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mardi 9 juin 2026

Le trilemme post-libéral hongrois

Par Zsuzsanna Szelényi spécialiste des relations internationales, Central Europe University, autrice de "Tainted Democracy. Viktor Orbán and the Subversion of Hungary", 2023.

Largement vainqueur des dernières élections, le nouveau Premier ministre hongrois doit maintenant rétablir l’Etat de droit dans son pays, avant de pouvoir relancer l’économie. Mais défaire un système mis en place durant seize années prendra du temps et revenir aux principes libéraux se heurtera à des intérêts bien installés. Il est essentiel de trouver un équilibre entre rapidité, efficacité et légalité pour que le retour à une Hongrie démocratique soit couronné de succès.

En 2009, alors que Victor Orbán se préparait à accéder au pouvoir, il a présenté à ses partisans une stratégie audacieuse : pour prendre et conserver le pouvoir, trois éléments essentiels étaient indispensables : l’argent, l’idéologie et les votes. Ce raisonnement a constitué la pierre angulaire de sa gouvernance tout au long de ses seize années au pouvoir.

Ses politiques économiques ont explicitement favorisé une poignée de privilégiés, encourageant ainsi les comportements de recherche de rentes au lieu de répondre aux véritables besoins de développement du pays. Le système fiscal et celui de la protection sociale ont stratégiquement été restructurés afin de favoriser les partisans de longue date du parti Fidesz. Orbán a indéniablement redéfini et modernisé un système centenaire sous couvert de l’« illibéralisme », entrainant la concentration des pouvoirs et l’orientation idéologique de l’État, en opposition avec les principes de la démocratie libérale européenne. Cette stratégie a étouffé le débat social et a systématiquement marginalisé les personnes et les organisations qui critiquaient son parti-État, qualifiées d’« ennemis de la nation ».

 Au fil les ans, Orban a mis en place un formidable appareil de propagande, diffusant sans relâche les messages politiques clivants du parti. Suite à sa prise de pouvoir en 2010, le schéma constitutionnel et démocratique hongrois a été démantelé en l’espace de trois ans seulement. Armé d’une large majorité de 67% au Parlement, le Fidesz a mis en place une nouvelle Loi fondamentale ainsi qu’une série de lois qui ont participé à consolider l’emprise d’Orbán sur l’ensemble de l’appareil d’État. En étouffant l’opposition parlementaire, en limitant l’indépendance des médias, et en diabolisant la société civile, il est parvenu à sécuriser son pouvoir seize années durant." La suite sur lagrandeconversation.com

samedi 30 mai 2026

Hongrie : l’UE annonce débloquer 16 milliards d’euros de fonds gelés sous Viktor Orban, sous condition de réformes pour le nouveau dirigeant, Péter Magyar

"La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué vendredi le « fort vent de changement » qui souffle à travers la Hongrie depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau premier ministre.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué, vendredi 29 mai, le « fort vent de changement » qui souffle à travers la Hongrie, quelques semaines seulement après l’arrivée au pouvoir de Péter Magyar.

La victoire de M. Magyar aux élections à la mi-avril a provoqué un immense soulagement à Bruxelles, contrainte de composer durant seize ans avec son prédécesseur, l’illibéral Viktor Orban, proche du président russe, Vladimir Poutine. M. Orban avait bloqué une série de dossiers, dont celui de l’Ukraine.

« Votre gouvernement avance rapidement et avec détermination », a déclaré Mme von der Leyen lors d’une conférence de presse à Bruxelles en présence de M. Magyar, saluant les réformes engagées pour le bénéfice « de la Hongrie (…) et de l’Union européenne [UE] »." La suite sur lemonde.fr

mardi 19 mai 2026

Hongrie : des oligarques proches d’Orban mettent-ils le cap sur l’étranger dont les États-Unis ?

