Affichage des articles dont le libellé est Mémoire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mémoire. Afficher tous les articles

jeudi 17 septembre 2026

Hongrie. La Maison de la terreur, symbole du “combat culturel” d’Orban, fermée temporairement

"Mardi 15 septembre, le ministre de la Culture a limogé la directrice de la Maison de la terreur, proche conseillère de l’ancien Premier ministre hongrois Viktor Orban, et annoncé la fermeture de ce musée controversé des totalitarismes, pour le remodeler. Mais certaines voix critiques du nouveau pouvoir redoutent une réécriture de l’histoire, à l’approche du 70e anniversaire de l’insurrection antisoviétique de 1956.

Le 24 février 2002, Viktor Orban, alors Premier ministre, inaugurait à Budapest la Maison de la terreur, un musée retraçant l’histoire des régimes fasciste et communiste en Hongrie. Installé dans l’ancien siège du parti pronazi des Croix fléchées, devenu le quartier général de la police politique communiste, ce lieu de mémoire confié à l’historienne Maria Schmidt, proche conseillère d’Orban, a été critiqué en raison du traitement minimaliste des exactions des Croix fléchées.

Le 15 septembre, deux semaines après la dissolution et la nationalisation de la fondation gérant le musée, le ministre de la Culture, Zoltan Tarr, limogeait Maria Schmidt et fermait la Maison de la terreur “jusqu’à la fin de l’examen du contenu”, selon les propos de Tarr cités par 24.hu. Le lieu, qui doit “présenter une image authentique des moments les plus sombres de notre histoire moderne”, rouvrira le 22 septembre “gratuitement pendant une semaine et sera visitable en l’état jusqu’au terme de l’examen”, ajoute le ministre repris dans un autre article.

Le polémiste Zsolt Bayer et plusieurs voix pro-Orbán préparent une manifestation sur place le 20 septembre afin de soutenir cette “part selon eux importante du passé hongrois et de l’identité nationale”, relate Blikk. Les organisateurs “refusent que la Maison de la terreur..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)


samedi 20 juin 2026

Le voyage d’études en Hongrie et en Pologne des étudiants du campus de Dijon

"Fin mai 2026, le Central Club Europe de Sciences Po a organisé une semaine de voyage d’études en Hongrie et en Pologne réunissant des étudiants du campus de Dijon, et un étudiant du campus de Nancy, autour des grands enjeux politiques, diplomatiques, économiques, mémoriels et technologiques de l’Europe centrale.

Le voyage s’est inscrit dans une démarche à la fois académique et professionnalisante : confronter les enseignements reçus à Sciences Po aux réalités du terrain, rencontrer des acteurs de haut niveau, et mieux saisir la manière dont les pays d’Europe centrale se positionnent dans les équilibres européens contemporains.

De Budapest à Varsovie, en passant par Cracovie et le mémorial d’Auschwitz-Birkenau, ce déplacement avait pour ambition de comprendre l’Europe centrale à travers ses institutions, ses acteurs publics et privés, ses lieux de mémoire et ses débats contemporains. Les étudiants ont ainsi pu échanger avec des responsables politiques, diplomatiques, économiques, académiques et institutionnels sur les recompositions européennes, les relations transatlantiques, la sécurité du continent, la place de la Pologne dans l’Union européenne, les dynamiques politiques hongroises et les enjeux de souveraineté technologique." La suite sur sciencespo.fr

jeudi 25 avril 2024

Le centenaire qui a survécu à l’Holocauste

"L’espérance de vie de l’être humain se calcule selon divers facteurs d’hérédité, de condition physique et d’environnement. Mais on peut aussi parler de rage de vivre dans le cas de Tibor Garai, un survivant de l’Holocauste qui atteindra l'âge de 100 ans le 18 mai.

Ce Hongrois d’origine de confession juive mène aujourd’hui les derniers droits d’une vie mouvementée dans le calme du CHSLD Trèfle d’or, de Châteauguay, où nous l’avons rencontré.

