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vendredi 26 juin 2026

Hongrie : du changement pour les politiques éducatives, aussi !

"En Hongrie, le conservateur Peter Magyar et son parti Tisza "Respect et liberté" ont remporté une large victoire, contre le premier ministre sortant, Viktor Orban, qui avait accaparé le pouvoir pendant 16 ans avec son parti Fidesz, et mené une politique dite "illibérale" s'attaquant notamment aux libertés publiques, à l'indépendance des médias et plus largement à l'état de droit. Dans l'éducation, les premières nominations et les premières mesures ont été bien accueillies par les syndicats enseignants. Retour sur ces 3 premiers mois de nouvelle ère avec Erszebet Nagy, du syndicat PDSZ, avec une interview écrite pour notre magazine trimestriel "Educ'mag". 

Educ’mag : Qu’est-ce qui a changé dans le secteur de l’éducation depuis l’arrivée du nouveau gouvernement ?

Erzsebet Nagy (PDSZ) : Pour l’enseignement public hongrois, la création, à nouveau, d’un ministère de l’Éducation indépendant constitue une avancée majeure. À sa tête a été nommé un chercheur reconnu dans le domaine de l’éducation, avec lequel le Syndicat démocratique des enseignants (PDSZ) avait déjà collaboré dans le cadre d’une étude sur la charge de travail des enseignants." La suite sur unsa-education.com

mardi 7 avril 2026

Élections en Hongrie: après 16 années sous Orban, une partie de la population aspire au changement

"Dimanche 12 avril, lors des élections législatives en Hongrie, le Premier ministre souverainiste Viktor Orban, du parti Fidesz, briguera un cinquième mandat. Proche de Vladimir Poutine et de Donald Trump, il fait face à une opposition conservatrice incarnée par Péter Magyar, chef du parti Tisza, qui mène la danse dans les sondages. Selon les chiffres, plus de la moitié des Hongrois ne sont pas satisfaits de la situation actuelle. Le vent du changement souffle partout, comme dans le nord-est du pays.

Les élections législatives, très attendues en Hongrie, sont très proches désormais. En fin de semaine, électeurs et électrices se rendront aux urnes. Selon les instituts de sondage, le Tisza de Péter Magyar disposerait d'une avance comprise entre six et seize points sur le Fidesz, le parti de Viktor Orban.

Des projections toutefois à relativiser, dans la mesure où la loi électorale a été conçue au sein du camp du Premier ministre, en poste depuis 2010. Ainsi, même en cas de victoire en nombre de voix, le Tisza pourrait ne pas obtenir la majorité des sièges au Parlement." La suite sur rfi.fr

vendredi 28 juin 2024

Hongrie : faire taire toute contestation

"L'éducation nationale a été l'une des premières cibles de l'extrême droite

Depuis son arrivée au pouvoir en 2010, Viktor Orban - premier ministre de la Hongrie et membre du parti d’extrême droite Fidesz - a fait des enseignants et enseignantes l’une de ses cibles privilégiées. 

Une véritable stratégie de démantèlement de l’éducation publique a été mise en place. Refonte des programmes, suppression du marché libre des manuels scolaires, édition de manuels imprégnés de nationalisme distribués gratuitement, mise en place d’outils de surveillance, dénigrement dans les médias, remise en cause du statut de fonctionnaire… la liste est hélas longue. " Le ministère de l’Éducation nationale a été supprimé dès l’arrivée au pouvoir de Viktor Orban", se rappelle Katalin Törley, mili-tante du mouvement « Tanitanek », se traduisant par « Je voudrais enseigner » (voir interview ci-dessous). 

