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lundi 15 septembre 2025

Le goût de la salade sucrée Hugo Fonyo, je crie ton nom ! par Muriel Klein-Zolty

 

Résumé

Quand j’ai fait part à ma mère de mon projet d’écrire un livre sur Hugo, son visage exprima une intense émotion. Sans un mot, elle approcha une échelle de l’armoire de sa chambre à coucher et se mit à grimper. Elle resta un long moment, comme suspendue en l’air, avant de redescendre avec un dossier brun, rempli de documents. « Ils t’appartiennent, murmura-t-elle. Mon père les a apportés de Hongrie dans ses pérégrinations, sur les routes de l’exil ». J’étais frappée par l’étrange similitude du sort réservé aux souvenirs, relégués dans l’antre sombre, et celui de ces papiers, conservés au fond d’une armoire.

Muriel Klein-Zolty part sur les traces de son grand-père Hugo Fonyo, juif hongrois réfugié en France, disparu dans la Shoah. De Budapest, jusqu’en Alsace, en passant par Vienne et Paris, elle le fait surgir du néant et du silence. Entre reconstitution historique et quête impossible, elle raconte l’Europe de la première moitié du XXème siècle, ses cafés, ses théâtres et ses révolutions. C’est à Drancy, au seuil de l’innommable qu’elle abandonne son personnage. Dans cette recherche, elle l’a voulu vivant.
Docteur en sociologie, Muriel Klein-Zolty a enseigné la philosophie puis est devenue écrivain public-biographe. Elle est l’auteur d’ouvrages consacrés à la mémoire collective. 
Date de parution 17/11/2024
Editeur Ampelos
Collection Temoigner
Nombre de pages 132 

vendredi 20 décembre 2024

Eva Leitman-Bohrer : "Je suis née au pire moment, pendant l'Holocauste hongrois"

"Le Centro Sefarad-Israel de Madrid a accueilli la présentation de l'édition hongroise de "The Secret Papers of Pape", qui raconte l'histoire d'Eva Leitman-Bohrer, une survivante hongroise de l'Holocauste juif, celle de sa famille et celle de millions de familles juives qui sont mortes aux mains des nazis. Leitman-Bohrer et l'auteure panaméenne Alexandra Ciniglio racontent l'histoire à Omnes. 

Il s'agit d'une interview à deux voix. Celle d'Eva Leitman-Bohrer (Budapest, 29 juin 1944), juive hongroise et survivante de l'Holocauste, qui raconte l'histoire. Et celle de la journaliste panaméenne Alexandra Ciniglio, auteur de "The Secret Papers of Pape" (Nagrela publishers), qui a contribué à l'élaboration de ce livre. Eva Leitman-Bohrer pour découvrir son passé et celui de sa famille, de Budapest à Madrid, en passant par Tanger et le camp de concentration de Mauthausen.

Ils sont également la voix des victimes de la Shoah (Holocauste en hébreu), l'assassinat de six millions de Juifs européens par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale." La suite sur omnesmag.com

mardi 12 avril 2022

En 1956, Tibor fuyait la Hongrie et la répression russe pour rejoindre Rouen : il raconte

"Suite à l'insurrection de Budapest et la répression russe de 1956, Tibor, âgé de 20 ans, quitte la Hongrie pour rejoindre la France. Il fera sa vie en région rouennaise.

« J’avais 20 ans quand j’ai fui la Hongrie. C’était en 1956 », raconte Tibor Petovari. Aujourd’hui, du haut de ses 86 ans, l’habitant de Maromme, près de Rouen (Seine-Maritime), a accepté de revenir sur son parcours. Il évoque sans filtre la répression soviétique qui l’a contraint à quitter son pays, son arrivée en France, sa seconde patrie, sa nouvelle vie, et il se confie également sur la guerre en Ukraine, qu’il perçoit comme une répétition des persécutions russes.

