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mercredi 29 juillet 2026

En Hongrie, la rupture à marche forcée de Péter Magyar inquiète les défenseurs de l’État de droit

"Fort d’une majorité des deux tiers au Parlement, le nouveau Premier ministre hongrois s’est lancé dans une transformation rapide du système politique et juridique hérité de Viktor Orban. Mais cette stratégie assumée suscite des critiques jusque dans la société civile : pour certains défenseurs de l’État de droit, Péter Magyar prend le risque de reproduire les méthodes – et les errements – de son prédécesseur. 

En Hongrie, Péter Magyar veut aller vite. Depuis la large victoire de son parti Tisza aux élections législatives d’avril dernier, le nouveau Premier ministre a engagé une série de réformes destinées à démanteler le système politique et juridique construit par Viktor Orban au cours de ses seize années au pouvoir.

Péter Magyar dispose pour cela de deux atouts considérables : une forte popularité et une « super-majorité » des deux tiers au Parlement, qui lui permet notamment d’adopter des amendements constitutionnels. Un pouvoir dont son gouvernement n’hésite pas à faire usage, d’abord pour lutter contre la corruption, ensuite pour écarter plusieurs responsables politiques et judiciaires de l’ancien régime." La suite sur rfi.fr

mardi 21 juillet 2026

Hongrie : l’ex-championne d’échecs Judit Polgar refuse la présidence proposée par Péter Magyar

"Judit Polgar, 49 ans, a été numéro un mondial féminin d’échecs pendant plus d’un quart de siècle et demeure la seule femme à avoir intégré le Top 10 mondial toutes catégories.

Judit Polgar, ex-championne d’échecs hongroise, a refusé, lundi 20 juillet, la proposition de son premier ministre, Péter Magyar, de devenir présidente de la République, un poste devenu vacant après un amendement constitutionnel adopté au cours de la semaine dernière. « Je ne me sens pas la force d’assumer la responsabilité historique de rassembler une nation divisée, et je ne peux donc pas accepter cette invitation », a publié sur les réseaux sociaux Mme Polgar, considérée comme la plus grande joueuse de l’histoire des échecs.

« Notre pays a besoin d’unité, de paix et d’un président dont tous les Hongrois puissent être fiers », avait déclaré M. Magyar sur Facebook plus tôt dans la journée, précisant qu’il devait rencontrer Mme Polgar afin de lui demander si elle était prête à exercer cette fonction jusqu’à l’adoption d’une nouvelle Constitution.

Femme de consensus peu associée aux partis, Judit Polgar, 49 ans, jouit d’une notoriété exceptionnelle en Hongrie. Elle a été numéro un mondial féminin d’échecs pendant plus d’un quart de siècle et demeure la seule femme à avoir intégré le Top 10 mondial." La suite sur lemonde.fr

lundi 20 juillet 2026

Le Premier ministre hongrois propose la star des échecs Judit Polgár comme présidente

"Le Premier ministre hongrois Peter Magyar a proposé la légende des échecs Judit Polgár comme prochaine présidente de la Hongrie. Selon lui, le pays a besoin d'une cheffe d'Etat "dont chaque Hongrois puisse être fier" après la démission de Tamás Sulyok samedi.

Peter Magyar a déclaré via Facebook qu'il rencontrerait l'intéressée lundi et lui demanderait si elle était prête à occuper ce poste jusqu'à ce que la Hongrie ait adopté une nouvelle constitution. La joueuse d'échecs n'a pas encore répondu à la proposition." La suite sur lalibre.be 

dimanche 19 juillet 2026

Le Premier ministre hongrois favorable à l'abaissement de l'âge du droit de vote à 16 ans

« Je pense qu'aujourd'hui, la grande majorité des moins de 18 ans sont suffisamment informés et préparés pour pouvoir participer à nos décisions communes », a déclaré Peter Magyar.

Le Premier ministre hongrois, Peter Magyar, s'est déclaré favorable, samedi, à un abaissement de l'âge du droit de vote de 18 à 16 ans dans le cadre du processus de réforme constitutionnelle en cours dans le pays.

