"Le Parlement hongrois examine à partir de mardi 7 juillet un paquet d’amendements constitutionnels prévoyant la destitution du président Tamas Sulyok, proche de l’ex-premier ministre Viktor Orban. Une méthode « forte », qui suscite les craintes de plusieurs ONG et de défenseurs de l’Etat de droit.
Depuis sa victoire électorale, le 12 avril, le nouveau premier ministre conservateur et pro-européen, Péter Magyar, mène au pas de charge les réformes destinées à démanteler « le régime [du nationaliste] Viktor Orban ». Parmi elles, un paquet d’amendements constitutionnels, que le Parlement hongrois doit examiner à partir de mardi 7 juillet, s’annonce comme le plus sensible. Ce texte, qui vise « à rétablir une démocratie fondée sur l’Etat de droit », prévoit en effet la destitution du président de la République, Tamas Sulyok, un proche de Viktor Orban que Péter Magyar qualifie régulièrement de « marionnette » de l’ancien pouvoir.
« Les électeurs ont accordé une habilitation exceptionnelle à l’Assemblée nationale, en tant que pouvoir constituant, pour rétablir la démocratie », argue le projet de loi constitutionnel dans ses motifs, pour justifier cette procédure exceptionnelle qui pourrait aboutir au départ de M. Sulyok « aux alentours du 20 juillet », selon M. Magyar. Le texte, qui prévoit la fin du mandat du président dès « le lendemain de son entrée en vigueur », pourrait en effet être adopté dès la semaine du 13 juillet grâce à la majorité écrasante dont dispose M. Magyar depuis sa victoire aux élections législatives du..." La suite sur lemonde.fr (article payant)
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