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vendredi 20 mars 2026

En Hongrie, une loi autorise les maires à sélectionner leurs habitants

"En Hongrie, les maires ont le droit de sélectionner les habitants de leur ville. Le Premier ministre Viktor Orbán a fait passer une loi qui permet aux élus de faire le tri dans leur population et d'expulser de leur maison les minorités non grata, comme les Tziganes.

Pilis est une petite ville de la campagne hongroise où Károly Losó voulait s'installer. "Je reviendrais vivre ici, si je pouvais, parce qu'on y a vécu il y a une dizaine d'années", confie-t-il. À l'automne dernier, avec son épouse, ils ont même acheté à bon prix une petite maison à restaurer au milieu d'un grand terrain. Mais aujourd'hui, il ne peut que la regarder de loin. Quelques semaines après s'y être installés, ils se disputent avec une voisine. Le maire leur ordonne de quitter les lieux. "Il est arrivé, il nous a dit que l'on avait deux semaines pour partir d'ici. Ce qu'on deviendrait, où on irait, ça ne l'intéressait pas. On avait deux semaines, sinon il nous expulsait manu militari", se souvient Károly Losó.

L'argent versé pour leur maison leur a été remboursé par la mairie, désormais propriétaire. Mais pour Károly Losó, qui fait partie de la minorité rom de Hongrie, la pilule est dure à avaler. "C'est du racisme. Ce maire, de je ne sais pas quel parti, c'est un raciste. Il s'en prend aux Tziganes. Dès qu'il en voit un, il ne le laisse pas rentrer", assure-t-il." La suite et vidéo (4min) sur franceinfo.fr

mardi 3 février 2026

Politique. Face au racisme d’un ministre, les Roms de Hongrie manifestent avec des brosses à WC

"Janos Lazar, ministre des Transports et pilier de l’exécutif hongrois, a assimilé les Roms du pays au “récurage des toilettes” dans les trains. Le Fidesz de Viktor Orban tente de contenir le scandale, à l’aube des élections du 12 avril, pour ne pas perdre dans les urnes le soutien habituel de la communauté.

Le 22 janvier, Janos Lazar provoquait une tempête avec des commentaires d’un “racisme ouvert” à l’encontre de la communauté rom du pays, attaque le site d’information 24.hu. Interrogé sur la pénurie de main-d’œuvre en Hongrie lors d’un forum public, le puissant ministre des Transports et de la Construction considérait que les Roms (7 % de la population hongroise) représentent une “réserve interne” et doivent “récurer les toilettes dégueulasses des trains” puisque “les électeurs hongrois ne sont pas vraiment enclins” à accomplir ce genre de tâches.

Le surlendemain, Lazar s’excusait pour des propos qu’il disait regretter “sincèrement”, affirmant avoir “toujours œuvré en faveur des Roms”, relate le quotidien Magyar Nemzet. “Notre devoir est de créer des emplois pour tout le monde et non pas de faire de la place pour les immigrants. Quand je parle de cela, je pense à tous les Roms et à tous les non-Roms. Il faut respecter tous les types de travail et tous les travailleurs”, justifiait le ministre." La suite sur courrierinternational.com

lundi 2 février 2026

En Hongrie, les roms ciblés par un ministre, avant les élections

"Les déclarations du ministre de la Construction et des Transports ont suscité une vive indignation publique la semaine dernière. Selon lui, les roms ne seraient bons qu’à nettoyer les toilettes.

Le Ministre des Transports de la Hongrie, János Lázár, a-t-il cherché à séduire l’électorat d’extrême droite en s’en prenant à la minorité rom, ou simplement commis une énorme bourde ? 