Durant trois mandats, les enseignants ont été rattachés au ministère des ressources humaines, ce qui était déjà problématique car il n’y avait pas de responsable compétent pour traiter des sujets éducatifs. Depuis 2022, ils sont placés sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Les questions de discipline, d’ordre, de punition sont devenues plus tranchantes avec à la clé des licenciements de professeurs protestataires »." La suite sur snuipp.fr

samedi 22 juin 2024

Ce que le national-populisme fait à l’éducation : le témoignage de Katalin Törley, enseignante hongroise

"Aujourd’hui, le Café pédagogique dédie toute sa Une au témoignage de Kata Törley, une des figures de la résistance à la dérive autoritaire qui a imprégné le système éducatif hongrois depuis le retour au pouvoir de Viktor Orban. Enseignante de français dans un lycée de Budapest et leader du mouvement Tanítanék (en français : « J’aimerais pouvoir enseigner »), elle fait partie des cinq enseignants contestataires qui ont été licenciées en septembre 2022 pour avoir résisté à la mise au pas de l’éducation voulue par Orban. « La réforme graduelle du fonctionnement du service public, qui a été très mesurée dans le temps, a fait que les enseignants, ainsi que la population, n’ont pas ressenti tout de suite les effets et n’ont pas perçu toute l’ampleur de ce qui se passait », nous explique-t-elle. Labélisation des manuels, programmes idéologisés, centralisation des décisions, fin de l’autonomie pédagogique… sont le quotidien des enseignant·es hongrois. Une situation qui n’est pas sans rappeler le programme du Rassemblement National, parti d’extrême droite français qui pourrait prendre le pouvoir le 7 juillet prochain. Selon la militante, Viktor Orban sait très bien « manier l’inconscient collectif en jouant sur les peurs, sur le besoin de la population d’être défendue et protégée, en occupant tous les médias, ce qui lui permet d’atteindre très facilement toute la population. Ce qui est paradoxal, c’est que les personnes qui constituent la base électorale de Viktor Orban sont les plus grandes victimes du système Orban. Les gens dont la famille meurent, parce que le système de santé ne fonctionne plus, ceux dont les enfants n’ont plus de professeures, parce qu’il n’y a plus d’enseignants à la campagne, vont accepter tout cela pour être protégés contre des menaces qui n’existent pas dans la réalité mais auxquelles ils croient ». Un témoignage à lire absolument pour comprendre ce qui risque d’advenir de l’École française." La suite sur cafepedagogique.net

Analyse En Hongrie, l’éducation laminée par les réformes de Viktor Orbán

"Les enseignants sous-payés et déconsidérés ont perdu leur statut de fonctionnaire et l’essentiel de leur droit de grève après un long mouvement de contestation, dans un pays où les programmes ont été réécrits pour se conformer aux valeurs «chrétiennes et conservatrices».

C’est l’une des premières décisions que Viktor Orbán a prise en arrivant au pouvoir. Dès 2010, à peine les élections remportées, le Premier ministre hongrois a fait supprimer le ministère de l’Education. Le symbole était clair : à quoi bon donner ne serait-ce qu’un minimum de reconnaissance à des dizaines de milliers d’enseignants réputés plutôt libéraux et donc loin de sa base électorale ?

A l’époque, Orbán était encore vu comme un conservateur. Il n’avait pas fait de «l’illibéralisme» son mantra, ni profondément abîmé l’Etat de droit et la liberté de la presse. Aujourd’hui, avec sa haine des migrants et des personnes LGBT+, son alignement sur la Russie et son euroscepticisme, le Premier ministre hongrois est de plus en plus largement considéré comme un dirigeant d’extrême droite. Comme la plupart d’entre eux, il s’est employé à réformer l’éducation publique pour qu’elle véhicule ses valeurs, présentées comme «chrétiennes et conservatrices»." La suite sur liberation.fr (article payant)

jeudi 30 mai 2024

26 pays, 26 candidats Européennes 2024 : la Hongroise Katalin Törley, de prof gréviste à candidate

"De la Pologne au Portugal, de l’Italie à l’Irlande, qu’ils soient rompus aux arcanes de Strasbourg et Bruxelles, ou complètement novices en politique : à un mois des élections européennes, Libé tire le portrait d’un candidat par Etat membre de l’Union, en dehors de la France. Vingt-six pays, vingt-six personnalités, pour présenter les enjeux domestiques et les vents contraires qui soufflent sur le continent.

L’enseignante de français, licenciée en 2022 pour avoir fait grève contre la réforme de l’éducation, qui a «ôté toute autonomie aux professeurs» est entrée en politique aux côtés du parti satirique du «Chien à deux queues».

