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vendredi 18 septembre 2026

Décryptage - En Hongrie, la « dés-orbanisation » est-elle un leurre ?

"Arrivé au pouvoir en avril, le premier ministre Péter Magyar, qui avait promis une rupture avec son prédécesseur, Viktor Orban, communique sur la démocratisation progressive du pays. Certaines méthodes inquiètent à gauche quant au rétablissement réel de l’État de droit, la poursuite d’un régime de sécurité permanent pour les migrants et de discrimination pour les Roms.

Il y a une forme d’impatience en Hongrie. La gauche, qui espérait plus que tout le départ de Viktor Orban, après seize années au pouvoir sans discontinuer, aurait dû se réjouir de voir le peuple tourner la page. Sur tout le continent, les libéraux ont tôt fait de gloser sur le retour de la Hongrie en Europe et le rétablissement des normes démocratiques à la faveur de la victoire de Péter Magyar aux législatives d’avril.

« Nous avons libéré la Hongrie ! » se targuait le nouveau premier ministre. Parmi les progressistes, qui ne peuvent s’empêcher de noter que le Parlement est entièrement à droite, l’enthousiasme est plus modéré. « L’essentiel de son rôle a été de mettre Orban dehors », juge la militante pacifiste Vera Zalka, que nous avons pu joindre ainsi que plusieurs autres activistes. Cinq mois après, même réduite à peau de chagrin, la gauche mesure déjà que le chemin sera long. « C’est le même one-man-show que sous Orban », lance un brin dépité l’économiste et militant écologiste György Droppa. « La Hongrie s’est toujours cherché un grand leader », poursuit-il.

La parole a ceci de fascinant qu’elle semble performative. L’ancien eurodéputé et fondateur du parti Oui solidarité pour un mouvement hongrois, Tibor Szanyi, qui..." La suite sur humanite.fr (article payant)

jeudi 13 août 2026

Le nouveau président hongrois parle des priorités en matière de politique étrangère

"En matière de politique étrangère, le nouveau président hongrois a souligné que la restauration des relations avec les partenaires internationaux est une priorité importante.

Le 11 août (heure locale), le Parlement hongrois a officiellement élu M. András Baka, ancien président de la Cour suprême, nouveau président du pays avec 140 voix pour et 6 voix contre.

Ce résultat marque un tournant clair pour le nouveau gouvernement après avoir remporté les élections législatives en avril.

S'exprimant au Parlement après avoir été élu, M. Baka a déclaré que la Hongrie était confrontée à de nombreuses difficultés et défis, parmi lesquels se distinguait la profonde polarisation de la société. Le nouveau président s'est engagé à défendre le principe du partage du pouvoir entre les branches de l'État ainsi que les mécanismes de surveillance mutuelle." La suite sur laodong.vn

mardi 11 août 2026

La Hongrie rejoint le Parquet européen

"Après avoir fait une demande d'adhésion en mai 2026, la Hongrie vient d'intégrer le Parquet européen. Elle devient le 25e État membre de l'Union européenne (UE) à participer à son fonctionnement. Le rôle de ce parquet est de lutter contre les infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l'UE.

Depuis le 3 août 2026, la Hongrie est officiellement un État membre du Parquet européen. Cette adhésion marque la volonté du nouveau Premier ministre hongrois Peter Magyar de lutter contre la corruption et la fraude.

Qu'est-ce que le Parquet européen ?

Actif depuis le 1er juin 2021, le Parquet européen est un organe indépendant de l'Union européenne (UE) ayant pour but de rechercher, poursuivre et traduire en justice les auteurs d'infractions pénales "portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union".

Il peut s'agir des infractions suivantes :

  • blanchiment de capitaux ;
  • fraude ;
  • corruption...

Ce parquet permet ainsi de protéger le budget de l'UE." La suite sur vie-publique.fr

dimanche 9 août 2026

En Hongrie, l'attente et le doute dans l'audiovisuel public après un mois sans JT

"Un mois après la suspension spectaculaire des journaux télévisés dans le cadre de la refonte promise par le nouveau gouvernement, les journalistes de l'audiovisuel public hongrois allument encore leur ordinateur sans savoir s'ils auront quelque chose à faire.

