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jeudi 4 juin 2026

L’Europe déroule le tapis rouge au nouvel homme fort de la Hongrie, Péter Magyar

"À peine arrivé au pouvoir, Péter Magyar multiplie les déplacements à Bruxelles et dans les capitales européennes. Après avoir mis fin au règne de Viktor Orban, le nouveau Premier ministre hongrois cherche à convaincre ses partenaires que la Hongrie a changé de cap.

Après Varsovie, Bruxelles et Berlin, Péter Magyar est attendu à Paris, mercredi 3 juin, pour rencontrer Emmanuel Macron. Le nouveau Premier ministre hongrois entend battre le fer pendant qu’il est chaud. Arrivé au pouvoir début mai après avoir mis fin au long règne de Viktor Orbán, il sait que l’Union européenne est prête à faire beaucoup pour accompagner le retour de la Hongrie dans le jeu européen.

Cette volonté se traduit notamment par le déblocage de 16 milliards d’euros de fonds européens qui avaient été gelés par la Commission européenne pour sanctionner la dérive autoritaire du pouvoir hongrois sous Viktor Orbán. Peter Magyar lui-même s’en amuse : après l’annonce de ce déblocage, il a ironisé en expliquant que, si chaque visite à Bruxelles lui rapportait autant d’argent, il risquait d’y revenir plus souvent. Un bémol toutefois : ces fonds seront versés en échange de l’adoption de plusieurs réformes." La suite sur franceinfo.fr

samedi 30 mai 2026

Hongrie : l’UE annonce débloquer 16 milliards d’euros de fonds gelés sous Viktor Orban, sous condition de réformes pour le nouveau dirigeant, Péter Magyar

"La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué vendredi le « fort vent de changement » qui souffle à travers la Hongrie depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau premier ministre.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué, vendredi 29 mai, le « fort vent de changement » qui souffle à travers la Hongrie, quelques semaines seulement après l’arrivée au pouvoir de Péter Magyar.

La victoire de M. Magyar aux élections à la mi-avril a provoqué un immense soulagement à Bruxelles, contrainte de composer durant seize ans avec son prédécesseur, l’illibéral Viktor Orban, proche du président russe, Vladimir Poutine. M. Orban avait bloqué une série de dossiers, dont celui de l’Ukraine.

« Votre gouvernement avance rapidement et avec détermination », a déclaré Mme von der Leyen lors d’une conférence de presse à Bruxelles en présence de M. Magyar, saluant les réformes engagées pour le bénéfice « de la Hongrie (…) et de l’Union européenne [UE] »." La suite sur lemonde.fr

mardi 26 mai 2026

La Présidence de l’Assemblée des États parties se félicite de la décision de la Hongrie de demeurer un État partie au Statut de Rome

"La Présidence de l’Assemblée des États parties se félicite de l’annonce du Gouvernement hongrois selon laquelle la Hongrie mettra fin au processus de retrait du Statut de Rome et demeurera un État partie au Statut.

La Présidence félicite en outre le Gouvernement hongrois de cette importante décision, essentielle à notre objectif commun consistant à garantir la responsabilité pour les crimes les plus graves, à renforcer l’ordre juridique international et à soutenir les institutions multilatérales." La suite sur icc-cpi.int

samedi 23 mai 2026

La Hongrie retire sa demande de sortie de la CPI et interdit les importations de produits agricoles ukrainiens

"Après sa victoire électorale le mois dernier, Peter Magyar a déclaré que son gouvernement mettrait fin au retrait de Budapest de la Cour pénale internationale (CPI).

Le gouvernement hongrois a rétabli l’interdiction des importations de produits agricoles ukrainiens tout en retirant son intention de quitter la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé vendredi le Premier ministre hongrois Peter Magyar.

« Le gouvernement retire l’intention de la Hongrie de quitter la Cour pénale internationale et interdit l’importation de produits agricoles en provenance d’Ukraine », a écrit Peter Magyar sur la plateforme américaine X." La suite sur aa.com.tr 

vendredi 15 mai 2026

Ukraine : le Premier ministre hongrois Péter Magyar condamne l'attaque de drones russe en Transcarpatie

"Péter Magyar a aussi évoqué les priorités du nouveau gouvernement : la sécheresse qui sévit en Hongrie, les difficultés d'approvisionnement en pétrole et le rapatriement des fonds européens.

