Affichage des articles dont le libellé est Horthy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Horthy. Afficher tous les articles

vendredi 10 septembre 2021

Le pape François au pays de Viktor Orban

"Enquête - Le pape arrive dimanche 12 septembre à Budapest pour une visite de quelques heures. Venu clôturer le congrès eucharistique international, il rencontrera aussi le premier ministre hongrois, dont l’opposition à l’accueil des migrants rencontre un certain succès chez les catholiques du pays.

Ce dimanche, sur le parvis de l’église franciscaine de Vac, une ville de 35 000 habitants située au bord du Danube, Zsuzsanna et Ferenc sortent de la messe de 10 heures. À 45 kilomètres de là, à Budapest, la capitale hongroise, le congrès eucharistique vient tout juste de commencer. Mais c’est la clôture de ce rassemblement qui occupe déjà les esprits. Et pour cause : c’est le pape François qui viendra, dimanche 12 septembre, célébrer la messe finale, avant de poursuivre son voyage vers la Slovaquie.

Entre le premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui a pour idée fixe le verrouillage des frontières européennes, et le pape, qui prône l’accueil des demandeurs d’asile, comment se positionnent Zsuzsanna..." La suite sur la-croix.com

mercredi 29 avril 2020

En Hongrie, une décennie d'Orbán et d'autoritarisme

"En dix années de pouvoir, repoussant sans cesse les limites de l'État de droit, le dirigeant a transformé son berceau en forteresse nationale-conservatrice admirée par l'ensemble des populistes.

2010: la «révolution des bureaux de vote»

Depuis huit ans, Viktor Orbán n'avait qu'une seule idée en tête: reprendre le pouvoir perdu d'un cheveu face aux socialistes en 2002 après quatre années à la tête de la Hongrie. Le 25 avril, au second tour des élections législatives, le chef du Fidesz remporte une victoire historique qu'il qualifie lui-même de «révolution dans les bureaux de vote» en glanant 263 sièges sur 386 au Parlement.
Accusé·es d'avoir vendu le pays aux multinationales et aux capitaux étrangers, ses adversaires de centre gauche paient la libéralisation à marche forcée de la Hongrie et les conséquences économiques de la crise financière. Fin 2008, seul un prêt de 20 milliards d'euros accordé par le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE) avait sauvé le pays de la faillite. Pour Orbán, la relance du pays passe par la «préférence nationale» et une réforme drastique de l'État." La suite sur slate.fr

lundi 3 février 2020

L’écrivain Imre Kertész évincé des programmes scolaires en Hongrie

"A la rentrée scolaire 2020-2021, les élèves hongrois devront étudier obligatoirement l’œuvre de l’écrivain pro-nazi József Nyirő, tandis que celle du prix Nobel de littérature, Imre Kertész, ne sera même plus recommandée. L'association des professeurs de hongrois est vent debout contre ce nouveau socle commun de connaissances.
Le ministère des Ressources humaines a publié le 31 janvier le nouveau socle commun de connaissances des programmes scolaires qui entreront en vigueur à la rentrée de septembre. L'association des professeurs de hongrois et son président László Arató ont vivement réagi, publiant une lettre ouverte demandant son retrait . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

mercredi 2 janvier 2019

Hongrie: Orban sur les hauteurs de Budapest

"Viktor Orban commence l’année 2019 en fanfare: le premier ministre hongrois prend ses nouveaux quartiers, mardi 1er janvier, sur la colline du château de Buda.
Viktor Orban a fait restaurer et aménager à grands frais (pour un coût d’au moins 80 millions d’euros, selon une estimation faite en 2017) l’ancien couvent des Carmélites, reconverti en casino et en théâtre, sur ordre de l’empereur Joseph II, en 1784. Le premier ministre hongrois délaisse l’ancien siège du gouvernement, situé dans le bâtiment du Parlement, sur l’autre rive du Danube.
L’homme fort de la Hongrie aurait souhaité, en réalité, s’installer dans un autre édifice prestigieux du quartier du château : le palais Sandor, lieu de travail et de résidence de ses prédécesseurs entre 1867 et 1945, situé non loin du Palais royal, ancienne résidence des rois de Hongrie. L’édifice, une fois réhabilité, avait, toutefois été converti par Péter Medgyessy, premier ministre entre 2002 et 2004, en résidence officielle du président de la République. Viktor Orban devra donc attendre la fin du mandat du président Janos Ader en 2022 pour y emménager." La suite sur blogs.la-croix.com

jeudi 25 janvier 2018

Pour le Fidesz, Horthy vaut bien une messe

"Une association chrétienne comptait célébrer ce samedi une messe en l'honneur du régent Horthy, « l'homme d'Etat exceptionnel ». Mais un choix de date particulièrement fâcheux l'a contraint à l'annulation... Une messe pour célébrer la mémoire d'un antisémite responsable de la déportation de centaines de milliers de personnes un 27 janvier, Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, il fallait oser . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (Article payant)

