Quand j’ai fait part à ma mère de mon projet d’écrire un livre sur Hugo,
son visage exprima une intense émotion. Sans un mot, elle approcha une
échelle de l’armoire de sa chambre à coucher et se mit à grimper. Elle
resta un long moment, comme suspendue en l’air, avant de redescendre
avec un dossier brun, rempli de documents. « Ils t’appartiennent,
murmura-t-elle. Mon père les a apportés de Hongrie dans ses
pérégrinations, sur les routes de l’exil ». J’étais frappée par
l’étrange similitude du sort réservé aux souvenirs, relégués dans
l’antre sombre, et celui de ces papiers, conservés au fond d’une
armoire.
Muriel Klein-Zolty part sur les traces de son grand-père
Hugo Fonyo, juif hongrois réfugié en France, disparu dans la Shoah. De
Budapest, jusqu’en Alsace, en passant par Vienne et Paris, elle le fait
surgir du néant et du silence. Entre reconstitution historique et quête
impossible, elle raconte l’Europe de la première moitié du XXème siècle,
ses cafés, ses théâtres et ses révolutions. C’est à Drancy, au seuil de
l’innommable qu’elle abandonne son personnage. Dans cette recherche,
elle l’a voulu vivant. Docteur en sociologie, Muriel Klein-Zolty a
enseigné la philosophie puis est devenue écrivain public-biographe. Elle
est l’auteur d’ouvrages consacrés à la mémoire collective.
"Le Centro Sefarad-Israel de Madrid a
accueilli la présentation de l'édition hongroise de "The Secret Papers
of Pape", qui raconte l'histoire d'Eva Leitman-Bohrer, une survivante
hongroise de l'Holocauste juif, celle de sa famille et celle de millions
de familles juives qui sont mortes aux mains des nazis. Leitman-Bohrer
et l'auteure panaméenne Alexandra Ciniglio racontent l'histoire à
Omnes.
Il s'agit d'une interview à deux voix. Celle d'Eva Leitman-Bohrer
(Budapest, 29 juin 1944), juive hongroise et survivante de l'Holocauste,
qui raconte l'histoire. Et celle de la journaliste panaméenne Alexandra
Ciniglio, auteur de "The Secret Papers of Pape" (Nagrela publishers),
qui a contribué à l'élaboration de ce livre.Eva
Leitman-Bohrer pour découvrir son passé et celui de sa famille, de
Budapest à Madrid, en passant par Tanger et le camp de concentration de
Mauthausen.
Ils sont également la voix des victimes de la Shoah
(Holocauste en hébreu), l'assassinat de six millions de Juifs européens
par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale." La suite sur omnesmag.com
"Suite à l'insurrection de Budapest et la répression russe de 1956,
Tibor, âgé de 20 ans, quitte la Hongrie pour rejoindre la France. Il
fera sa vie en région rouennaise.
« J’avais 20 ans quand j’ai fui la Hongrie. C’était en 1956 », raconte Tibor Petovari. Aujourd’hui, du haut de ses 86 ans, l’habitant de Maromme, près de Rouen (Seine-Maritime), a accepté de revenir sur son parcours. Il évoque sans filtre la répression soviétique
qui l’a contraint à quitter son pays, son arrivée en France, sa seconde
patrie, sa nouvelle vie, et il se confie également sur la guerre en
Ukraine, qu’il perçoit comme une répétition des persécutions russes.
« Ils ont tiré dans la foule »
Octobre 1956. Les troupes
soviétiques envahissent la Hongrie pour réprimer l’insurrection du pays.
Quelque 1500 chars russes pénètrent dans la capitale, Budapest, pour
s’opposer violemment à la révolution de la jeunesse hongroise qui
réclame des libertés et son émancipation. La révolte se transformera
ensuite en mouvement nationaliste de contestation anti-communiste." La suite sur actu.fr
"Je l’admets, je suis un témoin
capricieux ; mais autrement, comment pourrais-je me tirer de cette
aventure sans y laisser ma jugeotte ? Il ne peut s’agir que de
fragments, de miettes. Donner une vue exhaustive du camp ? Autant vider
la mer à la louche.