"Pour autant que nous le sachions à l'heure actuelle, l'attaque des drones en Transcarpatie est terminée", a déclaré Péter Magyar lors d'une conférence de presse organisée pendant une pause de la réunion du gouvernement à Opustasie, mercredi après-midi.

Il s'agit de l'attaque la plus violente en Transcarpatie depuis le début de la guerre, avec plusieurs petites villes en plus de Mukachevo, Uzhhorod et Solyva qui ont été touchées, et des cheminots hongrois qui ont dû être mis à l'abri dans la gare de Chap, a déclaré le Premier ministre.

Le gouvernement condamne fermement cette attaque et la ministre des Affaires étrangères Anita Orbán a convoqué l'ambassadeur de Russie.

Le prochain conseil des ministres devrait se tenir lundi, et un autre pourrait également se tenir vendredi.

Péter Magyar se rendra également à Cracovie, Varsovie et Gdansk la semaine prochaine, puis visitera Vienne depuis la Pologne. Le Premier ministre voyagera en train pendant plusieurs étapes du voyage, et il est également prévu qu'il retourne à Budapest en train depuis Vienne. Il a également annoncé qu'un grand nombre de secrétaires d'État seraient nommés cette semaine." La suite sur euronews.com

dimanche 26 avril 2026

Après la défaite d’Orbán, un modèle en question pour Netanyahu

"La chute électorale du dirigeant hongrois, que Netanyahu qualifiait de "véritable ami", intervient à quelques mois d’un scrutin décisif en Israël.

Depuis des années, critiques comme partisans de Benjamin Netanyahu ont vu en Viktor Orbán, le dirigeant hongrois, le modèle politique du Premier ministre israélien.

Netanyahu a longtemps qualifié Orbán de « véritable ami », saluant en lui un soutien indéfectible d’Israël face aux détracteurs européens. Ses partisans estimaient que les politiques du dirigeant hongrois protégeaient les Juifs du pays face à une menace croissante. Ses opposants, en revanche, l’accusaient de s’inscrire dans le sillage d’Orbán sur une trajectoire de recul démocratique.

Aujourd’hui, à la suite de la défaite spectaculaire d’Orban lors du scrutin hongrois au début du mois, cette comparaison prend une tournure nouvelle." La suite sur timesofisrael.com

mercredi 22 avril 2026

La Hongrie de Péter Magyar exécutera les mandats d’arrêt internationaux, y compris celui concernant Benyamin Nétanyahou

"Son prédécesseur, Viktor Orban, avait ordonné le retrait de la Hongrie de la Cour pénale internationale. Celui-ci devait prendre effet le 2 juin.

Péter Magyar, futur premier ministre hongrois, a annoncé, lundi 20 avril, qu’il comptait annuler le retrait de son pays de la Cour pénale internationale (CPI), ordonné par son prédécesseur, et exécuter ses mandats d’arrêt, y compris celui concernant le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.

« Si un pays est membre de la Cour pénale internationale et qu’une personne recherchée entre sur son territoire, alors elle doit être placée en détention », a déclaré le futur dirigeant, conservateur et pro-européen, lors d’un point-presse à l’issue de la première réunion de son groupe parlementaire.

L’an dernier, le nationaliste Viktor Orban avait reçu M. Nétanyahou à Budapest, et annoncé dans la foulée le retrait de la Hongrie de la CPI. Celui-ci devait prendre effet le 2 juin 2026. Après sa victoire aux législatives du 12 avril, M. Magyar avait immédiatement annoncé son intention de réintégrer le tribunal international." La suite sur lemonde.fr

mardi 21 avril 2026

Magyar livrera Netanyahou à la CPI si ce dernier entre en Hongrie

"Le Premier ministre élu, qui va succéder à Viktor Orban, compte réintégrer son pays à la Cour pénale internationale et promet qu'il agira en conséquence.