Ce chantier est l'une des réformes les plus symboliques engagées par le Premier ministre pro-européen Peter Magyar depuis la victoire aux législatives d'avril de son parti face à celui du nationaliste Viktor Orban.

En seize ans, ce dernier avait progressivement placé les médias publics sous contrôle politique, contribuant aux critiques répétées de Bruxelles à l'encontre de la Hongrie, membre de l'Union européenne, en matière d'Etat de droit.

"On est anxieux et en même temps pleins d'espoir", résume auprès de l'AFP un salarié de longue date de MTVA, le groupe qui chapeaute les médias publics hongrois." La suite sur orange.fr

Hongrie : Andras Baka, le « juge qui a dit non » à Viktor Orban, choisi par le camp de Péter Magyar pour devenir président

"Il avait été destitué de la présidence de la Cour suprême du jour au lendemain, en 2012, pour avoir dénoncé comme une purge déguisée de la magistrature l’abaissement de l’âge de départ à la retraite des juges, ramené de 70 ans à 62 ans.

Le parti du premier ministre hongrois, Péter Magyar, a choisi, samedi 8 août, comme candidat à la présidence du pays Andras Baka, ex-président de la Cour suprême qui avait été destitué par l’ancien premier ministre Viktor Orban pour s’être opposé à lui. Le groupe parlementaire Tisza, largement majoritaire à l’Assemblée nationale, l’a annoncé dans un communiqué.

Le Parlement hongrois, monocaméral, doit élire mardi un successeur au président hongrois, Tamas Sulyok, allié de Viktor Orban et dont il a écourté le mandat par un amendement constitutionnel. Sa destitution s’inscrit dans la volonté de Péter Magyar, un conservateur pro-européen, de desserrer l’emprise de son prédécesseur sur les institutions d’Etat, après avoir mis fin aux seize années de pouvoir du dirigeant nationaliste lors des élections d’avril." La suite sur lemonde.fr 

mardi 4 août 2026

Conçu pour durer, disparu en quelques mois : comment Péter Magyar a démantelé le régime de Viktor Orbán

"Depuis la victoire écrasante du parti Tisza de Péter Magyar en avril, la Hongrie a évincé son président, son procureur général et les patrons des médias publics, le nouveau gouvernement démantelant 16 ans de règne Orbán.

Dans la nuit du 12 avril, le Premier ministre hongrois d’extrême droite, Viktor Orbán, au pouvoir depuis de longues années, a téléphoné pendant environ une minute à son adversaire, Péter Magyar, pour le féliciter de la victoire électorale du parti de centre droit Tisza et reconnaître sa défaite.

Ce moment a aussi marqué la fin rapide du système politique, juridique et économique qu’Orbán avait construit pendant seize ans pour maintenir son parti Fidesz au pouvoir.

La victoire écrasante de Magyar lui a donné une majorité des deux tiers au Parlement, le seuil requis par le droit hongrois pour modifier la Constitution et adopter les lois dites 'cardinales' qui régissent les principales institutions de l’État." La suite sur euronews.com

vendredi 31 juillet 2026

L’extrême droite de l’UE crie au scandale, mais la Commission reste insensible au « Purgatoire » magyar

"Les alliés d’Orbán à travers l’Europe ont fait part de leurs inquiétudes quant à la démocratie hongroise après la fin du mandat du président et la perquisition du siège du Fidesz dans le cadre d’une enquête pour corruption, mais la Commission européenne semble globalement favorable au démantèlement de l’opération politique d’Orbán.

Les dirigeants d’extrême droite du groupe Patriotes pour l’Europe expriment de plus en plus leurs inquiétudes quant aux derniers développements politiques en Hongrie, mettant en garde contre un déclin de la démocratie sous le Premier ministre Péter Magyar – mais la Commission européenne reste favorable au gouvernement magyar, qu’elle considère comme pro-européen.