On parle souvent de « Anne Frank roumaine/polonaise/hongroise » pour
évoquer les journaux d’adolescente juive « de l’Est » datant de la
Seconde Guerre mondiale. C’est une description qui permet aux personnes
qui n’ont encore jamais entendu parler du journal en question de
comprendre qu’il s’agit d’un parcours similaire à celui de l’adolescente
juive la plus emblématique des victimes de l’Holocauste. Mais je me
demande parfois si décrire ainsi l’un des – relativement – nombreux
journaux qui ont survécu à la Seconde Guerre mondiale, n’est-ce pas
risquer de gommer l’individualité de chacune de ces adolescentes – leur
personnalité, leur contexte d’origine, leur parcours (et le parcours de
leurs journaux), leurs ambitions – ainsi que le caractère unique des
journaux qu’elles ont laissés.
Je me suis à nouveau posé la question, sans arriver à une réponse satisfaisante, en lisant Les beaux jours de ma jeunesse,
le journal d’Ana Novac, alors âgée de 15 et 16 ans dans les fragments
correspondant à la période juin 1944-mai 1945 qui sont restitués dans le
livre. Ana Novac, que plusieurs sources (y compris le recueil de récits
féministes roumain Désobéissantes)
présentent comme étant « surnommée ‘la Anne Frank roumaine’ », partage
l’immense appétit de vivre de sa contemporaine, mais sa personnalité
unique, tenace, effrontée, emplie d’humour noir et de cynisme brille à
travers les fragments de journal de camp reconstitués dans ce livre.
Parce que le livre ne contient qu’une partie d’un journal qu’elle a
entamé bien avant sa déportation (elle évoque son espoir de retrouver
les six carnets laissés chez le concierge de la maison parentale), et
continué dans les camps, le corps du texte n’évoque que peu son parcours
avant son arrivée dans les camps : son arrestation dans un train, son
internement « dans un ghetto étranger » dont elle tente de s’évader,
puis la briqueterie de Miskolc (aujourd’hui au nord-est de la Hongrie),
dernière étape avant la déportation." La suite sur passagealest.wordpress.com
"Chaque lundi, Courrier international vous invite à découvrir
une influenceuse ou un influenceur. Cette semaine, Lily Ebert. À 97 ans,
aidée par son arrière-petit-fils, la survivante d’Auschwitz témoigne et
répond aux questions des internautes pour que cette mémoire ne se
perde pas.
“Je n’aurais jamais cru que je deviendrais mère, encore moins
arrière-grand-mère. Parce que je ne pensais pas que je survivrais à
Auschwitz. J’ai finalement eu trois enfants, dix petits-enfants et
trente-quatre arrière-petits-enfants, et je suis tellement
reconnaissante. Chaque naissance a été un cadeau inestimable pour moi.”
L’un
de ces arrière-petits-enfants se nomme Dov Forman, et c’est grâce à lui
si les souvenirs de Lily Ebert, 97 ans, peuvent être écoutés, par
petites capsules, sur TikTok. “Il est très important que le monde sache ce qu’il nous est arrivé, car nous ne sommes plus très nombreux, dit-elle dans une de ces courtes vidéos.
Que se passera-t-il quand nous aurons tous disparu, alors
qu’aujourd’hui déjà, les négationnistes disent que ça n’a pas eu lieu ?
Nous devons être très forts et le dire, encore et encore et encore : ça a
eu lieu.”
Comme elle le raconte au quotidien londonien TheTimes,
Lily Ebert est née en Hongrie dans une famille juive de six enfants,
dont elle est l’aînée. En 1944, après l’invasion de la Hongrie par les
nazis, elle est déportée à Auschwitz, où une partie de sa famille est
mise à mort directement dans les chambres à gaz. Lily est mise au
travail dans le camp et sera libérée en avril 1945.
Un long cheminement
Par
la suite, elle s’est mariée, a vécu en Israël, et plus tard au
Royaume-Uni. Mais aborder son vécu n’a longtemps pas été possible. En
Israël, c’est le silence “tant national que personnel” qui prévaut alors au sujet de la Shoah. “C’était un traumatisme à la fois personnel et collectif”, confie-t-elle au Times of Israel.
