vendredi 30 avril 2021

Coronavirus : en Hongrie, Viktor Orban préfère la politique à la prudence face à la crise

"En Hongrie, le pays qui déplore le plus grand nombre de morts du Covid-19 par rapport à sa population, avec 26.000 décès pour près de 10 millions d'habitants, le gouvernement de Viktor Orbán a pourtant annoncé un assouplissement des mesures de restrictions. L'État mise sur la vaccination avec les produits russes et chinois, deux vaccins pas encore homologués par l'Union européenne.

Reportage

La Hongrie allège ses restrictions, malgré une mortalité très élevée. Le pays d'Europe centrale, qui compte environ 10 millions d'habitants, est celui qui déplore le plus grand nombre de morts du Covid-19 par rapport à sa population, avec 26.000 décès enregistrés à ce jour. Pourtant, le Premier ministre Viktor Orbán a décidé de rouvrir samedi dernier les terrasses des cafés et des restaurants. Suivront ensuite les hôtels, théâtres, cinémas, salles de gym, bains publics ainsi que les salles intérieures des restaurants, sous présentation d'un "certificat d'immunité". Europe 1 s'est rendue sur place, où la politique semble prendre le pas sur le sanitaire." La suite sur europe1.fr

La Hongrie, cheval de Troie de la Chine en Europe

"CHRONIQUE. En lieu et place de l’« université Soros », poussée dehors par Viktor Orban en 2019, va se dresser à Budapest le campus européen de l’université Fudan, la prestigieuse institution de Shanghaï. L’alliance sino-hongroise est un terrible défi posé à l’UE.

Pour conquérir Troie, assiégée sans succès depuis dix ans, les guerriers grecs, à l’initiative d’Ulysse, se cachent dans un grand cheval de bois pour pénétrer dans la ville et battre enfin leurs ennemis. La Hongrie de Viktor Orban est en train de devenir le cheval de Troie de la Chine en Europe, mais sans même avoir besoin de cacher les « envahisseurs ».

Le Premier ministre hongrois n’aime rien de plus que les provocations qui agacent ses adversaires, ceux de l’intérieur du pays comme ceux de « Bruxelles », cette « nouvelle Moscou » qu’il exècre sans pour autant en refuser les subsides. Après avoir fini par larguer les amarres du Parti populaire européen (PPE, le groupe conservateur au Parlement européen) pour s’ancrer plus fermement à l’extrême droite, Viktor Orban renforce désormais ses liens avec la Chine communiste, à contre-courant de l’Union européenne.

On pourrait y voir une vraie contradiction pour celui qui a émergé en politique comme jeune libéral anticommuniste, au moment où le bloc de l’Est se fissurait, à la fin des années 1980 ; mais l’homme a évolué et il existe désormais une vraie convergence entre deux visions autoritaires du monde et de la société, et une complicité entre ex-empires s’estimant malmenés par l’histoire et par les puissants de ce monde." La suite sur nouvelobs.com

Bence Boldizs paré pour une seconde campagne en WTCR !

"Bence Boldizs aura l'opportunité de disputer une seconde saison en WTCR - FIA World Touring Car Cup, alors que son directeur d'écurie Zoltán Zengő s'attend à ce que le jeune Hongrois ne confirme son potentiel au volant d'une CUPRA Leon Competición chaussée de Goodyear.

Boldizs, 23 ans, a été promu par l'équipe Zengő Motorsport en WTCR pour la saison 2020 et a fait ses débuts en mondial après avoir disputé quatre saisons dans la Suzuki Swift Cup en Hongrie, une saison dans le championnat de rallycross du pays, un test et une course TCR Eastern Europe sur une CUPRA TCR de la génération précédente.

Malgré son manque d'expérience, Boldizs a remporté une victoire dans la catégorie Rookie lors de la WTCR Race of Germany et a pris le départ de la course 2 de la WTCR Race of Hungary en Pole Position DHL"." La suite sur eurosport.fr

Xi Jinping : la Chine est prête à continuer de renforcer sa coopération vaccinale avec la Hongrie

"La Chine est prête à continuer de renforcer sa coopération vaccinale avec la Hongrie et tient fermement à honorer sa promesse de faire des vaccins un bien public mondial, a déclaré jeudi le président chinois Xi Jinping.

M. Xi a fait ces remarques au cours d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les deux pays et leurs populations se soutiennent mutuellement et mènent une coopération solide dans des domaines tels que la prévention et le contrôle de l'épidémie ainsi que la reprise du travail et de la production.

Les deux parties ont en particulier travaillé en étroite collaboration sur les vaccins, démontrant une confiance politique mutuelle de haut niveau et une relation bilatérale plus résiliente et dynamique, a fait remarquer M. Xi." La suite sur china.org.cn

Ramona Horvath Trio pour la Journée internationale du jazz

A l'occasion de la Journée internationale du jazz, notre amie des Mardis hongrois, Ramona Horvath, nous offre ce petit cadeau que je vous invite à déguster.

Ramona Horvath Trio: Delectare / Örömzene – Nicolas Rageau – Germain Cornet – Ramona Horvath
"La grande chanteuse Nina Simone disait : "Le Jazz n'est pas qu'une musique, c'est une façon de vivre, une façon d'être et de penser". L'histoire du Jazz s'inscrit dans celle des combats pour la dignité humaine, la démocratie et les droits civiques. Le Jazz a donné son rythme et sa force aux luttes contre les discriminations et le racisme. L'UNESCO croit dans le pouvoir du Jazz comme force de paix, de dialogue et de compréhension mutuelle et c'est pourquoi en Novembre 2011, la conférence générale de l'UNESCO a proclamé le 30 avril "Journée internationale du Jazz".
L'ambition de cette journée est de sensibiliser le monde aux vertus de la musique Jazz comme un outil pédagogique et comme un moteur d'empathie, de dialogue et de coopération entre les peuples. A l'occasion de cette journée, de nombreux gouvernements, organisations de la société civile, établissements et citoyens de tous pays unissent leurs efforts afin de promouvoir la musique, et plus généralement sa contribution à la construction de sociétés inclusives.
- Le Jazz fait tomber les barrières et encourage la tolérance et la compréhension mutuelle.
- Le Jazz est un vecteur de liberté d'expression
- La pratique du Jazz est un art de l'improvisation et d'écoute de l'autre
- Le Jazz encourage l'innovation artistique et l'inclusion de formes musicales traditionnelles dans la modernité"
HU
Április 30. – A Jazz Világnapja alkalmából meghívjuk önöket Ramona Horvath rövid koncertjére
Minden év április 30-án több mint 190 országban egyszerre ünnepeljük a Jazz Világnapját, amelynek célja, hogy egyesítse a világ számos pontján élő közösségeket, iskolákat, művészeket, zenetörténészeket és -szakértőket és természetesen a rajongókat is a kultúrák közötti tisztelet, a kölcsönös megértés és a párbeszéd jegyében.
Ramona Horvath Trio: Delectare / Örömzene – Nicolas Rageau – Germain Cornet – Ramona Horvath

Vin & enchères : la ruée vers l’or de Hongrie

"Les enchères de vins étrangers affichent une belle croissance. L'analyse d'Angélique de Lencquesaing (Idealwine).

De la Grèce aux contreforts de l’Himalaya, la viticulture s’étend et justifie un attrait mondial pour des crus européens, fruits d’une tradition ancestrale, mais aussi pour ce que l’on appelait auparavant les vins du Nouveau Monde. Ainsi, en 2020, les enchères de vins étrangers affichent une belle croissance. Sur la plateforme d’iDealwine, leur part a bondi de 1 à 5 % des volumes échangés.

Si des grands noms comme Screaming Eagle ou le super toscan Masseto de la Tenuta dell’Ornellaia sont difficiles à obtenir autrement que par le biais d’un système d’allocation, les tokaji hongrois affolent salles des ventes et sites spécialisés. Ces nectars de 50 cl se distinguent désormais du pinot gris alsacien, puisqu’ils ont depuis 2007 le monopole de l’usage de ce nom magique, à la fois cépage et terroir.

L'eszencia atteint des sommets

Sans surprise, l’eszencia atteint des sommets, à l’image du 1889 (Berry Bros, 1 474 €, + 20 %). Difficile à dénicher en dehors de sa région natale ou des marchés anglo-saxons, ce vin dont la fermentation dure plusieurs années est doté d’un potentiel de garde centenaire. Les vieux millésimes sont sous les feux des projecteurs, en attestent les adjudications du 1901 du même négociant et du 1866 de Bekeny à 1 228 € chacun.

