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vendredi 16 juin 2023

George Soros, le philanthrope diabolisé, à l'heure de la retraite

"Le financier et philanthrope américain George Soros, 92 ans, a annoncé dimanche 11 juin céder les rênes de son empire à son fils Alexander. Il était depuis trente ans la bête noire des autocrates et des complotistes du monde entier, qui en avaient fait le bouc émissaire idéal. 

C'est par un gif extrait du Parrain que Viktor Orban a accueilli l'annonce du passage de flambeau de George Soros à son fils. Le tweet, largement relayé, montre le personnage de Don Corleone embrasser son fils pour l'adouber. « Soros 2.0 », commente sobrement le Premier ministre hongrois, dans un dernier coup de griffe à son meilleur ennemi. L'analogie n'est pas nouvelle. En 2017, le très sulfureux animateur radio Alex Jones accusait le milliardaire américain d'être le chef d'une « mafia juive », en ayant déjà recours à l'œuvre de Francis Ford Coppola pour appuyer ses dires. « Le film Le Parrain est basé sur une histoire vraie, ils ont simplement changé les noms », assurait ce fervent partisan de Donald Trump dans son émission The Alex Jones Show.

Des États-Unis à Israël, en passant par l'Italie et la Turquie, George Soros est ainsi depuis plus de 30 ans accusé de tous les maux. Pêle-mêle : il serait à l'origine de coups d'État, des manifestations violentes de Charlottesville, de la « caravane » de migrants partie du Honduras jusqu'à la frontière américaine, de la crise migratoire en Europe..." La suite sur rfi.fr

mardi 13 juin 2023

George Soros, le milliardaire philanthrope devenu cible des complotistes, passe la main

"Âgé de 92 ans, George Soros va passer la main à son fils Alexandre, 37 ans

Spéculateur de légende auto-érigé en philanthrope et pourfendeur du capitalisme ultralibéral, George Soros, qui s’apprête à céder à l’un de ses fils le contrôle de son empire, est devenu la cible des ultra-conservateurs et complotistes, prompts à des attaques aux relents antisémites.

Âgé de 92 ans, le milliardaire va transmettre les rênes de son organisation à Alexander (37 ans), l’un de ses fils, a-t-il indiqué au Wall Street Journal.

Alex, son diminutif, va succéder à un personnage haï par une partie de la droite dure, des contestataires et conspirationnistes, qui l’ont accusé, entre autres, d’avoir financé des manifestations violentes, œuvré à renverser des gouvernements ou fabriqué une crise migratoire en Europe. Le mois dernier encore, Elon Musk l’a visé dans un tweet, affirmant gratuitement : « Il veut éroder le tissu même de la civilisation. Soros déteste l’humanité »." La suite sur sudouest.fr

dimanche 7 mai 2023

En Hongrie, Orban privatise l’économie à son profit

"L’Etat et les proches du pouvoir multiplient les rachats et les pressions pour "renforcer la propriété magyare". Les entreprises, notamment allemandes, serrent les dents.
Mi-février, Viktor Orban a adressé un message explicite aux acteurs économiques lors d’un discours devant la chambre de commerce et d’industrie de Budapest. "Nous avons besoin de capital étranger car nous ne sommes pas assez puissants. […] Mais en même temps, la propriété hongroise doit être renforcée." Télécommunications, grande distribution, assurances et construction : le Premier ministre de la Hongrie pointait alors quatre secteurs stratégiques, où la part étrangère dépasse le "niveau souhaité".

Le "renforcement" du contrôle magyar cible notamment les entreprises allemandes, fortement implantées dans le pays. Les patrons de deux cimentiers germaniques, Heidelberg Materials et Schwenk Zement, ont été contactés par un proche d’Orban qui leur a expliqué vouloir mettre la main sur Duna-Drava Cement Kft., leur filiale hongroise commune. Coïncidence, trois récents décrets compliquent le travail de cette société..." La suite sur lexpress.fr (article payant)

samedi 9 novembre 2019

30 ans après la chute du mur de Berlin : Klara Ungar, symbole de la défaite des dissidents libéraux hongrois

