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mardi 6 octobre 2026

(Re)découvrir la révolution hongroise de 1956 : des causes à la réception 22 octobre - 4 novembre 2026 - Institut Liszt Paris

Institut Liszt Paris
 92 Rue Bonaparte 75006 Paris

À l’occasion du 70ᵉ anniversaire de la révolution hongroise de 1956, l’Institut Liszt Paris organise une exposition de façade consacrée à la mémoire des événements et des héros de 1956, avec une attention particulière portée à la réception de la révolution en France.

L’exposition est conçue et présentée par Jérémy Floutier 

Mot du commissaire de l’exposition

Chères et chers visiteurs,

L’exposition que vous parcourez est organisée par l’Institut Liszt – Centre Culturel Hongrois Paris sur la façade extérieure de son édifice, à l’occasion du 70e anniversaire de la révolution hongroise de 1956, événement majeur de l’histoire européenne contemporaine.

En tant qu’historien spécialiste de l’Europe centrale – et tout particulièrement de la Hongrie –, faire découvrir la riche histoire de ma patrie d’adoption est une mission qui m’est particulièrement chère et à laquelle je prends un plaisir toujours renouvelé. Avec le précieux concours du personnel de l’Institut, que je tiens à remercier chaleureusement pour son aide et sa disponibilité, j’espère pouvoir vous faire découvrir quelques aspects de l’insurrection, qu’il s’agisse de ses causes, de son déroulement ou de son impact, en Hongrie comme en France.

À travers cette exposition, nous avons souhaité présenter quelques-unes des images et des figures les plus emblématiques de la révolution. Elle entend également rendre hommage à l’engagement de milliers d’anonymes, placés bien malgré eux au cœur de la grande histoire, allant même jusqu’au sacrifice ultime pour plus de 2 500 hommes et femmes. Animés par l’espoir de recouvrer leur indépendance et leur dignité, les Hongrois se soulevèrent contre la domination étrangère et la terreur d’un régime. Par leur combat pour la liberté, les insurgés suscitèrent une profonde sympathie à l’égard de la Hongrie et c’est également dans cet esprit que s’inscrit la présente exposition.

L’exposition commence – ou se termine – au premier étage, où cinq clichés retracent chronologiquement le déroulement des événements, depuis la création du syndicat étudiant MEFESZ jusqu’à la vague de réfugiés engendrée par l’intervention soviétique. Au deuxième étage, ce sont les portraits de plusieurs acteurs de la révolution qui sont mis à l’honneur.

Enfin, les deux panneaux du rez-de-chaussée sont consacrés à la réception de « 1956 » dans la presse française. Un poster rend hommage à la prise de position d’Albert Camus, tandis qu’un autre est consacré au célèbre poème de l’écrivain hongrois Sándor Márai.

Jérémy Floutier

Vernissage de l'exposition : le 22 octobre à 18 heures, rue Bonaparte, devant l'Institut Liszt Paris.

Le vernissage se déroulera en extérieur. Merci de nous indiquer votre présence en vous inscrivant à l’avance.

Réservation : Cliquez ICI

lundi 5 octobre 2026

« Le Temps suspendu » de Péter Gothár - 2 novembre 2026 à 19:30 - Cinéma Le Champo


Cinéma Le Champo 51 rue des Écoles, 75005 Paris

Œuvre culte, à la fois percutante et d'une qualité irréprochable, ce film d'adolescents nous plonge dans les années 1960, une époque où la jeunesse hongroise s'extasiait devant Elvis Presley, s'échangeait des photos pornographiques et se droguait au Coca-Cola. Mais il y a bien plus que cela : le film aborde le traumatisme de l'insurrection de 1956, le sentiment de culpabilité qui l'accompagne et la nostalgie éternelle et vaine de ceux qui sont restés au pays. Il dégage une douce amertume, un sentiment de rébellion vaine et d'échec permanent.

