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jeudi 23 juillet 2026

Hongrie : nommé sous l’ex-premier ministre Viktor Orban, le procureur général annonce sa démission

"Gabor Balint Nagy met en cause le gouvernement de Péter Magyar, conservateur pro-européen, pour expliquer sa décision.

Nommé sous l’ex-premier ministre nationaliste Viktor Orban, le procureur général de Hongrie, Gabor Balint Nagy, a annoncé sa démission, mercredi 22 juillet, accusant le nouveau gouvernement hongrois, dirigé par le conservateur pro-européen Péter Magyar, d’être à l’origine de sa décision.

« Le fonctionnement et l’indépendance du parquet ne doivent, en aucun cas, être compromis par les luttes honteuses et politiquement motivées entourant le procureur général », a-t-il déclaré dans un communiqué, en dénonçant des « attaques » le visant, qui « sont allées bien au-delà des limites d’un débat professionnel et public acceptable »." La suite sur lemonde.fr 

dimanche 12 juillet 2026

Démocratie - En Hongrie, le Parlement tourne à plein régime pour déraciner la «mafia» Orbán

"Deux mois après être entré en fonction, le premier ministre Péter Magyar impose un rythme effréné aux parlementaires.

Pas de vacances en vue pour les députés hongrois : ils doivent examiner un texte après l’autre, un rythme effréné imposé par le premier ministre Péter Magyar, pressé de démanteler le système de son prédécesseur Viktor Orbán.

Deux mois après avoir prêté serment le 9 mai, le dirigeant conservateur pro-UE mène tambour battant son offensive pour apporter le « changement de régime » promis au soir de sa victoire aux législatives d’avril.

En 16 ans de pouvoir, le nationaliste Viktor Orbán a remodelé les institutions du pays d’Europe centrale de 9,5 millions d’habitants pour le transformer en une démocratie « illibérale »." La suite sur ledevoir.com

dimanche 26 avril 2026

Aziz Huq, professeur de droit américain : « Péter Magyar doit éviter de commettre les mêmes erreurs que Joe Biden »

"Dans une tribune au « Monde », le chercheur estime que le prochain premier ministre hongrois ne pourra redémocratiser le pays qu’en évitant d’être, comme l’a été Joe Biden envers Donald Trump, réticent à sanctionner les libertés prises par son prédécesseur, Viktor Orban, avec la loi et la Constitution.

L’opposition hongroise, menée par Péter Magyar, a triomphé de Viktor Orban, remportant non seulement une majorité simple, mais aussi la majorité qualifiée, nécessaire pour modifier la Constitution. Il s’agit d’un revirement spectaculaire, d’autant plus qu’Orban avait obtenu des majorités qualifiées en 2014, 2018 et 2022, ce qui lui avait permis d’ancrer son parti, le Fidesz, dans les institutions de l’Etat et la sphère publique.

Péter Magyar doit désormais tenir ses promesses sur les questions qui ont occupé une place prépondérante dans sa campagne, alors même que l’Europe est en proie à une crise énergétique et tout en rétablissant les normes démocratiques. S’il ne relève pas ces défis, les irréductibles du Fidesz au sein du gouvernement, des tribunaux et des médias feront tout ce qui est en leur pouvoir pour saper le renouveau démocratique du pays.

Les problèmes posés par l’héritage des « années Fidesz » sont considérables. Le gouvernement de Péter Magyar sera confronté à un système judiciaire rempli de personnes nommées par le Fidesz. Le président de la Cour suprême [Andras Zs. Varga] a été parachuté à son poste en 2021 pour un mandat de neuf ans, malgré les plaintes du rapporteur spécial des Nations unies sur l’indépendance judiciaire. Trop peu de juges quitteront leurs fonctions pour que l’orientation pro-Fidesz ne s’estompe au cours du mandat de Péter Magyar. Diverses agences et administrations publiques sont également passées sous la coupe du parti d’extrême droite. Le procureur général, par exemple, a démontré une capacité infaillible à fermer les yeux sur la corruption des responsables du Fidesz. Et grâce aux alliés du Fidesz dans les médias et les universités, le parti maintiendra une emprise « tentaculaire » sur la société civile.