Classé sur une échelle de trois à six puttonyos (unité qui exprime la sucrosité du vin), le tokaji aszú réalisé à partir de baies botrytisées est aussi très recherché. Citons le tokaji azsú 5 puttonyos 1989 de Disznóko (74 €), l’une des signatures les plus réputées. Après des années de disette, la Hongrie devient une mine d’or, ces terroirs historiques étant enfin valorisés après cinquante longues années de collectivisme. Le château Pajzos, créé en 1991 seulement, et Zoltán Demeter, réputé pour valoriser les plus grands terroirs viticoles régionaux, sont à surveiller de très près..." La suite sur larvf.com (article payant)

Le projet de ligne à grande vitesse Budapest-Varsovie en animation

"Traverser l'Europe centrale à plus de 300 km/h : un projet de ligne ferroviaire à grande vitesse prévoit de relier - enfin ! - les capitales d'Europe centrale. Mais il faudra attendre 2030 pour le début des travaux . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

Mortalité en Europe centrale : de l’épidémie de désespoir des années 90 à l’épidémie de Covid-19

"Une crise de mortalité sans précédent a frappé l'Europe de l'Est il y a 30 ans, au moment où les anciens pays socialistes passaient au capitalisme, et laissé de profondes inégalités de santé, rappelle l’universitaire Gábor Scheiring. Elles ne sont peut-être pas sans lien avec la forte mortalité causée actuellement par le Covid-19 . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

Le Château de Barbe-Bleue par l’Orchestre de l’Opéra de Lyon, ce vendredi à 20h30 sur Radio Classique

"Radio Classique vous emmène à l’opéra, vendredi à 20h30, avec Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók joué par l’Orchestre de l’Opéra de Lyon sous la direction de Titus Engel
Zoltan Kodaly : « Cette œuvre est un volcan musical qui fait éruption pendant soixante minutes de tragédie condensée »

C’est à l’Opéra de Lyon qu’a été enregistré l’unique opéra de Béla Bartók : Le Château de Barbe-Bleue. Composé en 1911, il n’a été créé qu’en 1918, à l’Opéra de Budapest. La Commission des Beaux-Arts de Budapest avait refusé l’ouvrage, en estimant qu’il était « injouable ». Le livret, tiré du conte de Charles Perrault, a été écrit par un jeune poète hongrois, Béla Balazs, qui l’a proposé à Bartók, mais aussi à Zoltan Kodaly. Ce dernier a décliné la proposition, laissant la voie libre à Bartók. Le Château de Barbe-Bleue est un opéra en un acte, mettant en scène deux personnages : le Duc Barbe-Bleue et Judith, sa quatrième épouse. Judith se trouve dans une immense pièce du château de son mari, entournée de sept portes. En dépit des mises en garde de Barbe-Bleue, elle va ouvrir toutes les portes. La dernière, celle de la chambre des trois premières épouses de Barbe-Bleue, lui sera fatale." La suite sur radioclassique.fr

Retrouvez ici le concert (du 01/05 au 01/06)

Fils d’espionne - Un roman de András Forgách


Après le décès de sa mère, le narrateur découvre dans les archives des services secrets hongrois qu’elle a joué dans les années 1970-1980 un rôle d’informatrice. C’est une deuxième vie, jusque-là tenue secrète, qui est révélée au fil des documents qu’il parcourt : cette femme qu’il croyait connaître a rédigé quantité de rapports sur des éléments et des personnes intéressant la police. Il lui faut se rendre à l’évidence : elle a pendant toute cette période travaillé comme espionne.
Dans un récit protéiforme où alternent narration romanesque, documents et élégie d’un fils désormais orphelin, András Forgách nous révèle toute l’ambivalence de cette figure maternelle. Partagé désormais entre l’amour et l’effroi, l’auteur nous invite à l’accompagner dans cette enquête personnelle qui vise à comprendre les ressorts de la trahison.
Portrait entre ombre et lumière d’une mère autrefois adorée, Fils d’espionne est aussi une passionnante plongée dans l’histoire hongroise du XXe siècle, posant la question de la place des engagements politiques, de la duplicité des êtres et de notre possibilité de connaître vraiment ceux qui nous entourent. 

Trad. du hongrois par Joëlle Dufeuilly

Collection Du monde entier, Gallimard
Parution : 20-05-2021
352 pages, 140 x 205 mm

jeudi 29 avril 2021

J’ai pris chacune de mes traductions comme un défi à relever


"Interview avec Georges Kassai, doyen des traducteurs de la littérature hongroise, linguiste, auteur de méthodes de langue, ancien directeur de recherche au CNRS.

Le catalogue de la BNF comporte 94 entrées au nom de Georges Kassai. Une performance de traduction qui donne le vertige. Sauf erreur de ma part, le nombre de vos ouvrages égale presque celui de vos années. D’où vient votre attirance pour la littérature ? Comment avez-vous commencé votre carrière de traducteur littéraire ?

Le catalogue en question énumère cent titres, y compris les manuels de langue co-écrits avec Tamás Szende, mais ne tient pas compte des traductions non publiées : une œuvre de Déry, une autre de Bíbó chez Gallimard, etc. Mon intérêt pour la littérature s’explique à la fois par mes lectures d’enfance, (Jules Verne, Charles May, Les étoiles d’Eger, de Géza Gárdonyi ou encore, en poésie, Médaillons d’Attila József, dont je récitais certains poèmes dès l’âge de cinq ans) et par l’influence de mon père adoptif, Andor Németh. Ma première traduction imprimée, publiée en 1942, est d’ailleurs un extrait de sa biographie de Marie-Thérèse." La suite sur litteraturehongroise.fr

En mai, quelques nouvelles lectures ?


"Au programme des nouvelles parutions (ou rééditions) de mai, des traductions du polonais, du hongrois et du russe. Ça fait longtemps que je n’ai pas vu autant de traductions du hongrois d’un coup, alors je commence par celles-là.

Cambourakis continue d’étoffer sa collection hongroise avec le recueil de nouvelles Echec et mat ou Le Gambit hongrois contenant douze nouvelles écrites « au fil d’un siècle et demi ». Leurs auteurs (tous des hommes – à croire qu’il n’y a pas d’écrivaines en Hongrie ?) sont tous très connus en Hongrie, certains le seront beaucoup moins en dehors des frontières du pays : Sándor Márai (dont j’avais par exemple présenté le Journal en conversation avec sa traductrice Catherine Fay), Endre Ady, Gyula Krúdy (présent sur ces pages avec notamment N.N.), Mór Jókai (découvert avec Les Baradlay), Dezső Kosztolányi (dont j’adore les romans Alouette et Anna la douce), Lajos Grendel (dont j’ai déjà chroniqué Les cloches d’Einstein), István Örkény (auteur notamment des sympathiques Minimythes), Jenő Heltai, Frigyes Karinthy (que j’avais accompagné pour un Voyage autour de [s]on crâne), Géza Gárdonyi, Lajos Bíró et Gyula Juhász. Présentation du recueil par l’éditeur ici. Les textes sont traduits du hongrois sous la direction d’András Kányádi, qui signe aussi la préface." La suite sur passagealest.wordpress.com

Le cirque ambulant hongrois reste en forme pour l’ouverture post-COVID

"BUDAPEST, Hongrie – Des artistes humains et à quatre pattes se préparent à remettre sur la route le plus grand cirque ambulant de Hongrie après que la pandémie COVID-19 ait interrompu ses spectacles pendant plus d’un an.

Depuis son domicile hors saison à Sada, un petit village juste à l’extérieur de la capitale, Budapest, le cirque Florian Richter organise des répétitions dans une anticipation prudente du moment où les représentations pourraient reprendre.

L’état d’urgence a été déclaré en Hongrie seulement un jour avant que la troupe ne commence sa saison printanière l’année dernière, et les restrictions pandémiques limitant les événements et les rassemblements publics ont fait que le cirque n’a rapporté aucun revenu depuis." La suite sur lesactualites.news

Le journalisme dans une « démocratie illibérale » : un entretien avec Adam Magyar, journaliste d’Euronews en Hongrie

"Être un journaliste en Hongrie n’est pas chose aisée. Les missions clichées mais authentiques du journaliste, dire la vérité, écrire un résumé équilibré sur une première ébauche de l’Histoire, sont difficiles à atteindre dans une « démocratie illibérale ».

Ádám Magyar est un jeune journaliste d’Euronews basé à Budapest. Intéressé par les relations internationales et amateur d’écriture, le journalisme semblait être la voie professionnelle à suivre. Kimberley Mannion, du New Federalist, a discuté avec lui pour comprendre à quoi ressemble le début d’une carrière journalistique dans un tel climat d’hostilités.

Travaillant pour Euronews, Ádám fait partie d’une minorité de journalistes indépendants dans le pays. Pour un organe de presse international, certains des défis que d’autres journalistes indépendants pourraient avoir avec l’administration Orbán ne sont pas si intéressants pour l’entreprise. La rédaction couvre surtout les informations étrangères, ce qui n’attire pas une audience importante dans le pays, ainsi le gouvernement ne la considère pas comme un « ennemi important », comme l’explique Ádám. De plus, elle a le soutien de l’Union européenne, ce qui n’est pas négligeable dans le contexte des relations tendues entre le pays et l’Union." La suite sur taurillon.org

Crise tchéco-russe : en Europe centrale et de l’Est, sur qui les Tchèques peuvent-ils compter ?