« Ils ont tiré dans la foule »

Octobre 1956. Les troupes soviétiques envahissent la Hongrie pour réprimer l’insurrection du pays. Quelque 1500 chars russes pénètrent dans la capitale, Budapest, pour s’opposer violemment à la révolution de la jeunesse hongroise qui réclame des libertés et son émancipation. La révolte se transformera ensuite en mouvement nationaliste de contestation anti-communiste." La suite sur actu.fr

dimanche 30 janvier 2022

Ana Novac – Les beaux jours de ma jeunesse


"Je l’admets, je suis un témoin capricieux ; mais autrement, comment pourrais-je me tirer de cette aventure sans y laisser ma jugeotte ? Il ne peut s’agir que de fragments, de miettes. Donner une vue exhaustive du camp ? Autant vider la mer à la louche.

On parle souvent de « Anne Frank roumaine/polonaise/hongroise » pour évoquer les journaux d’adolescente juive « de l’Est » datant de la Seconde Guerre mondiale. C’est une description qui permet aux personnes qui n’ont encore jamais entendu parler du journal en question de comprendre qu’il s’agit d’un parcours similaire à celui de l’adolescente juive la plus emblématique des victimes de l’Holocauste. Mais je me demande parfois si décrire ainsi l’un des – relativement – nombreux journaux qui ont survécu à la Seconde Guerre mondiale, n’est-ce pas risquer de gommer l’individualité de chacune de ces adolescentes – leur personnalité, leur contexte d’origine, leur parcours (et le parcours de leurs journaux), leurs ambitions – ainsi que le caractère unique des journaux qu’elles ont laissés.

Je me suis à nouveau posé la question, sans arriver à une réponse satisfaisante, en lisant Les beaux jours de ma jeunesse, le journal d’Ana Novac, alors âgée de 15 et 16 ans dans les fragments correspondant à la période juin 1944-mai 1945 qui sont restitués dans le livre. Ana Novac, que plusieurs sources (y compris le recueil de récits féministes roumain Désobéissantes) présentent comme étant « surnommée ‘la Anne Frank roumaine’ », partage l’immense appétit de vivre de sa contemporaine, mais sa personnalité unique, tenace, effrontée, emplie d’humour noir et de cynisme brille à travers les fragments de journal de camp reconstitués dans ce livre.

Parce que le livre ne contient qu’une partie d’un journal qu’elle a entamé bien avant sa déportation (elle évoque son espoir de retrouver les six carnets laissés chez le concierge de la maison parentale), et continué dans les camps, le corps du texte n’évoque que peu son parcours avant son arrivée dans les camps : son arrestation dans un train, son internement « dans un ghetto étranger » dont elle tente de s’évader, puis la briqueterie de Miskolc (aujourd’hui au nord-est de la Hongrie), dernière étape avant la déportation." La suite sur passagealest.wordpress.com

lundi 22 novembre 2021

La personne à suivre.Lily Ebert, 97 ans, témoigne de la Shoah sur TikTok

"Chaque lundi, Courrier international vous invite à découvrir une influenceuse ou un influenceur. Cette semaine, Lily Ebert. À 97 ans, aidée par son arrière-petit-fils, la survivante d’Auschwitz témoigne et répond aux questions des internautes pour que cette mémoire ne se perde pas.

“Je n’aurais jamais cru que je deviendrais mère, encore moins arrière-grand-mère. Parce que je ne pensais pas que je survivrais à Auschwitz. J’ai finalement eu trois enfants, dix petits-enfants et trente-quatre arrière-petits-enfants, et je suis tellement reconnaissante. Chaque naissance a été un cadeau inestimable pour moi.”

L’un de ces arrière-petits-enfants se nomme Dov Forman, et c’est grâce à lui si les souvenirs de Lily Ebert, 97 ans, peuvent être écoutés, par petites capsules, sur TikTok. “Il est très important que le monde sache ce qu’il nous est arrivé, car nous ne sommes plus très nombreux, dit-elle dans une de ces courtes vidéos. Que se passera-t-il quand nous aurons tous disparu, alors qu’aujourd’hui déjà, les négationnistes disent que ça n’a pas eu lieu ? Nous devons être très forts et le dire, encore et encore et encore : ça a eu lieu.”

Comme elle le raconte au quotidien londonien The Times, Lily Ebert est née en Hongrie dans une famille juive de six enfants, dont elle est l’aînée. En 1944, après l’invasion de la Hongrie par les nazis, elle est déportée à Auschwitz, où une partie de sa famille est mise à mort directement dans les chambres à gaz. Lily est mise au travail dans le camp et sera libérée en avril 1945.

