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jeudi 4 novembre 2021

L’association hongroise Freeszfe recevra un prix du Parlement européen

"L’association Freeszfe a reçu le Prix du Citoyen Européen pour son programme de sauvetage des étudiants de l’Université d’art dramatique de Budapest.

Freeszfe compte parmi les lauréats 2021 du Prix du Citoyen Européen fondé par le Parlement européen pour récompenser les projets qui contribuent à la coopération européenne et qui promeuvent les valeurs de l’Union européenne.

Les 71 jours de blocage de l’Université de théâtre et de cinéma SZFE à l’automne 2021 n’ont pas fait reculer le gouvernement hongrois qui a transféré l’institution publique sous le régime d’une fondation contrôlée par des personnalités liées au Fidesz." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

mercredi 11 novembre 2020

A Budapest, le Covid-19 force les étudiants à arrêter leur mobilisation contre les mesures d’Orban

"L’occupation de l’université de cinéma et de théâtre a été levée après que le premier ministre hongrois a ordonné un reconfinement du pays.

Après plus de deux mois d’une occupation inédite pour la Hongrie, les étudiants de la faculté de théâtre et de cinéma de Budapest (SZFE, en hongrois) ont été forcés de plier bagage, mardi 10 novembre. « En raison des restrictions épidémiologiques qui entrent en vigueur à minuit, nous devons aujourd’hui quitter les installations de l’université », ont dû annoncer les étudiants, contraints et forcés par l’évolution inquiétante de l’épidémie de Covid-19 dans ce pays d’Europe centrale où un reconfinement doit débuter mercredi 11 novembre. Ainsi se termine, vaincue par le coronavirus, une des mobilisations les plus fortes qu’a connu la Hongrie depuis le retour au pouvoir de Viktor Orban, en 2010.

Bien qu’hésitant face à la résistance de 300 étudiants de cette université, le pouvoir nationaliste n’a jamais accepté d’ouvrir des négociations. « C’est décevant, mais nous n’allons pas arrêter notre mobilisation. Notre résistance est bien plus que l’occupation physique du bâtiment », assure toutefois Nora Aujeszky, étudiante en production télévisée, en promettant de revenir manifester après le Covid. « Nous n’abandonnons pas le blocus, mais l’emportons avec nous », ont ainsi déclaré ses collègues lors d’une dernière conférence de presse collective convoquée devant les bâtiments enturbannés du ruban blanc et rouge de leur université. La tutelle de cette institution phare de la culture hongroise, créée en 1865, a été transférée le 1er septembre du ministère de l’éducation à une fondation.


Un militaire à la tête de l’université

Présentée à ce titre par le gouvernement comme un gage d’autonomie, cette réforme est en réalité tout le contraire. La présidence de la fondation a en effet été confiée à Attila Vidnyanszky. Directeur du Théâtre national de Budapest, ce metteur en scène, admirateur de Viktor Orban, promeut un théâtre « fondé sur des valeurs conservatrices et chrétiennes ». Sa première décision a été de retirer à la direction tout pouvoir de décisions budgétaire et pédagogique, poussant le recteur Laszlo Upor à la démission. Les étudiants avaient alors décidé d’occuper leur université pour poursuivre leurs cours avec des enseignants grévistes. Deux manifestations pour les soutenir organisées en septembre et en octobre ont réuni des milliers de Hongrois. « Notre résistance a obtenu un niveau de soutien auquel nous ne nous attendions pas », ont souligné les étudiants dans leur communiqué." La suite sur lemonde.fr (article payant)

mercredi 4 novembre 2020

Tribune : « Nous appelons à défendre l’Université de théâtre et de cinéma de Budapest »

"Quelque cent cinquante auteurs, metteurs en scène, professeurs expriment, dans une tribune au « Monde », leur soutien à l’égard des étudiants et des enseignants qui s’opposent à la mise sous tutelle par le gouvernement hongrois de cette institution hongroise reconnue.

Tribune. L’Université de théâtre et de cinéma de Budapest – la SZFE (Szinhaz- es Filmműveszeti Egyetem) – connaît actuellement une crise sans précédent. Des Budapestois.e.s ont formé un impressionnant bouclier humain d’un millier de personnes devant l’Université de théâtre et de cinéma de Budapest pour empêcher l’évacuation des étudiant.e.s qui occupent jour et nuit les locaux de leur université.

