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lundi 23 septembre 2024

En catimini Moscou avance ses pions sur l’échiquier du sport et de la culture

"La Fédération internationale d’échecs compte réintégrer la Russie, exclue en 2022, ce dimanche 22 septembre à Budapest. Les Ukrainiens, en contre-attaque, dénoncent un retour du soft power dans les grands événements sportifs et culturels.

Les initiés appellent ça un blitz. Il n’aura pas fallu plus de quelques jours, après la clôture des JOP de Paris, pour que la Fédération internationale d’échecs (Fide), pourtant associée au Comité olympique international (CIO), passe à l’attaque pour tenter de faire revenir en son sein la Fédération russe d’échecs. Cette dernière avait été sanctionnée en 2022, et exclue temporairement de l’organisation internationale, à la suite de l’invasion de l’Ukraine et de l’organisation de tournois dans des territoires ukrainiens occupés par la Russie. Mais par une combinaison juridique de derrière les fagots, la Fide s’apprête à réintégrer les Russes ce dimanche, lors d’une assemblée générale qui se tiendra à Budapest.

L’ordre du jour de l’AG, sur les terres de Viktor Orbán, pion stratégique de Poutine dans le jeu européen, est on ne peut plus limpide : «rétablir les pleins droits des fédérations nationales d’échecs de Russie et du Bélarus», afin que celles-ci puissent participer aux compétitions nationales sous leurs drapeaux et au son de leurs hymnes. La Fide envisagerait également d’autoriser à nouveau la Russie et le Bélarus à accueillir des tournois internationaux d’échecs, alors que les Russes ont organisé ces deux dernières années plus de 2 600 événements à Donetsk, à Louhansk et en Crimée, tout en s’efforçant d’intégrer des joueurs des régions ukrainiennes occupées de Zaporijia et de Kherson." La suite sur liberation.fr

lundi 11 octobre 2021

Éducation, distraction, compétition... A Budapest, le jeu d'échecs dévoile ses multiples facettes

"Le festival annuel d'échecs de Budapest s'est tenu ce week-end en présence de Judit Polgár, qui est considérée comme la meilleure joueuse de tous les temps.

Les échecs comme outil d'éducation

Depuis plusieurs années, cette Hongroise qui est devenue maître d'échecs à seulement 15 ans, met sa passion au service de l'éducation. Elle voit à travers ce jeu de stratégie un formidable outil pour aider les enfants dans leur apprentissage scolaire.

"Les enfants adorent jouer, c'est une bonne chose s'ils aiment jouer jusqu'à l'âge adulte, cela peut être très constructif pour eux. Avec les échecs, ils ne se contentent pas seulement de jouer, ils se développent aussi", souligne Judit Polgár." La suite sur euronews.com

samedi 26 juin 2021

Comment ça s'écrit «Echec et mat», douze Hongrois sur un plateau


«Le jeu royal» a vite gagné «ses lettres de noblesse en terre hongroise».

Echec et mat est un recueil constitué de douze nouvelles écrites entre 1855 et 1989. Il est sous-titré le Gambit hongrois car les douze auteurs en sont hongrois (tous les textes sauf un ont été traduits par des étudiants de l’Inalco, l’Institut des langues et civilisations orientales ou Langues O’). Si «le jeu royal» a vite gagné «ses lettres de noblesse en terre hongroise», András Kányádi écrit dans sa préface qu’il a cependant fallu «attendre l’époque romantique pour assister à sa mise en fiction».

La Hongrie n’a pourtant pas le monopole des échecs fictifs. Le Joueur d’échecs est un des textes les plus célèbres de Stefan Zweig et Vladimir Nabokov a écrit en avant-propos de la tardive traduction américaine de sa Défense Loujine que ce roman semble celui «qui dégage la plus grande “chaleur”» de tous ses livres russes, «ce qui peut paraître curieux, sachant à quel suprême degré d’abstraction les échecs sont censés se situer»…" La suite sur liberation.fr (article payant)

mardi 20 avril 2021

Portrait - Judit Polgar, pionnière hongroise de l’échiquier

 La championne magyare Judit Polgar. BETTINA FLITNER/LAIF-REA

"La joueuse la mieux classée de l’histoire des échecs, huitième mondiale en 2005, se bat pour l’égalité des sexes dans la discipline. Judit Polgar a été l’une des sources d’inspiration pour le personnage de Beth Harmon, héroïne du Jeu de la dame.

Sacrée grand maître à l’âge de 15 ans et seule femme à avoir vaincu la légende russe Garry Kasparov, Judit Polgar, née en 1976 à Budapest, a bouleversé une discipline qui, encore aujourd’hui, reste très masculine. “Je ne serai satisfaite que lorsque les entraîneurs arrêteront de différencier les garçons et les filles concernant les perspectives de succès. J’ai réussi à me hisser parmi les meilleurs car je n’avais pas d’objectif plus modeste que de décrocher le titre de champion du monde au masculin”, explique au portail hongrois Qubit cette ambassadrice de l’ONU pour l’égalité hommes-femmes.

