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mardi 13 janvier 2026

Comment Viktor Orbán tente de vampiriser la Transylvanie


"Dracula, son château, des forêts à perte de vue…  La Transylvanie fait rêver les esprits amateurs de fantastique depuis des siècles. Mais cette célèbre région de Roumanie, autrefois hongroise, est aussi au cœur de crispations régionales. Dans ce nouvel épisode de la série "Grandir en Europe", ENTR s’est rendu sur place dans la ville de Târgu Mureș, pour rencontrer la jeunesse transylvanienne, aujourd'hui prise en étau entre deux nationalismes.

"Je refuse de dire que je viens de Roumanie ou de Hongrie. Quand on me demande, je réponds toujours : 'Je viens de Transylvanie, virgule, en Roumanie'". Dalma, 25 ans, tient à poser le décor : la jeune femme, de nationalité roumaine, a grandi au sein d’une famille hongroise de Transylvanie. Elle se considère donc avant tout à travers cette identité : Hongroise de Transylvanie, en Roumanie

Dans le Pays sicule, sa région d’origine, le cas de Dalma est loin d’être isolé. Ces trois comtés de Transylvanie recensent plus de Hongrois de Roumanie que de Roumains. Certains villages y sont même uniquement magyarophones. Et les grandes villes, elles, sont bilingues. Dalma a grandi à Târgu Mureș, appelée Marosvásárhely en hongrois. Dans les rues, les panneaux et inscriptions à l'entrée des bâtiments de bâtiments sont tous déclinés dans les deux langues. Même chose pour les vitrines et les devantures de magasins." La suite sur france24.com

vendredi 5 décembre 2025

Kincső Bede : Déshéritée

 © Kincső Bede

"Dans son livre Porcelain and Wool, Kincső Bede se réapproprie son identité transverse par des objets, des lieux et des tissus de la Transylvanie, en Roumanie. De ce fait, elle compose un récit propre à sa génération, tout en cherchant à mieux comprendre celle de ses parents.

« Naître dans une minorité, en tant que Hongroise székely en Transylvanie, est à la fois une malédiction et une bénédiction. Cela fait partie intégrante de votre personnalité et, dans mon travail, j’examine la nature de cette dualité », introduit Kincső Bede. La photographe, formée à l’école MOME de Budapest, entretient une relation particulière avec son héritage familial et sociétal, fait de contradictions culturelles, mais aussi d’attentes patriotiques complexes. Bien qu’elle fasse aujourd’hui partie de la Roumanie, la Transylvanie conserve une forte présence hongroise – la région était un des territoires de l’Empire austro-hongrois jusqu’à la Première Guerre mondiale." La suite sur fisheyemagazine.fr

samedi 8 novembre 2025

Interview de Viktor Orbán pour la chaîne YouTube Transzilván

Bien sûr que je mange toujours de la puliszka (polenta), et aujourd’hui encore, je ne rentrerai pas chez moi sans avoir goûté aux mici (grillades transylvaniennes). Une bonne soupe csorba, ça, c’est indispensable. Comme si je faisais partie de votre vie quotidienne.

Zoltán Kádár : Je suis ravi de voir que vous vous sentez aussi bien en Transylvanie, même au point de ne pas vouloir rentrer chez vous ! Et je suis sûr que beaucoup seraient heureux si vous restiez ici.

Je resterais volontiers, si seulement mon travail me le permettait.

Bonjour à tous les spectateurs de Mélyvíz sur Transzilván ! Je suis Zoltán Kádár. Notre invité aujourd’hui est Viktor Orbán, Premier ministre de Hongrie. Monsieur le Premier ministre, merci beaucoup d’avoir accepté notre invitation !

C’est moi qui vous remercie pour votre accueil.

Nous sommes ici, à Transzilván. Qu’est-ce que ce mot, Transzilván, évoque pour vous ? Ressentez-vous un « esprit transylvanien » ? Vous êtes venu nous rendre visite à de nombreuses reprises.

