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jeudi 9 avril 2026

Lauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine 2023 : « Je suis tout simplement passionnée par la recherche »

La scientifique Katalin Karikó est colauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine 2023. Photo : vilcek.org.

"Le succès du Dr Katalin Karikó, colauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine 2023, est le fruit d'efforts inlassables et d'un engagement sans faille envers la voie qu'elle a choisie.

La scientifique Katalin Karikó est reconnue pour ses recherches sur l'ARNm, fondement de la technologie vaccinale moderne. Malgré de nombreux obstacles rencontrés au cours de sa carrière, sa persévérance lui a permis de démontrer le potentiel de l'ARNm en médecine. Les travaux de Karikó ont contribué de manière significative au développement du vaccin contre la COVID-19, ayant un impact considérable sur la santé mondiale et confirmant l'importance d'une recherche scientifique continue.

Le succès, c'est la joie de résoudre des problèmes en laboratoire.

Dans une interview accordée au prix Nobel, Karikó a déclaré : « Je veux simplement faire de la recherche, pas recevoir de prix. » Cette affirmation reflète parfaitement son état d'esprit : un dévouement à la recherche scientifique, en particulier à l'étude de l'ARNm, plutôt qu'à la gloire ou aux récompenses. Pendant des décennies, elle a travaillé discrètement, essuyant d'innombrables refus et coupes budgétaires, mais elle a persévéré dans sa passion pour la science.

Tout au long de sa carrière, Karikó a défini le succès par la joie de résoudre des problèmes en laboratoire, et non par la recherche de reconnaissance. Malgré un licenciement (en 1995) et des financements limités pour ses recherches sur l'ARNm pendant des décennies, sa passion pour la découverte scientifique l'a toujours motivée." La suite sur vietnam.vn

mardi 16 décembre 2025

Cancers, maladies génétiques, infections… Les multiples promesses de l’ARN messager


"Il y a cinq ans, des vaccins développés en un temps record grâce à cette technologie ont permis au monde de sortir de la pandémie de covid. Mais les domaines où elle pourrait apporter des progrès significatifs sont bien plus nombreux. Avec LéNA, découvrez le meilleur du journalisme européen.

En décembre 2020, moins d’un an après le début de la pandémie de covid-19, le laboratoire Pfizer annonçait triomphalement les premiers résultats de son vaccin contre le Sars-CoV-2. Moins d’un an plus tard, des millions de personnes étaient vaccinées et, progressivement, la plupart des Etats ont pu lever les confinements, couvre-feux et autres restrictions qui ont rythmé nos vies pendant près de trois ans.

Ce vaccin marquait une première mondiale : il utilisait la technologie de l’ARN messager (ARNm) développée depuis de longues années dans l’ombre des laboratoires de recherche. Cinq ans plus tard, elle a encore mûri et, partout dans le monde, des équipes s’efforcent de faire éclore les traitements de demain. Maladies infectieuses, cancers, pathologies génétiques… La liste des promesses portées par l’ARNm est longue, mais le chemin pour les concrétiser reste complexe. Plus de 200 essais cliniques consacrés à l’ARNm sont en cours." La suite sur lesoir.be (article payant)

mercredi 6 novembre 2024

Les génies hongrois : 8 inventions qui ont révolutionné le monde

"Comment les grands esprits hongrois ont-ils marqué l'histoire de la science et de la technologie, et quelles innovations géniales ont-ils apportées à notre vie quotidienne ? Voici 8 inventions hongroises célèbres qui ont changé le monde !