Hongrie / 1981 / 96 min / VOST
Réalisateur : Péter Gothár

Scénaristes : Géza Bereményi, Péter Gothár
Directeur de la photographie : Lajos Koltai
Compositeur : György Selmeczi
Avec István Znamenák, Henrik Pauer, Sándor Sőth, Anikó Iván, Péter Gálfi, Lajos Őze, Ági Kakassy, Ádám Rajhona, Pál Hetényi et Mária Ronyecz

Quinzaine des réalisateurs Cannes 1982

La projection sera suivie d’un débat sur l’insurrection de 1956 avec plusieurs intervenants. 

dimanche 4 octobre 2026

56 : L’Envers d’une photo


"La commémoration des 70 ans de la révolution de 1956 sera l’occasion de participer à de nombreux événements. Pour les francophones de Hongrie il y en a un de particulièrement intéressant :

Le mercredi 14 octobre à 18 heures, à Prélude, la librairie française de Budapest, Eszter Balázs et Phil Casoar présenteront et dédicaceront L’Envers d’une photo, le livre qui reprend et complète leur enquête sur la fameuse photo culte de 1956.

De plus, traitant le même sujet

En français :

Émission de Tilos Radio "Mauvaises Ondes" le samedi 10 octobre de 16h30 à 17h30, interview des deux auteurs par Corentin Léotard." La suite sur jfb.hu

mercredi 23 septembre 2026

Adam Biro - Ádám tu peux rester au lit il y a la révolution - Budapest octobre 1956

 

— Ádám, tu peux rester au lit, il n’y a pas d’école, il y a la révolution.
C’est par cette phrase que ma mère m’a réveillé le matin du mercredi 24 octobre 1956. À Budapest, Hongrie. J’avais 15 ans.
Je ne suis pas resté au lit. Je suis parti explorer la ville. Et la Révolution.

La contestation était dans l’air, après dix ans de dictature. Le discours de Khrouchtchev au XXe Congrès du Parti communiste soviétique en février 1956, critiquant violemment le régime stalinien avait donné le ton.

Le 23 octobre dans l’après-midi a eu lieu à Budapest une manifestation spontanée d’étudiants, et dans la soirée, sidérés, nous avons entendu les premiers tirs. Et c’était la révolution — qui — nous le pensions — triomphait.

Les Russes ont évacué Budapest puis des partis, interdits, sont re-nés, des journaux enfin libres ont été distribués avec des révélations sur le passé et pleins d’espoir quant à l’avenir.
Puis, dans la nuit du 4 novembre, les Russes sont revenus...

Après quelques rares tentatives — étouffées (Berlin, Poznan...) — contre la vassalisation par l’URSS, et avant Prague 1968, il faudra attendre 1989 et la chute du mur de Berlin pour que le régime soviétique en Europe de l’Est et centrale s’écroule.

Adam Biro est né à Budapest en 1941. Il a quitté la Hongrie en 1956 pour la France puis il a vécu à Genève jusqu’en 1970 où il a fait ses études. Éditeur de livres d’art, il est auteur d’une quinzaine de livres, nouvelles, essais, dictionnaires, et de deux pièces de théâtre. Il partage sa vie entre Paris et la Touraine.

Extrait de presse
« Adam Biro, c’est le destin d’un siècle, ce XXe si violent et chaotique, pudiquement relayé par bribes, par une réflexion parfois âpre sur la judéité. C’est aussi un constat sans pathos sur la relative liberté de l’homme pris dans une existence sociale. » — La Liberté

Nouvelles
13,5 × 20 cm
ISBN 978-2-913904-89-7
20 photographies n&b
76 p. — 14 €

A paraître le 15 octobre 2026 

jeudi 17 septembre 2026

Hongrie. La Maison de la terreur, symbole du “combat culturel” d’Orban, fermée temporairement

"Mardi 15 septembre, le ministre de la Culture a limogé la directrice de la Maison de la terreur, proche conseillère de l’ancien Premier ministre hongrois Viktor Orban, et annoncé la fermeture de ce musée controversé des totalitarismes, pour le remodeler. Mais certaines voix critiques du nouveau pouvoir redoutent une réécriture de l’histoire, à l’approche du 70e anniversaire de l’insurrection antisoviétique de 1956.