Et comment ! La Hongrie, ou disons le monde hongrois, est un univers très varié. Même chez nous, ce n’est pas uniforme. Quand on va en Zala ou en Szatmár, ce sont deux ambiances complètement différentes. Alors bien sûr qu’il existe un esprit transylvanien ! Le grand monde hongrois a sa partie de Voïvodine, celle du Haut-Pays, et bien sûr, sa partie transylvanienne. Donc oui, il y a bel et bien une âme transylvanienne. Et d’ailleurs, je pense que cet esprit dépasse même la communauté hongroise, mais cela, c’est plutôt à vous d’en juger, car à mon sens, même les Roumains le partagent." La suite sur ministerelnok.hu

lundi 3 novembre 2025

Miklós Székely : Schools and museums of modern design in Transylvania around 1900 le 5 novembre 2025 à 18h30 - Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC)


Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC)

65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris

À l'occasion de la parution de Schools and museums of modern design in Transylvania around 1900, publié à Budapest en 2023, nous avons le plaisir de vous inviter à une rencontre en présence de l'auteur Miklós Székely, Senior Research Fellow (chercheur senior) à l'Institut d'Histoire de l'Art, Centre de recherche en sciences humaines, Université Eötvös Loránd (ELTE), Budapest.

En dialogue avec Catherine Horel, directrice de recherche au CNRS, CETOBAC, Paris, et Daniel Baric, maître de conférences HDR, Sorbonne Université.
Modération : Raluca Muresan, docteure en histoire de l'architecture, chargée de cours à Sciences Po Paris, campus de Dijon.

Les limites temporelles de cet ouvrage sont marquées par une période historique fondamentalement courte : les deux décennies de la cinquantaine d'années d'histoire de la Monarchie austro-hongroise où le rattrapage économique de la Transylvanie et la clarification de la présence de la culture hongroise se sont, dans de nombreux cas, entremêlés. Les souvenirs de l'enseignement professionnel industriel en Transylvanie témoignent de la diffusion des technologies et des méthodologies éducatives modernes, ainsi que de la mince frontière entre les activités de l'artisan et celles du concepteur.

L'expérience muséale et de collection de l'auteur a influencé la méthodologie de recherche et déterminé l'approche de traitement. À travers l'analyse d'artefacts, de documents d'archives et de photographies jusqu'alors inconnus de la recherche internationale en sciences humaines, les idées politiques, économiques et culturelles hongroises relatives à la Transylvanie au cours des décennies autour de 1900 sont révélées. En plus des artefacts déterrés des profondeurs des archives et des musées, les objets ont, dans certains cas, été exhumés de décennies d'oubli dans les greniers de musées et d'écoles. Certains des objets publiés dans le volume parviennent au lecteur comme le résultat de près d'une décennie d'exploration et de travail de sauvetage. 

Dans les créations architecturales et artistiques du tournant du siècle précédent, en plus de la recherche de l'harmonie entre les parties et le tout, l'équilibre entre la fonction et la décoration a déterminé l'approche des architectes, des artistes industriels et des créateurs en général. Ce fut également le cas dans l'art du livre de l'époque, dont l'expérience a inspiré l'auteur et le studio de conception graphique lors de leur collaboration pour la création de cet ouvrage. Leur réflexion commune a abouti à une typographie, une séparation des unités de contenu et un aspect visuel de l'ouvrage qui renvoient également à la perception des années autour de 1900. Les objets et documents conservés sporadiquement des différentes institutions se chevauchent rarement, mais ils se complètent magnifiquement, de sorte que les chapitres individuels, lorsqu'ils sont lus ensemble, reflètent l'ensemble de la pratique musée-école transylvaine du tournant du siècle précédent.

Description de l'ouvrage :

Miklós Székely : Schools and museums of modern design in Transylvania around 1900
Budapest, Institut d'histoire de l'art, Centre de recherche en sciences humaines, 2023.
Anglais, nombre de pages : 432
ISBN : 978-615-5133-26-8 

vendredi 31 octobre 2025

Ioana, citoyenne du monde et la demoiselle d’Avignon

"Pourquoi écrire dans un journal francophone d’un livre écrit en hongrois et qui traite de la Roumanie ? Parce que le livre est très intéressant et beaucoup de nos lecteurs lisent en hongrois. 