Le futur Premier ministre hongrois, Peter Magyar, a annoncé lundi que son pays allait réintégrer la Cour pénale internationale (CPI) et exécuter les mandats d’arrêt qu’elle a émis, y compris celui concernant le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Le nationaliste Viktor Orban, au pouvoir pendant 16 ans, avait annoncé l’an dernier le retrait du pays de la CPI qui devait prendre effet le 2 juin 2026, après avoir reçu M. Netanyahou à Budapest.

Après sa victoire aux législatives du 12 avril, Peter Magyar a immédiatement annoncé son intention de réintégrer le tribunal international. Or, selon le compte rendu israélien d’un appel avec le chef du gouvernement israélien à Budapest, il l’avait invité à Budapest le 23 octobre pour le 70e anniversaire du soulèvement contre les Soviétiques de 1956." La suite sur 20min.ch 

samedi 21 mars 2026

Hongrie : Netanyahou devrait être arrêté s’il se rend dans ce pays

"L'UE devrait condamner le mépris persistant par la Hongrie de l'état de droit.

(Bruxelles, 20 mars 2026) – Les autorités hongroises devraient arrêter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'il entre sur le territoire hongrois, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Selon une source officielle, Benjamin Netanyahou devrait se rendre en Hongrie le 21 mars, afin de prendre la parole lors de la Conférence d'action politique conservatrice de Hongrie. Cette visite aurait lieu peu avant les élections législatives hongroises, prévues le 12 avril.

Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d'arrêt à l’encontre de Benjamin Netanyahou, ainsi que contre le ministre israélien de la Défense de l'époque, Yoav Gallant, pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre présumés commis dans la bande de Gaza depuis le 8 octobre 2023 au moins. Netanyahou et Gallant demeurent des fugitifs recherchés par la CPI. Les États membres de la CPI sont tenus de les arrêter s'ils entrent sur leur territoire.

« Malgré sa décision de quitter la CPI, la Hongrie demeure un État membre et est toujours tenue d’arrêter et de livrer les personnes recherchées par la Cour », a déclaré Alice Autin, chercheuse auprès du programme Justice internationale à Human Rights Watch. « En bafouant cette obligation, pour la deuxième fois en moins d’un an, la Hongrie renforcerait l’impunité pour les crimes graves commis en Palestine, et trahirait une fois de plus les victimes privées de justice depuis bien trop longtemps. »" La suite sur hrw.org

mardi 10 février 2026

Netanyahu se rendra à Budapest le mois prochain pour une conférence

"Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devrait se rendre en Hongrie le mois prochain pour prendre la parole à la Conférence d’action politique conservatrice à Budapest, a déclaré au Times of Israel le cabinet du Premier ministre.

Têtes d’affiches conservatrices et militants devraient assister à cette conférence, qui débutera le 21 mars prochain." La suite sur timesofisrael.com

vendredi 7 novembre 2025

Le ministre hongrois met en garde l’UE contre son isolement croissant au Moyen-Orient

"János Bóka, chargé des Affaires européennes et de la lutte contre l’antisémitisme, estime que les critiques d’Israël en Europe flirtent avec l’antisémitisme et nuisent à l’influence du bloc.

La poursuite de politiques hostiles à Israël privera l’Europe de toute influence au Moyen-Orient, a averti le ministre hongrois des Affaires de l’Union européenne (UE), János Bóka, dans un entretien avec le Times of Israel.

Par sa position au sein du gouvernement de Budapest, Bóka joue un rôle central dans les efforts visant à protéger Israël des pressions internationales, la Hongrie figurant parmi les rares États membres de l’UE à s’opposer aux sanctions et autres mesures punitives à son encontre.

En visite de cinq jours en Israël, Bóka, qui est également le responsable de la lutte contre l’antisémitisme en Hongrie, a soutenu que les critiques croissantes de l’Europe à l’égard d’Israël étaient largement dictées par des considérations de politique intérieure. Il a par ailleurs rejeté les accusations selon lesquelles le gouvernement populiste hongrois ferait preuve d’antisémitisme." La suite sur timesofisrael.com 

samedi 18 octobre 2025

Diplomatie. En Hongrie, le futur sommet Trump-Poutine à Budapest ravit le camp Orban

"Les observateurs proches du pouvoir national-conservateur débordent de fierté après le choix de la capitale hongroise pour cette rencontre. Un “événement diplomatique” sacrant les “efforts” de Viktor Orban en faveur de la “paix” depuis février 2022, estiment-ils.

