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samedi 3 octobre 2026

Hongrie : le bras de fer avec Bruxelles est-il vraiment terminé ?

"La Commission européenne a récemment proposé de débloquer 4,2 milliards d'euros de fonds européens pour la Hongrie. Après des années de tensions entre Bruxelles et Budapest, cette décision marque-t-elle un véritable tournant ? Réponse avec Valentin Ledroit.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Péter Magyar au mois de mai, les relations entre la Hongrie et l'Union européenne se sont normalisées, après des années de bras de fer initié par Viktor Orbán.

Symbole de ce retour dans le jeu européen, la Commission a proposé, le 23 septembre dernier, de débloquer 4,2 milliards d'euros de fonds européens destinés à la Hongrie et bloqués en raison des atteintes à l'état de droit dans le pays. L'exécutif veut également redonner à Budapest pleinement accès aux programmes et .

Six mois après la victoire de Péter Magyar aux législatives, que reste-t-il des différends entre la Hongrie et l'Union européenne ? Et peut-on désormais parler de véritable normalisation ? Éléments de réponse." La suite sur touteleurope.eu

jeudi 1 octobre 2026

Le Tribunal de l'UE rejette le recours de six universités hongroises contrôlées par des fiducies contre l'interdiction de recevoir des fonds européens

"Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours de six universités hongroises contre l'interdiction pour le budget de l'UE de financer les fiducies d'intérêt public ('public interest trusts') en Hongrie ainsi que des entités détenues par ces fiducies, dans un arrêt rendu mercredi 30 septembre (affaires jointes T-115/23, T-132/23, T-133/23, T-138/23, T-139/23 et T-140/23).

En 2023, sous le gouvernement de Viktor Orbán, six universités hongroises avaient contesté la décision (2022/2506) du Conseil de l'UE de décembre 2022 de geler des fonds européens destinés à la Hongrie (EUROPE 13082/2). Cette décision, prise au titre du règlement 'conditionnalité/État de droit' (2020/2092), interdit à la Commission européenne de contracter avec les fiducies hongroises, auxquelles la gestion d'établissements supérieurs avait été transférée.

Le Tribunal rejette les six recours en annulation." La suite sur agenceurope.eu (articla payant)

samedi 26 septembre 2026

"Une bonne nouvelle pour l'Ukraine et une mauvaise nouvelle pour la Russie": la Hongrie met fin à son veto, 6,6 milliards sont débloqués par l'UE

"Après des années de blocage hongrois, l'UE débloque 6,6 milliards d'euros issus de la Facilité européenne pour la paix au profit de l'Ukraine.

Les États membres de l'Union européenne ont accepté de débloquer 6,6 milliards d'euros pour soutenir l'Ukraine, a annoncé vendredi la haute représentante pour la politique étrangère, Kaja Kallas. Il s'agit de fonds provenant de la Facilité Européenne pour la Paix (FEP), dont l'utilisation a été bloquée pendant des années par la Hongrie." La suite sur lalibre.be 

jeudi 24 septembre 2026

L’UE veut débloquer 4,2 milliards d’euros pour la Hongrie, qui a renforcé l’Etat de droit depuis la fin de l’ère de Viktor Orban

"Le déblocage de ces fonds devra être validé par les Vingt-Sept, mais il n’y a guère de suspense. Il s’agit d’une première tranche des plus de 16 milliards d’euros de fonds gelés que l’Union européenne entend progressivement reverser à la Hongrie, sous condition de réformes. 

La Commission européenne a proposé, mercredi 23 septembre, de débloquer 4,2 milliards d’euros en faveur de la Hongrie, saluant les efforts du nouveau gouvernement de Peter Magyar pour remédier aux atteintes à l’Etat de droit de l’ère de Viktor Orban.

« La Hongrie a pris des mesures importantes pour renforcer l’Etat de droit (…). Aujourd’hui, nous proposons de débloquer 4,2 milliards d’euros et de rouvrir » intégralement l’accès aux programmes Erasmus et Horizon Europe aux étudiants et chercheurs hongrois, a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. « Cela montre que les réformes produisent des résultats », a insisté la cheffe de l’exécutif européen." La suite sur lemonde.fr 

samedi 29 août 2026

La Hongrie formulera une seule demande de paiement au titre de son plan de relance post-Covid-19 révisé

"Le gouvernement du Premier ministre hongrois, Péter Magyar, ne devrait formuler qu'une seule demande officielle de paiement au titre de son plan de relance post-Covid-19 révisé approuvé par le Conseil de l'UE début juillet (EUROPE 13907/4).

