Affichage des articles dont le libellé est CD. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CD. Afficher tous les articles

vendredi 12 juin 2026

“Doráti-Haydn, The Complete Decca Recordings” : l’intégrale “référence” rééditée

Le Hongrois Antal Doráti grava, entre 1969 et 1972, la première intégrale achevée (et accessible) des symphonies de Joseph Haydn . Decca

"Des symphonies aux oratorios de Joseph Haydn : le grand chef hongrois Antal Doráti, disparu en 1988, avait accompli l’entreprise téméraire de tout enregistrer. Le résultat, tonique et lumineux, ressort en disque.

Longtemps ce fut LA référence. Avec le Philharmonia Hungarica, formé par de jeunes musiciens réfugiés à Vienne après l’invasion soviétique de leur Hongrie natale, le chef Antal Doráti (1906-1988) grava, entre 1969 et 1972, la première intégrale achevée (et accessible) des symphonies de Joseph Haydn (1732-1809). Une entreprise téméraire, comparée par Dominic Fyfe, directeur de Decca Classics, à « l’équivalent musical d’une exploration polaire au début du XXᵉ siècle ». Et récompensée d’un énorme succès critique et commercial.

Ancien élève de Béla Bartók et Zoltán Kodály, Doráti poursuivit avec les oratorios de Haydn (présents dans ce coffret, avec de luxueux casts vocaux) et ses opéras..." La suite sur telerama.fr (article payant)

lundi 18 mai 2026

Kristóf Bacsó - Triad Let It Go

Kristóf Bacsó (ts), Áron Tálas (g), Márton Juhász (d) + István Tóth (g, b)

Label / Distribution : BMC Records

"Avec Kristóf Bacsó, sans doute l’un des saxophonistes hongrois les plus directement câblés avec le jazz étasunien, il y a dans chacune de ses apparitions chez BMC quelque chose d’une nuit à Manhattan qui s’étend sur une base rythmique solide, construite autour du pianiste Áron Tálas (« Crossroads »). C’est ainsi qu’on aborde « Mandala », où Bacsó joue très en avant, déblayant avec beaucoup de célérité une ligne droite et large, bien délimitée par la batterie impeccable de Márton Juhász, plus vieux complice du ténor. Adepte d’une ligne claire qui va droit au but, Bacsó est depuis longtemps partisan d’une efficacité qui fait fi des circonvolutions ; avec « Oblique World », le pensionnaire du Modern Art Orchestra dessine un jazz très contemporain où ses compagnons construisent les conditions nécessaires à sa propre liberté.

Souvent au Rhodes, Tálas est le nouveau venu de ce Triad. On l’avait entendu dans un rôle plus orchestral avec le quartet de Mihály Borbély dont il est l’un des piliers. Ici, son jeu très bâtisseur et très rythmique permet à Bacsó toutes sortes de balades, souvent assez nostalgiques et légèrement sucrées, à l’image de « My Father Sent Me a Message » où ses enluminures permettent au son rêche de Bacsó beaucoup de retenue, laissant énormément de place aux silences et aux plaintes discrètes de la guitare d’István Tóth." La suite sur citizenjazz.com

lundi 27 avril 2026

Coffret de collection à la hongroise chez Decca Eloquence


"Franz Liszt (1811-1886), Béla Bartók (1881-1945), Zoltán Kodály (1882-1967), Ernő Dohnányi (1877-1960), Joseph Haydn (1732-1809) :
Œuvres orchestrales, concertantes et chorales. Gábor Gabos, Dino Ciani, David Wilde, Valentin Belchenko, Sviatoslav Richter, Kornél Zempléni, Tibor Wehner (piano) ; Pál Lukács (alto) ; Chœur et Orchestre Philharmonique de Budapest, Orchestre symphonique de la Radio hongroise ; János Ferencsik, György Lehel, Zoltán Kodály (direction). Livret en anglais. 17 CD Decca Eloquence 4844395. 2025.

Decca Eloquence nous propose une anthologie magistrale « à la hongroise », exhumant des bandes précieuses issues des catalogues Deutsche Grammophon, Westminster et Koch. Le fil conducteur de ce coffret est la célébration du patrimoine symphonique, choral et concertant de la Hongrie, servi quasi exclusivement par ses propres ambassadeurs. Le menu est plantureux : 17 Cds qui constituent une véritable somme musicologique et artistique.