Peter Magyar a indiqué qu'il soutiendrait cette mesure lors de l'élaboration d'une nouvelle Constitution, estimant que la majorité des Hongrois de moins de 18 ans sont aujourd'hui suffisamment informés et préparés pour participer aux décisions démocratiques.

« Je pense qu'aujourd'hui, la grande majorité des moins de 18 ans est suffisamment préparée et informée pour avoir son mot à dire dans nos décisions communes », a-t-il écrit sur le réseau social américain X.

Cette proposition intervient alors que le gouvernement de Peter Magyar, arrivé au pouvoir à l'issue des élections législatives d'avril 2026, prépare un vaste ensemble de réformes constitutionnelles." La suite sur aa.com.tr

Le président hongrois promulgue l'amendement mettant fin à son mandat

"Le président hongrois Tamas Sulyok a annoncé samedi avoir promulgué l'amendement constitutionnel mettant fin à son mandat, nouvelle étape de la campagne entreprise par le Premier ministre Peter Magyarpour écarter des institutions les personnalités jugées fidèles à son prédécesseur Viktor Orban.

Cet amendement a été adopté en début de semaine par le Parlement hongrois dominé par Tisza, le parti conservateur de Peter Magyar, qui juge avoir obtenu le mandat de purger les cercles du pouvoir des partisans de Viktor Orban, chef du gouvernement pendant 16 ans, après son écrasante victoire aux élections législatives en avril.

L'amendement met un terme immédiat au mandat de Tamas Sulyok en raison de la "grave perte de confiance" du pays en son président, élu début 2024 à ce poste essentiellement honorifique par le Parlement alors dominé par les nationalistes du Fidesz, la formation de Viktor Orban." La suite sur boursorama.com

mercredi 15 juillet 2026

Euronews explique : Magyar peut-il vraiment destituer le président Sulyok ?

"Le Parlement hongrois a approuvé une révision constitutionnelle permettant de destituer le président Tamás Sulyok, que le Premier ministre Péter Magyar accuse d’être la "marionnette" de Viktor Orbán. Mais ce dernier refuse de démissionner et estime que cette procédure est inconstitutionnelle.

Lundi, le Parlement hongrois a modifié la Constitution pour permettre la destitution du président Tamás Sulyok, dans le cadre du plan du Premier ministre Péter Magyar, baptisé "Purgatoire", qui vise à démanteler l'héritage politique de son prédécesseur, Viktor Orbán.

Cette affaire est considérée comme le premier véritable test politique pour le parti Tisza de Péter Magyar, arrivé au pouvoir après sa victoire écrasante aux élections d'avril.

Si la tentative de destitution du président bénéficie d'un large soutien populaire, le processus pourrait se retourner contre le gouvernement sur le plan juridique, estiment plusieurs experts. Euronews détaille les ressorts de ce bras de fer entre le Premier ministre et le président hongrois." La suite sur euronews.com

mardi 14 juillet 2026

En Hongrie, le Parlement vote la destitution du président de la République

"La réforme de la Constitution, initiée par le parti du premier ministre Péter Magyar, interdit également à deux tiers des députés du Fidesz de se représenter au Parlement lors des prochaines législatives, en 2030.

Aux abois, le Fidesz de Viktor Orban a préféré quitter les rangs du Parlement en dénonçant devant les caméras « un jour noir pour la démocratie hongroise » plutôt que d’assister à cette correction. Les députés de Tisza, le parti pro-européen et conservateur du premier ministre Péter Magyar, ont adopté lundi 13 juillet dans une assemblée désertée par l’opposition une réforme contestée de la Constitution hongroise, qui prévoit notamment la fin immédiate du mandat du président de la République, Tamas Sulyok.

