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lundi 4 mai 2026

Victoire de Péter Magyar sur Viktor Orbán en Hongrie : une stratégie modèle pour battre les nationalistes ?

"La défaite de Viktor Orbán en Hongrie, le 12 avril, semble avoir été motivée par l’indignation de la société face à la corruption et au clientélisme du pouvoir. Suffisant pour inspirer les luttes contre les nationalismes ?

Faut-il faire de la victoire de Péter Magyar (photo) un désaveu du projet nationaliste de Viktor Orbán ? Certes, le nouveau Premier ministre est proeuropéen et méfiant à l’endroit de la Russie. Mais cet avocat de 45 ans a fait partie du Fidesz, le parti d’Orbán, jusqu’en 2024 et a travaillé au sein de son cabinet. Il demeure un conservateur opposé à l’immigration et, le soir de son élection, a appelé Dieu à lui venir en aide. Comme Orbán, il s’est longtemps opposé à la livraison d’armes à Kyiv et critique le sort de la minorité hongroise en Ukraine. Il évite la question LGBT+. Bref, il n’appartient pas à cette opposition de gauche qui a échoué, pendant seize ans, à détrôner le chef illibéral du gouvernement. Magyar a principalement fait campagne sur la hausse de l’inflation, l’anémie économique du pays et le détournement, par les proches d’Orbán, de l’aide européenne. Avec son style dynamique et légèrement populiste, il a éreinté « Ali Baba et ses quarante voleurs » ou le « Dracula des fonds publics », et promis de remettre son pays sur les rails de la prospérité." La suite sur philomag.com (article payant)

jeudi 23 avril 2026

Le défi de Péter Magyar : sortir la Hongrie du système Orbán

"Causer la surprise en défaisant Viktor Orbán aura peut-être été la partie la plus simple pour Péter Magyar. Le nouveau premier ministre hongrois veut maintenant défaire le système qui l’a vu naître, mais par où commencer après 16 ans d’autoritarisme et de corruption?

Ces jours-ci, Michael Ignatieff, l’ancien chef du Parti libéral du Canada (2008-2011), est de passage en Hongrie. Ce dernier vit en Autriche depuis 2019, moment où il a lui-même goûté à l’autoritarisme du premier ministre hongrois Viktor Orbán : alors que l’ancien politicien canadien était recteur de l’Université d’Europe centrale (fondée et financée par le philanthrope progressiste américano-hongrois George Soros) à Budapest, Orbán a chassé cet établissement d’enseignement de son pays. C’est à ce moment que Michael Ignatieff a déménagé à Vienne, comme son université, pour y poursuivre l’enseignement. Mais sa femme, native de la Hongrie, et lui tenaient à assister à des rassemblements de Péter Magyar, le nouveau premier ministre hongrois.

« J’étais dans la foule et l’effet le plus important de sa victoire, c’était de voir tous ces jeunes crier qu’ils veulent que la Hongrie reprenne sa place au cœur de l’Europe. Et Magyar comprend que pour les jeunes, l’Europe est le seul avenir économique, professionnel et culturel. Ils ne souhaitent pas être coincés dans un petit pays », raconte en entrevue par visioconférence Michael Ignatieff, assis à son bureau dans la petite maison qu’il possède non loin de Budapest, la capitale hongroise." La suite sur lactualite.com

jeudi 16 avril 2026

Le souffle des démocraties : ce que la défaite de Viktor Orbán nous dit de l’Europe

"Billet de blog - Edouard Gaudot (Enseignant, Ecologiste, Européen)

La défaite de Viktor Orbán marque un tournant symbolique pour l’Europe : soulagement démocratique, leçon stratégique et avertissement politique. Derrière l’alternance hongroise se dessinent les fragilités persistantes du continent face aux dynamiques de l'extrême-droite.

De toute évidence, ce dimanche 12 avril 2026, lorsque Viktor Orban a reconnu sa défaite dans les urnes, ce fut d’abord un immense soulagement – pour les Hongrois, bien sûr, mais aussi pour tous les démocrates : contrairement aux craintes, aux spéculations, ou aux exemples de ses parrains de Washington à Moscou, l’homme fort de Budapest a accepté l’alternance et n’a pas cherché à contester les résultats ni à remettre en cause la sincérité du scrutin. Ce geste, dans l’Europe d’aujourd’hui, n’a rien d’anodin car s’il est une chose qui caractérise les régimes autoritaires, c’est leur réticence à rendre les clés de la maison. Quitte à fomenter une révolte ou à modifier à leur guise les lois constitutionnelles. Mais pas cette fois.