Un long cheminement

Par la suite, elle s’est mariée, a vécu en Israël, et plus tard au Royaume-Uni. Mais aborder son vécu n’a longtemps pas été possible. En Israël, c’est le silence “tant national que personnel” qui prévaut alors au sujet de la Shoah. “C’était un traumatisme à la fois personnel et collectif”, confie-t-elle au Times of Israel.

La perte de son mari, le travail qu’elle a entrepris avec une spécialiste des traumatismes, et enfin un premier retour à Auschwitz en 1988 ont été autant d’étapes qui ont amené Lily Ebert à exprimer sa douleur, à surmonter le traumatisme et à vouloir partager son vécu. “Depuis, elle a raconté son histoire un nombre incalculable de fois, que ce soit au Parlement britannique ou dans des écoles primaires – y compris celles que fréquentaient ses petits-enfants”, relate le journal..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

jeudi 22 avril 2021

Et nous sommes revenus seuls - Lili Keller-Rosenberg

 

Revenue seule des camps de la mort avec ses deux petits frères, c'est avec ses yeux d'enfant que Lili revit chaque jour les longs mois de survie au coeur de la barbarie nazie.

Quand nous sommes revenus, nous ne pouvions parler à personne de cet enfer, de ces souffrances quotidiennes, de cette vie de bêtes battues que nous avions menée pendant près de deux ans dans une inhumanité indigne et impardonnable. Nous étions traumatisés et nous nous taisions. Et si, par hasard, nous nous risquions à évoquer ce passé si cruel, on ne nous croyait pas, on doutait de nos dires, on pensait que nous rajoutions des souffrances. De n'être pas crus nous vexait terriblement et, pendant longtemps, nous nous sommes tus. Puis j'ai beaucoup réfléchi : afin que la vie ait un sens après ce passé ignominieux, il me fallait témoigner pour révéler à tous, au monde, cette tragédie à nulle autre pareille. " Plus jamais ça ", ont dit tous les déportés au retour des camps, et pourtant...

Lili Keller-Rosenberg, 89 ans, vit à Lille. Elle consacre sa vie à témoigner auprès de collégiens et de lycéens dans toute la France. Un collège porte son nom à Halluin (Nord).

Format Broché
EAN13 9782259284271
ISBN 978-2-259-28427-1
Éditeur Plon
Date de publication 08/04/2021
Nombre de pages 144
Dimensions 18 x 12 cm
Poids 152 g
Langue : français
Prix : 15 €

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"Lili Leignel est née le 15 septembre 1932, à Croix (Nord), dans une famille juive d'origine hongroise. Fille de Joseph Rosenberg et Charlotte Keller, la famille est composée de 3 enfants, Lili, Robert et André. Seconde Guerre mondiale

Jusqu'en 1943, les enfants sont cachés dans différentes familles de Tourcoing (Nord).

Pensant le danger écarté, ils reviennent vivre avec leurs parents. Le , la famille est arrêtée.

De la prison de Loos (Lille) (Nord), ils sont conduits à la Prison de Saint-Gilles de Bruxelles et transférés au Camp de rassemblement de Malines (Belgique).

La famille y est séparée : le père est envoyé à Buchenwald, la mère et ses 3 enfants sont transférés à Ravensbrück et au début de 1945,à Bergen-Belsen.

Libérés par l'armée britannique, le , les 3 enfants sont rapatriés jusqu'à Paris. Les enfants sont pris en charge par leur tante.

Leur mère, atteinte du typhus, intransportable, reste à l'infirmerie du camp. Elle parvient à les rejoindre plus tard dans un préventorium d'Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) où ils sont soignés.

Ils apprendront que leur père a été fusillé en à Buchenwald, quelques jours avant la libération du camp.