"Depuis la défaite de Viktor Orban aux législatives du 12 avril, plusieurs oligarques et proches de l’ancien Premier ministre hongrois sont accusés de transférer en urgence leurs avoirs à l’étranger. Parmi les destinations citées figurent le Moyen‑Orient, l’Uruguay, l’Australie…et les États‑Unis, où certains espèrent s’appuyer sur leurs réseaux politiques.

Moins de deux semaines après la victoire de Peter Magyar, nouveau chef de gouvernement conservateur et pro‑européen, la Hongrie voit une partie de son élite économique se préparer à un changement de cycle politique. Selon plusieurs médias, des oligarques ayant bâti leur fortune durant les seize années de pouvoir de Viktor Orban organisent la mise à l’abri de leurs capitaux et, pour certains, leur départ du pays.

Après, la débâcle électorale du 12 avril pour le Fidesz de Viktor Orban, Péter Magyar avait déjà alerté la communauté internationale via son compte sur X, le 26 avril dernier : "Des préparatifs sont en cours en coulisses pour quitter le pays et évacuer les avoirs volés. Les oligarques d’Orban transfèrent des dizaines de milliards de forints (la monnaie hongroise, ndlr) vers les Émirats arabes unis, l’Uruguay, les États-Unis et d’autres pays lointains"." La suite sur rtbf.be

samedi 16 mai 2026

Hongrie : les oligarques d’Orban dans le viseur de Péter Magyar

"Direction la Hongrie. Le nouveau premier ministre, Péter Magyar, qui a remporté une victoire triomphale sur Viktor Orban aux élections d’avril, a formé son gouvernement cette semaine. Ce conservateur pro-européen hérite d’une situation économique difficile.

Un des problèmes, c’est que les oligarques proches de Viktor Orban sont en train de transférer leurs richesses à l’étranger.

Oui, rappelons que ces oligarques ont profité pendant des années du système de corruption mis en place par le régime précédent. Avant même la formation du nouveau gouvernement, certaines familles proches du clan Orban auraient quitté le pays en jet privé, vers Dubaï. D’autres auraient investi une partie de leurs capitaux au Moyen-Orient. Dès le lendemain des élections, le ministre de la communication, qui gérait la propagande du gouvernement Orban, a fait des virements de dizaines de millions d’euros vers des comptes à l’étranger. Soupçonnant un blanchiment d’argent, Péter Magyar a voulu faire bloquer ces transferts. En vain, car Viktor Orban était toujours au pouvoir. Depuis, le ministre en question aurait quitté le pays pour les Etats-Unis." La suite ou à écouter (5 min) Sur radiofrance.fr

dimanche 10 mai 2026

Hongrie : les oligarques dos au mur après la chute de Viktor Orban

"Ceux qui ont construit leur fortune sur leur proximité avec l'ancien Premier ministre hongrois vont être appelés à collaborer avec le nouveau gouvernement de Péter Magyar, qui leur demande des comptes.

Les larmes aux yeux, la tête basse. Devant la caméra du média indépendant Kontroll, lundi dernier, Gyula Balasy montre un acte notarial actant la cession de son empire publicitaire, qui pèse plusieurs centaines de millions d'euros, à l'Etat hongrois. « Je ne veux pas partir, je veux vivre ici », sanglote ce proche du Premier ministre Viktor Orban, trentième plus grosse fortune hongroise, propriétaire d'une villa luxueuse en Floride et chargé jusqu'alors des campagnes de communication de l'Etat.

Cette tentative de rachat aux yeux du nouveau pouvoir n'a pas ému Péter Magyar. L'ancien opposant, qui va prendre ses fonctions de Premier ministre ce samedi, a sèchement répondu qu'il n'y avait pas de « pardon pour ceux qui dépouillent le peuple hongrois ». Un avertissement clair envoyé aux oligarques de l'ancien régime, désormais dos au mur." La suite sur lesechos.fr (article payant)

En Hongrie, Peter Magyar veut tourner rapidement la page Orbán

"Investi Premier ministre ce samedi 9 mai, Péter Magyar manie les symboles avec une intention claire : marquer le changement de pouvoir, après 16 ans d'ère Orbán. 