« S’il n’y a pas de migrants pour nettoyer les toilettes du train Intercités – car les électeurs hongrois ne sont pas enthousiastes à aller nettoyer les toilettes immondes des autres –, alors il faut faire appel aux réserves internes. Et ces réserves internes, ce sont les roms hongrois »." La suite sur ouest-france.fr (article payant)

samedi 31 janvier 2026

Hongrie: brosses à WC en mains, des manifestants défilent contre les propos anti-Roms d'un ministre

"Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, samedi 31 janvier à Budapest. Certains avaient en mains le drapeau emblématique des Roms, d’autres brandissaient des brosses pour nettoyer les toilettes. Une manière de protester contre les propos du ministre des Transports, qui a déclaré que les Roms hongrois seraient une main d'œuvre idéale pour nettoyer les trains. Scandalisées, de nombreuses personnalités, roms et non roms, ont publié des selfies, un balai toilettes à la main. 

« Il n'y a pas de migrants, et nous ne trouvons personne pour nettoyer les toilettes des trains, car les Hongrois ne veulent pas faire ce travail. Alors, puisons dans notre main d'œuvre locale : les Tsiganes ! », a déclaré le ministre hongrois des Transports, Janos Lazar, le 22 janvier. Ses propos ont provoqué un tollé dans le pays, rapporte notre correspondante à Budapest, Florence Labruyère.

La minorité rom, qui représente entre 8 et 10% de la population de Hongrie, vote en général majoritairement pour le Fidesz, le parti du Premier ministre, Viktor Orban. À un peu plus de deux mois des élections législatives, prévues le 12 avril, les déclarations du ministre des Transports contre les Roms hongrois font grincer des dents, d'autant plus que le Fidesz est devancé dans les sondages par l'opposant conservateur Péter Magyar et son parti Tisza." La suite sur rfi.fr

samedi 24 janvier 2026

Appel à démission d’un ministre hongrois après ses propos dégradants sur les Roms

"L'opposition hongroise et des associations Roms ont réclamé vendredi la démission du ministre des Transports qui a déclaré que cette communauté devrait «récurer les toilettes dégueulasses» des trains, puisque son gouvernement n'accepte pas les demandeurs d'asile. «Bon, s'il n'y a pas de migrants et que quelqu'un doit bien nettoyer les WC dans les trains, alors il faut taper dans les réserves internes», a déclaré Janos Lazar, 50 ans, jeudi.

«Les électeurs hongrois ne sont pas particulièrement enclins à passer derrière les autres pour récurer des toilettes dégueulasses et la réserve interne, c'est la communauté rom hongroise», a-t-il dit dans la ville de Balatonalmadi (ouest). Janos Lazar s'exprimait lors d'une réunion publique, dans le cadre de la campagne des élections législatives du 12 avril, sur la pénurie de main-d’œuvre en Hongrie, un pays fermé aux réfugiés." La suite sur lefigaro.fr

vendredi 28 novembre 2025

Actualités - Session d'étude visant à autonomiser les jeunes femmes roms au Centre européen de la jeunesse de Budapest

"Le Centre européen de la jeunesse de Budapest accueille la session d'étude « Autonomiser les jeunes femmes roms » du 24 au 28 novembre 2025, organisée en coopération avec Human Rights in Action (EN-HRA). Cet événement rassemble des jeunes et des organisations de jeunesse qui œuvrent pour la promotion des droits et l'inclusion des communautés roms à travers l'Europe.

La session d'étude se concentre sur les défis auxquels sont confrontées les jeunes femmes roms, notamment la discrimination, le racisme, l'antitsiganisme, le sexisme et d'autres formes d'exclusion. Grâce à des méthodes d'éducation non formelles, les participants explorent les moyens de renforcer la participation civique, le militantisme en faveur des droits humains et les pratiques inclusives dans le domaine du travail avec les jeunes.

Tout au long du programme, les participants apprennent à utiliser des outils de travail avec les jeunes pour lutter contre la discrimination et concevoir des initiatives inclusives pour et avec les jeunes femmes roms. La session d'étude vise également à renforcer les réseaux européens de jeunes en encourageant la coopération entre les jeunes Roms et non Roms, en développant leurs compétences en matière de leadership et en les aidant à agir en tant que multiplicateurs qui promeuvent des activités inclusives et participatives dans leurs communautés." La suite sur coe.int

vendredi 25 avril 2025

Le groupe hongrois Besh o droM enflammera Thenon avec ses rythmes balkaniques

"Le groupe hongrois Besh o droM se produira samedi 26 avril pour une soirée aux rythmes balkaniques et tsiganes.