Au-delà de Budapest, c’est l’Europe entière qui respire enfin. Depuis des années, Viktor Orbán avait fait de l’opposition à Bruxelles, dénoncée comme une nouvelle Moscou, l’un des ciments de son discours nationaliste, présentant sa résistance à l’idéologie woke des institutions européennes comme un Kulturkampf pour le cœur même de la civilisation européenne. Petit à petit, cette dissidence au sein de l’UE et son alignement idéologique avec la Russie poutinienne avaient transformé la Hongrie en cheval de Troie d’influence des puissances étrangères en concurrence, voire en guerre, avec l’Union européenne. Avec lui, et son ministre des affaires étrangères factotum de Moscou, c’étaient Xi, Poutine, et même Trump, qui avaient leur siège au Conseil européen. Voir cette emprise reculer, même d’un pas, c’est déjà reconquérir un peu de souveraineté européenne." La suite sur mediapart.fr

vendredi 10 avril 2026

PROFIL : Orbán, le conservateur radical et clivant qui a refaçonné la politique européenne

"Qu'il soit admiré comme le défenseur de la civilisation chrétienne ou condamné comme un perturbateur illibéral, Viktor Orbán est l'un des hommes politiques européens les plus influents de son époque.

Le dirigeant hongrois, qui fait l’objet de nombreuses controverses, n’a pas seulement redéfini le cours de l’histoire de son propre pays, mais il a également bouleversé la scène politique européenne, s’imposant comme le précurseur d’un mouvement nationaliste, souvent populaire, et conservateur qui s’oppose à l’ordre libéral de l’après-guerre.

Les élections de ce week-end en Hongrie seront bien plus qu’un verdict sur Orbán en tant qu’individu, même si ses défauts personnels pèsent lourdement. Ce sera avant tout un événement historique dont la portée dépasse largement les frontières de ce petit pays d’Europe centrale, s’étendant de la Maison Blanche au Kremlin.

À quelques jours du scrutin, son avenir est en suspens dans une campagne dominée par des allégations de coups bas, d’ingérence étrangère présumée – de Bruxelles à Moscou, en passant par Kiev et Washington – ainsi que de corruption.

Le soutien sans réserve de Donald Trump à sa réélection témoigne de son importance. Le président américain, soutenu par Orbán avant même son premier mandat, a présenté ce dernier et les « partis européens patriotes » comme un rempart civilisationnel pour l’Europe." La suite sur euractiv.fr

vendredi 3 avril 2026

Orban ou Magyar : ce scrutin hongrois qui pourrait ébranler le nationalisme mondial

"La Hongrie s'apprête à vivre des élections législatives aux enjeux majeurs qui dépassent largement ses frontières. Le scrutin pourrait soit prolonger le règne de 16 ans du Premier ministre Viktor Orban, soit porter au pouvoir l'opposition menée par Peter Magyar. L'issue aura des répercussions directes sur les relations de la Hongrie avec l'Union européenne, le déblocage de 19 milliards d'euros de fonds gelés et l'avenir du mouvement nationaliste mondial.

Le parti Tisza de Peter Magyar mène actuellement dans les sondages. L'Union européenne a gelé 19 milliards d'euros de fonds destinés à la Hongrie en raison de violations de l'État de droit et de corruption. Viktor Orban est au pouvoir depuis 2010.

Les conséquences d'une cinquième victoire d'Orban

Une réélection d'Orban affaiblirait «la capacité de l'UE à parler d'une seule voix», selon Zsuzsanna Vegh, chargée de programme au German Marshall Fund. Elle souligne qu'Orban «a clairement renoncé à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour obtenir les fonds européens» et défie «ouvertement les décisions de la Cour de justice de l'UE»." La suite sur upday.com

vendredi 27 mars 2026

"La guerre ou la paix" : Orban brandit l’Ukraine comme épouvantail avant des élections cruciales

"À l'approche des législatives hongroises du 12 avril, Viktor Orban durcit son discours contre l'Ukraine. Fragilisé dans les sondages, le Premier ministre hongrois accuse Kiev et ses alliés européens de vouloir entraîner son pays dans le conflit, transformant le scrutin comme un choix entre la guerre ou la paix.

La guerre érigée en argument électoral. À quelques semaines d'un scrutin décisif, Viktor Orban intensifie ses attaques contre l'Ukraine, au point de faire de Kiev l'ennemi central de sa campagne. Accusations de complot, chantage énergétique et scénarios alarmistes : le dirigeant hongrois joue la carte de la peur pour tenter de conserver le pouvoir.

