mercredi 5 août 2026

Budapest Parcours : Vasarely est un jeu d’enfant et une IP d’importance


"Par Emmanuelle Sacchet

Telle une marque mondiale, de Vásárhelyi à Vasarely, le nom de l'artiste d'origine hongroise est devenu une IP, une propriété intellectuelle, à force de révolutionner l'art optique de nos années soixante-dix. Héritage culturel de ma génération Pompidou, il a envahi l'environnement quotidien, de l'architecture à l'espace urbain en passant par les manuels scolaires. L'artiste lui-même a joué du multiple et de l'industrialisation de ses œuvres, reproductibles à l'infini : une manière d'insérer l'art dans la vie populaire et de toucher toutes les couches sociales. La démocratisation de l'art, tant proclamée, il l'a faite.

« Dans ma Hongrie natale, les hivers sont rigoureux, et les maisons ont des fenêtres intérieures et extérieures. Comme tous les enfants, j'adorais dessiner des figures et des personnages dans la condensation. Un jour, j'ai remarqué qu'en dessinant la même figure sur chacune des deux fenêtres, distantes d'une vingtaine de centimètres, il en résultait une impression de mouvement que je qualifierais aujourd'hui de cinétique. »

Victor Vasarely, entretien avec Jean-Louis Ferrier

Né à Pécs en 1906, mort quatre-vingt-dix ans plus tard en France, où il avait débarqué en 1930 avec femme et idées neuves, après avoir troqué la médecine contre le « Bauhaus de Budapest » — l'atelier de Sándor Bortnyik. Il en gardera un esprit méthodique, mis à profit pendant une décennie dans la publicité parisienne. Dans la série des « Naissances », le fameux zèbre de 1937 illustre avec une clarté particulière ses premières expérimentations abstraites : les formes se révèlent non par les contours, mais par la tension entre les aplats noirs et blancs juxtaposés." La suite sur jfb.hu

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