Qualifié par M. Magyar de « marionnette » de son prédécesseur nationaliste, cet ancien juge constitutionnel âgé de 70 ans a désormais cinq jours pour promulguer ces amendements constitutionnels, qui entraîneront son propre limogeage. Dans son discours, le nouveau premier ministre a longuement justifié cette procédure expéditive en reprochant au chef de l’Etat, nommé en 2024 par le Fidesz, d’être « resté silencieux » pendant tout son mandat face aux nombreuses dérives autoritaires observées sous le..." La suite sur lemonde.fr (article payant) 

Hongrie : les députés adoptent un amendement constitutionnel pour évincer le président pro-Orban

"Les députés ont adopté l’amendement par 139 voix pour et 6 contre, lors d’un vote boycotté par le parti nationaliste Fidesz de Viktor Orbán, vaincu lors des législatives d’avril après 16 ans au pouvoir.

Le parlement hongrois a adopté lundi un amendement constitutionnel visant notamment à mettre fin au mandat du président Tamás Sulyok, qualifié de «marionnette» de Viktor Orbán par le premier ministre Péter Magyar." La suite sur lefigaro.fr

lundi 13 juillet 2026

Lutte anticorruption, refonte des médias, modification de la Constitution... La Hongrie de Péter Magyar met les bouchées doubles pour démanteler l'ère Orban

"Trois mois après sa victoire, le Premier ministre conservateur pro-européen a fait adopter de nombreuses lois visant à restaurer l'Etat de droit, sous l'œil attentif de l'Union européenne.

Pas de vacances en vue pour les députés hongrois. Le Premier ministre, Péter Magyar, ne relâche pas la pression, trois mois tout pile après sa très large victoire aux élections législatives, le 12 avril. Celui qui a mis fin à seize ans de règne de l'ancien dirigeant populiste Viktor Orban enchaîne l'adoption de nouvelles lois. Il faut aller vite pour respecter les promesses de campagne : remettre à flot la démocratie hongroise, malmenée par son prédécesseur, s'attaquer à la corruption et récupérer les fonds de l'Union européenne (UE) bloqués.

Le rythme est effréné pour les élus du parti Tisza depuis l'entrée en fonction de leur chef le 9 mai. Il faut apporter le "changement de régime" promis aux électeurs le soir de la victoire. Viktor Orban avait achevé de transformer le pays de 9,5 millions d'habitants en "démocratie illibérale", s'attaquant à la liberté de la presse, l'indépendance de la justice et l'Etat de droit, tout en arrosant ses proches et soutiens d'argent public. Le message est simple : mettre fin à "la mafia Orban"." La suite sur franceinfo.fr

Hongrie: la pression s'intensifie autour du président Sulyok menacé de destitution

"Le parlement hongrois devrait voter ce lundi 13 juillet le 17ᵉ amendement à la Constitution. En réalité c’est un paquet d’amendements. L’un d’entre eux destitue le président de la République de manière expéditive. Le texte dit simplement : «Le mandat du président prend fin dès que ce texte sera entré en vigueur». 

Le Premier ministre hongrois Peter Magyar justifie la fin anticipée du mandat présidentiel par une « grave perte de confiance » de la société envers le président, qu’il a qualifié de « marionnette » de Viktor Orban.

Face aux critiques du Fidesz, le parti d’Orban, qui boycottera le vote, et des juristes et des défenseurs de l’État de droit, Péter Magyar lance une nouvelle offensive contre le chef de l’État.

Pour parer aux critiques, Péter Magyar a intensifié sa campagne contre Tamas Sulyok, le président de la République. Le Premier ministre a accusé le président d’avoir détourné de l’argent public lors d’un voyage aux États-Unis en janvier dernier. Le chef de l’État a fait du tourisme et rencontré des expatriés hongrois mais aucun officiel américain : le voyage a coûté un demi-million d’euros au contribuable." La suite sur rfi.fr

dimanche 12 juillet 2026

En Hongrie, des manifestants dans les rues contre une «désorbanisation» expéditive du pays

"À l’appel du Fidesz, le parti de Viktor Orban, plusieurs centaines de Hongrois ont manifesté, jeudi 9 juillet au soir, devant le palais présidentiel, sur la colline du château, à Budapest. Ils protestaient contre un paquet d’amendements à la Constitution qui doit être voté mardi 14 juillet par la majorité du Premier ministre Péter Magyar. L’un des textes prévoit de mettre fin de manière anticipée au mandat du président de la République.

