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mardi 20 mai 2025

En Hongrie, des milliers de manifestants protestent « contre le basculement dans la dictature »

"Environ 10 000 personnes ont manifesté à Budapest, dimanche, contre une proposition de loi qui vise à établir un « registre des organisations financées par l’étranger ». Présenté par un député membre du parti de Viktor Orban, le texte prévoit de donner aux autorités le pouvoir de bloquer les virements venant de l’étranger et destinés à tout type « d’entité », qu’il s’agisse de médias, d’ONG ou d’entreprises. 

Située devant le Parlement hongrois en plein cœur de Budapest, la place Kossuth était, dimanche 18 mai, noire de manifestants venus protester contre la dernière dérive autoritaire du premier ministre nationaliste, Viktor Orban. « Viki, c’est fini », ont scandé environ 10 000 personnes, reprenant le sobriquet du dirigeant magyar qui veut établir dans ce pays d’Europe centrale un « registre des organisations financées par l’étranger », sur le modèle de la Russie de Vladimir Poutine.

Brandissant des drapeaux hongrois et européens, la foule a écouté plusieurs discours d’étudiants, d’influenceurs, de journalistes ou de représentants d’ONG critiquant la proposition de loi présentée, le 13 mai, par un député de la formation de M. Orban. Pour beaucoup de ces manifestants, souvent jeunes et qui n’ont connu que M. Orban au pouvoir, ce texte sans équivalent dans l’Union européenne marque le basculement de leur pays « dans la dictature ».

« Quand j’ai vu le texte, j’ai compris que cela allait même devenir compliqué de faire de simples dons à la presse indépendante », dénonce, par exemple, Roland, 22 ans, pilote de ligne en début de carrière, venu manifester avec son ami de lycée, Peter, étudiant en psychologie. « Ils n’essaient même plus de cacher qu’ils copient ouvertement la Russie », se désespère ce dernier. Les deux jeunes Budapestois refusent de donner leur nom de famille. « Dans tout autre pays européen, je le ferais sans problème, mais, ici, j’ai trop peur..." La suite sur lemonde.fr (article payant) 

dimanche 10 mars 2024

Joe Biden dénonce la rencontre entre Donald Trump et Viktor Orban en Floride

"Le premier ministre hongrois, qui a rencontré vendredi l’ex-président américain, s’est vu accuser par l’actuel président en campagne de vouloir instaurer une «dictature».

Le président américain Joe Biden a critiqué ce vendredi 8 mars son rival républicain Donald Trump pour sa rencontre avec Viktor Orban, jugeant le premier ministre hongrois cherchait à instaurer une «dictature». Ce dernier a rencontré son «bon ami» Donald Trump dans son fief de Floride. Il est l'un des rares dirigeants européens à souhaiter la victoire du candidat républicain à la présidentielle de novembre face au démocrate Joe Biden.

«Vous savez qui il rencontre aujourd'hui à Mar-a-Lago , a lancé Joe Biden à ses partisans lors d'un meeting de campagne. «Orban de Hongrie, qui a déclaré purement et simplement qu'il ne pensait pas que la démocratie fonctionnait et qu'il recherchait (à établir) la dictature». «Je vois un avenir où nous défendons la démocratie, pas où nous l'affaiblissons», a martelé le démocrate de 81 ans ayant fait de ce thème l'un de ses arguments de campagne contre Donald Trump." La suite sur lefigaro.fr

dimanche 25 février 2024

25 février : la Hongrie se souvient des victimes du communisme

"Il ne s’agit pas d’un jour férié, mais d’une simple journée commémorative faisant l’objet d’une cérémonie au Parlement, de publications dans la presse et d’interventions dans les lycées.

C’est en 2000, sous le premier gouvernement de Viktor Orban que ce Jour du souvenir des victimes des dictatures communistes (A kommunista diktatúrák áldozatainak emléknapja) a été institué en souvenir de l’arrestation d’un dirigeant politique d’opposition par les autorités communistes hongroises, premier pas vers l'instauration d'une dictature totale à parti unique en Hongrie. Ce fut une étape de la « tactique du salami » inventée par l'homme politique hongrois Mátyás Rákosi, chef du Parti communiste, pour décrire l'élimination progressive des pouvoirs extérieurs au communisme (Église, autres partis, etc.), « tranche après tranche, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien ». " La suite sur bibliomonde.fr

jeudi 29 septembre 2022

Viktor Orbán, professeur de dictature

Peter Kreko est directeur du Political Capital Institute, et était l’un des organisateurs du Forum de Budapest de ce mois-ci (21-22 septembre), où un panel a exploré le sujet de la désinformation cautionnée par l’Etat.