1. Vitamine C

Saviez-vous que la panacée, la vitamine C, a été découverte par un scientifique hongrois ? La légende veut qu'Albert Szent-Györgyi ait découvert par hasard la teneur élevée en vitamine C du poivron. Lors d'un repas de famille, sa femme lui servit une salade de poivrons, pour laquelle il n'avait pas d'appétit. Il prétexta qu'il devait apporter les légumes au laboratoire pour les faire tester. C'est alors qu'il fit l'une des découvertes les plus importantes de l'histoire de la science : la source de la vitamine C, pour laquelle il reçut plus tard le prix Nobel de physiologie ou de médecine. le prix Nobel de physiologie ou de médecine en 1937." La suite sur budapestinfo.hu

lundi 12 août 2024

« Les routes de l'ARN » : de la découverte de l'ARN au prix Nobel de Katalin Karikó 20 septembre 2024 à 19h00 Lieu: Serre de l’Institut Pasteur

Serre de l’Institut Pasteur 28 rue du Docteur Roux, 75015 Paris

l’Institut Pasteur, l’Ambassade de Hongrie à Paris et l'Institut Liszt vous invitent au vernissage de l’exposition consacrée à la vie et la recherche scientifique de Katalin Karikó, biochimiste hongro-américaine spécialisée dans la technique ARN messager, prix Nobel de physiologie ou médecine en 2023, conjointement avec Drew Weissman.

L'exposition retrace l'histoire de l'ARN messager, depuis les découvertes fondamentales en biologie moléculaire jusqu'à ses applications révolutionnaires en vaccinologie.
À travers trois sections, l'exposition éclaire le chemin biologique, historique et humain de ce messager qui a conduit à des avancées scientifiques et médicales majeures.

L’exposition s'inscrit dans la thématique de la 41e édition des Journées Européennes du Patrimoine 2024 “Routes, réseaux et connexions”.

Katalin Karikó
Née en Hongrie, à Szolnok, en 1955, les recherches de Katalin Karikó sur l'ARN messager, poursuivies depuis le début des années 1990, ont joué un rôle déterminant pour permettre l'utilisation de celui-ci dans la création de vaccins d'un nouveau type, approche qui se concrétise avec la recherche contre la pandémie de Covid-19, et notamment la création du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech. Elle a enseigné à l'université de Pennsylvanie. Elle devient ensuite vice-présidente senior chez BioNTech RNA Pharmaceuticals.

Entrée libre, merci de confirmer votre présence avant le 10 septembre !
Cliquez ici pour la RÉSERVATION

jeudi 4 juillet 2024

« Ne jamais renoncer », de Katalin Kariko, Prix Nobel de médecine 2023 : la leçon de ténacité d’une immigrée

"Dans son autobiographie, la biologiste, née en Hongrie, raconte son extraordinaire aventure, sur le chemin semé d’embûches de la découverte du vaccin à ARN messager. 

En d’autres temps, sans doute aurions-nous lu ce livre avec un regard moins orienté. L’extraordinaire parcours de Katalin Kariko, sa conviction inébranlable que l’ARN messager pouvait constituer un outil thérapeutique unique, le scepticisme constamment rencontré, les obstacles franchis pendant trente ans font de cette aventure une véritable épopée scientifique. Mais, la période que nous traversons étant particulière, impossible de ne pas voir dans ce récit une parabole sur les atouts de l’immigration.

Depuis l’avènement du vaccin à ARN messager, en décembre 2020, et plus encore depuis le couronnement de Katalin Kariko par le prix Nobel en 2023, l’histoire est désormais connue. Son héroïne l’a d’ailleurs longuement racontée dans nos colonnes. Mais cette autobiographie, écrite d’une plume alerte, lui donne une nouvelle intensité. Voici donc une petite fille hongroise née en 1955, fille de boucher, élevée dans une maison en pisé, sans eau courante. L’enfant aime l’école. Pas forcément la plus douée, selon elle, mais assurément la plus travailleuse, elle enchaîne les succès scolaires, puis universitaires. La voilà biologiste, avec une spécialité, ou plutôt une passion : l’ARN messager, cette molécule qui transfère l’information génétique de l’ADN pour fabriquer nos protéines." La suite sur lemonde.fr (article payant)

vendredi 15 mars 2024

Cancer, vaccins... : les folles promesses de l'ARN messager

"Il y a quatre ans tout juste, Edouard Philippe confinait la France entière. Des vaccins contre le Covid-19 à ceux contre le cancer, la fabuleuse histoire de l'ARN messager n'en est qu'à ses débuts.