Cette demande, qui devra être transmise au plus tard fin septembre à la Commission européenne, devra détailler l'ensemble des mesures préalables, des réformes et des investissements agréés qui auront été réalisés d'ici fin août, date butoir de réalisation des plans de relance nationaux. Bien qu'elle suive la mise en œuvre du plan hongrois, l'institution de l'UE n'est pas, à l'heure actuelle, en mesure d'indiquer si la demande de paiement portera sur la dotation totale du plan hongrois révisé, soit environ 10 milliards d'euros (6,5 milliards de subventions et 3,5 milliards de prêts).

La Commission a jusque fin 2026 pour analyser les dernières demandes de paiement des États membres au titre de leur plan national de relance post-Covid-19." La suite sur agenceeurope.eu (article payant)

mercredi 26 août 2026

La Hongrie est sur le point d’atteindre les objectifs de l’UE pour débloquer une subvention de 10 milliards d’euros

"Principaux renseignements
  • La Hongrie prévoit de débloquer 10 milliards d’euros de subventions européennes actuellement gelées d’ici l’automne.
  • Le Premier ministre Péter Magyar a obtenu cette avancée financière grâce à des réformes anticorruption énergiques.
  • Des mises à jour législatives et des audits institutionnels garantissent le respect des critères stricts de l’UE.
La Hongrie réalise actuellement des progrès significatifs pour satisfaire aux exigences de l’Union européenne en vue de débloquer 10 milliards d’euros de subventions de relance actuellement bloquées. Selon des représentants du gouvernement hongrois et de la Commission européenne, le pays devrait remplir tous les critères requis d’ici la date butoir fixée au mois d’août. C’est ce que rapporte Euronews. Environ deux tiers des objectifs obligatoires ont déjà été atteints, ce qui place le pays en bonne position pour obtenir ce financement d’ici l’automne." La suite sur businessam.be

mardi 4 août 2026

Conçu pour durer, disparu en quelques mois : comment Péter Magyar a démantelé le régime de Viktor Orbán

"Depuis la victoire écrasante du parti Tisza de Péter Magyar en avril, la Hongrie a évincé son président, son procureur général et les patrons des médias publics, le nouveau gouvernement démantelant 16 ans de règne Orbán.

Dans la nuit du 12 avril, le Premier ministre hongrois d’extrême droite, Viktor Orbán, au pouvoir depuis de longues années, a téléphoné pendant environ une minute à son adversaire, Péter Magyar, pour le féliciter de la victoire électorale du parti de centre droit Tisza et reconnaître sa défaite.

Ce moment a aussi marqué la fin rapide du système politique, juridique et économique qu’Orbán avait construit pendant seize ans pour maintenir son parti Fidesz au pouvoir.

La victoire écrasante de Magyar lui a donné une majorité des deux tiers au Parlement, le seuil requis par le droit hongrois pour modifier la Constitution et adopter les lois dites 'cardinales' qui régissent les principales institutions de l’État." La suite sur euronews.com

mercredi 29 juillet 2026

En Hongrie, la rupture à marche forcée de Péter Magyar inquiète les défenseurs de l’État de droit

"Fort d’une majorité des deux tiers au Parlement, le nouveau Premier ministre hongrois s’est lancé dans une transformation rapide du système politique et juridique hérité de Viktor Orban. Mais cette stratégie assumée suscite des critiques jusque dans la société civile : pour certains défenseurs de l’État de droit, Péter Magyar prend le risque de reproduire les méthodes – et les errements – de son prédécesseur. 

En Hongrie, Péter Magyar veut aller vite. Depuis la large victoire de son parti Tisza aux élections législatives d’avril dernier, le nouveau Premier ministre a engagé une série de réformes destinées à démanteler le système politique et juridique construit par Viktor Orban au cours de ses seize années au pouvoir.

Péter Magyar dispose pour cela de deux atouts considérables : une forte popularité et une « super-majorité » des deux tiers au Parlement, qui lui permet notamment d’adopter des amendements constitutionnels. Un pouvoir dont son gouvernement n’hésite pas à faire usage, d’abord pour lutter contre la corruption, ensuite pour écarter plusieurs responsables politiques et judiciaires de l’ancien régime." La suite sur rfi.fr

vendredi 17 juillet 2026

L’adhésion de la Hongrie au Parquet européen : la fin de l’impunité pour l’ère Orbán ?

