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jeudi 11 décembre 2025

La Hongrie place les centres de détention pour mineurs sous contrôle policier après un scandale de maltraitance

"Le gouvernement hongrois a annoncé mercredi une mesure d’urgence visant à placer l’ensemble des centres de détention pour mineurs sous la supervision directe de la police, après la diffusion d’une vidéo montrant des violences physiques commises dans un établissement de Budapest. Cette décision vise à contenir les retombées politiques d’un scandale qui a immédiatement suscité l’indignation dans l’opposition et parmi les défenseurs des droits humains.

Selon le chef de cabinet du Premier ministre Viktor Orban, cette restructuration vise à garantir une surveillance plus stricte et à prévenir toute nouvelle violation dans ces centres, traditionnellement gérés par des services civils de protection de la jeunesse. Le gouvernement affirme vouloir restaurer la confiance du public et assurer la sécurité des mineurs placés dans ces structures." La suite sur entrevue.fr

jeudi 18 septembre 2025

La demande de levée de l’immunité de l’eurodéputée de gauche Ilaria Salis divise le Parlement européen

"Une commission du Parlement européen devrait recommander la levée de l’immunité de l’eurodéputée Ilaria Salis la semaine prochaine avant de renvoyer l’affaire devant la plénière pour décider si l’ancienne militante antifasciste de gauche doit être jugée en Hongrie. 

Ilaria Salis a été arrêtée en février 2023 suite à sa participation à une manifestation contre un rassemblement de néonazis après une altercation avec des militants d’extrême droite. Elle a été accusée d’avoir participé à une agression et d’appartenir à une organisation d’extrême gauche.

Elle a passé plus d’un an dans une prison hongroise dans des conditions difficiles et risque une peine de onze ans de prison. Sa détention avait suscité un tollé dans toute l’Europe après que des images d’elle menottée au tribunal ont fait le tour des médias et des réseaux.

La femme de 40 ans, qui a nié toutes les accusations, a finalement été libérée après avoir remporté un siège au Parlement européen lors des élections de l’année dernière, grâce à une initiative des Verts et de l’Alliance de gauche italiens. Pour l’heure, bien qu’elle fasse toujours l’objet de poursuites par un procureur hongrois, elle bénéficie de l’immunité parlementaire." La suite sur euractiv.fr

samedi 23 août 2025

Un Hongrois venu vendanger, interpellé et extradé pour purger une peine de prison

"Mercredi 20 août, la chambre de l’instruction de Dijon a examiné une demande d’extradition vers la Hongrie. Dans le box, un Hongrois de 29 ans, interpellé il y a quelques jours à la gare de Dijon alors qu’il arrivait pour participer aux vendanges. Visé par un mandat d’arrêt pour purger une peine de prison pour violences, il sera bientôt extradé.

« Je refuse d’être extradé. En Hongrie, les traitements des prisonniers sont inhumains. » Par la voix d’une interprète, mercredi 20 août, un Hongrois de 29 ans a expliqué aux juges de la chambre de l’instruction les raisons de son refus d’être remis aux autorités hongroises.

Le jeune homme, qui vit en Allemagne depuis quelques années, est arrivé récemment à Dijon. « Je suis venu avec des amis pour faire les vendanges  », précise-t-il. Sauf qu’il..." La suite sur bienpublic.com (article payant)

mardi 15 juillet 2025

Détenue pour avoir attaqué des néonazis en Hongrie, l’activiste allemande antifa Maja T. cesse sa grève de la faim

"Maja T. est mis en cause dans quatre attaques à coups de sprays au poivre ou de matraque contre des sympathisants des milieux d’extrême droite hongrois. Elle déplore des conditions de détention « inhumaines ».

Son corps est, selon ses dires, devenu « un squelette ». Maja T., jeune antifasciste de nationalité allemande en détention en Hongrie pour avoir participé à des attaques contre des néonazis, a annoncé lundi cesser sa grève de la faim entamée le 5 juin.

