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vendredi 28 mars 2025

Culture - Le cymbalum, trait d’union entre traditions et modernité

"Dans la bibliothèque feutrée du Musée d’ethnographie de Genève, un public attentif a eu le privilège d’assister à une rencontre rare autour du cymbalum, instrument traditionnel hongrois à la sonorité envoûtante. Guidée par Fabrice Contri, ethnomusicologue et directeur des ADEM, la présentation mettait en lumière toute la richesse culturelle de cet instrument.

Le cymbalum, souvent associé à la musique tzigane et aux fêtes populaires de l'Est, s’invite aujourd’hui jusque dans les salles de concert. C’est un instrument complexe, doté de 136 cordes, inventé en 1807 par un musicien hongrois qui le voulait plus riche, plus ample, presque comme une alternative au piano. À travers l’intervention du violoniste et ambassadeur Levente Székely, la musique s’est faite récit, reliant campagnes et villes, hier et aujourd’hui." La suite sur lemanbleu.ch

samedi 21 août 2021

Barbara Rosa Lange : « En Hongrie, le mulatós est une actualisation de la musique populaire qui a émergé au XIXe siècle »

"En Hongrie, la popularité du mulatos, la musique de fête hongroise, ne faiblit pas. Qu'il s'agisse d'un mariage, d'une fête d'anniversaire, ou d'une simple fête de village, il n'est pas rare d'entendre cette musique et ses rythmes endiablés. Entretien avec Barbara Rosa Lange, ethnomusicologue, qui revient sur les origines ainsi que sur la sociologie du mulatos . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

jeudi 14 mai 2020

Béla Bartók et l’Algérie

"Lorsqu’on évoque le compositeur hongrois, on ne manque jamais de parler de son activité d’ethnomusicologue, qu’il a exercée en Hongrie, Roumanie et plus tard en Turquie, il collectait des mélodies populaires.
Il ne faut pas oublier, même s’il est moins connu, le séjour qu’il a effectué à Biskra en Algérie en 1913 et sur lequel revenait ces jours derniers un quotidien algérien. Le jeune compositeur était alors âgé de 32 ans et était accompagné de sa femme Marta Ziegler.
D’après son compatriote, le compositeur Zoltán Kodály, c’est à Biskra qu’il "rencontra l’Algérie". Dans des lettres à son ami musicien, Bartók parle de l’intensité de ce "choc artistique". Durant ce séjour, il a enregistré, puis transcrit, des musiques qu’il a recueillies à Biskra et Sidi Okba, Tolga et El Kantara, sur son phonographe à cylindres Edison, quelque 180 mélodies. Marta Ziegler notera "L’enregistrement des chansons se déroulait dans une atmosphère très joyeuse". Ces musiques lui inspirèrent à Bartók plusieurs éléments de ses compositions, le second mouvement "Allegro molto capriccioso" du Quatuor à cordes n°2 opus 17; la "danse arabe" 42e pièce du Livre IV des 44 duos pour deux violons; ainsi que la "Suite pour piano op.14". " La suite sur podcastjournal.net

mardi 22 janvier 2019

Hommage à Béla Halmos Projection et concert 23 février 2019 à 20h Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

Photo : Péter Kollányi, MTI
Projection du film suivie par un court concert du groupe PG
Béla Halmos, (1946-2013), ethnomusicologue, remarquable interprète de musique folklorique. Parmi les nombreux prix et récompenses qu’il a reçus, le prix Széchenyi saluait « son riche corpus artistique et scientifique dans le domaine de la musique folklorique ». Il fut l’un des fondateurs de la méthode Táncház (« maison de danse ») inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'Organisation des Nations Unies pour la science et la culture (UNESCO). Il a joué pendant sept ans au sein du groupe PG qui veille sans relâche à commémorer le souvenir de ce musicien-chercheur de grand renom. La projection du biopic Hamvas réalisé par György Szomjas sera suivie de quelques morceaux interprétés par le groupe PG qui sont le fruit de ces sept années de collaboration.
Membres de la formation : Zsolt Jantyik, Fruzsina Erdős-Tóth, Csaba Jantyik, Szabolcs Takács, Zsolt Tóth, Balázs Gyarmati
Entrée libre

mardi 18 septembre 2018

Bartók Impressions, la revanche

"Béla Bartók, passa des années à faire du collectage dans les villages hongrois, puis slovaques et roumains. Ces milliers d'airs populaires alimenteront son œuvre. Aujourd'hui dans la Hongrie répressive de Viktor Orbán, la résistance culturelle est d'autant plus inventive. Mátyás Szandai, Mathias Lévy et Miklós Lukács improvisent d'après des pièces composées à l'origine par Bartók...
Au tout début du XXe siècle, comme son ami Zoltán Kodály, autre pionnier de l’ethnomusicologie, le compositeur Béla Bartók passa des années à faire du collectage dans les villages hongrois, puis slovaques et roumains. Il proclamera que ce furent ses plus belles années, à enregistrer les paysans et à transcrire ce qu'il avait réussi à leur faire jouer et chanter. Ces milliers d'airs populaires alimenteront son œuvre où je retrouve les travaux sur les modes à transposition limitée de mon camarade Bernard Vitet qui avait construit tout un système de cadrans et d'horloge que j'espère voir un jour appliquer à un système informatique." La suite sur blogs.mediapart.fr

mardi 4 novembre 2014

Béla Bartók, le déraciné

"Le 26 septembre 1945, Béla Bartók meurt, à 64 ans, à New York. Détaché de tout sauf de la musique, après avoir confié: "La seule chose qui m'ennuie, c'est d'avoir à partir avec mes malles pleines jusqu'au bord." Il fut, avec son ami et condisciple Zoltán Kodály, pionnier de l'ethnomusicologie sur le terrain.
Pianiste, compositeur, professeur de piano (mais pas de composition: la technique de piano est à tous; sa création à lui seul) au Conservatoire de Budapest de 1907 à 1934, pionnier, avec son ami et condisciple Zoltán Kodály, de l'ethnomusicologie sur le terrain, Béla Bartók est d'abord marqué par l'esthétique allemande (Richard Strauss, Brahms, Wagner, Liszt); ensuite deux influences sont chez lui majeures: Beethoven l'architecte, Debussy l'alchimiste." La suite sur rts.ch