La date du 9 mai n’a pas été choisie au hasard. Le Premier ministre élu Péter Magyar prêtera serment et le nouveau Parlement hongrois, dominé par le Parti Tisza (centre droit), tiendra sa session inaugurale en cette Journée de l’Europe, qui commémore la Déclaration Schuman du 9 mai 1950, texte fondateur de l’UE. Un symbole fort après les années europhobes du régime Orbán.

Pour célébrer son arrivée à la tête du gouvernement, Péter Magyar a prévu une grande fête populaire : concerts et discours sur la place du Parlement, sur les bords du Danube, au cœur de Budapest.

Volonté de transparence et rupture avec les symboles du pouvoir

Péter Magyar a promis un "changement de régime". Le 28 avril 2026, il a annoncé que son gouvernement ouvrirait "totalement" les archives de l’époque communiste et lancerait une enquête sur les bénéficiaires des privatisations qui ont suivi la chute du régime pro-soviétique. Un dossier sensible qui concerne de nombreux oligarques s'étant enrichis dans la période post-communiste, dont certains proches de Viktor Orbán." La suite sur franceinfo.fr

Décryptage - Renouer avec l’Europe, traquer les oligarques, libérer les médias publics : en Hongrie, la «nouvelle ère» de Péter Magyar

"Le nouveau Premier ministre hongrois a été investi ce samedi 9 mai. Depuis sa victoire aux législatives mi-avril, il a multiplié les annonces et déplacements symboliques pour se démarquer de son prédécesseur, Viktor Orbán.

Voilà près d’un mois, il félicitait les foules, rassemblées à Budapest le soir des élections, d’avoir «libéré la Hongrie» en mettant fin aux seize ans de règne sans partage de Viktor Orbán. Péter Magyar, élu Premier ministre le 12 avril, a depuis multiplié les allocutions : conférences de presses, interventions sur les plateaux de différents médias, prises de parole sur les réseaux sociaux. Posant déjà les jalons de la «nouvelle ère» qu’il souhaite insuffler et n’hésitant pas à tirer à boulets rouges sur son prédécesseur, alors même que le pouvoir réside encore entre ses mains." La suite sur liberation.fr (article payant)

vendredi 8 mai 2026

A la veille de l’investiture de Péter Magyar, la Hongrie saisie d’un printemps démocratique

"La défaite du premier ministre sortant, Viktor Orban, qui passera samedi les rênes du gouvernement à son successeur, fait souffler un vent de changement dans le pays. Les oligarques proches de l’ancien pouvoir font face à la multiplication d’enquêtes.

La séquence a sidéré les Hongrois. Lundi 4 mai, à quelques jours de la cérémonie d’investiture du nouveau premier ministre, Péter Magyar, qui sera organisée samedi 9 mai à Budapest, le patron du plus grand groupe de communication de Hongrie est apparu en larmes devant les caméras du site d’information Kontroll. Connu pour sa proximité avec le chef du gouvernement sortant, Viktor Orban, Gyula Balasy, 46 ans, le visage contrit, a annoncé dans ce média détenu par le frère de M. Magyar qu’il était prêt à « donner » toutes ses entreprises à l’Etat. 

Mardi 5 mai, la police hongroise a confirmé « avoir bloqué des comptes et saisi des sommes d’argent » liés aux entreprises de M. Balasy dans le cadre d’une enquête « pour blanchiment d’argent ». Un geste inédit contre ce patron jusqu’ici intouchable, qui a accumulé près de 100 milliards de forints (soit 280 millions d’euros) de dividendes de ses différentes entreprises, lesquelles avaient le monopole de la communication des services publics hongrois. Ces revenus lui avaient permis notamment d’investir en secret dans le rachat de la chaîne d’information paneuropéenne Euronews, comme l’avait révélé Le Monde en 2024." La suite sur lemonde.fr (article payant)

vendredi 1 mai 2026

Commission d’enquête, nouvelle Autorité de recouvrement... En Hongrie, Péter Magyar lance la traque contre les « oligarques » d’Orban

 DÉCRYPTAGE - Le futur premier ministre, qui prendra ses fonctions le 9 mai, suspecte l’évasion vers l’étranger des « avoirs volés » à l’État par l’entourage de son prédécesseur.