Elle a notamment vécu à Bergen-Belsen avec Anne Frank et Simone Veil et à Ravensbrück avec Geneviève de Gaulle-Anthonioz"

Source : Wikipédia

jeudi 16 avril 2020

Nulle part par Judith Hervé-Molnar

"Une rescapée d’Auschwitz se rappelle l’odeur de la fumée des crématoires, la lutte pour la survie, le néant de sentiments et ses cauchemars.
Mengele était présent à notre descente du wagon, mais nous ne savions pas qui était ce bel homme, sympathique à première vue, entouré de soldats, officiers et gardes SS, chiens. On ne comprenait pas, mais les prisonniers polonais qui nous aidaient à descendre du wagon nous ont dit : « Vous allez être sélectionnés. Allez à droite, pas à gauche. Dites que vous voulez travailler. »
On a compris qu’il y avait un danger de ne pas aller au travail, mais sans savoir encore ce que cela signifiait d’aller à gauche, c’est-à-dire vers les chambres à gaz, tout de suite. Les prisonniers polonais ajoutaient, sans autre explication : « Donnez les petits enfants aux grands-mères et vous, les mères, dites que vous voulez travailler. Donnez vos enfants à vos parents, n’allez pas avec les petits. » Il était déchirant de voir les pauvres femmes qui refusaient de donner leurs enfants, mais on ne savait pas encore que ces mères, qui ne lâchaient pas leurs petits, allaient avec leurs enfants vers les chambres à gaz, en l’ignorant." La suite sur esprit.presse.fr

jeudi 5 mars 2020

Bretagne. Magda Hollander-Lafon, ultime témoin d’Auschwitz

"Il ne reste aujourd’hui qu’une centaine de survivants des camps d’extermination nazis en France. En Bretagne, Magda Hollander-Lafon continue à rencontrer les jeunes pour transmettre la mémoire de la Shoah, le génocide juif.
Elle est un peu fatiguée mais ses yeux pétillent toujours. À 92 ans, Magda Hollander-Lafon continue à transmettre son expérience de rescapée d’Auschwitz. Mardi 3 mars 2020, elle avait rendez-vous avec 80 apprentis de l’Institut de formation par alternance consulaire (Ifac) de Brest. Sept d’entre eux s’étaient déplacés à Rennes pour la rencontrer, les autres suivant sa conférence par visioconférence. « La déportation, seuls ceux qui l’ont vécue peuvent en parler »,leur a-t-elle confié." La suite sur ouest-france.fr (article payant)

dimanche 22 septembre 2019

A Argentan, Jean-Marie Cador, un habitant de l’Orne devenu Hongrois, est venu raconter ses aventures

"Jean-Marie Cador, parti de l'Orne pour les pays de l'Est, vit depuis 35 ans en Hongrie. Il était l'invité, le temps d'une soirée publique, du Parti communiste d'Argentan.
Le lundi 9 septembre 2019, Jean-Marie Cador est venu présenter, à Argentan, à la salle Guy-de-Maupassant, les livres écrits sur sa vie en Hongrie lors d’une sympathique réunion organisée par le Parti communiste et clôturée par un goulasch.
Originaire d’Alençon, Jean-Marie est fils d’instituteur. Né dans une école et sportif, il est devenu professeur d’éducation physique.
Il raconte :
En 1986, j’ai eu envie de m’évader, de prendre l’air et de savoir si la phrase prononcée par Georges Marchais en 1979 avait un sens : « L’économie des pays de l’Est est globalement positive ! » Je me suis alors dirigé vers la Hongrie…" La suite sur actu.fr

A lire aussi : JEAN-MARIE CADOR – Rencontre avec un "écrivain cyclopédique"

mercredi 21 août 2019

20-21 août 1968, invasion de la Tchécoslovaquie: l'envers du décor

Par Pierre Waline
"A peine retombées les fusées du feu d´artifice, au demeurant splendide, donné à Budapest en cette soirée du 20 août qu´un tout autre évènement, bien triste, celui-ci, allait être commémoré: dans la nuit du 20 au 21 août 1968, 200 000 hommes des troupes du Pacte de Varsovie accompagnant 2 000 blindés envahissaient la Tchécoslovaquie, mettant brutalement fin au Printemps de Prague. On connaît la suite avec la destitution de Dubček (convoqué à Moscou) et l´immolation du jeune étudiant Jan Palach (20 ans) qui frappa le monde de stupeur.
Si je rappelle cette date, c´est pour évoquer un souvenir personnel qui s´y rattache. Tout d´abord cette merveilleuse après-midi passée un dimanche de juillet dans une Prague littéralement en fête: foule bon enfant dans des parcs archi-bondés, ambiance détendue et conviviale. Rarement je me serai senti aussi bien. Le Printemps de Prague: oui, on peu le dire! J´étais alors à mille lieues de me douter de la suite.
Me trouvant en Hongrie le mois suivant, en visite chez des amis de Szeged dans le Sud du pays, nous décidâmes de faire ensemble un grand périple dans le Nord-Ouest (Transdanubie)." La suite sur francianyelv.hu