Bien sûr, le natif de Budapest n’est plus alerte comme autrefois et il en est conscient. «Dans les circonstances, ça va bien, dit-il. À bientôt 100 ans, mes réponses pourront vous paraître un peu bizarre…»

En fait, pour bien comprendre l’histoire de «Tibi» et le sort que lui et sa famille ont subi sous l’occupation allemande, on se réfère à ses mémoires écrites en 1945, après avoir échappé au camp de travail où il avait été envoyé en mai 1944." La suite sur cybersoleil.com

mardi 19 mars 2024

Sándor Márai, un 19 mars 1944

"La fête d’un proche constituant en Hongrie un événement familial, voire tribal, des plus joyeux, le dix-huit mars 1944, jour, selon le calendrier grégorien, de la Saint-Alexandre, nous invitâmes quelques-uns de nos amis à dîner.

Dîner frugal, certes – « à la guerre comme à la guerre » -, mais qu’égayèrent toutefois les vins généreux offerts par nos amis du Balaton. Venant seconder nos poêles en faïence chichement remplis et quasi défaillants, ces vins, issus des terres volcaniques de la région, contribuaient à nous réchauffer en cette soirée un peu fraîche d’un début de printemps. Nous étions réunis dans la salle à manger : j’habitais cet immeuble depuis une dizaine d’années.

Il nous arrive souvent de pressentir, de flairer, en quelque manière, un événement ou un message susceptibles de bouleverser notre vie. « C’était dans l’air », se dit-on alors. C’est ainsi que ce soir-là, sans être pourtant sûrs de rien, nous nous attendions tous à un changement aussi décisif qu’imminent.


Ces Mémoires de Hongrie étaient dans mes bagages lorsque je suis arrivée en Hongrie pour la première fois il y a beaucoup d’années et je ne suis pas sûre de les avoir relus depuis. La description qu’y fait Márai de l’invasion allemande de la Hongrie, dans les pages du premier chapitre dont la citation ci-dessus est le début, est inoubliable. C’était un 19 mars 1944, pendant la nuit." La suite sur passagealest.wordpress.com

vendredi 1 juillet 2022

Pierre Saba – Budapest, histoire et manipulations

"Budapest est une belle, vivante et surprenante capitale.

Composée de Buda, Pest, Obuda (ancienne Buda) et Ujpest (nouvelle Pest), la capitale hongroise constitue un faisceau d’enchantements cosmopolite, culturel, cultuel, gastronomique, architectural, thermal et historique.

La place Szabadsag (liberté) se situe dans le quartier Lipotvaros du Ve arrondissement de la capitale de la Hongrie. Elle comprend certains éléments d’architecture à examiner de près.

A- Description


1- Le monument à la gloire des libérateurs soviétiques (1944-45). Ce monument constitue un reliquat architectural et politique de l’ancienne Hongrie communiste.

2- Le temple calviniste
La façade ouverte de ce temple édifié en 1938 permet aux passants de pénétrer de plain-pied dans un antre comportant bustes, cadres-photos, plaques, tous en panégyrique du régime hongrois allié de l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale. Y figurent, entre autres, les éléments suivants..." La suite sur tribunejuive.info

mardi 31 mai 2022

Un parc Nelson Mandela sur la colline Gellért à Buda

"La ville de Budapest rendra hommage au lauréat du prix Nobel de la paix, militant des droits de l’homme et premier président noir d’Afrique du Sud, Nelson Mandela, en donnant son nom à un parc situé sur la colline Gellért.

Un communiqué publié le 30 mai par la municipalité de Budapest indique que « l’espace vert créatif » situé sur le versant nord de la colline Gellért sera la première création « land art » de Budapest." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

lundi 3 janvier 2022

El loro de Budapest, de André Lorant (Fulgencio Pimentel) - Le perroquet de Budapest

Il s'agit de la version espagnole du Perroquet de Budapest paru à l'origine en français chez Viviane Hamy en 2002 et réédité en 2006.  

André Lorant est né en 1930 à Budapest dans une famille de la bourgeoisie aisée. La guerre ne lui permet plus d’ignorer ses origines juives : en 1944, il porte l’étoile jaune. Après l’avènement du communisme, ce sont ses origines sociales qu’on ne lui pardonne pas. En 1956 il est déclaré "ennemi de la classe ouvrière". Il choisit alors l’exil, s’installe en France... et devient l’un des spécialistes de Balzac.

