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mercredi 8 juillet 2026

En Hongrie, Péter Magyar lance une procédure contestée pour destituer le président

"Le Parlement hongrois examine à partir de mardi 7 juillet un paquet d’amendements constitutionnels prévoyant la destitution du président Tamas Sulyok, proche de l’ex-premier ministre Viktor Orban. Une méthode « forte », qui suscite les craintes de plusieurs ONG et de défenseurs de l’Etat de droit.

Depuis sa victoire électorale, le 12 avril, le nouveau premier ministre conservateur et pro-européen, Péter Magyar, mène au pas de charge les réformes destinées à démanteler « le régime [du nationaliste] Viktor Orban ». Parmi elles, un paquet d’amendements constitutionnels, que le Parlement hongrois doit examiner à partir de mardi 7 juillet, s’annonce comme le plus sensible. Ce texte, qui vise « à rétablir une démocratie fondée sur l’Etat de droit », prévoit en effet la destitution du président de la République, Tamas Sulyok, un proche de Viktor Orban que Péter Magyar qualifie régulièrement de « marionnette » de l’ancien pouvoir.

« Les électeurs ont accordé une habilitation exceptionnelle à l’Assemblée nationale, en tant que pouvoir constituant, pour rétablir la démocratie », argue le projet de loi constitutionnel dans ses motifs, pour justifier cette procédure exceptionnelle qui pourrait aboutir au départ de M. Sulyok « aux alentours du 20 juillet », selon M. Magyar. Le texte, qui prévoit la fin du mandat du président dès « le lendemain de son entrée en vigueur », pourrait en effet être adopté dès la semaine du 13 juillet grâce à la majorité écrasante dont dispose M. Magyar depuis sa victoire aux élections législatives du..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

lundi 16 février 2026

Hongrie: Viktor Orban promet de chasser du pays «tous les agents de Bruxelles» s'il est réélu

"En Hongrie, le Premier ministre souverainiste Viktor Orban intensifie sa campagne à deux mois des élections législatives alors que son parti est à la traîne dans les sondages. Ce samedi 14 février, il prononçait son discours annuel sur l'état de la Nation. Viktor Orban, qui a bâti un régime autoritaire en s’inspirant de la Russie de Poutine, a affirmé que s’il était réélu, il chasserait du pays les « ennemis de l’intérieur » manipulés par Bruxelles.

Ce samedi, devant ses fidèles, Viktor Orban a rendu hommage à la politique de Donald Trump, rapporte notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère. « Nous aussi nous pouvons chasser de notre pays l’influence étrangère qui limite notre souveraineté », a-t-il souligné. Mais il y a encore quelques efforts à faire. « On n’a pas fini le travail. La machine oppressive de Bruxelles fonctionne encore en Hongrie. On va la balayer après les élections », a affirmé Viktor Orban.

Et le Premier ministre hongrois a désigné la cible de la prochaine offensive : « Les pseudo-organisations civiles, les journalistes et les politiciens qui sont achetés... Bref, tous les agents de Bruxelles ». Dans sa volonté de construire ce qu'il a appelé un « État illibéral », Viktor Orban est accusé d'avoir réduit au silence les voix critiques de la magistrature, du monde académique, des médias et de la société civile, et d'avoir restreint les droits des minorités." La suite sur rfi.fr

dimanche 15 février 2026

Hongrie : Viktor Orban promet de « balayer » la « machine oppressive de Bruxelles » s’il remporte les élections législatives d’avril

"A l’instar des Etats-Unis de Donald Trump, dont s’inspire le dirigeant nationaliste, « nous aussi, nous pouvons (…) chasser de Hongrie l’influence étrangère qui limite notre souveraineté », a-t-il dit, samedi, lors de son discours annuel sur l’état de la Nation. 

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, s’est engagé, samedi 14 février, à poursuivre son offensive contre les « pseudo-organisations civiles, les journalistes, les juges et les politiciens achetés », misant sur une victoire aux élections législatives d’avril. Le dirigeant nationaliste fait face au défi le plus difficile depuis son retour au pouvoir, en 2010, son parti, le Fidesz, étant devancé par le parti d’opposition Tisza dans les sondages avant le scrutin du 12 avril.