La
perte de son mari, le travail qu’elle a entrepris avec une spécialiste
des traumatismes, et enfin un premier retour à Auschwitz en 1988 ont été
autant d’étapes qui ont amené Lily Ebert à exprimer sa douleur, à
surmonter le traumatisme et à vouloir partager son vécu. “Depuis,
elle a raconté son histoire un nombre incalculable de fois, que ce soit
au Parlement britannique ou dans des écoles primaires – y compris celles
que fréquentaient ses petits-enfants”, relate le journal..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)
Revenue seule des camps de la mort avec ses deux petits frères, c'est
avec ses yeux d'enfant que Lili revit chaque jour les longs mois de
survie au coeur de la barbarie nazie.
Quand nous sommes revenus,
nous ne pouvions parler à personne de cet enfer, de ces souffrances
quotidiennes, de cette vie de bêtes battues que nous avions menée
pendant près de deux ans dans une inhumanité indigne et impardonnable.
Nous étions traumatisés et nous nous taisions. Et si, par hasard, nous
nous risquions à évoquer ce passé si cruel, on ne nous croyait pas, on
doutait de nos dires, on pensait que nous rajoutions des souffrances. De
n'être pas crus nous vexait terriblement et, pendant longtemps, nous
nous sommes tus. Puis j'ai beaucoup réfléchi : afin que la vie ait un
sens après ce passé ignominieux, il me fallait témoigner pour révéler à
tous, au monde, cette tragédie à nulle autre pareille. " Plus jamais ça
", ont dit tous les déportés au retour des camps, et pourtant...
Lili Keller-Rosenberg, 89 ans, vit à Lille. Elle consacre sa vie à
témoigner auprès de collégiens et de lycéens dans toute la France. Un
collège porte son nom à Halluin (Nord).
Format Broché EAN13 9782259284271 ISBN 978-2-259-28427-1 Éditeur Plon Date de publication 08/04/2021 Nombre de pages 144 Dimensions 18 x 12 cm Poids 152 g Langue : français Prix : 15 €
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"Lili Leignel est née le 15 septembre 1932, à Croix (Nord), dans une famille juive d'origine hongroise. Fille de Joseph Rosenberg et Charlotte Keller, la famille est composée de 3 enfants, Lili, Robert et André. Seconde Guerre mondiale
Jusqu'en 1943, les enfants sont cachés dans différentes familles de Tourcoing (Nord).
Pensant le danger écarté, ils reviennent vivre avec leurs parents. Le , la famille est arrêtée.
De la prison de Loos (Lille) (Nord), ils sont conduits à la Prison de Saint-Gilles de Bruxelles et transférés au Camp de rassemblement de Malines (Belgique).
La famille y est séparée : le père est envoyé à Buchenwald, la mère et ses 3 enfants sont transférés à Ravensbrück et au début de 1945,à Bergen-Belsen.
Libérés par l'armée britannique, le , les 3 enfants sont rapatriés jusqu'à Paris. Les enfants sont pris en charge par leur tante.
Leur mère, atteinte du typhus, intransportable, reste à l'infirmerie du camp. Elle parvient à les rejoindre plus tard dans un préventorium d'Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) où ils sont soignés.
Ils apprendront que leur père a été fusillé en à Buchenwald, quelques jours avant la libération du camp.
"Une rescapée d’Auschwitz
se rappelle l’odeur de la fumée des crématoires, la lutte pour la
survie, le néant de sentiments et ses cauchemars.