Dernier épisode en date : Viktor Orban a annoncé mercredi 25 mars vouloir interrompre progressivement" ses livraisons de gaz à l'Ukraine tant que le pétrole russe ne sera pas acheminé vers la Hongrie. Le Premier ministre nationaliste accuse Kiev d'entraver l'approvisionnement via l'oléoduc Droujba, tandis que les autorités ukrainiennes évoquent des réparations toujours en cours après des frappes russes sur l'infrastructure fin janvier." La suite sur france24.com

jeudi 26 mars 2026

Marine Le Pen à Budapest pour Viktor Orbán : quand les alliances partisanes européennes privilégient la stratégie électorale aux intérêts de l’Union

"Marine Le Pen a rejoint Viktor Orbán à Budapest pour lui apporter son soutien, illustrant la montée des alliances nationalistes européennes et les tensions entre intérêts partisans et obligations de l’Union.

Pendant que les partis français analysent les résultats des municipales, Marine Le Pen s’est rendue à Budapest le lundi 23 mars pour apporter son soutien au Premier ministre hongrois Viktor Orbán, en pleine campagne électorale.

Sur scène, elle a multiplié les formules d’admiration — « un ami », « un visionnaire », « un pionnier » — et a qualifié Orbán de « dirigeant d’exception ». Budapest est décrite par nombre d’observateurs comme un point de ralliement pour les formations nationalistes et d’extrême droite européennes.

Un rassemblement de l’internationale nationaliste

Le meeting a réuni, selon les comptes rendus, plusieurs figures de la droite radicale européenne : des représentants du Rassemblement national (RN), Matteo Salvini pour la Ligue italienne, Geert Wilders aux Pays-Bas et Santiago Abascal, dirigeant du parti espagnol Vox." La suite sur parlons-politique.fr

lundi 19 janvier 2026

RN et trumpisme – Thibaut François au bootcamp près de Budapest : réseaux transatlantiques, influence pro-Orbán et stratégie nationaliste exportée

"Début décembre 2025, un ‘bootcamp for patriots’ près de Budapest a réuni militants nationalistes transatlantiques — avec la présence notable de Thibaut François (Rassemblement national) — organisé par le Conservative Partnership Institute et des think tanks proches du trumpisme et du gouvernement d’Orbán. Au programme : communication, géopolitique et réseautage pour structurer et diffuser des récits nationalistes à l’échelle internationale.

Début décembre 2025, un « bootcamp for patriots » (camp d’entraînement pour patriotes) de trois jours a réuni, à environ une heure et demie de route de Budapest, quelques dizaines de militants nationalistes venus d’Europe et des États-Unis.

L’événement mêlait formations pratiques et moments informels : cours de communication, modules d’économie et de géopolitique, conseils stratégiques sur la « bataille culturelle » et dégustations de vins locaux. Les organisateurs, issus d’espaces proches du trumpisme et du gouvernement du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, figuraient parmi les promoteurs de ce rassemblement transatlantique." La suite sur parlons-politique.fr

lundi 15 décembre 2025

La « simplification » administrative, la nouvelle arme de l’extrême droite européenne pour liquider les politiques sociales et environnementales

"Les nationalistes du continent entendent décliner le « département de l’Efficacité gouvernementale », géré par le milliardaire Elon Musk, et aujourd’hui dissous, en une version bruxelloise. Un outil de simplification pour purger les politiques sociales et environnementales.

Viktor Orban n’est pas encore apparu tronçonneuse à la main pour symboliser la réduction des dépenses publiques. Pour l’heure, il laisse le privilège de l’accessoire au président argentin Javier Milei ou au patron de xAI, Elon Musk. Si ce dernier a achevé sa mission au département de l’Efficacité gouvernementale (Doge), au sein de l’administration Trump, il continue manifestement de faire des émules.

Ainsi, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a-t-il créé un « bureau de la simplification » afin de débarrasser l’État des normes et prétendument faciliter les démarches des entreprises. Sur tout le continent européen, le discours anti-élite n’est plus le seul à mobiliser. La simplification administrative et la réduction des budgets..." La suite sur humanite.fr (article payant)

samedi 8 novembre 2025

Interview de Viktor Orbán pour la chaîne YouTube Transzilván

Bien sûr que je mange toujours de la puliszka (polenta), et aujourd’hui encore, je ne rentrerai pas chez moi sans avoir goûté aux mici (grillades transylvaniennes). Une bonne soupe csorba, ça, c’est indispensable. Comme si je faisais partie de votre vie quotidienne.