Hongrie: annulation d'une messe controversée qui coïncidait avec la journée de l'Holocauste

"Une messe prévue samedi à Budapest en hommage à l'ancien dirigeant pro-nazi Miklos Horthy a été annulée après des protestations de la communauté juive qui avait dénoncé un "outrage" aux victimes de l'Holocauste, célébrées internationalement le même jour, ont annoncé jeudi ses organisateurs.
"Nous n'avions pas réalisé, lorsque nous avions commencé à l'organiser, qu'elle tombait ce jour-là", a assuré sur un site spécialisé le prêtre Zoltan Osztie, qui devait célébrer cette messe.
La cérémonie, au cours de laquelle devait intervenir un proche du Premier ministre conservateur Viktor Orban, était prévue pour les 150 ans de la naissance de Horthy, régent hongrois allié de Hitler associé à la déportation des juifs de Hongrie en 1944." La suite sur lorientlejour.com

Journée de l’Holocauste : une cérémonie pour fêter l’ex-allié hongrois de Hitler

"Le vice-président du Parlement prononce un discours à l'issue d'une messe pour les 150 ans de la naissance de Horthy - le jour où l'on commémore les victimes de la Shoah.
La principale organisation juive hongroise a dénoncé mercredi la participation annoncée d’un cadre du parti du Premier ministre Viktor Orban à une cérémonie d’hommage à l’ancien dirigeant pro-nazi Miklos Horthy, organisée le jour même de la commémoration de l’Holocauste, samedi.
Sandor Lezsak, vice-président du Parlement, doit tenir un discours à l’issue d’une messe qui sera dite à Budapest pour les 150 ans de la naissance de Horthy, régent hongrois allié de Hitler qui avait signé plusieurs lois anti-juives et avait été associé à la déportation des juifs de Hongrie en 1944." La suite sur timesofisrael.com

Dernière minute (25/01 à 11 h) : pour éviter les tensions, les autorités religieuses auraient renoncé à cette cérémonie d'hommage au fidèle allié de Hitler
http://szemlelek.blog.hu/2018/01/25/osztie_zoltan_interju


HVG.HU

mercredi 19 juillet 2017

Viktor Orbán : « La Hongrie a commis un crime en collaborant avec les Nazis »

"Lors d'une conférence de presse commune avec son homologue israélien Benyamin Netanyahou, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán s'est posé en garant de la défense de la nation mais aussi en opposant farouche à l'antisémitisme.
"Il est de notoriété publique que nous avons une histoire difficile derrière nous. Le gouvernement de la Hongrie a fait une faute, a commis de nombreux crimes, lorsqu'elle n'a pas pris la défense de ses propres compatriotes", a déclaré Viktor Orbán lors de la conférence de presse tenue cet après-midi à Budapest en compagnie de son homologue israélien Benyamin Netanyahou. Une façon pour le Premier ministre hongrois de balayer d'entrée de jeu les accusations de négationnisme à son encontre, alors qu'il avait qualifié en juin dernier le régent Miklós Horthy - le "Pétain hongrois - "d'homme d'État exceptionnel""Tous les gouvernements hongrois se doivent de défendre leurs compatriotes. La Hongrie a failli à satisfaire cette exigence morale et politique. Au lieu de . . ." La suite sur hu-lala.org (article payant)

jeudi 13 juillet 2017

« Netanyahou ne doit pas se rendre en Hongrie ! »

