mercredi 12 août 2026

En Hongrie, premières interrogations sur la « désorbanisation » à marche forcée de Péter Magyar

"Trois mois après son arrivée au pouvoir, le premier ministre s’apprête à faire élire, mardi, l’ancien juge constitutionnel Andras Baka à la présidence de la République. Sa nomination, décidée sans concertation, soulève des questions sur la pratique du pouvoir du successeur de Viktor Orban, jugée par certains comme trop expéditive et centralisée.

Ancien président de la Cour suprême hongroise, Andras Baka devrait, sauf surprise, être élu président de la République de Hongrie, mardi 11 août après-midi. Désigné par le parti conservateur et pro-européen Tisza, la formation du premier ministre, Péter Magyar, ce magistrat, également passé par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), est le seul candidat. Et il peut compter sur la majorité écrasante dont dispose Tisza au Parlement depuis les élections législatives du 12 avril pour succéder à Tamas Sulyok, abruptement démis de ses fonctions en juillet.

Si la fonction présidentielle est surtout honorifique dans ce pays d’Europe centrale, Tamas Sulyok a été accusé par Péter Magyar d’être une « marionnette » de l’ancien premier ministre nationaliste Viktor Orban, avant d’être écarté à la suite d’une modification de la Constitution adoptée en urgence par Tisza, afin de limoger les affidés de l’ancien pouvoir s’accrochant à leur poste en dépit de la déroute électorale du Fidesz, le parti d’Orban. Péter Magyar reprochait en particulier à Tamas Sulyok de « n’avoir jamais rien fait » pour empêcher les réformes autoritaires du pouvoir précédent, alors qu’il aurait, par exemple, pu les envoyer pour examen à la Cour..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.