Mengele était présent à notre descente du wagon,
mais nous ne savions pas qui était ce bel homme, sympathique à première
vue, entouré de soldats, officiers et gardes SS, chiens. On ne
comprenait pas, mais les prisonniers polonais qui nous aidaient à
descendre du wagon nous ont dit : « Vous allez être sélectionnés. Allez à droite, pas à gauche. Dites que vous voulez travailler. »
On a compris qu’il y avait un danger de ne pas aller au travail, mais
sans savoir encore ce que cela signifiait d’aller à gauche,
c’est-à-dire vers les chambres à gaz, tout de suite. Les prisonniers
polonais ajoutaient, sans autre explication : « Donnez les petits
enfants aux grands-mères et vous, les mères, dites que vous voulez
travailler. Donnez vos enfants à vos parents, n’allez pas avec les
petits. » Il était déchirant de voir les pauvres femmes qui
refusaient de donner leurs enfants, mais on ne savait pas encore que ces
mères, qui ne lâchaient pas leurs petits, allaient avec leurs enfants
vers les chambres à gaz, en l’ignorant." La suite sur esprit.presse.fr
"Il ne reste aujourd’hui qu’une centaine de
survivants des camps d’extermination nazis en France. En Bretagne, Magda
Hollander-Lafon continue à rencontrer les jeunes pour transmettre la
mémoire de la Shoah, le génocide juif.
Elle est un peu fatiguée mais ses yeux pétillent toujours. À 92 ans, Magda Hollander-Lafon continue à transmettre son expérience de rescapée d’Auschwitz. Mardi 3 mars 2020, elle avait rendez-vous avec 80 apprentis de l’Institut de formation par alternance consulaire (Ifac) de Brest. Sept d’entre eux s’étaient déplacés à Rennes pour la rencontrer, les autres suivant sa conférence par visioconférence.
« La déportation, seuls ceux qui l’ont vécue peuvent en parler »,leur a-t-elle confié." La suite sur ouest-france.fr (article payant)
"Jean-Marie Cador, parti de l'Orne pour les pays de l'Est, vit depuis 35 ans en Hongrie. Il était l'invité, le temps d'une soirée publique, du Parti communiste d'Argentan.
Le lundi 9 septembre 2019, Jean-Marie Cador est venu présenter, à Argentan, à la salle Guy-de-Maupassant, les livres écrits sur sa vie en Hongrie lors d’une sympathique réunion organisée par le Parti communiste et clôturée par un goulasch.
Originaire
d’Alençon, Jean-Marie est fils d’instituteur. Né dans une école et
sportif, il est devenu professeur d’éducation physique.
Il raconte : En 1986, j’ai eu envie de m’évader, de prendre l’air et de savoir si la phrase prononcée par Georges Marchais en 1979 avait un sens : « L’économie des pays de l’Est est globalement positive ! » Je me suis alors dirigé vers la Hongrie…" La suite sur actu.fr
Par Pierre Waline
"A peine retombées les fusées du feu d´artifice, au demeurant splendide, donné à Budapest en cette soirée du 20 août qu´un tout autre évènement, bien triste, celui-ci, allait être commémoré: dans la nuit du 20 au 21 août 1968, 200 000 hommes des troupes du Pacte de Varsovie accompagnant 2 000 blindés envahissaient la Tchécoslovaquie, mettant brutalement fin au Printemps de Prague. On connaît la suite avec la destitution de Dubček (convoqué à Moscou) et l´immolation du jeune étudiant Jan Palach (20 ans) qui frappa le monde de stupeur.
Si je rappelle cette date, c´est pour évoquer un souvenir personnel qui s´y rattache. Tout d´abord cette merveilleuse après-midi passée un dimanche de juillet dans une Prague littéralement en fête: foule bon enfant dans des parcs archi-bondés, ambiance détendue et conviviale. Rarement je me serai senti aussi bien. Le Printemps de Prague: oui, on peu le dire! J´étais alors à mille lieues de me douter de la suite.
Me trouvant en Hongrie le mois suivant, en visite chez des amis de Szeged dans le Sud du pays, nous décidâmes de faire ensemble un grand périple dans le Nord-Ouest (Transdanubie)." La suite sur francianyelv.hu
"Un ancien étudiant, Vincent Labrecque, m’avait mis au parfum: «Il y a
un monument à Budapest qui réécrit l’histoire, monument érigé par
Victor Orban. Celui-ci représente la Hongrie en tant que victime du
nazisme, une tentative évidente de la droite de réécrire l’histoire,
similaire à la situation en Pologne. Mais ce qui est beau dans ce
monument, c’est que des gens ordinaires partagent des témoignages et des
photos de ce qui s’est réellement produit ici durant la guerre.»