"Longtemps restée à l'écart du Parquet européen, la Hongrie a finalement rejoint le mécanisme de coopération renforcée le 10 juillet 2026. Si cette adhésion revêt une portée politique évidente, elle conduit surtout à s'interroger sur les limites temporelles de la compétence du Parquet européen et sur sa capacité à connaître de faits antérieurs à cette participation.

Que change concrètement l’adhésion tardive de la Hongrie au Parquet européen ?

Cette adhésion n’est pourtant pas neutre, et sa rapidité interpelle : dès le 29 mai 2026, quelques semaines après la défaite électorale de Viktor Orbán, la Hongrie notifiait à la Commission son intention de participer au fonctionnement du Parquet européen. Elle peut ainsi être lue politiquement comme un véritable « test de sincérité » : permettre au Parquet européen d’enquêter sur l’utilisation des fonds de l’Union en Hongrie, ou par des ressortissants hongrois, revient à accepter qu’un organe de l’Union, présenté comme indépendant, puisse revisiter des schémas de financement antérieurs, vraisemblablement liés à l’ancien pouvoir. Juridiquement, cependant, cette volonté se heurte immédiatement à un cadre normatif précis lequel fixe strictement le champ d’application temporel du Parquet européen." La suite sur leclubdesjusristes.com

mercredi 15 juillet 2026

Fonds de l’UE gelés - dans un calendrier très serré, la Commission européenne nie tout ‘traitement spécial’ en faveur du gouvernement 'Magyar'

"Pas moins de trois membres de la Commission européenne ont été mobilisés, mardi 14 juillet, pour répondre aux questions des eurodéputés concernant le processus de déblocage de fonds de l’UE en faveur de la Hongrie, qui s’était vue privée de 18 milliards d’euros sous l’ex-Premier ministre Viktor Orbán en raison, notamment, de multiples violations de l’État de droit.

Dans la matinée, le vice-président exécutif, Raffaele Fitto, ainsi que les commissaires européens Piotr Serafin, chargé du Budget, et Michael McGrath, de l’État de droit, ont participé pendant une heure trente à une réunion commune des commissions des Budgets (BUDG) et du Contrôle budgétaire (CONT) consacrée au sujet. Essentiel pour ce pays de 9,6 millions d’habitants, le déblocage de ces fonds dépend d’un calendrier très serré.

En principe, la Hongrie a en effet jusqu’au 31 août prochain au plus tard pour mettre en œuvre les diverses réformes requises par l'UE qui lui permettront d’accéder aux 10 milliards d'euros de financements (6,5 milliards de subventions, 3,5 de prêts) lui revenant au titre de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR)." La suite sur agenceurope.eu (article payant)

Groupe PPE - Tous les fonds européens destinés à la Hongrie devraient être versés à la Hongrie

"Le groupe PPE soutient le déblocage total des fonds européens destinés à la Hongrie dès que toutes les conditions nécessaires auront été remplies.

« Le groupe PPE souhaite que tous les fonds destinés au peuple hongrois parviennent effectivement à ce dernier. Le groupe PPE soutient les efforts déployés par le nouveau gouvernement hongrois et le parti TISZA pour réparer les dommages causés par Viktor Orbán à l’État de droit et à la crédibilité de la Hongrie au sein de l’Union européenne », a déclaré Siegfried Mureșan, député européen et vice-président du PPE, à la veille du débat d’aujourd’hui sur ce sujet au sein de la commission des budgets et de la commission du contrôle budgétaire du Parlement européen.

« Dès que les conditions seront remplies, tous les fonds européens destinés à la Hongrie – non seulement les fonds de relance, mais aussi les fonds de cohésion – devraient être débloqués sans délai. Cet argent appartient au peuple hongrois », a ajouté M. Mureșan." La suite sur eppgroup.eu

lundi 13 juillet 2026

Lutte anticorruption, refonte des médias, modification de la Constitution... La Hongrie de Péter Magyar met les bouchées doubles pour démanteler l'ère Orban

"Trois mois après sa victoire, le Premier ministre conservateur pro-européen a fait adopter de nombreuses lois visant à restaurer l'Etat de droit, sous l'œil attentif de l'Union européenne.

Pas de vacances en vue pour les députés hongrois. Le Premier ministre, Péter Magyar, ne relâche pas la pression, trois mois tout pile après sa très large victoire aux élections législatives, le 12 avril. Celui qui a mis fin à seize ans de règne de l'ancien dirigeant populiste Viktor Orban enchaîne l'adoption de nouvelles lois. Il faut aller vite pour respecter les promesses de campagne : remettre à flot la démocratie hongroise, malmenée par son prédécesseur, s'attaquer à la corruption et récupérer les fonds de l'Union européenne (UE) bloqués.