Les deux figures de proue de cette édition sont les chefs d’orchestre János Ferencsik (1907-1984) et György Lehel (1926-1989). Si l’école de direction hongroise du XXe siècle a brillé à l’échelle mondiale grâce aux exilés de génie tels que George Szell, Eugene Ormandy, Fritz Reiner, Georg Solti ou Ferenc Fricsay, la notoriété de Ferencsik et Lehel est restée plus confidentielle, principalement pour des raisons politiques. Tous deux firent le choix de rester en Hongrie après l’écrasement de l’insurrection de 1956, portant à bout de bras la vie musicale nationale — l’un à l’Opéra et à la Philharmonie, l’autre à la Radio — dans un contexte où tout était à reconstruire. Revenons brièvement sur ces deux figures." La suite sur crescendo-magazine.be

jeudi 19 mars 2026

Classique Le Haydn d’Antal Doráti, un trésor qui ressort

Le chef d'orchestre Antal Doráti, vers 1935. (Hulton Deutsch/Corbis. Getty Images)

"L’intégrale des symphonies du «père» de la musique classique par le chef hongrois, qui était devenue introuvable, reparaît chez Decca dans une édition augmentée, plus pertinente que jamais.

C’est un jalon majeur de l’histoire du disque, épuisé depuis 2009, qui reparaît : l’intégrale des symphonies de Haydn réalisée pour Decca, entre 1969 et 1972, par Antal Doráti et le Philharmonia Hungarica. Cet orchestre composé de 80 musiciens des orchestres de la ville, de la radio, et de l’opéra de Budapest, ayant fui leur pays à l’arrivée des chars soviétiques, avait été créé en 1956 à Baden, près de Vienne, grâce au soutien de Nicolas Nabokov. Cousin du fameux auteur de Lolita, ce dernier était alors secrétaire général du Congrès pour la liberté de la culture : un organisme, domicilié à Berlin-Ouest et financé par la CIA, qui luttait contre le communisme. Egalement originaire de Budapest, Antal Doráti s’était distingué, dès 1945, en tenant successivement les rênes des orchestres de Dallas, de Minneapolis et de la BBC londonienne. Nommé président d’honneur du Philharmonia Hungarica, il l’imposa dans les prestigieux Musikverein de Vienne et Carnegie Hall de New York, en invitant des solistes éminents comme Yehudi Menuhin, Joseph Szigeti et Wolfgang Schneiderhan. Reste que leurs disques, parus à la fin des années 50 chez Mercury, dont un enregistrement couplant les symphonies..." La suite sur liberation.fr (article payant)

samedi 14 février 2026

Volcans hongrois sous ciel canadien : Gimeno embrase Toronto dans Bartók


"Béla  Bartók (1881-1945)  :  Le Mandarin merveilleux, Op.19,Sz.73 ; Concerto for Orchestra, BB 123/Sz. 116.  Emilie Cecilia Lebel (née en . 1979) : The Sediments. Toronto Mendelssohn Choir, Toronto Symphony Orchestra, direction :  Gustavo Gimeno. 2024. Livret en français et anglais. 90’13’’. HMM905365

Le Mandarin merveilleux et le Concerto pour orchestre de Bartók, c’est un diptyque volcanique qui embrase l’orchestre comme peu d’œuvres du XXe siècle. Gustavo Gimeno et l’Orchestre symphonique de Toronto, avec cette nouvelle parution chez Harmonia Mundi, nous propulsent au cœur de deux sommets du compositeur hongrois : le ballet sulfureux et le concerto étincelant. L’audace était de mise en terre canadienne. " La suite sur crescendo-magazine.be

samedi 31 janvier 2026

Bartok, nouvel Indispensable de Diapason


"Deux chefs-d'œuvre (“Concerto pour violon n° 2” et “Quatuor à cordes n° 6”) du génial Hongrois, deux joyaux de la discographie réunis pour la première fois.