"Nous devons empêcher Viktor Orbán d’exporter son « autocratie informationnelle » dans d’autres pays d’Europe comme l’Italie. Mais pour cela, il faut en comprendre les ressorts, explique Peter Kreko, l’un des organisateurs du Forum de Budapest, dans une tribune à « l’Obs ».

L’annonce de la Commission européenne de son intention de suspendre 7,5 milliards d’euros de fonds destinés à la Hongrie, en réponse à des violations de l’Etat de droit (liées à des irrégularités dans les procédures de passation de marchés publics), pourrait faire réfléchir les observateurs internationaux. Comment Viktor Orbán a-t-il réussi à remporter une victoire écrasante en avril dernier malgré des preuves aussi accablantes d’une mauvaise gouvernance, ses liens étroits avec Vladimir Poutine et l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui a perturbé la campagne électorale ?

Le parti hongrois au pouvoir, le Fidesz, a remporté 3 millions de voix sur plus de 5,6 millions de suffrages exprimés (52 %), ce qui lui confère sa quatrième majorité, avec 68 % (135) des sièges au parlement. Alors que les sondages prédisaient, en début de campagne, une course serrée, le front uni d’opposition n’a remporté que 57 des 199 sièges, presque exclusivement dans la capitale Budapest, tandis que le parti d’extrême droite Mi Hazánk est entré au Parlement avec six sièges." La suite sur nouvelobs.com

mardi 1 juin 2021

Condamné aux travaux d'intérêt général, il dénonce le glissement de la Hongrie vers la "dictature"

"Cela fait cinq semaines qu'Akos Hadhazy, parlementaire hongrois indépendant, vient tous les lundis travailler dans ce jardin potager. Pour avoir organisé des manifestations anti-gouvernement, il a reçu une amende qu'il a échangée contre des travaux d'intérêt général.

"J'espérais secrètement, dit-il à Euronews, que je pourrais aller dans les hôpitaux et aider, on aurait bien besoin de moi là-bas pendant la pandémie, et ça en dit long, le fait que le gouvernement n'a même pas pensé à me laisser aider d'une manière utile".

L'année dernière, ce vétérinaire de profession a organisé, avec d'autres protestataires, des concerts de klaxon, pour dénoncer la gestion de la pandémie par le gouvernement de Viktor Orban et les pouvoirs extraordinaires que celui-ci s'est octroyés. Des amendes très lourdes ont été distribuées mais la justice les a finalement réduites." La suite sur euronews.com

vendredi 26 juin 2020

Index, premier site d'info de Hongrie, prochaine victime de la mise au pas des médias?

"En dix ans, le Premier ministre Viktor Orban a mis les médias publics à sa botte et fait racheter par des proches de nombreux médias privés. Sa prochaine victime pourrait bien être le site web Index. Indépendant et critique, c’est le premier portail d’information en Hongrie derrière Google, Yahoo et YouTube.

« L’indépendance d’Index est en danger. » Ce message signé par les journalistes du premier site web de Hongrie sonne comme un cri d’alarme, raconte notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère. Son indépendance éditoriale est bien garantie sur le papier, mais en pratique des hommes d’affaires proches du Premier ministre Viktor Orban sont entrés au capital de l’entreprise.

Depuis son retour au pouvoir il y a dix ans, le Premier ministre nationaliste a mis les médias publics à sa botte. Marchant dans les pas de Vladimir Poutine, il a aussi fait racheter par ses amis de nombreux médias privés : des télévisions, des radios et des journaux. Au total, près de 500 organes de presse qui diffusent une information partisane ou font de la désinformation." La suite sur rfi.fr

jeudi 25 juin 2020

Les Hongrois sont très attachés à la démocratie libérale, selon Globsec

"Une grande majorité de Hongrois ont une opinion favorable de la démocratie libérale, selon une enquête menée auprès de dix pays de l’Europe centrale et orientale menée par le think tank atlantiste Globsec.

Le soutien à la démocratie libérale n’est pas nécessairement affecté par la qualité de la démocratie dans un pays donné, soutiennent les auteurs du rapport de Globsec publié le 23 juin : « Perceptions de la démocratie et de la gouvernance dans 10 pays de l’UE ».

