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mercredi 24 juin 2026

« L’État hongrois a transformé ses propres citoyens en complices »

"Spoliations, retours, communisme : entretien avec Gábor T. Szántó sur les lendemains de la Shoah en Hongrie.

Écrivain, essayiste et rédacteur en chef de la revue juive hongroise Szombat, Gábor T. Szántó explore depuis plusieurs décennies les héritages de la Shoah, les métamorphoses de l’identité juive en Europe centrale et les zones d’ombre de l’histoire hongroise contemporaine. En 2024, il faisait paraître '1945 and Other Stories', recueil de nouvelles consacré aux lendemains de la catastrophe, au sujet duquel il s’entretient ici pour K. avec Liam Hoare. De la réapparition des survivants dans une Hongrie qui les croyait disparus aux ambiguïtés du rapport des Juifs au communisme, Szántó revient sur l’histoire souvent négligée de l’après-Shoah en Hongrie. 

Liam Hoare : Votre livre, 1945 and Other Stories, s’ouvre sur la période qui suit immédiatement la Seconde Guerre mondiale : les fuites, les expulsions, les déplacements de populations, et ce qu’ils ont représenté pour ceux qui les ont vécus, notamment pour les Juifs de retour des camps. Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce sujet pour en faire une matière littéraire ? " La suite sur k-larevue.com

samedi 16 mai 2026

« L’ivresse de la violence » de Zoltán Gábor


"Une brume matinale, fine et glacée, nimbe Budapest d’un linceul vaporeux. Tel un esprit évanescent, elle voile les vallées de Buda et le château lointain, estompant les contours de la cité dans une blancheur spectrale. Budapest, en cette fin d’hiver, est une ville de cristal : le givre étreint ses pierres, le brouillard enchaîne ses rives, tandis qu’un vent tranchant balaie les quais du Danube, fleuve puissant et mélancolique. Il est beau, certes, de s’y promener, mais il convient de s’en vêtir lourdement, comme pour se protéger du poids de l’histoire.
Au fil de la matinée, le vent dissipe les derniers voiles et un soleil
« édenté », piquant, vient illuminer ce joyau danubien et ses ponts superbes. Budapest possède une beauté magique, ancrée au cœur de la Pannonie. Impossible de résister à son charme cosmopolite, à sa culture foisonnante, à la singularité de son peuple magyar, dont la langue musicale et lointaine en fait une île linguistique au milieu des Slaves. Cette petite contrée, jadis pilier de la double monarchie austro-hongroise, est un condensé de contradictions et de contrastes." La suite sur chiensurlalune.fr

vendredi 1 mai 2026

La Promenade raconte mémoire survie et dignité après Auschwitz


"Maria Foldes, La Promenade, Traduit du hongrois (Transylvanie) par Catherine Fay. Préface d’Agnes Foldes Lev. Éditions des Syrtes, 06/03/2026, 168 pages, 17€.

Mai 1960, Cluj. Une femme franchit la grande porte de fer du service de psychiatrie et reçoit une étrange consigne médicale : marcher, longuement, avant de regagner son logement. Sur quelques rues de Transylvanie communiste s’engouffre alors la moitié d’un siècle européen, l’enfance dorée d’Arad, les religieuses françaises, Auschwitz, Plaszow, l’inflation roumaine d’après-guerre. Cinquante-deux ans après sa parution à Bucarest, le roman de Maria Foldes (1925-1976) arrive en Français dans la traduction de Catherine Fay.

Le dispositif tient à un seul fil. Une promenade thérapeutique, prescrite par « Yeux-Bleus », la psychiatre aux iris pâles à qui la narratrice doit la vie. Tout le reste appartient au flux. Remous de la conscience aux carrefours, surgissement d’un visage entrevu : la voix de la mère revient toujours (« L’enfant ! Mon Dieu ! L’enfant ! ») dès qu’un signe de maternité, de peur ou de mort enfantine traverse la promenade. Agnes Foldes Lev, fille de l’écrivaine, signe une préface où elle situe la justesse du procédé : « la maladie n’est qu’une licence poétique, une occasion d’édifier une forme bien ordonnée des pensées et des sentiments ». Hantée toute sa vie par la question de la mort et de la survie, Maria Foldes trouve ici le cadre exact d’une parole longtemps tenue par la peur. Chaque rue de Cluj ouvre un tiroir ; chaque visage convoque un fantôme de Silésie ou une silhouette d’Arad. Le roman avance par cellules de mémoire, et l’on comprend vite que cette apparente absence de plan tient à une dramaturge confirmée." La suite sur marenostrum.pm

dimanche 22 mars 2026

Judith Elkan - Un siècle et une Légion d’honneur


"Le lendemain de son 100e anniversaire, Judith Elkan, rescapée de la Shoah, veuve de Lucien Hervé, photographe français d’origine hongroise, a reçu les insignes du chevalier de la Légion d’honneur des mains d’Agnès Troublé dite agnès b., styliste, galeriste, collectionneur d’art, mécène et amie fidèle de la famille Hervé à la fondation Le Corbusier à Paris. 