« Après quasiment six semaines, j’ai décidé de suspendre » mon action, a écrit l’activiste de 24 ans, qui se considère comme non-binaire et utilise le pronom iel, sur le site du comité de solidarité antifasciste de Budapest (BASC)." La suite sur leparisien.fr 

samedi 12 juillet 2025

Berlin « inquiet » pour un activiste allemand en prison en Hongrie

"L’Allemagne a exprimé vendredi sa « grande inquiétude » quant à l’état de santé de Maja T., jeune activiste allemand détenu et en grève de la faim en Hongrie, où il est accusé d’avoir attaqué des néonazis." La suite sur mediapart.fr (article payant)

lundi 7 juillet 2025

Budapest (Hongrie) : L’état de santé de Maja s’empire

"Les médecins de la prison hongroise évoquent la possibilité d’un traitement forcé – L’état de santé de Maja s’empire.

Des nouvelles inquiétantes nous parviennent de l’hôpital de la prison hongroise, sans que nous puissions les vérifier ni les préciser.

Aujourd’hui, le 5 juillet 2025, dans un appel téléphonique avec sa famille, Maja les a informé.es sur l’avis donné par les médecins de l’hôpital de la prison, où Maja est actuellement détenu.e et soigné.e :
– maintenant, Maja pèse seulement 65 kg et a donc perdu environ 13 kg.
– Le foie et les reins ne sont plus en très bon état.
– Les taux de fer, de phosphore, de vitamine K (importante pour la coagulation du sang) et d’hormones sont bas.
– Le taux de bilirubine (un pigment issu de la dégradation de l’hémoglobine, qui est éliminé par le foie/la vésicule biliaire) est élevé.
– Il y a des œdèmes au niveau du pied.
– Des tressaillements des yeux ont été observés." La suite sur infolibertaire.net 

mardi 17 juin 2025

Budapest : Déclaration de grève de la faim de Maja

 "Traduction de la déclaration de Maja. Le tribunal ayant reporté au 20 juin sa décision de convertir sa détention provisoire en assignation à résidence, Maja a annoncé qu’elle entamait une grève de la faim le 4 juin 2025.

Mon nom est Maja. Il y a presque un an, j’ai été extradée de manière irrégulière vers la Hongrie. Depuis lors, je suis emprisonnée ici dans des conditions inhumaines d’isolement prolongé. Hier, le 4 juin 2025, la décision sur ma demande de placement en résidence surveillée devait être prise. Cette décision a été reportée. Les dernières demandes de placement en résidence surveillée ont été rejetées. Je ne suis plus disposée à rester dans cette situation intolérable et à attendre les décisions d’une justice qui, au cours des derniers mois, n’a cessé de violer systématiquement mes droits. En conséquence, je commence aujourd’hui, le 5 juin 2025, une grève de la faim. Je demande à être renvoyée en Allemagne, à pouvoir retrouver ma famille et à participer au procès en Hongrie depuis chez moi.

Je ne peux plus supporter les conditions de détention en Hongrie. Ma cellule a été placée sous vidéosurveillance permanente pendant plus de trois mois. J’ai dû porter des menottes en permanence à l’extérieur de ma cellule pendant plus de sept mois, parfois même à l’intérieur, que ce soit pour faire des courses, téléphoner via Skype ou recevoir une visite. Les gardiens de prison effectuent un contrôle visuel dans ma cellule une fois par heure, même la nuit, et allument toujours la lumière. Je dois subir des contrôles intimes qui m’obligent à me déshabiller complètement.. Les visites avaient lieu dans des pièces séparées, où j’étais séparée de ma famille, de mes avocats et de mes représentants officiels par une vitre. Lors des contrôles de cellule, les gardiens laissaient derrière eux un chaos complet. Les conditions de construction empêchent une exposition suffisante à la lumière du jour. La cour minuscule est en béton et recouverte d’un grillage. La température de l’eau de la douche ne peut pas être réglée. Ma cellule est constamment infestée de punaises de lit et de cafards. Il n’y a pas d’approvisionnement suffisant en nourriture équilibrée et fraîche." La suite sur mars-infos.org 

mardi 20 mai 2025

"J'ai peur qu'il meure en prison": le combat de Jean-Philippe pour ramener son fils malade de Hongrie


