Vernissage : 14 janvier 2015 à 19h
Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Information : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

Discours d’ouverture par Szabolcs Ferenc Takács, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, délégué du ministère responsable de la présidence hongroise de l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance) et
Zsuzsa Szarvas, commissaire d’exposition, directrice adjointe du Musée d’Ethnographie de Budapest.
Le souvenir du traumatisme historique de
la Shoah peut être perpétué de différentes manières : en ressuscitant
tel ou tel fait historique, en faisant vivre la mémoire des victimes et
les pensées des survivants, en analysant les tenants et les aboutissants
des évènements ou en sondant les réactions de la société. Le Musée
d’Ethnographie de Budapest a, quant-à-lui, choisi une forme un peu
particulière d’évocation : l’exposition invite le visiteur à se plonger
dans l’univers rural des juifs hongrois avant l’Holocauste, qu’elle
tente de faire revivre à partir des objets conservés dans les
collections du musée. Les « études de cas » qui constituent la trame de
l’exposition présentent la vie quotidienne des juifs, leurs relations
avec le reste de la société hongroise, les caractéristiques distinctives
de cette culture unique et les différentes voies (directes et
détournées) que leur communauté a pu emprunter, entre tradition et
modernité ; mais elles évoquent aussi certaines manifestations de la
survie et même de la renaissance de la culture juive en Hongrie.
Les commissaires de l’exposition sont
pleinement conscients du caractère fragmentaire tant de la forme que du
contenu de leur approche. Notre connaissance de l’époque considérée est
fragmentaire, et notre collection est également fragmentaire. Et de
fait, c’est en observant ces fragments, en identifiant ceux qui ont
disparu et ceux qui nous ont été légués que nous pourrons le mieux
comprendre cet univers. Dès lors, notre intention n’est pas de donner
une image exhaustive de cette culture mais plutôt de montrer qu’il est
difficile de la reconstituer aujourd’hui, qu’il n’est plus possible de
la représenter dans son intégralité mais qu’elle ne peut qu’être évoquée
au travers de quelques-uns des éléments qui la composent.
Horaires : mardi – vendredi : 9h–19h30 et samedi : 13h30-19h30, fermé le dimanche et le lundi
Entrée libre