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mercredi 14 janvier 2026

Andrea Pető, historienne : « Les politiques natalistes sont des outils idéologiques »


"Les mesures destinées à relancer la natalité prises par Viktor Orban, en Hongrie, sont peu efficaces et s’accompagnent d’une érosion de l’égalité des genres, explique, dans un entretien au « Monde », Andrea Pető, spécialiste de l’illibéralisme. 

Ces dernières années, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, et son parti, le Fidesz, ont instauré une série de mesures destinées à relancer la natalité, qui se sont avérées coûteuses et néfastes pour l’autonomie économique des femmes, explique Andrea Pető, historienne spécialiste des études de genre et de l’illibéralisme à l’université d’Europe centrale de Vienne, en Autriche. Dans un nouvel ouvrage sur le sujet, Orbán Viktor nőügyei (« les affaires de Viktor Orban avec les femmes », Womanpress, non traduit), écrit avec la journaliste Balazs Zsuzsanna, elle détaille comment l’érosion de l’égalité des genres va de pair avec celle des droits démocratiques. Et pourquoi cette tendance se propage aujourd’hui dans d’autres pays.

Vous expliquez, dans votre ouvrage, que la politique nataliste de Viktor Orban a remodelé les lois et réduit l’autonomie des femmes. Comment ?

Depuis l’arrivée au pouvoir du Fidesz, il y a quinze ans, les droits reproductifs – soit le droit légal à la contraception, à l’avortement, aux traitements de fertilité, à l’information sur son propre corps… – ont été réduits et la participation des femmes au marché du travail a été refaçonnée par une approche familialiste. La nouvelle Constitution, adoptée en 2011, définit le mariage comme l’union « entre un homme et une femme » et met l’accent sur la « protection de la vie fœtale dès la conception ». Cela a eu des conséquences directes sur l’accès à l’avortement [si l’interruption volontaire de grossesse reste formellement légale dans certains cas, un décret impose, depuis 2022, aux femmes souhaitant avorter d’écouter les..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

mercredi 7 juin 2023

Stérilisation de personnes handicapées : le vide juridique hongrois (épisode 3/5)

"Cette semaine Euronews s'intéresse aux stérilisations forcées visant les femmes handicapées en Europe. Dans ce troisième article, zoom sur la Hongrie où la loi reste floue et ne condamne pas ces pratiques.

À l'intérieur des murs gris de l'institution, Tibor et Piroska vivent ensemble depuis 23 ans dans une petite pièce. Ils se sont rencontrés pour la première fois dans cette résidence pour personnes en situation de handicap à Tordas, à une heure de route de la capitale hongroise Budapest, où ils vivent toujours.

C'est la seule institution du pays qui a accepté d'ouvrir ses portes à Euronews et l'un des rares endroits qui permet aux couples handicapés de partager une chambre.

Bien qu'heureux et amoureux, Tibor et Piroska n'ont jamais envisagé d'avoir des enfants. Non pas à cause de leur déficience intellectuelle, mais ils le savent, ils ne vivent pas au bon endroit pour fonder une famille." La suite sur euronews.com

dimanche 21 mai 2023

Des Ukrainiennes réfugiées en Europe centrale contraintes de rentrer au pays pour avoir accès à l’IVG

"Un nouveau rapport d’ONG pointe d'importantes lacunes dans l’accès aux soins gynécologiques, à la contraception et à l’avortement pour les femmes ukrainiennes réfugiées en Europe centrale.

Elles avaient fui la guerre en Ukraine. Elles ont dû y retourner pour une pilule. Une enquête conjointe du Center for Reproductive Rights (CRR) et de neuf ONG nationales et internationales publiée le 16 mai dénonce le manque d’accès aux soins de santé sexuelle pour les réfugiées ukrainiennes en Pologne, Slovaquie, Hongrie et Roumanie . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

vendredi 13 février 2015

Gouvernement hongrois fait obstacle à l'accès à la pilule du lendemain

"Trois ONG hongroises cherchent des réponses de l'autorité sanitaire de l'État qui a décidé de ne pas permettre une vente libre pour la pilule du lendemain dans un souci pour la santé des femmes.
Le lobby des femmes hongroises, l'Association des brevets et l'Union hongroises des libertés civiles ont envoyé une lettre ouverte au Secrétariat d'Etat à la Santé, s'interrogeant sur sa détermination d'arrêter la délivrance sans ordonnance de la pilule du lendemain ellaOne, parce que cela nuirait aux femmes.
Bien que l'Agence européenne des médicaments et la Commission européenne ont exprimé leur soutien pour rendre la pilule ellaOne disponible sans ordonnance, l'annonce récente par le ministère des Ressources humaines hongrois précise que la pilule sera délivrée uniquement sur prescription médicale en raison de considérations liées à "la sécurité des patients"." La suite sur liberties.eu