 

jeudi 11 juillet 2019

Réécrire l’Histoire

"Un ancien étudiant, Vincent Labrecque, m’avait mis au parfum: «Il y a un monument à Budapest qui réécrit l’histoire, monument érigé par Victor Orban. Celui-ci représente la Hongrie en tant que victime du nazisme, une tentative évidente de la droite de réécrire l’histoire, similaire à la situation en Pologne. Mais ce qui est beau dans ce monument, c’est que des gens ordinaires partagent des témoignages et des photos de ce qui s’est réellement produit ici durant la guerre.»
Certes une bonne idée, me dis-je. Parce que si le populisme et l’extrême droite se portent aussi bien aujourd’hui, n’est-ce fort essentiellement en raison de cette nouvelle ère de désinformation, de fake news, et autres propagandes? D’aucuns le croiraient.
C’est cela dit par pur hasard que je tombe sur l’endroit, minuscule et minimaliste, en question. Ma fille, apprentie cinéaste, filmant tout ce qu’elle trouve sur son passage, me lance: «Regarde papa, des vieilles valises. C’est sûrement une commémoration de l’Holocauste.» Encore bouleversés de notre récente visite à Auschwitz, disons que la simple vue d’effets personnels du type amène notre esprit à reconstituer le pire, cette fois à juste titre. Il s’agit effectivement de l’espace «commémoratif» dont parlait Labrecque." La suite sur journalmetro.com

samedi 11 mai 2019

Une survivante de la Shoah plaint les antisémites qui "gâchent leur vie" à haïr

"Face à la résurgence de l'antisémitisme dans le monde, Edith Eger, qui a survécu à la Shoah et a vu sa mère emmenée vers la chambre à gaz, dit plaindre ceux qui "gâchent leur vie" à haïr.
Mme Eger, qui à 91 ans continue à exercer son métier de psychologue et à enseigner, n'avait que 16 ans quand elle et sa famille ont débarqué dans le camp de la mort d'Auschwitz où elle a été forcée de danser pour le tristement célèbre docteur Joseph Mengele.
Lors d'une interview à l'AFP à Lausanne, où elle a donné une conférence, elle a confié avoir de la peine pour les victimes des discours de haine, mais qu'elle était particulièrement attristée par ceux qui sont consumés par le fanatisme.
On ne devrait "pas gâcher sa vie à haïr", affirme-t-elle." La suite sur euronews.com

samedi 29 décembre 2018

Présentation de livre - László et Nathalie Gara : Saint-Boniface et ses habitants 23 janvier 2019 à 19h30 Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

En 1942, à Saint-Boniface, petit village français de la zone libre, se produit un événement unique, une invasion de citadines. L’arrivée dans ce village modeste, déjà divisé entre catholiques et protestants, apporte naturellement d’importantes perturbations. Il en résulte des situations d’une cocasserie extrême, parfois aussi des drames éclatent. Saint-Boniface et ses habitants est une satire magistrale de la vie de tous les jours, à une époque tourmentée, tracassière et cruelle où l’arbitraire des événements a jeté des ours et des sauterelles dans une même creuset. Les auteurs, Nathalie et Ladislas Gara, journalistes et traducteurs dans le Paris des années 1930, sont allés se cacher, après diverses étapes, au coeur de la montagne ardéchoise et protestante, non loin du plateau du Chambon-sur Lignon où Camus, au même moment, commence à écrire La Peste. Ils rédigent, depuis leur refuge secret, ce livre nourri de leurs expériences. Publié dès 1946 sous le titre Saint-Boniface et ses juifs, le livre peut être lu comme un témoignage de première main sur la vie dans la zone non occupée au cours de l’été 1942. Mais il est d’abord et surtout un grand roman, un morceau de cette comédie humaine, grouillante, ridicule, touchante, que les périodes de crise révèlent si crûment.