Écrit entre août 1937 et décembre 1938 pour le violoniste Zoltan Szekely, le concerto est créé le 23 mars 1939 à Amsterdam par le dédicataire et l’Orchestre du Concertgebouw sous la baguette de Willem Mengelberg. Bartok, qui envisageait un grand cycle de variations pour violon et orchestre, a dû céder aux exigences du commanditaire et s’en tenir à un concerto « traditionnel », avec une partie soliste brillante et virtuose. Toutefois, l’esprit de la variation imprègne l’œuvre entière, et pas seulement son Andante tranquillo central, encadré par deux mouvements vifs assez développés et de pure forme sonate. Si l’archet est constamment poussé jusqu’à ses plus périlleuses limites, la partition confie à l’orchestre un rôle de tout premier plan, et lui abandonne des passages d’une sauvagerie inaccoutumée." La suite sur diapasonmag.fr 

mercredi 23 juillet 2025

Antal Doráti et la discographie sans fin

Photo: Decca Classics Antal Doráti

"Les trois nouveaux coffrets publiés par la filiale australienne d’Universal sur son étiquette Eloquence, désormais bien connue des discophiles, font suite à deux boîtes éditées en 2023 qui rassemblaient les enregistrements réalisés avec l’Orchestre symphonique de Minneapolis.

Les enregistrements américains d’Antal Doráti (1906-1988), ses plus anciens pour Mercury, sont à la source de la saga de cette étiquette de légende. Le développement de Mercury « Living Presence » résulte en effet de la rencontre d’un ingénieur du son de génie, Bob Fine, et de Wilma Cozart, secrétaire particulière de Doráti à Dallas, puis à Minneapolis. Cozart, devenue madame Bob Fine, sera notamment à l’origine de la série des enregistrements avec Paul Paray à Detroit.

Exilés hongrois

Les coffrets de 2023 rassemblaient en deux boîtes (l’une de 31 CD monophoniques, l’autre de 31 CD stéréo) tous les enregistrements Doráti-Minneapolis de 1951 à 1960. Les autres disques impliqueront par la suite (ou parallèlement) l’Orchestre symphonique de Londres et la Philharmonia Hungarica. C’est ainsi que sont réparties les présentes rééditions : 8 CD avec la Philharmonia Hungarica et 2 volumes (29 et 28 CD) intitulés Antal Doráti in London." La suite sur ledevoir.com

lundi 7 juillet 2025

Nouvelle jeunesse pour Le Roi d’Ys

"Un nouvel enregistrement du Roi d’Ys d’Edouard Lalo paraît en format livre-disque au label du Palazzetto Bru Zane. L’Orchestre National Philharmonique de Hongrie est dirigé par György Vashegyi, réunissant, parmi la distribution, Judith van Wanroij, Cyrille Dubois, Kate Aldrich, Nicolas Courjal et Jérôme Boutillier.

Poursuivant sa mission de redécouverte et de valorisation du romantisme musical français, le Palazzetto Bru Zane - Centre de musique romantique française complète sa collection Opéra Français d’un nouvel opus : Le Roi d'Ys. Contrairement à d’autres éléments de cette collection, cet opéra bénéficiait déjà au préalable d’une discographie certes courte mais pourvue de quelques excellentes références (André Cluytens 1957 et Armin Jordan 1988 notamment). En plus de la compléter avec des artistes de notre temps et des moyens techniques modernes (au moins comparé à la version de Cluytens encore en mono), la plus-value de cette parution vient notamment de son format livre-disque. En plus de la beauté de l’objet, décoré d’éléments brillants sur la couverture et incluant quelques illustrations et photos de l’époque de la création, il propose au lecteur une précieuse mine d’informations sur cet opéra à la notoriété somme toute relative. En plus des notes explicatives sur l’œuvre et sa genèse, d’un texte sur la redécouverte du folklore breton au XIXème siècle, et du livret complet, une section reprend les commentaires du compositeur Victorin Joncières suite à la création." La suite sur olyrix.com

vendredi 16 mai 2025

Le Trio Arnold dans d’inestimables musiques hongroises du début du XXe siècle


"Cet enregistrement de trois contemporains de Béla Bartók (Lajtha, Kodály et von Dohnányi) doit au talent du jeune Trio Arnold.

Dénommé en hommage au compositeur autrichien Arnold Schönberg, qui avait lui-même composé un Trio pour cordes op. 45 en 1946, cette formation de chambre fondée en 2018 entre Berlin et Paris réunit trois artistes de tout premier plan. De leur rencontre en Suisse à l'Académie internationale suisse Seiji Ozawa, ils progressent sensiblement au contact de grands maîtres comme Pamela Frank, Nabuko Imai, Sadao Harado et remportent sans tarder nombre de récompenses, prix et commentaires dithyrambiques. Signalons encore que le est en résidence à la Fondation Singer-Polignac à Paris et à la Chapelle musicale Reine Elisabeth à Waterloo et qu'il donne de nombreux concerts à travers le monde.