Le texte est lapidaire : « Le mandat du président prend fin dès que cette loi entre en vigueur. » Péter Magyar justifie cette destitution anticipée par une « grave perte de confiance » de la société envers le chef de l’État, qu’il qualifie de « marionnette » de Viktor Orban.

Mais cette procédure accélérée suscite de vives critiques. La Constitution hongroise prévoit bien une procédure pour limoger le président, notamment s’il manque à ses fonctions. Mais les opposants à Péter Magyar lui reprochent de ne pas respecter cette voie institutionnelle et d’avoir choisi la manière forte pour se débarrasser du président de la République.

Devant le palais présidentiel, Judit, une sympathisante de Viktor Orban, dénonce une atteinte à l’État de droit. « Le gouvernement bafoue l’État de droit, et l’Union européenne ne dit rien ! », s’indigne-t-elle." La suite sur rfi.fr

mercredi 8 juillet 2026

Le nouveau Premier ministre hongrois accusé d'«autocratie» par Orbán

"Une semaine difficile pour le Fidesz et le MCC, alors que Magyar fait adopter une nouvelle réforme constitutionnelle.

Péter Magyar, le Premier ministre hongrois, a présenté au Parlement le 17e amendement constitutionnel de son gouvernement, avant de s’envoler cette semaine pour le sommet de l’OTAN en Turquie.

Magyar restera à l’étranger pour passer ensuite quatre jours de vacances en famille, laissant le vice-Premier ministre Bálint Ruff diriger le pays en son absence.

Ce nouvel amendement a provoqué une onde de choc dans la vie publique hongroise. Magyar l’a décrit comme une étape cruciale pour « libérer la Hongrie du système qui a tenu l’État en otage, pillé la nation et occupé le système démocratique pendant des décennies »." La suite sur euractiv.com

En Hongrie, Péter Magyar lance une procédure contestée pour destituer le président

"Le Parlement hongrois examine à partir de mardi 7 juillet un paquet d’amendements constitutionnels prévoyant la destitution du président Tamas Sulyok, proche de l’ex-premier ministre Viktor Orban. Une méthode « forte », qui suscite les craintes de plusieurs ONG et de défenseurs de l’Etat de droit.

Depuis sa victoire électorale, le 12 avril, le nouveau premier ministre conservateur et pro-européen, Péter Magyar, mène au pas de charge les réformes destinées à démanteler « le régime [du nationaliste] Viktor Orban ». Parmi elles, un paquet d’amendements constitutionnels, que le Parlement hongrois doit examiner à partir de mardi 7 juillet, s’annonce comme le plus sensible. Ce texte, qui vise « à rétablir une démocratie fondée sur l’Etat de droit », prévoit en effet la destitution du président de la République, Tamas Sulyok, un proche de Viktor Orban que Péter Magyar qualifie régulièrement de « marionnette » de l’ancien pouvoir.

« Les électeurs ont accordé une habilitation exceptionnelle à l’Assemblée nationale, en tant que pouvoir constituant, pour rétablir la démocratie », argue le projet de loi constitutionnel dans ses motifs, pour justifier cette procédure exceptionnelle qui pourrait aboutir au départ de M. Sulyok « aux alentours du 20 juillet », selon M. Magyar. Le texte, qui prévoit la fin du mandat du président dès « le lendemain de son entrée en vigueur », pourrait en effet être adopté dès la semaine du 13 juillet grâce à la majorité écrasante dont dispose M. Magyar depuis sa victoire aux élections législatives du..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

mardi 7 juillet 2026

La Hongrie propose que les députés ne puissent siéger qu'un maximum de 12 ans

"Le nouveau train de réformes constitutionnelles devrait entraîner des changements significatifs dans la structure du pouvoir et les mécanismes de fonctionnement du système politique hongrois.