Pas “d’enfance sacrifiée”
Son père, un psychologue et enseignant d’échecs qui a scolarisé ses trois filles à domicile, l’a très tôt initiée à la discipline, comme ses aînées, Zsuzsanna et Zsofia. Il voulait montrer que l’on pouvait, à force d’entraînement, atteindre l’excellence dans n’importe quel domaine. “Je n’ai pas eu l’impression d’une enfance sacrifiée, car le succès est arrivé très..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

lundi 7 décembre 2020

La vraie reine des échecs avant le «Jeu de la dame», c'est Judit Polgár

Avant Beth Harmon dans «Le Jeu de la dame», il y avait Judit Polgár. | Capture d'écran via YouTube

"Sacrée grand maître à l'âge de 15 ans et seule femme vainqueure de la légende Garry Kasparov, l'icône hongroise féminisa et bouleversa la discipline.

Moscou, 9 septembre 2002. Lors d'un tournoi opposant la Russie au reste du monde, une Hongroise inconnue du grand public mais redoutée par les cadors des échiquiers réalise un exploit qu'aucune femme n'avait accompli jusqu'ici: terrasser le mastodonte Garry Kasparov, l'un des meilleurs joueurs de tous les temps.

«Elle a un talent fantastique, mais elle reste une femme après tout. Aucune femme n'est capable d'endurer une bataille de longue haleine», croyait à tort son rival russe, aujourd'hui exilé aux États-Unis, qui scruta dès le milieu des eighties la montée en puissance de la «reine des échecs»." La suite sur slate.fr

 

samedi 21 novembre 2020

Judit Polgar, la meilleure joueuse d’échecs du monde, confronte son expérience à la série "Le Jeu de la dame"

"Face au succès de la série sur Netflix, la championne hongroise d’échecs est sollicitée par les médias pour commenter la crédibilité des scènes de jeu. Mais contrairement à ce que montre la série, les échecs ne sont d'après elle pas suffisamment ouverts aux femmes, et les joueurs pas toujours très élégants.

La série cartonne depuis un mois sur Netflix : Le Jeu de la dame,  (The Queen’s Gambit en version originale), l’histoire d’une orpheline qui apprend à jouer aux échecs et dont on suit le parcours brillant. L'adolescente parvient à se faire une place dans les tournois internationaux. C’est une fiction, tirée d’un livre, qui se déroule dans les années 1960, à une époque où en réalité, il n’y a jamais eu de championne d’échecs.

Il a fallu attendre la fin des années 1980 pour voir arriver une femme dans les tournois internationaux : en l’occurrence, Judit Polgar, championne qui a pris sa retraite en 2014 et qui depuis quelques jours refait la Une. Le New York Times et CNN l’ont interviewée. Ici en France, L’Equipe lui a consacré un portrait. On la sollicite pour savoir ce qu’elle pense de la série. Est-ce réaliste ? Les parties, les attitudes, sont-elles crédibles ? De quoi faire sourire Judit Polgar, elle qui n’est pas arrivée devant un échiquier par hasard mais a été élevée, entraînée, formatée pour gagner." La suite sur francetvinfo.fr

mardi 27 août 2019

Mort de Pal Benko, grand maître des échecs natif d'Amiens

"Né à Amiens en 1928, Pal Benko, virtuose des échecs d'origine hongroise est décédé à l'âge de 91 ans. Reconnu mondialement par la communauté des joueurs d'échec, il était grand maître de sa discipline.
Quasi inconnu du grand public, il était une sommité dans le monde des échecs : Pal Benko, grand maître de la discipline natif d'Amiens est décédé ce lundi 26 août à l'âge de 91 ans. D'origine hongroise, le virtuose comptait de nombreux titres à son palmarès. Le monde des échecs pleure ce soir sa disparition." La suite sur france3-regions.francetvinfo.fr
 

dimanche 30 juillet 2017

En Hongrie, une reine des échecs au service de l'éducation

"Budapest - Eduquée dans la Hongrie communiste pour être une prodige des échecs, Judit Polgar est devenue la meilleure. Jeune retraitée des plateaux, elle forme à son tour des enfants avec une méthode bien différente : apprendre en s'amusant. Dans un jardin d'enfants de la banlieue de Budapest, Simi, sept ans, les yeux bandés, est guidé par ses petits camarades parmi les pièces d'un jeu d'échecs à taille humaine.
La pièce qu'il préfère, c'est le pion "parce qu'il est petit comme moi", explique le bambin avec malice, une couronne perchée sur la tête." La suite sur lexpress.fr