Samedi 26 avril, en collaboration avec l’Agence culturelle départementale Dordogne-Périgord et la mairie de Thenon, l’association Le Monde dans mon village accueillera le groupe hongrois Besh o droM, à la salle du marché couvert de Thenon.

Tournée
L’ouverture des portes et de la restauration se fera à 19 h 30. Au menu, goulash traditionnel hongrois (avec une option végétarienne) et desserts. Le concert commencera à 20 h 30, pour une soirée énergique et vibrante aux rythmes balkaniques et tsiganes." La suite sur sudouest.fr

jeudi 10 avril 2025

TRIBUNE - Benyamin Nétanyahou et Viktor Orbán : la négation de l’histoire juive contemporaine

"Pour l’historien Robert Hirsch, le récent voyage de Nétanyahou à Budapest montre la volonté du Premier ministre israélien de modifier le centre de gravité de l’histoire juive contemporaine. Il rappelle le lien du monde juif avec l’antifascisme, qui l’a longtemps structuré politiquement.

Ces temps sont décidément troublés… et troubles. La réception de Nétanyahou à Budapest en est un signe. L’extrême droite hongroise reçoit le dirigeant israélien, dont on sait la responsabilité dans le massacre en cours à Gaza. Cette visite intervient quelques jours après l’invitation à Jérusalem de Jordan Bardella et de Marion Maréchal, venus parler de… l’antisémitisme en France !

Qu’elle soit au pouvoir comme en Hongrie ou à ses portes comme en France, l’extrême droite cherche à prendre ses distances avec ce qu’elle fut au XXe siècle. Par la «dédiabolisation» mariniste en France. Par le travestissement de l’histoire en Hongrie, où Viktor Orbán réhabilite bruyamment le régent Horthy, au pouvoir pendant l’essentiel de la Seconde Guerre mondiale, notamment lors de la déportation de 437 000 Juifs hongrois au printemps 1944. Viktor Orbán tente de faire de Miklós Horthy un «bouclier», tel que les partisans de Pétain l’ont longtemps tenté pour le régime de Vichy, prétention contredite par les travaux des historiens.

Dans le même temps, le dirigeant de la Hongrie mène une politique discriminatoire, particulièrement envers les Tsiganes, déjà ciblés par Hitler. Depuis le début des années Orbán, ils sont victimes d’agressions, parfois mortelles. Le dirigeant hongrois justifie sa politique par des mots qui sentent le IIIe Reich, revendiquant une «race..." La suite sur liberation.fr (article payant)

mardi 11 février 2025

Soirées tziganes au Paprika du 12 au 15 février 2025

 

Un arc et des flèches en canne à sucre cette Saint Valentin au *Paprika*,
Pour vous faire des souvenirs doux
Venez auréoler votre couple de vapeurs suaves, envoûtantes aux reflets rouge et or
*Rouge Paprika, Or Tokaj…*

*ORCHESTRE TZIGANE DE BUDAPEST*

au *Paprika* 28 av. Trudaine, 75009 Paris.
Suivez la lueur, clamez votre amour :
Réservations au 0144630291 ou via Mat@le-paprika.com

dimanche 22 décembre 2024

Déclarations antimaçonniques au parlement de Hongrie

"Lors de la séance plénière du Parlement hongrois le mardi 17 décembre 2024, avant l’ordre du jour, des débats animés ont eu lieu autour du financement des organisations civiles et du rôle de la Franc-maçonnerie. Előd Novák, représentant du parti Mi Hazánk qui se présente ouvertement comme homophobe, antitzigane, antisémite… et antimaçon, a soulevé des questions controversées concernant le soutien gouvernemental à ces organisations.