Rétablir la responsabilité

Face à ces défis, certains exemples étrangers peuvent être instructifs. La présidence de Joe Biden, par exemple, offre des leçons claires. D’abord, Péter Magyar doit prendre des mesures rapides et décisives pour montrer qu’il y a un prix à payer lorsqu’on s’écarte des normes juridiques et constitutionnelles. L’équipe de Joe Biden, en choisissant de ne pas faire de la sanction des actes criminels observés sous le premier mandat de Donald Trump une priorité..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

jeudi 23 avril 2026

Hongrie : « Après seize ans d’un régime illibéral, peut-on restaurer l’Etat de droit en acceptant de le mettre entre parenthèses ? »

"Dans une tribune au « Monde », la politiste Ambre Bruneteau s’interroge sur la manière dont le futur premier ministre hongrois, Péter Magyar, pourra solder les années Orban. Selon elle, la question qui s’ouvre n’est pas seulement celle de l’alternance politique, mais d’une sortie de régime.

Troisième jour dans la Hongrie post-Orban. Péter Magyar est invité dans la matinale de la radio publique Kossuth, celle où Viktor Orban prenait la parole chaque vendredi depuis seize ans, selon le rite de son pouvoir, puis sur la chaîne de télévision publique M1. La scène est inédite alors que, depuis 2010, l’opposition avait été méthodiquement tenue à l’écart de ces antennes, devenues des instruments de propagande gouvernementale.

Il aura fallu plus de 3 millions de votes sur les 8 millions d’électeurs pour que cette voix soit enfin diffusée. Mais, à peine installé face aux micros puis aux caméras, le futur premier ministre choisit la confrontation : « Ce qu’il s’est passé ici depuis 2010 aurait suscité l’admiration de Goebbels [Joseph, ministre de la propagande sous le IIIe Reich] ou du dictateur nord-coréen (…) Nous allons fermer cette usine à mensonges. » Le propos est révélateur de l’ampleur du défi et de ses écueils.

La question qui s’ouvre n’est pas seulement celle de l’alternance politique, mais celle de la sortie d’un régime. Comment un pays se remet-il de seize ans de pouvoir illibéral ? Comment démantèle-t-on un système qui a progressivement infiltré chaque strate des institutions, des médias à la justice, des universités aux mairies, sans détériorer davantage ce que l’on prétend précisément restaurer ?

L’exemple de la Pologne n’offre qu’une réponse partielle. Pour reprendre le contrôle des médias publics transformés en relais du parti Droit et justice au pouvoir de 2015 à 2023, Donald Tusk avait choisi la voie rapide : limogeages immédiats et contournements assumés des verrous juridiques laissés par ses prédécesseurs. Stratégie efficace à court terme, mais contestée, y compris par des organisations de défense de l’Etat de droit comme les comités Helsinki.

La période qui s’ouvre pour la Hongrie pose la même question, mais de façon encore plus aiguë. Faut-il, pour défaire un « Etat-parti », accepter temporairement d’agir comme lui ? La tentation est forte, mais elle pose une difficulté importante : peut-on restaurer l’Etat de droit en acceptant de le mettre entre parenthèses ? En faisant des règles un simple moyen au service d’une fin jugée supérieure, on prend le risque de reconduire le principe même de l’illibéralisme : subordonner les garanties juridiques à la souveraineté du..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

vendredi 12 décembre 2025

Le porte-parole du gouvernement hongrois dément les informations selon lesquelles Orban envisagerait d’instaurer un système présidentiel

"Le gouvernement hongrois a fermement rejeté jeudi les informations de presse selon lesquelles le Premier ministre Viktor Orban envisagerait de transformer la Hongrie en un système présidentiel. Le porte-parole de l’exécutif a démenti ces allégations sur X, en réaction à un article de Bloomberg affirmant qu’Orban étudierait cette option à l’approche des élections prévues en avril 2026.

Selon le média américain, une source anonyme proche du dossier aurait indiqué qu’Orban cherchait des moyens de conserver son influence politique quel que soit le résultat du scrutin, allant jusqu’à envisager de prendre la présidence et d’en redéfinir les pouvoirs pour en faire la fonction la plus puissante du pays." La suite sur entrevue.fr

jeudi 11 décembre 2025

Le parlement hongrois approuve une loi compliquant le limogeage du président

"Le Parlement hongrois a approuvé mercredi un projet de loi compliquant la destitution du président, proche du Premier ministre nationaliste Viktor Orban, suscitant les accusations de l'opposition selon lesquelles le gouvernement tente de verrouiller les institutions à l'approche des élections.

A quelques mois du scrutin, prévu en avril, les sondages prédisent une défaite de la coalition de M. Orban face au parti Tisza du leader de l'opposition Peter Magyar.

Le mandat de cinq ans du président Tamas Sulyok, ancien président de la Cour constitutionnelle, est censé s'achever en 2030." La suite sur lalibre.be