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mardi 7 avril 2026

Vrai ou faux. Est-il vrai que les politiques natalistes de la Hongrie et de l'Italie ne "marchent pas" ?

"La cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, fait référence dans une vidéo à ces deux pays européens qui ont mis en place des mesures financières visant à stimuler la natalité et où, dit-elle, "on explique aux femmes que ce sera plus compliqué d'avorter", qu'il faut "vraiment faire des enfants".

Quelles sont les politiques publiques qui incitent réellement les femmes seules ou les couples à avoir des enfants ? Dans une vidéo, postée jeudi 2 avril sur les réseaux sociaux, Marine Tondelier, la secrétaire nationale du parti Les Écologistes, a fustigé "les politiques natalistes où on explique aux femmes que ce sera plus compliqué d'avorter, que vraiment il faut faire des enfants, que c'est ça leur rôle dans la vie". Et d'ajouter : "ça ne marche pas". Marine Tondelier, qui a annoncé sa deuxième grossesse lundi 30 mars Ouverture dans un nouvel onglet, répondait ainsi à un chroniqueur des Grandes Gueules de RMC qui lui avait indirectement reproché d'avoir attendu "39 ans pour faire un enfant"." La suite sur radiofrance.fr 

mercredi 14 janvier 2026

Andrea Pető, historienne : « Les politiques natalistes sont des outils idéologiques »


"Les mesures destinées à relancer la natalité prises par Viktor Orban, en Hongrie, sont peu efficaces et s’accompagnent d’une érosion de l’égalité des genres, explique, dans un entretien au « Monde », Andrea Pető, spécialiste de l’illibéralisme. 

Ces dernières années, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, et son parti, le Fidesz, ont instauré une série de mesures destinées à relancer la natalité, qui se sont avérées coûteuses et néfastes pour l’autonomie économique des femmes, explique Andrea Pető, historienne spécialiste des études de genre et de l’illibéralisme à l’université d’Europe centrale de Vienne, en Autriche. Dans un nouvel ouvrage sur le sujet, Orbán Viktor nőügyei (« les affaires de Viktor Orban avec les femmes », Womanpress, non traduit), écrit avec la journaliste Balazs Zsuzsanna, elle détaille comment l’érosion de l’égalité des genres va de pair avec celle des droits démocratiques. Et pourquoi cette tendance se propage aujourd’hui dans d’autres pays.

Vous expliquez, dans votre ouvrage, que la politique nataliste de Viktor Orban a remodelé les lois et réduit l’autonomie des femmes. Comment ?

Depuis l’arrivée au pouvoir du Fidesz, il y a quinze ans, les droits reproductifs – soit le droit légal à la contraception, à l’avortement, aux traitements de fertilité, à l’information sur son propre corps… – ont été réduits et la participation des femmes au marché du travail a été refaçonnée par une approche familialiste. La nouvelle Constitution, adoptée en 2011, définit le mariage comme l’union « entre un homme et une femme » et met l’accent sur la « protection de la vie fœtale dès la conception ». Cela a eu des conséquences directes sur l’accès à l’avortement [si l’interruption volontaire de grossesse reste formellement légale dans certains cas, un décret impose, depuis 2022, aux femmes souhaitant avorter d’écouter les..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

lundi 10 novembre 2025

En Hongrie, un média indépendant dans le viseur de Trump, allié d’Orbán

"À quelques mois des prochaines législatives hongroises, l’administration américaine compte fermer Szabad Europa, le service en langue hongroise de Radio Free Europe / Radio Liberty, pour soutenir Viktor Orbán.

L'administration américaine s’est engagée à fermer un média en langue hongroise financé par les États-Unis afin de soutenir le Premier ministre nationaliste Viktor Orbán, reçu vendredi à la Maison Blanche. Kari Lake, qui dirige l’US Agency for Global Media (USAGM), organisme public américain supervisant plusieurs médias actifs à l’étranger, a fait savoir au Congrès qu’elle chercherait à bloquer le financement de Szabad Europa, le service en langue hongroise de Radio Free Europe / Radio Liberty. 

Ce média « vise clairement à déstabiliser » la Hongrie, a déclaré Kari Lake jeudi à la chaîne de télévision conservatrice Newsmax. « L’argent des contribuables américains ne devrait pas servir à financer une radio mondialiste. […] Les mondialistes détestent Viktor Orbán. » On ignore toutefois si elle a le pouvoir de fermer unilatéralement Szabad Europa, qui était toujours active vendredi et couvrait la rencontre entre Trump et Orban." La suite sur telerama.fr

jeudi 7 novembre 2024

Audition sous haute tension pour le commissaire hongrois désigné à la Santé

"Le commissaire désigné à la Santé et au Bien-être animal, Olivér Várhelyi, sera auditionné par le Parlement européen mercredi 6 novembre à 18 h 30, mais la confirmation du candidat hongrois est loin d’être assurée, sa nomination ne faisant pas l’unanimité parmi les eurodéputés.