« La machine oppressive de Bruxelles fonctionne encore en Hongrie – nous la balaierons après [les élections] », a affirmé le dirigeant nationaliste dans son discours annuel sur l’état de la Nation. « Nous avons travaillé dur et nous avançons bien, mais ce travail n’est pas encore terminé. C’est pourquoi nous devons, et pourquoi nous allons, remporter l’élection », a-t-il lancé." La suite sur lemonde.fr 

vendredi 16 janvier 2026

En Hongrie, les ONG venant en aide aux sans-abri tournent à plein régime

"Budapest face face à des températures glaciales depuis plus d'une semaine. La Shelter Foundation de l'Église baptiste hongroise déploie également des volontaires pour aider à trouver les sans-abri en difficulté.

C'est une situation tristement fréquente ces derniers jours dans les rues de Budapest : alors que la capitale hongroise fait face à une météo glaciale depuis près d'une semaine, de nombreux sans-abri doivent se débrouiller seuls pour survivre sous des températures en dessous de zéro. Les organisations humanitaires fonctionnent à plein régime et les refuges sont pris d'assaut, comme le centre d'accueil de Steinbánya, tenu par la Shelter Foundation de l'Église baptiste hongroise.

"Il n'y a pas d'insectes ici, c'est propre, le nettoyage quotidien est respecté. Nous recevons de la nourriture, il y a des dons, ce qui n'est pas si mal. Nous ne mourons pas de froid. Tous ceux qui le souhaitent peuvent aller travailler, c'est comme ça. Nous devons aller de l'avant, il s'agit d'un foyer temporaire, c'est de cela qu'il s'agit. Je pense que si quelqu'un veut réussir quelque chose dans la vie, il peut partir d'ici", affirme un sans-abri pris en charge dans ce refuge." La suite sur euronews.com 

dimanche 31 août 2025

La poutinisation à marche forcée de la Hongrie d’Orbán

"Comment meurt une démocratie, au XXIe siècle, en plein cœur de l’Union européenne (UE) ? Certainement pas dans le vrombissement des chenilles d’un char ni dans la terreur d’un coup d’État fomenté ; non, plutôt que par brutalité et persécution, l’autocratie s’enracine insidieusement, tel un poison lent. C’est en usant des mêmes outils que ceux qui ont permis son arrivée au pouvoir que l’homme fort de Budapest a bâti son projet autoritaire, sans truquer les élections ni écrouer l’opposition. Laboratoire du populisme avant l’heure, depuis 15 ans, la Hongrie de Viktor Orbán persiste, tête baissée, dans son démantèlement de l’État de droit, au risque de faire des émules, et de menacer l’intégrité du projet européen.

Peu avaient imaginé, en 2010, que le premier ministre s’acharnerait à miner les contre-pouvoirs, à nouer des liens étroits avec Moscou et Pékin, à s’engager dans un violent bras de fer avec Bruxelles. Après 15 années de pouvoir sans discontinuer, le Fidesz — sa formation national-conservatrice — est parvenu à ériger la « démocratie illibérale » dont il rêvait, réécrivant la Constitution à sa guise.

Pays aussi membre de l’OTAN, la Hongrie a fait le choix de l’isolationnisme, adoptant une politique étrangère prorusse, résolument hostile à Kiev. Le petit pays d’Europe centrale, d’une population à peine supérieure à celle du Québec (9,6 millions d’habitants), est vénéré par Donald Trump et sert d’inspiration à d’autres potentats en herbe. Faire « Budapest à Varsovie », telle était, par exemple, l’ambition polonaise du parti Droit et Justice (PiS), qui a multiplié les violations démocratiques de 2015 à 2023." La suite sur ledevoir.com

mercredi 9 juillet 2025

La Hongrie n’a fait « aucun progrès » pour respecter les principes de l’Etat de droit, dénonce Bruxelles… qui n’engage pas de sanctions

"La Commission européenne a publié un rapport annuel où elle livre un réquisitoire sans appel contre la Hongrie de Viktor Orbán. Elle fustige l’absence de progrès en matière de transparence de la justice, d’indépendance des médias et de protection de la société civile.