"Le soutien reçu par Viktor Orbán du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a été froidement reçu par les Hongrois d'origine juive ainsi que par les Juifs magyarophones d'Israël. En cause : la récente sortie fracassante du chef du gouvernement hongrois sur Miklós Horthy ainsi que la campagne gouvernementale anti-George Soros. Benyamin Netanyahou devrait se rendre à Budapest la semaine prochaine.
Tribune publiée le 9 juillet 2017 dans Izrael Infó sous le titre "Netanjahu ne menjen Magyarországra!". Traduite du hongrois par Ludovic Lepeltier-Kutasi.
"Andor Nagy, ambassadeur de Hongrie à Tel Aviv, a été convoqué par le ministère israélien des affaires étrangères... Le sous-directeur en charge des affaires européennes du ministère a exprimé sa profonde inquiétude devant les incidents et déclarations antisémites, et évoqué de sérieux doutes au sujet de la capacité de la Hongrie à faire face courageusement à son passé... Le ministère a considéré comme des signes inquiétants les tentatives de réécriture de l'histoire de l'Holocauste ainsi que du rôle joué par le dirigeant hongrois Miklós Horthy, tout autant que des éléments montrant . . ." La suite sur hu-lala.org (article payant)

vendredi 2 juin 2017

On érige des statues pour Horthy, le Pétain hongrois

"Une statue de Miklós Horthy a été érigée en Hongrie centrale récemment et une autre verra le jour mi-juin dans le nord de Budapest..." La suite sur hu-lala.org (article payant)

lundi 1 décembre 2014

Horthy, Régent de Hongrie, par l’historienne Catherine Horel

"Qui était Miklós Horthy, celui qu’on désigne trop systématiquement en France comme le « Pétain hongrois » et dont la figure est réapparue dans le débat politique en Hongrie, agitée par les nationalistes ? Catherine Horel, historienne spécialiste de l’Europe centrale, décrypte pour Hu-lala ce personnage clé de l’histoire de la Hongrie." La suite et émission radio à écouter sur hu-lala.org

jeudi 23 octobre 2014

Horthy, un Pétain hongrois

"Au moment où la France, à cause du livre d’Eric Zemmour, Le Suicide français (Albin Michel), discute avec passion du régime de Vichy, un ouvrage éclaire le parcours de l’amiral Miklós Horthy, qui fut ­régent de Hongrie de mars 1920 jusqu’à octobre 1944. Allié d’Hitler et de Mussolini, il porte une part de responsabilité – jusqu’à quel point, telle est la question – dans la déportation de ses com­patriotes juifs, dont au moins 400 000 ont péri à Auschwitz.
Il a fallu attendre le regain d’intérêt pour la Hongrie, suscité par la politique nationaliste du premier ministre Viktor Orban, pour disposer enfin d’une biographie de Horthy en français. Elle est due à la plume alerte de Catherine ­Horel, spécialiste reconnue de l’Europe centrale. Sa prochaine parution en hongrois promet de chauds débats dans un pays où les historiens sont souvent invités sur les plateaux de télévision, tandis que les départements d’histoire des universités sont investis par des étudiants en majorité d’extrême droite. Plus que jamais, l’histoire y est un terrain explosif. On voit s’édifier partout des monuments déplorant le traité de Trianon, qui a amputé la Hongrie, en 1920, de 70 % de son territoire et de 3 millions de magyarophones. Apparaissent aussi des bustes de l’amiral Horthy, une mise à l’honneur qui, sans être ­encouragée par le gouvernement, est tolérée. L’un des prédécesseurs d’Orban, le conservateur Jozsef Antall, avait fait rapatrier, en 1993, les ­restes de Horthy, mort en 1957 au ­Portugal, dans la crypte familiale de Kenderes." La suite sur lemonde.fr (version abonnés)

dimanche 5 octobre 2014

L'Amiral Horthy - Présentation de livre 8 octobre à 19h Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