Après la débâcle électorale du 12 avril pour le Fidesz de Viktor Orban, sauve qui peut avant la passation des pouvoirs en Hongrie ? « Des préparatifs sont en cours en coulisses pour quitter le pays et évacuer les avoirs volés. Les oligarques d’Orban transfèrent des dizaines de milliards de forints vers les Émirats arabes unis, l’Uruguay, les États-Unis et d’autres pays lointains », a alerté Péter Magyar. Le futur premier ministre, qui prendra ses fonctions le 9 mai, a intimé aux administrations fiscales et douanières d’intervenir et appelé le procureur général, le chef de la police nationale et le président de la Cour des comptes à arrêter « les criminels qui ont causé des dommages au peuple hongrois ».

Des informations éparses indiquent en effet que de grosses fortunes accumulées par les cercles du pouvoir sont en train d’être mises à l’abri, dans des pays où il n’existe pas d’accords d’extradition avec la Hongrie. Le quotidien britannique The Guardian rapporte des vols suspects…" La suite sur lefigaro.fr (article payant)

mercredi 29 avril 2026

"Arrêtez ces criminels !": les proches d'Orban fuient la Hongrie à bord de jets privés remplis de milliards

"Péter Magyar, le nouveau Premier ministre hongrois, affirme que des oligarques liés à Orbán transfèrent des dizaines de milliards de forints vers les Émirats arabes unis, les États-Unis, l’Uruguay et d’autres pays lointains. Il appelle les autorités judiciaires et policières à "arrêter ces criminels et les empêcher de fuir".

Après seize années de pouvoir marqué par l'illibéralisme et la corruption, la fin brutale de l'ère Viktor Orbán provoque une vague massive de départs au sein de son cercle restreint. Selon des sources citées par le Guardian, des jets privés chargés de biens décollent régulièrement vers Vienne, tandis que d'importants volumes d'actifs financiers sont déplacés vers le Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite, à Oman et aux Émirats arabes unis. D'autres personnalités influentes du Fidesz étudieraient des options d'exil vers l'Australie, Singapour ou les États-Unis.

Péter Magyar, Premier ministre élu dont le parti Tisza a remporté une victoire écrasante, ne dit pas le contraire. Sur son compte X (ex-Twitter), il dénonce publiquement une tentative délibérée de soustraire ces fortunes à la justice. "Des oligarques liés à Orbán transfèrent des dizaines de milliards de forints vers les Émirats arabes unis, les États-Unis, l'Uruguay et d'autres pays lointains", affirme-t-il. Il a appelé les autorités judiciaires et policières à intervenir pour "arrêter ces criminels et les empêcher de fuir"." La suite sur ladepeche.fr

Les proches d’Orbán transfèrent leurs avoirs hors de Hongrie après sa défaite électorale

"Les proches du Premier ministre hongrois Viktor Orbán évacuent leurs actifs de Hongrie, affirme le Guardian. D’autres informations parues dans les médias hongrois et anglo-saxons évoquent également une panique palpable parmi les oligarques amis du chef du gouvernement qui remettra les clés du pouvoir en mai du fait de sa cuisante défaite électorale.

En Hongrie, une rumeur circulait à la veille des élections législatives du 12 avril dernier. En cas de défaite, le Premier ministre Viktor Orbán et ses proches, régulièrement accusés de corruption, s’enfuiraient rapidement du pays en avion. La défaite a eu lieu, pas la fuite. Ou du moins, pas a priori.