La Hongrie n’a fait « aucun progrès » en matière de transparence de la justice, d’indépendance des médias et de protection de la société civile, a estimé ce mardi 8 juillet la Commission européenne, qui demande à Budapest de respecter les principes de l’Etat de droit.

L’exécutif européen a présenté son sixième rapport annuel sur l’Etat de droit dans les 27 pays de l’UE. Le réquisitoire est sans appel contre la Hongrie de Viktor Orbán, dans le collimateur de l’Union européenne depuis des années. Budapest n’a fait « aucun progrès » pour « améliorer la transparence des systèmes d’attribution des dossiers dans les tribunaux de première instance », estime par exemple Bruxelles." La suite sur nouvelobs.com 

jeudi 12 juin 2025

Hongrie : la colère gronde toujours contre la loi sur la "transparence"

"Une manifestation antigouvernementale a envahi la place Kossuth mardi soir, au cours de laquelle une vingtaine de personnes ont pris la parole pour protester contre la loi sur la transparence qui devrait être votée prochainement.

Un groupe de citoyens dirigé par le publiciste Róbert Puzsér a annoncé mardi soir une résistance civile contre le gouvernement Orbán devant une foule de dizaines de milliers de personnes sur la place Kossuth. Au total, vingt-trois personnes ont pris la parole lors de cette manifestation de trois heures, principalement des artistes, des influenceurs d'opinion et des journalistes.

« Mon plus jeune fils a le même âge que Ner. Ils ont conçu ensemble. Mais mon fils a un avenir ! » - a déclaré le journaliste István Dévényi sur scène, ce à quoi le public a réagi par de vifs applaudissements.

Selon le principal organisateur Róbert Puzsér, la catastrophe internationale de l'annexion de la Hongrie à l'Est doit être évitée.

La foule était plus en colère que lors des précédentes manifestations"
La suite sur euronews.com

mercredi 11 juin 2025

En Hongrie, le parti d’Orbán envisage un autre candidat pour 2026

"Le Fidesz du dirigeant hongrois enchaîne les mauvais sondages face au parti Tisza de l’opposant Péter Magyar. Le scénario d’un prétendant de secours émerge dans l’optique des législatives d’avril prochain.

Ces deux derniers mois, comme depuis octobre, la plupart des études d’opinion prédisent une défaite du parti d’Orbán aux élections d’avril 2026 après seize ans de règne. Seul l’institut Nézőpont, proche de l’exécutif, prévoit une victoire par dix points du Fidesz contre le bulldozer Tisza de Péter Magyar, adversaire n°1 du régime contre lequel il se retourna en février 2024.

L’envol économique annoncé début-2025 par Viktor Orbán vire au crash. La dette grimpe, la croissance recule, l’inflation perdure, les fonds de l’UE manquent. Et les attaques contre Magyar font « pschitt ». Dans les cordes, Orbán décoche une campagne anti-Ukraine et un « Fight Club » risible pour mobiliser ses troupes, menace d’asphyxier médias et ONG critiques recevant des fonds étrangers avec une loi « à la russe » (vote reporté à l’automne pour cause de débats internes), interdit la Marche des Fiertés..." La suite sur lesoir.be (article payant)

jeudi 5 juin 2025

En Hongrie, le vote de la loi controversée sur les ONG et médias « financés par l’étranger » est reporté à l’automne

"La réforme portée par le parti de Viktor Orban a été ouvertement copiée sur le modèle de la loi en vigueur en Russie. Elle a été condamnée par des centaines d’ONG et de médias indépendants, et a donné lieu à plusieurs manifestations ces dernières semaines. 

Il n’aura finalement pas lieu la semaine prochaine. En Hongrie, le vote de la loi visant à sanctionner les ONG et médias « financés par l’étranger » est reporté, a annoncé le groupe parlementaire du parti au pouvoir, le Fidesz, mercredi 4 juin. « Les débats sur ce projet de loi se poursuivront à l’automne », a fait savoir le groupe, mercredi 4 juin, à l’Agence France-Presse (AFP).