Ce troisième enregistrement crée un formidable enrichissement du trio à cordes hongrois du premier XXe siècle en consacrant la redécouverte de proches musiciens ayant œuvré dans le sillage de , mais n'ayant jamais atteint sa popularité internationale. L'album fait suite à un premier enregistrement consacré à Beethoven (Mirare, 2021) et à un second centré sur la musique de Richard Strauss (B-record, 2023)." La suite sur resmusica.com

Nuits Hongroises. László Lajtha (1892-1963) : Soirs transylvains, op. 41 ; Zoltán Kodály (1882-1967) : Intermezzo ; Ernst von Dohnányi (1877-1960) : Sérénade, op. 10. Trio Arnold. 1 CD Mirare. Enregistrement réalisé au Studio Paulello Villethierry (89140) en décembre 2023. Notice bilingue : français et anglais. Durée : 61:00

mardi 25 mars 2025

Quand la Hongrie chante entre modernité et tradition

"Un album de musique hongroise à découvrir, « Öröm » du trio Notà nous embarque en Europe centrale. Une curiosité à découvrir.

Un petit détour entre la vaste Puszta hongroise et les contreforts transylvaniens, c’est ce que propose Öröm (la joie en hongrois) le nouvel album du trio Notà qui sortira le 4 avril sous le label l’empreinte Digitale.

Créé en 2021, ce trio réunit trois férues des musiques du monde ; Gabrielle Varbetian, entendue récemment dans l’Orfeo à l’Opéra de Marseille, Mélissa Zantman, issue d’une famille de musiciens, et accordéoniste de formation, et Cati Delolme, la Marseillaise et initiatrice de cet ensemble de voix féminines. Leur but : donner à entendre tout un monde musical mal connu.

Öröm est un voyage vocal où le folklore déborde son cadre purement national et populaire pour tisser de savantes polyphonies. Les trois voix a cappella se nourrirent des trois piliers de la musique hongroise, Bela Bartok, Zoltan Kodaly et György Ligeti. Des chants traditionnels de Transylvanie et de Hongrie, parfois accompagnés de percussions et de flûte kaval, instrument typique des Balkans, alternent avec des mélodies que Bartok et Kodaly ont collationné en arpentant la Hongrie afin d’enregistrer et conserver le patrimoine musical magyar." La suite sur lamarseillaise.fr

lundi 20 janvier 2025

Gábor Gadó - Veronika Harcsa quintet - The Language Of Flowers


"Veronika Harcsa (voc), Gábor Gadó (g), Laurent Blondiau (tp), János Ávéd (ts), Tamás Zétényi (cello).

Label / Distribution : BMC Records
Si l’importance du chanteur hongrois Gábor Winand dans le paysage du jazz européen ne s’est jamais démentie en dépit de son décès prématuré en 2021 à l’âge de 57 ans, c’est qu’il a construit une discographie hors du commun, notamment avec le guitariste Gábor Gadó. Entre 2002 et 2005, quatre disques auront réuni ces deux musiciens au style si personnel, avec en point d’orgue l’indépassable Opéra Budapest en 2005, en compagnie de musiciens français [1]. Vingt ans après, le style si personnel de Gadó s’est mâtiné de plus en plus de perspectives liées à la musique écrite occidentale, ce qui a notamment contribué à le rapprocher de Veronika Harcsa, jeune prodige déjà repérée à ses côtés. La jeune femme, quoique d’une tessiture différente, a un chant qui se rapproche de Winand : capacité à interroger le lyrique dans une grammaire jazz, en restant toujours proche d’une esthétique contemporaine. C’était le propos de Debussy Now ! avec Márton Fenyvesi. C’est celui de ce Language Of Flowers." La suite sur citizenjazz.com

vendredi 25 octobre 2024

Le Trio Arnold publie un disque aux accents hongrois


"A l’occasion de la publication du nouvel album du Trio Arnold, l’altiste Manuel Vioque-Judde sera, ce jeudi 24 octobre à 20h, l’invité du journal du Classique.