Sur la place Jaszai, à quelques jets de pierre du Danube qui sépare Buda de Pest, le stand ne désemplit pas. En un flot continu, les passants s’arrêtent pour prendre un tract et encourager Katalin Törley d’un «On vous soutient». Bien qu’elle se lance pour la première fois en politique – elle est numéro 2 sur la liste pour les européennes du petit parti d’opposition «Le chien à deux queues» – cette professeure de français âgée de 54 ans est connue de tous les Hongrois. Lunettes perchées sur le crâne, visage souriant encadré de grosses boucles d’oreilles et cigarette à la main, elle est la figure de proue du mouvement de contestation qui a poussé des dizaines de milliers d’étudiants et d’enseignants à descendre dans la rue depuis huit ans." La suite sur liberation.fr (article payant)

vendredi 19 avril 2024

Une délégation hongroise en visite au lycée agricole

"Lundi matin, une délégation de trois enseignantes hongroises était en visite au lycée professionnel agricole, dans le cadre du programme Erasmus. Elles ont pu échanger avec le groupe d'élèves qui effectuera un stage professionnel dans leur pays, en juin prochain.

Le lycée professionnel agricole du Robert pilote le consortium Antilles-Guyane Erasmus des lycées agricoles. Entre dans ce programme, les lycées du Robert et Croix-Rivail pour la Martinique, Convenance en Guadeloupe et Matiti en Guyane. C'est dans le cadre de cette mobilité entrante que la délégation hongroise a effectué le déplacement à la Martinique. Pour cette mobilité des adultes, sont concernés aussi bien les enseignants que le personnel encadrant. Une première délégation avait déjà fait le déplacement en février. La mission en mobilité sortante du personnel enseignant et non enseignant est de superviser..." La suite sur martinique.franceantilles.fr (article payant)

dimanche 3 mars 2024

Hongrie La communauté LGBTQ+ poussée à la marge

"La communauté LGBTQ+ de Hongrie est poussée à la marge par une série de restrictions controversées qui empêchent écoles, éditeurs et médias de traiter librement des œuvres abordant les questions d’identité de genre ou d’orientation sexuelle.

Les restrictions en question, formalisées par une série d’amendements adoptés en 2021 par le gouvernement ultraconservateur du premier ministre Viktor Orbán, alimentent la censure et la peur, déplore Amnistie internationale dans un rapport paru cette semaine.

L’organisation presse les autorités européennes d’intensifier leurs pressions sur le régime pour le forcer à faire marche arrière et à retirer des mesures qui doivent officiellement servir, au dire des autorités, à « protéger les enfants ».

Eszter Mihály, qui a mené la recherche d’Amnistie internationale, a indiqué vendredi à La Presse que la motivation première de Viktor Orbán et de ses proches était d’ordre politique." La suite sur lapresse.ca

lundi 15 janvier 2024

Nouvelle manifestation des enseignants à Budapest

"La manifestation d'aujourd'hui se concentrait sur les salaires, même si cela ne résoudra probablement pas la pénurie d'enseignants.

En Hongrie, des centaines d'enseignants, de parents et d'élèves se sont rassemblé une nouvelle fois devant le Ministère de l'Intérieur de Budapest. Les manifestants, qui se mobilisent depuis près d'un an et demi déjà, assurent qu'ils ne lâchent rien... mais ne savent toujours pas qui bénéficiera de l'augmentation de salaire de 32,2 % promise par le gouvernement. Celle-ci sera décidée uniquement par les directeurs d'école." La suite sur euronews.com

samedi 25 novembre 2023

Etre prof en Hongrie sous un régime populiste : Qu’en pensent les collègues sur place ?

"Erzsébet Nagy, qui a enseigné la biologie et l’allemand dans plusieurs niveaux d’enseignement pendant de nombreuses années, préside la direction collégiale du PDSZ, Syndicat démocratique des pédagogues de Hongrie, qui fait partie, tout comme l’UNSA éducation, du Comité Syndical Européen de l’Éducation. Dans une interview accordée à l’UNSA Éducation, elle revient sur les conséquences de la nouvelle loi éducative statusztorveny prise par Viktor Orban, premier ministre hongrois issu d’un parti populiste, Fidesz, sur l’enseignement, sur les conditions de travail et sur le métier enseignant. 