Le 24 février 2002, Viktor Orban, alors Premier ministre, inaugurait à Budapest la Maison de la terreur, un musée retraçant l’histoire des régimes fasciste et communiste en Hongrie. Installé dans l’ancien siège du parti pronazi des Croix fléchées, devenu le quartier général de la police politique communiste, ce lieu de mémoire confié à l’historienne Maria Schmidt, proche conseillère d’Orban, a été critiqué en raison du traitement minimaliste des exactions des Croix fléchées.

Le 15 septembre, deux semaines après la dissolution et la nationalisation de la fondation gérant le musée, le ministre de la Culture, Zoltan Tarr, limogeait Maria Schmidt et fermait la Maison de la terreur “jusqu’à la fin de l’examen du contenu”, selon les propos de Tarr cités par 24.hu. Le lieu, qui doit “présenter une image authentique des moments les plus sombres de notre histoire moderne”, rouvrira le 22 septembre “gratuitement pendant une semaine et sera visitable en l’état jusqu’au terme de l’examen”, ajoute le ministre repris dans un autre article.

Le polémiste Zsolt Bayer et plusieurs voix pro-Orbán préparent une manifestation sur place le 20 septembre afin de soutenir cette “part selon eux importante du passé hongrois et de l’identité nationale”, relate Blikk. Les organisateurs “refusent que la Maison de la terreur..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)


mardi 15 septembre 2026

Quand la Hongrie s'est tournée vers l'Ouest. Les impacts du XIIIe siècle : société, politique, idéologies, arts Conférence de Péter Molnár 30 septembre 2026 à 18h30 - Inalco

Eglise collégiale de l’Ordre de Prémontré, à Zsámbék (près de Budapest), deuxième tiers du XIIIe siècle © Wikipedia

Inalco - Pôle des langues et civilisations
65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris - salle 3.11

Autour de l’an mil, lorsque la Hongrie s’est unie à la Chrétienté latine, la transformation de la société hongroise et du pays naissant commençaient à peine. Pour les observateurs occidentaux, même au XIIe siècle, la Hongrie gardait encore ses aspects « orientaux ». Or, pendant le XIIIe siècle, toute une série de changements profonds se sont opérés à l’issue desquels la Hongrie s’est occidentalisée.

Conférence de Péter Molnár, Maître de Conférence habilité à l’Université de Budapest (ELTE), organisée par la section hongroise de l’Inalco.

Entrée libre

Contact : kati.jutteau@gmail.com

samedi 22 août 2026

Moto découverte dans le Danube: que va-t-il advenir des restes de soldats de la Wehrmacht

L'Institut et musée d'histoire militaire, partenaire hongrois du Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, restaure actuellement la DKW NZ 350-1. -  Tous droits réservés  Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V.
"Depuis des semaines, ils font la une des media hongrois : deux soldats de la Wehrmacht repêchés dans le Danube près de Budapest et une moto de la Seconde Guerre mondiale. L'identification avance grâce aux plaques retrouvées. Euronews a rencontré les experts sur place.

Pendant plus de 80 ans, personne n’a pu confirmer la mort de deux soldats. Ils restaient introuvables. Ce n’est que début août, à mesure que le niveau du Danube baissait, que leurs restes ont été découverts à Budapest, avec leurs plaques d’identité. Ces soldats morts auront-ils enfin un nom et un visage ?

Les plaques d’identité servent à identifier les soldats tombés, chaque numéro est unique. Lorsqu’un soldat meurt, la plaquette métallique est cassée en deux en son milieu : une moitié numérotée reste sur le corps, l’autre moitié – également numérotée – est envoyée au service compétent dans le pays, qui informe ensuite les proches." La suite sur euronews.com

vendredi 21 août 2026

Queen : son concert de 1986 à Budapest projeté en séance unique au cinéma cet automne


"Les fans de Queen sont attendus au cinéma le jeudi 8 octobre 2026 pour découvrir, en séance unique, le live du groupe britannique donné à Budapest le 27 juillet 1986. Ce show reste le plus grand concert jamais organisé dans un stade en Hongrie. 