Magyar, qui a évincé son prédécesseur Viktor Orbán lors des élections législatives d’avril, a lancé une campagne politique baptisée « Purgatorium » pour démanteler le système politique d’Orbán et destituer les fonctionnaires nommés par son prédécesseur." La suite sur observatoiredeleurope.com

jeudi 30 juillet 2026

Vérification des faits : l'enquête anticorruption ne porte pas atteinte à l'État de droit, selon des experts

"En Hongrie, des versions contradictoires circulent sur les raisons de la perquisition d'un centre de données lié au Fidesz de l'ex-PM Viktor Orbán, dans le cadre d'une vaste enquête anticorruption. The Cube fait le point.

L'ancien Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a accusé la justice de mener une enquête "à motivation politique" visant son parti d'extrême droite, le Fidesz. Ces accusations font suite à une perquisition menée le 21 juillet dans un centre de données de Budapest qui héberge des serveurs liés à Fidesz.

Le bureau du procureur du comté de Bács-Kiskun a indiqué que l'opération s'inscrivait dans le cadre d'une enquête sur des irrégularités présumées au Fonds national pour la culture, un organisme public. Les enquêteurs soupçonnent l'organe décisionnel du fonds d'avoir attribué illégalement 1 079 subventions, pour plus de 17 milliards de forints (47 millions d’euros), en violation des règles de financement." La suite sur euronews.com 

mercredi 29 juillet 2026

En Hongrie, la rupture à marche forcée de Péter Magyar inquiète les défenseurs de l’État de droit

"Fort d’une majorité des deux tiers au Parlement, le nouveau Premier ministre hongrois s’est lancé dans une transformation rapide du système politique et juridique hérité de Viktor Orban. Mais cette stratégie assumée suscite des critiques jusque dans la société civile : pour certains défenseurs de l’État de droit, Péter Magyar prend le risque de reproduire les méthodes – et les errements – de son prédécesseur. 

En Hongrie, Péter Magyar veut aller vite. Depuis la large victoire de son parti Tisza aux élections législatives d’avril dernier, le nouveau Premier ministre a engagé une série de réformes destinées à démanteler le système politique et juridique construit par Viktor Orban au cours de ses seize années au pouvoir.

Péter Magyar dispose pour cela de deux atouts considérables : une forte popularité et une « super-majorité » des deux tiers au Parlement, qui lui permet notamment d’adopter des amendements constitutionnels. Un pouvoir dont son gouvernement n’hésite pas à faire usage, d’abord pour lutter contre la corruption, ensuite pour écarter plusieurs responsables politiques et judiciaires de l’ancien régime." La suite sur rfi.fr

dimanche 19 juillet 2026

Le président hongrois promulgue l'amendement mettant fin à son mandat

"Le président hongrois Tamas Sulyok a annoncé samedi avoir promulgué l'amendement constitutionnel mettant fin à son mandat, nouvelle étape de la campagne entreprise par le Premier ministre Peter Magyarpour écarter des institutions les personnalités jugées fidèles à son prédécesseur Viktor Orban.

Cet amendement a été adopté en début de semaine par le Parlement hongrois dominé par Tisza, le parti conservateur de Peter Magyar, qui juge avoir obtenu le mandat de purger les cercles du pouvoir des partisans de Viktor Orban, chef du gouvernement pendant 16 ans, après son écrasante victoire aux élections législatives en avril.

L'amendement met un terme immédiat au mandat de Tamas Sulyok en raison de la "grave perte de confiance" du pays en son président, élu début 2024 à ce poste essentiellement honorifique par le Parlement alors dominé par les nationalistes du Fidesz, la formation de Viktor Orban." La suite sur boursorama.com

samedi 18 juillet 2026

La Hongrie risque de rater un retour anticipé à Erasmus+ malgré les promesses de l’UE

"Budapest pourrait manquer la date limite de septembre pour rejoindre le programme à moins qu’elle ne soumette à Bruxelles ses réformes de l’État de droit dans les délais.