On est tenté de le croire au vu des résultats qui concernent la Hongrie, dont le Premier ministre est perçu dans le monde comme le chantre de la démocratie « illibérale » : 81% des répondants à l’étude en Hongrie ont ainsi déclaré préférer la démocratie libérale – définie comme un système multipartite avec des élections – plutôt qu’un dirigeant autocratique qui ne s’embarrasse pas d’élections." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

jeudi 18 juin 2020

Bilan.Orbán rend ses “pleins pouvoirs” mais maintient son emprise sur la Hongrie

"Le Parlement magyar a mis fin mardi 16 juin au régime d’exception dont bénéficiait le dirigeant national-populiste pour affronter le coronavirus. Le pays se prépare à basculer vers un “état de crise médicale” divisant la presse hongroise.
Deux mois et demi après le vote d’une “loi coronavirus” vivement contestée, le Parlement de Budapest a décidé, mardi 16 juin, la levée de l’état d’urgence sanitaire en Hongrie. Ce régime d’exception controversé octroyait des pouvoirs quasi illimités au Premier ministre Viktor Orbán afin de lutter contre l’épidémie de Covid-19. Les députés ont ensuite validé un “état de crise médicale” pouvant être déclaré pour six mois et renouvelable par l’exécutif. Objectif : maintenir la vigilance face à une éventuelle deuxième vague de l’épidémie." La suite sur courrierinternational.com

[Revue de presse] Etat de droit : en Hongrie, l'illusion de la fin de l'état d'urgence

"Mardi 16 juin, les parlementaires hongrois ont voté la fin de l'état d'urgence qui donnait les pleins pouvoirs au Premier ministre Viktor Orbán pour endiguer la crise sanitaire. Une levée en trompe-l'œil, puisqu'elle ne restreint pas pour autant les pouvoirs du Premier ministre, ce qui inquiète les ONG de défense des droits de l'homme et de la démocratie.
Mardi 16 juin, le Parlement hongrois a voté à l'unanimité en faveur de la fin de l'état d'urgence qui permettait au Premier ministre Viktor Orbán de gouverner par décret depuis le 30 mars. Un régime d'exception qui avait accordé "de quasi pleins pouvoirs au dirigeant nationaliste, pour une durée indéterminée, le temps jugé nécessaire afin de combattre l'épidémie de nouveau coronavirus", rappelle Le Figaro avec l'AFP. Responsables politiques et ONG avaient alors fait part de leur inquiétude face à la durée illimitée de ce régime d'exception qui menaçait à leur sens l'état de droit." La suite sur touteleurope.eu

Viktor Orban sort renforcé de la crise

"Le Parlement a levé mardi l’état d’urgence fort décrié.

L’épidémie de coronavirus allait-elle entraîner une épidémie d’autoritarisme, s’inquiétait l’Onu en mars dernier ? Dans l’Union européenne, les regards se sont vite tournés vers le dirigeant hongrois, quand son Parlement lui a octroyé, le 30 mars, des pouvoirs exceptionnels - dont celui de gouverner par décrets - sans date butoir. Deux mois et demi plus tard, la médecin-en-chef Cecília Müller vient de déclarer l’épidémie quasi terminée en Hongrie, la ministre de la Justice Judit Varga se félicite du fait que la Hongrie soit l’un des premiers pays en Europe à lever l’état d’urgence et, magnanime, Viktor Orbán offre "à chacun la possibilité de présenter des excuses à la Hongrie pour ses accusations injustes"." La suite sur lalibre.be (article payant)

mercredi 17 juin 2020

La Hongrie adopte la fin d’un état d’urgence décrié


"Les faits - Le parlement hongrois a voté, mardi 16 juin, la fin de l’« ordre juridique spécial » contre le coronavirus, coupant court aux accusations de violation de l’état de droit. Mais certaines mesures, parmi plus de 100 décrets signés pendant la crise, vont laisser des traces durables.
Le premier ministre hongrois Viktor Orban se met habillement en position d’exiger « des excuses » à ses détracteurs, en éteignant la polémique qu’il a lui-même provoquée. Pointé du doigt pour avoir mis en place, le 30 mars dernier, un état d’urgence sanitaire sans limite dans le temps, voilà à présent qu’il y met un terme de lui-même.
La fin de « l’ordre juridique spécial » a été votée à l’unanimité des 192 députés présents, mardi 16 juin, dans une assemblée largement dominée par son parti national-conservateur, le Fidesz. Une mesure qui devrait prendre effet dès le 20 juin." La suite sur la-croix.com