À l'occasion du 40ᵉ anniversaire du concert de Queen à Budapest, le film de ce show monumental en Hongrie sort au cinéma dans une version remastérisée en 4K avec un tout nouveau mixage audio. À Londres, une projection exceptionnelle est prévue le 3 octobre 2026. Dans le reste du monde, le film sera projeté en séance unique dans les salles obscures dès le 7 octobre. En France, le rendez-vous est donné le jeudi 8 octobre 2026." La suite sur sortiraparis.com

mercredi 12 août 2026

Le mystère levé: l'histoire de la moto de la Wehrmacht retrouvée dans le Danube

Étiage : une moto de la Wehrmacht retrouvée dans la vase du Danube au cœur de Budapest. (c) Volksbund

"Budapest: une moto de la Wehrmacht intacte refait surface dans le Danube, Euronews enquête sur son histoire et le sort de son équipage

Jamais le niveau de l'eau du Danube n'avait été aussi bas. L'étiage met au jour ce qui est resté enfoui pendant des décennies au fond du fleuve, notamment une moto de la Wehrmacht de type DKW NZ 350-1 datant de la Seconde Guerre mondiale. DKW est l'acronyme de "Dampfkraftwagen", une ancienne marque allemande d'automobiles et de motos originaire de la ville industrielle saxonne de Zschopau, plus tard reprise par Auto Union.

La moto a été découverte dans le lit du fleuve, en plein cœur de la capitale hongroise, Budapest, à hauteur du bâtiment du Parlement. Pour les employés de l'Institut et du Musée d'histoire militaire locaux, il s'agit d'une véritable découverte du siècle. Le véhicule serait presque entièrement intact, selon l'institut. Il aurait été conservé dans la vase du Danube." La suite sur euronews.com

lundi 10 août 2026

L’opérette viennoise, entre identité nationale et nostalgie

"À la veille de 1914, Vienne n’est pas seulement une capitale culturelle : elle est le cœur d’un empire multinational en tension permanente, de la Bohême à la Galicie.

Genre populaire massivement diffusé, l’opérette viennoise fonctionne comme une diplomatie culturelle interne, mettant en récit un empire qui se donne à voir comme un espace de coexistence maîtrisée.

De « La Chauve-souris » au « Pays du sourire », elle sublime un empire déjà vacillant tout en accompagnant son effritement — une véritable « apocalypse joyeuse ».

« La civilisation habsbourgeoise a poursuivi le rêve d’une totalité harmonieuse et c’est précisément cette passion nostalgique qui l’a contrainte à découvrir la désarticulation du réel. »
— Claudio Magris, Vienne 1880-1938, l’apocalypse joyeuse (1986)." La suite sur revueconflits.com 

dimanche 9 août 2026

Découvertes à Budapest - Le Danube en basses eaux livre les restes de soldats allemands

"La baisse exceptionnelle du fleuve expose des vestiges enfouis depuis 80 ans dans la vase. Les plaques d’identité des soldats permettront de prévenir enfin leurs familles.

Avec la sécheresse, le Danube recrache ses morts oubliés depuis 1945. Deux soldats allemands tombés durant la Seconde Guerre mondiale viennent d’être retrouvés dans le fleuve à Budapest, leurs familles n’ayant jamais été prévenues de leur décès. C’est ce que révèle l’état de leurs plaques d’identité, découvertes intactes avec les deux moitiés réunies, selon le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge

La baisse exceptionnelle du niveau du fleuve a exposé ces vestiges enfouis depuis près de 80 ans dans la vase du port, à hauteur de la place Batthyány. Le mélange de boue et de gasoil a permis une conservation remarquable des restes humains et des objets. Les lettres et chiffres des plaques d’identité demeurent parfaitement lisibles, permettant potentiellement l’identification des soldats." La suite sur 24heures.ch  

Hommage à Puskas à Budapest

"La cathédrale Saint-Étienne de Budapest a accueilli un hommage émouvant à Puskas avant le match de pré-saison entre le Real Madrid et le Ferencvaros. José Ángel Sánchez et Roberto Carlos ont représenté notre club lors de l'événement organisé par l'Académie de Football Ferenc Puskas, au cours duquel une offrande florale a été déposée à l'endroit où repose la légende madridiste. Balázs Tóth, PDG de l'Académie; Pál Orosz, PDG du Ferencvaros; et László Juhász, vice-président de la Fédération hongroise de football, étaient également présents." La suite sur realmadrid.com

mardi 28 juillet 2026

Le seul soldat noir de l'Empire Austro-hongrois, 1915


"Selon les reportages de l’époque, Simon Perris (également connu sous le nom d’Ali Mahmud) serait né au Congo ou au Sénégal et serait arrivé en Hongrie alors qu’il était encore enfant. Il a d’abord été au service d’un Turc qui vivait à Budapest.