La Hongrie manque de temps pour garantir la participation de ses étudiants au programme d’échange Erasmus+ de l’UE, malgré les assurances précédentes du Premier ministre Péter Magyar et de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen selon lesquelles le processus serait achevé dans les délais.

Après la victoire électorale des Magyars en avril, le nouveau gouvernement hongrois et la Commission ont indiqué leur volonté de réadmettre les étudiants hongrois dans le programme dès la rentrée universitaire suivante, en septembre. Mais sans une action administrative immédiate de Budapest, la Commission ne sera pas en mesure de lever la suspension à temps." La suite sur observatoiredeleurope.com

mercredi 15 juillet 2026

Fonds de l’UE gelés - dans un calendrier très serré, la Commission européenne nie tout ‘traitement spécial’ en faveur du gouvernement 'Magyar'

"Pas moins de trois membres de la Commission européenne ont été mobilisés, mardi 14 juillet, pour répondre aux questions des eurodéputés concernant le processus de déblocage de fonds de l’UE en faveur de la Hongrie, qui s’était vue privée de 18 milliards d’euros sous l’ex-Premier ministre Viktor Orbán en raison, notamment, de multiples violations de l’État de droit.

Dans la matinée, le vice-président exécutif, Raffaele Fitto, ainsi que les commissaires européens Piotr Serafin, chargé du Budget, et Michael McGrath, de l’État de droit, ont participé pendant une heure trente à une réunion commune des commissions des Budgets (BUDG) et du Contrôle budgétaire (CONT) consacrée au sujet. Essentiel pour ce pays de 9,6 millions d’habitants, le déblocage de ces fonds dépend d’un calendrier très serré.

En principe, la Hongrie a en effet jusqu’au 31 août prochain au plus tard pour mettre en œuvre les diverses réformes requises par l'UE qui lui permettront d’accéder aux 10 milliards d'euros de financements (6,5 milliards de subventions, 3,5 de prêts) lui revenant au titre de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR)." La suite sur agenceurope.eu (article payant)

Groupe PPE - Tous les fonds européens destinés à la Hongrie devraient être versés à la Hongrie

"Le groupe PPE soutient le déblocage total des fonds européens destinés à la Hongrie dès que toutes les conditions nécessaires auront été remplies.

« Le groupe PPE souhaite que tous les fonds destinés au peuple hongrois parviennent effectivement à ce dernier. Le groupe PPE soutient les efforts déployés par le nouveau gouvernement hongrois et le parti TISZA pour réparer les dommages causés par Viktor Orbán à l’État de droit et à la crédibilité de la Hongrie au sein de l’Union européenne », a déclaré Siegfried Mureșan, député européen et vice-président du PPE, à la veille du débat d’aujourd’hui sur ce sujet au sein de la commission des budgets et de la commission du contrôle budgétaire du Parlement européen.

« Dès que les conditions seront remplies, tous les fonds européens destinés à la Hongrie – non seulement les fonds de relance, mais aussi les fonds de cohésion – devraient être débloqués sans délai. Cet argent appartient au peuple hongrois », a ajouté M. Mureșan." La suite sur eppgroup.eu

Euronews explique : Magyar peut-il vraiment destituer le président Sulyok ?

"Le Parlement hongrois a approuvé une révision constitutionnelle permettant de destituer le président Tamás Sulyok, que le Premier ministre Péter Magyar accuse d’être la "marionnette" de Viktor Orbán. Mais ce dernier refuse de démissionner et estime que cette procédure est inconstitutionnelle.

Lundi, le Parlement hongrois a modifié la Constitution pour permettre la destitution du président Tamás Sulyok, dans le cadre du plan du Premier ministre Péter Magyar, baptisé "Purgatoire", qui vise à démanteler l'héritage politique de son prédécesseur, Viktor Orbán.

Cette affaire est considérée comme le premier véritable test politique pour le parti Tisza de Péter Magyar, arrivé au pouvoir après sa victoire écrasante aux élections d'avril.