Viktor Orbán rend les «pleins pouvoirs» et règle ses comptes

"Avec la levée d’un état d’urgence qui lui a valu une salve de critiques internationales, le dirigeant hongrois somme ses détracteurs de s’excuser." La suite sur tdg.ch (article payant)

Coronavirus: le Parlement hongrois approuve la fin de l'état d'urgence controversé

"Le Parlement hongrois a approuvé mardi 16 juin la fin de l'état d'urgence controversé instauré pour lutter contre l'épidémie de coronavirus et qui a permis au Premier ministre Viktor Orban de gouverner par décrets durant plus de deux mois. Mais certaines mesures prises pendant l’état d’urgence continueront à être appliquées.
C’est une victoire pour le Premier ministre Viktor Orban. Il y a trois mois, il avait assuré que son gouvernement rendrait les pleins pouvoirs quand le danger serait passé. Il a tenu parole. Viktor Orban estime avoir été injustement accusé de basculer vers l’autoritarisme, il se présente aujourd’hui en vrai démocrate." La suite sur rfi.fr

vendredi 5 juin 2020

Le chien de garde du RGPD conteste la suspension du RGPD en Hongrie en période de pandémie

"Le Comité européen de la protection des données (EDPB), l’organe de surveillance du RGPD du bloc, a tenu une session plénière pour discuter d’une lettre envoyée par des ONG exprimant des inquiétudes concernant la suspension par la Hongrie des droits de l’UE en matière de protection des données.
Dans un communiqué publié mardi, EDPB a souligné que «la simple existence d'une pandémie ou de toute autre situation d'urgence ne suffit pas à elle seule à prévoir une quelconque restriction des droits des personnes concernées; au contraire, toute restriction doit clairement contribuer à la sauvegarde d'un objectif important d'intérêt général de l'UE ou d'un État membre. "
L'annonce faisait suite à une lettre envoyée par l'Union des libertés civiles pour l'Europe, Access Now et l'Union hongroise des libertés civiles (HCLU).
"La décision du gouvernement hongrois de limiter l’application des droits des personnes concernées est disproportionnée, injustifiée et potentiellement préjudiciable à la réaction du public contre le virus", indique la lettre." La suite sur news-24.fr

mercredi 3 juin 2020

Le gouvernement d’Orbán offre aux médias étrangers « l’opportunité de [s’]excuser »

"La Hongrie demande aux médias étrangers de s'excuser pour une prétendue campagne de désinformation concernant l’état d’urgence qui a donné des pouvoirs étendus à Viktor Orbán.
L’heure des comptes a sonné pour le gouvernement de Viktor Orbán qui se dit victime d’une cabale de la presse internationale. Selon une stratégie visiblement bien planifiée, il a adressé via ses ambassades des courriers recommandés à divers médias de la presse étrangère, proposant généreusement de leur offrir « une opportunité de présenter leurs excuses » pour leurs « attaques sans précédent ailleurs en Europe . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

La Hongrie demande des excuses à la Finlande après les critiques sur sa loi d’urgence

"HELSINKI / BUDAPESTExcuses attendues. La Hongrie exige des excuses des députés européens finlandais, des chercheurs universitaires et de certains médias pour avoir critiqué « à tort » et diffusé de « faux » arguments concernant la loi d’urgence du pays promulguée à la suite de la crise du coronavirus, selon les lettres envoyées par l’ambassade de Hongrie à Helsinki." La suite sur euractiv.fr

dimanche 31 mai 2020

La Hongrie pourrait sortir de l’état d’urgence avant la France

"Pour lutter contre la pandémie, une douzaine d’États européens a décrété l’état d’urgence sanitaire. Parmi eux, la Hongrie de Viktor Orban a pris des mesures particulièrement fortes et suscité des inquiétudes au niveau européen. Le 20 juin devrait marquer la fin de cet état d’exception.
États d’urgence, restrictions des libertés individuelles… les mesures prises pour lutter contre l’épidémie de coronavirus en Europe inquiètent. Au sein de l’Union européenne, un pays en particulier a suscité des inquiétudes : le cas hongrois.
L’État d’urgence y a été voté dès le 11 mars puis prolongé deux semaines plus tard pour une durée illimitée. La Commission européenne s’inquiète notamment des dérogations au droit du travail permises par l’état d’urgence en Hongrie, ainsi que de possibles atteintes à la protection des données. Mais la source d’inquiétude majeure reste la diffusion de « fausses nouvelles » sur le virus ou sur l’action du gouvernement devenue passible de 5 ans de prison. Pour les organisations de défense de la presse, cette mesure ouvrait la voie à la censure." La suite sur publicsenat.fr