Après la mort de son maître, il a travaillé comme portier dans un cinéma à Nagyvárad (aujourd’hui Oradea) et parlait couramment le hongrois. On raconte qu’il maîtrisait particulièrement bien les insultes colorées.

Bien qu’il ait été une curiosité dans la Hongrie du début du XXe siècle, il semble avoir été très apprécié en ville pour son bon caractère et son sens de l’humour. Il était également très patriote et fier de la Hongrie.

Ali Mahmud a demandé à rejoindre l’armée austro-hongroise, mais a été refusé car il était de nationalité étrangère. Il n’a cependant pas abandonné. Il a multiplié les demandes, allant même jusqu’à s’adresser au ministre de la Défense.

Selon un article de presse de l’époque, il aurait déclaré : « J’ai très honte d’être hongrois et de devoir rester à la maison pendant que les autres se battent. Je veux combattre pour ma patrie. »

Finalement, il a été accepté dans l’armée et a combattu sur le front russe en 1915, où il a reçu plusieurs décorations militaires et a été promu caporal.

C’est à cette période que cette photo a fait la une de plusieurs journaux. On y lisait : « Un homme au visage complètement noir se promène dans les rues de Budapest en uniforme militaire hongrois ». Il était décrit comme un szerecsen (Sarrasin).

Si le terme szerecsen vient de « Sarrasin », il désignait les personnes noires, même si son usage s’est perdu avec le temps.

Les Sarrasins désignaient souvent les soldats arabes et turcs de la Méditerranée orientale. Le terme était employé pendant et après les Croisades et comportait une certaine forme de respect. On les considérait comme des ennemis, mais aussi comme des soldats compétents.

Lorsqu’un officier lui a demandé pourquoi il voulait devenir soldat, Ali Mahmud a répondu : « Parce que je veux mériter une Hongroise ! »

Malheureusement, on ne trouve plus de traces de lui par la suite : on ignore s’il a survécu à la guerre ou s’il s’est marié. Espérons qu’il ait trouvé une Hongroise et qu’il ait vécu une vie heureuse.

Cette photo a été prise pendant la Grande Guerre. L’Empire austro-hongrois était peut-être le seul empire européen de l’époque à ne pas être construit autour du nationalisme, mais autour d’un certain universalisme.

L’Empire était composé et reconnaissait plus d’une douzaine d’ethnies distinctes, qui parlaient des langues différentes, suivaient des traditions variées et avaient des histoires propres.

Le seul élément qui unissait l’Empire était le fait que tous ces peuples étaient les sujets de l’Empereur, quelle que soit leur origine ethnique.

C’était un gros problème pendant la guerre qu’avait si imprudemment déclenchée l’Autriche-Hongrie, car les troupes n’avaient souvent pas vraiment envie de se battre, surtout dans un conflit lancé pour venger la mort de l’archiduc François-Ferdinand, que personne – pas même l’Empereur – n’appréciait vraiment.

Les troupes slaves, en particulier, n’avaient guère envie de combattre d’autres Slaves.

On peut spéculer, mais il semble très probable que cette photo ait été un outil de propagande utile, montrant que même quelqu’un venant d’un pays aussi lointain pouvait s’identifier comme Hongrois.

Même des personnes comme lui étaient prêtes à combattre pour leur pays et y étaient autorisées, ce qui illustrait l’unité dont le pays manquait cruellement.

(Crédit photo : Titusz Várkonyi)

Source : rarehistoricalphotos.com (trad. IA)

samedi 18 juillet 2026

Ride Along Borders : Budapest, une liberté qui ne va jamais de soi

"Alors que la Hongrie traverse une séquence politique inédite, après seize années de pouvoir du Premier ministre d’extrême droite Viktor Orbán, les cyclistes de Ride Along Borders font étape à Budapest. Dans la capitale hongroise, les bouleversements du présent ravivent une mémoire plus ancienne : celle de l’insurrection de 1956.