Les Déclarations de Novák

Novák a critiqué le gouvernement hongrois pour ce qu’il perçoit comme un soutien à la “franc-maçonnerie au passé sombre” ainsi qu’au “lobby LGBTQP qui corrompt les jeunes”. Il a pointé du doigt le site Internet de Tournesol Lodge, qui mentionnait avoir bénéficié du soutien du Fonds National de Coopération. Ce fonds est censé promouvoir l’unité nationale, le bien commun et les activités professionnelles des organisations civiles.

Réaction d’István Jakab

Le président du Parlement, István Jakab, a rappelé à l’ordre Novák pour ses attaques personnelles, lui demandant de rester professionnel dans son discours. Après cet avertissement, Novák a pu continuer et a également mentionné que l’organisation de lobbying LGBTQ, Háttér Társaság, aurait également reçu du soutien de ce même fonds." La suite sur 450.fm

samedi 6 avril 2024

Les camps de Tziganes

"Nous percevons distinctement (...) que les camions pénètrent dans le camp voisin, appelé camp des Tziganes. Là, des familles entières de Tziganes vivent ensemble, et ce soir, le roulement des voitures vient de nous faire comprendre l’horreur du sort qui leur est réservé ("Vivre c’est vaincre")

Extraits musicaux :

TRADITIONNEL
Suite de danses
Le taraf de Clejani
Label : OCORA OCRA C 559036

LASZLO WEINER
Duo : Moderato - pour violon et alto
Vilmos Szabadi (violon) & Peter Barsony (alto)
Label : HUNGAROTON HCD 32597

TRADITIONNEL
Yekhali tsigane
Théodore Bikel
Label : MODE 9 138

TRADITIONNEL
Czardas
Golem
Label : JDUB RECORDS JDUB104

ROGER HALM
Klarinetovy Czardas
Orchestre Roger Halm
Label : ORCHESTRE ROGER HALM/BAUER STUDIOS BCD7464

TRADITIONNEL
Czardas
Yoska Nemeth
Label : ACCORD 300062

KRYSTOF MARATKA
Luminarium concerto pour clarinette et orchestre : 7ème mouvement
Orchestre de chambre Talich, Krystof Maratka (dir.) & Michel Lethiec (clarinette)
Label : ARION ARN 68676 

A écouter dimanche 7 avril 2024 à 6 h 48 sur radiofrance.fr

mardi 26 décembre 2023

Hongrie. Erika Varga : comment j’ai fondé Romani Design, la première maison de mode rom

La créatrice de mode Erika Varga, cofondatrice de la marque hongroise
Romani Design, Budapest, en mars 2019.
Photo : Attila Kisbenedek/AFP

"Depuis 2010, la Hongroise Erika Varga crée des vêtements et des accessoires haut de gamme dont les motifs aux couleurs éclatantes exaltent l’identité rom. Avec sa griffe, Romani Design, elle espère combattre les préjugés dont souffre la communauté tsigane dans son pays, raconte le magazine “Jelen”, publié à Budapest.

“L’oisiveté ne mène à rien. J’ai appris cela de mes parents. Tout petit, mon père transportait déjà de l’eau contre quelques sous. Il avait quitté l’école avant la grande section. Ses ancêtres étaient commerçants. Il a suivi leur voie, mais a aussi appris à poser du torchis, ferrer des chevaux et a travaillé comme livreur. La famille de ma mère travaillait la terre et élevait des animaux”, raconte Erika Varga en guise d’introduction.

La créatrice de mode poursuit : “Nous sommes de la région de Szabolcs [dans le nord-est de la Hongrie]. Mes frères et moi avons grandi entourés de proches aimants, baignant dans la culture tsigane olah [valaque] et le respect des traditions. Ma grand-mère adorée m’a raconté des histoires et chanté des chansons durant toute mon enfance. Elle avait une collection de poupées et nous leur avons cousu ensemble de nombreux habits. Elle fabriquait aussi de belles tenues pour nous, les filles.”

À l’école de l’exclusion

Erika n’a été scolarisée qu’à partir du cours préparatoire, où elle a appris le magyar – à la maison, on parlait le cerhar [dialecte tsigane]. La famille vivait en ville, pas dans le quartier tsigane, et l’école n’accueillait que quelques élèves roms. “C’est là que j’ai découvert l’exclusion. L’institutrice faisait asseoir les Tsiganes au fond de la classe. J’ai raconté ça à ma mère, qui est allée régler la situation”, se souvient Erika.