Petite scène de la vie domestique dans un futur plus ou moins éloigné : alors qu'il bricole chez lui un dimanche, Robert s'entaille la main avec son tournevis. Après le « aïe ! » et les jurons de rigueur, il se précipite dans sa cuisine, ouvre la porte de son réfrigérateur et se saisit d'une fiole de verre portant une étiquette où il est écrit : ARN messager. Il l'avale. Les instructions génétiques encodées dans le précieux contenu vont induire les cellules de Robert à synthétiser une protéine thérapeutique, laquelle va faciliter la guérison des plaies, en stimulant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. La main abîmée se répare. Bob le  bricoleur peut retourner à ses occupations dominicales. Ainsi soit-il.

Cette saynète vous semblera peut-être naïve, elle n'en est pas moins le rêve qui anime depuis toujours Katalin Karikó, le but qu'elle s'est fixé dans sa vie de chercheuse spécialiste de l'ARN messager. Katalin Karikó est cette biochimiste d'origine hongroise subitement passée de l'ombre à la lumière après qu'un virus jusqu'ici inconnu, le SARS-CoV-2, a mis la planète en émoi et obligé 4,5 milliards de personnes à se calfeutrer chez elles. En France, cela a commencé il y a tout juste quatre ans, le 17 mars 2020." La suite sur lesechos.fr (article payant)

mercredi 29 novembre 2023

Katalin Kariko et Drew Weissman Prix Nobel de Médecine 2023 : le vaccin à ARN messager récompensé !

" « Les gens doivent savoir qu’il ne s’agit pas d’une expérience unique que nous avons réalisée et que le vaccin n’a pas été fabriqué en dix mois. Nous avons modifié l’ARN messager et nous avons eu les honneurs, mais les vaccins sont basés sur plus de vingt ans de travail par Kati et moi et sur le travail de centaines, voire de milliers d’autres scientifiques. » (Drew Weissman, le 2 octobre 2023 au "New York Times").

Je reviens sur l'attribution du Prix Nobel de Médecine de l'année 2023, annoncé le lundi 2 octobre 2023 par le Comité Nobel : cette prestigieux récompense, aboutissement de grandes recherches, s'est portée sur le vaccin à ARN messager adapté à combattre le covid-19 et ses deux principaux "inventeurs", Katalin Kariko, d'origine hongroise, et l'Américain Drew Weissman, tous les deux travaillant dans une université américaine, celle de Pennsylvanie, à Philadelphie. Les deux lauréats recevront leur prix dans quelques jours. Inutile de dire que j'ai été très ému à l'annonce de ce Nobel.

Ce Prix Nobel répond à tous les impératifs de la recherche : un travail en équipe, un saut technologique voire une véritable révolution technologique, une réalisation concrète qui a sauvé des millions de vies humaines et aussi, et c'est peut-être le plus important, un espoir pour de nombreuses autres maladies, en particulier le sida et le cancer, même s'il faut toujours resté prudent dans ce domaine puisque d'optimisme n'ont pas toujours été tenues dans le passé." La suite sur agoravox.fr

mardi 3 octobre 2023

Nobel 2023 : de la Hongrie communiste au monde des start-up

"Stockholm, le lundi 2 octobre 2023 – Le Prix Nobel de médecine a été décerné à Katalin Kariko et Drew Weissman, pour leurs travaux ayant ouvert la voie au développement des vaccins à ARNm contre la Covid-19.

