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mercredi 4 décembre 2024

Hongrie : surpopulation carcérale, mauvais traitements infligés par le personnel et violence entre détenus figurent dans un rapport du Comité contre la torture

"Dans un nouveau rapport le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) a établi que les mauvais traitements physiques infligés par le personnel, y compris les coups de poing et de matraque à la tête et sur le corps, et la violence entre personnes détenues apparaissent comme « particulièrement problématiques » à la prison de Tiszalök. Non seulement les conclusions de la visite suggèrent que le personnel n’intervenait pas toujours rapidement, mais la délégation a également entendu des allégations crédibles selon lesquelles certaines personnes détenues étaient autorisées à maltraiter leurs codétenus, voire recevaient des instructions en ce sens de la part du personnel (voir le résumé du rapport).

La surpopulation et les ressources limitées continuaient d'affecter négativement le régime pénitentiaire, la plupart des personnes incarcérées, en particulier les prévenus et les détenus de haute sécurité, n'ayant pas ou peu accès au travail, à l'éducation ou à d'autres activités en dehors de la cellule." La suite sur coe.int

samedi 27 mai 2023

Le Comité anti-torture du Conseil de l’Europe (CPT) effectue une visite en Hongrie

"Une délégation du Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) du Conseil de l'Europe a effectué une visite périodique en Hongrie du 16 au 26 mai 2023. Il s’agissait de la onzième visite du Comité dans ce pays.

Au cours de la visite, la délégation a examiné le traitement et les garanties accordés aux personnes privées de liberté par la police et le traitement des personnes en prison et leurs conditions de détention. Elle a par ailleurs évalué la situation des personnes placées dans l’institut d’observation judiciaire et de psychiatrie légale (IMEI) à Budapest et des patients hospitalisés contre leur gré dans deux établissements de psychiatrie civile. Lors de la visite, une attention particulière a été accordée aux mesures prises par les autorités compétentes pour mettre en œuvre les différentes recommandations formulées par le Comité à la suite de ses visites précédentes.

La visite a en outre permis au Comité de poursuivre son dialogue permanent avec autorités concernant plusieurs questions liées au traitement des ressortissants étrangers interpellés par la police en vertu de la loi relative à l’immigration. Dans ce cadre, les mesures prises par les autorités à la suite des recommandations formulées dans le rapport sur la visite ad hoc effectuée par le CPT en Hongrie en 2017 et réitérées dans le rapport sur la visite périodique effectuée par le CPT en 2018 dans le pays ont été abordées avec les autorités." La suite sur coe.int

mardi 7 mai 2019

La Hongrie refuse toujours de nourrir les déboutés du droit d’asile

"L’ONU demande à la Hongrie de ne plus priver les migrants de repas dans ses centres de transit à la frontière serbo-hongroise. Rappelé à l’ordre plusieurs fois, le pays européen refuse de nourrir les déboutés du droit d’asile.
La mise en garde de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) n’aura servi à rien. Plus de deux mois après avoir été épinglée par l’instance européenne de justice, la Hongrie est de nouveau rappelée à l’ordre, cette fois par l’ONU, pour sa gestion des migrants présents sur son sol.
Le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a accusé vendredi 3 mai les autorités hongroises d’avoir délibérément refusé de nourrir des migrants déboutés du droit d’asile dans des centres de transit à la frontière avec la Serbie.
La Hongrie, État membre de l’Union européenne, avait pourtant promis de mettre fin à cette pratique après la mise en garde de la CEDH en février 2019." La suite sur infomigrants.net

dimanche 5 mai 2019

La Hongrie prive de nourriture des demandeurs d’asile déboutés: «Un scandale absolu», dénonce Verhofstadt

"Selon Guy Verhofstadt, le Parti populaire européen devrait « exclure immédiatement Viktor Orbán ».
a Hongrie prive délibérément de nourriture des demandeurs d’asile déboutés dans l’attente de leur expulsion, en violation du droit international, a annoncé ce vendredi à Genève, le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies. « C’est un scandale absolu et ne devrait pas être sans conséquences », a réagi ce vendredi soir l’ancien-Premier ministre Guy Verhofstadt sur Twitter.
Les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet ont appelé les autorités à mettre fin à cette pratique. « Selon les informations disponibles, depuis août 2018, au moins 21 migrants en attente d’expulsion ont été privés de nourriture par les autorités hongroises, dont certains pendant cinq jours maximum », a ajouté Mme Shamdasani." La suite sur lesoir.be

samedi 4 mai 2019

La Hongrie prive de nourriture des migrants refoulés du droit d'asile (ONU)

"La Hongrie prive délibérément de nourriture des migrants déboutés du droit d'asile, en violation du droit international, a accusé ce vendredi l'ONU, en pointant du doigt la politique anti-migrants du premier ministre Viktor Orban.
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a affirmé détenir des informations indiquant qu'«au moins 21 migrants attendant d'être expulsés avaient été privés de nourriture par les autorités hongroises, dans certains cas jusqu'à 5 jours», depuis août 2018. En septembre 2018, la Haut-Commissaire Michelle Bachelet avait déjà accusé la Hongrie de ne pas distribuer de nourriture aux migrants retenus dans des zones de transit à la frontière avec la Serbie.
Les autorités hongroises avaient promis de mettre fin à cette pratique à la suite d'une mise en garde de la Cour européenne des droits de l'Homme. «Toutefois, nous regrettons qu'en l'absence d'une modification claire du cadre légal, des rapports suggèrent que cette pratique se poursuit», a déclaré la porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani. Elle a indiqué qu'une fois leur demande d'asile rejetée, tous les migrants adultes, à l'exception des femmes enceintes et allaitantes, «sont délibérément privés de nourriture». Cela «peut conduire à la malnutrition, nuire à leur santé et est foncièrement inhumain», a-t-elle ajouté." La suite sur lefigaro.fr