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vendredi 7 février 2025

« Vasarely. L’héritage maudit » : un scénario à rebondissements et une galerie de personnages

"Dans une biographie bien documentée, la journaliste Julie Malaure décrit les individus tantôt funestes, tantôt burlesques, qui, sous le couvert de valoriser l’œuvre de l’artiste, ont voulu en tirer profit. 

Victor Vasarely (1906-1997) a connu la gloire, puis une longue éclipse. Il y a au moins deux raisons à cette dernière : sa volonté affirmée de créer un art pour tous, reproductible et diffusé en masse – mauvaise nouvelle pour ses marchands –, et, surtout, une succession des plus complexes, au point que même les spécialistes s’y perdaient. Un écheveau que démêle habilement la journaliste Julie Malaure dans un livre bien documenté, dont le sous-titre est déjà tout un programme : « L’héritage maudit ».

Ces mots sonnent comme un polar, et par bien des côtés, c’en est un. Julie Malaure dresse d’abord la figure du Commandeur, qui, après des études de médecine rapidement abandonnées, intègre l’académie Mühely de Budapest : il fait siens les principes du Bauhaus et met l’accent sur les techniques de la publicité. En 1931, c’est comme publicitaire que Vasarely s’installe à Paris et rencontre un réel succès. Sa vie sentimentale est moins rigoureuse que son travail : marié et père de famille, il devient l’amant, mais aussi le conseiller, de Denise René (1913-2012), dont la galerie parisienne, l’une des plus importantes de l’après-guerre, imposera l’abstraction géométrique. 

Après avoir mis ses deux fils (André, médecin, et Jean-Pierre, artiste dans la lignée de son père sous le pseudonyme « Yvaral ») à l’abri du besoin, Vasarely consacre sa fortune à la constitution d’une fondation, à Aix-en-Provence, qui est inaugurée en grande pompe par Claude Pompidou. Dans sa biographie, Julie Malaure dévoile alors une série de personnages tantôt funestes, tantôt burlesques, voire les deux en même temps. Tous ou presque n’ont qu’un but : sous le couvert de valoriser l’œuvre de l’artiste, ils veulent en tirer profit.

Scénario à rebondissements

Le premier est le doyen de la faculté de droit d’Aix-en-Provence, Charles Debbasch (1937-2022), à qui est confiée l’élaboration, sur le plan administratif, de la fondation : il puise largement dans les réserves pour améliorer son train de vie avant d’être rattrapé par la justice et de finir sa carrière comme conseiller en droit constitutionnel de la présidence togolaise. Vasarely, dont la santé décline, est mis sous tutelle en 1994, et, pour conseiller la famille,..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

lundi 10 avril 2023

John von Neumann, l'homme qui venait du futur : biographie de l'un des plus grands génies du siècle

 

Résumé:

Né à Budapest au début du 20e siècle, John von Neumann est sans conteste l'un des scientifiques les plus influents de l'histoire. Mais également, et très injustement, l'un des plus méconnus du grand public.
Véritable génie, il a suscité l'admiration de ses contemporains tout au long d'un parcours exceptionnel. Nombre d'entre eux estimaient même qu'il était plus intelligent qu'Albert Einstein, son collègue à Princeton, qui le considérait comme un véritable extra-terrestre.
John von Neumann s'est attaché, en pionnier ou en contributeur essentiel, à une variété impressionnante de sujets: découverte de l'ADN, recherche nucléaire, théorie des jeux, théorie des ensembles, mécanique quantique, économie, géopolitique, intelligence artificielle. Dans ce dernier domaine, ses travaux ont à tel point préfiguré l'informatique actuelle que «l'architecture de von Neumann» demeure à ce jour la base du fonctionnement de la plupart des ordinateurs.
Sans les multiples innovations dont il est à l'origine, le monde serait bien différent de celui que nous connaissons aujourd'hui. Paradoxalement, John von Neumann n'a jamais bénéficié de la reconnaissance publique qui lui était due, et moins encore de la notoriété de pairs comme Albert Einstein ou Richard Feynman.
Accessible à tous, claire et passionnante, la biographie d'Ananyo Bhattacharya vient combler cette lacune et rend enfin justice à cette figure étonnante et légendaire des sciences en prise avec son temps. 

