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dimanche 3 octobre 2021

Hongrie : le grand bond en arrière

"Sous le régime de Viktor Orban, porter un sac aux couleurs LGBT devient un acte de résistance. Au pouvoir depuis plus de dix ans, le Premier ministre s’est employé à façonner la société à l’aune de ses valeurs conservatrices, nationalistes et antieuropéennes. Pourtant, nombre de ceux qui votent pour lui le font sans enthousiasme. Y compris dans son bastion le plus fidèle, Debrecen, où Paris Match s’est rendu avant la visite du Pape. 

Comment un pays entre-t-il dans l’ombre ? Il faut quitter Budapest, ses bars à la mode, son maire écolo, pour rencontrer ceux qui soutiennent Viktor Orban, applaudissent à ses lois liberticides en dépit des admonestations de l’Union européenne. La Commission a annoncé, le 15 juillet, avoir lancé des procédures d’infraction contre la Hongrie à propos de la loi interdisant la « promotion de l’homosexualité auprès des mineurs ». Dans ce pays de 10 millions d’âmes, le film « Billy Elliot », de Stephen Daldry, ne peut plus être diffusé à la télé et « La confusion des sentiments », de Stefan Zweig, est considéré comme un livre dangereux." La suite sur parismatch.com (article payant)

samedi 5 avril 2014

Revoir Tibor Fabian à Budapest, de Pétain à Orbán

"Partir pour Mediapart en reportage à Budapest (le résultat est à lire ici), c’était aussi tenter de revoir Tibor Fabian. Cet homme, dans mon souvenir, était urbain et impressionnant : nomenklaturiste honnête, idéaliste mais habile, ouvert sur le monde, charmeur et persuasif, généreux. Né en France, en 1930, de parents immigrés communistes hongrois – père juif, mère catholique –, Tibor Fabian était parti à Budapest, fin 1947, construire le socialisme avec sa famille.
Il avait un don pour les langues et en maîtrisait sept : le français comme langue maternelle, l’anglais et l’allemand appris au lycée Chaptal à Paris, le hongrois et le russe appris dès son arrivée à Budapest, plus l’italien et l’espagnol appris à ses moments perdus. Cela lui avait permis d’entamer une carrière de diplomate." La suite sur blogs.mediapart.fr

vendredi 26 octobre 2012

Joëlle Stolz : Hongrie L'apprentie sorcière du nationalisme

Où va la Hongrie ? Celle que construit à marche forcée, depuis avril 2010, le nationaliste conservateur Viktor Orban, appuyé sur une majorité des deux tiers, peut-elle devenir un modèle pour une Union européenne en crise, ou au contraire l'un des germes les plus virulents de sa dissolution ?
Longtemps considérée comme la plus riante des « démocraties d'Europe de l'Est », ce pays avait donné l'exemple d'une transition pacifique vers le postcommunisme. Très vite, trop vite, il a ouvert son économie aux forces du marché, en espérant qu'elles lui apporteraient progrès et prospérité.
Son intégration dans l'Union européenne, en 2004, était censée lui permettre de surmonter l'immense frustration engendrée par le traité de Trianon, en 1920, qui avait ôté à une nation millénaire plus des deux tiers de son territoire, et trois millions et demi d'habitants de culture magyare.
Mais aucune de ces questions inscrites au fer rouge dans la psyché hongroise n'a été résolue. Elles ressurgissent à la faveur de la « révolution » menée par M. Orban, jadis enfant prodige de la démocratisation, décidé à ne pas laisser revenir au pouvoir ses adversaires de gauche, quitte à verrouiller l'alternance et à utiliser des moyens peu orthodoxes pour remplir les caisses de l'État.
La droite au pouvoir reprend ainsi des pans entiers du programme du parti d'extrême droite Jobbik, qu'elle prétend endiguer. La préférence nationale économique, le contrôle accru des médias, le culte d'un passé mythifié, la chasse aux pauvres et la tolérance envers l'antisémitisme sont devenus des traits marquants de la politique hongroise.
À Bruxelles comme à Washington, on s'inquiète de cette dérive, d'autant plus dangereuse qu'elle intervient sur fond de crise de l'euro et de la construction communautaire. Car la Hongrie reste, pour le meilleur et pour le pire, un aiguillon au flanc de l'Europe, un sulfureux laboratoire du nationalisme.

Hongrie
L'apprentie sorcière du nationalisme

de Joëlle STOLZ
Préface de Thomas Schreiber
Éditions du Cygne
ISBN : 978-2-84924-291-9
14 x 21 cm
206 pages
19,00 €

dimanche 23 janvier 2011

Présentation du livre d'Alain Guillemoles - Sur les traces du Yiddishland - Un pays sans frontières


Soirée des Mardis hongrois de Paris
le 25 janvier 2011 à partir de 20 heures
Brasserie Flam's, 62, rue des Lombards 75001 Paris


Sophie Kepes, écrivain, traductrice
et les Mardis hongrois de Paris
vous invitent à la Présentation du livre
"Sur les traces du Yiddishland - Un pays sans frontières"

en présence de l'auteur, Alain Guillemoles, journaliste au quotidien La Croix, spécialiste de l’Europe centrale et de l’ex-URSS. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont, aux éditions Les petits matins, Même la neige était orange. La révolution ukrainienne (2005) et Gazprom, le nouvel empire (2008), avec Alla Lazareva,

et la participation de Maryla Laurent-Zielinska qui est actuellement titulaire de la chaire de langue et littérature polonaises à l’Université Charles de Gaulle-Lille 3 et expert auprès de la commission de la culture du Conseil de l’Europe. En marge de son travail d’enseignante et de chercheuse, elle a une importante activité de traductrice.

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En quelques mots
L'auteur parcourt l'Europe centrale à la recherche du Yiddishland perdu. Il raconte ce qu'il reste des communautés juives et comment l'on s'y souvient de leur âge d'or, avant la Seconde Guerre mondiale.

Le livre
On l’appelait le Yiddishland. Au centre de l’Europe, à cheval sur la Pologne, la Lituanie, l’Ukraine, la Roumanie et la Hongrie, ce continent n’ayant ni centre ni vrais contours était peuplé de plus de onze millions de Juifs.
Avant la Seconde Guerre mondiale, ils formaient des minorités importantes et bien établies. Puis ce continent à disparu, comme l’Atlantide. Aujourd’hui, que reste-t-il des communautés juives dans ces pays ? Comment y conserve-t-on le souvenir de leur présence ? Quel regard porte-t-on sur leur disparition ? Si des résidus d’antisémitisme subsistent, on ressent aussi de la nostalgie, de la curiosité et même une certaine idéalisation de ce passé. Ce livre est le récit d’un voyage sur les routes du Yiddishland d’aujourd’hui, à la recherche de ce qu’il en reste et de ceux qui tentent de le faire renaître ou, tout au moins, d’en perpétuer la mémoire.

« Ce livre est une tentative de cheminer sur des routes à demi-effacées. Il est une collection de fragments, d’impressions, de traces arrachées au néant. » L'auteur a ainsi enquêté à travers la Lituanie, la Pologne, en passant par l'Ukraine ou la France, à la recherche des vestiges de cette civilisation.

Le texte est illustré par une centaine d'images prises pas l’auteur.

Contact
Les Petits matins : Macha Dvinina • 01 43 48 77 27 • macha@lespetitsmatins.com
31, rue Faidherbe • 75011 Paris • www.lespetitsmatins.fr