Les routes de l’exil empruntées par Ride Along Borders traversent la Hongrie à un moment où son histoire semble s’accélérer. Lorsque les cyclistes arrivent à Budapest, le Parlement hongrois s’apprête à réviser la Constitution afin d’écourter le mandat du président Tamás Sulyok. À leur départ, la décision est actée : le 13 juillet 2026, la réforme constitutionnelle est adoptée à la majorité des deux tiers, mettant un terme anticipé au mandat du président, proche du Premier ministre d’extrême droite Viktor Orbán.

Une semaine plus tôt, la télévision et la radio publiques, jusque-là favorables au pouvoir, avaient interrompu momentanément leurs programmes pour diffuser, sur un écran noir, le message suivant : « Les médias de service public ne peuvent pas mentir. Nous vous demandons pardon de l’avoir fait pendant de longues années. »

La Hongrie semble tourner une page politique." La suite sur magcentre.fr

jeudi 16 juillet 2026

Budapest Parcours : Des Magyars au Magyar

"Par Emmanuelle Sacchet

Les alternances vertigineuses de la fabuleuse Histoire de la Hongrie

Au bout d’un moment Basta le Farniente ! Dans la chaleur ambiante de l’été, vous prendrez bien le temps de vous rafraîchir quelques neurones… 20 mn top chrono — oui il faut bien ça — c’est parti pour une petite leçon d'Histoire, à défaut d'une leçon de choses.

« Rien n’est plus contemporain, plus idéologisé, qu’un commencement. Les mythes fondateurs sont une condensation de la conscience que la communauté a d’elle-même » Lucian Boia, 1997

Chaque 15 mars et 23 octobre, la ferveur des Hongrois pour les commémorations m'a toujours fascinée. Le « Debout, Magyar ! » clamé par le poète Sándor Petőfi tient toute la nation dans une seule injonction depuis le 15 mars 1848. À la fois insoumise et résiliente, défaitiste et résistante, la Hongrie a souvent penché du mauvais côté de l'Histoire, mais elle a traversé les siècles en encaissant les coups sans jamais tout à fait plier. Ce n'est pas le moindre de ses charmes — et sans doute l'ADN du caractère pessimiste de ce peuple qui pleure sa martyrologie d'une main et lève son verre de l'autre, entre périodes fastes et catastrophes retentissantes.

J'ai bien tenté de comprendre cet engouement par la lecture de quelques ouvrages. Mais c'est grâce au cycle de conférences de l'historien Jérémy Floutier à l'Institut français, début 2026, et après digestion du livre Histoire de la nation hongroise de Catherine Horel (Tallandier, 2021), que s'est dessinée une question lancinante sur la Hongrie, sempiternellement ballottée entre union et indépendance. Comment une nation dont les frontières n'ont jamais vraiment coïncidé avec l'aire de sa langue a-t-elle pu maintenir un sentiment national aussi tenace ? On découvre que les mythes fondateurs sont allés bon train pour affirmer une nation, tandis que sa merveilleuse langue, parfaitement incompréhensible, lui servait à la fois de bouclier et d'identité." La suite sur jfb.hu

dimanche 5 juillet 2026

Le dernier avion ancien en état de vol en Europe


"Il existe encore de vieux avions qui ne sont pas de simples moyens de transport.

Ce sont des souvenirs faits de métal, de la nostalgie incarnée, des témoins volants d'une époque où voyager était encore un événement.

Cela inclut les motos anciennes historiques, qui deviennent de plus en plus rares en Europe.

Nombre de Ju 52 et de DC-3 ont depuis longtemps disparu du ciel et reposent désormais immobiles au sol, tels des pièces de musée. Ce qui rend chaque vol à bord de ces avions mythiques d'autant plus précieux." La suite sur shots.media

mercredi 24 juin 2026

« L’État hongrois a transformé ses propres citoyens en complices »

"Spoliations, retours, communisme : entretien avec Gábor T. Szántó sur les lendemains de la Shoah en Hongrie.