"Adrien Rensonnet (à gauche) est incarcéré en Hongrie depuis 3 ans pour trafic de migrants ayant entrainé la mort. Les soins pour son diabète et son œil blessé étant inadaptés voire inexistants dans sa prison, il a demandé à purger ses 8 ans fermes en Belgique. Une demande refusée par la Hongrie car ici, il pourrait bénéficier d'une libération conditionnelle. Jean-Philippe, son père (au centre), craint sérieusement de le voir mourir en prison avant la fin de sa peine. Il appelle son pays à l'aide.

Adrien Rensonnet vient de la région verviétoise et a 27 ans. En février 2022, il est arrêté en Hongrie pour trafic de migrants. "Il a été contacté par quelqu'un en Belgique et cette personne lui a dit "tu vas gagner de l'argent facile", et il est tombé dans le panneau. Il a loué une camionnette et il transportait 27 migrants. Il s'est fait arrêter mais il a tenté un délit de fuite et dans sa tentative de délit de fuite il a fait un accident qui a causé la mort d'un migrant et des blessures pour quelques autres personnes dans le véhicule."

Immédiatement incarcéré, Adrien est finalement jugé le 8 mai 2024 : 8 ans de prison sans aucune possibilité de libération conditionnelle. Il les purge à la prison de Szeged, non loin de la frontière serbe. Un pénitencier de 1462 détenus nommé Csillag, qui date de 1884 et qui compte la plus forte concentration de longues peines de tout le pays." La suite sur rtl.be

mardi 8 avril 2025

Mobilisation pour "Gino", militant antifasciste réclamé par la Hongrie

"Tribunes dans les médias, rassemblements et soirées de soutien: des députés, écrivains et activistes se mobilisent depuis des mois pour "Gino", très inquiets d'un possible envoi par la justice française de ce militant antifasciste albanais vers la Hongrie, où il encourt, selon eux, 24 ans de prison.

"Je considère que la France n'a pas à livrer des militants antifascistes à la justice d'extrême droite hongroise", proteste Thomas Portes, engagé auprès de Rexhino Abazaj alias "Gino" depuis son arrestation à Paris en novembre, sous le coup d'un mandat d'arrêt européen émis par la Hongrie du Premier ministre nationaliste Viktor Orban.

Mercredi, ce député Insoumis de Seine-Saint-Denis sera à la cour d'appel de Paris, où "Gino" pourrait être fixé sur son sort. Le militant de 32 ans comparaîtra libre, sous contrôle judiciaire, après plus de quatre mois de détention.

"Je pense qu'on ne se rend pas compte de la valeur de la liberté, sauf lorsqu'on la perd", confie Rexhino Abazaj à l'AFP, lors d'un entretien par visioconférence, en présence d'un de ses avocats." La suite sur tv5monde.com

mercredi 2 avril 2025

Le Comité anti-torture du Conseil de l'Europe (CPT) effectue une visite ad hoc en Hongrie sur les prisons

"Une délégation du Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) du Conseil de l'Europe a effectué une visite ad hoc en Hongrie du 25 mars au 1er avril 2025.

Le but de la visite était d'examiner le traitement et les conditions de détention des personnes incarcérées. A cette fin, la délégation du CPT a visité les prisons de Tiszalök et de Szombathely. Une attention particulière a été accordée aux mesures prises par les autorités pour mettre en œuvre les recommandations formulées par le Comité à la suite de sa visite en 2023." La suite sur coe.int

mardi 18 mars 2025

La Hongrie a jusqu’au mois de décembre pour rendre compte de l'exécution des arrêts de la Cour concernant les mauvaises conditions de détention et l'absence de recours

"D’ici au 1er décembre de cette année, la Hongrie devra rendre compte au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe de l’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg concernant les mauvaises conditions de détention et la surpopulation carcérale, ainsi que l’absence de recours effectifs à cet égard (Groupe Varga e.a. et István Gábor Kovács c. Hongrie, requêtes n° 14097/12, 15707/10).