Ce lundi 2 octobre est marquée par l’ouverture de la nouvelle campagne vaccinal de rappel contre la Covid-19 en France. Hasard du calendrier, c’est aussi ce lundi 2 octobre que l’Académie royale des sciences de Suède a décidé de décerner le Prix Nobel de médecine à Katalin Kariko et Drew Weissman, dont les recherches ont ouvert la voie à l’élaboration des vaccins à ARN messager contre la Covid-19. Ces vaccins qui ont été administrés ces trois dernières années à plusieurs milliards de personne sur la planète.

Un an après avoir créé la surprise en attribuant le prix académique le plus prestigieux du monde à des recherches sans aucune application médicale apparente en récompensant le paléogénéticien suédois Svante Paabo, les académiciens suédois retrouvent cette année leur sens pratique." La suite sur jim.fr

Katalin Karikó, du purgatoire scientifique au Nobel de médecine

"Pionnière des vaccins anti covid des laboratoires Pfizer-BioNTech et Moderna, la biochimiste d’origine hongroise Katalin Karikó vient d’obtenir la prestigieuse distinction avec son partenaire de recherches Drew Weissman. L’apothéose d’une vie aussi remarquable qu’accidentée dédiée au développement de l’ARN messager.

Les distinctions s’accumulaient depuis l’arrivée des vaccins ARN messager inspirés de ses recherches. Il lui manquait encore la récompense suprême, effleurée en 2021 mais décrochée par David Julius et Ardem Patapoutian pour leur découverte des récepteurs de la température et du toucher. Ce 2 octobre, Katalin Karikó est devenue la première scientifique hongroise sacrée prix Nobel de médecine et la troisième personnalité hongroise nobélisée de l’Histoire après Albert Szent-Györgyi en 1937 (isolateur de la vitamine C) et le romancier Imre Kertész (auteur du livre Etre sans Destin) en 2002." La suite sur lesoir.be (article payant)

Cet article est réser

lundi 2 octobre 2023

Prix Nobel de médecine : les chercheurs Katalin Karikó et Drew Weissman récompensés pour leurs travaux sur les vaccins à ARN messager

"Les travaux de la scientifique hongroise et du chercheur américain ont ouvert la voie au développement des vaccins contre le Covid-19 grâce à leurs "découvertes concernant les modifications des bases nucléiques". 

Le prix Nobel de médecine et de physiologie 2023 a été attribué, lundi 2 octobre, à la Hongroise Katalin Karikó et l'Américain Drew Weissman "pour leurs découvertes concernant les modifications des bases nucléiques qui ont permis le développement de vaccins ARNm efficaces contre le Covid-19", salue le comité Nobel. "Les lauréats ont contribué au développement à un rythme sans précédent de vaccins à l'occasion d'une des plus grandes menaces pour la santé humaine dans les temps modernes", a-t-il ajouté." La suite sur francetvinfo.fr

mercredi 14 décembre 2022

Opinion: Après leurs débuts pandémiques, les vaccins à ARNm ne font que commencer

"Beaucoup pensent que les désormais célèbres vaccins à ARNm ont vu le jour en un clin d’œil, à une vitesse fulgurante, au milieu d’une pandémie mortelle. Mais pour Drew Weissman, qui, avec son partenaire de recherche Katalin Karikó, est crédité d’avoir développé la plate-forme qui a rendu possible les vaccins à ARNm qui sauvent des vies, la technologie de l’ARN tardait à venir.

Weissman, 63 ans, a grandi à Lexington, Massachusetts, avant de fréquenter l’Université Brandeis, puis d’obtenir un doctorat et un diplôme de médecine de l’Université de Boston. Il a finalement décroché une bourse dans le laboratoire du Dr Anthony Fauci à l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, où il a passé la majeure partie des années 90 à rechercher des cellules dendritiques, un acteur biologique clé dans le démarrage de la réponse immunitaire du corps. Ainsi, lorsqu’il s’est retrouvé à l’Université de Pennsylvanie en 1997, la question de savoir comment renforcer le système immunitaire humain brûlait déjà dans son esprit.