Selon des sources consultées par le Guardian, depuis deux semaines, des jets privés quittent régulièrement Vienne avec possiblement à leur bord des biens appartenant à l’entourage du chef du gouvernement déchu. Des actifs appartenant à trois membres du cercle restreint de Viktor Orbán seraient également transférés en catimini vers d’autres pays comme l’Arabie saoudite, Oman et les Émirats arabes unis. D’autres envisageraient de partir vers l’Australie et Singapour, notent des sources internes du Fidesz, le parti ultra-conservateur dont Orbán est président." La suite sur 7sur7.be

dimanche 12 avril 2026

« Nous devons mettre fin au néoféodalisme » : en Hongrie, la ville de Viktor Orban est devenue le symbole de la corruption

"Felcsút est une petite ville hongroise parfaitement banale, à un détail près. Elle a vu grandir Viktor Orbán.

Ce stade aurait facilement sa place en Ligue 2. Peut-être même dans un petit club de Ligue 1. La Pancho Arena, 4.500 places, détonne, quand sa silhouette étrange et moderne apparaît au bout d'un village quelconque du centre de la Hongrie.

Le député d'opposition Akos Hadhazy, à la tête d'un groupe d'une bonne centaine de curieux, pointe une petite habitation coquette qui jouxte l'imposante enceinte : « C'est la maison d'enfance du Premier ministre Viktor Orban ». Alors tout s'éclaire. Bienvenue à Felcsút, 2.014 habitants, village du dirigeant hongrois, au pouvoir depuis seize ans, et symbole de la corruption en Hongrie.

Ce n'est pas la première fois qu'Akos Hadhazy organise des visites de Felcsút et de la localité voisine de Hatvanpuszta, situées à une quarantaine de kilomètres de Budapest. Le premier est la cité du club de football Puskas Academy, gavé d'argent public et passé en quelques années d'équipe amateur à l'un des plus grands clubs du pays." La suite sur lesechos.fr

A la veille des élections hongroises, portrait de Lorinc Meszaros, l'ami d'enfance de Viktor Orban devenu milliardaire

"Lorinc Meszaros est l'un des visages du capitalisme hongrois depuis l'arrivée au pouvoir du Fidesz, en 2010, et de son ami d'enfance, Viktor Orban. Quelle est l’histoire de cet ancien plombier-chauffagiste devenu milliardaire ?

Ami d'enfance du Premier ministre Viktor Orban et première fortune du pays, cet ancien plombier-chauffagiste devenu officiellement en 2018 "l’homme le plus riche du pays", fait partie des puissants qui s'inquiètent à l’approche des élections législatives du 12 avril.

En effet, les entreprises qui prospèrent sur les marchés publics depuis l’arrivée au pouvoir du Fidesz, en 2010 voient leurs cours boursiers chuter depuis quelques jours, et les sondages indiquent que l’opposant d'Orban, Péter Magyar, a une chance de l’emporter.

On en parle ce matin avec Florence Labruyère, correspondante de France Inter en Hongrie." A écouter (3min) sur radiofrance.fr

vendredi 10 avril 2026

PROFIL : Orbán, le conservateur radical et clivant qui a refaçonné la politique européenne

"Qu'il soit admiré comme le défenseur de la civilisation chrétienne ou condamné comme un perturbateur illibéral, Viktor Orbán est l'un des hommes politiques européens les plus influents de son époque.

Le dirigeant hongrois, qui fait l’objet de nombreuses controverses, n’a pas seulement redéfini le cours de l’histoire de son propre pays, mais il a également bouleversé la scène politique européenne, s’imposant comme le précurseur d’un mouvement nationaliste, souvent populaire, et conservateur qui s’oppose à l’ordre libéral de l’après-guerre.

Les élections de ce week-end en Hongrie seront bien plus qu’un verdict sur Orbán en tant qu’individu, même si ses défauts personnels pèsent lourdement. Ce sera avant tout un événement historique dont la portée dépasse largement les frontières de ce petit pays d’Europe centrale, s’étendant de la Maison Blanche au Kremlin.