“En troisième [l’équivalent du CE2 français], j’étais l’unique Rom. Quand les autres me brimaient, ma professeure principale me disait d’être fière d’être tsigane et punissait mes harceleurs.”“J’aimais étudier. Mes parents m’ont soutenue et j’ai intégré un lycée technique à Budapest”, enchaîne Erika." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

samedi 29 octobre 2022

En Europe, les Roms vivent 11 ans de moins que le reste de la population

"Un nouveau rapport de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne met en évidence le peu de progrès accomplis et le sous-développement dans lequel vivent encore la majorité des Roms en Europe..." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

jeudi 27 octobre 2022

A la découverte de la musique tzigane et du verbunkos, la musique de recrutement des hussards hongrois


"Hélène Van Loo poursuit son exploration des musiques traditionnelles hongroises, en s’intéressant plus précisément à la musique tzigane. Les Tziganes qui ont un rôle déterminant dans la vie musicale magyare…

En 1715, les Habsbourg créent une armée pour laquelle on enrôle, en Hongrie, essentiellement grâce à la musique. En effet, dans les villages, les hussards se réunissaient sur la place et dansaient le verbunkos (danse de recrutement) sur un accompagnement joué par des musiciens tziganes.

Les soldats en visite exécutaient donc une série de danses, des plus dignes aux plus exubérantes. La musique étant de plus en plus rapide et brillante." La suite sur rtbf.be

mardi 26 juillet 2022

Budapest : Un pub de musique tzigane clandestin joue au rythme du judaïsme

"Le Giero Pub est l'un des secrets les mieux gardés de la capitale hongroise ; on peut y apprécier de la musique de premier choix et son histoire familiale marquée par la Shoah.

BUDAPEST – Sans les accords de musique tzigane entraînante qui remontent jusqu’à la rue Paulay Ede, il serait facile de passer à coté de la sombre taverne, aux murs de briques, située en sous-sol. Mais ce lieu sans prétention, connu sous le nom de Giero Pub, renferme l’un des secrets les mieux gardés de Budapest : certains des meilleurs musiciens roms que la capitale a à offrir.

À l’intérieur, Gyulane Farkas – que tout le monde surnomme « Tante Gizi » – se faufile entre les tables serrées et distribue des shots de palinka, un schnapps hongrois fort, et des bières pression. Pendant les moments de calme (et il y en a plus d’un), elle s’installe à une petite table équipée de tout le confort nécessaire.

Lors de ces soirées tranquilles, Gizi, un petit bout de femme d’une soixantaine d’années, peut être amenée à partager l’histoire de sa vie, comme elle l’a récemment fait pour le Times of Israel avec l’aide d’un interprète." La suite sur timesofisrael.com

vendredi 3 juin 2022

Comment Liszt se voulut Tsigane


"Si dans l’ouvrage/dictionnaire consacré à Bartók et paru dans cette même collection Supersoniques des Editions de la Philharmonie de Paris, on trouve bien une référence aux Tsiganes à la lettre T, le petit livre -illustré d’intrigants photogrammes argentiques en couleur dérivés d’une série consacrée au glacier du Rhône et dus à l’artiste suisse Anna Katharina Scheidegger- que consacre à Liszt Emmanuelle Pireyre est lui entièrement consacré à l’amour du génial musicien hongrois pour les Tsiganes et leur musique à laquelle il consacra d’ailleurs son ouvrage Des Bohémiens et de leur musique en Hongrie (1859).