"Depuis que le Premier ministre Andrej Babiš a accusé la Russie et ses services secrets dans l’affaire des explosions de Vrbětice, les relations entre la République tchèque et la Russie se sont fortement détoriorées. En Europe centrale et de l’Est, Prague peut compter sur le soutien de plusieurs pays anciens satellites de l’URSS. En revanche, comme le notent certains médias tchèques, la solidarité affichée par le groupe de Visegrád est moins évidente. Essentiellement en raison de la position ambigüe de la Hongrie.

Depuis mardi, la République tchèque, au même titre que les Etats-Unis, l’Ukraine, la Pologne, les Pays baltes ou encore le Royaume-Uni, figure donc sur la liste des pays hostiles établie récemment par le gouvernement russe, sur ordre de Vladimir Poutine. La principale conséquence de cette inscription ne sera pas tant l’interdiction des importations de bière tchèque, parmi les sanctions économiques envisagées, que la limitation du nombre d’employés locaux qui seront autorisés à travailler à l’ambassade et dans les consulats tchèques en Russie." La suite sur radio.cz

Hongrie - Orbán bétonne son pouvoir en confiant des biens publics à des fondations amies

"Un an avant les législatives de 2022, annoncées plus compliquées que les précédentes face à une opposition unie, le gouvernement cède entreprises et institutions à des organismes liés au pouvoir en place. “Manœuvre politique”, clament les médias d’opposition. “Intérêt national”, répond la presse pro-Fidesz.

Mardi 27 avril, le Parlement hongrois a entériné la cession d’une portion considérable des actifs de l’État – universités, fournisseurs d’énergie, firmes pharmaceutiques, ports, palais, musées, théâtres – à des fondations dites “d’intérêt public”, créées et contrôlées par le Fidesz, parti conservateur du Premier ministre Viktor Orbán. Des conseils d’établissement composés de membres ou fidèles du gouvernement l’assistent dans cette stratégie d’accaparement. Selon l’opposition, cette décision instaure un “État parallèle” à un an d’élections législatives annoncées plus difficiles que les précédentes pour le Fidesz, au pouvoir depuis 2010.

“Orbán bétonne des positions importantes pour le Fidesz en cas d’éventuelle défaite en 2022. De cette façon, le pouvoir actuel veut compliquer la tâche du prochain gouvernement s’il venait à basculer dans l’opposition”, observe le portail Telex. “Les universités réclamaient plus d’autonomie, elles sont devenues des institutions privées sous contrôle politique”, assène 444. “L’intention est claire : la patrie ne peut pas être dans l’opposition..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

Victime d'une arnaque internationale, un chef d'entreprise du Rhône mène l'enquête

"Sébastien Pagani, chef d'entreprise basé à Villefranche-sur-Saône, a bien failli perdre 270.000 euros. Le PDG d'Avona a été visé par une "arnaque au président" début avril 2021. Il a porté plainte. Il a surtout lui-même traqué les escrocs agissant depuis la Hongrie.

L'arnaque consiste à usurper l'identité d'un chef d'entreprise, puis de prendre contact avec son service comptable pour obtenir des transferts de fortes sommes d'argent. Sébastien Pagani, responsable d'une entreprise basée à Villefranche-sur-Saône, a bien failli en faire les frais début avril 2021. Il aurait tout simplement pu perdre 270.000 euros s'il n'avait pas eu le réflexe de jouer lui-même les enquêteurs." La suite sur francetvinfo.fr

Hongrie : Le secrétaire d’État américain s’inquiète de l’état de la liberté de la presse

"(Washington) Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a exprimé son inquiétude mercredi face à la détérioration de la liberté de la presse en Hongrie, et a promis de pousser le premier ministre Viktor Orban à respecter le pluralisme.

Lors d’une table ronde en amont de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Antony Blinken a prévenu que la Russie et la Chine tentaient de « saper la volonté démocratique et souveraine » des nations d’Europe centrale et orientale, auprès desquelles il a lancé un appel à préserver les principes d’ouverture.

« Nous avons une véritable inquiétude, partagée par les défenseurs internationaux de la liberté de la presse et beaucoup de Hongrois, à propos du déclin du pluralisme, de la diversité et des voix indépendantes », a affirmé le chef de la diplomatie américaine, en réponse à une question du média hongrois indépendant Telex.

« C’est l’étoffe même de la démocratie », a-t-il déclaré, appelant le gouvernement hongrois à « promouvoir un environnement ouvert »." La suite sur lapresse.ca

mercredi 28 avril 2021

Le Premier ministre hongrois réduit la taxe professionnelle locale, le maire de l’opposition de Budapest crie au scandale

"Le gouvernement hongrois prolongera un moratoire sur le remboursement des prêts aux ménages et aux entreprises jusqu’en juillet et divisera par deux une taxe professionnelle locale perçue par les municipalités, une décision vivement critiquée samedi par le maire de l’opposition de Budapest. Le Premier ministre Viktor Orban a annoncé que la taxe locale pour les petites et moyennes entreprises serait réduite de moitié à partir du 1er janvier pour soutenir l’emploi pendant la crise des coronavirus. La taxe professionnelle locale est une source vitale de revenus pour les communes. Les chefs de l’opposition ont déclaré que la réduction des impôts mettrait en péril les services publics et permettrait au gouvernement nationaliste d’exercer une pression politique sur les villes. Orban a déclaré que les villes de moins de 25 000 habitants recevraient un soutien du gouvernement, tandis que la situation financière des plus grandes municipalités serait « considérée une par une »." La suite sur bruxelles.marketing

Le film (confiné) de la semaine : « Ca s’est passé en plein jour » de Ladislao Vajda


"Après « M le maudit », premier film parlant de Fritz Lang [1931] et « La Nuit du chasseur » de Charles Laughton [1955], le réalisateur hongrois Ladislao Vajda nous raconte à son tour la terrifiante histoire d’un tueur d’enfants psychopathe traqué par un policier acharné. Et « Ca s’est passé en plein jour », sorti en 1958, étrange fiction policière à la lisière du conte fantastique et de la tragédie intime, n’a pas à rougir de la comparaison. Coécrit par le cinéaste avec le grand auteur suisse Friedrich Dürrenmatt (lequel en fera un roman « La Promesse » publié un peu plus tard), tourné dans le pays de l’écrivain, le récit -par l’originalité de la mise en scène travaillant les ombres et les lumières d’un noir et blanc presque blafard, soutenue par une partition musicale au sombre lyrisme- suggère l’ambivalence de l’enquêteur hanté, au bord de la folie, au point de mettre en danger l’enfant à protéger, au nom d’une promesse faite à la mère endeuillée d’une fillette assassinée. Un film rare au bord des ténèbres.

L’horrible crime, le faux coupable et l’ombre du doute

Dans la forêt aux hauts arbres les troncs rectilignes s’élèvent découpés par des raies de lumière blême, un lent travelling latéral suit la marche laborieuse d’un vieux colporteur à l’attirail pesant. Un travelling avant nous fait avancer vers une clairière. Brusquement, le pas du vieil homme s’arrête. Son corps vouté vient de heurter le cadavre d’une petite fille assassinée. Terrifié, il s’enfuit en courant sous l’orage qui gronde tout soudain et la pluie qui tombe dru,  et gagne le café le plus proche de Magendoff dans le Canton de Berne. Jacquier (Michel Simon) réclame une rasade de Kirsch puis une autre avant de demander à téléphoner pour prévenir immédiatement la police. Bourru, maladroit dans son expression (‘c’est par hasard que j’ai pris ce chemin’), confus dans ses explications lorsqu’il est transporté en voiture par les policiers accourus après son appel sur le lieu du crime, Jacquier, déjà suspect, est le coupable idéal." La suite sur cafepedagogique.net

 « Ca s’est passé en plein jour », film de Ladislao Vajda ,  visible sur arte.tv jusqu’au 18.05.21

Journée du film hongrois - Un petit carrousel de fête le 30 avril à 19 h 30 en ligne - Institut culturel hongrois


Un petit carrousel de fête (Manège/ Körhinta, 1955) réalisé par Zoltán Fábri


Le 30 avril nous fêtons la journée du film hongrois. A cette occasion nous rendrons hommage à Mari Törőcsik, une légende qui nous a quittés récemment. Sa brillante performance dans le film Un petit carrousel de fête (présenté à Cannes en 1956) a attiré beaucoup d'attention en France :

« - Une dernière question, Monsieur le Président [...] Si une image du cinéma passe devant vos yeux, à l’instant, une image, ce serait laquelle ?
- Il y a un film [...] hongrois. C’était des gens qui dansaient. Cette image n’est pas sortie de mon esprit.
[...] Le film hongrois [...] date des années cinquante, et s'intitule Manège. »
(Christophe Barbier, Les derniers jours de François Mitterrand, 2007)

« la scène du bal, au mariage, une danse échevelée, tourbillonnante, qui rappelle étrangement le rythme affolant du carrousel, et contient cette fois-ci une violence latente prête à exploser, une violence qui est à la fois amour limpide et désir passionné de possession. »
(Claude B. Levenson, ibid.)

« à partir d'une histoire sans prétention, Fábri a réussi à recréer le monde, comme un musicien qui, à partir de quelques notes, écrit une symphonie. »
(Claude B. Levenson, Premier Plan, décembre 1956).