Certes une bonne idée, me dis-je. Parce que si le populisme et
l’extrême droite se portent aussi bien aujourd’hui, n’est-ce fort
essentiellement en raison de cette nouvelle ère de désinformation, de fake news, et autres propagandes? D’aucuns le croiraient.
C’est cela dit par pur hasard que je tombe sur l’endroit, minuscule
et minimaliste, en question. Ma fille, apprentie cinéaste, filmant tout
ce qu’elle trouve sur son passage, me lance: «Regarde papa, des vieilles
valises. C’est sûrement une commémoration de l’Holocauste.» Encore
bouleversés de notre récente visite à Auschwitz, disons que la simple
vue d’effets personnels du type amène notre esprit à reconstituer le
pire, cette fois à juste titre. Il s’agit effectivement de l’espace
«commémoratif» dont parlait Labrecque." La suite sur journalmetro.com
"Face à la résurgence de l'antisémitisme dans le monde, Edith Eger,
qui a survécu à la Shoah et a vu sa mère emmenée vers la chambre à gaz,
dit plaindre ceux qui "gâchent leur vie" à haïr.
Mme Eger, qui à
91 ans continue à exercer son métier de psychologue et à enseigner,
n'avait que 16 ans quand elle et sa famille ont débarqué dans le camp de
la mort d'Auschwitz où elle a été forcée de danser pour le tristement
célèbre docteur Joseph Mengele.
Lors
d'une interview à l'AFP à Lausanne, où elle a donné une conférence,
elle a confié avoir de la peine pour les victimes des discours de haine,
mais qu'elle était particulièrement attristée par ceux qui sont
consumés par le fanatisme.
On ne devrait "pas gâcher sa vie à haïr", affirme-t-elle." La suite sur euronews.com
Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44
En
1942, à Saint-Boniface, petit village français de la zone libre, se
produit un événement unique, une invasion de citadines. L’arrivée dans
ce village modeste, déjà divisé entre catholiques et protestants,
apporte naturellement d’importantes perturbations. Il en résulte des
situations d’une cocasserie extrême, parfois aussi des drames éclatent. Saint-Boniface et ses habitants
est une satire magistrale de la vie de tous les jours, à une époque
tourmentée, tracassière et cruelle où l’arbitraire des événements a jeté
des ours et des sauterelles dans une même creuset. Les auteurs,
Nathalie et Ladislas Gara, journalistes et traducteurs dans le Paris des
années 1930, sont allés se cacher, après diverses étapes, au coeur de
la montagne ardéchoise et protestante, non loin du plateau du
Chambon-sur Lignon où Camus, au même moment, commence à écrire La Peste. Ils rédigent, depuis leur refuge secret, ce livre nourri de leurs expériences. Publié dès 1946 sous le titre Saint-Boniface et ses juifs,
le livre peut être lu comme un témoignage de première main sur la vie
dans la zone non occupée au cours de l’été 1942. Mais il est d’abord et
surtout un grand roman, un morceau de cette comédie humaine,
grouillante, ridicule, touchante, que les périodes de crise révèlent si
crûment.
Intervenants : Anna Tüskés, Claire Gara-Meljac, Olivia Farkas, André Farkas, Christophe Dauphin
"À 80 ans, Tibor Egervari fait partie des derniers
survivants de l'Holocauste. Mais n'allez pas trop vite lui agiter cette
étiquette sous le nez : il refuse qu'on le réduise à ce pan sombre de
son histoire. Il préfère de loin aborder la question sous un angle plus
historique que victimaire, pour comprendre comment cela a pu arriver.
Un texte d’André Dalencour pour Les malins
Tibor
Egervari a vu le jour en Hongrie, en 1938, dans une famille juive. Il
affirme que ces derniers étaient tout à fait assimilés et qu’ils ne
parlaient que le hongrois chez eux.