En 1997, il décide de retourner en Hongrie. Mais chaque étape du pèlerinage, la nécessaire distance se mue en indifférence. C’est seulement de retour à Paris, chez lui, que l’émotion jaillit et engendre Le Perroquet de Budapest, le récit d’une enfance revisitée.
Source : viviane-hamy.fr

******

Recuento de una juventud truncada, sometida primero al yugo nazi y luego al socialismo real, El loro de Budapest es un mensaje para el lector pausado, aficionado a conocer las entretelas del pasado y el curso de las pequeñas vidas que rara vez transitan los manuales de historia. Pero es también y sobre todo un ajuste de cuentas con la patria. Pudoroso pero vigilante, intolerante frente a la vulgaridad contemporánea y audaz nostálgico del mundo previo a la catástrofe, André Lorant regresa a la Budapest de sus primeras décadas de vida y elabora el relato íntimo, profuso en geografías y seres, de un representante de la alta burguesía que vio desarrollarse frente a sus ojos toda la furia del siglo.

La presente edición de El loro de Budapest, dirigida y revisada por el autor, incorpora algunos materiales tomados de la versión húngara del libro, en cuya traducción ha colaborado, con su usual bonhomía y generosidad, György Sved, responsable, en muchos sentidos, de la publicación española de esta obra.

Esta web cobra 1 € de gastos de envío, independiente del número de artículos. 

Urgente (certificado): 5 € | EU (non-registered): 6 € | Non-EU: (non-reg): 15 €

Julio 2021
Cartoné. 14,3 x 20 cm. 416 págs.
978-84-16167-80-7
22 €

mardi 1 juin 2021

Deux ans après le naufrage, un mémorial pour les victimes du Hableány à Budapest

"Un mémorial a été inauguré lundi à Budapest en présence d'officiels de Corée du Sud, deux ans après le naufrage sur le Danube qui a coûté la vie à 28 personnes, dont 26 Sud-Coréens . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

jeudi 28 janvier 2021

«Let’s be Memory», la vidéo émouvante d’un survivant avec laquelle l’AMIA et les Nations Unies commémorent les victimes de l’Holocauste

 Un des dessins de l’artiste visuel Pedro Roth pour la vidéo AMIA

"AMIA et les Nations Unies Argentine, dans une action commune pour commémorer la Journée internationale de commémoration à la mémoire des victimes de l’Holocauste, ont présenté une vidéo mettant en vedette l’artiste plasticien et survivant de la Shoah Pedro Roth. Dans ce document, cet homme de 81 ans nous exhorte à de ne pas oublier la pire tragédie du XXe siècle et de combattre tous les actes d’intolérance, de xénophobie, de haine et de discrimination.

La date choisie est parce que Le 27 janvier 1945 – il y a 76 ans – les troupes soviétiques ont pris d’assaut le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, le plus grand que le régime nazi ait réalisé. Ce jour plus de sept mille prisonniers – qui étaient dans des conditions sous-humaines, mais en vie – ont été libérés du sort de «solution finale» que la folie d’Adolf Hitler leur avait imposé. Malheureusement, dans l’horreur de ces camps, plus de six millions de Juifs ont été assassinés. Le plan d’extermination le plus cruel, l’Holocauste. La Shoah." La suite sur marseillenews.net

mardi 15 décembre 2020

Grósz Mózes Párizsban - Egy emigráns naplója 1941-1946 Alain Sobel

"Hogyan írjunk mindazoknak az életéről, akikről nincsenek levéltári anyagok? Hogyan rajzolhatnánk meg azoknak a férfiaknak és nőknek az útját, akik folyton csak mentek előre, nem akartak nyomokat hagyni? Hogyan mondjuk el azokat a történeteket, amelyek szereplői soha nem tudtak hátranézni, mert annyira szörnyű volt, ami elöl menekültek. A humanista orvosok rég elfeledett hagyományát követve Sobel életkönyvet ad nekünk; ha szükségesnek ítéli, párbeszédeket rekonstruál, hétköznapi életképeket képzel el, tragikusakat, furcsákat, mulatságosakat. A Töredékek-ben teljes a szabadság, nem a tények igazságát illetően - azok mind igazak -, hanem az elbeszélés módjában. Szabad könyv ez, Sobel soha nem marad adós, olyan, mint a hőse, csak megy előre. Él, és sikerül bevonnia minket annak az életnek az elbeszélésébe, amely harmadik személyben kezdődik, és főszereplője szavaival első személyben végződik. Életkönyv, mondtam nagyon határozottan, Sobel mindig előre néz, a jövőbe, és írása is arra tart.
Philippe Artieres

Voir aussi la version originale française de cet ouvrage sur le Blog des Mardis hongrois de Paris

dimanche 11 octobre 2020

Magda Hollander-Lafon - À Vern-sur-Seiche, une place pour ces femmes d’exception

"Une place portera le nom de Magda Hollander-Lafon, dans le futur lotissement des Hautes-Perrières. Une façon de rendre hommage à cette grande femme, rescapées et témoin de la Shoah. Un devoir de mémoire.