Regarder Judith, c’est contempler un siècle d’histoire, de courage et de lumière. Née Judith Molnár le 15 Mars 1926, à Oradea (Transylvanie), son destin a basculé à 18 ans, au lendemain de son baccalauréat, quand l’innocence a été fauchée par la déportation.

Elle avait connu l’horreur d'Auschwitz, puis le camp de travail de Zittau. Mais dans ce « Nulle part » — pour reprendre le titre de son récit si puissant — elle avait réussi l’impossible : rester avec sa mère, se soutenir, survivre ensemble. De ce gouffre où elle avait perdu son père et presque toute sa famille, elle n'avait pas rapporté de la haine, mais une exigence de vie." La suite sur jfb.hu

dimanche 15 mars 2026

Laszlo Nemes, réalisateur d’« Orphelin » : « Il y a un traumatisme intergénérationnel dont je suis l’héritier »

"Le cinéaste hongrois s’est inspiré de l’histoire de son propre père, élevé avec l’idée d’un père juif mort en déportation, et qui a découvert, à 12 ans, l’identité réelle de son géniteur. 

Né en 1977 à Budapest, passé par l’institut d’études politiques de Paris et par la Tisch School of the Arts de l’université de New York, le Hongrois Laszlo Nemes signe son troisième long-métrage, Orphelin. L’histoire d’un jeune adolescent qui vit dans la mémoire d’un père mort en déportation, mais auquel sa mère apprend tardivement que son vrai père n’est pas juif. A l’instar de ses deux films précédents, Le Fils de Saul (2015) et Sunset (2018) – et en attendant le prochain, consacré à la figure de Jean Moulin –, son nouvel opus sonde des histoires de filiations tragiques et de survies miraculeuses dans un univers travaillé par la mort. Dans l’esprit du cinéaste Béla Tarr (1955-2026), poète enténébré de l’apocalypse hongroise, Laszlo Nemes ne cesse d’exposer notre monde au rayonnement funèbre de l’extermination des juifs d’Europe.

Il semblerait que l’histoire à peine croyable que raconte ce film soit d’inspiration autobiographique. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Quand j’étais enfant, assez tôt, ma grand-mère m’a révélé que mon père avait dû changer de nom quand il a eu 12 ans. Il croyait jusqu’alors que son père était mort dans la Shoah, et il a découvert que son vrai père était l’homme qui avait caché sa mère pendant la guerre. Évidemment, cela a été un énorme choc pour moi. C’est quelque chose qui a façonné toute ma famille depuis la guerre. Mon père disait ainsi qu’il devait sa vie à Auschwitz ! Phrase difficile à digérer, quand on y pense. Mon père porte en lui les contradictions les plus extrêmes du XXe siècle. Donc, comme héritage, c’est pas..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

«L’ivresse de la violence»: la mémoire vive des Hongrois


"Depuis 2005, à Budapest, sur les bords du Danube, on peut buter sur une série de chaussures en bronze. Un mémorial qui rappelle les milliers de victimes — surtout juives — assassinées par les miliciens des Croix-Fléchées pendant leur court règne de terreur à l’hiver 1944-1945.

Pris en étau entre les nazis et l’Armée rouge, le gouvernement hongrois en déroute avait cédé le pouvoir à ce parti politique « hungariste », fasciste, proallemand et férocement antisémite.