Pourtant, bien qu’il était
encore enfant lors de la Seconde Guerre mondiale, le Gatinois d'adoption
a su très tôt ce qu’était l'antisémitisme, une idéologie très répandue
en Europe à l’époque, rappelle-t-il." La suite sur ici.radio-canada.ca
"Pour lui, la
guerre a commencé le 23 février 1943 en Ukraine et a fini le 8 mai en
Autriche. Il a traversé la moitié de l'Europe en risquant chaque jour sa
vie pour libérer le monde du nazisme. Agé de 93 ans, Vladimir Dolgachev
raconte à Sputnik son parcours de guerre et ses souvenirs de la Grande
Victoire.
La
guerre aura duré 435 jours et nuits pour Vladimir Dolgachev, qui est
entré sous les drapeaux à l'âge de 17 ans, le 23 février 1943, dans les
rangs du Deuxième front ukrainien. Il a appris la nouvelle de la
capitulation du Troisième Reich en Autriche le 8 mai toujours sous une
pluie d'obus allemands. Dans une interview accordée à Sputnik, l'ancien
lieutenant d'artillerie évoque ces jours lointains comme si c'était
hier." La suite sur sputniknews.com
À 16 ans, Edith Eger est déportée à Auschwitz avec sa famille. Repérée
par Joseph Mengele, elle est choisie pour rejoindre la troupe de
danseuse du camp. Elle survivra et réussira avec le temps à transformer
le choc de l’horreur en formidable énergie de vie au service des
traumatisés de l’existence : soldats en plein chaos, femmes battues ou
violées, enfants en profonde souffrance. La vie du Dr Eger est une
succession de choix pour s’échapper de son passé. Elle s’installe aux
États-Unis en 1947, suit des études de psychologie pour comprendre le
moteur de sa survie et celui des monstres qu’elle a fréquentés, choisit
de donner la vie alors que les médecins le lui interdisent, s’occupe de
grands blessés de la vie pour leur insuffler l’extraordinaire énergie
et volonté qu’elle s’est forgée. Comment aider ses patients à faire
le choix de la vie, de la reconstruction, c’est tout l’enjeu de la
mission que le Dr Eger s’est donnée et qu’elle restitue dans cet ouvrage
à partir de nombreux témoignages profondément émouvants de patients
qu’elle a soignés et pour certains sauvés. « Le Choix est une
extraordinaire chronique de l’héroïsme et de la guérison, de la
résilience et de la compassion, de la survie dans la dignité, de force
mentale et de courage moral. Nous avons tous quelque chose à apprendre
des cas exemplaires traités par le Dr Eger et de son histoire
personnelle si bouleversante. Chacun pourra y puiser une source de
guérison dans sa propre existence. » Pr Philip Zimbardo, Université de Stanford
France, documentaire, 80 mn, autoproduction, 2016.
D’anciens enfants cachés livrent leurs souvenirs devant la caméra. À tour de rôle, les témoins, Georges Loinger, Liliane Klein-Lieber, Frida Wattenberg,
de l’oeuvre de Secours aux Enfants et des Éclaireurs et Éclaireuses
Israélites de France, confient leurs rêves et leurs déceptions. En toute
simplicité, des histoires se dessinent, bouleversantes et drôles par
instants, de ces années tragiques.
En présence du réalisateur Andras Solymos Schlamadinger, Jacinta, chanteuse, et des témoins.
par Philippe Gustin
"Quand j’ai commencé à comprendre le hongrois, j’écoutais attentivement mes voisins dans les transports en commun ou mes étudiants lors des pauses et je m’amusais à compter le nombre de fois où ils prononçaient le mot « pénz » qui signifie argent.