Le maire, Stéphane Labbé, et Stéphane Chabot, conseiller municipal délégué au devoir de mémoire ont remis à Magda Hollander-Lafon, la plaque de la place qui portera son nom.

C’est en janvier que les premiers noms de rues de la ZAC des Pierrières ont été attribués en conseil municipal. La ZAC des Perrières en construction, les élus d’alors avaient souhaité mettre à l’honneur des femmes en donnant leurs noms aux rues de ce nouveau lieu de vie." La suite sur redon.maville.com

jeudi 14 mai 2020

La nuit où j’ai été déportée à Auschwitz

"Anna Ornstein est née en Hongrie, en 1927. En 1944, elle a été déportée à Auschwitz avec ses parents et sa grand-mère de 96 ans. Elle témoigne de son expérience et s'interroge sur ce que nous pouvons en penser alors que l'idéologie d'extrême-droite se répand de nouveau sur le monde. Par Alexandra Senfft.
Dans la continuité des billets précédents de cette édition sur Gaza, puis sur le nazisme et le déni de la mémoire familiale, nous partageons aujourd'hui un nouvel article paru le 11 mai 2020 dans le magazine allemand Freitag de la journaliste et essayiste Alexandra Senfft. Autrice de plusieurs livres non traduits en France, dont notamment "Schweigen tut weh" (littéralement "Taire fait mal"), sur son grand-père, le criminel de guerre nazi Hanns Ludin, elle a interviewé à l'occasion du 75e anniversaire de la victoire contre le nazisme, le 8 mai dernier, la survivante de l'holocauste Anna Orstein. Une démarche qui s'inscrit dans la démarche de son dernier essai, "Der lange schatten der Täter" ("L'ombre longue des coupables"), qui remet en perspective les destins croisés d'enfants de criminels de guerre nazis et de certaines de leurs victimes. 
Anna Ornstein est née en Hongrie, en 1927. En 1944, elle a été déportée à Auschwitz avec ses parents et sa grand-mère de 96 ans.Ses frères avaient déjà été déportés dans des camps de travail." La suite sur mediapart.fr

jeudi 16 avril 2020

Nulle part par Judith Hervé-Molnar

"Une rescapée d’Auschwitz se rappelle l’odeur de la fumée des crématoires, la lutte pour la survie, le néant de sentiments et ses cauchemars.
Mengele était présent à notre descente du wagon, mais nous ne savions pas qui était ce bel homme, sympathique à première vue, entouré de soldats, officiers et gardes SS, chiens. On ne comprenait pas, mais les prisonniers polonais qui nous aidaient à descendre du wagon nous ont dit : « Vous allez être sélectionnés. Allez à droite, pas à gauche. Dites que vous voulez travailler. »
On a compris qu’il y avait un danger de ne pas aller au travail, mais sans savoir encore ce que cela signifiait d’aller à gauche, c’est-à-dire vers les chambres à gaz, tout de suite. Les prisonniers polonais ajoutaient, sans autre explication : « Donnez les petits enfants aux grands-mères et vous, les mères, dites que vous voulez travailler. Donnez vos enfants à vos parents, n’allez pas avec les petits. » Il était déchirant de voir les pauvres femmes qui refusaient de donner leurs enfants, mais on ne savait pas encore que ces mères, qui ne lâchaient pas leurs petits, allaient avec leurs enfants vers les chambres à gaz, en l’ignorant." La suite sur esprit.presse.fr

dimanche 12 avril 2020

Orban réécrit l’histoire de la Shoah en Hongrie

"Le Premier ministre hongrois espère que l’ouverture en 2021 d’un musée très controversé sur la Shoah à Budapest contribuera à sa réélection, l’année suivante.
Viktor Orban est accusé d’avoir fait de la Hongrie la première « non-démocratie »  de l’Union européenne, depuis que la crise du coronavirus lui a permis de s’attribuer les pleins pouvoirs pour une durée illimitée. Premier ministre depuis 2010, après avoir déjà exercé le pouvoir de 1998 à 2002, Orban s’est posé dès 2014 en chantre de la « démocratie illibérale » et d’un populisme très critique envers ses partenaires européens. Une telle régression démocratique se déroule alors qu’Orban s’est lancé dans une vaste entreprise de révision de l’histoire de la Shoah.