Intervenants : Anna Tüskés, Claire Gara-Meljac, Olivia Farkas, André Farkas, Christophe Dauphin
Entrée libre

samedi 27 octobre 2018

Tibor Egervari, survivant de l’Holocauste, mais pas que…

"À 80 ans, Tibor Egervari fait partie des derniers survivants de l'Holocauste. Mais n'allez pas trop vite lui agiter cette étiquette sous le nez : il refuse qu'on le réduise à ce pan sombre de son histoire. Il préfère de loin aborder la question sous un angle plus historique que victimaire, pour comprendre comment cela a pu arriver.
Un texte d’André Dalencour pour Les malins
Tibor Egervari a vu le jour en Hongrie, en 1938, dans une famille juive. Il affirme que ces derniers étaient tout à fait assimilés et qu’ils ne parlaient que le hongrois chez eux.
Pourtant, bien qu’il était encore enfant lors de la Seconde Guerre mondiale, le Gatinois d'adoption a su très tôt ce qu’était l'antisémitisme, une idéologie très répandue en Europe à l’époque, rappelle-t-il." La suite sur ici.radio-canada.ca

jeudi 10 mai 2018

Témoignage d'un vétéran soviétique: «J'ai traversé la moitié de l'Europe dans les combats»

"Pour lui, la guerre a commencé le 23 février 1943 en Ukraine et a fini le 8 mai en Autriche. Il a traversé la moitié de l'Europe en risquant chaque jour sa vie pour libérer le monde du nazisme. Agé de 93 ans, Vladimir Dolgachev raconte à Sputnik son parcours de guerre et ses souvenirs de la Grande Victoire.
La guerre aura duré 435 jours et nuits pour Vladimir Dolgachev, qui est entré sous les drapeaux à l'âge de 17 ans, le 23 février 1943, dans les rangs du Deuxième front ukrainien. Il a appris la nouvelle de la capitulation du Troisième Reich en Autriche le 8 mai toujours sous une pluie d'obus allemands. Dans une interview accordée à Sputnik, l'ancien lieutenant d'artillerie évoque ces jours lointains comme si c'était hier." La suite sur sputniknews.com

vendredi 16 mars 2018

Le choix d'Edith - Un hymne à la vie

À  16 ans, Edith Eger est déportée à Auschwitz avec sa famille. Repérée par Joseph Mengele, elle est choisie pour rejoindre la troupe de danseuse du camp. Elle survivra et réussira avec le temps à transformer le choc de l’horreur en formidable énergie de vie au service des traumatisés de l’existence  : soldats en plein chaos, femmes battues ou violées, enfants en profonde souffrance.
La vie du Dr Eger est une succession de choix pour s’échapper de son passé. Elle s’installe aux États-Unis en 1947, suit des études de psychologie pour comprendre le moteur de sa survie et celui des monstres qu’elle a fréquentés, choisit de donner la vie alors que les médecins le  lui interdisent, s’occupe de grands blessés de la vie pour leur insuffler l’extraordinaire énergie et volonté qu’elle s’est forgée.
Comment aider ses patients à faire le choix de la vie, de la reconstruction, c’est tout l’enjeu de la mission que le Dr Eger s’est donnée et qu’elle restitue dans cet ouvrage à partir de nombreux témoignages profondément émouvants de patients qu’elle a soignés et pour certains sauvés.
« Le Choix est une extraordinaire chronique de l’héroïsme et de la guérison, de la résilience et de la compassion, de la survie dans la dignité, de force mentale et de courage moral. Nous avons tous quelque chose à apprendre des cas exemplaires traités par le Dr Eger et de son histoire personnelle si bouleversante. Chacun pourra y puiser une source de guérison dans sa propre existence. » Pr Philip Zimbardo, Université de Stanford

Traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj

Éditeur : JCLattès
Parution : 17/01/2018
380 pages
21.90 €

mardi 18 avril 2017

« Les enfants de la guerre » d’Andras Solymos Schlamadinger lundi 24 avril 2017 à 14h

Dans le cadre de la commémoration de Yom HaShoah
France, documentaire, 80 mn, autoproduction, 2016.
D’anciens enfants cachés livrent leurs souvenirs devant la caméra. À tour de rôle, les témoins, Georges Loinger, Liliane Klein-Lieber, Frida Wattenberg, de l’oeuvre de Secours aux Enfants et des Éclaireurs et Éclaireuses Israélites de France, confient leurs rêves et leurs déceptions. En toute simplicité, des histoires se dessinent, bouleversantes et drôles par instants, de ces années tragiques.
En présence du réalisateur Andras Solymos Schlamadinger, Jacinta, chanteuse, et des témoins.