jeudi 25 mai 2017

Revoir Les filles Polgár : des vies de victoires aux échecs

"Ce samedi matin, le cinéma Uránia de Budapest proposera une projection du film A Polgár lányok ("Les filles Polgár"), film documentaire hongro-israélien consacré aux sœurs Polgár, célèbres championnes d’échecs qui s’illustrèrent à partir de la seconde moitié des années 1980.
Réalisé en 2014 par le cinéaste israélien Yossi Aviram, ce film raconte l’histoire de Zsuzsa (née en 1969), Zsófia (née en 1974), et Judit (née en 1976),..." La suite sur hu-lala.org (article payant)

mardi 23 mai 2017

À l’école, les échecs sont une réussite

Cet article a été publié sur la page Facebook du Budapest Kultur Lab, sur laquelle vous pouvez retrouver toutes les productions des étudiants du master 1 de l’Institut de journalisme de Bordeaux-Aquitaine (IJBA), en immersion à Budapest du 8 au 16 mai 2017.
"Depuis 2013, les élèves hongrois apprennent la pratique des échecs à l’école. Un souhait de la championne nationale, Judit Polgár, considérée comme la meilleure joueuse de tous les temps. Mais le programme n’est pas partagé par tous.Son parcours personnel lui a certainement donné l’idée. L’idée de se confronter dès le plus jeune âge aux échecs. Car Judit Polgár n’a pas perdu son temps. Âgé de neuf ans seulement, elle remporte son premier titre international. Ses parents lui ont donné l’opportunité de pratiquer les échecs dans son enfance. Une chance qui n’est pas offerte à tous. C’est l’une des raisons de son engagement pour intégrer les échecs à l’école. « Quand mes enfants étaient en grande section de maternelle, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose là-dessus. Dans le même temps, j’écrivais un livre avec ma sœur, ça m’a aidé »." La suite sur hu-lala.org

mardi 4 août 2015

Le Hongrois Gergely Antal s'est imposé à l'Open d'échecs de Martigny 2015

"Septième joueur classé sur la ligne de départ, le grand maître (GM)hongrois Gergely Antal a damé le pion à tous ses adversaires lors du 24e Open d’échecs de Martigny.
Loin d’être considéré comme le favori du tournoi, le grand maître (GM) hongrois Gergely Antal a dominé de la tête et des épaules le 24e Open international d’échecs de Martigny qui s’est achevé ce lundi 3 août avec 6,5 points sur un total idéal de 7. Septième sur la ligne de départ, Antal a su déjouer les embûches dressées sur son parcours pour s’imposer sans coup férir devant les autres têtes d’affiche que sont le Français Christian Bauer, l’Allemand Matthias Bluebaum, l’Espagnol Oleg Korneev et le Croate Marin Bosiocic, autant de GM mieux classés que lui dans la hiérarchie échiquéenne mondiale." La suite sur lenouvelliste.ch

jeudi 23 juillet 2015

Rapport joue le style romantique

"Partie spectaculaire entre Richard Rapport et Michael Adams, découvrez le classement après les deux premières rondes.
La partie la plus spectaculaire de la deuxième journée du Tournoi des grands maîtres du Festival international d’échecs de Bienne a opposé Richard Rapport au leader Michael Adams. Le junior hongrois a joué le fameux Gambit du Roi dans le plus pur style romantique du 19e siècle! Mais on ne renverse pas Michael Adams si facilement." La suite sur journaldujura.ch

mardi 30 juin 2015

Hongrie: Une super-mamie bat le record du monde des échecs en simultané

"A 87 ans, Brigitta Sinka, une retraitée hongroise alerte, qui excelle dans les parties d'échecs en simultané depuis des décennies, a réalisé son rêve dimanche: battre le record du monde de parties en dépassant le score du mythique joueur cubain José Capablanca.
Soixante ans après avoir disputé ses premières parties simultanées aux Olympiades d'échecs de 1957, la «reine» des échecs hongroise a battu le record des 13.545 parties disputées par José Capablanca (1888-1942), l'un des meilleurs joueurs d'échecs du monde." La suite sur 20minutes.fr

mardi 23 juin 2015

La «reine» des échecs à l’heure du sacre, à 87 ans

"A 87 ans, elle virevolte toujours de table en table, son rêve à portée de la main: devenir la reine mondiale des échecs en simultané en battant un record presque aussi vieux qu’elle, celui des 13.545 parties disputées par le mythique Cubain José Capablanca.
Avec déjà près de 13.000 parties au compteur, Brigitta Sinka, une alerte retraitée hongroise, s’apprête à franchir le pas dimanche lors d’une exhibition à Budapest, où elle affrontera plus d’une centaine d’adversaires en parallèle et pour plusieurs parties d’affilée." La suite sur liberation.fr