Lors de son audition, Olivér Várhelyi devra non seulement rassurer les eurodéputés sur ses compétences et son portefeuille, mais aussi sur ses liens avec le Premier ministre hongrois Viktor Orbán.

Interrogée par Euractiv en amont de l’audition de l’aspirant commissaire, l’eurodéputée française Majdouline Sbaï (Verts/ALE) se demande « comment préserver l’Europe de ses ennemis de l’intérieur », avertissant que « le Parlement européen fonctionne au consensus, mais pas avec ceux qui sont les ennemis du progrès »." La suite sur euractiv.fr

jeudi 17 août 2023

Des dizaines de femmes hongroises se rendent chaque semaine en Autriche pour avorter, dans un contexte de durcissement des lois

"Les avortements sont légaux en Hongrie mais les traitements humiliants et les listes d’attente poussent les femmes à interrompre leur grossesse en dehors du pays, ont déclaré des femmes et des experts à L’Observatoire de l’Europe. Leur principale destination est l’Autriche.

« J’étais sûr que je ne voulais pas passer par cette procédure en Hongrie », raconte Adri, 32 ans, qui a demandé à être identifiée uniquement par son prénom. Elle vit dans une agglomération de Budapest, travaille comme coach de vie et élève seule son fils. Elle est tombée enceinte de nouveau, il y a deux ans, et a décidé de se faire avorter.

Les avortements chirurgicaux sont légaux jusqu’à la 12e semaine en Hongrie mais les femmes sont tenues d’assister à deux rendez-vous obligatoires avec un service de l’État**. Union (TASZ), une ONG de défense des droits de l’homme, a expliqué. Le second a pour but de les informer des dangers de la chirurgie." La suite sur observatoiredeleurope.com

vendredi 30 septembre 2022

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Budapest pour le droit à l’avortement

"En Hongrie, plusieurs milliers de personnes ont manifesté devant le Parlement, mercredi soir, contre un récent amendement à la loi sur le droit à l’IVG.

Mercredi soir, sous la pluie, des organisations de défense des droits humains et des citoyens ont protesté contre le récent amendement à la loi sur l’avortement, qui oblige les médecins obstétriciens-gynécologues à faire écouter le cœur du fœtus aux femmes enceintes qui souhaitent avoir recours à une interruption volontaire de grossesse." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

mercredi 28 septembre 2022

Hongrie: des milliers de manifestants pour un libre accès à l'avortement

"Des milliers de Hongrois ont manifesté ce mercredi 28 septembre au soir à Budapest contre un récent décret obligeant les femmes enceintes à être confrontées aux «fonctions vitales» du fœtus avant d'avorter, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La foule d'environ 3000 personnes, composée majoritairement de femmes, s'est rassemblée devant le Parlement pour défendre «le droit fondamental de décider d'avoir un enfant ou non», plaide Monika Karvaly, secrétaire de 43 ans. «Et si les circonstances sont différentes (violence, abus...), ne nous tenez pas pour responsable, ne nous punissez pas!», s'emporte-t-elle." La suite sur lefigaro.fr

Hongrie: le droit à l'avortement en danger

"À l'occasion de la Journée internationale de la liberté d'avorter, une grande manifestation doit réunir ce mercredi 28 septembre en Hongrie tous ceux qui s'opposent au gouvernement Orban qui entend durcir les conditions d'accès à l'IVG.

Depuis le 15 septembre dernier, les femmes hongroises souhaitant avorter sont obligées d'« écouter les battements de cœur du fœtus » avant de pouvoir accéder à la procédure, une manière insidieuse d'entraver le droit des femmes à disposer de leur corps.

► Un reportage de Florence La Bruyère à retrouver en intégralité dans Accents d'Europe.

Source : rfi.fr

mardi 29 mars 2022

Une organisation ultra-conservatrice polonaise vient observer les élections hongroises

"L’organisation ultra-conservatrice polonaise Ordo Iuris comptera parmi les observateurs du scrutin du 3 avril en Hongrie.

Le 3 avril, jour des élections législatives hongroises, l’OSCE craignant des fraudes déploiera une mission complète d’observation, un fait inédit dans l’Union européenne." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

jeudi 26 novembre 2020

Ursula von der Leyen dénonce les “mensonges” de la Pologne et son véto “irresponsable”

"Alors que la Pologne et la Hongrie bloquent pour l'heure le lancement du plan européen de relance massif de l'économie, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen nie que Bruxelles tente de s'ingérer dans la politique anti-avortement de Varsovie, comme cette dernière le prétend.