LE PETAIN HONGROIS
Orban s’est employé depuis de longues années à réhabiliter l’amiral Miklos Horthy, régent du royaume de Hongrie de 1920 à 1944. Très proche de l’Italie fasciste, puis de l’Allemagne nazie, Horthy promulgue à partir de 1938 toute une série de lois antisémites. Il participe au dépeçage de la Tchécoslovaquie, en 1938, de la Roumanie, en 1940, et à l’invasion de la Yougoslavie, en 1941, année de son intégration à l’Axe hitlérien. Qualifié par « Le Monde » de « Pétain hongrois », Horthy organise, en mai-juillet 1944, la déportation de 437.000 Juifs de Hongrie, pour la plupart vers Auschwitz-Birkenau." La suite sur lemonde.fr

mercredi 29 janvier 2020

Pour cette survivante, née à Auschwitz, l'histoire des atrocités doit être racontée

"Oswiecim (Pologne) (AFP) - Sa mère était si mal nourrie que les gardiens d'Auschwitz n'avaient pas remarqué qu'elle était enceinte.
"Cela ne se voyait pas beaucoup à trois mois, cela ne se voyait pas beaucoup non plus à neuf mois. J'étais si petite, je ne pesais qu'un kilo à la naissance", dit à l'AFP Angela Orosz Richt, née dans le camp d'extermination.
C'était le 21 décembre 1944, quelques semaines avant la libération du camp - et six mois après que les nazis eurent déporté sa mère de Hongrie vers ce camp situé en Pologne occupée, où plus de 1,1 million de personnes ont péri, pour la plupart des Juifs.
Cette femme de 75 ans, aujourd'hui arrière-grand-mère vivant à Montréal, est l'une des 200 survivants qui sont retournés à Auschwitz lundi pour une cérémonie marquant les 75 ans de la libération du camp." La suite sur nouvelobs.com

vendredi 24 janvier 2020

75 ans de la libération du camp d’Auschwitz. « J’avais 16 ans quand j’ai été déportée »

"La Rennaise Magda Hollander-Lafon, 92 ans, est une rescapée du camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau, libéré il y a 75 ans. Très régulièrement, elle témoigne de son histoire auprès des écoliers, collégiens, lycéens. Il y a quelques mois, dans le cadre du concours national de la Résistance et de la Déportation en Ille-et-Vilaine, Magda Hollander-Lafon avait, une nouvelle fois, insisté sur la transmission de cette mémoire. Récit.Le 27 janvier 1945, les soldats de l’Armée rouge entrent dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, près de Cracovie, en Pologne, où se trouvent 7 000 survivants hommes et femmes. C’est peu : les forces allemandes, face à l’avancée soviétique, avaient dès le 17 janvier évacué 60 000 prisonniers vers d’autres camps situés plus à l’ouest lors de « Marches de la mort ».

La Shoah, le génocide des juifs

Plus de 1,1 million de personnes, dont un million de juifs, ont été exterminées dans cet immense complexe de 42 km2 construit à partir de 1940 dans le sud de la Pologne occupée et qui deviendra le symbole de la Shoah, le génocide des juifs.
Le lieu est de sinistre mémoire. C’est là, dans les caves du Block 11, qu’a été expérimenté dès 1941 le Zyklon B, sur des détenus soviétiques et des malades. Cet insecticide a ensuite été utilisé à grande échelle par les nazis dans les chambres à gaz.
La Rennaise Magda Hollander Lafon, 92 ans, déportée au camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau témoigne régulièrement devant les collégiens et lycéens d’Ille-et-Vilaine. Comme lors des résultats du concours national de la résistance et de la déportation. Il y a quelques mois, elle avait une nouvelle fois témoigné devant ces jeunes. Voici son récit.
« Je suis juive, née en Hongrie, j’avais 16 ans quand j’ai été déportée de ce pays avec ma famille. Je suis une des rares survivantes parmi les juifs hongrois." La suite sur redon.maville.com

mercredi 6 novembre 2019

« On l’appelait Tommy » - Projection-conférence par Thomas Stern et Philippe Fréling Hôtel de Ville de Paris 18 novembre 2019 18 h 00 à 20 h 30