Écrivain, essayiste et rédacteur en chef de la revue juive hongroise Szombat, Gábor T. Szántó explore depuis plusieurs décennies les héritages de la Shoah, les métamorphoses de l’identité juive en Europe centrale et les zones d’ombre de l’histoire hongroise contemporaine. En 2024, il faisait paraître '1945 and Other Stories', recueil de nouvelles consacré aux lendemains de la catastrophe, au sujet duquel il s’entretient ici pour K. avec Liam Hoare. De la réapparition des survivants dans une Hongrie qui les croyait disparus aux ambiguïtés du rapport des Juifs au communisme, Szántó revient sur l’histoire souvent négligée de l’après-Shoah en Hongrie. 

Liam Hoare : Votre livre, 1945 and Other Stories, s’ouvre sur la période qui suit immédiatement la Seconde Guerre mondiale : les fuites, les expulsions, les déplacements de populations, et ce qu’ils ont représenté pour ceux qui les ont vécus, notamment pour les Juifs de retour des camps. Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce sujet pour en faire une matière littéraire ? " La suite sur k-larevue.com

vendredi 19 juin 2026

Budapest Parcours : Le mythe fondateur d’ATTILA: une épopée hunnique unique ?


"Prénom en tête de liste en Hongrie dans les années 1965-1985, Attila reste aujourd’hui un nom qui déclenche une plaisanterie bien connue : appeler au hasard « Attila ! » pour voir combien de têtes se retournent dans une assemblée. C'est peu dire qu'Attila a marqué plus que son époque. Si son nom résonne toujours aujourd'hui, c'est avec un sentiment ambivalent, car mythes et faits avérés se mélangent dans une soupe nationale bien connue. Les concepteurs de l'exposition, soucieux de rappeler que l'identité hongroise ne découle pas d'une filiation directe avec les Huns, ont pourtant affiché au fronton du Musée national hongrois son nom en six lettres capitales couleur de feu. Comme les Hongrois doivent se sentir galvanisés en montant les marches ! Et confortés à l'intérieur, dans l'Escalier d'honneur, où la vision romanesque de l'Histoire magyare du XIXe siècle est peinte par Károly Lotz : Attila y figure fièrement sur un char, l'épée en avant.

La vraie recette du mythe fondateur, entre histoire et construction mémorielle.

En route pour démontrer ou démonter les mythes, vous avez jusqu’au 12 juillet 2026 à l’exposition. Elle explore les multiples facettes d'Attila à travers l'histoire : figure démoniaque dans les traditions italienne et française, souverain glorieux dans la tradition germanique, et héros fondateur dans la tradition hongroise, mêlée d'interprétations chrétiennes médiévales. Malgré la rareté des sources (cinq textes seulement, aucun artefact certain), le mythe d'Attila a structuré l'identité hongroise pendant près d'un millénaire, avant d'être remis en question par la critique scientifique aux XVIIIe-XIXe siècles. L'exposition confronte ces strates de mémoire aux données archéologiques et aux apports récents de l'archéogénétique, interrogeant au passage la tension persistante entre perception populaire et savoir académique.

L'idylle magyare avec Attila ne date pourtant pas d'hier. Lorsqu'au Xe siècle les Hongrois, nomades venus de l'Est, s'installent dans les Carpates et se mettent à mener des razzias en Europe, les chrétiens les identifient d'emblée aux Huns. Plutôt que de fuir l'étiquette, les Hongrois s'en saisissent : une fois convertis et engagés dans l'écriture de leur propre histoire, ils revendiquent la filiation avec Attila et le transforment en héros positif. Le célèbre Anonymus le présente comme un ancêtre mythique de la dynastie Árpád dans sa Gesta Hungarorum écrite vers 1210. Vertus morales et guerrières à l'appui, le mythe fondateur fait merveille : à la fin du Moyen âge encore, la Chronica Hungarorum mobilise la figure du roi des Huns pour asseoir le prestige de la monarchie au sommet de sa puissance, Matthias Ier étant célébré comme un « second Attila ». L'origine hunnique des Hongrois restera un thème récurrent de la littérature et de la musique nationales du XVIe au XIXe siècle. Trois verbes résument l'affaire : unifier, glorifier, légitimer — la recette classique du mythe fondateur au service d'une nation qui se cherche. Le cinéma ne sera pas en reste, on peut voir dans l’exposition de nombreux extraits de films qui valent leur poids en paprika piquant." La suite sur jfb.hu

lundi 15 juin 2026

Histoire - Comment Adidas a aidé la RFA à gagner le Mondial 1954

"En battant l’invincible Hongrie 3-2 lors de la finale de Coupe du monde 1954, la RFA a créé en tant qu’outsider l’une des plus grandes sensations de l’histoire de la compétition. Et ceci, grâce en partie à un certain Adi Dassler…