  • Date de parution :
  • Editeur : Quanto
  • EAN : 9782889155071
  • Nombre de pages : 392

 

samedi 29 octobre 2022

Une histoire vivante de Béla Bartók au format de poche


"Personnalité à la fois attachante et rigoureuse, Béla Bartók a marqué le XXe siècle par la modernité de son langage musical et son intérêt pour les musiques populaires. Laetitia Le Guay nous raconte sa vie et son œuvre, dans un essai court et bien écrit.

Le compositeur hongrois a fait l’objet, jusqu’à récemment, de nombreuses études, en particulier deux monographies de références de Claire Delamarche en français (Fayard, 2013) et de David Cooper en anglais (Yale University Press, 2015). Cette nouvelle parution n’apporte pas d’information inédite, mais a le mérite d’offrir une introduction synthétique à l’histoire du compositeur, à la fois bien construite, accessible et fiable. Le livre est organisé classiquement de manière chronologique, rappelant ainsi que le parcours du compositeur a suivi les tourments de l’Histoire européenne au XXe siècle : né en Autriche-Hongrie en 1880, pianiste brillant et représentant de la Mitteleuropa cultivée, il voit la Première Guerre mondiale, l’effondrement de l’Empire austro-hongrois et la naissance de la République hongroise, jusqu’à ce que la montée du nazisme le contraigne à l’exil aux États-Unis. Le propos est généralement contextualisé et bien explicité. Au travers de l’histoire du compositeur, c’est ainsi toute l’avant-garde artistique hongroise qui nous est présentée : Zoltán Kodály, le poète Endre Andy, ou « les huit » en peinture." La suite sur resmusica.com

dimanche 7 février 2021

Stressant Selye

"L’endocrinologue Hans Selye (1907-1982) est une célébrité de l’histoire médicale québécoise et internationale. On lui attribue, en effet, la découverte de la notion de stress, ou syndrome général d’adaptation, depuis un article paru en 1950 dans le British Medical Journal. Surnommé le « Einstein de la médecine », Selye a quelque chose du héros plus grand que nature.

Dans Le stress d’une vie (Multimondes, 2021, 270 pages), le journaliste et vulgarisateur scientifique Mathieu-Robert Sauvé raconte avec vivacité « l’étonnant parcours » de ce chercheur original, obsédé par la quête du prix Nobel. Fidèle à sa manière qui consiste à pratiquer le genre biographique dans un style journalistique et essayistique, comme il l’a fait récemment pour présenter l’œuvre du psychologue Richard E. Tremblay dans La violence des agneaux (Québec Amérique, 2019), Sauvé trace ici un portrait admiratif du docteur Selye, sans taire sa part d’ombre. Le découvreur du stress est tout un personnage, si bien que son biographe se permet même de le mettre en scène dans des extraits scénarisés d’un film imaginaire sur sa vie." La suite suite sur ledevoir.com

mardi 24 novembre 2020

“Soros” rate une occasion : un mauvais film sur le milliardaire juif hongrois

"Le documentaire, sorti vendredi dans des cinémas virtuels et en salle aux États-Unis, est une publicité univoque pour George Soros, moins précise que sa page Wikipédia.

NEW YORK – À un moment donné au cours des cinq dernières années, j’ai pris une profonde inspiration et je me suis dit : « Soit ! Je vais chercher George Soros sur Wikipedia. »

Bien sûr, j’avais entendu parler de lui. C’est un investisseur milliardaire qui a fait fortune en bourse, ce recoin étrange de l’univers dont j’ai accepté depuis longtemps que je n’y comprendrai jamais rien. (La roulette me semble être un jeu bien plus honnête, mais tout le monde n’est pas d’accord.) Bref ; quelle qu’en soit la raison, ce milliardaire particulier a fâché beaucoup de gens. De la part de l’extrême gauche, par méfiance naturelle à l’égard de quiconque dispose de tant d’argent, mais les rumeurs d’un infâme marionnettiste international ont émané de la droite très encline aux théories du complot. Soros était juif, donc les accusations sonnaient comme une vieille rengaine familière, mais d’autres le traitaient de collaborateur nazi. Quelque chose était clairement inhabituel chez ce type." La suite sur timesofisrael.com