Après un premier album dédié à Beethoven, le Trio Arnold fait son retour au disque chez Mirare avec un programme aux accents hongrois. Il réunit ainsi trois compositeurs, Zoltan Kodaly, Ernst von Dohnanyi et le méconnu Laszlo Lajtha. Ils ont chacun enrichi le répertoire du trio à cordes au début du 20ème siècle." La suite sur radioclassique.fr

samedi 24 août 2024

Brillant chef d’orchestre, Antal Doráti était aussi un compositeur fécond


"Antal Doráti (1906-1988) 
: Concerto pour piano et orchestre. Mátyás Seiber (1905-1960) : Suite orchestrale tirée de « L’invitation » ; Suite de danses de la Renaissance. Oliver Triendl, piano ; Staatskapelle Weimar, direction Domonkos Héja. 2024. Notice en allemand et en anglais. 66’ 20’’. Hänssler Classic HC24035.

Né à Budapest et décédé à Gerzensee en Suisse, le chef d’orchestre et compositeur hongrois naturalisé américain Antal Doráti, dont le répertoire était immense, a laissé en legs une impressionnante discographie qui contient de multiples gravures de référence, que l’on admire encore aujourd’hui, nombre d’entre elles ayant été enregistrées pour le label Mercury. Issu d’une famille de musiciens, il avait été l’élève de Bartók et de Kodály, dont il fut proche. Avant la Seconde Guerre mondiale, il dirigea à Budapest et à Dresde et fut associé aux Ballets russes de Monte-Carlo. Installé aux Etats-Unis dès 1941, il devint directeur musical à Dallas, à Minneapolis, à Washington et à Detroit, non sans un détour par le Symphonique de la BBC et la Philharmonie de Stockholm. Une carrière de premier plan, à laquelle il ajouta un fécond catalogue de créations personnelles. Il se considérait d’ailleurs comme un « conducting composer ». Il a laissé un témoignage de ses deux symphonies, à la tête de la Philharmonie de Stockholm (BIS, 1990), son écriture s’étendant aussi à des pages concertantes, destinées, par exemple, à Heinz Holliger ou à János Starker, au mélodrame, au ballet ou à la musique de chambre." La suite sur crescendo-magazine.be

mardi 14 mai 2024

Modern Art Orchestra & Kodály Choir The Peacock - Tribute to Zoltán Kodály

"Après plusieurs années à rendre hommage à Bartók et à d’autres compositeurs hongrois en son sein comme Kristóf Bacsó, ou de travailler avec Dave Liebman, il semblait tout naturel que le Modern Art Orchestra (MAO) du bugliste Kornél Fekete-Kovács rende hommage à Zoltán Kodály, sans doute le plus important des musiciens hongrois du XXe siècle, auteur du fameux Psalmus Hungaricus et de nombreuses collectes de chants traditionnels, qui l’ont conduit à écrire énormément de musique pour choeurs. C’est d’ailleurs avec le Kodály Choir, institution de Debrecen, que l’orchestre de dix-neuf pupitres et deux chanteurs (on y retrouve la voix capiteuse de Kriszta Pocsai qui habite « The Scamp », composition de Bacsó) se mesure aux partitions de Kodály. Mais pas seulement : alors que les 15 Hungarian Peasant Songs étaient toutes composées par Bartók, le MAO s’offre un Hommage à Kodály où les compositions de l’orchestre s’intercalent avec des œuvres du maître écrites pour des chanteurs, à l’image du si profond « Csalfa sugár » (faux printemps), inspiré par un poème de János Arany [1] qui succède à l’intense « False Call » de Fekete-Kovács où s’illustre le ténor coltranien de János Áved." La suite sur citizenjazz.com

dimanche 24 décembre 2023

L’avant-dernière tuile du puzzle Georg Solti

 Photo: Allan Warren Le chef et compositeur hongrois Georg Solti


"Avec un coffret Solti Europe. The Orchestral Recordings, Decca boucle la boucle de ses rééditions orchestrales consacrées à Georg Solti (1912-1997), chef hongrois que Yannick Nézet-Séguin a dans sa ligne de mire puisqu’il détient le record du plus grand nombre de victoires aux Grammy Awards, un prix qu’il a remporté à 31 reprises entre 1963 et 1998, ce qui fait de lui l’artiste le plus honoré, jusqu’à ce que Beyoncé lui ravisse ce titre en 2023.