Présentation du livre : La malédiction du trésor volé est un roman de Béla Nóvé qui traite de l’histoire de la Transylvanie du siècle dernier, donc de la Roumanie communiste et sa police secrète, la tristement célèbre Securitate. Par les destins parallèles ou croisés des Transylvains, les aspirations, les luttes et les échecs des générations, il nous plonge dans des petites communautés multiethniques encore largement rependus de Transylvanie. Ses héros sont les survivants et les victimes innocentes de guerres perdues, de révolutions et de dictatures : des juifs condamnés aux travaux forcés, des aristocrates déportés, des Saxons de Transylvanie exilés ou envoyés au Goulag, des bergers roumains et des gitans nomades, qui, d'une manière ou d'une autre, tentent tous de survivre aux épreuves de décennies de terreur et de misère, en se trahissant ou en s'accrochant secrètement les uns aux autres avec héroïsme. Le trésor volé est un bijou flamand du Moyen Âge qu’une malédiction suit, touchant chaque propriétaire à travers les générations, y compris un officier de la sécurité d'État qui l’a détourné. Une certaine satisfaction ne viendra qu'en 1989, lors du Noël sanglant de la révolution roumaine, lorsque Ioana Elias, une étudiante qui avait émigré en France en 1968, revient après vingt ans dans sa ville natale, Brasov, siège historique des Saxons, à bord d'un convoi humanitaire en provenance de Nice.

Présentation de l’auteur : Béla Nóvé est historien, écrivain, réalisateur de documentaires. Né en 1956, il vit à Budapest. Depuis 1977, il a publié de nombreux articles, études, recueils de sources et monographies, a été scénariste, dramaturge et réalisateur d'une douzaine de documentaires et d'émissions pour la télévision. À partir de 1980, membre actif de l'opposition démocratique hongroise, il a publié des samizdats, notamment les premières traductions hongroises de George Orwell et Arthur Koestler, il a entretenu des relations étroites avec l'émigration occidentale et les organisations de défense des droits de l'homme Helsinki Watch et Amnesty International. Au début du millénaire, il a donné des cours d'histoire culturelle et de théorie de l'art à des étudiants américains et hongrois de niveau master (ELTE-UCLE Central European Studies ; MOME Moholy-Nagy University of Art and Design). Au cours des dernières décennies, il a mené des recherches approfondies en Hongrie et à l'étranger sur les sources encore inexplorées de l'histoire de l'émigration hongroise. À l'automne 2016, il a publié un documentaire et une monographie indépendante intitulés « Patria nostra» concernant des adolescents réfugiés de 1956 dans la Légion étrangère française. La deuxième édition augmentée de son manuel sur l'histoire de l'émigration sera publiée début 2026 par la Bibliothèque nationale Széchényi." La suite sur jfb.hu

vendredi 25 juillet 2025

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán pousse pour un dégel des relations avec Bucarest

"Bucarest - La visite de Viktor Orbán intervient alors que la Roumanie s’est longtemps irritée de l’implication de Budapest dans les affaires de la minorité hongroise.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán s’est mercredi entretenu à Bucarest avec son homologue roumain Ilie Bolojan, une discussion qui pourrait marquer un tournant dans les relations souvent tendues entre la Hongrie et la Roumanie, notamment sur la question des minorités.

Selon Ioana Dogioiu, la porte-parole du gouvernement roumain, cette rencontre initiée par Viktor Orbán avait pour objectif de renforcer la coopération bilatérale." La suite sur euractiv.fr

lundi 26 mai 2025

Péter Magyar achève sa marche en Roumanie et appelle à une Hongrie apaisée

"La marche de Péter Magyar s’est achevée en Roumanie. Le président du parti Tisza a déclaré à Euronews vouloir montrer un visage plus humain de la Hongrie.

Péter Magyar, chef du parti d’opposition hongrois Tisza, est arrivé samedi à Oradea, en Roumanie, achevant une marche entamée dix jours plus tôt à Budapest. Il a franchi à pied la frontière au poste d’Ártánd, entouré d’une vingtaine de partisans.

Intitulée « Un million de pas pour la paix et l’unité nationale », cette marche dénonçait le soutien de Viktor Orbán à George Simion, candidat d’extrême droite à la présidentielle roumaine, accusé d’hostilité envers la minorité hongroise de Roumanie." La suite sur euronews.com

dimanche 25 mai 2025

En marche vers Oradea, Peter Magyar courtise les Hongrois de Roumanie pour défier Viktor Orban

"Le chef de l’opposition hongroise Peter Magyar a franchi samedi la frontière roumaine à l’issue d’une marche d’une semaine, dans le but de rallier le soutien des Hongrois de souche de Roumanie et d’élargir sa base électorale conservatrice avant les élections législatives prévues en 2026.

À la tête du mouvement centriste Tisza, fondé l’année dernière, Magyar s’impose comme le principal adversaire du Premier ministre Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010. Selon les derniers sondages, son parti devance désormais le Fidesz d’Orban parmi les électeurs décidés, avec 43 % d’intentions de vote contre 36 %, selon une enquête du think tank Publicus publiée vendredi.