Après l’annonce du sommet Trump-Poutine sur l’Ukraine à Budapest, le portail Origo applaudit “un succès diplomatique incroyable” ainsi qu’une “immense reconnaissance pour le Premier ministre Viktor Orban et son gouvernement”. L’exécutif hongrois actuel “a toujours insisté sur l’importance de la paix, ce qui lui a valu de nombreuses critiques de la part de ses alliés européens et des membres de l’ancienne administration Biden”, souligne le média en ligne.

“Dès le début des combats en Ukraine, Viktor Orban a déclaré que cette guerre ne devait et ne pouvait être réglée qu’à la table des négociations”, indique le quotidien Magyar Hirlap. “Les efforts diplomatiques constants déployés pendant de longues années par la politique étrangère hongroise ont payé. La négociation à Budapest entre Trump et Poutine rend irrévocable le fait que notre pays est devenu incontournable dans la vie politique internationale”, salue le journal.

En avril dernier, Viktor Orbán avait annoncé le retrait de la Hongrie de la Cour Pénale internationale lors de la réception de Benyamin Netanyahou, visé par un mandat d’arrêt de la CPI, comme Vladimir Poutine. Le retrait ne sera effectif qu’en juin 2026 mais permet au président russe de venir dans la capitale hongroise, où son allié hongrois l’a reçu à plus..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

La Hongrie prête à assurer la sécurité de Vladimir Poutine pour une rencontre potentielle avec Donald Trump à Budapest

"Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjarto, assure que son pays est prêt à accueillir un sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump, malgré le mandat d’arrêt de la CPI visant le président russe.

La Hongrie s’assurera que le président russe Vladimir Poutine puisse faire le déplacement en toute sécurité pour rencontrer le président américain Donald Trump sur son territoire, a déclaré ce vendredi le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjarto.

« Nous sommes prêts à fournir les conditions appropriées pour que les présidents américain et russe puissent tenir des pourparlers dans des circonstances sûres et paisibles »

Donald Trump a annoncé jeudi qu’il rencontrerait Vladimir Poutine à Budapest « dans les deux prochaines semaines » à l’issue d’un entretien qu’il a qualifié de « très productif » et alors qu’il reçoit le président ukrainien Volodymyr Zelensky vendredi. « Bien sûr, ici en Hongrie, à Budapest, nous sommes prêts à fournir les conditions appropriées pour que les présidents américain et russe puissent tenir des pourparlers dans des circonstances sûres et paisibles », a déclaré Péter Szijjarto lors d’une conférence de presse." La suite sur sudouest.fr

jeudi 21 août 2025

Après avoir appelé Poutine, Trump a aussi téléphoné à Orbán, mais à la demande des dirigeants européens

"Le président américain Donald Trump a téléphoné au Premier ministre hongrois Viktor Orbán après sa réunion avec Volodymyr Zelensky et quelques dirigeants européens à la Maison Blanche. C’est ce que rapporte l’agence Bloomberg sur la base de sources anonymes. Trump aurait interrogé le Hongrois sur son opposition persistante à une éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.

Ce lundi, Trump s’est entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président français Emmanuel Macron, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président finlandais Alexander Stubb, le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Une rencontre que le président américain a toutefois interrompue, selon le média allemand Bild. Celui-ci a voulu appeler Poutine seul à seul, laissant la délégation européenne en plan. Selon Trump, il s’agissait d’évoquer une possible rencontre entre le président russe et son homologue ukrainien, mais cet appel, planifié, aurait dû normalement avoir lieu après la rencontre. Le coup de fil aurait duré une quarantaine de minutes.