À quelques jours du scrutin, son avenir est en suspens dans une campagne dominée par des allégations de coups bas, d’ingérence étrangère présumée – de Bruxelles à Moscou, en passant par Kiev et Washington – ainsi que de corruption.

Le soutien sans réserve de Donald Trump à sa réélection témoigne de son importance. Le président américain, soutenu par Orbán avant même son premier mandat, a présenté ce dernier et les « partis européens patriotes » comme un rempart civilisationnel pour l’Europe." La suite sur euractiv.fr

jeudi 11 décembre 2025

De plombier à oligarque : anatomie d'un miracle hongrois

"Comment un petit cercle proche du pouvoir Hongrois capte-t-il l’économie du pays ?  SOURCES se penche sur l’un des symboles du système, l’homme le plus riche du pays et ami d’enfance de Viktor Orban. En décembre 2022, l’Union européenne décide pour la première fois de son histoire de geler des fonds destinés à un Etat membre : la Hongrie. Le pays gouverné par Viktor Orban est notamment critiqué pour des problèmes de passation de marchés publics, de conflits d’intérêts et de corruption. La rédaction de Sources décrypte ce système à travers le parcours de l’un des principaux acteurs de l’économie hongroise, Lőrinc Mészáros. Ancien plombier et ami d’enfance de Viktor Orbán, il est devenu en quelques années l’homme le plus riche de Hongrie. La rédaction s’est intéressée à des subventions généreusement distribuées et à des marchés publics opaques, profitant à des hommes d’affaires proches du pouvoir. Un endroit en particulier symbolise ces dérives : Felcsút, le village natal de Viktor Orbán et Lőrinc Mészáros, qui a vu se multiplier les méga-projets, y compris certains financés par l’Union européenne." Vidéo (13:56) sur youtube.com

mercredi 13 août 2025

Un scandale éclate en Hongrie au sujet de la résidence du Premier ministre Orbán


"Un scandale a éclaté en Hongrie après que le député indépendant Akos Hadházy a publié des photos de la résidence inachevée du Premier ministre Viktor Orbán à Hatvanpuszta, qui comprend une palmeraie et un zoo privé.

Ákos Hadházy a publié des photos du domaine familial Orbán à Hatvanpusta, qui, selon Gergely Gulyás, le ministre responsable du cabinet du Premier ministre, n'est qu'un « domaine », tandis qu'Orbán lui-même affirme qu'il s'agit de la ferme de son père, toujours en construction.

Le député indépendant a également partagé de vieilles photos de la propriété prises il y a quatre ans. Il a déclaré que ces images avaient été prises par « un ouvrier qui y avait brièvement travaillé, mais qui avait rapidement quitté les lieux, dégoûté ».

Selon Hadházy, les ouvriers du bâtiment sont soumis à une réglementation stricte : « Les téléphones des ouvriers sont confisqués et des menaces sont proférées lorsqu’ils entrent dans les locaux. »" La suite sur gazetaexpress.com

samedi 15 mars 2025

Guerre en Ukraine : l'UE prolonge ses sanctions individuelles contre des milliers de Russes

"La décision a été prise ce vendredi à l'unanimité des Vingt-Sept.

L'Union européenne a renouvelé, ce vendredi et pour six nouveaux mois, ses sanctions individuelles contre des milliers de Russes accusés de favoriser la machine de guerre de Moscou contre l'Ukraine. Une décision qui n'avait rien d'assuré a priori, la Hongrie s'opposant au départ à cette prolongation.