«Voici enfin, à toutes fins utiles mon palmarès personnel. Grand prix : Un petit carrousel de fête. Prix de la meilleure interprétation : Mari Töröcsik pour Un petit carrousel de fête. »
(François Truffaut, Arts, 16 mai 1956)

Avec la collaboration de l'Institut National du Film de la Hongrie

Un petit carrousel de fête (Manège/ Körhinta, 1955) réalisé par Zoltán Fábri

Dans la Hongrie rurale en transition vers la collectivisation, Mari Pataki et Máté Bíró sont deux jeunes gens amoureux. Mais le père de Mari décide de la marier à un homme plus mûr, avec qui il entretient des relations d’affaires. Zoltán Fábri signe ici un film humaniste où l'amour prime sur les valeurs paysannes liées à la terre : parviendra-t-il pour autant à triompher ?

Attention, le film ne sera disponible que pendant 24h  ! 

A retrouver sur culture.hu

Avortement pour handicap : la Cour constitutionnelle de Hongrie n’examine pas le fond

"En Hongrie, une initiative juridique émanant d’un juge de la Cour régionale de Budapest-Capital visait à contester la loi du pays en matière d’avortement. Pour ce membre de la Cour, l’article 6§ (3) de la loi LXXIX de 1992 qui dispose que « la grossesse peut être interrompue jusqu’à la 20e semaine – et jusqu’à la 24e semaine en cas de prolongation de la procédure de diagnostic – si la probabilité de dommages génétiques et de malformations du fœtus atteint 50 % » est inconstitutionnel. Saisie en octobre dernier, la Cour constitutionnelle a rejeté cette initiative.

Un couple, parent d’un enfant handicapé, avait poursuivi l’hôpital où est né leur enfant, estimant « qu’ils auraient pu être informés plus tôt d’un risque de malformation de leur enfant, puisque l’hôpital était censé s’en apercevoir pendant les soins de grossesse », et « au plus tard pendant le dépistage du deuxième trimestre », ce qui aurait rendu possible un avortement « dans les délais ». Pour les parents, il s’agit d’un viol de « leur droit au planning familial » et, « surtout », du « droit à l’autodétermination de la mère »." La suite sur genethique.org

Pari - La Hongrie rouvre ses terrasses avec euphorie (et inquiétude)

"Fermés depuis six mois, les cafetiers et restaurateurs peuvent de nouveau accueillir des clients en extérieur depuis le samedi 24 avril sur l’ensemble du territoire magyar. Motivée par l’avancée rapide du programme de vaccination, cette décision divise la classe politique, le milieu médical et les médias locaux.

La mesure soulage les cafetiers et les restaurateurs de l’ensemble de la Hongrie, restés portes closes depuis novembre 2020. Après 165 jours de fermeture en raison de la situation sanitaire, les terrasses ont de nouveau pu accueillir des clients samedi 24 avril, comme promis par l’exécutif une fois la barre des 3,5 millions de primovaccinés franchie. Pour marquer le coup, le Premier ministre Viktor Orbán publiait le jour même, sur sa page Facebook officielle, une photo le montrant de dos avec une chope de bière à la main.

“Grâce au succès du programme magyar de vaccination, les terrasses ont enfin pu rouvrir ce samedi. La Hongrie est non seulement le pays le plus vacciné de l’Union européenne derrière Malte en proportion de population, mais elle devance en outre les autres États membres sur la réouverture des terrasses”, salue le site progouvernemental Origo, décrivant une “ambiance de Saint-Sylvestre” aux abords des bars. “Les cafetiers et restaurateurs attendaient vraiment ce moment. Nous sommes restés à leurs côtés et avons épaulé le secteur afin de maintenir le plus d’emplois possible”, souligne une porte-parole de l’exécutif reprise par le journal conservateur Magyar Hírlap." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

Le parti d’Orbán crée des pseudos-fondations pour monopoliser le pouvoir et les biens publics

"En vertu d'une loi votée ce mardi au parlement par la majorité de droite, l’Etat va opérer un transfert massif d’actifs et de biens publics vers des institutions parallèles contrôlées par le Fidesz. Il s’agit de parer à une éventuelle défaite électorale en 2022, selon la presse indépendante hongroise . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

Sur les terrasses de Budapest, «on se sent revivre»

"Après des mois de fermeture en raison de la pandémie, les espaces extérieurs des bars et des restaurants rouvraient samedi 24 avril. Sur ces terrasses mais aussi dans les rues Budapestoises, l’ambiance extatique qui régnait ce soir-là n’est pas sans rappeler celle bien connue du festival Sziget.

Quelque chose se passe à Budapest. Cela se sent, s’entend et se voit. C’est dans l’air. On avait oublié ces rues qui pouvaient être tant peuplées, le brouhaha des gens qui parlent fort, rient et surtout, boivent un verre et mangent en terrasse, entassés par groupes autour de tables trop petites. Samedi soir, sans réservation, trouver une place assise relevait de la mission quasi-impossible. Tout établissement ouvert et disposant d’un espace extérieur était pris d’assaut.

Près de Madách Tér, dans le septième arrondissement, le nombre de personnes était encore plus impressionnant. On se disputait le moindre siège se libérant en terrasse. Débordés, les serveurs apostrophés de toute part servaient même les clients debout." La suite sur jfb.hu

mardi 27 avril 2021

Les premiers ministres hongrois et tchèques rencontreront le Premier ministre israélien sur la stratégie en matière de pandémie

"Les Premiers ministres hongrois et tchèque rencontreront jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour discuter des politiques de lutte contre le COVID-19 en tant que troisième vague de la pandémie de coronavirus balaie l’Europe centrale. « Le thème principal de la réunion sera l’effort de lutte contre la pandémie », a déclaré le chef de presse du Premier ministre hongrois Viktor Orban dans un communiqué. Netanyahu, qui a déclaré que 90% des Israéliens éligibles avaient reçu au moins une dose du vaccin Pfizer / BioNTech ou se sont rétablis du virus, a fait du programme de vaccination d’Israël une vitrine de sa campagne de réélection le 23 mars. La semaine dernière, Israël , L’Autriche et le Danemark ont ​​déclaré qu’ils créeraient un fonds commun de recherche et de développement, et éventuellement des installations de production de vaccins COVID-19, afin de s’assurer qu’ils disposaient de fournitures à long terme pour les rappels ou pour lutter contre les mutations virales." La suite sur bruxelles.marketing

Viktor Orbán adoucit la déclaration des pays du groupe de Visegrád contre la Russie

"Les pays du groupe de Visegrád (V4) – la République tchèque, la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie – ont approuvé lundi (26 avril) une déclaration officielle condamnant l’opération militaire secrète russe récemment révélée en République tchèque, à savoir l’explosion d’un dépôt de munitions en 2014. Mais ils ont rejeté une version plus sévère de la déclaration, jugée inacceptable par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán.

La version initiale de la déclaration rédigée par la Pologne était beaucoup plus dure, appelant à l’annulation du projet de gazoduc Nord Stream 2 et exprimant un fort soutien à l’Ukraine et au Belarus. Elle affirmait que le Nord Stream 2 aurait « un effet négatif sur la sécurité énergétique de l’Europe »." La suite sur euractiv.fr

Depuis Beyrouth, le chef de la diplomatie hongroise critique la politique de sanctions de l'UE

"Le ministre hongrois des Affaires étrangères a été reçu par son homologue libanais Gebran Bassil.

Le chef de la diplomatie hongroise, Peter Szijjártó, en visite à Beyrouth, a critiqué lundi la politique de "pression" contre les responsables libanais dont discute actuellement l'Union européenne (UE), affirmant que Budapest n'accepterait pas que des sanctions soient imposées "au plus grand parti politique chrétien" au Liban, à savoir le courant aouniste. 

A la demande de la France, qui s'est fortement impliquée dans le dossier libanais ces derniers mois, l'Union européenne discute de la situation au pays du Cèdre et des moyens de pression qui peuvent être exercés sur les responsables libanais qui "bloquent" la formation du nouveau gouvernement. La mise sur pied de ce cabinet, attendu depuis août 2020, et notamment le nombre et la répartition des portefeuilles entre les différentes formations politiques, a provoqué des tensions entre le chef de l'Etat Michel Aoun et son courant politique, le Courant patriotique libre, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, qui s'accusent mutuellement de l'impasse. La mise sur pied de cette équipe ministérielle est nécessaire afin de lancer des réformes attendues depuis des années, afin de voir se débloquer des aides promises par la communauté internationale, alors que le Liban connaît une grave crise financière et socio-économique." La suite sur lorientlejour.com

lundi 26 avril 2021

Budapest: la soprane Klára Kolonits de retour sur la scène de l´Opéra pour un répertoire inédit. (Récital de bel canto)

"Bien qu´ayant choisi de présenter des airs de bravoure, ce n´est pas tant la performance physique qui m´attire, que mon souci de restituer le lyrisme, le drame et la passion que recèlent ces morceaux qui offrent des valeurs uniques au plan musical."