On y met en évidence la fraternité que Liszt percevait entre les Tsiganes et lui-même. N’était-il pas  lui aussi un virtuose itinérant et voyageur ? Il aime aussi la proximité des gens du voyage avec la nature, et l’autrice établit ici un parallèle avec la nature « laminée par deux siècles de civilisation industrielle » et le lourd tribut payé par les Tsiganes à la folie raciste nazie. " La suite sur crescendo-magazine.be

dimanche 1 mai 2022

Welcome in Tziganie : Parno Graszt promet une « explosion de sons, de couleurs et de joie »

Parno Graszt (ci-dessus) et les Bohemian Betyars seront en concert dimanche 1er mai à 22h30.
DR - Botond Istvandi

"Ils auront la lourde tâche de clôturer les 15 ans du festival ce dimanche 1er mai. Qu’à cela ne tienne : les Hongrois de Parno Graszt sont fin prêts pour mettre le feu à Seissan.

Un final en apothéose : voilà peu ou prou ce que nous promettent les organisateurs du festival Welcome in Tziganie, qui fête cette année ses 15 ans. C’est en tout cas l’objectif du concert qui réunira dimanche sur la scène du Théâtre de verdure les Hongrois de Parno Graszt, savant mélange de musiques des Balkans et rythmes gitans, et leurs compatriotes des Bohemian Betyars, sextet déjanté qui résume ainsi son style : « speed-folk freak-punk. » Pour les premiers nommés, aucun doute : l’ambiance sera au rendez-vous. Entretien." La suite sur ladepeche.fr

lundi 28 mars 2022

Concert du groupe Romengo 7 avril 2022 à 20 h 00 Lieu: Institut Liszt Paris

Institut Liszt 92 Rue Bonaparte, 75006 Paris 

Photo : András Farkas

Mónika Lakatos et les musiciens du Romengo Group maîtrisent la musique hongroise et tzigane comme leur langue maternelle. Le groupe Romengo allie depuis toujours tradition et modernité. En plus des mélodies traditionnelles du répertoire tzigane dont ils sont les virtuoses, ils jouent leurs propres chansons et partent constamment à la recherche de nouveaux sons. Aux côtés des percussions et des solos de violon, Mónika Lakatos est l’âme de ce groupe de musiciens hongrois : son vibrato émeut profondément ses auditeurs. Les artistes ont été acclamés jusqu’en Corée du Sud, en Inde et au Mexique. En Europe, ils se sont produits à la Philharmonie de Berlin, à l’Opéra de Francfort, à la Cité de la Musique de Paris et au Palais des Arts de Budapest, ainsi que dans une multitude de salles et de festivals. Monika Lakatos, la célèbre chanteuse de ce groupe est devenue la toute première artiste rom à recevoir le prestigieux prix WOMEX (World Music Expo) pour l'ensemble de son œuvre.

Entrée libre 
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr | +33 1 43 26 06 44

samedi 26 mars 2022

Le Jobbik hongrois est-il encore un parti d’extrême droite ?

"Pour espérer battre le Fidesz de Viktor Orbán aux élections législatives hongroises du 3 avril, la gauche s'est alliée avec le Jobbik. À l’origine vigoureusement d’extrême droite, ce parti a opéré un recentrage progressif à partir de 2015 jusqu'à se dire aujourd'hui pro-européen et de centre-droit. Qu'en est-il réellement ? Que pèse-t-il dans l'opposition ? Décryptage . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

vendredi 4 février 2022

La nuit où Robika, 5 ans, a été assassiné

"Élève prometteuse de l'Union européenne dans les années 1990, eldorado libéral dans les années 2000, la Hongrie fait surtout parler d'elle depuis que le Premier ministre, Viktor Orbán, y a lancé une «contre-révolution conservatrice» au nom d'une conception «illibérale» de la démocratie.

Au milieu des années 2000, la violence d'extrême droite se nourrit de la haine antitsigane: une série d'attentats et de crimes sont commis par des militants qui espèrent provoquer une guerre ethnique, qui opposerait les Hongrois aux Roms.
La Hongrie sous Orbán, publié chez les Éditions Plein Jour, sous la direction Corentin Léotard, rassemble les écrits de journalistes français indépendants installés en Hongrie, qui dressent le tableau d'un pays gangrené par une corruption systémique. Il sort le 4 février 2022.
Nous publions ici un chapitre du livre, co-écrit par Hélène Bienvenu et Corentin Léotard." La suite sur slate.fr