Entrée libre sur réservation

"Les enfants de la guerre" d’Andras Solymos Schlamadinger - Mémorial de la Shoah 

jeudi 13 avril 2017

Après 1990 en Hongrie, du salaire en liquide à la carte de crédit

par
"Quand j’ai commencé à comprendre le hongrois, j’écoutais attentivement mes voisins dans les transports en commun ou mes étudiants lors des pauses et je m’amusais à compter le nombre de fois où ils prononçaient le mot « pénz » qui signifie argent.
Le changement de régime s’accompagna en effet de bouleversements phénoménaux. Le premier d’entre eux eut des conséquences redoutables sur la vie courante des gens : il s’agit de l’inflation galopante qui régna en Hongrie durant les années 1990 pour atteindre un rythme annuel avoisinant les 40%. Les prix – y compris ceux des produits de première nécessité – augmentaient jour après jour alors même que le chômage faisait des ravages et que les salaires de ceux qui avaient un travail ne suivaient pas. Les Tziganes et les personnes âgées étaient les premières victimes de cette inflation et, chose impensable sous l’ancien régime, on vit apparaître dans les rues de Budapest des mendiants ou des stands de soupe populaire." La suite sur hu-lala.org

vendredi 10 mars 2017

« Puis la jeune génération hongroise s’est mise à parler anglais »

Par Philippe Gustin
"Au début de mon séjour à Budapest et alors que mon hongrois était encore hésitant, j’avais appris une petite phrase sacramentelle que je répétais aux vendeuses du marché qui s’évertuaient à me parler en allemand : « Francia vagyok. Nem beszélek németül. Kérem mondja még egyszer lassan magyarul és talán meg fogom érteni » (« Je suis français. Je ne parle pas allemand. Répétez je vous prie lentement en hongrois et je pourrai peut-être comprendre »).
Dans la Hongrie de 1988, l’allemand était encore la langue véhiculaire parlée par les vieilles personnes, l’intelligentsia et les Hongrois qui étaient en contact pour des raisons professionnelles avec des étrangers comme les vendeurs du marché ou le personnel des hôtels de Budapest ou du Balaton. Le NDK Zentrum, institut de l’Allemagne de l’Est occupait ainsi un immeuble stratégique à la sortie du métro Deák tér. La minorité allemande était très présente pour défendre ses intérêts et le Budapester Zeitung était un des rares journaux publié en langue étrangère à Budapest." La suite sur hu-lala.org

vendredi 3 mars 2017

Dans les années 1970, le charme (redoutable) des routes en Hongrie

Par Pierre Waline
"Ceux qui auront eu l’audace ou l’inconscience de sillonner les routes hongroises sur la fin des années soixante et dans les années soixante-dix ne peuvent oublier les délicieuses émotions que, tout comme moi, ils auront sans nul doute ressenties.
Tout d’abord, ma terreur face à ces imposantes limousines noires officielles, dont le matricule commençait par les lettres « Á » ou, pire, « B ». La lettre « Á » désignant « Állami », c’est-à-dire « Domaine, État », la lettre B désignant quant à elle le ministère de l’Intérieur (Belügy Minisztérium), ces dernières étant les plus redoutables. Il s’agissait d’énormes berlines noires de taille impressionnante, mais de vrais veaux. De fabrication soviétique, à savoir la Volga (2 500 cm3) et surtout la Tchaïka – qui signifie « mouette » en russe, allez savoir pourquoi ! -avec ses 5 500 cm3 et 5,6 mètres de longueur. En quelque sorte, les Cadillac de l’Est, toutes proportions gardées." La suite sur hu-lala.org