Selon son président, Maté Kocsis, « des organisations sérieuses en dehors des parties affectées » ont émis des remarques qui doivent être examinées. Des critiques en interne du parti ont également été formulées, selon des informations de presse." La suite sur lemonde.fr 

Le Conseil de l’Europe appelle à ne pas voter la loi anti ONG

"Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Michael O’Flaherty, a demandé aux parlementaires hongrois de ne pas voter le projet de loi visant ONG et médias indépendants, s’inquiétant de son impact sur les droits fondamentaux.

“Je demande respectueusement aux membres de l’Assemblée nationale de s’abstenir d’adopter le projet de loi, à moins qu’il ne soit modifié pour se conformer au droit international des droits de l’homme, notamment en ce qui concerne les droits à la liberté d’expression et d’association, le droit au respect de la vie privée, le droit à un procès équitable et l’interdiction de la discrimination”, écrit Michael O’Flaherty, dans une lettre rendue publique mercredi." La suite sur 7sur7.be 

En Hongrie, le gouvernement de Viktor Orbán resserre l’étau sur les dissidents

"Comment savoir si un régime hybride démocratique-populiste devient impopulaire ? Dans la Hongrie de Viktor Orbán, la montée en puissance du mouvement d’opposition de Péter Magyar pousse le gouvernement Fidesz à intensifier sa pression sur les libertés individuelles, les voix de l’opposition et les minorités.

En mars 2025, pour la première fois depuis 15 ans, l’homme politique hongrois le plus populaire n’était pas le Premier ministre Viktor Orbán, mais son implacable adversaire Péter Magyar, selon l’institut de sondage indépendant Median qui réalise des enquêtes pour le média HVG. Magyar n’a pourtant accédé à la notoriété que l’année dernière.  

Selon un autre sondage récent, réalisé par l'Institut Republikon en avril 2025, 32 % des Hongrois voteraient aujourd’hui pour le parti Tisza de Magyar, soit une hausse de trois points depuis mars. Au cours de la même période, le parti au pouvoir, le Fidesz-KDNP, n’a gagné qu’un point et atteint désormais 28 %. Depuis sa création au printemps 2024, le parti Tisza n'a cessé de gagner en popularité. Il a bénéficié d' un coup de pouce soudain ces dernières semaines, donné sans doute par les électeurs indécis et, dans une moindre mesure, par d’anciens partisans du Parti satirique du chien à deux queues (MKKP).

Un “nettoyage de printemps” contre les “punaises”

Sans surprise, ces développements ont plongé la machine de propagande du gouvernement Fidesz, par ailleurs bien huilée, en situation de crise. Dans le discours qu'il a prononcé à l'occasion de la fête de l'indépendance de la Hongrie, le 15 mars, Orbán a annoncé son intention de procéder à un “nettoyage de printemps”. Il a également fulminé contre “les politiciens rémunérés, les juges, les civils, les journalistes, les fausses ONG et les activistes politiques” – des punaises”, selon lui." La suite sur voxeurop.eu

Le Parlement hongrois ne votera la loi sur la "transparence" qu'à l'automne

"Máté Kocsis, chef du groupe parlementaire Fidesz, a déclaré que la lutte contre la "désinformation" ukrainienne était plus urgente aujourd'hui.

La législation, que les partis d'opposition et les ONG qualifient de loi "d'impossibilité", ne sera pas débattue au Parlement avant l'automne. Máté Kocsis, chef du groupe parlementaire Fidesz, a déclaré que les partis au pouvoir souhaitaient toujours utiliser des instruments juridiques pour protéger la "souveraineté", mais il a ajouté qu'il y avait un désaccord sur la nature de ces instruments.

Il a déclaré que le projet de législation avait reçu de nombreuses propositions ces dernières semaines, y compris au sein de leur groupe parlementaire, mais aussi de la part de l'Association bancaire hongroise, de l'Association hongroise de la publicité, du Bureau du président de la République, de l'Association du Barreau hongrois et de l'Association hongroise des éditeurs de journaux." La suite sur euronews.com

mardi 3 juin 2025

Hongrie : "Viktor Orbán est en train de réaliser un coup d'État à petits pas"

"La dérive autoritaire du Premier ministre hongrois Viktor Orbán inquiète de plus en plus en Europe. Le pays semble s’éloigner de la démocratie et de l’État de droit. Alors jusqu’où ira Viktor Orbán ? Quelles réactions possibles aussi pour l’Union européenne ? Décryptage avec Florence La Bruyère, journaliste correspondante à Budapest, et Luca Tomini, chercheur FNRS, professeur à l’ULB, spécialiste des régimes autocratiques, les invités du podcast "Les Clés".