Le rythme est effréné pour les élus du parti Tisza depuis l'entrée en fonction de leur chef le 9 mai. Il faut apporter le "changement de régime" promis aux électeurs le soir de la victoire. Viktor Orban avait achevé de transformer le pays de 9,5 millions d'habitants en "démocratie illibérale", s'attaquant à la liberté de la presse, l'indépendance de la justice et l'Etat de droit, tout en arrosant ses proches et soutiens d'argent public. Le message est simple : mettre fin à "la mafia Orban"." La suite sur franceinfo.fr

La Hongrie crée une nouvelle agence chargée de lutter contre la corruption et le détournement des fonds publics

"Principaux renseignements

  • La Hongrie a présenté un projet de loi visant à créer une agence autonome de lutte contre la corruption.
  • Ce nouvel organisme aura pour mission de récupérer les biens publics détournés et de prévenir de futurs actes de malversation.
  • La Hongrie verra les fonds européens d’un montant de 10 milliards d’euros lui être à nouveau débloqués après son adhésion au Parquet européen.

Une proposition de loi visant à créer une agence spécialisée dans la lutte contre la corruption a été présentée vendredi au Parlement hongrois. Cette initiative s’inscrit dans la lignée de la promesse faite par le Premier ministre Péter Magyar de créer une entité autonome capable d’enquêter sur les allégations de malversations commises au cours des seize années de mandat de son prédécesseur, Viktor Orbán." La suite sur businessam.be

Hongrie : la Banque centrale annonce une baisse significative de l’inflation

"La hausse des prix (3,8 % en 2024, 3,6 % en 2025) grève le budget des ménages depuis plusieurs années en Hongrie. En mars, les premières prévisions de la Banque centrale de Hongrie (Magyar Nemzeti Bank - MNB) étaient peu optimistes et indiquaient une inflation de 3,8 % pour 2026. Or, La conjoncture actuelle conjuguant désormais à la fois un renforcement du forint au cours des 6 derniers mois, la baisse des prix de l’énergie (à la suite de la signature du protocole d’accord entre Washington et Téhéran) et la baisse des prix des produits alimentaires, elle a revu ses prévisions à la baisse." La suite sur regard-est.com

Le Conseil de l'UE entérine la révision des plans de relance post-Covid-19 de huit États membres, dont la Hongrie

"Le Conseil 'Écofin' a approuvé sans débat la révision des plans de relance post-Covid-19 de neuf États membres : l'Allemagne, Chypre, la Finlande, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Slovénie.

Le plan révisé hongrois qu'a présenté le gouvernement 'Magyar' (EUROPE 13893/21) avec, en parallèle, l'adoption de réformes dans le domaine de l'État de droit et des droits fondamentaux vise à débloquer près de 10 milliards d'euros (6,5 milliards de subventions et 3,5 milliards de prêts) de fonds européens.

Le ministre des Finances hongrois, András Kármán, a indiqué que les mesures du plan hongrois révisé visent à « faciliter la transition écologique ou numérique, le développement des infrastructures ferroviaires, le soutien au logement ou encore l’aide aux PME ». Les fonds européens permettront à la Hongrie de réduire son déficit public à un niveau « bien inférieur » au niveau de « 8,3% » du PIB en 2026, « s'il n'y avait pas eu de changement de gouvernement »." La suite sur agenceeurope.eu (article payant)

Le parquet européen va pouvoir enquêter sur les fonds européens en Hongrie depuis 2021

"La Commission européenne a donné son feu vert vendredi à l’adhésion de la Hongrie au parquet européen (EPPO). La mesure permettra au ministère public européen d’enquêter sur tous les soupçons de détournements de subsides européens commis en Hongrie depuis 2021.

Le gouvernement du nouveau Premier ministre hongrois Peter Magyar avait introduit cette demande d’adhésion en mai dernier, peu après son accès au pouvoir. "C’est un pas bienvenu dans la lutte contre la fraude et la corruption", a salué la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. "La population hongroise a maintenant la garantie que les fonds européens seront attribués dans son intérêt"." La suite sur rtbf.be 

dimanche 12 juillet 2026

Démocratie - En Hongrie, le Parlement tourne à plein régime pour déraciner la «mafia» Orbán

"Deux mois après être entré en fonction, le premier ministre Péter Magyar impose un rythme effréné aux parlementaires.