Le Comité des Ministres a adopté une résolution intérimaire pour ce groupe d’affaires lors de sa réunion trimestrielle visant à superviser la mise en œuvre des arrêts de la CEDH. Dans sa décision publiée aujourd'hui, le Comité des Ministres a souligné la persistance des mauvaises conditions de détention dans les prisons hongroises, rappelant aux autorités ses appels répétés pour qu'elles adoptent une stratégie globale à long terme afin de résoudre ce problème et de mettre en place un système de recours effectif." La suite sur coe.int

mercredi 4 décembre 2024

Hongrie : surpopulation carcérale, mauvais traitements infligés par le personnel et violence entre détenus figurent dans un rapport du Comité contre la torture

"Dans un nouveau rapport le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) a établi que les mauvais traitements physiques infligés par le personnel, y compris les coups de poing et de matraque à la tête et sur le corps, et la violence entre personnes détenues apparaissent comme « particulièrement problématiques » à la prison de Tiszalök. Non seulement les conclusions de la visite suggèrent que le personnel n’intervenait pas toujours rapidement, mais la délégation a également entendu des allégations crédibles selon lesquelles certaines personnes détenues étaient autorisées à maltraiter leurs codétenus, voire recevaient des instructions en ce sens de la part du personnel (voir le résumé du rapport).

La surpopulation et les ressources limitées continuaient d'affecter négativement le régime pénitentiaire, la plupart des personnes incarcérées, en particulier les prévenus et les détenus de haute sécurité, n'ayant pas ou peu accès au travail, à l'éducation ou à d'autres activités en dehors de la cellule." La suite sur coe.int

mercredi 25 septembre 2024

Le Comité des Ministres adopte une résolution intérimaire exhortant la Hongrie à réformer sa législation sur les peines de prison à vie

"Le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe a examiné à nouveau cette semaine l'exécution du groupe d'affaires László Magyar. Ce groupe, qui remonte à 2014, concerne des violations de l'interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants en raison des condamnations à perpétuité des requérants, soit sans possibilité de libération conditionnelle, soit avec possibilité de libération conditionnelle après avoir purgé jusqu'à 48 ans et un mois de prison.

Dans une résolution intérimaire adoptée lors de sa réunion Droits de l’Homme de septembre dédiée à la surveillance de la mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme, le Comité a souligné que les violations constatées par la Cour n'exigeaient pas que les requérants aient la perspective d'une libération imminente. Ce qu'il faut, c'est que les condamnations à perpétuité des requérants puissent être considérées comme réductibles conformément à la jurisprudence de la Cour, afin de leur offrir une perspective de libération et une possibilité de réexamen, qui doivent toutes deux exister dès l'imposition de la peine." La suite sur coe.int

jeudi 13 juin 2024

D’une prison hongroise au Parlement européen, l’incroyable histoire de l’Italienne Ilaria Salis

"La militante antifasciste était en résidence surveillée à Budapest, condamnée pour une agression contre deux manifestants néonazis, qu’elle nie. Un parti italien l’a placée sur ses listes pour les européennes et elle a été élue, avec 170 000 voix de préférence.

L’histoire d’Ilaria Sarias est l’une des plus extraordinaires des élections européennes qui se sont tenues du 6 au 9 juin tous les pays de l’Union. “Je ne réussis pas encore à y croire”, écrit l’Italienne Salis sur les réseaux sociaux. “Nous avons prouvé que la solidarité n’est pas qu’un slogan vide, mais quelque chose de concret. L’antifascisme, n’est pas qu’une valeur humaine et une prospective politique, c’est aussi une communauté résistante et solidaire.” Lorsqu’elle écrit ces mots, la militante antifasciste italienne âgée de 40 ans se trouve en résidence surveillée à Budapest, un bracelet électronique à la cheville. Elle vient d’apprendre qu’elle a été élue au Parlement européen avec 170 000 voix de préférence.