Lundi 18 novembre, 18h00 Entrée gratuite sur inscription 0147284635, reservation@mont-valerien.fr
Pour le 75ème anniversaire de l’exécution du Groupe Manouchian au Mont-Valérien le mémorial et la Ville de Paris vous présentent le documentaire « On l’appelait Tommy » par Thomas Stern & Philippe Fréling.
Né à Budapest le 7 décembre 1924, Thomas Elek est recruté par les FTP-MOI en 1942. Il participe à plusieurs attentats contre les forces nazies d’occupation. Arrêté, Thomas est fusillé le 21 février 1944 au Mont-Valérien avec ses camarades du groupe Manouchian." La suite sur unidivers.fr

lundi 19 août 2019

Arpad Bella, 53 ans, garde-frontière hongrois, a créé malgré lui la première faille dans le rideau de fer, en août 1989. Sur la brèche

"Dans la famille, on a toujours été à cheval entre l'Est et l'Ouest,
l'Autriche et la Hongrie. La langue maternelle de sa femme est l'allemand, ses deux filles vivent à Sopron (Hongrie) mais travaillent en Autriche, où «elles gagnent dix fois plus qu'ici», dit Arpad Bella. Il y a dix ans, si le mur qui divisait les deux Europe est tombé, c'est un peu grâce à lui. «Je ne suis pas un héros», proteste-t-il aujourd'hui, plus meurtri que content. Il garde un goût doux-amer de cette journée du 19 août 1989, où rien ne s'est passé comme prévu.
Depuis des mois, la Hongrie s'agitait. L'opposition parlementait avec le Parti communiste, les statues de Lénine disparaissaient des places publiques et le gouvernement avait déjà cisaillé une partie du rideau de fer. Certes, la frontière restait close avec ses miradors et ses patrouilles armées mais, attirés par les rumeurs d'ouverture, les Allemands de l'Est venaient régulièrement bronzer en Hongrie." La suite sur liberation.fr

vendredi 19 juillet 2019

L'histoire de la Hongrie retracée sur un site participatif d'archives photo

"Créée en 2010, Fortepan compte 100 000 photos libres de droit. Ces images retracent toute l'histoire politique du pays.C’est en trouvant par hasard une série de photos jetées dans la rue que Tamási Miklos a eu l’idée de créer Fortepan, une plateforme accessible gratuitement où chacun peut partager des vieilles photos prises en Hongrie et les archiver. La date de création de Fortepan coïncide avec le retour au pouvoir de l’homme politique d’extrême droite Viktor Orban, qui a très vite fait modifier la Constitution pour réduire les libertés de la presse.
Dans ce contexte politique bien tendu, où la réécriture de l’histoire et la véracité des faits sont un enjeu réel, la valeur des photos s’accentue : "Parce que nous ne tirons pas d’argent du site, nous avons établi une confiance publique" confiait le manager actuel de Fortepan, András Török, à Hyperallergic" La suite sur cheese.konbini.com

mercredi 12 juin 2019

Hongrie: le projet de musée consacré à l'holocauste va voir le jour

"À Budapest, une gare désaffectée a été transformée en musée. Il s’appelle la « Maison des destins » et est consacré aux enfants qui ont péri dans l’holocauste. Le lieu devait ouvrir il y a cinq ans, mais son ouverture a été retardée par des dissensions historiques et politiques. Le gouvernement de Viktor Orban a nommé une nouvelle direction à la tête du musée. Ce qui pourrait débloquer la situation et permettre d’achever le projet. Pourtant au début, celui-ci faisait consensus.L’idée de la « Maison des destins » avait plutôt été bien accueillie. Rappelons que sur les 800 000 juifs qui vivaient en Hongrie avant la Deuxième Guerre mondiale, 600 000 ont péri dans la Shoah, dont de nombreux enfants. Le nouveau musée se propose d’explorer cet aspect de l’histoire. L’ancienne gare est un lieu symbolique, car c’est de là que sont partis de nombreux trains de déportés vers Auschwitz. Dès le début, l’association des juifs de Hongrie et la fondation israélienne Yad Vashem ont été associées au projet et ont siégé au conseil d’administration de la « Maison des destins »." La suite sur rfi.fr