Pour commencer, comment se porte le système éducatif hongrois ?

Erzsébet Nagy : D’abord, il est en tension, les organisations syndicales s’organisent au sein d’un comité de grève depuis octobre 2021 contre les mesures prises par le gouvernement. La pénurie d’enseignants dans le pays est énorme, car les rémunérations sont très faibles et car la charge de travail s’est accrue, on peut même avoir jusqu’à 10 heures de cours en une seule journée ! Le gouvernement refuse de reconnaître ces difficultés, et une vague de démissions sans précédent a eu lieu depuis quelques semaines, elle dépasse la centaine dans certaines circonscriptions." La suite sur unsa-education.com

vendredi 6 octobre 2023

Plus d'un millier d'enseignants hongrois démissionnent après l'adoption d'une nouvelle loi

"Un total de 1.205 enseignants hongrois ont démissionné en l'espace de quinze jours, a indiqué le ministère de l'Intérieur de Hongrie. Ce faisant, les travailleurs de l'enseignement entendent s'opposer à une nouvelle loi introduite par le Premier ministre Viktor Orban.

Après des années de protestation des enseignants contre le gouvernement hongrois, le chef d'État a introduit l'été dernier une nouvelle loi qui limite leurs droits et les obligent à prester davantage d'heures par semaine. Avec ce texte, Viktor Orban tente de renforcer sa mainmise sur l'enseignement comme il l'a déjà fait dans d'autres milieux professionnels comme celui des médias." La suite sur rtl.be

mercredi 20 septembre 2023

Hongrie : La pénurie d’enseignants en chiffres

"Syndicat des enseignants a dévoilé, lundi 18 septembre, des chiffres attendus pour illustrer la grave pénurie de personnels enseignants dans les écoles de Hongrie . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

vendredi 21 juillet 2023

« Je ne voulais pas être réduit au silence » : comment la nouvelle loi hongroise affecte les enseignants

"La loi, approuvée par le parti au pouvoir Fidesz 136-58, révoque le statut des enseignants en tant qu’employés publics, augmente les heures de travail hebdomadaires autorisées et permet aux éducateurs d’être transférés dans d’autres écoles connaissant une pénurie d’enseignants.

Lorsque les législateurs hongrois ont adopté une loi controversée révoquant le statut des enseignants en tant qu’employés publics, Kata* a su quoi faire : quitter son poste d’enseignante.

« Je ne voulais pas être réduite au silence », dit-elle, faisant référence à la « loi de la vengeance » qui, selon beaucoup, pourrait restreindre la liberté d’expression des éducateurs.

Le travail de Kata en tant qu’enseignante spécialisée était représentatif du système éducatif hongrois trébuchant et des raisons pour lesquelles des milliers de personnes sont descendues dans la rue : sous-payées, surmenées et maintenant réduites au silence." La suite sur observatoiredeleurope.com

mercredi 5 juillet 2023

Le Parlement hongrois adopte une réforme remettant en question le statut des professeurs

"Le Parlement hongrois, largement dominé par le parti de Viktor Orban, a adopté mardi 4 juillet une loi controversée qui modifie le statut des enseignants. Ces derniers vont perdre leur statut de fonctionnaire. La réforme qui entrera en vigueur le 1er janvier 2024 rend les enseignants taillables et corvéables à merci. 

Depuis la suppression du ministère de l’Éducation, les enseignants hongrois étaient déjà sous la tutelle du ministère de l’Intérieur.  Avec la nouvelle loi, leur statut ressemblera de plus en plus à celui des militaires, sans la sécurité de l’emploi. Car les professeurs hongrois perdent leur statut de fonctionnaire. Leur contrat ne sera plus protégé par le Code du travail." La suite sur rfi.fr

Le parlement hongrois adopte la « loi de la vengeance » contre les enseignants

"L'Assemblée nationale a adopté mardi une loi qui redéfinit le statut des enseignants, après plusieurs mois de contestation dans le système éducatif . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

dimanche 18 juin 2023

Hongrie : manifestation pour défendre les enseignants face au gouvernement

"Un projet de loi du gouvernement Orban vise à réformer le statut des enseignants. Ceux-ci redoutent de voire leur charge de travail augmenter, sans contrepartie financière.