Selon les sources de Bloomberg, ce n’est pas le seul appel passé par Trump. Les dirigeants européens auraient demandé au président américain de sonder leur homologue hongrois Viktor Orbán. Ils auraient notamment demandé à Trump d’user de son influence pour convaincre celui-ci de cesser de s’opposer à une adhésion de l’Ukraine à l’UE." La suite sur 7sur7.be

samedi 26 juillet 2025

Génocide à Gaza : la CPI accable la Hongrie pour ne pas avoir arrêté Netanyahu en avril dernier

"La Cour pénale internationale (CPI) a accablé la Hongrie pour avoir manqué à ses obligations internationales en ne donnant pas suite à sa demande d’arrestation du criminel de guerre sioniste, le dénommé Benjamin Netanyahu, alors qu’il se trouvait sur le territoire hongrois en avril dernier.

« La Hongrie a manqué à ses obligations internationales au titre du Statut (de Rome) en ne donnant pas suite à sa demande d’arrestation provisoire de Netanyahu alors qu’il se trouvait sur le territoire hongrois entre le 3 et le 6 avril 2025 », a déclaré jeudi la Chambre préliminaire de la CPI, dans un communiqué.

La Chambre a ajouté que « le manquement de la Hongrie à cette demande a empêché la Cour d’exercer un pouvoir important et une fonction essentielle, à savoir garantir la présence du suspect devant elle », faisant savoir qu' »elle a saisi l’Assemblée des Etats parties du manquement de la Hongrie par l’intermédiaire du Président de la Cour, conformément au Règlement de la Cour »." La suite sur al24news.dz

samedi 19 juillet 2025

Orban et l’Ukraine : le cynisme politique au service du Kremlin

"La récente déclaration du Premier ministre hongrois Viktor Orban a provoqué une vague d’indignation dans le monde démocratique. « Nous ne savons même pas ce qu’est l’Ukraine ni où elle se trouve », a-t-il affirmé, ajoutant qu’après un cessez-le-feu, « il faudra déterminer ses frontières et sa population ». Ces propos ne relèvent pas d’un malentendu diplomatique, mais bien d’une provocation politique délibérée, s’inscrivant dans la ligne stratégique de Budapest visant à saper la souveraineté ukrainienne et à déstabiliser l’Europe.

Les paroles d’Orban ne sont pas sorties de leur contexte — elles s’insèrent parfaitement dans la politique anti-ukrainienne menée par le gouvernement hongrois ces dernières années. Depuis le début de la guerre totale déclenchée par la Russie contre l’Ukraine, la Hongrie a adopté la position la plus prorusse de tous les pays de l’UE, bloquant ou retardant l’aide à l’Ukraine, critiquant les sanctions contre le Kremlin et reprenant ouvertement les arguments de la propagande russe. Ce qui pouvait auparavant sembler être une excentricité diplomatique est devenu un défi frontal à l’unité européenne et au droit international." La suite sur blogs.mediapart.fr

vendredi 13 juin 2025

Pourquoi la Hongrie quitte la CPI

"Le 20 mai, la Hongrie a officiellement annoncé son retrait de la Cour pénale internationale. Mais le dossier israélo-palestinien n'est qu'une partie du problème. L'Union européenne est aussi visée, prévient Alannah Travers.

En mai 2025, la Hongrie est devenue le premier État membre de l'Union européenne à renoncer officiellement à ses obligations envers la Cour pénale internationale (CPI), un mois après avoir accueilli le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Bien que la Hongrie ait ratifié le Statut de Rome en 2001, pendant le premier mandat de Viktor Orbán, elle n'a jamais intégré le traité dans son droit national. Son retrait symbolique, approuvé par un vote du Parlement le 20 mai, envoie donc un message politique qui a des répercussions bien au-delà de Budapest. À première vue, la décision de la Hongrie semble n'être qu'un signe supplémentaire du régime de plus en plus illibéral d'Orbán et s'inscrire dans le cadre de son alliance toujours plus étroite avec le gouvernement de Netanyahou. Mais ses motivations et le silence quasi total des autres capitales européennes laissent entrevoir une fracture plus profonde dans l'engagement européen en faveur de la justice internationale.

