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mercredi 9 décembre 2020

Désirer comme un homme de Florian Vörös


Comment se noue la domination masculine dans les fantasmes ? Et par quels moyens cette domination pourrait-elle se dénouer ? À partir d'entretiens approfondis avec des hommes, Florian Vörös explore les imaginaires sexuels masculins à l'aune d'une pratique très courante, mais peu étudiée par les sciences sociales : le visionnage de pornographie. En mêlant conversations entre hommes sur le plaisir sexuel et réflexion d'inspiration féministe sur les normes, les hiérarchies et les violences de genre, cet ouvrage décrit avec minutie la fabrique sexuelle de la masculinité blanche. La comparaison des cultures sexuelles gay et hétéro permet aussi d'aborder un large éventail d'images, de discours, de pratiques et de sociabilités qui alimentent le désir.
Qu'est-ce qu'être un homme, un " vrai " ? Être actif, puissant et pénétrant ? Se contrôler et se montrer invulnérable ? Se prétendre adulte et responsable ? Au plus près des paroles et des affects des participants à l'enquête – des hommes âgés de vingt à soixante ans, blancs et issus des classes moyenne et supérieure –, le sociologue interroge leur adhésion à un modèle hégémonique de masculinité, fondé sur une conception de la virilité comme force " naturelle " à " civiliser ".

Auteur Florian Vörös
Editeur La découverte
Date de parution 05/11/2020
Collection Revue Problemes politique Et Sociaux
Format 13cm x 22cm
Prix : 18 €
Source : fnac.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vendredi 5 octobre 2018

Clara Royer : « Il faut refaire parler de l’Europe centrale en France »

"Romancière et traductrice, co-scénariste du Fils de Saul, Clara Royer est également maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne et spécialiste reconnue de l'écrivain hongrois Imre Kertész. Après trois années à la tête du Centre français de recherche en sciences sociales de Prague, elle revient sur son bilan et nous raconte ses projets littéraires et cinématographiques. Entretien.
Vous avez quitté vos fonctions à la tête du Centre français de recherche en sciences sociales (CEFRES) à Prague, pouvez-vous présenter cette structure à nos lecteurs ?
Le CEFRES est un institut de recherche français, créé en 1991 à Prague, qui est sous la double tutelle du Ministère français des Affaires étrangères et du CNRS. A l'époque de sa création, le mur venant de tomber, la volonté était d'en faire un observatoire de la vie scientifique en Europe centrale. Dans ces années 1990, qui ont été une première période importante pour le centre, il s'agissait de retrouver, avec les collègues chercheurs de République tchèque et du groupe de Visegrád, des bases communes en sciences humaines et . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

mercredi 26 septembre 2018

Les études de genre, un savoir en danger ?

"En Hongrie, deux universités ont perdu leur accréditation pour des programmes concernant le sujet. De la Pologne à la Turquie, des Etats-Unis à la France, les chercheurs subissent pertes de financement, mais aussi tentatives d’intimidation. Pourquoi le «genre» préoccupe-t-il tant les projets populistes et les extrémistes actuels ?
En août, le gouvernement Orbán a annoncé la révocation de l’accréditation accordée aux programmes de maîtrise en études de genre. Ces formations sont actuellement offertes par deux institutions : la Central European University (CEU), liée au milliardaire George Soros, et l’université publique Eötvös Loránd (ELTE). Si cette décision ne met pas fin aux recherches sur le genre, elle risque de porter un coup fatal au développement de ce domaine d’études et menace de manière directe la transmission de ces savoirs. Elle constitue une ingérence directe du gouvernement dans l’organisation des études supérieures, sans consultation des autorités académiques. A ce titre, il s’agit d’un précédent dangereux en Europe." La suite sur liberation.fr

samedi 22 septembre 2018

L'étude des genres, symbole d'une société : Rencontre avec la professeure Andrea Pető

"En août 2018, la Hongrie propose un décret visant la suppression de l'étude des genres. Deux grandes universités sont concernées : Central European University (CEU) et Université Eötvös Loránd (ELTE). Aucune raison officielle n'a été donnée. La décision serait d'ordre économique : le cours n'aurait pas assez d'adhérents. Professeure à la CEU, Andrea Pető a une théorie différente et défend bec et ongle l'importance fondamentale de la compréhension des genres dans la société.
Au printemps 2017, la maîtrise en études du genre en hongrois, offerte par ELTE a été menacé. En automne 2017, le programme d'études de genre de CEU a suivi. Pourtant, d'autres programmes accueillent moins d'étudiants par année, comme l'apprentissage du chinois. Mais peu importe le nombre d'étudiants inscrits, l'étude des genres est une notion centrale appartenant aux connaissances sur la famille, sur le rôle de femmes, des hommes dans la société et sur la notion d'égalité en général. Les étudiants sortant de ce master ont de bons résultats d'embauche, car ce genre de spécialité est de plus en plus recherchée. Il semble donc absurde de s'attaquer à une étude partagée par les meilleures universités du monde, dont les taux de réussite sont probants." La suite sur jfb.hu

