"À la veille de 1914, Vienne n’est pas seulement une capitale culturelle : elle est le cœur d’un empire multinational en tension permanente, de la Bohême à la Galicie.
Genre populaire massivement diffusé, l’opérette viennoise fonctionne comme une diplomatie culturelle interne, mettant en récit un empire qui se donne à voir comme un espace de coexistence maîtrisée.
De « La Chauve-souris » au « Pays du sourire », elle sublime un empire déjà vacillant tout en accompagnant son effritement — une véritable « apocalypse joyeuse ».
« La civilisation habsbourgeoise a poursuivi le rêve d’une totalité
harmonieuse et c’est précisément cette passion nostalgique qui l’a
contrainte à découvrir la désarticulation du réel. »
— Claudio Magris, Vienne 1880-1938, l’apocalypse joyeuse (1986)." La suite sur revueconflits.com
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