Pas de vacances en vue pour les députés hongrois : ils doivent examiner un texte après l’autre, un rythme effréné imposé par le premier ministre Péter Magyar, pressé de démanteler le système de son prédécesseur Viktor Orbán.

Deux mois après avoir prêté serment le 9 mai, le dirigeant conservateur pro-UE mène tambour battant son offensive pour apporter le « changement de régime » promis au soir de sa victoire aux législatives d’avril.

En 16 ans de pouvoir, le nationaliste Viktor Orbán a remodelé les institutions du pays d’Europe centrale de 9,5 millions d’habitants pour le transformer en une démocratie « illibérale »." La suite sur ledevoir.com

jeudi 2 juillet 2026

La Hongrie commence à reprendre le contrôle des fondations créées sous l'ère Orbán

"Cette refonte a laissé des milliers de personnes dans l'incertitude quant à leur avenir.

Le gouvernement hongrois a entamé le démantèlement des fondations controversées de gestion d’actifs d’intérêt public créées sous le précédent gouvernement de Viktor Orbán, en prenant le contrôle direct de dizaines d’institutions dans le cadre des efforts visant à débloquer des milliards de fonds européens gelés.

Un décret gouvernemental publié au Journal officiel Magyar Közlöny est entré en vigueur mardi ; il transfère les droits du fondateur de l’État sur ces fondations à des ministres désignés et lance une transition rapide qui doit s’achever d’ici le 31 août.

Cette refonte concerne les fondations dites de gestion d’actifs d’intérêt public (KEKVA) – un réseau d’institutions éducatives, culturelles, scientifiques et économiques – et laisse des milliers d’étudiants et de membres du personnel dans l’incertitude quant à leur avenir." La suite sur euractiv.com

mercredi 1 juillet 2026

Décryptage : pourquoi Péter Magyar hésite à s’aligner sur l’UE concernant l’Ukraine

"Lorsque le nouveau Premier ministre hongrois, Péter Magyar, tout juste investi, a levé début juin le veto de longue date opposé par la Hongrie à la candidature de l'Ukraine à l'adhésion à l'Union européenne, nombre de responsables à Bruxelles et à Kyiv ont poussé un soupir de soulagement.

Ce geste marquait la fin de la politique menée depuis des années par Viktor Orbán pour bloquer l'adhésion de l'Ukraine, et il a été salué tant par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, que par le président du Conseil, António Costa, tous deux fervents partisans de l'adhésion de l'Ukraine.

Mais Péter Magyar s'est rapidement employé à tempérer les attentes à Bruxelles. Lors de son premier sommet du Conseil européen en juin, il a clairement indiqué à ses homologues qu'il s'opposait à toute accélération du chemin de l'Ukraine vers l'adhésion." La suite sur news.yahoo.com

mardi 30 juin 2026

Hongrie: «Plus de deux tiers de la population est favorable au mariage homosexuel», rappelle la chercheuse Ambre Bruneteau

"En pleine canicule, la Marche des fiertés est tout de même prévue samedi 27 juin dans plusieurs villes d'Europe, y compris à Budapest. Elle avait été interdite l'an dernier par le gouvernement de Viktor Orban. Même si la communauté LGBT+ était réunie malgré tout, depuis, le conservateur pro-européen Peter Magyar est devenu Premier ministre et il n'envisage donc plus d'interdire cette marche des fiertés. Ambre Bruneteau, doctorante en sciences politiques à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, est la Grande invitée internationale de RFI. 

RFI : Les droits des personnes LGBT+ n'ont pas forcément été très abordés pendant la campagne des législatives. L'autorisation de cette marche des fiertés, est-ce tout de même un symbole important pour la Hongrie, ou est-ce anecdotique ?

Ambre Bruneteau : C'est vrai qu'après 16 ans de régime sous Orban où les droits des personnes LGBT+ ont été particulièrement réprimés, c'est un symbole important que d'autoriser la Marche des fiertés et de la soutenir. Peter Magyar a donné formellement son accord, même si, dans la campagne, c'est une thématique qu'il avait volontairement occultée, notamment, à mon avis, pour récupérer des voix d'une partie plus conservatrice de l'électorat. Il y a beaucoup d'attentes et les associations, notamment celles qui défendent les droits des personnes LGBT+, ont énormément d'attentes et restent un peu sur leurs gardes vis-à-vis de ce nouveau Premier ministre." La suite sur rfi.fr