Puis, le hasard est intervenu. Weissman est tombé sur Karikó, biochimiste à l’université, alors qu’il attendait à la machine Xerox que des articles soient photocopiés. Ils ont commencé à parler de leur intérêt commun pour la recherche. Karikó, originaire de Hongrie, avait passé des décennies à rechercher l’ARN messager – le manuel d’instructions biologiques pour la production de protéines dans les cellules humaines – et était convaincu du potentiel qu’il représentait pour la thérapeutique humaine.

Juste comme ça, une équipe de rêve scientifique a été formée." La suite sur nouvelles-dujour.com

lundi 27 juin 2022

La pionnière des vaccins à ARN messager Katalin Karikó récompensée par l’Académie des sciences

La biochimiste hongroise Katalin Karikó en juin 2022 à New York.
Jemal Countess / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

"Katalin Karikó, la biochimiste hongroise, dont les travaux fondamentaux ont favorisé le développement des vaccins à ARN messager, a reçu la Grande Médaille 2021 à Paris.

“J’ai toujours rêvé que dans nos réfrigérateurs ou congélateurs, nous disposerions un jour de différents flacons contenant de l’ARN messager, témoigne la biochimiste Katalin Karikó, sous la coupole de l’Académie des sciences, à Paris, le 21 juin 2022. Et que si par exemple, vous vous brûlez la main en cuisinant, il suffirait de prendre le flacon adéquat qui contient l’ARN messager codant une protéine utile à la guérison et de se l’administrer”, poursuit-elle avec son fort accent hongrois. Après une trentaine d’années d’efforts, ce rêve est en passe de devenir une réalité. L’apport de ses travaux a été crucial dans la mise au point des nouvelles stratégies vaccinales développées dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Pour cette raison, l’Académie des sciences a remis à cette tenace scientifique la plus prestigieuse de ses récompenses, la Grande Médaille 2021." La suite sur sciencesetavenir.fr

mercredi 15 juin 2022

Katalin Karikó était reçue solennellement à l'Académie des Sciences de Paris le 14 juin 2022


Le 14 juin 2022 l'Académie des sciences de Paris c'était Séance solennelle de réception des associés étrangers élus en 2021.

Élue associé étranger le 8 décembre 2021
Section : Biologie humaine et sciences médicales

Katalin Karikó est professeur-adjoint à l’Université de Pennsylvanie, Vice-présidente senior chez BioNTech RNA Pharmaceuticals.

La scientifique avait été récompensée précédemment pour ses recherches pionnières ayant permis la mise au point des vaccins à ARN messager. 

Communiqué de presse de l'Académie des sciences - Paris, le 28 septembre 2021

L’Académie des sciences vient de décerner sa Grande Médaille 2021 à Katalin Karikó. La biochimiste d’origine hongroise, aujourd’hui vice-présidente senior chez BioNTech RNA Pharmaceuticals, mène depuis les années 1990 des recherches pionnières sur l’ARN messager et son utilisation à des fins thérapeutiques. L’apport de ses travaux a été crucial dans la mise au point des nouvelles stratégies vaccinales développées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. La Grande médaille est la récompense la plus prestigieuse remise par l’Académie des sciences.


 

 

Katalin Karikó débute sa carrière en Hongrie, au Centre de recherche de Szeged, se spécialisant sur la biochimie des ARN messagers, et développant des tests antiviraux et viraux. Mais le centre manque de financements. En 1985, elle gagne alors les États-Unis avec son mari et sa fille, alors âgée de deux ans, pour rejoindre le département de biochimie de l’Université de Temple, à Philadelphie, avant de devenir professeur à la prestigieuse Université de Pennsylvanie.
Dans les premières années, elle peine à convaincre de l’utilité de ses travaux sur l’ARN messager à des fins thérapeutiques, la communauté scientifique s’intéressant davantage aux recherches sur l’ADN et à la thérapie génique. Aux côtés de Drew Weissman, immunologiste à l'Université de Pennsylvanie, elle poursuit néanmoins ses recherches sur la réponse immunitaire induite par l’ARN messager, convaincue du potentiel vaccinal de ses travaux. Leurs travaux ont fortement contribué à la mise au point des vaccins utilisés aujourd’hui pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 par Pfizer BioNtech et Moderna.