Zoltán Kádár : Je suis ravi de voir que vous vous sentez aussi bien en Transylvanie, même au point de ne pas vouloir rentrer chez vous ! Et je suis sûr que beaucoup seraient heureux si vous restiez ici.

Je resterais volontiers, si seulement mon travail me le permettait.

Bonjour à tous les spectateurs de Mélyvíz sur Transzilván ! Je suis Zoltán Kádár. Notre invité aujourd’hui est Viktor Orbán, Premier ministre de Hongrie. Monsieur le Premier ministre, merci beaucoup d’avoir accepté notre invitation !

C’est moi qui vous remercie pour votre accueil.

Nous sommes ici, à Transzilván. Qu’est-ce que ce mot, Transzilván, évoque pour vous ? Ressentez-vous un « esprit transylvanien » ? Vous êtes venu nous rendre visite à de nombreuses reprises.

Et comment ! La Hongrie, ou disons le monde hongrois, est un univers très varié. Même chez nous, ce n’est pas uniforme. Quand on va en Zala ou en Szatmár, ce sont deux ambiances complètement différentes. Alors bien sûr qu’il existe un esprit transylvanien ! Le grand monde hongrois a sa partie de Voïvodine, celle du Haut-Pays, et bien sûr, sa partie transylvanienne. Donc oui, il y a bel et bien une âme transylvanienne. Et d’ailleurs, je pense que cet esprit dépasse même la communauté hongroise, mais cela, c’est plutôt à vous d’en juger, car à mon sens, même les Roumains le partagent." La suite sur ministerelnok.hu

mercredi 17 septembre 2025

Ce pays européen oblige les parents à choisir parmi une liste pour désigner le prénom de leur enfant : voici pourquoi

"La Hongrie a décidé de fournir une liste officielle de prénoms autorisés pour les nouveau-nés.

Il n'est jamais évident de choisir le prénom de ses enfants. En Hongrie, il sera désormais plus facile à répondre à cette question puisque le gouvernement du Premier ministre  Viktor Orbán vient d'imposer depuis peu une liste officielle dans laquelle il faudra puiser pour remplir la carte d'identité de sa progéniture auprès des institutions." La suite sur parismatch.be (article payant) 

samedi 9 août 2025

«Viktor Orban gouverne dans l’intérêt du peuple hongrois, pas pour plaire aux eurocrates»

"GRAND ENTRETIEN - Avocat et politologue de formation, Balázs Orbán est le principal conseiller du premier ministre hongrois (avec qui il n’a aucun lien familial). Il explique la vision politique et stratégique du porte-étendard de la démocratie illibérale en Europe.

LE FIGARO MAGAZINE. - Comment définiriez-vous l’orbánisme ? Est-ce un conservatisme, un nationalisme, un populisme ? 

Balázs ORBAN. - Je sais que les médias aiment mettre des étiquettes sur tout – mais nous ne parlons pas d’« orbánisme ». Pour nous, c’est une politique souverainiste et patriotique. Oui, nous croyons à des valeurs traditionnelles – famille, nation, ordre – mais nous nous adaptons également aux défis du XXIe siècle. Le gouvernement Orbán comprend des libéraux nationaux, des démocrates chrétiens, des conservateurs nationaux – ce qui nous unit est un engagement envers la souveraineté de la Hongrie. Nous croyons que la nation est le cadre à travers lequel les grands défis de notre époque peuvent être abordés.

Comment le premier ministre Orbán définit-il la place stratégique de la Hongrie dans le paysage mondial ?

Très récemment, le premier ministre a exposé la place stratégique de la Hongrie dans le nouvel ordre mondial changeant, lors de son discours annuel…" La suite sur lefigaro.fr (article payant)

samedi 28 juin 2025

Europe - Dans le laboratoire hongrois, Viktor Orbán teste la préférence communale

"Médiatiquement éclipsée par l’interdiction de la pride de Budapest, une loi sur la « protection de l’identité locale » entre en vigueur mardi. Elle donne le pouvoir aux communes de choisir qui peut – ou non – s’implanter sur leur territoire. 