Si la tentative de destitution du président bénéficie d'un large soutien populaire, le processus pourrait se retourner contre le gouvernement sur le plan juridique, estiment plusieurs experts. Euronews détaille les ressorts de ce bras de fer entre le Premier ministre et le président hongrois." La suite sur euronews.com

lundi 13 juillet 2026

Lutte anticorruption, refonte des médias, modification de la Constitution... La Hongrie de Péter Magyar met les bouchées doubles pour démanteler l'ère Orban

"Trois mois après sa victoire, le Premier ministre conservateur pro-européen a fait adopter de nombreuses lois visant à restaurer l'Etat de droit, sous l'œil attentif de l'Union européenne.

Pas de vacances en vue pour les députés hongrois. Le Premier ministre, Péter Magyar, ne relâche pas la pression, trois mois tout pile après sa très large victoire aux élections législatives, le 12 avril. Celui qui a mis fin à seize ans de règne de l'ancien dirigeant populiste Viktor Orban enchaîne l'adoption de nouvelles lois. Il faut aller vite pour respecter les promesses de campagne : remettre à flot la démocratie hongroise, malmenée par son prédécesseur, s'attaquer à la corruption et récupérer les fonds de l'Union européenne (UE) bloqués.

Le rythme est effréné pour les élus du parti Tisza depuis l'entrée en fonction de leur chef le 9 mai. Il faut apporter le "changement de régime" promis aux électeurs le soir de la victoire. Viktor Orban avait achevé de transformer le pays de 9,5 millions d'habitants en "démocratie illibérale", s'attaquant à la liberté de la presse, l'indépendance de la justice et l'Etat de droit, tout en arrosant ses proches et soutiens d'argent public. Le message est simple : mettre fin à "la mafia Orban"." La suite sur franceinfo.fr

Le Conseil de l'UE entérine la révision des plans de relance post-Covid-19 de huit États membres, dont la Hongrie

"Le Conseil 'Écofin' a approuvé sans débat la révision des plans de relance post-Covid-19 de neuf États membres : l'Allemagne, Chypre, la Finlande, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Slovénie.

Le plan révisé hongrois qu'a présenté le gouvernement 'Magyar' (EUROPE 13893/21) avec, en parallèle, l'adoption de réformes dans le domaine de l'État de droit et des droits fondamentaux vise à débloquer près de 10 milliards d'euros (6,5 milliards de subventions et 3,5 milliards de prêts) de fonds européens.

Le ministre des Finances hongrois, András Kármán, a indiqué que les mesures du plan hongrois révisé visent à « faciliter la transition écologique ou numérique, le développement des infrastructures ferroviaires, le soutien au logement ou encore l’aide aux PME ». Les fonds européens permettront à la Hongrie de réduire son déficit public à un niveau « bien inférieur » au niveau de « 8,3% » du PIB en 2026, « s'il n'y avait pas eu de changement de gouvernement »." La suite sur agenceeurope.eu (article payant)

Hongrie: la pression s'intensifie autour du président Sulyok menacé de destitution

"Le parlement hongrois devrait voter ce lundi 13 juillet le 17ᵉ amendement à la Constitution. En réalité c’est un paquet d’amendements. L’un d’entre eux destitue le président de la République de manière expéditive. Le texte dit simplement : «Le mandat du président prend fin dès que ce texte sera entré en vigueur». 

Le Premier ministre hongrois Peter Magyar justifie la fin anticipée du mandat présidentiel par une « grave perte de confiance » de la société envers le président, qu’il a qualifié de « marionnette » de Viktor Orban.

Face aux critiques du Fidesz, le parti d’Orban, qui boycottera le vote, et des juristes et des défenseurs de l’État de droit, Péter Magyar lance une nouvelle offensive contre le chef de l’État.