L’occupation, aux enjeux artistiques, pédagogiques, éthiques, se poursuit aujourd’hui. Elle intervient dans un contexte où la liberté académique est plus que jamais menacée en Hongrie – on se souviendra ainsi, notamment, de la suppression de l’autonomie de l’Académie hongroise des sciences.

Soutenus par leurs enseignant.e.s et par la population, des étudiant.e.s en art dramatique et en cinéma résistent à une politique explicitement nationaliste et conservatrice ayant retiré tous les pouvoirs au conseil d’administration de la SZFE. Ces étudiant.e.s résistent non seulement pour leur université mais pour toutes et tous, en appelant à la liberté de création.

Nous, professeur.e.s, chercheur.s.e.s, étudiant.e.s en arts de la scène, arts visuels, arts plastiques, musicologie, écriture, histoire, philosophie, droit et science politique, apportons notre total soutien aux enseignant.e.s, aux étudiant.e.s et au personnel de l’Université de théâtre et de cinéma de Budapest (Szinhaz- es Filmműveszeti Egyetem) qui, craignant une surveillance politique accrue, s’opposent à l’instauration d’un bureau soumis à l’influence du gouvernement hongrois et de son premier ministre, Viktor Orbán.

Vivier de grands cinéastes et créateurs

La mise sous tutelle imposée aux étudiant.e.s et aux enseignant.e.s de cette université, dont la direction et les règles de gouvernance ont été changées, vise à dissoudre ce qui fonde la singularité de ce prestigieux établissement.

Attaché.e.s à la beauté de la création, à la liberté de la création et à la grandeur de l’Université de théâtre et de cinéma de Budapest, nous appelons à défendre et à préserver cette institution reconnue, vivier de grands cinéastes et créateurs." La suite sur lemonde.fr (article payant)

samedi 31 octobre 2020

"Liberté pour nous tous – souvenirs de '56" : une vague de protestation de plus de dix mille personnes en soutien à SZFE

 "23 octobre – 10 novembre 1956 : l'insurrection de Budapest et la révolte hongroise

Il y a 64 ans de cela, une vague de protestation déferlait sur Budapest et la Hongrie pour réclamer un assouplissement du régime. En effet, la Hongrie était alors considérée comme une démocratie populaire sous contrôle communiste. La mort de Staline, en mars 1953, entraîne une période d'assouplissement lors de laquelle les partis communistes européens deviennent plus modérés. En juin 1955, des revendications ouvrières à Poznan, en Pologne, débouchent sur de violentes émeutes amenant les soviétiques à nommer un réformateur à la tête du pays. Ce soulèvement polonais encourage les hongrois à espérer des concessions similaires. Le départ définitif de Rákosi – un dirigeant stalinien – en juillet 1956 permet aux étudiants, journalistes, écrivains et autres intellectuels de critiquer plus activement la politique nationale. Des forums citoyens – les cercles Petőfi – deviennent très populaires. Début octobre, lors d'une commémoration symbolique d'un communiste exécuté par le gouvernement Rákosi, les dirigeants de l'opposition se rassemblent. Mi-octobre, les étudiants désavouent l'association étudiante communiste officielle et rétablissent l'Union des étudiants universitaires hongrois autrefois interdite. Les étudiants de l'université polytechnique de Budapest rédigent une liste de revendications réformistes et, inspirés par un projet de commémoration des syndicats, les étudiants organisent la manifestation du 23 octobre." La suite sur jfb.hu

samedi 24 octobre 2020

Mobilisation massive en faveur de l’Université SZFE à Budapest. « Un test pour Orbán »

 "Environ quinze mille personnes ont défilé vendredi à Budapest, lors de la fête nationale hongroise, pour soutenir les étudiants dans leur bras de fer avec le gouvernement de Viktor Orbán.

Reportage à Budapest – La date est symbolique. Vendredi 23 octobre, jour de la fête nationale commémorant l’anniversaire du début de l’insurrection de 1956 contre l’occupation soviétique, plusieurs milliers de personnes (15 000 selon nos constatations) ont manifesté à Budapest en solidarité avec les étudiants et les enseignants de l’Université des arts du théâtre et du cinéma (SZFE) qui occupent leur école depuis cinquante trois jours. Mobilisés jour et nuit, ils refusent toujours la nomination de l’homme de théâtre Attila Vidnyánski, un proche de Viktor Orbán, chargé par le premier ministre de mettre l’école sous tutelle et de la normaliser « moralement ». Pour superviser l’école en tant que « chancelier », il a fait appel à Gábor Szarka, un officier militaire de formation ayant travaillé au ministère de la Défense…  Ses premières décisions ont été de couper Internet et changer les serrures de l’école. (Tous nos articles sur le combat de la SZFE ici)." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

En Hongrie, Viktor Orban confronté à la fronde des étudiants

"Des milliers de personnes ont défilé à Budapest vendredi pour soutenir les élèves de l’université de théâtre et de cinéma, mobilisés depuis cinquante-trois jours. Cet établissement-phare de la culture hongroise est menacé de reprise en main par le pouvoir. 