l’automne 2017, levée de boucliers dans une petite localité du sud de la Hongrie, où un aubergiste comptait accueillir une poignée d’enfants réfugiés du Moyen-Orient pour quelques jours de vacances. Après insultes et menaces, il y a renoncé et le maire a dû démissionner, lui qui avait pourtant fort à gérer dans sa commune avec l’absence de pédiatre, la fermeture du dernier distributeur de billets et le manque de bois de chauffage à l’approche de l’hiver." La suite sur mediapart.fr (article payant)  

samedi 7 juin 2025

Le "Washington Express est arrivé à Varsovie", dit Orban après la victoire de Nawrocki

"BUDAPEST (Reuters) - Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a salué vendredi la victoire du nationaliste Karol Nawrocki à l'élection présidentielle polonaise, y voyant une avancée du mouvement MAGA(Make America Great Again) de Donald Trump en Europe.

"On pourrait (...) dire que le 'Washington Express' est arrivé à Varsovie", a déclaré Viktor Orban sur la radio publique Kossuth, faisant allusion à l'élection dimanche au second tour de Karol Nawrocki, soutenu par le parti nationaliste Droit et Justice (PiS), face à Rafal Trzaskowski, le maire de Varsovie et allié du Premier ministre polonais pro-européen, Donald Tusk." La suite sur boursier.com

mardi 3 juin 2025

Viktor Orbán salue « une fantastique victoire » du candidat nationaliste polonais

"Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a salué lundi l’élection à la présidence de la Pologne du candidat nationaliste Karol Nawrocki, qui l’a emporté de justesse face au maire pro-européen de Varsovie.

« Quel suspense ! Félicitations au président @NawrockiKn pour sa fantastique victoire à la présidentielle polonaise », a réagi sur le réseau social X le dirigeant qui partage la même vision souverainiste face à Bruxelles. « Nous sommes impatients de travailler avec vous »." Source : lesoir.be

dimanche 18 mai 2025

Les Magyars de Roumanie, entre deux feux nationalistes

 Le candidat de l’extrême droite roumaine, George Simion, appelle la minorité hongroise à voter pour lui au second tour de l’élection présidentielle, dimanche, pour une « Europe des nations et de la chrétienté ». Une expression reprise par le premier ministre hongrois, Viktor Orban, ce qui a provoqué la colère de ses opposants. 

C’est un cimetière entouré de pins verts, sur les hauteurs des Carpates orientales de Roumanie. L’entrée est encadrée par un grand portail en bois dont chaque coin est creusé d’un croissant de lune et d’un soleil, symboles des Sicules, la minorité hongroise de Transylvanie. Une piste caillouteuse et cabossée y serpente depuis la commune de Sanmartin (Csikszentmarton, en hongrois). Un lieu a priori paisible pour se recueillir sur ces quelques centaines de tombes de soldats de l’ancien Empire austro-hongrois, morts pendant la première guerre mondiale. Mais, en 2019, le cimetière de Valea Uzului est devenu l’épicentre de vieilles rancunes nationalistes entre Roumains et Hongrois. A la tête du mouvement, côté roumain, un homme, George Simion, qui pourrait devenir, dimanche 18 mai, président de la République.

« L’événement de Valea Uzului est encore douloureux à évoquer », murmure Andras Gergely, ancien maire de Sanmartin. Pendant ses six mandats, de 1992 à 2020, il a supervisé les réparations et l’entretien de ce cimetière, situé sur le territoire de sa commune de 2 200 habitants majoritairement magyarophones. Derrière le bureau de son association pour le développement local, l’homme de 59 ans à l’allure imposante se souvient de ce printemps 2019 quand la mairie de Darmanesti, une municipalité voisine derrière les montagnes, dans le département de Bacau, y a placé des croix roumaines. « Mais sans autorisation et parfois sur des sépultures hongroises », affirme l’ancien édile, qui dénonce une « profanation ». Selon lui, aucun soldat de l’armée roumaine n’est enterré dans ce lieu, qui faisait partie de l’Empire austro-hongrois, tandis que la ligne de front avec l’armée du royaume de Roumanie était située quelques kilomètres plus loin. En 1920, après le traité de Trianon et la dislocation de l’Empire austro-hongrois, la Roumanie a récupéré..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

mardi 15 avril 2025

En Hongrie, les savoirs menacés : “Orbán attend des enseignants qu’ils soient des serviteurs zélés du pouvoir”

"En 2010, la première action de Viktor Orbán fut de supprimer le ministère de l’Éducation nationale. Mais la résistance s’organise. Reportage en Hongrie, laboratoire européen des démocraties illibérales.