"A 61 ans, celle qui participa, dès 1988, à la naissance du Fidesz, le parti de Viktor Orban, n’a cessé d’enchaîner les déconvenues électorales.
Quatre heures de discussions lui sont nécessaires pour résumer ses trente ans de chute. Pour passer de cette année 1990 où Le Monde s’enthousiasma pour les « 32 ans rayonnants » de cette candidate à la mairie de Budapest, symbole de « la révolution progressive et pacifique », à cet automne 2019 où l’on retrouve Klara Ungar dans des ­bureaux prêtés par l’association d’une de ses amies. A 61 ans aujourd’hui, cette femme à la voix grave ne pèse plus rien, ou presque, dans la vie politique hongroise. Avec ses idées libérales, celle qui participa dès 1988 à la naissance du Fidesz, le parti de Viktor Orban, a enchaîné les échecs électoraux. Au point de quitter la politique en 2014, quand le premier ministre hongrois, devenu entre-temps le héraut de ­l’extrême droite européenne, s’est fait réélire pour la troisième fois.
Un libéralisme pur et dur
« Il y a trop de vents contre moi », lâche l’ancienne députée qui se consacre désormais à la gestion d’appartements loués sur Airbnb. Qu’elles semblent périmées, ces photos en noir et blanc qui la montrent souriante au côté du jeune Orban sur les bancs du premier Parlement élu démocratiquement, en mars 1990 ! Economiste, Klara Ungar avait rejoint en 1988 une bande d’étudiants en droit, ­Alliance des jeunes démocrates (Fiatal Demokratak Szövetsege, Fidesz), qui veut faire tomber un régime montrant déjà des signes de fragilité. « C’était le seul à se revendiquer explicitement pro-européen, pro-OTAN et à vouloir un vrai capitalisme », se souvient-elle. Un libéralisme pur et dur, à la fois économique et culturel." La suite sur lemonde.fr (article payant)

vendredi 19 avril 2019

Les entreprises étrangères, plus que jamais choyées sur le sol hongrois

"Le Premier ministre Viktor Orban promettait pourtant de lutter contre le capital étranger.
L’illibéralisme prôné par l’homme fort de Budapest est-il en réalité un ultralibéralisme ? Ces derniers mois, la petite ville de Rajka et sa région, dans le nord-ouest de la Hongrie, ont vu s’installer quantité d’entreprises slovaques. Ou plutôt leurs boîtes aux lettres… Rien que sur le premier trimestre de cette année 2019, ce sont près de deux cents sociétés slovaques qui ont fait le choix de délocaliser leur siège social dans la Hongrie voisine. La Slovaquie a beau être son troisième partenaire commercial, et les relations entre les deux pays meilleures qu’elles ne l’ont jamais été, cela n’explique pas tout. Alors, que vont-elles y chercher ?" La suite sur lalibre.be (article payant)

jeudi 14 mars 2019

Europe : le moment de vérité, 3e épisode - Entretien exclusif avec Michael Ignatieff

Jeudi 14 mars dès 7h40 dans Les Matins de France Culture de Guillaume Erner
Avec Michael Ignatieff, président et recteur de l’Université d’Europe centrale à Budapest est l’invité exceptionnel des Matins de France Culture de Guillaume Erner
Certains lieux prennent une signification toute particulière à l’approche des élections européennes du mois de mai. C’est le cas de la Central Europe University de Budapest, objet d’un conflit politique majeur entre Victor Orban et le milliardaire et philanthrope George Soros qui a créé et soutient financièrement cet établissement.
Bataille pour les valeurs démocratiques, identités nationales à l’heure de la globalisation, indépendance de la recherche et autonomie des systèmes éducatifs, c’est autour de l’ « université Soros » que se sont cristallisés ces débats en Hongrie, le régime Orban construisant là le modèle des démocraties dites illibérales.
Après le romancier Erri de Luca le 11 février, le metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota le 7 mars, Guillaume Erner reçoit un troisième invité exceptionnel : Michael Ignatieff, président et recteur de l’Université d’Europe centrale, politiste canadien et ancien député. Au centre de la discussion : la situation politique en Hongrie, le phénomène des démocraties illibérales, la réflexion critique et autocritique des intellectuels libéraux face à ces évolutions.
Michael Ignatieff est l’invité exceptionnel des Matins de France Culture au micro de Guillaume Erner dès 7h40.
A écouter et réécouter sur franceculture.fr
Source : franceculture.fr

mardi 7 novembre 2017

Ce que le mouvement féministe d’Europe centrale doit à son passé communiste

"Kristen Ghodsee est une anthropologue américaine principalement connue pour son travail ethnographique sur la Bulgarie post-communiste et ses travaux sur les genres dans les pays post-socialistes. Dans un entretien accordé au site hongrois Mérce, elle revient sur l'héritage des organisations de femmes socialistes dans les pays d'Europe centrale . . ." La suite sur hu-lala.org (article payant)