En portant le drapeau hongrois, Magyar a symboliquement traversé la frontière avec ses partisans dans un geste présenté comme une marque de solidarité. « Nous n’allons pas en Roumanie pour attiser les tensions ni nuire à nos frères et sœurs hongrois qui y vivent. Nous y allons pour exprimer notre solidarité », avait-il déclaré le 14 mai, au départ de sa marche depuis Tapioszentmarton." La suite sur entrevue.fr

jeudi 15 mai 2025

Présidentielle en Roumanie : les incertitudes des minorités hongroises

"Par Kristen Anger Journaliste freelance basée à Bucarest - Billet de blog

Le premier tour de la présidentielle roumaine a été largement dominé par le candidat d’extrême-droite George Simion. Une situation qui inquiète les minorités hongroises, fortement attachées à leur identité culturelle et linguistique, et qui craignent, s'il accède au pouvoir, d’être silenciées par son projet de société nationaliste.

Parmi les quelques régions roumaines n’ayant pas placé l’extrême-droite en tête du premier tour du scrutin présidentiel dimanche dernier, se trouvent celles où vivent les minorités hongroises de Roumanie. Héritage de plusieurs siècles de domination austro-hongroise sur la Transylvanie, les Hongrois seraient plus d’un million dans le pays, selon un recensement réalisé en 2022.

Celui qui a obtenu leurs suffrages, c’est Crin Antonescu, le candidat issu de la coalition gouvernementale. Loin des 20% obtenus par ce dernier au niveau national, il a été largement plébiscité dans les régions à forte population hongroise, récoltant jusqu’à 75% des voix dans le canton d’Harghita, au cœur du Pays sicule." La suite sur mediapart.fr

lundi 24 mars 2025

Vu de Hongrie. Je l’admets, j’aurais voulu naître français

"Originaire de l’actuelle Transylvanie roumaine, cet auteur hongrois déclare, dans les pages du quotidien “Nepszava”, son amour au pays de Balzac et de Platini, auquel son père vouait pourtant une profonde haine. Une admiration sans bornes pour la France qui s’explique par la richesse culturelle du pays.

S’il m’était permis de renaître comme humain (pardon aux coccinelles et aux libellules, l’existence d’insecte ne m’intéresse pas), alors je resterais sur le continent. L’Europe est ma seule patrie. Ce que j’ai vu des autres continents reste au mieux exotique, comme des objets précieux mais plus inanimés brillant derrière les vitres d’un musée. L’Europe de l’Est ? Je n’en reveux pas. Le Nord ? Hors de question, trop froid. Le Sud ? Trop chaud. Bref, je voudrais ressusciter français.

Rien que la langue me captive. J’aime tous ses sifflements, ses r absorbés, ses s presque érotiques, et la légèreté qu’elle suggère. Comme si elle ne voulait pas saisir le monde mais le caresser. À l’école, on nous bassinait avec le russe, qui sonnait comme de la chapelure sèche. Certes, l’anglais s’est invité après un certain temps. Mais dans une dictature, une langue mondiale a le même effet que les vagues de la mer sur les murs d’une cellule de prison.

En revanche, j’ai été surpris que mon père déclare discrètement, avant le Mondial de football 1982, qu’il n’encouragerait pas la France. Je n’ai pas compris, car jusqu’alors, ma mère était la chargée de la haine à la maison." La suite sur courrierinternational.com

lundi 24 juillet 2023

« Offensive LGBT+ »: Viktor Orban critique l’UE au festival de Transylvanie

"Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui n’est pas étranger aux diatribes contre l’Union européenne, a décrié samedi les « échanges de population » orchestrés par « l’empire fédéraliste » et accusé Bruxelles de mener une « offensive LGBT+ ».

« L’UE rejette l’héritage chrétien et organise des échanges de population par la migration », a déclaré le dirigeant ultraconservateur lors du festival Tusványos, en Transylvanie, en Roumanie, qui abrite une importante communauté hongroise.

Le festival propose des tables rondes sur les grands enjeux, dont le changement climatique, le dernier sommet de l’OTAN, les pandémies, « le nouvel ordre mondial » et la possibilité d’une autre guerre froide.