Aide de camp de l’empereur François-Joseph à qui il vouait une admiration sans bornes, Miklós Horthy devient commandant en chef de la flotte austro-hongroise pendant la Première Guerre mondiale. En mars 1920, il est nommé régent de Hongrie par l’Assemblée nationale, responsabilité qu’il assume jusqu’en 1944. Dès lors, sa vie se confond avec celle de son pays. En calviniste convaincu, ni idéologue ni chef charismatique, Horthy porte des valeurs chrétiennes traditionnelles. Le système mis en place, loin d’être la dictature fasciste retenue par l’historiographie communiste après 1945, est en réalité un régime autoritaire et réactionnaire qui ira jusqu’à déclarer la guerre à l’URSS en 1941.
En 1944, sous la pression d’Hitler, Horthy ne peut s’opposer à l’occupation de la Hongrie par les troupes allemandes. Ayant joué un rôle très controversé dans la politique antisémite du régime, il ne s'oppose pas aux déportations, mais les arrête en juillet 1944, ce qui le sauvera probablement du tribunal de Nuremberg. Réfugié au Portugal en 1949, l’amiral y meurt huit ans plus tard.
À travers cette première biographie en français parue aux éditions Perrin, l’auteure restitue avec maîtrise toute la complexité et l’ambiguïté d’un personnage qui suscite, encore aujourd’hui, des passions exacerbées et dont le drame aura été de s’allier avec l’Italie et l’Allemagne par volonté expansionniste.
Catherine Horel
Directrice de recherche à l’université de Paris-I, Catherine Horel est spécialiste de l’Europe centrale. Elle a notamment publié Cette Europe qu’on dit centrale. Des Habsbourg à l’intégration européenne, 1815-2004 et une Histoire de Budapest.
Entrée libre

mardi 24 juin 2014

Ádám Fischer se révolte dans la joie à Szabadság tér

"Le célèbre maestro hongrois, Ádám Fischer, a littéralement orchestré, samedi 21 juin, sur la place Szabadság, un mouvement de protestation contre le mémorial de l’occupation allemande. Près de mille manifestants se sont ainsi réunis pour chanter le dernier mouvement de la 9ème symphonie de Beethoven, hymne européen depuis 1972." La suite sur hu-lala.org

mercredi 28 mai 2014

Hongrie : des plaques pour commémorer les Juifs déportés par Horthy

"Au total 11 plaques seront installées d’ici le 3 juin dans autant de gares de Transylvanie.
Des plaques à la mémoire des Juifs déportés en 1944 de Transylvanie, région du nord-ouest de la Roumanie cédée à la Hongrie de Miklos Horthy en 1940, ont été érigées dans plusieurs gares roumaines, a-t-on appris mardi de source officielle.
« Il s’agit d’un hommage à la mémoire des quelque 132.000 Juifs de la Transylvanie du nord morts à Auschwitz, le premier geste officiel de l’Etat roumain à leur égard depuis 70 ans », a déclaré à l’AFP Alexandru Florian, le directeur de l’Institut Elie Wiesel pour l’étude de l’Holocauste en Roumanie, à l’origine de cette initiative." La suite sur timesofisrael.com 

Hongrie - Une ville débaptise une place qui portait le nom du dictateur Horthy, allié des nazis

"Une ville hongroise a décidé mardi de débaptiser sa place centrale, qui portait depuis 2012 le nom de Miklos Horthy, dirigeant hongrois allié des nazis pendant la Seconde guerre mondiale.
"C'était une erreur, je m'excuse pour tous ceux qui se sont sentis blessés", a déclaré Levente Gyenes, maire de Gyomro, une quarantaine de kilomètres à l'est de la capitale hongroise. La principale place de la petite bourgade de 15.000 habitants avait été baptisée Place Miklos Horthy sur proposition du parti d'extrême droite Jobbik, troisième force politique au Parlement hongrois. Elle portera à partir de dimanche le nom de "place principale", selon la décision du conseil municipal." La suite sur levif.be

jeudi 27 mars 2014

La Hongrie se souvient de l'invasion nazie...

"La conférence des rabbins européens (CER) se réunissait pour son assemblée générale biannuelle les 24 et 25 mars à Budapest, en Hongrie. Cette réunion coïncidait justement avec la commémoration des 70 ans de l'invasion du pays par les troupes nazies - un événement qui a signé le point de départ de la déportation massive d'un peu plus d'un demi-million de juifs hongrois. A cette occasion, des membres du CER étaient réunis aux abords du Danube pour une conférence en réponse à un renouveau de l'antisémitisme dans le pays." La suite sur fait-religieux.com

mercredi 26 mars 2014

Rôle de Nicolas Horthy


Dans le Monde du dimanche 23 – lundi 24 mars 2014 est paru la lettre ci-dessus. Malgré la respectabilité généralement reconnue à son auteur sa lettre est une tentative de disculper un criminel et de gommer des vérités historiques bien établies. Je me permets donc de vous adresser [au quotidien Le Monde] une simple mise au point au sujet du régent Miklos Horthy.