Une candidature courageuse

Cette enseignante italienne a passé quinze mois de détention préventive dans une prison de haute sécurité à Budapest. Elle fut arrêtée en février 2023, accusée d’avoir agressé deux manifestants néonazis. Ces hommes ne l’ont pas reconnue lors du procès en cours et Ilaria Salis nie les faits. Malgré cela le procureur hongrois a requis onze ans de prison ferme. En janvier dernier, l’image de la jeune femme chevilles et poignets menottés et entravés avec des chaines, avait créé l’indignation en Italie, le gouvernement de Giorgia Meloni étant accusé de ne pas l’aider à cause de ses opinions politiques antifascistes." La suite sur lalibre.be

samedi 1 juin 2024

Visite en Hongrie sur l'exécution des arrêts de la Cour européenne

"Du 29 au 31 mai, le Service de l'exécution des arrêts a effectué une mission à Budapest, organisée en étroite collaboration avec le Bureau de l'Agent du gouvernement et la Représentation permanente de la Hongrie auprès du Conseil de l'Europe. L'objectif de la visite était de discuter des affaires pendantes sous la surveillance du Comité des Ministres et de faire connaître le travail, la pratique et les procédures du Comité des Ministres et du Service.

La délégation a rencontré Nóra Jakubovich, Secrétaire d'État adjointe au ministère de la Justice, et le personnel du Bureau de l'Agent du gouvernement afin de discuter des affaires/groupes d'affaires concernant la Hongrie à l'ordre du jour des réunions Droits de l'homme du Comité des Ministres en 2024 (voir le Programme de travail indicatif consolidé pour 2024) ainsi que d'un certain nombre d'autres questions générales importantes concernant l'exécution des arrêts par les autorités hongroises." La suite sur coe.int

vendredi 29 mars 2024

Hongrie : la demande d'assignation à résidence d'Ilaria Salis rejetée par la justice

"Jeudi, un tribunal de Budapest a rejeté la demande d'assignation à résidence de l'enseignante italienne Ilaria Salis, ce qui signifie qu'elle doit rester en prison en Hongrie.

Cette Milanaise de 39 ans est incarcérée en Hongrie depuis 13 mois, car elle est accusée d'avoir participé à l'agression de deux militants d'extrême droite.

Lors de son entrée dans la salle d'audience de Budapest, jeudi, Mme Salis a de nouveau été menottée aux poignets et entravée aux chevilles par une chaîne ressemblant à une laisse, comme cela s'était produit lors de l'audience du 29 janvier." La suite sur euronews.com

mardi 19 mars 2024

TRIBUNE Pour la libération d’Ilaria Salis militante antifasciste italienne détenue en Hongrie

"par Un collectif d'eurodéputés et de députés
publié le 18 mars 2024 à 21h15

"Cette enseignante italienne est détenue dans des conditions inacceptables depuis son arrestation à̀ Budapest en février 2023, à la suite d’une manifestation contre un rassemblement de néonazis, dénonce un collectif d’eurodéputés de gauche.

Ilaria Salis, une militante antifasciste et enseignante de 39 ans à Monza, en Lombardie (Italie), est détenue depuis un an dans les prisons hongroises. Son arrestation à Budapest (Hongrie) en février 2023, à la suite d’une manifestation contre un rassemblement de néonazis, a suscité́ une vive indignation.

Les images de cette militante antifasciste, les mains et les pieds enchaînés par des chaînes en fer, nous ont particulièrement indignés.

Nous tenons à rappeler que la directive 343 de 2016, signée par la Hongrie, prévoit que tous les pays de l’Union européenne (UE) doivent s’abstenir de présenter les suspects ou les personnes poursuivies comme étant coupables, que ce soit à l’audience ou en public, par le recours à des mesures de contrainte physique telles que les menottes.