Les programmes culturels jouent également un rôle important, avec des discussions littéraires et théâtrales, et, le soir, des groupes hongrois populaires peuvent être entendus sur scène." La suite sur observatoiredeleurope.com

samedi 15 avril 2023

La présidente hongroise chahutée en Roumanie

"La présidente hongroise Katalin Novák a inauguré une statue de Ferenc Kölcsey au milieu de chants anti-hongrois, mercredi à Carei . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

samedi 8 avril 2023

Gagnez vos places pour le concert "De Mozart à Lajtha", le mardi 11 avril 2023 à 20h à l'Arsonic

"Le trio à cordes du Flash Ensemble nous propose une belle soirée associant un chef-d’œuvre de Mozart à la découverte des Soirs Transylvains du trop méconnu compositeur hongrois László Lajtha à Arsonic mardi prochain !

Musique forte, originale, accessible et pourtant si rare au concert, le 3e Trio de Lajtha décrit quatre soirées en Transylvanie au fil des saisons. Cette œuvre réalise le tour de force de réunir folklore imaginaire virtuose, contrepoint à la Bach/Bartok et rythmes dansants asymétriques. S’agirait-il du trio à cordes le plus ambitieux écrit depuis… le Divertimento en mi b de Mozart ? À vous d’apprécier cette confrontation inédite." La suite sur rtbf.be

jeudi 9 février 2023

Nouvelle dispute hungaro-roumaine autour du drapeau sicule

"La Hongrie pousse pour que le drapeau du Pays sicule puisse être accroché aux bâtiments officiels dans cette région qui n’a pas de réalité administrative.

Le ministre roumain des Affaires étrangères, Bogdan Aurescu, a convoqué mardi l’ambassadeur de Hongrie pour lui faire part du mécontentement de l’État roumain suite aux propos promouvant l’affichage du drapeau du Pays sicule tenus par le président Zsolt Németh de la commission des affaires étrangères du Parlement." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

vendredi 11 novembre 2022

Billet - Orbán et Poutine, les deux côtés d’un même tee-shirt de propagande

par Boróka Parászka, journaliste à HVG
"Les dirigeants partagent un discours commun sur la «défense des minorités» concernant les russophones d’Ukraine ou les Hongrois de Roumanie.

En 2014, après l’habituel discours estival du dirigeant hongrois Viktor Orbán, organisé cet après-midi-là dans la ville thermale roumaine de Băile Tușnad, en Transylvanie, trois ardents militants ont attiré mon attention. J’ai vu beaucoup de choses étranges ici, mais celle-ci était vraiment dérangeante. Le Premier ministre hongrois prononce tous les ans, en Roumanie, un discours sur l’état de la nation, à l’intention des 1,2 million de Hongrois du pays, dont plus de 500 000 ont la double nationalité et le droit de vote en Hongrie. Plus de 90 % de ces électeurs soutiennent le parti Fidesz d’Orbán. La litanie annuelle de l’homme fort de la Hongrie est donc déterminante pour les élections.

Le détail gênant que j’évoquais ornait les tee-shirts de ces trois militants. Ils arboraient fièrement le portrait de Vladimir Poutine sur la poitrine. Depuis lors, la situation est devenue limpide. L’alliance politique hongro-russe est aujourd’hui en plein essor. Au début de la guerre en Ukraine, cette coopération s’est affichée jusqu’en Transylvanie. Les médias gouvernementaux et les usines de mèmes rappellent quotidiennement aux électeurs hongrois de Transylvanie que cette guerre porte sur les droits des minorités, ajoutant que la Russie et Vladimir Poutine lui-même (et Viktor Orbán avec lui) sont les plus ardents défenseurs desdites minorités. Au fond, Poutine ne fait que rendre leur territoire aux Russes." La suite sur liberation.fr (article payant)

jeudi 10 novembre 2022

Hongrie : fini les subsides pour les médias de Transylvanie

"Sur fond de crise économique en Hongrie, le gouvernement ne veut plus subventionner la presse magyarophone de Roumanie. Selon un travail d'investigation, il aurait versé, pour la seule période 2017-2019, 10,5 millions d'euros à l'association Erdélyi Médiatér, qui aurait racheté des médias importants de Transylvanie. La presse hongroise et roumaine s'interroge sur le sens de ce retrait." Source eurotopics.net

vendredi 26 août 2022

Le chimney cake, ce gâteau hongrois qui conquiert le monde

"Ce succulent gâteau s’implante sur tous les continents où des restaurants spécialisés voient le jour, séduisant petits et grands.