 

mardi 22 septembre 2020

Budapest: les frères (Iván et Ádám) Fischer, une aubaine pour les mélomanes

Par Pierre Waline
"Les mélomanes le savent bien, les dynasties et fratries sont kyrielle dans le monde de la musique. A commencer par les Bach jusqu´aux Strauss en passant par les frères Haydn. Et, plus près de nous, les Casadessus, frères et soeur Fontanarosa ou encore les surmédiatisés frères Capuçon. Sans compter, pour la Hongrie, le couple Ránki-Kukon et leur fils. Mais, pour rester en Hongrie, il en est que j´ai particulièrement à cœur d´évoquer, non seulement pour la renommée qu´ils se sont acquise, mais aussi pour la sympathie qu´ils suscitent: les frères Ádám et Iván Fischer, tout deux chefs d´orchestre reconnus de par le monde. Si le cadet Iván se taille la part du lion avec son Orchestre du Festival, Ádám n´est pas en reste, loin de là, sollicité par les plus grandes formations et opéras (Scala, Covent Garden, un moment directeur musical à Vienne), auteur de nombreux cd et dvd.

Mais un mot, tout d´abord, sur la famille. Ils sont trois: Ádám (1949), Iván (1950) et Eszter (1953). Le père Sándor, lui-même musicien, spécialisé dans la composition de musique de scène, par ailleurs traducteur de pièces et livrets. Mais n´ayant pas vraiment réussi à percer. Un homme autoritaire, mais un père attentionné, tenaillé par la volonté de faire de ses enfants des musiciens hautement formés. Habitant face à l´Opéra, il les emmena dès leur plus jeune âge assister à des représentations. Les y préparant en leur jouant au piano des passages de l´œuvre donnée et leur en expliquant le livret. Ce dont tous deux se souviennent avec émotion et gratitude. Paradoxalement, c´est pour Ádám, et non Iván qu´il envisageait une carrière de chef d orchestre. Comme l´a très justement fait remarquer la petite sœur: „Ádám est devenu chef parce que mon père le voulait; Iván est devenu chef, parce que mon père ne le voulait pas. Eszter qui, pour sa part, s´est bien sagement gardée de suivre ses frères pour se faire médecin. Une remarque qui illustre bien la différence de caractère entre les deux hommes: l´aîné obéissant et discipliné; le cadet de tempérament indépendant et résolu." La suite sur francianyelv.hu

mardi 21 avril 2020

Béla Lugosi, le dandy denté

"Infatigable incarnation de Dracula au théâtre puis au cinéma, l'acteur d'origine hongroise a fini par se confondre avec son personnage. Une biographie italienne pleine de poésie revient sur son destin et sa troublante transformation.
Le 16 août 1956, à Los Angeles, les infirmières s'affairent au chevet d'un comédien. À bout de force, Béla Lugosi trouve le souffle d'articuler : « Je suis le comte Dracula, je suis le roi des vampires. » Puis, juste avant de mourir, il ajoute ces trois mots : « Je suis immortel. » Star fauchée, excentrique ou totalement dérangée, Lugosi était une idole. En 1984, l'écrivain italien Edgardo Franzosini lui consacre un essai poétique. Cet ouvrage est pour la première fois traduit en français, sous le titre « Béla Lugosi, biographie d'une métamorphose »." La suite sur lesechos.fr

lundi 10 février 2020

Livre / Bela Lugosi. Biographie d’une métamorphose : critique

"Résumé : « Bela Lugosi s’éteignit le 16 juin 1956 en prononçant cette phrase: « Je suis le comte Dracula, je suis le roi des vampires, je suis immortel ». Et cette transformation en vampire est désormais un fait établi que peu de gens se sentent de contredire. J’ai écrit ces pages dans le but – dont j’espère qu’il n’est pas totalement superflu – de chercher à comprendre les causes et d’élucider les circonstances dans lesquelles l’effroyable métamorphose de Lugosi s’est produite.»" La suite sur cinechronicle.com