Récemment tombée gravement malade, la soprane colorature hongroise Klára Kolonits avait dû pour un temps quitter la scène. Non sans renoncer à se vouer à son art, nous offrant, tout au long de la pandémie, des récitals à domicile, diffusés sur son site. Soirées de lieder, accompagnées au piano par son mari, genre vers lequel elle a choisi d´élargir sa palette. Une chanteuse que nous avions déjà eu maintes fois l´occasion d´entendre et d´apprécier par le passé. Sans nul doute l´une des plus en vue sur la scène hongroise." La suite sur francianyelv.hu 

Covid-19 : la Hongrie affiche la pire mortalité du monde mais continue de miser sur le vaccin chinois

"Un reconfinement décrété trop tard, une population plus âgée et plus sujette à l’obésité qu’en Europe de l’Ouest, et un système hospitalier déficient expliquent largement la surmortalité hongroise, comme celle de l’ensemble de l’Europe centrale.

Avec plus de 26 000 morts, soit 2 719 par million d’habitants, la Hongrie présente, depuis le 22 avril, la plus mauvaise « performance » du monde en termes de mortalité due au Covid-19. Même si les classements internationaux sont à prendre avec précaution faute de méthode de comptabilité harmonisée, le pays a dépassé, ce jour-là, la République tchèque. Les deux Etats d’Europe centrale arrivent loin devant la France, qui affiche 1 562 morts par million d’habitants depuis le début de l’épidémie.

Ces mauvais chiffres ont commencé une timide décrue ces derniers jours, mais la Hongrie compte par ailleurs toujours environ 200 morts par jour avec plus de 7 000 personnes hospitalisées.

Malgré cela, vendredi, le premier ministre nationaliste, Viktor Orban, a décrété la fin du confinement et la réouverture des terrasses de café dès samedi. Dénonçant « un débat indécent de l’opposition » sur les chiffres de mortalité, il a expliqué qu’ils seraient dus au fait que « la Hongrie ne fait pas la distinction entre les personnes mortes directement du Covid et celles mortes avec le Covid ».

Le premier ministre préfère insister sur les chiffres de la campagne vaccinale. Avec 3,5 millions de Hongrois qui ont reçu leur première dose, le pays de dix millions d’habitants affiche un taux de vaccination de 40 % de sa population adulte, soit le deuxième d’Europe. « Nous sommes dans une très bonne position », s’est vanté M. Orban à ce sujet, en annonçant que les lieux publics seraient rouverts aux personnes vaccinées dès le milieu de la semaine.

« La science ne compte plus »

Cette très bonne position est largement due au vaccin chinois de Sinopharm, que la Hongrie a décidé d’importer sans attendre d’autorisation européenne, tout comme le vaccin russe Spoutnik V. Qualifiés de « vaccins orientaux », ils ne cessent pas d’être vantés par le pouvoir face aux « vaccins occidentaux » (de Pfizer-BioNtech, Moderna, AstraZeneca, Janssen) autorisés par l’Union européenne (UE), mais systématiquement dénigrés pour la lenteur de leur approvisionnement.

L’efficacité du Sinopharm a pourtant été remise en cause de la Chine à la Serbie voisine, où les chercheurs en immunologie de l’Institut d’application de l’énergie nucléaire de Belgrade ont établi qu’avec ce vaccin « les anticorps mettent beaucoup plus de temps à apparaître [qu’avec les autres], deux ou trois semaines après la deuxième dose »." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Un documentaire sur la Shoah produit par Spielberg sur Netflix

"The Last Days," consacré à l'histoire des Juifs hongrois, sera remasterisé avant d'être présenté en streaming à partir du 19 mai.

Un documentaire, lauréat d’un Oscar et consacré à l’histoire des Juifs hongrois pendant la Shoah, sera présenté en streaming sur Netflix. Ce documentaire a été produit par Steven Spielberg.

« The Last Days » sera remasterisé à partir du film original qui avait été initialement tourné en 35 mm avant sa diffusion en streaming, prévue à partir du 19 mai.

Le documentaire, qui avait remporté l’Oscar du meilleur film documentaire en 1998, raconte les histoires de cinq Juifs de Hongrie ayant survécu au génocide. L’un d’entre eux est Tom Lantos, qui devait devenir membre du Congrès de Californie de 1981 à 2008." La suite sur timesofisrael.com

La Hongrie compare cinq vaccins anti-Covid, dont le Spoutnik V, et nomme le meilleur

"Les autorités hongroises, qui ont comparé cinq vaccins contre le coronavirus utilisés en Hongrie, ont publié un tableau montrant que la meilleure préparation est celle faite en Russie, le Spoutnik V.

Le vaccin anti-Covid russe Spoutnik V a été reconnu comme le meilleur en termes d’innocuité et d’efficacité en Hongrie, le premier pays européen à l’utiliser, a annoncé le Fonds d’investissements directs de Russie (RFPI), chargé de la commercialisation du vaccin à l’étranger.

«Les données hongroises montrent qu’il y a 20 à 32 fois moins de décès et deux à six fois moins de cas d'infection au Covid-19 pour 100.000 injections du Spoutnik V par rapport aux vaccins à ARNm utilisés en Hongrie», note le RFPI." La suite sur sputniknews.com

dimanche 25 avril 2021

Carton rouge du foot allemand contre l’homophobie de Viktor Orbán

"L’entraîneur hongrois Zsolt Petry a été licencié du Hertha Berlin pour avoir critiqué son compatriote, le gardien de but du RB Leipzig, Péter Gulácsi, qui s’était exprimé en faveur des droits des homosexuels. Et a causé une crise diplomatique entre les deux pays. 

Les Hongrois Zsolt Petry et Péter Gulácsi, respectivement entraîneur de football et gardien de but, n’avaient jamais fait de vagues en Allemagne, où ils travaillaient. Mais la politique de restriction des droits des homosexuels menée par Viktor Orbán dans leur pays d’origine a subitement rattrapé les deux sportifs et fait d’eux le symbole des divisions des Hongrois sur les questions de genre et de diversité.

Entraîneur de gardiens au Hertha Berlin, Zsolt Petry, 54 ans, a en effet été limogé mardi 6 avril pour avoir « fait des déclarations qui ne correspond[ai]ent pas aux valeurs du club » dans une interview à un quotidien de propagande du gouvernement hongrois, Magyar Nemzet. En cause : la façon dont il a critiqué son compatriote Péter Gulácsi, 30 ans, qui, lui, est gardien du RB Leipzig.

Post Facebook

Tout est parti, le 23 février, d’un bref post Facebook. Au-dessus d’une photo le montrant avec un symbole défendant les familles homoparentales dessiné sur la main, Péter Gulácsi, international hongrois passé par le FC Liverpool, rédige un bref plaidoyer « pour les familles arc-en-ciel ». « Plus vous passez de temps à l’étranger ou parmi des personnes différentes, plus vous vous rendez compte que le fait de ne pas être identique ne fait que rendre le monde plus coloré et que la chose la plus importante est l’amour, l’acceptation et la tolérance envers les autres », affirme-t-il, en hongrois, avant d’implorer : « Dénonçons la haine, soyons plus tolérants et plus ouverts ! »

« Vivant à l’étranger depuis plus de quatorze ans », le gardien du club de Leipizig ne s’attendait probablement pas à ce que son message soit accueilli par un tombereau de haine et d’intolérance dans son pays d’origine, devenu de plus en plus homophobe depuis le retour au pouvoir, en 2010, du premier ministre nationaliste Viktor Orbán. A son initiative, le pays d’Europe centrale a progressivement réduit les droits des homosexuels, jusqu’à faire inscrire, en décembre, dans la Constitution que « la mère est une femme, le père est un homme » pour interdire l’adoption aux couples homosexuels. Tout cela au nom de la défense des « valeurs chrétiennes » de la Hongrie, dont Orbán se veut un farouche défenseur.

Débat relancé

Le post de Péter Gulácsi a été aussitôt vivement critiqué dans les médias pro-gouvernementaux et sur les réseaux sociaux, au point que le footballeur a depuis préféré se réfugier dans un prudent silence. Dans le football hongrois, on se tient d’autant plus à distance de la politique que Viktor Orbán abreuve largement son sport préféré de fonds publics. Un commentateur de football d’une chaîne de télé proche d’Orbán a ainsi été licencié après avoir pris la défense du gardien et salué « son courage »." La suite sur lemonde.fr (article payant)

(COVID-19) La Hongrie reçoit une nouvelle livraison de vaccins de Sinopharm

"La quatrième livraison de vaccins mis au point par la société pharmaceutique chinoise Sinopharm contre la COVID-19 acquis par la Hongrie est arrivé samedi à Budapest où elle a été réceptionnée à l'aéroport par le ministre hongrois des Affaires étrangères et du commerce.

Péter Szijjártó a déclaré que ces vaccins "nous permettent d'accélérer encore notre programme de vaccination, ce qui nous aidera à atteindre 4 millions de Hongrois vaccinés la semaine prochaine".