Paul Wiener 
Lecteur du Monde depuis plus d’un demi-siècle


Le régent Miklos Horthy, chef d’état de la Hongrie entre les deux guerres, s’est rendu coupable d’une série d’assassinats en 1919, de la déportation d’une population juive en 1941 livrée aux allemands en connaissance de cause, sachant que ces gens allaient tous être massacrés et du génocide par déportation à Auschwitz de plus de quatre cents milles juifs hongrois en 1944. Tous ces crimes sont parfaitement documentés.
Les tueries en 1919 ont été organisées par les éléments de son armée. Ainsi dans une seule petite ville, la ville de Siofok on estime à 570 le nombre de victimes assassinées sans jugement parfois de la manière la plus sauvage. Tous n’étaient pas juifs, de nombreux partisans de la Commune de Hongrie qui a dirigé le pays pendant trois mois après la première guerre, en faisaient partie. Paul Morand qu’on ne pouvait soupçonner de sentiments pro bolcheviques a parlé des caves d’un hôtel de Budapest affectées à la torture pendant ce qu’on a appelé la terreur blanche de 1919-1920.
La déportation des juifs en 1941 en Ukraine occupée par les allemands, des territoires récupérés par la Hongrie après l’arbitrage dit de Vienne, a eu lieu sans exigence de la part des allemands. Bien au contraire la Wehrmacht a demandé à ce qu’ils soient renvoyés en Hongrie mais les autorités hongroises ont refusé catégoriquement. Alors les 26000 juifs hongrois ont été massacrés à Kamenets-Podolski, ville frontière.
Lors de l’occupation allemande de la Hongrie en mars 1944 Hitler tenait à faire avaliser par Horthy la nomination d’un gouvernement pro allemand, ce qui a été fait. Horthy est resté chef d’Etat, donc responsable de ce qui pouvait se passer dans son pays. Il a boudé pendant deux mois et c’est ainsi qu’il a laissé faire la déportation, réalisée par la gendarmerie hongroise, là encore souvent dans des conditions atroces. Les deux cents allemands groupés autour d’Eichmann ont seulement encouragé et conseillé l’administration hongroise. Ils ont aussi admiré son efficacité ! Horthy, alarmé par les réactions anglaises et américaines, sachant la guerre perdue, a arrêté la déportation en juin 1944. Les services hongrois, gendarmerie comprise ont immédiatement obéi. Pourquoi n’est-il pas intervenu plus tôt ? En tant que chef d’Etat il était évidemment responsable de tous les crimes commis en son nom. Depuis une dizaine d’année l’extrême droite hongroise a entrepris une campagne de réhabilitation de Horthy.

Paul Wiener
Paris

jeudi 13 mars 2014

Le néonazi Loránt Hegedüs, antisémite notoire, reste pasteur protestant.

"Le néonazi Loránt Hegedüs, antisémite notoire, reste pasteur protestant. Les juges de l’Église protestante de Hongrie se sont contentés de le réprimander pour son rôle dans le scandale autour de l’installation dans le temple protestant de la Place Szabadság de Budapest d’un buste du criminel de guerre Horthy, chef d’Etat collaborationniste avec Hitler pendant la seconde guerre mondiale. Pas un mot pour demander l’enlèvement du buste du temple. Ce jugement est une grand victoire pour nous, ont proclamé ses amis néonazis." Source : notre correspondant des MH.

Source en hongrois index.hu
Voir aussi en anglais : budapestbeacon.com

mercredi 22 janvier 2014

Hongrie : la communauté juive pourrait boycotter les commémorations de la Shoah

"Depuis son arrivée au pouvoir en 2010, Viktor Orban (photo) et son parti Fidesz ont été souvent accusés d'encourager tacitement le souvenir de l'autocrate Miklos Horthy, homme fort de la Hongrie de 1920 à 1944, qui fit en son temps allégeance aux nazis.
La communauté juive hongroise, qui accuse le gouvernement de blanchir la Hongrie de ses responsabilités dans la Shoah, pourrait boycotter les commémorations de la tragédie prévues cette année, a déclaré mardi un responsable.
«Il y a une limite, et si elle était franchie par les événements officiels, cela forcerait les organisations juives à retirer leur participation», a affirmé à des journalistes Andras Heisler, président de Mazsihisz, la première organisation communautaire du pays." La suite sur lapresse.ca