Combien étaient-ils vendredi 23 octobre dans les rues de Budapest ? « Au moins 20 000. » L’estimation est d’une conseillère de Viktor Orban, Zsuzsa Hegedus, qui a discrètement passé une tête sur les bords du Danube pour voir la foule d’une jeunesse impressionnante défiler pour demander au premier ministre hongrois de préserver l’autonomie de l’université de théâtre et de cinéma (SZFE en hongrois). « C’est un grand succès pour les étudiants, assure cette proche du chef du gouvernement. Il faut qu’il donne l’ordre au ministre de l’éducation de prendre rendez-vous avec eux, sinon il va y avoir une mobilisation de plus en plus importante. Ils se battent pour leur liberté académique et ils ont raison. »

Dans la Hongrie de Viktor Orban, il est extrêmement rare qu’un officiel rompe ainsi avec l’unanimité qui règne d’habitude dans les arcanes du pouvoir. Cet exploit est à mettre au compte des 300 étudiants environ qui occupent depuis cinquante-trois jours cet établissement-phare de la culture hongroise pour protester contre leur mise sous tutelle.

Vendredi, ils ont de nouveau réussi à prouver qu’ils bénéficient d’un large soutien à l’occasion des commémorations de la révolution de 1956. Au cri de « Pays libre, université libre », les milliers de protestataires ont défilé en plein cœur de la capitale en multipliant les références à ce mouvement antisoviétique qui avait été brutalement réprimé par Moscou. « Monsieur le premier ministre, la majorité a voté pour vous en toute confiance (…) mais il serait important de ne pas quitter des yeux le pays que vous vous êtes engagé à servir », a lancé, sous les applaudissements, Noémi Vilmos, étudiante en mise en scène.

Le pouvoir alterne entre la carotte et le bâton

Étudiants d’autres universités, syndicats, médecins ont ensuite successivement apporté leur soutien aux protestataires qui se relaient jour et nuit pour empêcher leur nouveau chancelier, Gabor Szarka, de s’installer dans leurs locaux. Ce militaire a été choisi par la fondation qui a officiellement récupéré la tutelle de la SZFE début septembre et qui est présidée par le directeur du Théâtre national de Budapest, Attila Vidnyanszky. Admirateur de M. Orban, ce dernier est honni des manifestants et des artistes indépendants.

« Nous avons pu empêcher le chancelier de rentrer. Il a ensuite essayé de changer les serrures, de couper Internet, mais nous sommes en permanence 150 dans les locaux à nous relayer toutes les deux heures », raconte, cernes autour des yeux, Nora Aujeszky, une étudiante en production télévisée. « Nous sommes fatigués, mais nous bénéficions d’une solidarité énorme », salue-t-elle, alors que les protestataires sont alimentés par de nombreux dons spontanés des Budapestois. « Nous sommes derrière eux car nous ne sommes pas d’accord qu’on transforme une école de façon dictatoriale », explique Katalin Nagy, retraitée de 62 ans venue participer à la manifestation." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Hongrie: des milliers d'étudiants marchent pour leur "liberté"

"Budapest (AFP) - Des milliers d'étudiants hongrois ont manifesté vendredi à Budapest pour protester contre une perte d'autonomie de leur université et une reprise en main idéologique par le Premier ministre souverainiste Viktor Orban.

Au nom de la "liberté", ils ont défilé torches à la main, formant une foule compacte de quelque 10.000 manifestants, selon les estimations d'un photographe de l'AFP.

La date n'avait pas été choisie au hasard, ce vendredi marquant l'anniversaire du début de l'insurrection estudiantine contre le régime communiste, le 23 octobre 1956." La suite sur nouvelobs.com

jeudi 22 octobre 2020

A Budapest, l'université d'art dramatique fait de la résistance

 "Les étudiants et les enseignants de cette prestigieuse institution refusent d'être privés de leur autonomie au profit de proches de Viktor Orbán, et occupent le campus depuis la fin de l'été. Une manif est organisée ce vendredi.