Le changement de régime s’accompagna en effet de bouleversements
phénoménaux. Le premier d’entre eux eut des conséquences redoutables sur
la vie courante des gens : il s’agit de l’inflation galopante qui régna
en Hongrie durant les années 1990 pour atteindre un rythme annuel
avoisinant les 40%. Les prix – y compris ceux des produits de première
nécessité – augmentaient jour après jour alors même que le chômage
faisait des ravages et que les salaires de ceux qui avaient un travail
ne suivaient pas. Les Tziganes et les personnes âgées étaient les
premières victimes de cette inflation et, chose impensable sous l’ancien
régime, on vit apparaître dans les rues de Budapest des mendiants ou
des stands de soupe populaire." La suite sur hu-lala.org
Par Philippe Gustin "Au début de mon séjour à Budapest et alors que mon hongrois était encore hésitant, j’avais appris une petite phrase sacramentelle que je répétais aux vendeuses du marché qui s’évertuaient à me parler en allemand : « Francia vagyok. Nem beszélek németül. Kérem mondja még egyszer lassan magyarul és talán meg fogom érteni » (« Je suis français. Je ne parle pas allemand. Répétez je vous prie lentement en hongrois et je pourrai peut-être comprendre »). Dans la Hongrie de 1988, l’allemand était encore la langue véhiculaire parlée par les vieilles personnes, l’intelligentsia et les Hongrois qui étaient en contact pour des raisons professionnelles avec des étrangers comme les vendeurs du marché ou le personnel des hôtels de Budapest ou du Balaton. Le NDK Zentrum, institut de l’Allemagne de l’Est occupait ainsi un immeuble stratégique à la sortie du métro Deák tér. La minorité allemande était très présente pour défendre ses intérêts et le Budapester Zeitung était un des rares journaux publié en langue étrangère à Budapest." La suite sur hu-lala.org
Par Pierre Waline "Ceux qui auront eu l’audace ou l’inconscience de sillonner les routes hongroises sur la fin des années soixante et dans les années soixante-dix ne peuvent oublier les délicieuses émotions que, tout comme moi, ils auront sans nul doute ressenties. Tout d’abord, ma terreur face à ces imposantes limousines noires officielles, dont le matricule commençait par les lettres « Á » ou, pire, « B ». La lettre « Á » désignant « Állami », c’est-à-dire « Domaine, État », la lettre B désignant quant à elle le ministère de l’Intérieur (Belügy Minisztérium), ces dernières étant les plus redoutables. Il s’agissait d’énormes berlines noires de taille impressionnante, mais de vrais veaux. De fabrication soviétique, à savoir la Volga (2 500 cm3) et surtout la Tchaïka – qui signifie « mouette » en russe, allez savoir pourquoi ! -avec ses 5 500 cm3 et 5,6 mètres de longueur. En quelque sorte, les Cadillac de l’Est, toutes proportions gardées." La suite sur hu-lala.org
Association laïque qui a pour but de réunir les personnes intéressées par la Hongrie, qu’elles en soient originaires ou non, quelles que soient leurs opinions philosophiques, politiques ou religieuses. Elle a aussi pour but de permettre leur rencontre à Paris, l’échange d’informations, le partage des cultures, la conversation magyare et toutes autres activités communes.
Contact :
mardishongrois(AT)hotmail.com
Suivez nous sur Bluesky : @mardishongrois.bsky.social
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Petite précision nécessaire compte tenu de demandes récurrentes qui nous parviennent.
L'association des Mardis hongrois se veut laïque, ouverte à tous, mais se refusant à relayer ou favoriser quelque prosélytisme religieux, mystique, sectaire, philosophique ou politique que ce soit. Par conséquent toute demande visant à faire de la publicité à des évènements de ce type ou utilisant de tels supports sera automatiquement rejetée sans autre justification.
Calendrier des soirées des Mardis hongrois de Paris
- mardi 18 août 2026 à partir de 19 h 00
- mardi 1er septembre 2026
- mardi 15 septembre 2026 - 23ème anniversaire des Mardis hongrois de Paris
- mardi 29 septembre 2026
- mardi 13 octobre 2026
- mardi 27 octobre 2026
- mardi 10 novembre 2026
- mardi 24 novembre 2026
- mardi 8 décembre 2026
Un mardi sur deuxà partir de 20hau café Le Zimmer, 1, place du Châtelet 75001 Paris Métro - Châtelet Párizsi magyar találkozó minden második kedden este 8 órakor kezdődik. Helyszin :Zimmer kávéházban, 1, place du Châtelet Métro Châtelet ************
Les Mardis hongrois sur France 2 émission Télématin