est ouvert à tous). L'organisation Labrisz, qui milite pour les droits des personnes homosexuelles, bisexuelles et transsexuelles, avait conçu l'ouvrage pour inciter au respect de tous et toutes...

Publié en septembre 2020 par l'association Labrisz, Meseország mindenkié propose une nouvelle interprétation de plusieurs contes pour les enfants, en y intégrant des personnages de différentes origines, handicapés ou orientation sexuelle. Ainsi, deux princes se marient dans l'une des histoires, tandis que Blanche-Neige, désormais noire, devient Feuille brune." 

Urbi et Orban

Moins d'un mois après sa publication, l'ouvrage avait déjà été mis en lumière par une partie de la classe politique : la députée d'extrême droite Dóra Dúró, du groupe très conservateur Jobbik, en avait déchiré un exemplaire au cours d'une conférence de presse. Le chef du cabinet du Premier ministre Viktor Orban s'était bientôt joint à la foule des détracteurs, qualifiant le livre de « propagande homosexuelle », rapportait Reuters." La suite sur actualitte.com

La Hongrie et la Pologne annoncent vouloir lutter contre la censure sur les réseaux sociaux

"Les gouvernements hongrois et polonais ont annoncé l’étude de mesures visant à réguler les pouvoirs modérateurs des réseaux sociaux. Ils estiment en particulier que Twitter et Facebook exercent une « censure » fondée sur des critères idéologiques. Cela au nom de la liberté d’expression et, ironiquement, de l’État de droit . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

mardi 3 mars 2020

Hongrie. Des mails montrent une censure dans les médias publics sur Greta Thunberg

"Le site Politico révèle lundi 2 mars que les journalistes des médias publics hongrois doivent demander l’autorisation avant de réaliser un article ou un reportage sur la militante suédoise, devenue icône de la lutte de la jeunesse contre le réchauffement climatique.
Les journalistes des médias d’État en Hongrie ont reçu en 2019 une liste de sujets sensibles. Ils doivent soumettre un projet de contenu qui doit être approuvé avant de se lancer sur ces sujets, selon des mails datant du second semestre 2019 que le site spécialisé Politico Europe a obtenu et cité dans un article lundi 2 mars 2020.
Des courriers internes ont ainsi listé des sujets interdits allant de la personnalité Greta Thunberg à la couverture des rapports des grandes organisations de défense des droits de l’homme, comme Human Rights Watch ou Amnesty International. Les courriels divulgués montrent que ces consignes concernent l’agence de presse d’État MTI et plusieurs chaînes de télévision et de radio." La suite sur ouest-france.fr

lundi 23 décembre 2019

Hongrie: Orban met la culture au pas

"Ce matin, Antoine Pecqueur nous parle de la Hongrie, où l’on assiste à une reprise en main par Viktor Orban de la politique culturelle.
Une reprise en main plus qu’inquiétante !
La Hongrie a pour particularité d’être le pays européen qui consacre proportionnellement la plus grande part de son budget à la culture. Beaucoup de moyens publics donc, mais au service d’une culture nationaliste, de propagande. Avec une censure de plus en plus affirmée." La suite et à écouter sur francemusique.fr