Le Fidesz, parti d’extrême droite de Viktor Orbán, a récemment déposé au Parlement un projet de loi sur "la transparence de la vie publique". Un texte qui a provoqué plusieurs manifestations en Hongrie. Il vient aussi s’ajouter à une série d’amendements constitutionnels liberticides. ​​​​Dernièrement, le parlement a en effet déjà voté des lois pour restreindre les droits de la communauté LGBTQIA+interdire certaines manifestations dont la Pride, et criminaliser la protestation.

En résumé, cette loi vise à établir une liste noire de toutes les ONG, médias indépendants, entreprises, ou toute autre organisation, financées par l’étranger et qui menaceraient la souveraineté nationale. Si une organisation est inscrite sur cette liste, le Bureau de la protection de la souveraineté aura la possibilité de geler ses comptes, d’envoyer des inspecteurs des impôts, saisir ses biens comme des ordinateurs, des documents, et même entamer des enquêtes sur les comptes personnels de ses dirigeants. Or, les ONG et médias indépendants sont très largement financés par l’Union européenne." La suite sur rtbf.be

lundi 2 juin 2025

Marche silencieuse en Hongrie contre la loi ciblant médias et ONG

"Budapest (AFP) – Des milliers de Hongrois ont protesté en silence dimanche à Budapest contre un projet de loi permettant à Viktor Orban de sanctionner les médias et les ONG "financés depuis l'étranger".

Le Premier ministre "veut faire taire tous ceux qui n'écrivent pas ce qu'il souhaite", a déclaré à l'AFP Zsolt Solyom, un ancien soldat de 49 ans.

La majorité nationaliste au pouvoir dans ce pays d'Europe centrale a déposé mi-mai un texte comparé à la loi russe sur les "agents de l'étranger".

La législation permettra la mise sur liste noire d'organismes "menaçant la souveraineté de la Hongrie en utilisant des fonds étrangers pour influencer la vie publique"." La suite sur france24.com

jeudi 29 mai 2025

Entre Viktor Orban et Donald Trump, la lune de miel est terminée

"En dépit de l’organisation, jeudi, à Budapest de la grande conférence mondiale des conservateurs, la CPAC, le premier ministre hongrois n’est plus aussi loué par le président américain depuis sa réélection.

Pour Andras Laszlo, la réunion organisée à Washington, le 15 mai, avec plusieurs cadres de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid), avait un but précis. Selon Reuters, cet eurodéputé hongrois, chargé deux mois plus tôt d’enquêter pour le compte du gouvernement de Viktor Orban sur les soupçons d’ingérences étrangères, cherchait à obtenir des renseignements sur les financements américains de certains opposants au pouvoir en place à Budapest.

« Il n’est pas question de punir qui que ce soit. Ces informations doivent servir à mieux comprendre les pratiques passées », a déclaré Andras Laszlo, au lendemain de la rencontre, à Reuters. Trois jours plus tôt, un député du parti de Viktor Orban avait déposé une proposition de loi visant à créer un « registre des organisations menaçant la souveraineté de la Hongrie avec l’aide de l’étranger », calquée sur une loi russe de 2012.

Dès son retour à la Maison Blanche, fin janvier, Donald Trump a entrepris de démanteler l’Usaid, en gelant ses financements. Seuls quelques départements de l’agence ont été maintenus, à la tête desquels la nouvelle administration au pouvoir à Washington a nommé des hommes de confiance. Parmi eux, Kenneth Jackson, promu en mars à la direction financière de l’agence, était présent au rendez-vous organisé avec Andras Laszlo. Mais ce dernier est reparti bredouille, les fonctionnaires américains qui l’ont reçu ayant refusé..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

mardi 27 mai 2025

« La Hongrie a fait un pas de plus vers un régime autoritaire »

"Alors que la Hongrie va une nouvelle fois être auditionnée par le Conseil sur le respect de l’Etat de droit, David Vig, le directeur d’Amnesty International Hongrie, revient sur la lutte acharnée du gouvernement Orbán contre les voix critiques et les minorités.