mardi 21 janvier 2020

En déplacement par Corinne Welger-Barboza

Issue d’une famille de Juifs hongrois, arrivés en France en 1923, l’auteure remonte le fil généalogique, pour restituer l’histoire avérée ou probable de ces gens de peu, jusqu’au début du XIXème. Ces biographies familiales s’incarnent dans les mouvements de l’Histoire, avant et après la Catastrophe, depuis la Double-monarchie austro-hongroise jusqu’à la période contemporaine, en passant par l’entre-deux guerres, le communisme ou la situation française. La Catastrophe et les péripéties de la survie prennent toute leur place dans ce récit mais il y est surtout question des Juifs « d’avant » et de la part décisive qu’ils ont pris à la fabrication de l’Europe moderne. La pluralité des mondes juifs européens est souvent réduite à quelques représentations : la culture défunte du Yiddishland ou les reconstitutions communautaires actuelles. Pour sa part, l’histoire des Juifs hongrois (près d’un million d’individus, avant la Première guerre mondiale) illustre avec une force singulière le mouvement qui a travaillé les Juifs européens, depuis l’Émancipation : l’assimilation aux cultures environnantes. L’assimilation comme fil rouge et non pas l’identité.Détachés de la religion et de la tradition, Quel genre de Juifs sommes-nous ? interroge l’auteure. En suivant la trajectoire des Erbstein, des Böhm, des Weisz et des Welger, les figures multiples du désir d’assimilation apparaissent, entre la chute et l’espoir. Car l’assimilation se danse à deux, Juifs et non-Juifs ensemble. Étayé par des voyages, des témoignages, des archives et des sources historiques, ce récit compose une fresque de destins juifs, hongrois et français, en déplacement dans le temps et la géographie.

  • Broché : 412 pages
  • Editeur : Independently published (17 décembre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 1674799721
  • ISBN-13 : 978-1674799728
Disponible sur amazon.fr

dimanche 20 octobre 2019

Décès du poète Lorand Gaspar - Biographie

"Le poète Lorand Gaspar est mort le 9 octobre 2019 à Paris. Il était âgé de 94 ans. Atteint de la maladie d’Alzheimer depuis de nombreuses années, il n’a jamais perdu son sourire, avec lequel il accueillait ses visiteurs.
Lorand Gaspar, chirurgien, poète et photographe : un parcours et une œuvre à la croisée des cultures, des langues et des disciplines
Lorand Gaspar a mené de front ses différentes activités, de médecin, d’écrivain, de traducteur et de photographe, en circulant sans cesse entre les multiples formes et voix du vivant, sans établir de hiérarchie entre elles. Défendant une médecine humaniste et refusant la séparation corps-esprit, il a publié une œuvre poétique majeure où il fait partager son émerveillement devant le désert et la mer, le mouvement des vagues ou des oiseaux aussi bien que la machinerie complexe du corps humain." La suite sur fabula.org

jeudi 24 mai 2018

Table ronde - Edgar Morin et son ami et compagnon d'armes, Georges Szekeres 24 mai 2018 à 19h30 Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

Projection de l’enregistrement vidéo d’un entretien avec M. Edgar Morin, Docteur Honoris Causa d’une trentaine d’universités à travers le monde. Le philosophe évoque son ami hongrois Georges Szekeres. « Les arguments de Szekeres étaient nouveaux pour moi [...] il m’orienta sur Hegel » a-t-il écrit. Ils étaient frères d’armes dans la Résistance. G. Szekeres, commandant des FFI, fut décoré de la Croix de Guerre avec palme « mais en 1950 la police française l’a remis à la police stalinienne à Berlin ». Il a passé près de 4 ans dans les prisons de la police politique hongroise dont plus de 11 mois à l’isolement. Après la révolution de 1956, il travaille comme traducteur littéraire à Budapest et traduis notamment les œuvres de Victor Hugo, Arthur Rimbaud, Louis Aragon et Michel Butor. Il est mort à l’âge de 59 ans, littéralement, debout. Sa biographie est publiée chez L’Harmattan.
La projection sera suivie d’une table ronde avec la participation de Vera Szekeres-Varsa, Suzanne Körösi journaliste, Ildikó Lőrinszky traductrice, György Szekeres traducteur, Jean-Pierre Frommer président des Mardis hongrois.
(Les citations d’Edgard Morin sont extraites de Autocritique, Paris 1975, Ed. du Seuil).
Entrée libre

mardi 24 octobre 2017

Paul Lendvai sort une biographie de Viktor Orbán, « nouvel homme fort de l’Europe »