Dans un premier temps, Budapest avait ainsi indiqué vouloir obtenir le retrait de neuf personnalités russes de cette liste - qui comprend un total de plus de 2.400 personnalités et entités russes, dont le président Vladimir Poutine lui-même et plusieurs membres de son gouvernement. Parmi ces noms figuraient ceux des milliardaires Alicher Ousmanov et Petr Aven, ainsi que celui de Mikhaïl Fridman, sur lequel les Hongrois ont été particulièrement insistants." La suite sur lesechos.fr

Orbán a fait chanter toute l'UE pour protéger un oligarque

"La Hongrie a exigé que le nom du banquier russe Mikhail Fridman soit retiré de la liste des sanctions. Si l'UE refusait, Budapest était prête à torpiller l'ensemble du renouvellement des mesures pénales de l'Union.

Plus de 2000 citoyens russes figurent désormais sur la liste des sanctions de l'Union européenne. Leurs avoirs restent gelés et l'UE a prononcé des interdictions de voyager de grande ampleur. Seulement, ces sanctions doivent être renouvelées tous les six mois, sous peine que les mesures deviennent caduques d'un jour à l'autre. C'est ce que veut le droit européen. Et le nouveau délai de renouvellement était fixé à ce samedi.

Les 27 Etats membres ont tardé à se mettre d'accord sur un renouvellement. Le problème se situait en Hongrie. Encore ce jeudi, le gouvernement pro-russe du Premier ministre Viktor Orbán bloquait le renouvellement des sanctions. Malgré des négociations frénétiques à Bruxelles, aucune percée n'a pu être réalisée jeudi.

L'UE a finalement trouvé un accord ce vendredi, peu avant midi." La suite sur watson.ch

mercredi 5 mars 2025

Le gouvernement hongrois applaudit le gel des fonds américains versés à sa société civile

"DÉCRYPTAGE - Un émissaire de Budapest est venu à Washington pour aider l’Administration Trump à cibler les structures de défense des droits de l’homme qui bénéficient de l’argent d’USAID.

Dix jours après sa mise en ligne sur YouTube mi-février, le documentaire La Dynastie, qui raconte comment des proches du premier ministre hongrois, Viktor Orban, partis de presque rien, sont devenus les personnes les plus riches du pays, avait été visionné trois millions de fois. Pas de quoi ébranler toutefois l’électorat « orbaniste », toujours confiant dans les affirmations des autorités. Ce film, disent-elles, est l’œuvre d’une campagne de dénigrement orchestrée par Kiev et réalisé à grand renfort d’argent américain.

Le média Direkt36, qui l’a produit, aurait bénéficié de subventions du National Endowment for Democracy, une fondation privée américaine bipartisane républicains-démocrates financée par le budget fédéral. Son journaliste vedette, Szabolcs Panyi, est accusé sans autre forme de procès d’être un agent de la CIA, pour avoir bénéficié de formations aux États-Unis. Mais Viktor Orban, au sortir du communisme, avait lui-même profité de bourses de la fondation de George Soros…" La suite sur lefigaro.fr (article payant)

vendredi 21 février 2025

En Hongrie, un documentaire sur l’enrichissement de la famille de Viktor Orban attire des millions de vues

 « La Dynastie » retrace efficacement la façon dont les proches du premier ministre sont devenus miraculeusement riches en parallèle de sa carrière politique depuis au moins quinze ans.

Bien qu’il ait déjà été largement documenté par la presse écrite, l’enrichissement spectaculaire de la famille et des amis de Viktor Orban est encore plus éloquent une fois porté à l’écran. Intitulé La Dynastie, un documentaire produit par le site d’investigation magyar Direkt36 connaît un succès éclatant en Hongrie depuis sa mise en ligne sur YouTube, le 7 février, avec déjà près de trois millions de vues cumulées au 20 février.

« Nous savions que le sujet susciterait un certain intérêt, mais on ne s’attendait sûrement pas à des millions de vues », se réjouit Andras Pethö, directeur de Direkt36 et producteur de ce film, qui, sur le papier, a déjà été vu par un tiers des habitants de ce pays d’Europe centrale. Si Direkt36 est un des sites d’information qui publient les enquêtes les plus fouillées sur les affaires du premier ministre..." La suite sur lemonde.fr (article payant)