La situation en Hongrie est grave. » Le constat de David Vig, directeur d’Amnesty International en Hongrie, est sans appel. Après le changement constitutionnel de mi-avril qui acte « la primauté du droit des enfants à un développement physique, mental et moral correct sur tout autre droit » – y compris le droit de réunion pacifique, interdisant de facto la Pride de Budapest prévue le 28 juin – c’est un nouveau projet de loi qui donne au pays de Viktor Orbán des allures plus autoritaires. Appelée « loi sur la transparence de la vie publique », cette initiative législative pourrait priver les organisations critiques – que ce soit des ONG, des médias indépendants ou des entreprises – de tout financement. Pour David Vig, le silence de la Commission face à ces dégradations de l’Etat de droit ne peut plus durer." La suite sur lesoir.be (article payant)

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dimanche 25 mai 2025

L'UE demande à la Hongrie de retirer une loi ciblant des ONG et médias critiques

"La Commission européenne réclame à la Hongrie le retrait d'un projet de loi accusé de menacer des ONG et médias indépendants, estimant qu'il constituerait "une violation grave" des principes de l'Union européenne s'il était adopté.

Le parti du Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban a déposé en début de semaine dernière au parlement un texte sur "la transparence de la vie publique", dénoncé par de nombreuses ONG comme une manœuvre visant à faire taire toute voix critique dans le pays.

"Nous n'hésiterons pas à prendre les mesures nécessaires si ce projet est adopté", a affirmé un porte-parole de l'exécutif européen dans un communiqué publié vendredi 23 mai au soir.

"La Commission a de vives inquiétudes concernant ce projet", a-t-il expliqué. "S'il était adopté en l'état, il constituerait une violation grave des principes et du droit de l'Union européenne. Par conséquent, nous demandons le retrait de ce projet du processus législatif." La suite sur france24.com

samedi 24 mai 2025

Politique. En Hongrie, une loi “à la russe” pour “criminaliser” les opposants

"Un projet de loi déposé le 13 mai prévoit d’établir un “registre des organisations financées par l’étranger” qui menaceraient la souveraineté nationale. Les médias d’opposition dénoncent ce dispositif compromettant leur existence et celle des ONG.

Le 15 mars, Viktor Orban promettait de “nettoyer” le pays de ses opposants, comparés à des “punaises”. Le 13 mai, un député de la majorité Fidesz suivait la volonté du dirigeant magyar avec le dépôt d’un projet de loi de “transparence”, ciblant surtout les ONG et les médias indépendants accusés de servir les intérêts étrangers. Son adoption ne sera qu’une formalité, car le camp Orban occupe les deux tiers des 199 sièges de l’Assemblée nationale hongroise. Le vote du texte est prévu entre le 10 et le 12 juin.

“L’objectif : criminaliser leurs opposants, discréditer leurs critiques et empêcher quiconque de nuire avant les élections de l’an prochain”, tacle HVG. La loi est “censée prévenir l’influence étrangère” mais “pourrait servir à punir des écologistes s’élevant contre un projet dangereux, des parents créant une ONG pour combler les lacunes du système scolaire ou des entrepreneurs s’exprimant sur la politique économique de l’État”, déplore le magazine libéral.