Alors que les vetos de la Pologne et de la Hongrie bloquent pour l'heure le coup d'envoi au plan de relance massif de l'économie de l'UE, Ursula von der Leyen tire à boulets rouges sur Varsovie et Budapest. Ces vétos sont "simplement irresponsables", juge la présidente de la Commission européenne, qui a dénoncé les "mensonges" affirmant par exemple que Bruxelles tentait de s'ingérer dans la politique anti-avortement de Varsovie. La Hongrie et la Pologne ont mis leur veto la semaine dernière au budget pluriannuel et au plan de relance européens pour s'opposer à un mécanisme permettant de les priver de fonds en cas de violations de l'Etat de droit (justice indépendante, politique anticorruption...) ayant un impact financier." La suite sur capital.fr

samedi 21 novembre 2020

Hongrie : Orban attaque les droits des femmes

"Les droits reproductifs sont dans le viseur du Fidesz alors que le gouvernement intensifie sa rhétorique conservatrice, établissant des parallèles avec la dernière tentative de la Pologne de limiter l’avortement. 

Stigmatisation et atteintes aux droits fondamentaux
Fin octobre, les droits des femmes hongroises ont été soudainement attaqués lorsque le gouvernement du Premier ministre Viktor Orban a signé une déclaration anti-avortement imprégnée d’un langage «pro-famille» et d’un discours conservateur. Dans la Déclaration du consensus de Genève, l’idée maîtresse de ce document est un déni clair du droit international à l’avortement sous prétexte de promouvoir la santé des femmes." La suite sur eurasiatimes.org

dimanche 8 avril 2018

En Hongrie, on apprend que "les garçons et les filles n’ont pas les mêmes aptitudes intellectuelles"

"Le Premier ministre Viktor Orban a imposé un programme conservateur et nationaliste qui introduit le sexisme dans les programmes éducatifs nationaux et incite les femmes à rester au foyer et à faire des enfants.
Dans leur manuel scolaire de sciences naturelles, les collégiens hongrois apprennent désormais que "les garçons et les filles (...) n’ont pas les mêmes capacités physiques et aptitudes intellectuelles". Et dans le livre destiné aux nouveaux cours de morale obligatoire, ils se voient avertis qu'"avoir des relations sexuelles hors mariage est un péché".
Les écoliers rêvassent sur des illustrations qui réduisent la femme à son foyer, ils apprennent par cœur des poèmes et des chansons célébrant la mère traditionnelle, écoutent des histoires où l’épouse qui ne fait pas briller sa maison comme un sou neuf est punie par son mari.
"Les femmes sont bonnes pour la cuisine, leur rôle c’est de s’occuper de la maison et de faire des enfants." La suite sur nouvelobs.com

mardi 23 mai 2017

Un forum européen anti-avortement sous l’égide de Viktor Orbán

Le deuxième forum européen "Un de nous" ("One of Us") se tiendra les 26 et 27 mai à Budapest sous le haut patronage du Premier ministre hongrois Viktor Orbán.
L'organisation pro-vie "Un de nous" tiendra à partir de vendredi prochain son deuxième forum européen sur le thème du combat culturel autour de la place de la famille et de la "vie" dans le "nouvel ordre mondial". Celui-ci aura lieu à Budapest, sous le patronage du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, "pour remercier les pays qui défendent la famille et la vie..." La suite sur hu-lala.org (article payant)

jeudi 9 février 2017

Opération financement contre avortement dans deux hôpitaux hongrois

"Le ministre délégué auprès du Première ministre a déclaré aujourd’hui avoir soutenu financièrement deux hôpitaux avec comme contrepartie l’interdiction d’y pratiquer l’avortement.Les hôpitaux Béthesda et des Frères hospitaliers de Buda ont reçu un financement de 7,8 milliards de forint en échange de quoi, les médecins ne pourraient plus y pratiquer l’avortement. János Lázár a ainsi affirmé que la rénovation des maternités et services de gynécologie des deux hôpitaux avait pu être menée à bout grâce à la collaboration de ces deux établissements, lesquels ont accepté cet étrange deal sans broncher." La suite sur hu-lala.org

lundi 5 mars 2012

Nouvelle leçon de morale hongroise : pas de sexe avant le mariage !