Les petites innovations technologiques ont parfois un peu aidé aux grands exploits. C’est ce qui est arrivé à la Mannschaft donnée perdante face à la bande à Puskas mais chaussée de crampons vissés.  

Deutsche Qualität

Le 4 juillet 1954, l’équipe de la RFA se rend en car au Stade du Wankdorf de Berne pour y affronter à 17 heures la Hongrie, grandissime favorite de la finale de Coupe du monde. Le moral des joueurs allemands est à l’inverse de l’atmosphère grise et légèrement pluvieuse. « C’est la météo de Fritz Walter ! », s’exclame joyeusement Sepp Herberger, le sélectionneur. En effet, l’ami Fritz, son capitaine, excelle balle au pied sous la flotte. Cette pluie qui tombe sur la capitale suisse est une petite bénédiction car, à une époque où les pelouses n’étaient pas les billards d’aujourd’hui, un terrain lourd pénaliserait de fait le jeu de passes des artistes hongrois et restreindrait les géniales aptitudes techniques des Puskas et Hidegkuti… Et puis, Sepp Herberger peut compter sur son intendant Adolf « Adi » Dassler. Il a fondé en 1949 la firme Adidas (comme ADI-DASsler), spécialisée dans la fabrication et la vente d’articles de sport, et équipementier de la Mannschaft pour le Mondial 1954. Le Bavarois adore créer des chaussures de sport, fournisseur qu’il fut des souliers à pointes du sprinter Jesse Owens aux JO de Berlin de 1936." La suite sur degaine.so

mercredi 10 juin 2026

Célébration du 70e anniversaire de la Révolution hongroise de 1956 le jeudi 8 octobre 2026 18h-20h Maison de la recherche


"La table ronde est organisée avec le soutien financier du programme « Réseau des professeurs invités pour la culture hongroise » du ministère des Affaires étrangères de Hongrie, en collaboration avec la lectrice hongroise de l’Inalco, la lectrice de Sorbonne Université et la lectrice de l'Université de Lille. 

La révolution hongroise de 1956 a révélé au monde libre la nature oppressive des régimes communistes. La vue des insurgés affrontant les chars soviétiques a bouleversé l'opinion publique mondiale.

Les historiens hongrois invités à la table ronde, Gergely Fejérdy et Gusztáv Kecskés D., sont des spécialistes des relations franco-hongroises et ont publié de nombreux ouvrages sur la révolution de 1956. Catherine Horel, qui anime la discussion, est historienne et spécialiste de l’histoire de l’Europe centrale en France.

Nous souhaitons associer la commémoration de la révolution hongroise au 100ème anniversaire de la naissance de Lajos Nyéki, linguiste et poète hongrois qui était professeur à l’Inalco de 1979 à 1994.

Lajos Nyéki s’était exilé en France en 1956, après l’écrasement de la révolution.

Maison de la recherche (2, rue de Lille - 75007 Paris) - Auditorium Dumézil

Sur inscription 

Avec la participation de :

  • Catherine Horel, directrice de recherche au CNRS, Paris, membre externe de l’Académie hongroise des sciences
  • Gergely Fejérdy, directeur adjoint de la Fondation Otto de Habsbourg, enseignant chercheur de l’Université catholique Péter Pázmány, Budapest
  • Gusztáv Kecskés D., directeur de recherche à l’Institut d’histoire, Université de Budapest (ELTE)
  • Thomas Szende, professeur émérite de l’Inalco, Paris
  • Kati Jutteau, enseignante en histoire de la Hongrie, Inalco, Paris

Source :inalco.fr