“Autocensure” et “autocratie”

“Induire l’autocensure et dissuader” avec un texte “inspiré de la loi russe sur les agents de l’étranger”, tonne 444.hu, est une “méthode éprouvée de la Fidesz”. Le régime veut “assécher pour de bon la presse indépendante”, poursuit le portail..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

Projet de loi hongrois sur la transparence de la vie publique

"Lettre ouverte commune dont la LDH est signataire adressée à Ursula Von Der Leyen, présidente de la Commission européenne, et Michael McGrath, Commissaire à la démocratie, à la justice, à l’Etat de droit et à la protection des consommateurs

Madame la Présidente Von der Leyen,
Monsieur le Commissaire McGrath,

Le 13 mai 2025, un membre du parti hongrois Fidesz au pouvoir, a présenté un nouveau projet de loi intitulé « Transparence de la vie publique », qui permettrait au gouvernement de cibler, de financer et de dissoudre toute organisation qu’il considère comme « une menace pour la souveraineté hongroise ». Qualifié d’« Opération Starve and Strangle » par les organisations de la société civile, le projet de loi, s’il est adopté, fournira au gouvernement les derniers outils pour réduire au silence les dernières voix indépendantes en Hongrie. À l’approche des élections législatives de 2026, il s’agit d’un avertissement brutal.

Dans une longue série d’actions qui ont servi à démanteler le fonctionnement des éléments de base de l’Etat de droit, ce projet de loi est la tentative la plus effrontée à ce jour et exige une action immédiate en utilisant les procédures d’infraction en cours, la conditionnalité du financement et le processus de l’article 7 du traité sur l’Union européenne (UE).

Le projet de loi, qui n’a pas fait l’objet d’une consultation publique, cible les organisations selon quatre axes principaux :

Financement étranger ciblé par l’extension des pouvoirs de l’Office de protection de la souveraineté (OPS) : le projet de loi prévoit que l’OPS propose une liste d’organisations qui utilisent des fonds étrangers pour « influencer la vie publique ». La liste définitive serait ensuite arrêtée par décret du gouvernement. La notion d’« influence sur la vie publique » n’est pas clairement définie et ne respecte donc pas le principe de légalité, privant les organisations de la précision nécessaire pour réglementer leur conduite et les exposant potentiellement à l’arbitraire. Une fois inscrite sur la liste, une organisation ne pourrait accepter un soutien étranger qu’avec l’autorisation préalable de l’autorité compétente.

Exclusion du financement national : les organisations inscrites sur la liste n’auraient pas accès au système national de donation fiscale de 1 %. Une charge supplémentaire serait également imposée à tous les donateurs hongrois, les obligeant à s’assurer de la présence de deux témoins pour confirmer que leur financement ne provient pas de l’étranger.

Utilisation abusive des dispositions relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent : le projet de loi obligerait l’administration fiscale et les établissements de crédit à examiner chaque transaction de financement étranger en se demandant s’ils prévoient que le financement sera utilisé pour « influencer la vie publique ». Il permettrait également aux établissements de crédit de transférer des fonds étrangers au Fonds national de coopération, qui appartient à l’Etat. Les dirigeants des « organisations exclues » entreraient dans la catégorie des « personnes politiquement exposées », ce qui les soumettrait aux lois sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, bien qu’ils ne soient pas tenus de le faire en vertu des lois sur la lutte contre le blanchiment d’argent de l’Union européenne (UE) et du monde entier.

Décisions sans respect des procédures : chaque étape soulève de sérieuses préoccupations en matière de respect des procédures. Le gouvernement publierait la liste des organisations concernées dans un acte normatif (décret) qui les priverait de tout contrôle judiciaire et les empêcherait de demander réparation. Le droit de faire appel d’autres décisions prises en vertu de la loi est considérablement réduit – y compris des décisions telles que le gel du compte bancaire d’une organisation ou l’émission d’interdictions empêchant les organisations figurant sur la liste de poursuivre des activités visant à « influencer la vie publique »." La suite sur ldh-france.org

vendredi 23 mai 2025

La Hongrie veut renforcer sa position au sein de l'Organisation des États turciques

"Péter Szijjártó a déclaré que le gouvernement hongrois mettrait en œuvre la loi sur la "transparence" et a envoyé un message au Parlement européen.

Le gouvernement hongrois ira jusqu'au bout de la loi controversée sur la transparence: c'est ce qu'a annoncé le ministre des Affaires étrangères lors du sommet informel de l'Organisation des États turciques, qui se tient cette semaine. Péter Szijjártó affirme également avoir sollicité le Parlement européen pour demander un débat sur ce projet de loi, qui pourrait stigmatiser et la presse et les ONG touchant des financements étrangers." La suite sur euronews.com