"Né en 1929 à Budapest, Paul Lendvai a quitté la Hongrie suite à la révolution manquée de 1956 pour se réfugier en Autriche. Il collabore avec de nombreux journaux germanophones et avec le Financial Times et a rédigé de nombreux ouvrages sur la Hongrie et l'Europe centrale. Europe's New Strongman est le second ouvrage de Paul Lendvai consacré à la Hongrie dirigée par Viktor Orbán après "Hungary between democracy and authoritarianism" publié en 2012 par Columbia University Press. En français, on trouve "Les Hongrois" (aux Editions Noir sur Blanc . . ." La suite sur hu-lala.org (article payant)

vendredi 24 mars 2017

Vera Varsa-Szekeres invitée des Mardis hongrois de Paris le 28 mars 2017 à partir de 20 h 30

Brasserie Le Saint-André 2, rue Danton 75006 Paris Métro - RER station Saint-Michel
Vera Varsa-Szekeres viendra présenter la biographie pleine de tourments de son époux, le Hongrois Georges Szekeres, lors d'une causerie informelle avec les participants de la soirée.

Cette biographie a été réalisée essentiellement à partir de documents – provenant de France, de Hongrie ou d'Italie – où se mêlent citations militaires françaises ; procès verbaux de la police secrète hongroise ; souvenirs de ses amis ; correspondances inédites avec Paul Nizan et Maurice Merleau-Ponty ; documents d'archives, etc. Nous pénétrons ici dans les salons, mais aussi les cachots, pour découvrir un tableau d'époque du XXe siècle et de ses fléaux…

Traduit du hongrois par Paul Remetean et Thierry Loisel
Broché
ISBN : 978-2-343-09521-9 • janvier 2017 • 294 pages
EAN PDF : 9782140027109

Prix éditeur : 28,50 €
editions-harmattan.fr

mercredi 22 mars 2017

Soirée à l'Institut hongrois - Biographie de Géraldine, reine des Albanais par Joséphine Dedet - Quelques images













Soirée à l'Institut hongrois consacrée à la présentation de la biographie Géraldine par Joséphine Dedet

jeudi 16 février 2017

Salamandre de Vera Varsa-Szekeres

Une vie confrontée à la Gestapo française et à la police politique hongroise

La biographie pleine de tourments du Hongrois Georges Szekeres est ici présentée par son épouse, essentiellement à partir de documents – provenant de France, de Hongrie ou d'Italie – où se mêlent citations militaires françaises ; procès verbaux de la police secrète hongroise ; souvenirs de ses amis ; correspondances inédites avec Paul Nizan et Maurice Merleau-Ponty ; documents d'archives, etc. Nous pénétrons ici dans les salons, mais aussi les cachots, pour découvrir un tableau d'époque du XXe siècle et de ses fléaux…

Traduit du hongrois par Paul Remetean et Thierry Loisel
Broché
ISBN : 978-2-343-09521-9 • janvier 2017 • 294 pages
EAN PDF : 9782140027109

Prix éditeur : 28,50 €
editions-harmattan.fr

mercredi 4 janvier 2017

Imre Kertész : "L'histoire de mes morts" par Clara ROYER

“Vivre et écrire le même roman” : Imre Kertész vécut l’écriture comme un acte existentiel et personnel, une expérience de transformation qui lui permettait de liquider son passé, créer une oeuvre et diff érer la mort.
C’est dans la Hongrie communiste, et sous couvert d’une carrière d’auteur de comédies musicales que, dans les années 1960, l’ancien déporté fit de son écriture une activité clandestine à la marge, pour construire l’une des oeuvres majeures du siècle. Nourri de littérature européenne, cet auteur incontournable déploie une méditation sans compromis sur l’Europe, dont la portée fut reconnue, à partir des années 1990, en Allemagne puis en France.
Avec le prix Nobel, qui lui valut autant de gloire que de souffrances, et la maladie qui l’entrava à la fi n de sa vie : Imre Kertész engagea jusqu’au bout une lutte pour l’écriture que Clara Royer met en lumière dans la première biographie en français qui lui soit consacrée.
Fondé sur une vingtaine d’entretiens menés en hongrois par Clara Royer entre 2013 et 2015, jusqu’à ce que la mort frappe Imre Kertész le 31 mars 2016, cet essai biographique utilise aussi des sources totalement inédites : l’écrivain a mis à la disposition de Clara Royer ses documents privés et l’a autorisée à consulter ses archives à l’Académie des arts de Berlin, où elle a eu accès à ses journaux personnels.