Le Premier ministre hongrois, Péter Magyar, a proposé le 6 juillet de limiter la durée du mandat des membres du Parlement à un maximum de 12 ans, dans le cadre d'une vaste réforme constitutionnelle visant à restructurer les systèmes politique et judiciaire du pays.

En annonçant la proposition sur Facebook, Magyar a précisé qu'elle faisait partie des amendements constitutionnels déjà soumis au Parlement . La nouvelle disposition ne devrait entrer en vigueur qu'après les élections législatives prévues pour 2030, et n'affectera donc pas les députés en fonction." La suite sur vietnam.vn 

vendredi 3 juillet 2026

La présidente de la Commission de Venise achève sa visite en Hongrie

"À l’invitation du Premier ministre hongrois Péter Magyar, la présidente de la Commission de Venise du Conseil de l’Europe, Marta Cartabia, ainsi que le membre autrichien de la Commission de Venise, Christoph Grabenwarter, accompagnés de la secrétaire de la Commission de Venise, Simona Granata-Menghini, ont effectué une visite en Hongrie aujourd’hui, le 2 juillet.

La délégation a eu des entretiens avec le président de la République, Tamás Sulyok, avec le Premier ministre Péter Magyar et le ministre chargé du cabinet du Premier ministre, Bálint Ruff, de la ministre des Affaires étrangères, Anita Orbán, et de la ministre de la Justice, Márta Görög, ainsi qu’avec la présidente du Parlement, Ágnes Forsthoffer." La suite sur coe.int

mardi 30 juin 2026

Hongrie: «Plus de deux tiers de la population est favorable au mariage homosexuel», rappelle la chercheuse Ambre Bruneteau

"En pleine canicule, la Marche des fiertés est tout de même prévue samedi 27 juin dans plusieurs villes d'Europe, y compris à Budapest. Elle avait été interdite l'an dernier par le gouvernement de Viktor Orban. Même si la communauté LGBT+ était réunie malgré tout, depuis, le conservateur pro-européen Peter Magyar est devenu Premier ministre et il n'envisage donc plus d'interdire cette marche des fiertés. Ambre Bruneteau, doctorante en sciences politiques à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, est la Grande invitée internationale de RFI. 

RFI : Les droits des personnes LGBT+ n'ont pas forcément été très abordés pendant la campagne des législatives. L'autorisation de cette marche des fiertés, est-ce tout de même un symbole important pour la Hongrie, ou est-ce anecdotique ?

Ambre Bruneteau : C'est vrai qu'après 16 ans de régime sous Orban où les droits des personnes LGBT+ ont été particulièrement réprimés, c'est un symbole important que d'autoriser la Marche des fiertés et de la soutenir. Peter Magyar a donné formellement son accord, même si, dans la campagne, c'est une thématique qu'il avait volontairement occultée, notamment, à mon avis, pour récupérer des voix d'une partie plus conservatrice de l'électorat. Il y a beaucoup d'attentes et les associations, notamment celles qui défendent les droits des personnes LGBT+, ont énormément d'attentes et restent un peu sur leurs gardes vis-à-vis de ce nouveau Premier ministre." La suite sur rfi.fr

vendredi 26 juin 2026

Hongrie: Le projet de destitution du président alimente les critiques

"Le Premier ministre hongrois veut mettre fin au mandat du président Tamas Sulyok. Des juristes mettent en garde contre les conséquences pour l’État de droit.

Le projet du Premier ministre hongrois Peter Magyar de modifier la Loi fondamentale du pays pour mettre fin au mandat du président suscite les critiques de juristes, qui mettent en garde contre les conséquences pour l’État de droit. Dernier en date, le politologue Gabor Török a estimé, jeudi, qu’une telle modification constitutionnelle créerait un précédent.