jeudi 20 septembre 2018

Dans la Hongrie de Viktor Orban, la fin académique des études de genre

"Le premier ministre veut cesser tout financement public pour ces enseignements universitaires.
C’est le nouveau combat de Viktor Orban. Alors que le Parlement européen a voté, le 12 septembre, en faveur du lancement de l’article 7 du traité de l’Union européenne (UE), pouvant à terme permettre de sanctionner le pays pour ses atteintes à l’Etat de droit, la Hongrie part en croisade contre les études de genre.
Le 14 août, l’exécutif a annoncé sa décision de retirer les « gender studies » de la liste des diplômes jouissant d’une accréditation officielle, posant ainsi la première pierre du projet de « nouvelle ère » culturelle et intellectuelle, annoncé par le premier ministre, après sa réélection, le 8 avril.
La réforme, formulée à l’occasion d’une transformation des allocations étudiantes, doit être adoptée dans le courant du mois de septembre. Elle mettrait un terme à tout financement public pour ces enseignements. « Les gens naissent hommes ou femmes et, selon nous, il n’est pas acceptable de parler d’une construction sociale des genres remplaçant les sexes biologiques », affirme le gouvernement, en réponse aux questions du Monde. Les études concernant le genre, qui forment un champ de recherche interdisciplinaire sur les rapports sociaux entre les sexes, ont d’abord été institutionnalisées dans les campus américains." La suite sur lemonde.fr (article payant)

dimanche 19 août 2018

Le parti de Viktor Orban lance un "Kulturkampf" en Hongrie

"Le gouvernement a adressé un référendum à l’Université Eotvos Lorand, la grande université de Budapest : vingt-quatre heures pour réagir, au cœur du mois d’août, à un amendement destiné à supprimer son master de sciences sociales "Etudes sur le genre", traitant des rapports sociaux entre les sexes. Les raisons officiellement invoquées : le manque de rationalité économique d’un programme qui, de surcroît, ne prépare pas au marché du travail. "Personne ne cherche de genrologues !", a lancé le vice-Premier ministre Zsolt Semjen. Certes… mais la véritable raison est de nature idéologique : "ces études vont à l’encontre de toutes les valeurs du gouvernement concernant l’être humain" , a justifié plus honnêtement le secrétaire d’Etat Bence Retvari.
(....)" La suite sur lalibre.be (article payant)

mercredi 20 juin 2018

En Hongrie, on dresse désormais des listes noires de chercheurs trop « libéraux »

"Un site d'information proche du pouvoir a dévoilé hier une liste de chercheurs coupables de travaux collant trop près à une "grille de lecture libérale du monde". L'offensive contre le monde de la recherche publique se poursuit en Hongrie. Après l'annonce la semaine dernière d'un plan de centralisation du réseau d'instituts de recherche actuellement sous la tutelle de l'Académie des sciences (MTA), le site d'information Figyelő a publié hier une liste noire de chercheurs coupables "de privilégier les recherches sur le genre et l'homosexualité . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

vendredi 15 juin 2018

Inquiétudes sur l’indépendance de la recherche publique en Hongrie

"Jusqu'ici épargnée par la reprise en main des institutions publiques par le parti Fidesz au pouvoir, l'Académie hongroise des sciences pourrait se voir dépecée de son vaste réseau d'instituts de recherche, selon une information de HVG.
Le gouvernement hongrois projetterait de centraliser le vaste réseau d'instituts de recherche actuellement sous la tutelle de l'Académie hongroise des sciences (MTA). Le budget alloué au fonctionnement de ces laboratoires (20 milliards de forint) devrait être réorienté au profit du ministère de l'innovation et de la technologie, selon une information de HVG. Prise de court par cette nouvelle, la direction de la MTA a décidé de se réunir demain en session extraordinaire pour débattre du sujet . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

vendredi 10 mars 2017

L’ingérence du gouvernement hongrois pour contrer les gender studies

"En Hongrie, le gouvernement conservateur de Viktor Orbán ne voit pas d’un bon œil l’ouverture à la rentrée prochaine d’un master de gender studies à l’Université Loránd Eötvös (ELTE) de Budapest.
Il fallait que l’annonce tombe le même jour que la Journée internationale des droits des femmes pour marquer les esprits. Lors d’une conférence organisée ce mercredi par l’Académie hongroise des sciences, Zoltán Balog, le ministre chargé des « ressources humaines », a déclaré que le gouvernement hongrois soutiendrait l’ouverture d’un cursus en septembre prochain dédié aux « sciences de la famille » à l’Université Corvinus. « On nous gave de faits et de points de vue souvent tellement erronés, qu’il est important que nous ripostions. Nous rejetons l’idée selon laquelle les genres seraient des constructions sociales et préférons faire des recherches sur leur rôle dans la société. C’est à quoi servent les sciences de la famille », a notamment déclaré devant les académiciens celui qui dispose entre autres du portefeuille de l’enseignement supérieur." La suite sur hu-lala.org