Janvier, 2017 / 14,5 x 24,0 / 400 pages
ISBN 978-2-330-07261-2
prix indicatif : 24, 00€ 

Source : actes-sud.fr

mardi 23 août 2016

Cette biographie de Ligeti comble un vrai manque

"Le compositeur signe une biographie du musicien qui devrait devenir incontournable pour la connaissance de la vie comme de l’œuvre du musicien.
Il faut dans un premier temps s’attarder sur l’auteur du livre, pour mieux comprendre sa démarche et ce qui en fait l’intérêt. a en effet plusieurs casquettes dont deux retiennent ici particulièrement l’attention : il est certes docteur en musicologie, auteur d’une thèse sur les Études pour piano de Ligeti mais il est aussi compositeur. Il aborde donc le musicien et son travail à la fois en historien de l’art, en musicologue, en analyste musical, mais aussi en créateur. Et c’est essentiel pour comprendre une vie aussi riche et complexe que celle de Ligeti, avec une évolution marquée par de nombreux tournants que peut-être seul un autre créateur est en mesure de comprendre et de faire comprendre. On note aussi le fait très significatif que le premier chapitre du livre est consacré à « l’art et à la littérature comme sources d’inspiration »." La suite sur resmusica.com

György Ligeti. Karol Beffa. Fayard, 462 p. 28€. 2016.

mardi 22 mars 2016

Ferdinand le débile, le Habsbourg caché...

Après "Philibert Besson, le fou qui avait raison", "Giampietro Campana la malédiction de l'anticomane", voici un nouveau portrait consacré à un personnage curieux, insolite, illustre à son époque et méconnu aujourd'hui

Vient de paraître aux Editions Jeanne d'Arc du Puy en Velay, le troisième livre de Jean-Luc Dousset : "Ferdinand le débile"
Il s'agit de la biographie de l'empereur d'Autriche Ferdinand 1er ayant régné entre 1835 et 1848, date à laquelle il abdiqua en faveur de son neveu François-Joseph, l'époux de Sissi.
Ferdinand victime des mariages consanguins souffre de nombreuses déficiences physiques  et manifeste un esprit simple mais non sot!
A découvrir d'ici peu! Et à lire comme un roman!

Disponible chez les libraires (en commande), sur le site des éditions Jeanne d'Arc, sur Amazon, et bientôt à la FNAC.

***
Vienne, 1793, le palais de la Hofburg, la naissance de l'héritier de l'empire austro-hongrois.
En principe... du successeur de son père l'empereur François 1er.
Mais Ferdinand a de l'eau dans la tête, il est rachitique, il souffre d'épilepsie, il est un peu attardé...
La consanguinité l'a accablé de tant de tares !
Survivra-t-il suffisamment de temps pour accéder au trône de la famille des Habsbourg-Lorraine.
Monter ou descendre un escalier, se servir d'une carafe, signer de son nom... Autant d'épreuves !
Durant des mois, sa laideur doit rivaliser avec la beauté de l'Aiglon qui vit au Palais de Vienne, à Schönbrunn...Encore une épreuve pour lui, si disgracieux.
Son père Sa Majesté François hésite.
Lui succédera-t-il ?
Un temps il lui préfère son fils cadet François-Charles.
Un temps, il s'en tient au principe de légitimité, ce sera son fils ainé Ferdinand...
Le Prince de Metternich veut sa marionnette !
Avec Ferdinand, il la tient...
Il le forme, le modèle, le marie à la princesse Marie-Anne de Savoie. Nuit de noces mouvementée !
Ferdinand s'intéresse peu aux choses de la politique et à l'art militaire. Ses seules passions : la botanique, le jardinage, les sciences...
On le prend pour un débile !
Le peuple l'aime. Il le surnomme Ferdinand le Bon.
Le peuple le méprise. Il l'appelle du sobriquet de Ferdinand le Fini...
La période est troublée. Le puzzle de l'empire austro-hongrois menace de se disloquer. La sœur de son frère, l'archiduchesse Sophie avide de pouvoir manœuvre pour que la couronne des Habsbourg revienne à son fils François-Joseph qui va épouser celle qui va devenir l'impératrice Sissi !
On prépare son abdication...
Ferdinand, un incapable ? Il est un homme de progrès !
Vous croyez tout connaître des Habsbourg ?