Le coffret Solti  Europe, qui fait suite à Solti. Chicago Complete Recordings, paru en 2017, et au flamboyant Solti London. The Orchestral Recordingsqui nous incita à faire un premier portait du chef en février 2022, couvre toute la carrière du chef sur cinquante années.

Un distributeur visionnaire

C’est, de manière symbolique et émouvante, à Zurich, que tout se noue et se dénoue, dans les CD 1 et 4 de ce coffret. Le premier CD regroupe des enregistrements de janvier et juillet 1947. Georg Solti, né György Stern à Budapest en 1912 (comme pour Ormandy, le patronyme Solti se réfère à une ville hongroise, Solt), est à l’époque encore connu comme pianiste en Suisse,  où s’est réfugiée sa famille après avoir fui la Hongrie en 1939 et où György a remporté le Concours de piano de Genève en 1942." La suite sur ledevoir.com

mardi 8 août 2023

Haydn par Ádám Fischer : sans cesse sur le métier

"Franz Joseph Haydn (1723-1809) : Symphonies  n°93 en ré majeur Hob I/93 ;  n°94 en Sol majeur Hob I:94 “La surprise” et  n°95 en Ut mineur Hob I:95. Danish Chamber Orchestra, Ádám Fischer. 2022. Livret en anglais. 60’27’’. Naxos 8.574516. 

Les symphonies de Haydn accompagnent la carrière du chef d’orchestre Ádám Fischer. Sa discographie est impressionnante, depuis ses premières gravures pour Hungaroton avec l’Orchestre National d’Etat hongrois, en passant par son intégrale majeure gravée pour Nimbus (coffret repris ensuite chez Brilliant) avec le Austro-Hungarian Haydn Orchestra, sans oublier la sélection de symphonies gravées pour MDG avec la Haydn-Philharmonie. Il se lance aujourd’hui dans une nouvelle aventure concentrée sur les dernières symphonies dont voici le premier volume qui propose les trois premières “londoniennes”. Le chef hongrois est au pupitre de son Danish Chamber Orchestra avec lequel il a revisité la discographie des symphonies de Mozart, Beethoven et Brahms." La suite sur crescendo-magazine.be

vendredi 24 février 2023

Le retour bienvenu de l’intégrale des quatuors de Haydn par les Festetics chez Arcana


"Après de longues années d’absence au catalogue, Arcana propose enfin à nouveau une réédition de la fameuse intégrale des quatuors de Haydn par l’ensemble hongrois Festetics. Il s’agit de la première et unique version complète sur instruments historiques des 58 quatuors à cordes authentifiés par le compositeur pour la célèbre maison d’édition viennoise Artaria.

Enregistrée à Budapest entre 1993 et 2006, cette intégrale constitue le projet le plus ambitieux de , le mythique fondateur d’Arcana et d’autres labels prestigieux (Vendôme, Valois, Astrée), décédé quelques mois après l’enregistrement du dernier volume.

Le coffret est présenté dans l’ordre chronologique de composition selon la classification établie par Haydn à la fin de sa vie, avec des pochettes d’une couleur différente selon les numéros d’opus. Il manque les œuvres de jeunesse « Opus 1 », « Opus 2, » ainsi que l’Opus 3, qui s’est révélé apocryphe, aujourd’hui rassemblés dans un volume nommé Dix divertimenti de jeunesse pour quatuor à cordes. Quant à l’opus 51, également absent, il s’agit de la transcription des Sept dernières parole du Christ sur la croix pourtant souvent jouée et enregistrée. Le cycle commence donc par l’opus 9, considéré comme les premiers véritables quatuors à cordes de Haydn, pour s’achever par les opus 77 et 103, en deux mouvements pour ce dernier." La suite sur resmusica.com

samedi 14 janvier 2023

Iván Fischer dans Bruckner : l’âge ne fait rien à l’affaire


"Bien qu’ayant attendu l’âge de la maturité pour aborder la mythique Symphonie n° 9 d’Anton Bruckner, Iván Fischer, à la tête de son Budapest Festival Orchestra, déçoit par la fadeur de son interprétation.

