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samedi 6 décembre 2025

Des Etats-Unis à la Hongrie : la fin du républicanisme ?

"Avec Philip Pettit, professeur de philosophie politique à l’université de Princeton

La liberté comme non-domination que l'état de droit défend peut-elle encore servir de boussole pour refonder nos institutions face au retour en force de l’autoritarisme ? Philip Pettit, l’un des grands théoriciens du républicanisme contemporain, est notre invité.

Le républicanisme et la tentation autocratique

Philip Pettit rappelle que le républicanisme repose sur « l’absence de domination », qu’elle soit privée ou publique. Être libre, dit-il, c’est vivre sans maître : « Les gens ne doivent pas être dominés, il ne faut pas qu’il y ait un maître dans la vie des gens ». D’où l’importance des élections, de l’État de droit et des contre-pouvoirs pour empêcher tout gouvernement d’exercer une ingérence arbitraire.

Face à la montée actuelle des régimes autoritaires, Philip Pettit constate une fascination inquiétante : « Les gens sont séduits par l’idée d’autocratie ». Selon lui, cette séduction n’est possible que lorsque les démocraties faiblissent : « Les démocraties ont eu des objectifs républicains, le problème, c’est la séduction de l’autocratie »."  La suite et à écouter (11min) sur radiofrance.fr

mardi 13 décembre 2011

Derniers jours de la « République » de Hongrie

Au 1er janvier 2012, lorsque la nouvelle Constitution hongroise prendra effet, la République de "Hongrie changera de nom. Le terme de « République » sera en effet retiré de son appellation officielle.

On serait presque tentés de voir en la disparition du terme « République » (Köztársaság) une démarche honnête de la part des autorités magyares. En effet, même sur le plan symbolique, la notion de République n'a pas en Hongrie l'importance qu'elle peut avoir par exemple dans la culture politique française.
Il y a encore quelques mois, sur la place de la République à Budapest, on pouvait constater à quel point l’esprit républicain avait peu d’importance en Hongrie. Contrairement à ce qu’on peut observer dans les grandes villes françaises par exemple, la place de la République n’était qu’un terrain vague, avec quelques bancs abandonnés aux clochards du VIIIème arrondissement (lorsqu'ils pouvaient encore s'y asseoir). Le fait qu’elle ait été rebaptisée depuis place Jean-Paul II n’étonnera personne, notamment compte tenu du caractère conservateur de la nouvelle loi fondamentale hongroise. Un premier pas qui s'inscrivait dans la logique d'un projet de société réactionnaire totalement assumé." La suite sur hu-lala.org