L’ivresse de la violence, troisième roman, troublant, de Gábor Zoltán, écrivain hongrois né en 1960, immerge les lecteurs dans la violence commise par les gens « normaux » qui ont participé à ces exactions." La suite sur ledevoir.com

vendredi 13 mars 2026

László Nemes, réalisateur d’“Orphelin” : “L’histoire de la Hongrie me colle à la peau”

"Le réalisateur hongrois présente son nouveau film, en salles, dans lequel il raconte un épisode vécu par son père dans la Hongrie soviétique. L’occasion d’évoquer son enfance, sa vision du cinéma, mais aussi la judéité et l’antisémitisme.
Il y a onze ans, Le Fils de Saul repartait de Cannes avec un Grand Prix avant de recevoir l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Le succès de ce long métrage sur la Shoah ne semble pas avoir changé son réalisateur László Nemes, resté fidèle à son thème de prédilection, celui d’une Hongrie rongée par la violence et l’antisémitisme. Avec Orphelin (en salles depuis le 11 mars), il plonge dans le Budapest des années 1950, sous le joug d’un socialisme totalitaire, à travers le regard d’un enfant juif découvrant que son père n’est pas un héros des camps de concentration, mais un homme froid et tyrannique. Rencontre avec un cinéaste exigeant.

Orphelin est votre troisième film sur l’histoire..." La suite sur telerama.fr (article payant)

jeudi 12 mars 2026

« Orphelin » : Grégory Gadebois dans le Budapest de l’après-guerre et de l’après-révolution

"En 1957, un jeune garçon juif vit dans le souvenir d’un père déporté et s’en voit présenter un autre, dans une ville hantée par les fantômes. Exercice de mise en scène à la fois brillant et asphyxiant. En salles ce mercredi.

Nous sommes à Budapest, en 1957, un an après l’écrasement de la révolution contre le pouvoir communiste, et la ville, en apnée, semble peuplée de fantômes. Andor, jeune Juif, vit avec sa mère Klara, mais survit surtout avec le souvenir d’un père déporté pendant la Seconde Guerre mondiale et dont il se dit qu’il n’a pas survécu. Ce à quoi le garçon ne peut se résoudre, masquant son déni derrière une rage de chaque instant." La suite sur lavoixdunord.fr

vendredi 6 mars 2026

László Nemes, filmer l'histoire de Budapest à Auschwitz

Le cinéaste hongrois László Nemes. - © Szabolcs Barakonyi

Avec László Nemes, réalisateur et scénariste hongrois

Le cinéaste László Nemes filme l’histoire de l’Europe centrale, des premières secousses de l’Empire austro-hongrois au centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau. Dans "Orphelin", il interroge les liens filiaux et les retentissements de la Shoah pendant les années de dictature communiste en Hongrie.

Né à Budapest en 1977, László Nemes a grandi entre la Hongrie et la France. Dans ses films, l’histoire de l’Europe centrale est omniprésente et s’entremêle aux quêtes familiales. Son premier long métrage, Le Fils de Saul (2015), porte la Shoah à l’écran sans exhibitionnisme ni sensationnalisme. László Nemes y met en scène Saul Ausländer, membre du Sonderkommando du camp d'Auschwitz-Birkenau, chargé d’accompagner les déportés vers les chambres à gaz puis de nettoyer les lieux. Au-delà de la violence des camps de mise à mort, László Nemes met en scène une quête d’humanité. Saul Ausländer cherche à offrir un enterrement selon le rite funéraire de la loi juive à celui qu’il a identifié comme son fils. Le travail de László Nemes trouve ses racines dans les textes écrits clandestinement par les Sonderkommandos d’Auschwitz. Aussi appelés "rouleaux d’Auschwitz", ces écrits ont été publiés en France en 2005 par le Mémorial de la Shoah dans Des voix sous la cendre. Manuscrits des Sonderkommandos d'Auschwitz-Birkenau.

Après avoir porté à l’écran la Budapest de la Belle Époque dans Sunset (2018), László Nemes offre dans Orphelin (2026) une image de la capitale hongroise en 1957. Le réalisateur met en scène un pays sous surveillance communiste, aux lendemains de la répression de la révolution populaire de 1956 et aborde la question de la filiation à travers un scénario inspiré de l’histoire de son père. Dans Orphelin, le jeune Andor vit avec sa mère Klara. Son père, Hirsch, a été déporté pendant la Shoah et n’est pas revenu des camps. Pourtant, un jour, un homme ayant caché Klara pendant la guerre affirme être le père biologique d’Andor. Andor s’accroche alors au fantôme martyr de son père et à un livre de prière. Ce livre porte le nom de Hirsch et l’adresse d’une synagogue dans laquelle se rendaient ses parents, mais dont il ne sait déchiffrer les caractères hébraïques. À travers cette double-filiation paternelle, László Nemes interroge la Shoah au-delà de l’expérience immédiate des camps et dépeint, en filigrane de la surveillance communiste, les retentissements intimes du génocide et la transmission troublée du judaïsme."