La Hongrie attire les journalistes par vagues. « D’abord des Italiens, puis des Autrichiens, des Belges, maintenant des Français », sourit Katalin Törley. Chaque fois que, dans une nation d’Europe, l’extrême droite s’approche des portes du pouvoir, on toque à la porte de cette quinquagénaire souriante, grande figure de la contestation enseignante.

On veut savoir comment le Premier ministre, Viktor Orbán, « Viktator » pour ses détracteurs, s’y est pris pour démanteler le système éducatif de son pays, imposer une pensée nationaliste dans les programmes, contenir les vives protestations du corps enseignant. Et quelles stratégies de résistance se sont révélées payantes pour freiner..." La suite sur telerama.fr (article payant)

vendredi 19 juillet 2024

Hongrie, un Etat « illibéral » au coeur de l'Union européenne

"LES DEMOCRATIES EN SURSIS (4/5) - Dirigée depuis quatorze ans par Viktor Orban, la petite république de 10 millions d'habitants est devenue une « autocratie électorale » où les libertés sont menacées. L'inquiétude des Européens monte alors que la Hongrie cherche à diffuser son modèle hors de ses frontières.

Au coeur de l'Europe, une république d'à peine 10 millions d'habitants suscite une inquiétude grandissante. La Hongrie, membre de l'Union européenne depuis vingt ans, est-elle encore une démocratie ? La réponse est de plus en plus claire, au fur et à mesure que le Premier ministre populiste et nationaliste, Viktor Orban, transforme son pays, avec une habileté qui fait l'admiration des partis d'extrême droite à travers le monde.

Freedom House, dans son rapport annuel, classe la Hongrie dans la catégorie « partiellement libre », une exception dans l'Union européenne, avec une note de 65 sur 100. Un niveau comparable à l'Inde, au Sénégal ou à l'Albanie, selon ce think tank financé notamment par le gouvernement américain. « La Hongrie ne peut plus être considérée comme une démocratie à part entière, a jugé le Parlement européen dans un rapport adopté l'an dernier. La situation s'est dégradée à tel point que le pays est devenu une 'autocratie électorale'. »" La suite sur lesechos.fr (article payant)

vendredi 5 juillet 2024

Pour Viktor Orban, la percée du Rassemblement national a un goût de revanche

"Après la conversion de l’Italie au «mélonisme», une victoire du RN serait à ses yeux une preuve supplémentaire que le vent se lève contre les élites libérales.

« Le destin de la Hongrie, durant des siècles, a été celui, dangereux entre tous, d’une sentinelle de l’Occident chrétien face aux menaces, renouvelées d’âge en âge, d’un Orient musulman innombrable et conquérant. » Ces mots qui se cognent aux pierres du Parlement hongrois et résonnent sur toute la place Kossuth ne sont pas ceux de Viktor Orban, qui n’est alors qu’un simple député dans la trentaine. Nous sommes en 1996 et Jean-Marie Le Pen, président d’un Front national à la recherche de soutiens internationaux dans l’ex- « bloc de l’Est », est venu célébrer à Budapest « l’esprit de résistance » du peuple hongrois. Cela à l’appel de son ami Istvan Csurka, un écrivain et un poète estimé, mais qui est aussi un politicien antisémite, à la tête du Parti de la justice et de la vie (Miép).

Près de trois décennies plus tard, Istvan Csurka est mort, Marine Le Pen a pris la place de son père, et Viktor Orban, passé du libéralisme au nationalisme, s’est solidement arrimé au…" La suite sur lefigaro.fr

samedi 1 juin 2024

«Tout dépendra de Marine Le Pen et Giorgia Meloni» : Orban appelle à l’union des partis souverainistes au Parlement européen

"Dans une interview au Point, le premier ministre hongrois affirme que la possibilité d’une union entre l’ID et l’ECR, les deux grandes forces nationalistes au sein du Parlement européen, n’a jamais été aussi haute pour contrer le PPE majoritaire.

«L'avenir de la droite en Europe repose entre les mains de deux femmes : Giorgia Meloni et Marine Le Pen». Dans une interview accordée au Point le 29 mai, le premier ministre hongrois Viktor Orban est revenu sur l’avenir et le poids de la droite souverainiste dans le paysage politique européen. À l’approche du scrutin du 9 juin, qui doit redessiner les contours des groupes politiques siégeant au Parlement européen pour cinq ans, le chef du gouvernement hongrois estime que les chances de fédérer les forces nationalistes du Vieux Continent n’ont jamais été si hautes." La suite sur lefigaro.fr