samedi 30 mai 2020

Des opposants hongrois arrêtés par la police pour des messages sur Facebook

"VU D’AILLEURS - Depuis la semaine dernière, plusieurs opposants hongrois ayant critiqué le régime de Viktor Orban se sont fait arrêter. La police les accuse de propager de fausses informations, délit désormais passible de cinq ans de prison.
Par Michał Kokot (Gazeta Wyborcza)
Mardi dernier, la police est venue arrêter un habitant de 64 ans de la petite ville de Szerencs, au nord du pays. Motif: une critique du Premier ministre hongrois Viktor Orban publiée sur Facebook: «Tu es un tyran impitoyable, mais souviens-toi d’une chose: les dictatures ont toujours fini par tomber». Même s’il a été libéré dans la journée, la police a mis en ligne, sans raison précise, l’enregistrement de son arrestation.
Le lendemain, à six heures du matin, c’était au tour de János Csóka-Szucs d’être arrêté dans la ville de Gyula, à l’est du pays, également pour un message publié sur Internet. Sur Facebook, dans un groupe privé d’habitants, il avait informé de la libération de lits d’hôpitaux dans tout le pays afin d’accueillir des patients atteints du Covid-19 (ce qui était vrai).
Csóka-Szucs est membre du parti d’opposition Momentum. Les policiers ont saisi son téléphone et son ordinateur et ne l’ont pas ramené chez lui après l’interrogatoire." La suite sur lefigaro.fr (article payant)

vendredi 29 mai 2020

L’état d’urgence levé en Hongrie. Les détracteurs d’Orbán « ont du mal à manger leur chapeau », estime l’ambassadeur hongrois en France

"L’état d’urgence sanitaire entré en vigueur le 11 mars, qui a provoqué une controverse internationale, sera levé le 20 juin. Estimant avoir fait l’objet d’un procès en sorcellerie, les représentants hongrois demandent aujourd’hui des comptes à leurs accusateurs. Ces derniers « ont du mal à manger leur chapeau » aujourd’hui, estime l’ambassadeur hongrois en France. C’est peu dire que l’état d’urgence décrété en Hongrie a suscité la controverse. L’opposition domestique en Hongrie a rejeté en bloc le texte de loi qui conférait des pouvoirs exceptionnels à l’exécutif. Si elle reconnaissait bien volontiers la nécessité d’adopter des mesures exceptionnelles pour répondre à une crise exceptionnelle, celle du coronavirus, comme le faisaient d’autres pays en Europe, son caractère illimité dans la durée l’empêchait toutefois de l’approuver." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

Dix ans de pouvoir: la métamorphose de Viktor Orban

"PORTRAIT - À la tête de la Hongrie, le premier ministre n’a eu de cesse de renforcer son autorité, au prix de profondes divisions.
Le sens du rapport de force et l’art du contre-pied. Une fois de plus, à sa manière inimitable, Viktor Orban a su tirer profit des circonstances pour donner le tournis à ses adversaires et resserrer son emprise sur les institutions. Fin mars, au nom de l’urgence sanitaire, l’assemblée contrôlée aux deux tiers par sa formation politique l’a autorisé à gouverner par décret - et ce sans limitation de temps. Stupeur.
L’opposition crie au coup de force, le Parlement de Strasbourg dénonce une dérive «incompatible avec les valeurs européennes». Le premier ministre hongrois, qui n’aime rien tant que se trouver ainsi cloué au pilori, laisse dire. Puis il sonne la fin de la partie. Mardi 26 mai, alors que des mesures d’exception demeurent en vigueur dans plusieurs pays d’Europe occidentale, son gouvernement annonce la levée prochaine de «l’état de péril». Le soufflé retombe, la ministre de la Justice réclame des excuses." La suite sur lefigaro.fr (article payant)