Au numéro 2 de la rue Vas, dans le centre de Budapest, les portes de l’université de cinéma et d’art dramatique (SZFE) disparaissent sous les rubalises. Derrière les vitres, on devine quelques tentes montées dans le hall. Depuis le 31 août, les élèves ont pris possession du lieu, avec l’appui de leurs professeurs, et y ont érigé une «République des étudiants», pour défendre l’autonomie de l’université. Seuls les élèves et les enseignants sont autorisés à pénétrer dans le bâtiment, dont les portes sont gardées à tour de rôle par des étudiants munis de thermomètres. Les membres du nouveau conseil d’administration, nommé le 1er septembre par le gouvernement, n’ont pas pu y mettre les pieds, pas plus que le président de l’université, qui a pris ses fonctions au début du mois d’octobre.

Les occupants, dont le nombre fluctue entre 150 et 300, rejettent en bloc la réforme imposée à l’institution par le gouvernement conservateur et illibéral de Viktor Orbán." La suite sur liberation.fr (article payant)

lundi 19 octobre 2020

Hongrie : les universités face à la "guerre culturelle" de Viktor Orban

"Cela fait un mois que les étudiants de l’Université d’art dramatique et cinématographique de Budapest dorment sur place et montent la garde. Ils contestent le transfert de gestion de leur université publique vers une fondation privée dirigée par un proche du premier ministre, Viktor Orban. Ils dénoncent une ingérence politique et idéologique, alors que les écoles jugées trop libérales sont invitées à quitter le pays depuis une dizaine d’années." La suite et vidéo sur tv5monde.com

samedi 17 octobre 2020

Escalade du conflit autour de la SzFE à Budapest : les étudiants rejettent l’ordre d’évacuation

"Vendredi soir, un millier de Budapestois a accouru devant l’Université d’art dramatique de Budapest (SzFE) pour faire bouclier humain en cas de tentative d’évacuation par la force. L’occupation se poursuit..." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

samedi 19 septembre 2020

À Budapest, la “République des étudiants” tient tête à Viktor Orbán

 "Dernier avatar d’une réforme initiée en 2018 par le gouvernement hongrois, la création d’un tout-puissant conseil d’administration à l’Université d’art dramatique et cinématographique a provoqué la colère de ses étudiants. Pointant le régime oligarchique mis en place par le Premier ministre, ils occupent les locaux pour y organiser manifestations et conférences de presse.

En plein centre de Budapest, la façade d’ordinaire discrète de l’Université d’art dramatique et cinématographique est devenue méconnaissable : elle est cernée de rubans en plastique blanc-rouge, et seuls ses étudiants ont le droit de se faufiler entre ses murs. Entre deux piliers et une ribambelle de messages de soutien, deux d’entre eux se relaient nuit et jour pour monter la garde et prendre la température de leurs camarades (Covid-19 oblige) regagnant leur tente dans le hall ou leurs pénates estudiantines à l’étage." La suite sur telerama.fr

dimanche 13 septembre 2020

La méthode Orbán pour prendre le contrôle des universités

"Les universités hongroises tombent les unes après les autres sous la coupe de fondations privées contrôlées par des fidèles du régime Orbán. Les étudiants de celle d’art dramatique et cinématographique se rebellent, soutenus par l’actrice Cate Blanchett ou Salman Rushdie.

En Hongrie, prendre le contrôle de l’université d’art dramatique et cinématographique (SZFE), une institution prestigieuse vieille de 155 ans qui a formé les grands réalisateurs Béla Tarr ou István Szabó, le chef-opérateur Vilmos Zsigmond, Kornél Mundruczó, et bien d’autres perles du cinéma magyar, n’a pas pris plus de quelques semaines au parti de Viktor Orbán." La suite sur mediapart.fr (article payant)

 

Hongrie. L’Université d’art dramatique de Budapest entre en résistance face à Orbán


"Étudiants et enseignants de la prestigieuse institution fondée en 1865 refusent la prise de contrôle de l’établissement par une fondation proche du pouvoir. L’hebdomadaire Magyar Narancs affiche sa sympathie pour le mouvement.

Trois jeunes masqués regardant au loin l’air déterminé. Dans son édition datée du 10 septembre, le magazine de centre gauche Magyar Narancs consacre son dossier de couverture à la lutte de l’Université d’art dramatique de Budapest, SZFE, contre le gouvernement de Viktor Orbán.e du pouvoir. L’hebdomadaire Magyar Narancs affiche sa sympathie pour le mouvement." La suite sur courrierinternational.com