Les Hongrois se sont de nouveau rassemblés vendredi devant le Parlement à Budapest pour s'opposer à un projet de loi visant les enseignants.

Ceux-ci redoutent de perdre leur statut de fonctionnaires et de voire leur charge de travail augmenter, sans contrepartie financière." La suite sur euronews.com

samedi 3 juin 2023

Manifestations en faveur des enseignants hongrois dans 15 villes

"Un millier de personnes ont manifesté jeudi après-midi devant le ministère de l’Intérieur à Budapest pour soutenir les enseignants dans leur conflit avec le gouvernement portant sur les conditions de travail et les salaires.

Des rassemblements similaires, mais de moindre importance, se sont déroulés dans 15 villes au total : Balassagyarmat, Debrecen, Dunaújváros, Eger, Miskolc, Nagykanizsa, Nyíregyháza, Pécs, Sopron, Szeged, Szekszárd, Szentes, Szolnok, Szombathely et Veszprém." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

dimanche 21 mai 2023

Hongrie : étudiants et enseignants défient à nouveau Viktor Orban

"À Budapest, en Hongrie, une nouvelle manifestation a eu lieu vendredi 19 mai 2023 pour protester contre la mainmise du gouvernement de droite nationaliste de Viktor Orban sur l’éducation.

Des milliers d'étudiants et d'enseignants se sont dirigés vers le siège du parti d'extrême droite Fidesz au pouvoir en Hongrie, en réclamant des augmentations de salaires et de meilleurs conditions de travail, mais aussi l'abrogation d'un projet de loi visant à réformer le statut des professeurs." La suite sur euronews.com

vendredi 12 mai 2023

Une du jour - En Hongrie, le pouvoir gaze la jeunesse révoltée contre l’éducation “orbanisée”

"Mercredi 3 mai à Budapest, la police réprimait une manifestation d’adolescents contre l’état du système scolaire magyar, révoltant lycéens, enseignants et parents d’élèves. L’hebdomadaire “HVG” condamne cette violence et donne la parole aux protestataires.

En Hongrie, professeurs et lycéens se mobilisent de longue date contre les faibles salaires, la pénurie d’enseignants et la remise en question du droit de grève. Le 3 mai dernier, à Budapest, devant le siège du gouvernement, la police répondait avec du gaz lacrymogène et des interpellations musclées, méthodes rares dans le pays, à une manifestation de jeunes révoltés par l’état de l’éducation nationale. Ils dénonçaient également le projet de loi “statusztorveny”, qui, selon ses critiques, réduirait l’autonomie des enseignants et aggraverait leurs conditions de travail.

En cette période d’écrits du baccalauréat hongrois, le magazine libéral HVG du 11 mai met en scène un policier gazant des jeunes filles qui rédigent docilement leur copie vêtue d’une blouse de matelot, vêtement typique porté par les étudiantes magyares lors des examens. Le titre de couverture, “sirasbeli” (siras signifiant “pleurs”), détourne le mot “irasbeli” signifiant “examen écrit”." La suite sur courrierinternational.com

vendredi 5 mai 2023

Le corps éducatif hongrois reste mobilisé contre une loi visant les enseignants

"Des affrontements ont éclaté aux abords du bureau de V. Orban

Les manifestants ont encore foulé le pavé à Budapest mercredi, dix jours après une autre manifestation. Le corps éducatif s'oppose à une loi du gouvernement hongrois et à une réforme du statut des professeurs. Les enseignants appellent toujours à une éducation plus juste et à l'amélioration de leur condition de travail.

Cette colère touche également les jeunes, souvent symptôme du rejet de la politique de Viktor Orban, l'actuel Premier ministre. 

"Il n'y a aucune culture de la solidarité dans notre pays" scande Lili Pankotai, jeune hongroise, figure de proue de la contestation chez la jeunesse. "Le communisme a duré tellement longtemps que la solidarité, la démocratie ou l'Etat de droit sont inexistants. Actuellement, nous avons une pseudo-démocratie, juste pour obtenir les fonds de l'Union Européenne." La suite sur euronews.com