"C'est un grand pas vers la victoire, un grand pas pour mettre notre population en sécurité, pour relancer l'économie hongroise et pour prendre de nouvelles mesures afin de ramener la vie à la normale", a-t-il poursuivi.

Lorsque sera atteint le seuil des 4 millions, attendu en milieu de semaine prochaine, le gouvernement hongrois prévoit d'ouvrir un large éventail de services à la population." La suite sur china.org.cn

Covid-19 en Hongrie: les terrasses rouvrent alors que le pays bat des records de mortalité

"Depuis ce samedi 24 avril, les cafés et restaurants ont rouvert leurs terrasses. Le Premier ministre Viktor Orban avait annoncé que l’ouverture aurait lieu dès que 3,5 millions de Hongrois seraient vaccinés avec une première dose. Or, 36% de la population a reçu une première injection, contre 19% en France. Mais avec 200 morts par jour, la Hongrie, pays grand comme la Belgique, a aussi le taux de mortalité le plus élevé au monde en pourcentage de la population. Dans ce contexte, la réouverture des terrasses inquiète les médecins.

Déjeuner en terrasse sous le ciel bleu, face au Danube. Pour Nandor, étudiant en lettres, c’est ce qui s’appelle une journée parfaite. « Ah… C’est vraiment bien ! Je n’avais pas mangé en terrasse depuis l’été dernier. Et cerise sur le gâteau : il fait beau ! »

Avec son mari et ses deux enfants, Emese savoure une liberté retrouvée. « On a pris des hamburgers, raconte-t-elle. Quel plaisir de pouvoir enfin enlever le masque ! Il n’y a pas trop de monde, donc c’est sans risque. »" La suite sur rfi.fr

samedi 24 avril 2021

La direction du PCC et le système socialiste sont fondamentaux pour le succès de la Chine, selon un ex-Premier Ministre hongrois (ENTRETIEN)

"BUDAPEST, 24 avril (Xinhua) -- La direction du Parti communiste chinois (PCC) et sa défense d'un socialisme à la chinoise sont fondamentales pour le succès de ce pays, a estimé l'ancien Premier ministre hongrois Peter Medgyessy dans un entretien récemment accordé à Xinhua. 

Alors que cette année marque le centenaire de la fondation du PCC, il rappelle que "chaque société est en quête d'un ordre social qui corresponde le mieux à sa propre histoire, à ses propres traditions culturelles et au caractère de son peuple".

Pour la Chine, le modèle de construction du socialisme à la chinoise garantit que la Chine puisse continuer de progresser dans les années à venir, ajoute l'ex-chef de gouvernement hongrois.

Le succès de la Chine est étroitement lié à celui du PCC, selon lui. Il "repose sur deux choses : l'une est qu'il a représenté un ensemble stable de valeurs qui peuvent être maintenues à long terme, et l'autre est sa très bonne capacité à se renouveler"." La suite sur xinhuanet.com

Challans - Un festival au Château de la Vérie en 2022

"L’association Lisztomanias International organise un festival de musique autour du compositeur hongrois Franz Liszt. Il aura lieu du 21 au 23 juin 2022.

Lisztomanias International est optimiste : l’association croit en son festival de musique au Château de la Vérie en 2022. Ce dernier devrait durer trois jours, du 21 au 23 juin 2022, durant lesquelles se mêleront cocktails, galas, concerts et conférences sur le thème du compositeur hongrois Franz Liszt, célèbre durant la seconde moitié du XIXe siècle. « Ce sera l’occasion de parler de l’auteur qui est assez mal connu, explique Christine Sesboüé, membre de l’association organisatrice. Beaucoup de choses inexactes ont circulé sur sa vie. »" La suite sur ouest-france.fr

Pour plus d’information ou pour réserver : lisztomanias.international@gmail.com – 06 81 98 45 05. Tarif : environ 350 € pour 3 jours de musique + 4 repas + 2 nuits à l’hôtel du Château de la Vérie à Challans. 

« La fin du monde », où l’étrange destinée de la rengaine Sombre dimanche

"L’écrivain Tristan Ranx revient sur l’étrange destinée de la chanson Sombre dimanche. Composée par le musicien hongrois Rezső Seress, ce célèbre morceau, réputé maudit en Hongrie pendant des années, a depuis été repris par des artistes du monde entier.

En cette nuit enneigée du 11 janvier 1968, au 46/b de la rue Dob à Budapest, un homme vient de sauter dans le vide, depuis sa fenêtre, et toujours vivant, il rampe sur le sol et laisse derrière lui une traînée de sang sur la neige. Les secours arrivent et le vieil homme est emporté vers l’hôpital le plus proche, ou ses blessures s’avèrent sans gravité malgré sa chute.

Le soir même, il s’étrangle à mort avec un câble.

Certains diront qu’il fut clown, d’autres évoqueront le trapéziste et sa première chute qui lui brisa la main droite et on se souviendra ensuite du pianiste qui avait appris à jouer de la main gauche, et le médecin légiste remarquera le numéro de déporté tatoué sur son avant-bras." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

Vers un referendum local contre l’implantation de l’université Fudan à Budapest

"Depuis l’annonce officielle, en janvier, de l’implantation d’un campus de l’université chinoise Fudan à Budapest, les protestations se multiplient. En plus des recours juridiques que les élus de l’opposition vont mobiliser, l’accord passé entre le gouvernement hongrois et la Chine pourrait devenir un sujet décisif pour les élections à venir l’an prochain . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

Serge Joncour : "Dès la frontière hongroise, on voyage dans le temps"

"L'écrivain Serge Joncour, auteur d’une dizaine de romans, a reçu le prix Femina en 2020 pour Nature humaine (éd. Flammarion). Il ne prend plus l’avion depuis trente ans, mais n’a pas perdu le goût du voyage, l’Europe constituant pour lui «un territoire d’exploration infini». Il se rend régulièrement en Hongrie, un pays qui le fascine.

GEO : Puisque vous ne prenez plus l’avion, comment vous rendez-vous en Hongrie ?

Serge Joncour : En train depuis Paris car, pour moi, le voyage compte autant que le séjour. Je passe la nuit à l’hôtel à Munich, ville dont la gare, remplie de restaurants et donc d’odeurs de cuisine, est un monde en soi. Je repars au matin, dans ce qui était, jusqu’à il y a dix ans environ, un vieux train avec un restaurant extraordinaire. Un TGV autrichien l’a remplacé mais il ne roule pas à grande vitesse sur cette ligne et il faut sept heures pour arriver à destination. Parcourir Paris-Budapest sur les rails permet de comprendre quelque chose de l’Europe. On longe la chaîne blanche des Alpes, la Forêt-Noire, puis le Danube et on en prend plein les yeux. Dès la première gare hongroise, à Hegyeshalom, aux quais déserts et hors d’âge, on est immédiatement dépaysé. On passe de maisons autrichiennes parfaitement alignées et bien tenues à la campagne avec des carrioles tirées par des mules. En quelques poignées de kilomètres, on fait un bond en arrière de plusieurs décennies. A chaque arrêt du train dans les gares, une voix métallique venue de haut-parleurs très puissants délivre des annonces interminables en hongrois. Cette langue – rugueuse, anguleuse et incompréhensible –, c’est ce qui vous attrape en premier, avant même d’arriver à Budapest." La suite sur geo.fr

Coronavirus en Hongrie : les terrasses rouvrent, bientôt les cinémas et théâtres

"La Hongrie va rouvrir ses terrasses de cafés et restaurants, a annoncé vendredi le Premier ministre, alors que plus d’un tiers de la population a déjà reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19.

La barre des "3,5 millions" dans ce pays de 9,8 millions d’habitants a été franchie, "donc à compter de samedi, les espaces de restauration pourront de nouveau accueillir des clients à l’extérieur", a déclaré Viktor Orban lors de son interview radiophonique hebdomadaire, se réjouissant de savourer bientôt sa première bière en terrasse depuis novembre.

Suivront ensuite les hôtels, théâtres, cinémas, salles de gyms, bains publics ainsi que les salles intérieures des restaurants, dès que le chiffre de 4 millions sera atteint, a priori en milieu de la semaine prochaine. Il faudra cependant présenter un "certificat d’immunité".

La Hongrie affiche un des taux de vaccination les plus élevés de l’Union européenne, dont elle est le seul membre à utiliser les produits russe Spoutnik et chinois Sinopharm même si ceux-ci n’ont pas encore reçu le feu vert du régulateur européen." La suite sur rtbf.be

En Hongrie, une mortalité record causée par le Covid-19 passée sous silence

"Les autorités mènent la vaccination contre le Covid-19 tambour battant pour détourner l’attention d’une mortalité record.

Budapest (Hongrie).– C’est le paradoxe hongrois : le pays connaît la mortalité causée par le Covid-19 la plus élevée au monde depuis plusieurs semaines, mais elle est aussi le membre de l’Union européenne (UE) où la vaccination progresse le plus rapidement, exception faite de la petite île de Malte." La suite sur mediapart.fr (article payant)

Rapprochement - La danse du dragon de Viktor Orbán


"Le 21 avril au soir, le gouvernement magyar publiait au Journal officiel un accord stratégique avec l’université chinoise d’élite Fudan, qui ouvrira un campus en 2024 à Budapest. Un chantier symbole de l’intense rapprochement entre la Hongrie et Pékin, décrypté par l’hebdomadaire de référence HVG.