FOOD - En cette fin d’été, laissez-vous tenter par le chimney cake, ou Kürtőskalács en hongrois. Ce gâteau à la broche originaire de Transylvanie, en Europe de l’Est, s’exporte dans le monde entier, dont la France. Plusieurs restaurants proposent de vous faire goûter cette spécialité hongroise. Le chimney cake fait également sensation sur les réseaux sociaux. Sur la plateforme de vidéos TikTok, il cumule à ce jour 36,2 millions de vues.

Le gâteau cheminée tient son nom de sa forme particulière et de la fumée qui se dégage de ses extrémités quand il sort du four. Le plus souvent consommé comme dessert sucré, il peut également être servi en plat principal. Il existe de nombreuses déclinaisons salées, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus." La suite sur huffingtonpost.fr

samedi 6 août 2022

Mais où va la Hongrie d’Orbán ? La solitude dans l’UE où, carrément, le “Hungaroexit” ?

"Dans un discours haineux prononcé en Roumanie fin juillet, Viktor Orbán s’est éloigné encore un peu plus des valeurs européennes. Se rapprochant de Poutine et de la Russie, le dirigeant hongrois joue à un jeu dangereux, tant la Hongrie dépend économiquement de l’Europe.

La Hongrie a décidé de s'écarter de toutes les décisions communes de l’Union européenne, même si elle est complètement seule dans l’UE. Elle a rompu avec le groupe de Visegrad d’Europe centrale - Pologne, République tchèque et Slovaquie. Elle se rapproche à vitesse “grand V” de la Russie. Jusqu'où ? Au “Hungaroexit” peut-être ? Un problème quand on sait que l'économie hongroise est complètement intégrée à l’Union européenne.

Fin juillet, Viktor Orbán s'est rendu à Baile Tusnad, une ville orientale de la Roumanie au cœur de la Transylvanie, en plein pays Sicule (une ancienne région où une partie importante de la population parle la langue magyare). Devenue roumaine en 1918, Transylvanie a longtemps été hongroise le Royaume de Hongrie et de l’Empire Austro-Hongrois. Dans cette région, Viktor Orbán se sent chez lui. Il a donné des passeports hongrois à toutes les minorités magyares de la Transylvanie roumaines, mais aussi en Voïvodine serbe, en Prékmurie slovène, en Ukraine subcarpatique, et dans les régions slovaques près la frontière magyare." La suite sur radiofrance.fr

jeudi 26 mai 2022

La présidente hongroise fâche le gouvernement roumain

"Quelques jours après sa prise de fonction, la nouvelle présidente hongroise, Katalin Novák, s’est rendue en Roumanie et y a notamment rencontré des représentants de la minorité magyare. En Transylvanie, elle a indiqué sur Facebook qu'elle entendait représenter tous les Hongrois - ceux de Hongrie et ceux de l'étranger -, s'attirant les foudres de Bucarest. Une colère que ne comprennent pas les éditorialistes." La suite sur eurotopics.net

dimanche 22 mai 2022

Festival de cannes - «R.M.N.», voyage au bout de la Transylvanie

"Le Roumain Cristian Mungiu retrouve Cannes, où il a été trois fois primé, avec un film posant un regard sans concession sur un petit village peu enclin à l’ouverture.

Cristian Mungiu est de retour à Cannes et avec R.M.N. il signe le premier grand film de la cuvée 2022 du festival. Dans un petit village des montagnes de Transylvanie, un gamin traverse la forêt pour aller l’école. Hors champ, quelque chose l’effraie au point qu’il va se murer dans le silence, n’osant mettre des mots sur ce qu’il a vu. C’est alors que son père, suite à une altercation avec un collègue qui l’ayant traité de gitan dans l’abattoir où il travaille en Allemagne, revient prématurément chez les siens. Le mutisme de son fils l’exaspère, tandis qu’il préfère à sa femme une ancienne maîtresse, qui se trouve être la responsable opérationnelle d'une boulangerie contrainte, faute de main-d’œuvre locale, de faire appel à des travailleurs sri-lankais…

R..M.N. fonctionne par cercles excentriques, chaque personnage en amenant d’autres. Petit à petit se dessinent alors les contours d’une communauté repliée sur elle-même où cohabitent Roumains, Hongrois et Allemands. Une communauté qui voit d’un mauvais œil ces étrangers recrutés pour fabriquer avec leurs mains le pain qu’ils vont manger." La suite sur letemps.ch