La suite et à écouter (59 min) sur radiofrance.fr

mardi 3 mars 2026

Un chef-d’œuvre oublié d’une survivante d’Auschwitz enfin publié en France


"Le 6 mars paraîtra aux éditions des Syrtes La Promenade de Mária Földes, « une véritable découverte littéraire », traduit du hongrois (Transylvanie) par Catherine Fay. Un roman autobiographique publié en 1974, écrit par une autrice de langue hongroise en Roumanie, survivante de la Shoah, oubliée ensuite par les vagues de l’histoire.

Il s’agit d’une promenade sinueuse dans les « plis » de la mémoire, elle y interroge la culpabilité et la responsabilité éthique de la survie. Mais le destin du livre est tout aussi sinueux que la promenade de son héroïne. Paru en hongrois en 1974, puis en hébreux en 1978, il n’a été traduit en roumain qu’en 2024, soit cinquante ans après sa première édition.

Mária (Smilovits) Földes est née en Transylvanie (Roumanie) en 1925 ; en 1944 elle est déportée par les nazis, passe par Auschwitz, Cracovie et Langenbielau, mais elle survit et retourne en 1945, à Cluj.

Si le livre a pu connaître une deuxième vie, c’est grâce à l’énergie infatigable de Ágnes Lev, la fille de l’écrivaine, qui signe la préface de la traduction française. L’occasion pour elle de mieux nous la faire connaître dans un dialogue avec Olimpia Verger, l’éditrice des éditions des Syrtes." La suite sur actualitte.com

dimanche 1 février 2026

Entretien "Judapest": exécutions au bord du Danube


La Shoah en Hongrie

Gabor Zoltan, écrivain
Iannis Roder, historien
Thomas Sulmon, traducteur

samedi 6 décembre 2025

Un Renoir confisqué pendant la Shoah vendu 303 312 euros aux enchères à Paris

"Le tableau appartenait au marchand d'art Alfred Weinberger, Hongrois établi à Paris dans les années 1920.

Un tableau de Renoir représentant une « Laveuse », dont un marchand d’art juif avait été spolié pendant la Seconde Guerre mondiale et qui avait été restitué à ses héritiers, a été vendu vendredi 303 312 euros frais inclus aux enchères à l’Hôtel Drouot à Paris, a annoncé la maison de ventes à l’AFP.

La toile était estimée entre 220 000 et 300 000 euros, et s’était vendue 332 000 euros lors de précédentes enchères dans la même maison en 2023.

Cette petite « Laveuse » de 30×35 cm, peinte par Auguste Renoir autour de 1916, représente trois silhouettes de femmes faites de touches colorées, devant une étendue d’eau, dans un décor bigarré." La suite sur timesofisrael.com

lundi 15 septembre 2025

Le goût de la salade sucrée Hugo Fonyo, je crie ton nom ! par Muriel Klein-Zolty

 

Résumé

Quand j’ai fait part à ma mère de mon projet d’écrire un livre sur Hugo, son visage exprima une intense émotion. Sans un mot, elle approcha une échelle de l’armoire de sa chambre à coucher et se mit à grimper. Elle resta un long moment, comme suspendue en l’air, avant de redescendre avec un dossier brun, rempli de documents. « Ils t’appartiennent, murmura-t-elle. Mon père les a apportés de Hongrie dans ses pérégrinations, sur les routes de l’exil ». J’étais frappée par l’étrange similitude du sort réservé aux souvenirs, relégués dans l’antre sombre, et celui de ces papiers, conservés au fond d’une armoire.

Muriel Klein-Zolty part sur les traces de son grand-père Hugo Fonyo, juif hongrois réfugié en France, disparu dans la Shoah. De Budapest, jusqu’en Alsace, en passant par Vienne et Paris, elle le fait surgir du néant et du silence. Entre reconstitution historique et quête impossible, elle raconte l’Europe de la première moitié du XXème siècle, ses cafés, ses théâtres et ses révolutions. C’est à Drancy, au seuil de l’innommable qu’elle abandonne son personnage. Dans cette recherche, elle l’a voulu vivant.
Docteur en sociologie, Muriel Klein-Zolty a enseigné la philosophie puis est devenue écrivain public-biographe. Elle est l’auteur d’ouvrages consacrés à la mémoire collective. 
Date de parution 17/11/2024
Editeur Ampelos
Collection Temoigner
Nombre de pages 132 

mercredi 6 août 2025

113e anniversaire de Raoul Wallenberg: le mystère reste entier

"Raoul Wallenberg aurait eu 113 ans ce 4 août et le mystère autour de la disparition de ce Juste parmi les Nations reste entier.