"Une organisation créée le week-end dernier, « l'Association Hongroise des Sciences pour la Famille » (Magyar Családtudományi Társaság), s'est donnée pour mission de combattre les relations prénuptiales, avec la bénédiction du gouvernement et les fonds de l'Union européenne !
Après la campagne contre l'avortement l'an dernier (elle aussi financée par un "détournement" des fonds de l'UE) et la critique publique de l'homosexualité, il est aujourd'hui question de lancer une campagne contre les relations hétérosexuelles avant l'union sacrée par le mariage. Nous ne sommes pas en Afghanistan, ni dans un quartier juif ultra-orthodoxe de Jérusalem, mais bien dans ce petit pays au cœur de l'Europe, la Hongrie." La suite sur hu-lala.org

jeudi 19 janvier 2012

Hongrie: Travail, famille, ennuis

"En pleine crise financière, le pays vient de durcir ses lois familiales...
Depuis le 1er janvier, la «République de Hongrie» n'existe plus. En haut de la nouvelle Constitution, il ne reste plus que «Hongrie». Jugées «liberticides» par plusieurs eurodéputés, les nouvelles lois sur les médias, la famille ou la justice modifient le mode de vie dans ce pays. 20 Minutes s'est rendu sur place. Le fœtus est encore dans le ventre de sa mère. Mais il a déjà acquis l'usage de la parole. «Je pourrais comprendre que tu n'es pas prête pour moi maintenant, implore-t-il. Mais réfléchis-y à deux fois et donne-moi à l'adoption. Laisse-moi vivre!» Placardées l'été dernier dans le métro par les autorités hongroises, les affiches ont fait le tour de Budapest. Avant d'atterrir sur le bureau de Viviane Reding à Bruxelles. «Cette campagne anti-avortement est incompatible avec les valeurs de l'Union européenne.» La commissaire en charge des Droits fondamentaux n'était pas au bout de ses surprises." La suite sur 20minutes.fr

mercredi 15 juin 2011

Bucarest, capitale de la Hongrie a la peau dure !

"Une campagne anti-avortement hongroise cofinancée par Bruxelles

Le zèle avec lequel la Commission semble surveiller l'utilisation des fonds alloués par ses programmes européens peut laisser dubitatif.

Le programme Progress chargé de concrétiser les engagements sociaux européens a servi à financer en partie une vaste campagne anti-avortement de 416 000 euros. Des affiches collées dans le métro et sur les arrêts de bus à Bucarest ont mis en scène, au mois de mai dernier, les implorations d’un fœtus s’adressant à sa future mère : "Je comprends bien que tu n'es pas encore prête pour moi, mais donne-moi au service d'adoption, LAISSE-MOI VIVRE !"." La suite sur euractiv.fr

mardi 14 juin 2011

Hongrie: campagne gouvernementale contre l’avortement financée par l'UE

"En Hongrie, une campagne contre l'avortement a été financée sur des fonds européens ! Elle a été organisée par le ministère des Ressources humaines, chargé de la politique familiale. Il s’agit en fait de petits panneaux affichés dans les wagons du métro. On y voit la photo d’un fœtus, qui dit à sa mère : « Je peux comprendre que tu ne sois pas prête à m’accueillir mais laisse moi vivre ! Donne moi plutôt à l’adoption ». Le texte précise que « chaque année, des milliers d’enfants sont victimes de l’avortement ». Et au bas de l’affiche, on voit le sigle de l’Union européenne." Un reportage de Florence La Bruyère à écouter sur rfi.fr

samedi 11 juin 2011

La Hongrie a financé sa campagne anti-IVG avec des fonds européens !

"Le gouvernement hongrois aurait financé la campagne incitant les femmes à recourir à l’adoption plutôt qu’à l’avortement avec des fonds européens destinés au « progrès social et à l’égalité entre les femmes et les hommes ». Saisie par l’eurodéputée socialiste française Sylvie Guillaume, la Commission européenne a exigé de la Hongrie qu’elle y mette un terme, sous peine de sanctions." La suite sur hu-lala.org

Promotion des valeurs conservatrices

"La famille est un sujet prioritaire du gouvernement Fidesz-KDNP. Il souhaite inverser les tendances démographiques négatives avec cette stratégie. Cependant plusieurs mesures franchissent certaines limites en s’introduisant dans la vie privée des Hongrois.

«Je comprends bien que tu n'es pas encore prête pour moi…mais alors donne moi au service d’adoption, laisse moi vivre !», c’est le slogan que vous pouvez lire accompagnant l’image d’un fœtus sur l’affiche de la campagne lancée par le ministère des Ressources Nationales. Le gouvernement souhaite ainsi diminuer le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG), puisque que comme l’a précisé le secrétaire d’État aux affaires sociales, Miklós Soltész „les Hongrois ne sont pas encore prêts à bannir complètement la question de l’avortement.” La suite sur le Journal francophone de Budapest