Pour parer aux critiques, Péter Magyar a intensifié sa campagne contre Tamas Sulyok, le président de la République. Le Premier ministre a accusé le président d’avoir détourné de l’argent public lors d’un voyage aux États-Unis en janvier dernier. Le chef de l’État a fait du tourisme et rencontré des expatriés hongrois mais aucun officiel américain : le voyage a coûté un demi-million d’euros au contribuable." La suite sur rfi.fr

dimanche 12 juillet 2026

En Hongrie, des manifestants dans les rues contre une «désorbanisation» expéditive du pays

"À l’appel du Fidesz, le parti de Viktor Orban, plusieurs centaines de Hongrois ont manifesté, jeudi 9 juillet au soir, devant le palais présidentiel, sur la colline du château, à Budapest. Ils protestaient contre un paquet d’amendements à la Constitution qui doit être voté mardi 14 juillet par la majorité du Premier ministre Péter Magyar. L’un des textes prévoit de mettre fin de manière anticipée au mandat du président de la République.

Le texte est lapidaire : « Le mandat du président prend fin dès que cette loi entre en vigueur. » Péter Magyar justifie cette destitution anticipée par une « grave perte de confiance » de la société envers le chef de l’État, qu’il qualifie de « marionnette » de Viktor Orban.

Mais cette procédure accélérée suscite de vives critiques. La Constitution hongroise prévoit bien une procédure pour limoger le président, notamment s’il manque à ses fonctions. Mais les opposants à Péter Magyar lui reprochent de ne pas respecter cette voie institutionnelle et d’avoir choisi la manière forte pour se débarrasser du président de la République.

Devant le palais présidentiel, Judit, une sympathisante de Viktor Orban, dénonce une atteinte à l’État de droit. « Le gouvernement bafoue l’État de droit, et l’Union européenne ne dit rien ! », s’indigne-t-elle." La suite sur rfi.fr

mercredi 8 juillet 2026

En Hongrie, Péter Magyar lance une procédure contestée pour destituer le président

"Le Parlement hongrois examine à partir de mardi 7 juillet un paquet d’amendements constitutionnels prévoyant la destitution du président Tamas Sulyok, proche de l’ex-premier ministre Viktor Orban. Une méthode « forte », qui suscite les craintes de plusieurs ONG et de défenseurs de l’Etat de droit.

Depuis sa victoire électorale, le 12 avril, le nouveau premier ministre conservateur et pro-européen, Péter Magyar, mène au pas de charge les réformes destinées à démanteler « le régime [du nationaliste] Viktor Orban ». Parmi elles, un paquet d’amendements constitutionnels, que le Parlement hongrois doit examiner à partir de mardi 7 juillet, s’annonce comme le plus sensible. Ce texte, qui vise « à rétablir une démocratie fondée sur l’Etat de droit », prévoit en effet la destitution du président de la République, Tamas Sulyok, un proche de Viktor Orban que Péter Magyar qualifie régulièrement de « marionnette » de l’ancien pouvoir.

« Les électeurs ont accordé une habilitation exceptionnelle à l’Assemblée nationale, en tant que pouvoir constituant, pour rétablir la démocratie », argue le projet de loi constitutionnel dans ses motifs, pour justifier cette procédure exceptionnelle qui pourrait aboutir au départ de M. Sulyok « aux alentours du 20 juillet », selon M. Magyar. Le texte, qui prévoit la fin du mandat du président dès « le lendemain de son entrée en vigueur », pourrait en effet être adopté dès la semaine du 13 juillet grâce à la majorité écrasante dont dispose M. Magyar depuis sa victoire aux élections législatives du..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

vendredi 3 juillet 2026

La présidente de la Commission de Venise achève sa visite en Hongrie

"À l’invitation du Premier ministre hongrois Péter Magyar, la présidente de la Commission de Venise du Conseil de l’Europe, Marta Cartabia, ainsi que le membre autrichien de la Commission de Venise, Christoph Grabenwarter, accompagnés de la secrétaire de la Commission de Venise, Simona Granata-Menghini, ont effectué une visite en Hongrie aujourd’hui, le 2 juillet.

La délégation a eu des entretiens avec le président de la République, Tamás Sulyok, avec le Premier ministre Péter Magyar et le ministre chargé du cabinet du Premier ministre, Bálint Ruff, de la ministre des Affaires étrangères, Anita Orbán, et de la ministre de la Justice, Márta Görög, ainsi qu’avec la présidente du Parlement, Ágnes Forsthoffer." La suite sur coe.int