Né le 4 août 1912 à Lidingö, près de Stockholm, Raoul Wallenberg aurait eu aujourd’hui 113 ans. Diplomate suédois en poste à Budapest pendant la Seconde Guerre mondiale, il sauva des dizaines de milliers de Juifs hongrois de la déportation et de l'extermination. En janvier 1945, il fut arrêté par les forces soviétiques – et disparut jamais. À ce jour, le lieu de sa sépulture reste inconnu, et son destin demeure l’une des grandes énigmes du XXe siècle.

Issu d’une famille suédoise protestante aisée et influente, active dans la banque, la diplomatie et l’industrie, Wallenberg fut élevé par son grand-père maternel après la mort prématurée de son père. Humaniste convaincu, il fut confronté très tôt à la souffrance des réfugiés juifs lors de ses missions professionnelles, notamment en Afrique du Sud, à Haïfa et en Europe occupée.

En 1944, après que l’Allemagne nazie envahit la Hongrie, la situation des juifs hongrois se détériora brutalement : en quelques semaines, 400000 d’entre eux furent déportés à Auschwitz. Face à l’urgence, les États-Unis et la Suède mirent sur pied une mission spéciale de sauvetage. À la demande du diplomate suédois Per Anger et du financier juif Koloman Lauer, Raoul Wallenberg fut nommé à la tête de cette mission." La suite sur israj.media-j.com

samedi 19 juillet 2025

De la Seconde Guerre mondiale à aujourd’hui : les relations helvético-hongroises

"Sous un soleil radieux, l'ambassade de Suisse à Budapest a célébré, le jeudi 12 juin, les liens profonds et durables qui unissent la Suisse et la Hongrie lors d'un pique-nique convivial.

Cet événement a marqué l'apogée de l'exposition et du programme public « Traces suisses à Budapest » par un concours qui permettait de remporter un voyage en Suisse.

Cette initiative fut conçue pour révéler au grand public l'empreinte helvétique dans les rues de la capitale hongroise à travers la photographie, l'exploration interactive et des promenades guidées.

Le maire de Budapest a profité de l'occasion pour exprimer sa gratitude envers la contribution des entrepreneurs suisses en Hongrie, partageant l'ambition de longue date de son pays de devenir la "Suisse de l'Europe centrale"." La suite sur jfb.hu

mardi 17 juin 2025

Interview avec Susan Rubin Suleiman

"Le 16 mai 2025 le JFB a eu l’opportunité d’interviewer Susan Rubin Suleiman, écrivaine et professeure émérite de littérature française à l’Université Harvard aux Etats-Unis, d’origine hongroise et naturalisée américaine. Susan Rubin Suleiman est venue présenter son livre le plus récent intitulé István Szabó: Filmmaker of Existential Choices, sorti en janvier 2024, à la Central European University de Budapest.  Découvrez l’interview du JFB.

JFB : Bonjour Susan. Vous êtes revenue à Budapest, pas pour la première fois mais après quelques années d’absence. Vous avez quitté la Hongrie enfant avec vos parents et vous avez eu une carrière universitaire remarquable aux États Unis, ce qui n’est pas évident et vous vous êtes spécialisée dans la littérature française. Vous avez publié en 2023 le roman de votre vie, Daughter of History, qui vient d’être traduit en hongrois : “Une Fille de l’Histoire, de Budapest jusqu’aux Etats-Unis”. Vous vouliez dans ce livre mettre en avant la question suivante: “Comment réussir malgré tous les problèmes que posent l’immigration ?”  

Susan Rubin Suleiman : Aux États Unis ce livre n’est pas vendu comme roman mais comme « memoir », c’est un genre qui n’est pas reconnu en Hongrie ni en France. En France et en Hongrie on connaît les romans autobiographiques mais cela me dérange d’utiliser ce terme car ce n’est pas une fiction mais un récit basé sur ma vie de petite fille à Budapest et puis d’adolescente en Amérique Mes premiers souvenirs remontent à 1944, à l’entrée de l’armée allemande en Hongrie lorsque j’avais 4 ans.