Le climat politique qui a permis ce départ de la CPI se reflète dans les rues de la ville. Sur des affiches placardées tout au long de la route menant à l'aéroport de Budapest, des images des dirigeants de l'UE et du président ukrainien sont accompagnées d'un appel direct : « Ne les laissons pas décider à notre place ! », démontrant le scepticisme profond à l'égard de toute autorité extérieure. C'est ce même principe de souveraineté qui est invoqué à l'encontre de la CPI, permettant ainsi de présenter le retrait à l'opinion publique nationale sous un angle familier." La suite sur justiceinfo.net

samedi 7 juin 2025

CPI - La Présidente de l’Assemblée des États Parties regrette le retrait de la Hongrie du Statut de Rome

"La Présidente de l’Assemblée des États Parties, Päivi Kaukoranta (Finlande), a réitéré son regret concernant le retrait de la Hongrie, effectif à partir du 2 juin 2026, du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour pénale internationale (« CPI »). La Présidence de l’Assemblée des États Parties a exprimé ses regrets suite à l’annonce du retrait de la Hongrie du Statut de Rome, le 3 avril 2025.

La Présidente Kaukoranta a souligné : « L’Assemblée des États Parties, représentée activement par 125 pays de toutes les régions, est profondément engagée à soutenir la mission de la Cour, qui est de mettre fin à l’impunité des crimes les plus graves qui affectent la communauté internationale »." La suite sur icc-cpi.int

mardi 27 mai 2025

Orbán sous le coup d’une enquête de la CPI après avoir refusé d’arrêter Netanyahou en Hongrie

"En tant que signataire du statut de Rome de la CPI, la Hongrie est tenue d’arrêter les criminels de guerre présumés et de les envoyer à La Haye.

Dans une tentative éhontée destinée à saper le principe de responsabilité internationale à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, accusé de crime de guerre, le président hongrois Viktor Orbán a gentiment accueilli l’architecte du génocide israélien qui en date du 3 avril se poursuit depuis 18 mois dans la bande de Gaza.

La Cour pénale internationale (CPI) enquête désormais officiellement sur le refus flagrant de la Hongrie de se conformer à son obligation légale d’arrêter Netanyahou et de le déférer à La Haye. Les États signataires du Statut de Rome ont le devoir de coopérer avec la Cour et de faciliter l’arrestation de tout suspect relevant de la CPI qui pénètre sur leur territoire. Bien qu’Orbán ait annoncé le retrait de la Hongrie du statut le 3 avril, cette décision ne prend effet que dans un an.

La décision de la Hongrie intervient alors que d’autres membres de la CPI menacent de se soustraire à leurs obligations. D’autres alliés des États-Unis au sein de l’Union européenne qui sont des États signataires du statut de Rome – notamment la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et la Roumanie – ont soit indiqué qu’ils refuseraient de respecter leur obligation d’arrêter Netanyahou, soit refusé tout simplement de s’engager à exécuter le mandat d’arrêt délivré par la Cour." La suite sur les-crises.fr

mercredi 21 mai 2025

En Hongrie, le Parlement vote pour le retrait de la CPI

"Le gouvernement conservateur a décidé de quitter la Cour pénale internationale en raison du mandat d’arrêt émis contre le dirigeant israélien, Benyamin Nétanyahou, dans le cadre de la guerre à Gaza. 

Le Parlement hongrois a voté, mardi 20 mai, en faveur du retrait de la Hongrie de la Cour pénale internationale (CPI), une mesure annoncée au début d’avril en réaction au mandat d’arrêt émis par cette juridiction à l’encontre du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. « La Hongrie rejette fermement l’utilisation des organisations internationales, en particulier des tribunaux, comme outil politique », a écrit le vice-premier ministre, Zsolt Semjen, dans le projet de loi adopté par les députés.

Le texte a été approuvé par 134 parlementaires, 37 ayant voté contre et 7 s’étant abstenus. Le ministre des affaires étrangères, Peter Szijjarto, va désormais notifier à l’Organisation des Nations unies (ONU) la mesure. Le processus prend généralement un an. A ce jour, seuls deux Etats ont claqué la porte de la juridiction, le Burundi et les Philippines." La suite sur lemonde.fr