“Le gouvernement enchaîne le pays à la Chine”, tacle le sous-titre à la une de l’hebdomadaire HVG, qui se penche, dans son édition du 22 avril, sur les multiples signes de rapprochement entre l’administration Orbán et Pékin. En l’occurrence, la ligne ferroviaire à grande vitesse Budapest-Belgrade financée par la Chine et l’achat de respirateurs et de vaccins chinois afin de lutter contre le Covid-19. Mais aussi la construction, d’ici à 2024, par des entreprises chinoises avec l’aide d’un crédit chinois, d’un campus budapestois de l’université Fudan, située à Shanghai." La suite sur courrierinternational.com

vendredi 23 avril 2021

String Serenades, Anima Musicæ Chamber Orchestra


"Anima Musicæ est un orchestre de chambre fondé à Budapest en 2010 par des étudiants du conservatoire Franz-Liszt. Ce CD est le troisième d’une série pour Hungaroton consacrée à des sérénades pour cordes. Dans une acoustique un peu sèche, mais très précise et au spectre large (graves très riches), les jeunes professionnels sous la direction de László G. Horváth nous livrent un programme rêvé, à la fois rare et irrésistible." La suite sur ledevoir.com

Vive le violon hongrois ! (2/2)

 Levé de soleil sur le Parlement à Budapest, Hongrie, © Getty / Sasipa Muennuch

"Avec les violonistes Tibor Varga, Johanna Marty, Roby Lakatos, Carl Flesch..." A écouter (1h54mn) sur francemusique.fr

jeudi 22 avril 2021

Et nous sommes revenus seuls - Lili Keller-Rosenberg

 

Revenue seule des camps de la mort avec ses deux petits frères, c'est avec ses yeux d'enfant que Lili revit chaque jour les longs mois de survie au coeur de la barbarie nazie.

Quand nous sommes revenus, nous ne pouvions parler à personne de cet enfer, de ces souffrances quotidiennes, de cette vie de bêtes battues que nous avions menée pendant près de deux ans dans une inhumanité indigne et impardonnable. Nous étions traumatisés et nous nous taisions. Et si, par hasard, nous nous risquions à évoquer ce passé si cruel, on ne nous croyait pas, on doutait de nos dires, on pensait que nous rajoutions des souffrances. De n'être pas crus nous vexait terriblement et, pendant longtemps, nous nous sommes tus. Puis j'ai beaucoup réfléchi : afin que la vie ait un sens après ce passé ignominieux, il me fallait témoigner pour révéler à tous, au monde, cette tragédie à nulle autre pareille. " Plus jamais ça ", ont dit tous les déportés au retour des camps, et pourtant...

Lili Keller-Rosenberg, 89 ans, vit à Lille. Elle consacre sa vie à témoigner auprès de collégiens et de lycéens dans toute la France. Un collège porte son nom à Halluin (Nord).

Format Broché
EAN13 9782259284271
ISBN 978-2-259-28427-1
Éditeur Plon
Date de publication 08/04/2021
Nombre de pages 144
Dimensions 18 x 12 cm
Poids 152 g
Langue : français
Prix : 15 €

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"Lili Leignel est née le 15 septembre 1932, à Croix (Nord), dans une famille juive d'origine hongroise. Fille de Joseph Rosenberg et Charlotte Keller, la famille est composée de 3 enfants, Lili, Robert et André. Seconde Guerre mondiale

Jusqu'en 1943, les enfants sont cachés dans différentes familles de Tourcoing (Nord).

Pensant le danger écarté, ils reviennent vivre avec leurs parents. Le , la famille est arrêtée.

De la prison de Loos (Lille) (Nord), ils sont conduits à la Prison de Saint-Gilles de Bruxelles et transférés au Camp de rassemblement de Malines (Belgique).

La famille y est séparée : le père est envoyé à Buchenwald, la mère et ses 3 enfants sont transférés à Ravensbrück et au début de 1945,à Bergen-Belsen.

Libérés par l'armée britannique, le , les 3 enfants sont rapatriés jusqu'à Paris. Les enfants sont pris en charge par leur tante.

Leur mère, atteinte du typhus, intransportable, reste à l'infirmerie du camp. Elle parvient à les rejoindre plus tard dans un préventorium d'Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) où ils sont soignés.

Ils apprendront que leur père a été fusillé en à Buchenwald, quelques jours avant la libération du camp.

Elle a notamment vécu à Bergen-Belsen avec Anne Frank et Simone Veil et à Ravensbrück avec Geneviève de Gaulle-Anthonioz"

Source : Wikipédia

Le Hungaroring intègre le calendrier de l’ETCR

"Le tracé hongrois accueillera le championnat électrique de tourisme en lieu et place de Zolder.

Dévoilé en février dernier, le calendrier provisoire a subi une première modification en vue de la saison inaugurale de l’ETCR.

Se déroulant en support des 24 Heures de Zolder, la manche prévue sur le circuit belge (2 au 4 juillet) a été annulée ont confirmé les organisateurs ce mercredi 21 avril. « Les nouveaux défis logistiques ont rendu la course en Belgique impossible malgré les efforts de l’organisation et de la direction du circuit pour trouver une solution », peut-on lire dans le communiqué." La suite sur autohebdo.fr

Liberté de la presse: l’Union européenne peine à défendre ses valeurs sur son propre sol

"Le verdict du classement mondial de la liberté de la presse en 2021 est cinglant : l’Union européenne peine à défendre ses valeurs à l’intérieur de ses frontières. "Les mécanismes de protection des libertés fondamentales mis en place dans l’UE tardent à contrecarrer la mainmise du régime du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, sur les médias ou à freiner les mesures liberticides de certains autres pays d’Europe centrale", déclare Reporters sans frontières (RSF), auteur du rapport publié mardi. Un constat qui sonne comme un échec pour une Union censée être en première ligne de la défense de la liberté de la presse." La suite sur lalibre.be (article payant)

ONG: la Hongrie revoit sa loi, les associations « inquiètes »

"La Hongrie va retirer sa loi imposant des restrictions au financement des ONG après une mise en demeure de l’UE, tout en instaurant des contrôles jugés mercredi « inquiétants » par les associations, selon un projet d’amendement mis en ligne sur le site internet du Parlement." La suite sur mediapart.fr (article payant)

Hongrie: Orbán prend les devants pour garder le pouvoir de l’argent après 2022

"Un an avant les prochaines législatives, annoncées plus difficiles que les précédentes face à l’opposition unie, le pouvoir Fidesz assure ses arrières en confiant entreprises et institutions à des fondations amies." La suite sur lesoir.be (article payant)

Recul - En Hongrie, Orbán renonce à sa loi anti-ONG controversée

"Selon ses détracteurs, le texte adopté en 2017 visait à épingler et à décrédibiliser les organisations bénéficiant de dons internationaux. En juin dernier, la Cour de justice de l’Union européenne jugeait ce dispositif contraire au droit communautaire.

Près d’un an après avoir été mis à l’index par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), l’exécutif hongrois abroge sa loi controversée d’avril 2017 sur les ONG étrangères. Une proposition en ce sens a été déposée dans la soirée du 20 avril par le gouvernement. Le Parlement devrait rapidement la valider." La suite sur courrierinternational.com

mercredi 21 avril 2021

L’Orbánisme encensé par les Orbánistes : dix ouvrages « collector »

"Le journal d'investigation 444.hu revient avec humour sur un phénomène qui en dit pourtant long sur l'actuel régime en place en Hongrie : l'intelligentsia gravitant autour du pouvoir produit à rythme effréné des livres louant le système Fidesz et son dirigeant, "le Tigre hongrois . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

Expatriés : Aïssa Laïdouni champion de Hongrie


"L’un des joueurs les plus utilisés par son équipe cette saison, l’international tunisien, Aïssa Laïdouni, a toutefois été récompensé par un titre de champion de Hongrie obtenu avec le Ferencváros TC.

Cette formation a remporté le titre, avant terme, après avoir battu hier Ujpest (3-0). Il s’agit du 32e titre du club de Fradi." La suite sur tunisienumerique.com

Une pâtisserie hongroise propose des friandises sur le thème des vaccins


"Une pâtisserie hongroise a lancé une gamme de mousses sucrées sur le thème du vaccin COVID-19 comme antidote léger à l’angoisse face aux différents types de vaccins et aux implications de la réception de l’un ou l’autre d’entre eux.

À la pâtisserie de la famille Sulyan dans la petite ville de Veresegyhaz, au nord-est de Budapest, on trouve une sélection de mousses avec des garnitures de gelée colorées, présentées dans de petits verres, avec des seringues décoratives sur le dessus.