Ilaria Salis, qui conteste les accusations portées contre elle, est accusée de tentative d’agression et d’appartenance à une organisation d’extrême gauche.

Son père, Roberto Salis, témoigne des conditions de détention que subit sa fille, déplorant qu’elle soit traitée «comme un animal» lors des audiences et qu’elle endure des conditions «inhumaines» dans sa cellule, située dans une aile de haute sécurité infestée de rats et de punaises de lit, où elle manque de nourriture et de produits d’hygiène. Pendant six mois et demi, elle a été privée de tout contact avec sa famille et ses proches.

Alors qu’elle risque jusqu’à 24 ans de prison et que quatre demandes..." La suite sur liberation.fr

jeudi 15 février 2024

Le sort de deux Italiens détenus en Hongrie et en Roumanie bouleverse l’opinion publique

"Le sort d’Ilaria Salis et de Filippo Mosca, deux Italiens détenus respectivement en Hongrie et en Italie, dans des conditions épouvantables, suscite des réactions en Italie, mais aussi à Bruxelles. Mais le gouvernement de Giorgia Meloni reste silencieux.

Placée en détention provisoire en Hongrie depuis un an, Ilaria Salis, une enseignante italienne âgée de 39 ans, proche des mouvements antifascistes allemands, est accusée d’avoir roué de coups deux néonazis qui participaient au Jour de l’honneur, à Budapest, le 12 février 2023. Cette manifestation, interdite mais tolérée par les autorités hongroises, a lieu chaque année pour rendre hommage à un bataillon nazi qui a tenté, en 1945, d’empêcher le siège de la capitale par l’Armée rouge." La suite sur letelegramme.fr (article payant)

jeudi 1 février 2024

Italienne détenue en Hongrie: Budapest défend ses prisons

"Le gouvernement hongrois a défendu mercredi 31 janvier son système carcéral qualifié de «conforme aux normes de l'UE», après l'indignation suscitée par le cas d'une Italienne jugée pour avoir attaqué des néonazis à Budapest. Des images d'Ilaria Salis, 39 ans, les mains enchaînées et les pieds liés alors qu'elle comparaissait au tribunal lundi, ont fait la une des principaux journaux italiens mardi et incité Rome à protester.

«Certes, elle était entravée dans la salle d'audience, et oui, elle a passé 11 mois en détention. Mais peut-on parler de conditions “inhumaines”? Non, pas vraiment», a réagi sur X (ex-Twitter) le porte-parole du gouvernement hongrois Zoltan Kovacs, assurant qu'elles étaient «conformes aux normes de l'UE». «Les infractions en question sont graves (...) et les mesures en adéquation», a-t-il ajouté.

L'affaire a fait réagir au plus haut niveau de l'Etat: la première ministre italienne Giorgia Meloni a téléphoné à son homologue Viktor Orban, et l'ambassadeur de Hongrie a été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s'expliquer sur ce traitement jugé «inapproprié»." La suite sur lefigaro.fr

mercredi 31 janvier 2024

Une Italienne apparaît enchaînée "comme un animal" devant un tribunal hongrois après une manifestation antinazie

"Ilaria Salis, une Italienne de 39 ans, a été convoquée devant la justice hongroise, lundi 29 janvier. Au tribunal elle est apparue complètement enchaînée, "traitée comme un animal" selon son père. La scène a provoqué les foudres de Rome.

Ilaria Salis, une enseignante Italienne de 39 ans, a été arrêtée à Budapest en février dernier à la suite d'une contre-manifestation contre un rassemblement de néo-nazis. Lundi 29 janvier, elle a été présentée devant un tribunal de Budapest, enchaînée des poignets jusqu'aux chevilles. Ces images ont fait la une des principaux journaux italiens, provoquant une vive indignation dans la péninsule." La suite sur bfmtv.com