mardi 19 août 2014

Judit Polgar, la reine des échecs, prend sa retraite


"La Hongroise Judit Polgar, reconnue comme la plus grande joueuse féminine d'échecs du monde, a annoncé mercredi qu'elle se retirait de la compétition pour se consacrer davantage à sa famille et à sa fondation, dans une interview au Times.
Joueuse d'échecs la mieux classée depuis 25 ans, Judit Polgar, 35 ans, a déclaré au quotidien britannique qu'elle n'avait plus une capacité de concentration suffisante pour jouer en compétition." La suite sur lepoint.fr

mardi 25 septembre 2012

Judith Polgar : il n'y a pas d'échecs masculins ou féminins

"La joueuse hongroise d’échecs Judith Polgar s’est convertie à la littérature. Elle a déjà publié un livre et n’entend pas s’arrêter là, a déclaré cette éminente femme, grand-maître des échecs, dans un entretien accordé à la Voix de la Russie." La suite sur ruvr.ru

samedi 20 février 2010

Échecs : Classement Elo

"C'est à un Hongrois que l'on doit le système de classement des joueurs d'échecs. Un peu comme les points ATP au tennis, en fonction des performances, on acquiert des points ELO. Des super-totaux Elo, il va y en avoir quelques-uns du 22 au 27 février, espace Marcel-Pagnol à Villeneuve-Tolosane où se tiendra le 5e Open international d'échecs de l'Ouest toulousain." La suite de l'article sur ladepeche.fr

"Le classement Elo est un système d'évaluation du niveau de capacités relatif d'un joueur d'échecs ou de jeu de go, ou d'autres jeux à deux joueurs. Plus généralement, il peut servir à comparer deux joueurs d'une partie, et est utilisé par de nombreux jeux en ligne.

Elo se trouve parfois écrit par erreur en haut de casse ELO. Or, il ne s'agit pas d'un acronyme. Il doit son nom à Arpad Elo (1903-1992), un professeur de physique et excellent joueur d'échecs américain d'origine hongroise qui l'a mis au point.

Historique

La Fédération du Jeu d'Echecs des USA (USCF), a utilisé le système d'Arpad Elo dès 1960. Il fut ensuite adopté par la Fédération Internationale des Echecs, la FIDE en 1970. Arpad Elo a décrit son travail dans les détails dans son livre "The Rating of Chessplayers, Past and Present" publié en 1978.

Arpad Elo avait étudié la force des joueurs en se basant sur leurs résultats, et en avait déduit que leur force pouvait se mesurer par un classement en points distribué selon une loi normale de répartition.

Des tests statistiques ultérieurs ont montré que la force échiquéenne n'est pas tout à fait distribuée selon une loi normale. Aussi, l'USCF et la FIDE ont fait évoluer la formule de calcul vers une loi logistique. Cependant par respect pour la contribution du professeur Elo, le nom du classement international continue d'être appelé le "classement Elo".

La suite et la théorie mathématique sur wikipedia.org

lundi 30 juillet 2007

Judit Polgar : "La femme est - au bas mot - l'égale de l'homme"

JUDIT POLGAR. Elle est la seule joueuse d'échecs à avoir jamais défié, puis outragé l'intelligence de l'homme. Jusqu'au 3 août, elle est l'attraction du Festival de Bienne, où elle fut jadis une «bête curieuse»
[...]
Toute sa vie, elle a couru les échiquiers et les bastions de la pensée fossilisée. Elle n'a cessé de démystifier la primauté intellectuelle de l'homme, à démontrer que la femme est - au bas mot - l'égale de l'homme. Toute sa vie fut, restera, un outrage aux éminences grisonnantes, dépeceurs de cerveaux à l'ego monstrueux qui, battus, ne lui accordaient pas l'aumône d'un sourire. Judit Polgar, 2707 points Elo, matricule 19 dans la hiérarchie mondiale: «Il n'est pas normal que je sois la seule femme jamais répertoriée dans ce classement.»

Son leitmotiv: «Concourir avec les dames n'a jamais représenté le moindre intérêt. J'ai appris de mes parents que l'intelligence n'est pas liée au sexe. Hélas, les activités relatives à la spéculation pure sont souvent colonisées par les hommes. La tradition pousse plus volontiers les petites filles vers la cuisine ou la nursery. Simple question d'éducation. Par chance, mon père m'a soustraite à cette condition préétablie.»

Judit Polgar, Hongrie, n'a jamais mis les pieds à l'école. «Deux jours», nuance-t-elle. Son père a sacrifié son emploi de psychologue pour thématiser l'éducation de ses trois filles ou, plus exactement, pour les affranchir des carcans de l'hérédité. L'œuvre de sa vie consiste à démontrer que le génie constitue non pas un état, mais un acquis." Extrait de Le Temps du 30 juillet 2007.