Chaque couleur de gelée représente un vaccin COVID-19 différent : jaune citron pour AstraZeneca et un jaune légèrement plus foncé pour Sinopharm, vert matcha pour Pfizer, orange pour Sputnik V et un bleu vif pour Moderna." La suite sur eurasiatimes.org

mardi 20 avril 2021

Bourses d'études de langue et culture hongroises

 


Vous avez entre 18 et 35 ans et des origines hongroises ? Vous souhaitez découvrir la Hongrie, ou en apprendre la langue ? Découvrez ces opportunités de bourses ! Appel à candidature en anglais :

La liberté de la presse frappée par le virus

"RSF publie ce mardi son rapport annuel sur la liberté de la presse dans le monde. Même si l'Europe reste le continent le plus favorable à l'exercice du métier de journaliste, l'épidémie de Covid-19 a eu des conséquences négatives sur la liberté des médias. 

Sans surprise, comme chaque année, les pays scandinaves – Norvège (1e), Finlande (2e) et Suède (3e, 1) – trustent les premières places du classement établi par Reporter sans Frontières (RSF).

Mais la pandémie de COVID a cette année impacté très sérieusement la liberté la presse, constate Pauline Ades-Mevel, porte-parole de RSF : "La Hongrie a été a première dans l’Union européenne à mettre en place une législation liberticide, avec des peines de prison pour la diffusion de soi-disant fausses informations." En Hongrie, les médias étrangers ont été visés par une campagne d’intimidation de la part des autorités. Le régime de Victor Orban n’a pas cessé de censurer des médias indépendants comme le site Index, dont la quasi-totalité des journalises a démissionné à la suite de sa prise de contrôle par des hommes proches du Premier ministre." La suite sur franceinter.fr

Bonne résilience en 2020 du commerce extérieur hongrois face à la pandémie

"La valeur des exportations a atteint 104,5 Mds EUR et celle des importations s’est élevée à 98,7 Mds EUR . La structure du commerce extérieur reste stable : les machines et matériels de transport dominent les exportations (57,04%) comme les importations (48,43%). Les principaux partenaires de la Hongrie sont les pays de l’UE avec le rôle majeur de l’Allemagne (26,35 % du total des échanges). La France est le 9ème partenaire de la Hongrie en 2020, avec 4,01% des échanges globaux.

En 2020, le montant des exportations a atteint 104,5 Mds EUR (36 656 Mds HUF) et celui des importations s’est élevé à 98,7 Mds EUR (34 610 Mds HUF). Alors que le volume des exportations en EUR connait une baisse de 4,2%, celui des importations diminue de 5,8%. L’excédent commercial s’élève à 5,8 Mds EUR (2 046 Mds HUF), en hausse de 1,5 Md EUR (633 Mds HUF) par rapport à l’année 2019." La suite sur economie.gouv.fr

Portrait - Judit Polgar, pionnière hongroise de l’échiquier

 La championne magyare Judit Polgar. BETTINA FLITNER/LAIF-REA

"La joueuse la mieux classée de l’histoire des échecs, huitième mondiale en 2005, se bat pour l’égalité des sexes dans la discipline. Judit Polgar a été l’une des sources d’inspiration pour le personnage de Beth Harmon, héroïne du Jeu de la dame.

Sacrée grand maître à l’âge de 15 ans et seule femme à avoir vaincu la légende russe Garry Kasparov, Judit Polgar, née en 1976 à Budapest, a bouleversé une discipline qui, encore aujourd’hui, reste très masculine. “Je ne serai satisfaite que lorsque les entraîneurs arrêteront de différencier les garçons et les filles concernant les perspectives de succès. J’ai réussi à me hisser parmi les meilleurs car je n’avais pas d’objectif plus modeste que de décrocher le titre de champion du monde au masculin”, explique au portail hongrois Qubit cette ambassadrice de l’ONU pour l’égalité hommes-femmes.

Pas “d’enfance sacrifiée”
Son père, un psychologue et enseignant d’échecs qui a scolarisé ses trois filles à domicile, l’a très tôt initiée à la discipline, comme ses aînées, Zsuzsanna et Zsofia. Il voulait montrer que l’on pouvait, à force d’entraînement, atteindre l’excellence dans n’importe quel domaine. “Je n’ai pas eu l’impression d’une enfance sacrifiée, car le succès est arrivé très..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

La Hongrie et Chypre accueilleront l'EURO U17 en 2023 et 2024

"Les organisateurs ont été choisis pour les tournois finaux de 2023 et 2024.

La Hongrie et Chypre ont été choisies par le Comité exécutif de l'UEFA lors de sa réunion à Montreux pour accueillir les tours finaux du Championnat d'Europe des moins de 17 ans de l'UEFA en 2023 et 2024 respectivement." La suite sur uefa.com

Macron et Orban, unis contre la Super League

"Adversaires politiques sur la scène européenne, le président français et le Premier ministre hongrois ont trouvé un terrain d’entente. Sportivement vôtre.

Qui a dit que les libéraux et les illibéraux ne trouvent jamais de terrain d'entente ? En l'espace d'un dribble, Emmanuel Macron et son « adversaire » le Premier ministre hongrois Viktor Orban se sont fait un superbe une-deux pour tirer contre le camp de la Super League, défendue par les clubs les plus riches. Ils ont même pu compter sur le centre bien pesé de Boris Johnson, d'accord avec eux !

Il est à noter que le jour où la Commission lance la Conférence sur l'avenir de l'Europe (à travers un site ouvert à tous les citoyens), le seul sujet qui rassemble dirigeants et piliers de comptoirs est le football. Les « sachants » feront la fine bouche. Grave erreur ! L'Europe, au concret, pour les « vraies gens », c'est le ballon rond, la Ligue des champions, le Championnat d'Europe… La confrontation pacifique autour d'une baballe quand, pendant des siècles, les boulets de canon ont abattu tant de forteresses sur le Vieux Continent." La suite sur lepoint.fr

lundi 19 avril 2021

Wanted / Lost & Found. À la recherche du cubisme hongrois perdu - Institut culturel hongrois, Paris vendredi 21 mai 2021 à 10 h 00

L’exposition de l'Institut culturel hongrois permet pour la première fois de s’intéresser aux coulisses de la recherche hongroise sur le cubisme.

Son objectif principal est d’attirer l’attention sur les œuvres cubistes hongroises dont une fraction incroyablement importante reste toujours introuvable. Il est d’autant plus justifié de lancer cette initiative en France qu’une grande partie de ces œuvres recherchées ont été réalisées et ont disparu à Paris ou dans la province française. Notre exposition tente de créer un cadre susceptible de favoriser leur réapparition et invite le milieu professionnel parisien ainsi que le grand public à participer à cette passionnante « chasse aux œuvres d’art ».
En même temps, l’exposition propose également un aperçu des succès déjà remportés : elle propose une quarantaine d’œuvres cubistes originales, dont plusieurs douzaines de peintures et de dessins, ainsi que quelques statues jusqu’ici ignorées, y compris des professionnels hongrois.
La Galerie nationale de Hongrie prépare en 2023 une exposition de grande ampleur consacrée à ce thème. Elle s’accompagnera d’un catalogue monographique. Nous espérons que le succès de notre exposition parisienne anticipera celui de l’événement budapestois !
Pus d'informations sur culture.hu !
Prix : Gratuit
Public Tout le monde (avec ou sans compte Facebook)
Source : facebook.com

Hongrie : l’épidémie ralentit, les restrictions s’assouplissent

"La Hongrie reste le pays connaissant la plus forte mortalité au monde depuis la mi-mars, mais la baisse du nombre de nouvelles infections et d'hospitalisations permet d'entrevoir une amélioration de la situation sanitaire . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

Rire : plus que jamais nécessaire


"Crise sanitaire, sociale, économique… : si le contexte n’invite pas à l’optimisme, il n’a pas réussi à ruiner notre capacité à rire de tout. Pourquoi l’esprit de dérision est-il si indispensable ? Comment expliquer ce besoin irrépressible dans nos sociétés ? Enquête en Hongrie, où un parti humoristique et contestataire, le MKKP, "le chien à deux queues", a réussi à faire élire certains de ses représentants.

Crise sanitaire, sociale, économique… : si le contexte n’invite pas à l’optimisme, il n’a pas réussi à ruiner notre capacité à rire de tout. Pourquoi l’esprit de dérision est-il si indispensable ? Comment expliquer ce besoin irrépressible dans nos sociétés ? Vox pop a mené l’enquête en Hongrie, où un parti humoristique et contestataire, le MKKP, "le chien à deux queues", a réussi à faire élire certains de ses représentants ! Nora Hamadi s’entretient avec Sophie Scott, professeure de neurosciences à l’University College London et comédienne de stand-up, depuis Londres, et Alain Vaillant, professeur de littérature, spécialiste de la culture et de l’anthropologie du rire à l’université Paris Nanterre. Sans oublier l’éclairage des correspondants : en Allemagne, où le yoga du rire connaît un regain de succès, et en Espagne, où les journaux satiriques ont parfois du mal à se faire entendre.

Invité :
Sophie Scott
Alain Vaillant

Présentation :
Nora Hamadi
Pays : France
Année : 2019
Prochaine diffusion le jeudi 22 avril à 06:30"
Source : arte.tv