«Quand l’arme est posée sur la table, cela signifie qu’on peut aussi s’en servir. Une fois que l’arme est utilisée, elle ne constitue plus une simple possibilité, mais fait partie du répertoire», a-t-il écrit sur Facebook. Peter Magyar lui a répondu dans un commentaire publié sous son message qu’«il ne serait pas opportun d’aller à l’encontre de la volonté démocratique du peuple et du mandat» confié à la nouvelle majorité." La suite sur lessentiel.lu 

mercredi 24 juin 2026

Les députés hongrois votent sur des mesures anti-corruption, avec le dégel des fonds européens en vue

"Les députés hongrois ont approuvé mardi des mesures pour lutter contre la corruption, qui s'inscrivent dans la vaste offensive de réformes du nouveau Premier ministre Peter Magyar et visent aussi à permettre au pays d'accéder aux milliards d'euros de fonds européens actuellement gelés.

L'Union européenne a annoncé fin mai qu'elle allait débloquer plus de 16 milliards d'euros destinés à la Hongrie mais gelés en raison des atteintes à l'Etat de droit sous le gouvernement du Premier ministre nationaliste Viktor Orban, au pouvoir notamment de 2010 à 2026. A condition d'adopter les réformes nécessaires pour s'attaquer aux problèmes liés à la corruption et à l'Etat de droit.

Conservateur pro‑européen Peter Magyar a promis un "changement de régime" après avoir délogé en avril Viktor Orban, au pouvoir depuis 16 ans." La suite sur tv5monde.com

mardi 23 juin 2026

Hongrie : Peter Magyar crée un bureau de lutte contre la corruption

"BUDAPEST, 22 juin (Reuters) - Le Premier ministre hongrois, Peter Magyar, a déclaré lundi que son gouvernement allait engager une procédure de destitution du président par le biais d'un amendement constitutionnel, ajoutant qu'il lancerait également une réforme constitutionnelle à l'automne.

Peter Magyar a également dit au Parlement que son gouvernement mettrait en œuvre un vaste ensemble de mesures économiques, politiques et juridiques visant à éradiquer la corruption en Hongrie, notamment la création d'un Office national de protection et de recouvrement des avoirs.

Dans le cadre de ce qu'il a qualifié "d'opération purgatoire", le gouvernement va modifier 47 lois afin de jeter les bases juridiques d'un nouvel Office national de protection et de recouvrement des avoirs, chargé d'enquêter sur les soupçons de détournement de fonds publics au cours des deux dernières décennies." La suite sur boursier.com

mardi 16 juin 2026

En Hongrie, les parlementaires inscrivent dans la Constitution la limitation du mandat du premier ministre à huit ans, empêchant le retour de Viktor Orban

"Cet amendement qui prévoit de plafonner à huit ans, consécutifs ou non, l’exercice de la fonction a été voté par 135 voix pour, 50 contre et six abstentions.

Les parlementaires hongrois ont voté, lundi 15 juin, à une écrasante majorité l’inscription dans la Constitution d’une limite de huit ans pour l’exercice de la fonction de premier ministre, empêchant le retour du nationaliste Viktor Orban.

Le texte, qui était l’une des promesses de la campagne du conservateur pro-UE Péter Magyar, pour rompre avec seize années de pouvoir de Viktor Orban, a été adopté par le Parlement grâce à la majorité constitutionnelle dont dispose le parti Tisza au Parlement. Cet amendement qui prévoit de plafonner à huit ans, consécutifs ou non, l’exercice de la fonction a été voté à 135 voix pour, 50 contre et six abstentions.

« Un pouvoir illimité finit toujours, dans n’importe quel système démocratique, par perdre tout sens de la retenue », avait justifié le conservateur Magyar en évoquant son prédécesseur nationaliste le 26 mai alors qu’il présentait la loi. « A partir d’un certain moment, il n’existe plus aucune distinction entre les intérêts de l’Etat, ceux du parti et ceux du dirigeant et il est nécessaire de contraindre tout élu à penser à sa succession », avait-il ajouté." La suite sur lemonde.fr