jeudi 27 mai 2021

Passé - Katalin Karikó, pionnière de l’ARN messager, avait été recrutée par les services secrets hongrois

"En 1978, la jeune biochimiste avait été forcée à rejoindre la Sûreté d’État du régime communiste, ont révélé plusieurs médias hongrois lors d’une visite triomphale de la savante, depuis émigrée aux États-Unis, dans son pays natal.

Katalin Karikó aurait volontiers évité cette polémique, alors qu’elle achève une tournée triomphale dans son pays natal. Durant le week-end de la Pentecôte, la presse hongroise a relaté que la biochimiste, dont les travaux ont inspiré les vaccins anti-Covid à ARN messager de Pfizer et BioNTech (société dont elle est vice-présidente depuis 2013), fut recrutée en 1978 par la Sûreté d’État du régime communiste. Dotée du nom d’emprunt Zsolt Lengyel, la jeune doctorante, qui venait d’intégrer le centre de recherches biologiques de l’université de Szeged, devait conduire des activités de contre-espionnage en parallèle de ses travaux de laboratoire." La suite sur courrierinternational.com

samedi 22 mai 2021

Katalin Karikó, la chercheuse hongroise derrière la technologie de l'ARN messager

"C'est elle qui est à l'origine de la technologie des ARN messagers, utilisée dans les vaccins contre le Covid-19 de Pfizer-BioNtech et Moderna. La biochimiste Katalin Karikó a reçu le titre de citoyenne d'honneur de la ville de Szeged, en Hongrie, où elle était étudiante.

Née à Szolnok, en 1955, Katalin Karikó a fui la Hongrie dans les années 1980, car les moyens étaient trop limités dans les laboratoires de l'ex-URSS. En 1985, elle obtient un poste à Temple University, à Philadelphie. Même si le transfert de devises est interdit à l'époque en Union soviétique, elle vend la voiture familiale et réussi à quitter de son pays avec son mari et sa fille. "C’était un aller simple. Nous ne connaissions personne", racontait-elle dans une interview donnée à Business Insider." La suite sur euronews.com

mercredi 24 février 2021

Katalin Karikó : un espoir contre la pandémie

"Elle est à l’origine des nouvelles technologies d’ARN messager qui ont permis l’élaboration des premiers vaccins anti-Covid. Parcours.

Une origine hongroise

Katalin Karikó, née le 17 janvier 1955, a grandi à Kisujszallas, une ville de quelques milliers d’âmes située au cœur de la Hongrie. Son pays est une république populaire sous régime communiste. Sa famille est chrétienne et pauvre. Son père est boucher. Sa scolarité sera excellente. Passionnée de sciences, elle opte pour la biologie et la biochimie, obtient un doctorat et entame des études postdoctorales au centre de recherche biologique de l’Académie hongroise des sciences à Szeged.

L’ARN messager (ARNm), dont le rôle dans la synthèse des protéines a été élucidé en 1961 (par les Français Jacques Monod et François Jacob, tous les deux Prix Nobel, et François Gros), puis la découverte en 1980 par Tom Cech et Sidney Altman (Prix Nobel) que certains ARN peuvent aussi avoir un rôle de catalyseur, comme les enzymes, la fascine. Son académie n’a pas les moyens de financer des projets de recherche dans ce domaine. Aussi prend-elle le risque, en 1985, avec son mari et sa fille âgée de 2 ans, de quitter la Hongrie pour les Etats-Unis. C’est un aller simple." La suite sur parismatch.com