aura attendu sa 70e année (âge du compositeur au moment de la composition) pour affronter la prodigieuse Symphonie n° 9 d’ : ultime étape symphonique du compositeur de Saint Florian, monumentale, inachevée, testamentaire et récapitulative, élevée à la gloire de Dieu, qui suppose maturité et spiritualité pour ne s’offrir qu’aux plus grands chefs capables d’assumer la profondeur d’un propos résumé à trois mouvements « comme Dieu l’a voulu » …

Après une Symphonie n° 7 (2014) saluée par la critique, Iván Fischer remet une nouvelle fois Bruckner sur le métier avec cette Symphonie n° 9 dont l’interprétation, avouons-le, n’apporte pas grand-chose à une discographie pléthorique comportant déjà de nombreuses références, dominée par Jochum, Wand, sans oublier Abbado à Lucerne, Giulini à Chicago, Haitink à Amsterdam, Karajan à Vienne, Blomstedt à Leipzig, Rattle à Berlin, Thielemann à Dresde et Celibidache à Munich …" La suite sur resmusica.com

Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n° 9 en ré mineur. Budapest Festival Orchestra, direction : Iván Fischer. 1 SACD hybride Channel Classics. Enregistré en mars 2021 au centre des congrès de Budapest. Notice en anglais, français et allemand. Durée : 55:33 

jeudi 30 juin 2022

Compositeurs hongrois et polonais au cours de la terrible année 1948

 

Endre Szervánszky (1911-1977) : Sérénade pour cordes. Mieczyslaw Weinberg (1919-1996) : Concertino pour violon et orchestre à cordes op. 42. Reszö Sugár (1919-1988) : Divertimento pour cordes. Grażyna Bacewicz (1909-1969) : Concerto pour orchestre à cordes. Orchestre de chambre Erdödy, direction et soliste : Zsolt Szefcsik. 2021. Notice en hongrois, en polonais et en anglais. 73.29. Dux 1802.

*****

"En janvier 1948, devant plusieurs dizaines de compositeurs réunis au Comité central du Kremlin, Andreï Jdanov, l’un des dirigeants du Parti communiste, prononce un discours dévastateur, accusant d’éminentes personnalités comme Prokofiev, Chostakovitch, Miaskowski, Kabalevski, Chébaline ou Khatchaturian, d’être les « principales figures dirigeantes de la tendance formaliste en musique, tendance qui est totalement fausse » (F. Lemaire, La musique du XXe siècle en Russie et dans les anciennes Républiques soviétiques, Fayard, 1994, p. 124). On connaît la suite : Tikon Khrennikov prend les choses en main, et lors du congrès qui se tient trois mois plus tard, du 19 au 26 avril, à l’Union des Compositeurs, les plus grands noms de la musique russe seront considérés comme infréquentables, avec toutes les conséquences dommageables que l’on imagine sur leur créativité, leur vie sociale, pédagogique ou matérielle, et sur la diffusion de leurs œuvres. Le phénomène aura des répercussions dans d’autres pays du bloc communiste." La suite sur crescendo-magazine.be

jeudi 9 juin 2022

Le Liszt aristocratique de Michel Dalberto


"Franz Liszt (1811-1886) :  Once upon a time.  "Vallée d’Obermann" (extrait des Années de Pèlerinage, Première Année, Suisse) ; Paysage, Mazeppa, Ricordanza, Chasse-neige (extraits des Études d’exécution transcendante), Sonate en si mineur. Michel Dalberto (piano). 2022-Textes de présentation en français, anglais, allemand et japonais - La Dolce Volta  LDV105.

C’est un bien beau programme Liszt que nous présente Michel Dalberto, musicien intelligent et réfléchi qui confie toujours au disque des interprétations mûrement réfléchies. Nul doute cependant que l’approche du pianiste français risque de heurter de front ceux qui attendent ici quelque chose de ce côté sulfurique, voire diabolique, à quoi on ramène très -trop- souvent la musique du génial hongrois.

S’écartant de l’omniprésent Steinway, Dalberto opte ici pour un très beau piano de concert Bechstein D-282 qui montre bien l’évolution de l’esthétique de l’illustre maison allemande dont les instruments ne sont hélas que trop rarement à l’honneur dans nos salles de concerts. Si on retrouve avec plaisir les basses claires et les aigus transparents si typiques de ce facteur, le médium n’a plus cette exquise rondeur et cette douceur veloutée qu’on peut goûter dans les anciens enregistrements de Schnabel, Edwin Fischer ou Bolet." La suite sur crescendo-magazine.be