JFB : Comment avez-vous survécu ?" La suite sur jfb.hu

mardi 13 mai 2025

Une Marche des vivants à Budapest en hommage aux victime de l'Holocauste et du 7 Octobre

"Si nous ne sommes pas vigilants, les sociétés peuvent devenir non pas des boucliers contre la haine, mais ses propagateurs", a déclaré Andor Grósz, président de la Fédération des communautés juives de Hongrie.

Une marche pour ne jamais oublier les victimes de l'Holocauste. A Budapest, la Marche des vivants a débuté au monument "Chaussures au bord du Danube"... Une commémoration organisée pour rendre hommage à tous ceux qui sont morts dans les camps de concentrations et un engagement en faveur de la dignité humaine." La suite sur euronews.com

jeudi 17 avril 2025

Hongrie : journée de commémoration de l'Holocauste, la ghettoïsation des Juifs hongrois a commencé il y a 81 ans

"En juillet 1944, la population juive des campagnes hongroises avait été presque entièrement déportée et assassinée.

La journée de commémoration des victimes de l'Holocauste en Hongrie a donné lieu à des commémorations dans plusieurs endroits de Budapest.

À la synagogue de la rue Dohány, Andrea Agárdi-Nyárai, directrice exécutive de la Fondation March of Life, a déclaré qu'en ce jour, "nous nous souvenons du demi-million de martyrs qui ont été victimes de l'antisémitisme, de la haine du "tout-juif" qui voulait tout détruire." La suite sur euronews.com

jeudi 10 avril 2025

TRIBUNE - Benyamin Nétanyahou et Viktor Orbán : la négation de l’histoire juive contemporaine

"Pour l’historien Robert Hirsch, le récent voyage de Nétanyahou à Budapest montre la volonté du Premier ministre israélien de modifier le centre de gravité de l’histoire juive contemporaine. Il rappelle le lien du monde juif avec l’antifascisme, qui l’a longtemps structuré politiquement.

Ces temps sont décidément troublés… et troubles. La réception de Nétanyahou à Budapest en est un signe. L’extrême droite hongroise reçoit le dirigeant israélien, dont on sait la responsabilité dans le massacre en cours à Gaza. Cette visite intervient quelques jours après l’invitation à Jérusalem de Jordan Bardella et de Marion Maréchal, venus parler de… l’antisémitisme en France !

Qu’elle soit au pouvoir comme en Hongrie ou à ses portes comme en France, l’extrême droite cherche à prendre ses distances avec ce qu’elle fut au XXe siècle. Par la «dédiabolisation» mariniste en France. Par le travestissement de l’histoire en Hongrie, où Viktor Orbán réhabilite bruyamment le régent Horthy, au pouvoir pendant l’essentiel de la Seconde Guerre mondiale, notamment lors de la déportation de 437 000 Juifs hongrois au printemps 1944. Viktor Orbán tente de faire de Miklós Horthy un «bouclier», tel que les partisans de Pétain l’ont longtemps tenté pour le régime de Vichy, prétention contredite par les travaux des historiens.

Dans le même temps, le dirigeant de la Hongrie mène une politique discriminatoire, particulièrement envers les Tsiganes, déjà ciblés par Hitler. Depuis le début des années Orbán, ils sont victimes d’agressions, parfois mortelles. Le dirigeant hongrois justifie sa politique par des mots qui sentent le IIIe Reich, revendiquant une «race..." La suite sur liberation.fr (article payant)

mardi 4 mars 2025

Adrien Brody, l'acteur monumental aux deux Oscars

Adrien Brody sur scène à Hollywood, le 2 mars 2025 © Patrick T. Fallon / AFP

"Hollywood (États-Unis) (AFP) – Vingt-deux ans après un Oscar pour son rôle dans "Le Pianiste", déjà autour de la Shoah, l'acteur Adrien Brody a récidivé dimanche avec son portrait d'un architecte hongrois survivant de l'Holocauste dans "The Brutalist", fresque monumentale sur le mythe américain de l'intégration. 

Ce nouvel Oscar -- dans un rôle miroir de l'histoire de sa famille -- couronne une moisson de prix déjà remportés cette saison pour le comédien américain de 51 ans, après un Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique et un Bafta du meilleur acteur.

"Je suis ici une nouvelle fois pour représenter les traumatismes persistants, les répercussions de la guerre, de l'oppression systématique, de l'antisémitisme et du racisme", a lancé l'acteur. "Je pense prier pour un monde plus sain, plus heureux et plus inclusif et si le passé peut nous apprendre quelque chose, c'est de nous rappeler de ne pas laisser la haine s'exprimer sans entraves"." La suite sur france24.com